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L'INFO ÉCO DU JOUR
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Ninete



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PostPosted: Mon 7 Oct - 08:39 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

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Renault : "Trois bombes" menacent l'alliance avec Nissan, dit François Lenglet 

 
L'affaire Carlos Ghosn a exacerbé les tensions au sein du groupe Renault-Nissan. Selon François Lenglet, trois questions pèsent sur l'avenir de l'alliance. 

 
Le constructeur automobile Nissan est sur le point de se trouver un nouveau patron, mais il reste trois "bombes" qui menacent l'alliance du Nippon avec notre champion français, Renault. Jean Dominique Sénard, le président de l'alliance et président de Renault est ce lundi 7 octobre à Tokyo pour rencontrer les candidats japonais pour le poste de pilote de Nissan, après l'éviction de Saikawa. Ce dernier, le tombeur de Carlos Ghosn, a lui aussi été compromis dans l'affaire des rémunérations non déclarées. 

 
Derrière cette péripétie, la première bombe, c'est la refonte des accords entre les deux constructeurs. En un mot comme en cent, Nissan veut plus d'autonomie. Mal en point sur le plan industriel et financier, le Japonais ne supporte plus la tutelle des Français telle qu'elle s'exerçait du temps de l'empereur Carlos Ghosn. Des négociations sont ouvertes, les Français diminueraient leur participation dans Nissan, elle est actuellement de 43%, et récupéreraient en contrepartie les droits d'un actionnaire normal. Ils sont aujourd'hui bridés par un pacte secret, les accords RAMA, qui leur interdit de peser dans les décisions stratégiques de Nissan. Ces accords seraient revisités ou supprimés. Il s'agit d'un vrai sujet de discorde, on parle de pouvoir, et l'affaire Ghosn a exacerbé les susceptibilités nationales, à vif. Nissan représente, pour le Japon, ce que Renault pèse en France, c'est un morceau d'histoire. Les tractations doivent avoir lieu d'ici à la fin de l'année.  

 
Une alliance avec Fiat envisagée 
 
 
Seconde interrogation, le devenir du tandem à la tête de Renault, Jean-Dominique Sénard et Thierry Bolloré. Ils ne se sont pas choisis. Sénard, une voix écoutée dans le monde patronal, a été désigné par l'État, actionnaire de référence de Renault. C'est lui qui est à l'origine du projet de fusion avec Fiat, bloqué par le gouvernement français. À l'occasion de ce blocage, les relations se sont tendues avec Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, son principal actionnaire. Il y a eu des éclats de voix, il a failli démissionner, mais a été retenu de justesse. Quant à Thierry Bolloré, le numéro deux, il était proche de Ghosn, qui l'avait d'ailleurs choisi. Il joue aujourd'hui son propre jeu. C'est l'homme de l'interne, mais ses choix récents pour constituer son équipe ont été contestés, notamment l'arrivée d'un spécialiste de marketing venant de la grande consommation, Procter & Gamble. Une révolution dans le monde de l'automobile.  
  
La troisième interrogation, c'est donc l'avenir de la fusion avec Fiat. Le projet reste envisageable, même si l'on ne travaille plus dessus. Les synergies potentielles sont importantes, avant même d'envisager une fusion, Renault et Fiat avaient identifié une trentaine de projets communs faisables. Reste à voir à quelles conditions financières le mariage se ferait, avec quelle répartition des pouvoirs entre Fiat, Renault et éventuellement Nissan, et avec quelles conséquences sociales.  

 
L'Italien en mauvaise santé financière 

 
Fiat ne peut pas rester seul. Le groupe a des actifs magnifiques aux États-Unis, Jeep notamment, mais pour le reste, il n'est pas en forme. Alfa-Roméo est une sorte de vieux beau qui sent la naphtaline, Maserati n'est pas au niveau et Fiat même est en déshérence, faute d'investissement. L'année prochaine, les nouvelles normes européennes anti-pollution entrent en vigueur, Fiat est tellement en retard qu'il a dû s'allier avec l'américain Tesla, fabricant de voitures électriques, pour faire diminuer la moyenne de ses émissions de carbone. Selon nos informations, l'Italien a payé à l'Américain plus d'un milliard d'euros pour pouvoir ainsi éviter les amendes imposées par Bruxelles. Autrement dit, l'horloge tourne aussi en Italie, pour trouver un partenaire qui permette à la famille Agnelli de se désengager au moins partiellement de l'automobile.  
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PostPosted: Mon 7 Oct - 08:39 (2019)    Post subject: Publicité

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Ninete
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PostPosted: Wed 9 Oct - 15:23 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Pourquoi le Portugal et la Pologne cherchent à attirer les émigrés ? 

 
Alors que la France essaye de réduire l'immigration sur son territoire, d'autres pays européens tentent d'attirer des travailleurs étrangers. 

 
Pendant que la France débat des moyens de réduire l’immigration, d’autres pays européens sont face au problème inverse. Ils cherchent au contraire par tous les moyens à attirer des émigrés. C’est le cas du Portugal et de la Pologne. Dans les deux cas, l’économie est en pleine santé, plus encore en Pologne où le taux de chômage est de 3,5%. Dans les deux cas, la natalité est faible, et les projections démographiques sont inquiétantes.  

