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6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent)
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saintluc



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MessagePosté le: Lun 21 Mar - 03:19 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Revue du message précédent :

La troisième bataille de Gao se déroule pendant la guerre du Mali. Le 10 février 2013, un groupe de djihadistes s'infiltre au cœur de la ville.
La ville de Gao est prise aux jihadistes par les troupes françaises et maliennes le 27 janvier 2013 lors de la deuxième bataille de Gao. Cependant si les soldats maliens et français ont été acclamés par la population de Gao, plusieurs villages de la région sont acquis aux islamistes selon des sources militaires française et maliennes. Le Mujao annonce son intention de créer une « nouvelle zone de conflit », il promet d’attaquer des convois, de poser des mines, d’envoyer des kamikazes et « d’augmenter les attaques contre la France et ses alliés. »
Début février, les affrontements se poursuivent dans la région de Gao entre les troupes franco-maliennes et des groupes de combattants du Mujao. Le 5 février, des islamistes effectuent des tirs de roquettes sur des positions militaires françaises et maliennes. Le lendemain, quatre civils maliens sont tués par l'explosion d'une mine entre Gao et Douentza. Le 8, un kamikaze se fait exploser à Gao, à proximité de soldats maliens, l'un d'entre eux est légèrement blessé. Le lendemain, deux jeunes hommes portant des ceintures explosives sont arrêtés à 20 kilomètres de Gao. Le même jour, une vingtaine de pick-up sont repérés dans le village proche de Kaoussa, deux hélicoptères Tigre et un hélicoptère Puma interviennent et en détruisent deux
Dans la nuit du 9 au 10 février, un nouveau kamikaze se fait exploser à un poste de contrôle à l'entrée nord de Gao, sans faire de victimes. La zone est ensuite sécurisée par des soldats français de la 1re compagnie du 2e régiment d'infanterie de marine (2e RIMa). Quelques heures plus tard, un commando du Mujao pénètre jusqu'au centre de la ville et engage le combat avec la garnison malienne.
Les islamistes traversent le fleuve Niger avec des pirogues, d'autres peut-être avec des motos. L'attaque a lieu contre le commissariat. Dans l'après-midi, les forces maliennes, nigériennes et françaises reprennent le contrôle de la plus grande partie du centre ville.
L'attaque est revendiquée le jour même par le MUJAO, son porte-parole Abou Walid Sahraoui déclare à l'AFP : « Les fidèles de Dieu ont attaqué avec succès aujourd'hui l'armée malienne, qui a laissé venir les ennemis de l'islam à Gao. Les combats vont se continuer jusqu'à la victoire, grâce à la protection de Dieu. Les moujahidines sont dans la ville de Gao et y resteront ».
Selon des militaires maliens et des témoignages d'habitants, les islamistes sont au nombre de plusieurs dizaines, cependant après le combat le général français Bernard Barrera, commandant des opérations françaises au sol au Mali, estima leur nombre à une dizaine d'hommes seulement.