 
D’ici à 2 ans, l’économie polonaise verra sa croissance limitée par manque de main d’œuvre, et dans dix ans, elle pourrait avoir quatre millions d’emplois vacants. Dans les deux cas, ces pays ont subi le départ de leurs propres nationaux, qui ont émigré ailleurs en Europe. Au Portugal, au plus fort de la crise de l’euro, en 2014, il y a eu 134.000 départs, deux fois plus qu’en 1970.  

 
Des messes en Tagalog à Lisbonne 
 
 
Pour résoudre ce problème, ils se tournent d’abord vers leurs propres nationaux à l’étranger, pour tenter de les faire revenir. Le Portugal a ainsi lancé un programme intitulé "rentrer", qui prévoir des aides au logement de plusieurs milliers d’euros et des exemptions fiscales. 14% de la population portugaise vit en dehors des frontières, c’est l’une des proportions les plus élevées au monde. Mais cela ne suffit pas, et on fait bien sûr appel à la main-d’œuvre étrangère. En particulier pour les régions rurales, qui ont été littéralement désertées ces dernières années. Des Brésiliens, des habitants du Mozambique, des Asiatiques... Dans la région d’Alentejo, au Sud du pays,  le nombre de Népalais a été multiplié par quatre en deux ans, pour dépasser 1.000. Les Philippins arrivent aussi, au point qu’on entend désormais, à Lisbonne, des messes en Tagalog. 

 
La Pologne entre idéologie nationaliste et pragmatisme économique 

 
Il se passe exactement la même chose en Pologne. L’année dernière, 20.000 Népalais, 8.000 Bangladais et 8.000 Indiens ont obtenu leur permis de séjour à Varsovie. Ils s’ajoutent aux Ukrainiens, qui sont plus d’un millions. Les Biélorusses remplacent les Ukrainiens, qui maintenant s’orientent plutôt vers l’Allemagne, où les salaires sont meilleurs et où l’on a levé les restrictions pour les non européens. Ils travaillent dans les secteurs frappés par la pénurie de main-d’œuvre, la construction, l’industrie agro-alimentaire, celle de la viande notamment, le commerce et la logistique – en fait, tous les secteurs qui n’ont pas pu augmenter fortement les salaires pour attirer les candidats, comme l’industrie automobile. 
 
Le gouvernement polonais n'a cependant pas ouvert les portes pour les visas. En effet, si le pays a besoin d’immigration, le parti Loi et Justice, qui est au pouvoir à Varsovie, est contre l’arrivée des étrangers. Un ministre a d’ailleurs été révoqué séance tenante pour avoir déclaré que l’immigration était nécessaire à la poursuite de la croissance. Les étrangers sont donc un pis aller, pour ce gouvernement nationaliste. Il préférerait de bons petits Polonais, en témoigne une nouvelle politique nataliste marquée. Dernière idée en date, un impôt spécial pour les célibataires sans enfants. 

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La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.


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Ninete
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PostPosted: Thu 10 Oct - 13:01 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Retraite : 1 Français sur 2 part avant 62 ans avec une pension complète 

 
Un rapport de la Cour des comptes a relevé que 50% des travailleurs français partaient en retraite avant l'âge légal, tout en touchant une pension complète. 

 
Selon un rapport de la Cour des comptes, un Français sur deux part à la retraite avant l'âge légal de 62 ans. Sur les quelque 800.000 départs à la retraite de 2017, presque la moitié est anticipée, tout en profitant d'une pension complète. Avec un coût pour la collectivité de 14 milliards d'euros par an. Un chiffre considérable. 

 
Plusieurs dispositifs permettent d'arrêter de travailler avant l'âge légal, tout en touchant une retraite complète. Pour une part, ce sont les handicapés et les personnes déclarées invalides pour raison de santé, 130.000 départs en 2017. Il y a encore ce qu'on appelle les catégories actives des fonctionnaires, qui profitent d'une retraite cinq ans plus tôt que le droit commun, et les catégories super-actives, qui ont, elles, dix ans de bonification, par exemple pour les surveillants de prison, ou les policiers en uniforme, qui font en effet un métier stressant et dangereux.  

 
Et il y a enfin les carrières dites longues, pour le privé comme le public, plus de 250.000 départs en 2017, soit un retraité sur trois de cette année-là. C'est là qu'est le gros morceau. Le nombre de départs pour carrière longue a été multiplié par six depuis 2011. Cette envolée s'explique par le dispositif qui n'a cessé d'être élargi depuis le début du mandat de François Hollande. D'abord réservé aux salariés qui avaient commencé à travailler avant 17 ans, il a été étendu à ceux dont le début de carrière était antérieur à leurs 18 ans, puis 20 ans. Sans compter l'introduction du compte pénibilité, qui a accordé de nombreuses bonifications permettant d'anticiper les départs. 
 
Un âge légal avec de nombreuses exceptions 
 
 
Il règne, au sujet des catégories actives, une certaine opacité, nous dit la Cour des comptes, en particulier pour les fonctionnaires territoriaux. Normalement, ce sont des métiers réputés pénibles. Mais au total, 70 % des fonctionnaires locaux hommes ont droit à un départ anticipé ! Et 55 % des femmes. Il faut rappeler que c'est déjà dans la fonction publique territoriale que les horaires hebdomadaires sont les plus faibles du pays, en dessous de 35 heures dans 80 % des collectivités locales. Il faut encore rappeler que c'est là que l'absentéisme bat des records. Et bien ça continue avec leurs retraites. Pour les hôpitaux, au contraire, il faut souligner la véritable pénibilité des métiers, et le fait que la nomenclature des catégories actives a été modernisée. C'est la même chose pour l'État, où les choses bougent lentement. Il n'y a pas si longtemps, les instituteurs étaient considérés comme catégorie active, alors que les profs, non. C'est fini. 