Un millier de soldats maliens et 750 Nigériens occupent la ville. Le combat s'engage devant le commissariat central, ancien siège de la police islamique lors de l'occupation jihadiste. Les islamistes s'emparent du commissariat et s'y retranchent. Les soldats maliens contre-attaquent et assiègent le bâtiment, mais d'autres islamistes dissimulés dans des maisons alentours ouvrent le feu. Des soldats français arrivent ensuite en renfort.
3 300 soldats français sont cantonnées à l'aéroport international de Gao Korogoussou, une partie de ces forces interviennent en fin d'après-midi. Une colonne blindée de la 4e compagnie du 92e régiment d'infanterie est notamment envoyée évacuer une cinquantaine de journalistes bloqués dans le motel Askia, près de la place de la Charia ou place de l'Indépendance. D'après des communications interceptées par l'armée française, les djihadistes auraient eu l'intention de prendre des journalistes en otages. De leur côté, les marsouins du 2e RIMa renforcent les troupes maliennes dans les combats près du commissariat. Deux soldats français sont blessés par une grenade au moment où ils sortent de leurs véhicules.
Les combats devant le commissariat cessent en milieu d'après-midi mais se poursuivent ensuite près du gouvernorat. Ils s'interrompent finalement avec la tombée de la nuit. Le lendemain matin, à 5 heures, un hélicoptère français détruit le commissariat de Gao. Dans l'après-midi, les soldats française découvrent dans les ruines quatre mines enfouies dans la cour du bâtiment, une roquette et deux grenades
L'évaluation des pertes des djihadistes est imprécise, selon Jean-Christophe Notin les Maliens évoquent 2 à 18 tués pour les assaillants.
Le 11 février, un haut gradé de l'armée malienne déclare deux soldats maliens ont été légèrement blessés et que deux djihadistes et trois civils ont été tués selon un premier bilan.
Après les combats, Yamoussa Camara, ministre de la défense, déclare que trois islamistes ont été tués et onze autres faits prisonniers tandis que plusieurs soldats maliens sont blessés6.
Selon le journal malien Le Combat, les pertes totales sont de 4 blessés pour l'armée malienne, 18 islamistes tués, une vingtaine de prisonniers et 6 civils tués.
D'après Noulaye Djiteyi, médecin de l'hôpital de Gao, trois civils ont été tués et onze autres blessés par des tirs. Un autre médecin urgentiste, Fatoumata Kanté, évoque 15 blessés, tous civils. Selon le témoignage d'un commerçant, 5 de ses collègues du marché de Gao ont été tués par des balles perdues

 
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MessagePosté le: Lun 21 Mar - 03:19 (2016)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 22 Mar - 03:35 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

La bataille du Tigharghâr, aussi appelée bataille de l'Ametettaï ou bataille de l'Adrar des Ifoghas, a lieu du 18 février au 31 mars 2013 pendant la guerre du Mali. Elle oppose l'armée française et l'armée tchadienne aux groupes armés salafistes djihadistes menés par Al-Qaïda au Maghreb islamique et Ansar Dine.
Après avoir été repoussés en janvier à Konna et Diabaly, les djihadistes abandonnent Tombouctou et se replient dans l'Adrar Tigharghar, une montagne de l'Adrar des Ifoghas, dans le Nord-Est du Mali, qui est leur sanctuaire depuis des années.
Les Français se lancent rapidement à leur poursuite, ils prennent le contrôle des villes de Tessalit et Aguel'hoc et mènent l'opération Panthère dans le Tigharghar. Les premiers affrontements éclatent le 18 février et se concentrent principalement dans la vallée de l'Ametettaï. Celle-ci est prise en étau entre deux colonnes blindées, une française à l'ouest et une autre tchadienne à l'est, tandis que les parachutistes parviennent à surprendre les djihadistes en attaquant à pied par le nord.
La vallée est prise le 3 mars et les djihadistes commencent à abandonner progressivement le Tigharghar. Des missions de fouilles et quelques accrochages continuent cependant d'avoir lieu les jours suivants. Les opérations cessent le 31 mars.
Avec la prise du Tigharghar, les djihadistes perdent leur principal sanctuaire dans le Sahel ainsi que la plus grande partie de leur arsenal militaire, pris sur l'armée malienne ou en Libye.