 
Ce qui signifie finalement que l'âge légal du départ en retraite n'est pas le même pour tout le monde. C'est incroyable, mais une fois de plus, la France a fait bouger le principe général en passant l'âge légal à 62 ans, tout en multipliant les exceptions, au point qu'elles comptent pour la moitié des cas ! La moyenne d'âge des départs à la retraite en France est donc de 62 ans, mais si l'on intègre ces départs anticipés de plus en plus nombreux, on retombe à... 60 ans.  

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PostPosted: Fri 11 Oct - 11:17 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

LVMH : comment expliquer un tel succès de Bernard Arnault ? 

 
Le groupe de luxe a déjoué toutes les prévisions économiques au troisième trimestre 2019 en annonçant près de 14 milliards de chiffres d'affaires. 

 
LVMH, le groupe français leader mondial du luxe, fait des étincelles. Il a réalisé un chiffre d’affaires au canon, lors du troisième trimestre 2019 : plus de 13 milliards d’euros, soit une progression de 11% par rapport à l’année précédente, et même davantage si l’on tient compte de l’évolution des taux de change. LVMH, c’est le groupe aux chiffres fous : 70 marques vendues dans le monde entier, avec Vuitton bien sûr, mais aussi Dior, Bulgari, Chaumet, Guerlain, Kenzo, Tag Heuer, Veuve Cliquot, Ruinart, 150.000 employés dans le monde, et 190 milliards d’euros de valeur boursière. Ce qui en fait la première entreprise européenne, c’est presque 10 fois plus que Peugeot-Citroën. Bernard Arnault, PDG et fondateur de l’entreprise, détient la seconde fortune mondiale. Un empire du luxe qu'il a bâti à partir de rien.  

 
Arnault, un self-made man ? 
 
 
C’est le fils d’un industriel du Nord, à Roubaix. Il a débuté dans l’entreprise familiale, qu’il a recentrée sur la promotion immobilière, puis revendue, elle s’appelle aujourd’hui Nexity. Et c’est en 1984 qu’il acquiert un groupe textile vieillissant, dans lequel il y a des pépites, le Bon marché et Dior. Il se débarrasse des poids morts, restructure l’affaire, et investit dans un groupe nouvellement créé avec la fusion une société de vins et spiritueux, Moët Hennessy, et du malletier Louis Vuitton : LVMH. Rapidement, il monte au capital et évince sans ménagement les deux dirigeants familiaux, en exploitant leur division. C’est à partir de ce navire qu’il va multiplier les acquisitions, au début des années 1990. 

 
Entre l’industrie et l’artisanat 

 
Qu’est-ce qui explique un tel succès, trente ans plus tard ? D’abord une intuition géniale, investir dans la qualité et dans l’image, la marque, pour vendre avec des marges insolentes. Ensuite un art de l’exécution, un souci obsessionnel du détail, sans équivalent. Il sera ensuite servi par l’extraordinaire progression du niveau de vie dans les pays émergents, et l’apparition des nouveaux riches, japonais d’abord, chinois, russes, sud-américains, qui se précipitent sur ses produits.  
 
La carte des magasins Vuitton sur la planète est un très bon indicateur de développement économique. LVMH, c’est une France à mi-chemin entre l’industrie et l’artisanat qui surfe sur la mondialisation naissante de la fin du 20e siècle, et qui se déploie grâce à l’extraordinaire progression de l’économie de marché sur la planète. 

 
Des investissements discutables, hors luxe 

 
Mais Bernard Arnault ne s’est-il jamais trompé ? Sur Vuitton et bon nombre des marques de champagne, de bijoux, de montres et de vêtement, honnêtement non. C’est en dehors du luxe où il a fait des investissements discutables. Dans l’internet au moment de la bulle, et en achetant Carrefour, en 2007, à plus de 50 euros l’action, alors qu’elle a perdu les deux tiers de sa valeur depuis. 
 
LVMH peut-il continuer à ce rythme longtemps ? L’entreprise déjoue tous les pronostics de ceux qui la voyaient ralentir. La question de moyen terme, c’est la succession de Bernard Arnault, qui a 70 ans. Question taboue dans l’entreprise tant "BA", c’est ainsi qu’il est appelé, est présent et omnipotent.  
 
Il a cinq enfants, dont trois travaillent dans l’entreprise, et répète que l’entreprise est un groupe familial. Prochaine étape pour le groupe, la réouverture, en 2020, de la Samaritaine, un grand magasin installé à l’orée du Pont Neuf, à Paris, somptueusement rénové, avec un hôtel de luxe. 

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PostPosted: Sat 19 Oct - 07:17 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Politique fiscale : les classes moyennes favorisées par le gouvernement 

 
l’Institut des politiques publiques a publié son évaluation annuelle des mesures fiscales du gouvernement. Les classes moyennes sont les plus avantagées, suivies par les très riches. 

 
Macron n'est pas le président des riches. C’est l’Institut des politiques publiques qui le dit, à partir de son évaluation annuelle, très rigoureuse, des mesures fiscales du gouvernement. Si l’on prend en compte l’ensemble des mesures prises depuis le début du quinquennat, en intégrant celles qui sont prévues pour 2020, on voit que c’est une très large classe moyenne des Français qui est gagnante, avec une hausse du pouvoir d’achat de 3% au total. 3%, toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire sans tenir compte des augmentations de salaires éventuelles. 
 
Les gagnants dont je parle, ce sont les 60% des ménages Français qui gagnent entre 22.000 et 47.000 euros par an. Ceux-là vont gagner entre 500 et 1.500 euros sur l’année, par ménage. Les plus pauvres, en dessous de ce seuil, profitent bien moins. Quant aux plus riches, c’est pareil. Sauf pour les très riches, ceux qui reçoivent plus de 210.000 euros par an qui, eux, verront leur pouvoir d’achat progresser de 2%, c’est-à-dire d’un peu plus de 4.000 euros. 

 
Cela signifie que les classes moyennes ont été plus favorisées que les très riches, c’est ce que nous dit l’IPP, chiffres à l’appui. Ça s’explique en large partie par le rééquilibrage de la politique économique après les gilets jaunes, rééquilibrage dont nous avons souvent parlé ici. 
 
Une relance budgétaire qui ne dit pas son nom 

 
La concentration des bénéfices au milieu de la courbe des revenus des Français s’explique par les instruments qui ont été choisis : suppression de la taxe d’habitation, baisse de l’impôt sur le revenu, et amélioration des heures supplémentaires. Les plus pauvres ne font pas d’heures supplémentaires, ils ne travaillent pas, ils ne payent ni la taxe d’habitation, ni l’impôt sur le revenu, ils en sont exonérés. 
  
Quant aux riches, le gain qu’ils empochent provient de la suppression de l’ISF. Il est moins concentré chez les très très riches qu’on ne l’imaginait car, à l’aide de nouvelles données compilées par l’IPP, on a constaté que les très très riches étaient en fait déjà largement exonérés de l’ISF, grâce aux niches fiscales très importantes, qui leur faisaient échapper à cet impôt. Ce sont donc aussi les "petits riches" qui ont profité de la suppression de l’ISF. 

 
En 2020, ce sont donc les ménages qui sont les mieux servis, au détriment des entreprises et de la réduction des déficits, complètement oubliée, elle. Selon les calculs de nos experts, ces mesures vont apporter 0,7% du PIB en 2020, soit la moitié de la croissance prévue l’année prochaine, en soutenant la consommation.  

 
C’est une relance budgétaire qui ne dit pas son nom. 

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PostPosted: Mon 21 Oct - 08:41 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Réforme des retraites : "Le gouvernement réfléchit à une reculade", dit Lenglet 

 
Une nuée de problèmes, sociaux et économiques, se cache derrière la mise en place de la réforme des retraites par le gouvernement. 

 
Le projet de réforme des retraites prend un tour inattendu. Un solide front du refus syndical est en train de se constituer, avec un mouvement de grève qui s'annonce très suivi, au moins dans les transports publics, le 5 décembre prochain. Le gouvernement pensait éviter une telle épreuve, avec force, concertation et en mettant tout le monde dans le chaudron de la réforme. Finalement, les mécontents se coalisent. 
 
Parmi ceux-là, il y a bien sûr les régimes spéciaux, ceux de la RATP, de la SNCF, de certains fonctionnaires, très avantageux, mais aussi ce qu'on appelle les régimes autonomes. Ce sont les professions qui gèrent elles-mêmes leur caisse de retraite, et ne veulent pas être fondues dans un régime universel. En fait, elles ont peur de payer pour les autres, car elles n'ont pas confiance dans les capacités de gestion de l'État - on ne peut pas leur donner tout à fait tort. Ce sont les avocats, les pilotes de ligne, les infirmières. 
  
L'exécutif est en train de réfléchir à ce qui ressemble à une reculade, au moins en terme de calendrier, avant même l'épreuve sociale. On peut d'ailleurs penser que le front syndical va se durcir, en sentant la peur de l'adversaire. La reculade, ce serait de différer la mise en œuvre de la réforme, au moins pour les plus hostiles que sont les salariés des régimes spéciaux. Le risque étant que ces régimes perdurent des dizaines d'années, alors que les braves pigeons salariés du privé passeraient à la moulinette, n'ayant pas la capacité bloquer le pays. Les régimes deviendraient non plus spéciaux mais super-spéciaux. Pour une réforme qui voulait établir l'égalité entre les Français, ce serait évidemment regrettable. 
 
Plus de problèmes que de solutions 

 
Il existe des solutions. Il y a ce ce qu'on appelle la "clause du grand-père" généralisée. En clair, la réforme ne concernerait que les futurs entrants sur le marché du travail, et pas les actifs d'aujourd'hui. Ça veut dire qu'elle ne s'appliquerait que dans 45 ans. Rendez-vous donc en 2065... Avec quand même un problème de taille. Les taux de cotisation retraite ne seraient pas les mêmes pour les actifs d'aujourd'hui et ceux de demain, touchés par la réforme. Donc les salaires seraient différents pour des emplois identiques pendant un demi-siècle. Une chose difficilement concevable. 
  