Depuis son indépendance en 1960, le Mali a été le théâtre de quatre rébellions touarègues dans sa partie nord, appelée l'Azawad. En janvier 2012, une nouvelle insurrection éclate, elle est conduite cette fois-ci par les indépendantistes touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), des insurgés arabes du Front de libération nationale de l'Azawad (FLNA), mais aussi par des groupes salafistes djihadistes ; Ansar Dine, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Le 17 janvier, Ménaka est la première ville attaquée. Puis le 24, Aguel'hoc est conquise et sa garnison massacrée. Tessalit est prise dès le 18 janvier et le camp militaire d'Amachach, assiégé, finit par tomber le 11 mars après de long combats. Les rebelles peuvent alors attaquer Kidal et s'en emparer le 30 mars. L'armée malienne en déroute abandonne Tombouctou et Gao, qui sont prises sans combat le 31 mars et le 1er avril. Le gouvernement malien perd alors le contrôle de tout le territoire du Nord.
Après avoir affrontés ensemble l'armée malienne, rebelles islamistes et indépendantistes ne tardent pas à se déchirer. Des combats éclatent en juin, ils tournent à l'avantage du MUJAO et d'AQMI qui chassent le MNLA de Gao le 27 juin. Les djihadistes repoussent ensuite une offensive à Ansongo le 17 novembre, puis ils prennent Ménaka le 19 novembre.
À la fin de l'année 2012, les djihadistes tiennent l'essentiel du Nord du Mali dont ils se partagent le contrôle. Ansar Dine est maître des environs de Kidal et de la région allant de Tombouctou à Léré, le MUJAO contrôle les environs de Gao, tandis qu'AQMI est surtout en force à l'extrême nord de la région de Kidal. Quant au MNLA, il ne tient plus que des localités mineures, principalement dans le Nord-Est et près des frontières.
En janvier 2013, les djihadistes lancent une offensive sur le Sud du Mali, mais elle provoque aussitôt une intervention militaire de la France, suivie par plusieurs pays africains. Repoussés à Konna et Diabaly, les djihadistes se replient vers le Nord. Les Français et les Maliens reprennent Gao le 26 janvier, puis Tombouctou le 28. De son côté, le MNLA profite du départ des djihadistes pour s'implanter dans les localités abandonnées. Le 28 janvier, il annonce avoir pris le contrôle de plusieurs villes, dont Kidal et Tessalit. Les rebelles touaregs proposent leur alliance aux Français pour combattre les djihadistes, mais ils déclarent qu'ils s'opposeront par les armes à la venue de l'armée malienne.
Après l'échec de son offensive, Ansar Dine est affaibli par le départ d'une grande partie de ses combattants qui préfèrent changer de camp et fonder un mouvement dissident, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), qui se rapproche du MNLA. Le MUJAO décide de son côté de poursuivre la guérilla dans la région de Gao, mais AQMI et les combattants d'Ansar Dine fidèles à Ag Ghali choisissent de se retrancher dans l'Adrar Tigharghar


L'Adrar Tigharghar est un mont de l'Adrar des Ifoghas, situé au sud-est de Tessalit et au nord-est d'Aguel'hoc. De longue date, le Tigharghar est une place forte pour les groupes armés du nord du Mali. Pendant la rébellion touarègue de 1990-1996, il est le sanctuaire du MPLA de Iyad Ag Ghali. En août 1990, les rebelles touaregs y repoussent une offensive de l'armée malienne. Pendant la rébellion de 2006, la montagne est à nouveau occupée par les combattants touaregs de l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, toujours menés par Ag Ghali. Puis, lors de la rébellion de 2007-2009, par les hommes d'Ibrahim Ag Bahanga. À partir de 2010, le Tigharghar devient le principal sanctuaire au Mali d'Al-Qaida au Maghreb islamique.
Le Tigharghar est découpé par cinq vallées parallèles filant d'est en ouest ; la vallée de l'Ametettaï, située la plus au nord, puis la vallée de Tibeggatine, la vallée d'Integant, la vallée de Terz et la vallée d'Assamalmal. La vallée de l'Ametettaï est identifiée de longue date comme un élément central du dispositif d'AQMI et une zone de vie. Un cours d'eau file dans cet oued et la végétation y est parfois dense. Les djihadistes font même pousser un potager près d'un puits avec oignons, tomates, betteraves et aubergines.
Entre la vallée de l'Ametettaï et la vallée d'Integant se trouvent le « camp des rochers » et le « camp des sables ». Le premier dispose d'un hôpital et le second serait un terrain d'entraînement au tir. La zone surnommée le « Garage » par la DGSE est un ensemble de baraquements où les djihadistes stockent une grande partie de leur matériel. Non loin du Garage, deux crêtes séparées par deux kilomètres de sable sont baptisées Sontay et Puebla par les Français en référence à la prise de Sontay en 1883 au Tonkin et au siège de Puebla en 1863 au Mexique. Au sud du Tigharghâr, une zone appelée le « Jardin » est une oasis utilisée comme zone de repos par les djihadistes. Elle se situe près de la vallée d'Assamalmal.
Dans l'Adrar des Ifoghas, surnommé la « planète mars » par les militaires français, la chaleur est extrême et peut dépasser les 50 °C. Les caméras thermiques des hélicoptères et les jumelles de vision nocturne sont souvent saturées. Il semble que les djihadistes ne s'attendaient pas à être attaqués dans le Tigharghâr et qu'ils pensaient que les conditions climatiques dissuaderaient une armée occidentale d'y lancer une offensive. Cependant, l'armée française avait déjà effectué des opérations en Afrique dans des conditions aussi difficiles et pour les soldats tchadiens la température n'est pas très différente dans leur pays. Finalement, ce sont les djihadistes qui vont le plus souffrir du climat et de la soif pendant la bataille, les puits et les sources d'eau sont étroitement surveillés par l'aviation française et les combattants qui s'en approchent sont systématiquement abattus. Le Tigharghâr est également vide de toute population civile, ce qui avantage les assaillants qui obtiennent plus facilement l'autorisation d'ouvrir le feu