Et il y a bien d'autres problèmes qui se profilent. Parce que l'égalisation des conditions de retraite, quelle que soit la date envisagée pour la déclencher, nécessite l'égalisation des carrières. Les enseignants, par exemple, ont un salaire faible mais une retraite, proportionnellement, élevée. Si on les passe au régime général, il faudra revaloriser leurs traitements. Idem pour les policiers.Pour les fonctionnaires, il va falloir intégrer leurs primes dans le calcul, elles comptent pour 22% de leur rémunération. Chez les militaires, c'est 36%. Les intégrer, ça veut dire les frapper de cotisations, donc faire baisser leur pouvoir d'achat, à moins qu'on ne compense en partie. Pour résumer, de nombreuses professions vont demander un arrosage substantiel. Ce sont des milliards, des dizaines de milliards d'euros qu'il va falloir mobiliser pour mettre du lubrifiant dans cette machine infernale. 

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PostPosted: Tue 22 Oct - 09:31 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Émeutes : "C'est la 'giletjaunisation' mondiale", affirme François Lenglet sur RTL 

 
Des émeutes ont éclaté simultanément dans plusieurs grandes villes de la planète. Si leurs origines sont variées, tous ces soulèvements populaires possèdent de nombreux points communs. 

 
Depuis plusieurs jours, les émeutes se multiplient dans les villes, aux quatre coins de la planète. À Santiago du Chili, dans le pays modèle de l’Amérique du Sud, c’est la hausse du tarif des transports en commun qui a déclenché un soulèvement populaire. Avec incendie de 78 stations de métro et de supermarchés, les affrontements avec l’armée ont fait 11 morts. À Beyrouth, au Liban, c’est une taxe sur la messagerie Whats’app qui a provoqué la fronde et les débordements dans les rues. 

 
À Hongkong, les manifestations violentes contre Pékin se sont poursuivies ce week-end. À Alger, c’était le 35ème vendredi de protestation contre le régime et la corruption. À Barcelone en Espagne, de violents troubles ont éclaté à l’occasion de gigantesques manifestations pour protester contre la condamnation des leaders indépendantistes catalans. En Amérique du Sud, au Moyen-Orient, en Asie, en Europe, les villes flambent. 
  
C'est la "giletjaunisation" mondiale. Prenons les revendications économiques, il y a des éléments communs manifestes. Le refus des taxes, ou des augmentations de tarifs, en particulier sur les carburants, de la part de classes moyennes qui ont vu leur niveau de vie se détériorer, notamment à cause des prix de l’immobilier. 
La contestation des intérêts économiques des multinationales, comme en Algérie, où les manifestants refusent la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Le refus des réformes, en particulier des systèmes de retraite, comme au Chili... Et, plus globalement, le refus des inégalités économiques, qui se sont accrues dans la plupart de ces pays, au profit d'une petite élite jugée déconnectée du pays. 
 
Des situations politiques différentes, mais des revendications communes 
 
 
Il y a quand même des différences dans les situations politiques, elles sont d'ailleurs incontestables. À Barcelone, c'est la cause de l'indépendance qui déchaîne les passions. À Hongkong, les manifestants font face à une dictature, ça n'est pas le cas ailleurs. Mais remarquez bien que dans tous ces pays, par delà les différences de situation, la rue conteste toujours les élites politiques et économiques, en les accusant de s'enrichir éhontément et d'être corrompus.Et, plus encore, d'ignorer les problèmes des citoyens. Il y a là un point commun très important. C'est le cri de classes moyennes et populaires malmenées par un système économique à deux vitesses. Contre une économie dominée par les contraintes internationales, au nom desquelles on impose des réformes qui ne sont pas acceptées. 
 
Une méthode universelle 

 
On trouve aussi des similitudes du point de vue de la méthode, sur tous les continents, qui rappellent les troubles qu'a connus la France l'année dernière. D'abord la violence et les destructions - ça n'est pas vrai en Algérie, mais partout ailleurs, les troubles sont violents, même si c'est souvent le fait d'extrémistes minoritaires. 
 
Ensuite, ce sont des mouvements spontanés, qui échappent aux partis traditionnels et aux syndicats, récusés eux aussi, pour leur appartenance aux élites. Et enfin, il y a le poids des réseaux sociaux, qui sont les artères de ces contestations, et permettent de les organiser. Il y a un an, les Gilets jaunes français avaient stupéfié le monde entier. Aujourd'hui, ils ont fait des petits, sur tous les continents. 

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PostPosted: Wed 6 Nov - 18:16 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

MacDonald's : que dit la loi française sur les liaisons amoureuses au travail ? 
 
 
Le directeur général de McDonald's a été licencié pour avoir eu une relation consentie avec l'une des employées du groupe. Ce cas de figure est-il envisageable en France ? 

 
Aux États-Unis, le patron de McDonald's a été licencié il y a quelques jours pour avoir eu une relation intime avec une personne employée au sein de l'entreprise. Une telle mésaventure serait-elle possible en France ? Sur le plan du droit non, ce serait impossible, si la relation est bien consentie de part et d'autre. Ce serait contraire à la loi française, qui protège les libertés individuelles face à un employeur.  
 
Ainsi, un licenciement avec une telle cause serait contestable devant la justice, et on voit mal comment les juges pourraient ne pas soutenir l'amoureux licencié, fût-il patron de l'entreprise. En France, le règlement intérieur de "McDo" USA, au nom duquel le patron a été viré, serait tout bonnement interdit. 
 