Le soir du 29 janvier 2013, deux hélicoptères Tigre, un Gazelle et quatre Puma atteignent l'aéroport de Kidal et débarquent 30 soldats français du CPA-10 et du commando de Penfentenyo face aux pick-up du MNLA, le mouvement rebelle touareg qui tient la ville avec le MIA. Trois avions atterrissent ensuite et débarquent encore des hommes du 1er RPIMa et du Commando de Montfort. L'officier qui dirige les forces spéciales françaises rencontre ensuite le colonel Mohamed Ag Najem, commandant en chef de l'aile militaire du MNLA. Les Français s'établissent dans un des deux camps militaires de la ville et commencent leur cohabitation avec les rebelles touaregs mais contrairement à Gao, Tombouctou, et aux villes du sud où ils avaient été fêtés en libérateurs, à Kidal les Français sont vus comme l'avant-garde de l'armée malienne et l'accueil de la population est bien plus froid.
Mais l'objectif de l'armée française, à ce moment-là, reste le Tigharghar. Dès fin janvier, les environs de l'Adrar sont bombardés par des Rafale. Puis le soir du 2 février, un premier raid aérien de masse frappe l'intérieur de la montagne ; quatre Mirage et quatre Rafale détruisent douze objectifs, appuyés par trois Atlantique 2, un drone Harfang, un AWACS et des hélicoptères Tigre. Le raid cible principalement la zone appelée le « Garage », à l'ouest de l'Ametettaï, où ont été localisés deux blindés BMP-1, ainsi qu'une batterie antiaérienne probablement inopérante.
Le 1er février, une colonne de quinze véhicules du MNLA et une trentaine d'hommes des forces spéciales françaises sortent de Kidal pour mener une opération commune en direction de l'Adrar Tigharghar. La nuit du 2 au 3, les Français et les Touaregs se séparent. Les premiers poursuivent vers la vallée d'Assamalmal, visée quelques heures plus tôt par les frappes aériennes. Sur place, le bilan est plutôt maigre, aucun corps ni véhicule détruit n'est découvert, seuls un stock d'essence et quelques motos ont été balayés par les bombes. De leur côté, les rebelles touaregs prennent le contrôle de la ville d'Aguel'hoc où les Français revenus d'Assamalmal les rejoignent. La population, fortement hostile aux djihadistes, fait bon accueil aux nouveaux arrivants. Le MNLA fait quelques prisonniers et découvre plusieurs centaines de kilos de munitions qu'il remet ensuite aux forces françaises en signe de bonne volonté.
La France sollicite aussi l'aide du président du Tchad, Idriss Déby. Celui-ci accepte de déployer son armée dans l'Adrar des Ifoghas. Le 3 février, les premiers soldats tchadiens arrivent à Kidal.
La nuit du 7 au 8 février, les forces spéciales françaises mènent l'opération Takouba sur Tessalit. Une trentaine d'hommes du 13e RDP, du CPA-10, d'un CTLO marine et de l'ESNO sont parachutés près de l'aéroport. Ils repèrent un bout de piste praticable où deux C-160 Transall peuvent atterrir et débarquer quatre véhicules et quelques hommes supplémentaires. Partis d'Aguel'hoc, les 30 soldats — issus principalement du 1er RPIMa — qui avaient mené la mission de reconnaissance dans la vallée d'Assamalmal font également mouvement sur Tessalit. Dans la matinée, les forces spéciales font leur jonction et pénètrent dans la ville sans rencontrer de résistance. Quelques heures plus tard, venus de Kidal, les Tchadiens du général Déby arrivent sur place à leur tour après être passés par Aguel'hoc. Puis, 54 soldats du 1er RCP sont déposés par un troisième avion. Enfin un sous-GTIA parti de Gao, constitué principalement de soldats du 1er RIMa et formant une colonne de 90 véhicules, arrive sur les lieux et investissent le camp militaire d'Amachach.
Le 13 février, les forces spéciales font une première incursion dans le Tigharghar lors de l'opération Tazidert, dont l'objectif est de trouver une trace des otages occidentaux détenus par AQMI. Elles s'infiltrent dans le « camp des sables » et le « camp des rochers », mais ne trouvent aucun trace ni des otages, ni — et à leur grande surprise — des djihadistes. L'opération se termine le 16 février.
À la même période, le GTIA 4 se déploie dans l'extrême nord. 400 soldats français sont présents à Tessalit le 12 février. Les premières patrouilles, baptisées Panthère 0 et Panthère I, ont lieu entre Tessalit et le Tigharghar mais elles ne donnent rien