Car le règlement intérieur est à l'américaine, c'est-à-dire très explicite : "Pour éviter d'impacter de façon négative l'environnement de travail, les salariés ayant des responsabilités ne doivent pas avoir de relations amoureuses ou sexuelles. Ça n'est pas souhaitable de prendre des décisions pour des raisons amicales ou amoureuses, plutôt que dans les meilleurs intérêts de l'entreprise". Tout salarié amoureux ou attiré par une personne de l'entreprise a l'obligation de le déclarer à la DRH. C'est l'hystérie américaine habituelle. Reste qu'en France, si le droit  fondamental protège les libertés, la réalité est plus nuancée. D'abord parce que la loi permet quand même de licencier un ou deux amoureux si leur relation trouble la bonne marche de l'entreprise. Par "troubler", on entend l'intensité de leurs effusions, par exemple... Il y a des cas qui ont été plaidés. Ou au contraire, par leurs scènes de ménages répétées.  
 
Une cause de départ implicite en France ? 

 
Sans même arriver à ces extrémités, c'est vrai qu'il y a une zone grise où une relation de couple, même officielle et consentie, peut gêner le travail, surtout s'il y a un lien hiérarchique. Parce que les décisions du supérieur, concernant son conjoint ou partenaire, sont alors soupçonnables. On se demande si elles ont été prises pour de bonnes raisons. Il y a donc, en France, des licenciements, ou des départs de l'entreprise, à cause de relations de couple, même si ce n'est pas officiel, les DRH le disent. C'est surtout vrai dans les multinationales, dont la culture est influencée justement par les États-Unis. Et ce sera probablement de plus en plus vrai, tant le code de bonne conduite se durcit sur ces questions, de façon explicite ou implicite. 
 
Aujourd'hui, s'agit-il de cas fréquents ? C'est très difficile à dire, parce que ce sont des conflits du travail qui ne sont pas recensés en tant que tels. Ce qui est sûr, si l'on en croit une enquête IPSOS de 2018, c'est que l'amour au bureau est fréquent en France. Un couple sur sept s'est formé à la suite d'une rencontre professionnelle, la plupart du temps au bureau, au magasin ou à l'usine. Et 35% des Français disent avoir eu, un jour, une relation sexuelle avec quelqu'un de leur milieu professionnel.  
 
Ce qui est troublant, les chefs d'entreprise sont plus nombreux, proportionnellement, dans cette catégorie. Comme si le pouvoir qu'ils exercent rendaient ces relations plus fréquentes.  

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Ninete
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PostPosted: Wed 13 Nov - 18:07 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Redevance audiovisuelle : les projets de réforme se multiplient 

 
Les projets se multiplient pour réformer la redevance audiovisuelle, menacée par la fin de la taxe d'habitation et les nouvelles pratiques de consommation. 

 
La redevance rapporte aujourd'hui 3,5 milliards d'euros. Elle est payée par 28 millions de foyers, qui doivent verser 139 euros par an en métropole, 89 en outre-mer. C'est un vieil impôt : il date de 1933, et était associé à des élections où des contribuables-citoyens élisaient des représentants aux conseils de direction des chaînes publiques de radio, la télé n'existant pas encore. Mais la redevance est en fin de vie sous sa forme actuelle.  
 
D'une part, cet impôt est collecté en même temps que la taxe d’habitation, amenée à disparaître avec les mesures d'Emmanuel Macron. Il faudrait alors préserver un système de collecte spécifique pour la redevance, ce qui serait trop cher. D'autre part, l’usage de la télévision s’est déconnecté de l’usage d’un poste de télévision : on peut regarder la télévision sur son téléphone ou son ordinateur, sans être taxé donc. À cela s’ajoute la critique de cet impôt forfaitaire, et donc injuste, car le même montant s’applique à tous, quels que soient les revenus. 

 
Financer l'audiovisuel sur le budget de l'État 
 
 
Les pistes de réformes se multiplient. Dernière solution en date : faire payer la redevance en fonction du nombre de personnes vivant dans le foyer, soit le nombre de téléspectateurs potentiels. Il y a eu aussi des projets pour taxer tous les ordinateurs. La proposition la plus rationnelle, proposée par Gérald Darmanin il y a quelques mois : faire disparaître la redevance et intégrer le financement de l’audiovisuel dans le budget de la Nation.  

 
Les partisans du service public craignent que les ressources ne soient pas sanctuarisées. On peut retourner l’argument en disant que la télévision publique est en partie financée par la publicité en journée. Ces réflexions sont aussi au cœur des débats chez nos voisins européens. L’année dernière, les Suisses ont voté par référendum sur le maintien de la redevance, plus chère que la nôtre : le "oui" l’a finalement emporté. En Angleterre, des propositions veulent rendre la redevance facultative. La Suède a fait le choix de la fiscalisation, avec un prélèvement de 1% sur tous les revenus.  

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PostPosted: Thu 14 Nov - 08:55 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Emploi : pourquoi les premières minutes d'un entretien d'embauche sont cruciales 

 
La prononciation et la façon de parler d’un candidat comptent bien plus que le contenu même de ce qu’il dit. Les sept premières minutes de l'entretien sont donc cruciales. 

 
Lors d’un recrutement, les premiers mots que vous prononcez vous trahiront. C’est ce que révèle une étude conduite par des chercheurs de l’université de Yale, aux États-Unis, et publiée en ce début de mois de novembre. La prononciation et la façon de parler d’un candidat comptent bien plus que le contenu même de ce qu’il dit. 
Dès qu'il a prononcé les sept premiers mots, le recruteur est capable d’évaluer sa classe sociale et son niveau de formation. Et les candidats de niveaux social et culturel élevés sont jugés spontanément plus aptes pour le poste disponible. Cela veut dire que l’attribution d’un poste se juge à la voix, l’accentuation, la façon de prononcer. 

 
Pour mener cette étude, on a sélectionné vingt candidats de milieu social et de formation variés, pour un poste de directeur de laboratoire de premier échelon à l’université de Yale. On leur a fait enregistrer une conversation dans laquelle chaque candidat parle de lui, décrit son caractère. On a ensuite fait intervenir 274 recruteurs expérimentés, à qui on a demandé d'écouter les enregistrements, sans avoir accès aux CV des candidats. Et on leur a demandé de porter un jugement sur les qualités professionnelles de chacun des candidats, ainsi que de leur attribuer un salaire d'embauche

 
Un handicap pour les candidats et les entreprises 
 
 
Le résultat est sans appel : les impétrants de classe sociale supérieure ont été désignés comme les plus compétents, et leur ont été attribués des émoluments plus importants. Cette étude a été faite aux États-Unis, mais il y a tout lieu de penser que les mêmes mécanismes psychologiques jouent pour des entretiens d’embauche réalisés en langue française.Cela veut dire que tout se joue dans les premiers instants d'un rendez-vous. C'est ce qu'on appelle la première impression qui, dit la sagesse populaire, est toujours la bonne. Cela veut dire aussi que les inégalités sociales se perpétuent presque mécaniquement, à l'insu même des recruteurs.  
Un biais préjudiciable à la mobilité sociale, mais aussi à l'entreprise elle-même, qui se prive de talents qu'elle ne sait pas détecter, parce qu'ils sont dissimulés sous une présentation jugée défavorable. 

 
Une première impression qui peut changer ? 

 
Et même si un entretien est long, il n'est pas sûr qu'un bon candidat sera tout de même retenu. Il existe dans toute rencontre ce qu'on appelle l'effet de "halo". Dès lors qu'une impression se forme, le recruteur aura tendance à vouloir confirmer ce qu'il a observé. Le cas échéant en sélectionnant les informations qu'il reçoit, pour éviter de se trouver dans une situation difficile à interpréter, avec des impressions contradictoires. Et plus il avance dans l'entrevue, plus il aura du mal à changer d'avis. 
 
Autrement dit, les sept premiers mots influencent le jugement durablement. C'est pour cela aussi que les gens beaux gagnent mieux leur vie que les moches, selon une étude australienne. Ils auraient un sur-salaire de 22 % par rapport à la moyenne, parce qu'on les perçoit spontanément plus intelligents ou compétents que les autres. Encore une bizarrerie, les moustachus gagneraient 4 % de plus que les rasés, alors que les barbus gagnent 4 % de moins. Il est à noter, toutefois, que cette étude de 2009 a été financée par l'Américain Mustache Institute. 

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PostPosted: Sat 23 Nov - 09:55 (2019)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Les retraites, une bombe à retardement en Europe pour François Lenglet 

 
La majorité des pays européens est confrontée au défi de l'équilibre des retraites en raison du vieillissement de la population. Tous affrontent des contestations, quel que soit le système en place. 

 
La crise de financement du système de retraites ne touche pas seulement la France. Dans vingt ans, nous pourrions faire face à une crise mondiale de la retraite, en réalisant que nous n’aurons plus suffisamment d’argent pour payer les pensions. Il faudra alors expliquer aux jeunes que leurs parents reviendront vivre chez eux, faute de moyens de subsistance suffisants. C’est ce que déclarait il y a quelques jours au Financial Times, le patron d’un des plus grands fonds de pension au monde, Calpers.  

 
Et s’il y a crise, c’est en Europe qu’elle sera la plus forte, compte tenu du niveau relativement élevé des retraites dans nos pays. Les différents systèmes commencent d’ailleurs à craquer. Aux Pays-Bas, par exemple, qui possède l’un des systèmes les plus généreux du monde, assurant des retraites à 80% du dernier salaire. Plus de deux millions de retraités bataves risque de voir leur pension baisser l’année prochaine, à cause d’un effet de ciseau. D’une part, l’espérance de vie s’allonge, et avec elle la durée de la retraite, et de l’autre les rendements de l’épargne placée chutent fortement.  

 
Le produit des cotisations des salariés est en effet investi sur les marchés financiers, par la centaine de fonds de pension néérlandais. Or, avec les taux d’intérêt à zéro, la rémunération de ces placements s'est effondrée. Syndicats et partis politiques manifestent donc, pour demander au gouvernement d’intervenir. 

 
Les retraites, un problème dans tous les pays d'Europe 
 
 
Et il n'est pas sûr que les autres systèmes résistent mieux. En effet, tous sont exposés aux conséquences du vieillissement, qui sévit partout en Europe. Partout, il y a moins de cotisants, et des retraités qui vivent plus longtemps. C’est une impasse. Au Royaume-Uni, ce sont les enseignants des universités qui sont en grève cette semaine, parce qu’on envisage de relever leurs cotisations retraite en la passant de 8 % à 9,1 % du salaire, pour s’attaquer au déficit de 8 milliards d'euros qui menace leur régime. Leurs 340 employeurs, les universités, ont déjà vu leur contribution passer de 18 à 21 %, pour la même raison. Du coup, elles refusent de compenser la ponction sur les profs en augmentant les salaires. Et pour un enseignant, cette hausse de cotisation ampute son salaire de 110 euros par mois. 

 
Le modèle suédois aussi contesté 

 
En Suède, présentée toujours comme le modèle de la réforme envisagée par le gouvernement, c’est en effet aussi un régime à points, mais beaucoup plus radical que celui qui est en projet en France. Car il s’auto-équilibre grâce aux changements de la valeur du point, alors que le taux de cotisation est fixe, à 18,5 %. Conséquence, lorsque le système est en difficulté financière, mécaniquement les retraites baissent - il ne s’agit que du régime de base. C’est quand même arrivé plusieurs fois depuis dix ans.  

 
Et voilà que l’allongement de la durée de la vie, plus important que prévu, menace de les faire chuter à nouveau, à la grande fureur des retraités suédois. En particulier des petits retraités, les femmes et les carrières à trous. Le pays est donc en tractation pour plutôt retarder l’âge légal de la retraite, à 64 ans. Vous voyez que tout n’est pas rose en Suède. Recul de l’âge, baisse des pensions, hausse des cotisations, ce sont trois solutions pour répondre à un problème unique et universel, une démographie vieillissante. 

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PostPosted: Wed 1 Jul - 08:56 (2020)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

Coronavirus en France : un plan de relance de 100 milliards adopté fin août 

 
Ce plan de relance pour l'économie française sera divisé en plusieurs volets comportant notamment le développement des nouvelles technologies, la rénovation thermique et une double action en faveur des entreprises. 

 
édité par Quentin Marchal 
RTL 

 
Le futur plan de relance pour l’économie française se dessine peu à peu. Celui qui devrait être adopté à la fin du mois d'août dans un projet de loi spécifique pourrait être évalué à une centaine de milliards d’euros de dépenses de soutien à l’activité avec des aides diverses, s’échelonnant sur plusieurs années. Ce plan massif devrait comprendre plusieurs volets.  

 
Il y aura tout d'abord un programme d’action pour développer les nouvelles technologies, avec notamment un plan hydrogène, une technique qui suscite beaucoup d’espoir pour la locomotion du futur, pour la filière recyclage et pour les biotechnologies. Ensuite, ce dispositif comportera un vaste plan de rénovation thermique, notamment pour les bâtiments collectifs, les universités, les commissariats, les casernes et les Ehpad. Bercy envisage ici la même manœuvre que pour la prime automobile, qui a très bien marché, avec un nombre de primes fixé à l’avance. Les premiers à se décider étant les premiers servis et les autres prenant le risque d’arriver trop tard pour bénéficier des aides.  

 
Une baise d'impôts pour les entreprises 
 
 
En complément de tout cela, il y aurait une double action en faveur des entreprises. Elles bénéficieront d’abord de la baisse des impôts de production, ceux qui frappent les bureaux et les usines. Le tout est évalué à 100 milliards d'euros, en comptant les 30 milliards qu’on attend du programme de relance européen, qui n’est pas encore adopté parce qu’il requiert l’unanimité des gouvernements européens. Les 15 milliards annoncés il y a deux jours par Emmanuel Macron sur la transition écologique seraient également compris dans cette enveloppe. 

 
Si l'Allemagne va baisser la TVA sur les produits de grande consommation, cela ne sera pas le cas en France. Bercy explique subir de très fortes pressions de la part des entreprises et du patronat, mais s’y refuse jusqu'ici pour deux raisons. La première est qu’on a déjà essayé, avec la TVA sur la restauration il y a dix ans et que les prix n’ont quasiment pas baissé et la seconde est plus fondamentale puisque la France ne souffre pas d’un problème de demande, à l'inverse de l'Allemagne. 

 
Les revenus modestes soutenus 

 
Le problème en France n'est pas la demande, puisque notre consommation est assez dynamique et largement soutenue par les transferts publics et les aides aux ménages, mais l'offre. La santé des entreprises, leur compétitivité et la qualité de leurs produits est remise en question ce qui pousse le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à vouloir les aider en priorité, surtout après le choc Covid.  

 
Les revenus des ménages seront également soutenus au bas de l’échelle des revenus certainement mais pas les ménages de façon indifférenciée. Les ménages moyens et aisés ont été épargnés pendant le confinement puisqu'ils ont moins dépensé et ont donc des moyens. Baisser la TVA, ce serait les subventionner en pure perte, avec une opération très coûteuse pour le budget. De plus, en France, comme nous consommons en grande majorité des produits fabriqués à l’étranger, justement parce que l’offre française est déficiente, la relance par la demande a un gros inconvénient : elle subventionne les industriels chinois ou allemands, qui profitent des achats des Français.   

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Auzelles
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PostPosted: Sun 13 Sep - 18:55 (2020)    Post subject: L'INFO ÉCO DU JOUR Reply with quote

L'arbre de Noêl est un arbre mort... et ce matin j'ai reçu un bouquet de fleurs mortes...  Mort de Rire


Ils sont marteaux du ciboulot les écolos ou alcoolos Mort de Rire
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