L'Adrar Tigharghar est surtout le domaine d'AQMI et d'Ansar Dine, tandis que le MUJAO est davantage implanté dans la région de Gao. Cependant des éléments des Signataires par le sang60 et de Boko Haram sont aussi présents dans l'Adrar. Des mercenaires issus du Front Polisario auraient également pris part aux combats malgré les dénégations de la République arabe sahraouie démocratique.
Les forces des djihadistes dans le Tigharghâr sont estimées de 400 à 600 hommes. Pour la Direction du Renseignement militaire (DRM) le nombre de leurs combattants serait d'environ 500.
Les islamistes touaregs d'Ansar Dine sont menés par leur chef, Iyad Ag Ghali. Le 26 mars, le mouvement affirme dans un communiqué qu'il poursuit les combats dans le nord du Mali. Ag Ghali connait parfaitement la région, l'Adrar Tigharghar était déjà sa base pendant les rébellions touarègues, du temps où il commandait le MPLA. Parmi les autres chefs d'Ansar Dine présents dans l'Adrar figure Ibrahim Ag Inawalen, commandant de la région d'Aguel'hoc et ancien colonel de l'armée malienne.
« Émir du Sahara », Djamel Okacha, dit « Yahia Abou el-Hammam », est le chef des forces d'AQMI au Mali. Selon une source djihadiste de l'agence Sahara Medias, il prend part aux affrontements dans le Tigharghar. Quatre chefs de brigades ou de katiba lui sont subordonnés. Abou Zeïd, l'émir de la katiba « Tarek Ibn Ziyad », participe à la bataille. La présence d'Abdelkrim al-Targui, chef de la katiba « al-Ansar » et de Sedane Ag Hita, dit « Abou Abdel Hakim al-Kidali », qui commande la katiba « Youssef Ibn Tachfin » est également possible, la zone du Tigharghar étant considéré comme leur domaine. En revanche, Mohamed Lemine Ould El-Hassen, émir de la katiba « al-Fourghan », est tué dés le 24 février par les forces spéciales françaises lors du combat du Timétrine.
Lors de leurs communications par radio, les insurgés islamistes prennent l'habitude de surnommer les Français les « chiens » et les Tchadiens ou les hélicoptères les « mouches ». Excellents combattants à l'arme légère et dotés d'un véritable entraînement militaire, les djihadistes sont en revanche bien moins habiles avec les armes lourdes, ils disposent notamment de canons, de missiles sol-air SA-7 ou de lance-roquettes RPG-29 dont ils ne savent pas se servir. En comparaison avec les talibans, que les Français ont également affronté en Afghanistan, les djihadistes du Mali sont jugés mieux organisés et plus tenaces, capables de se sacrifier alors que les insurgés afghans avaient l'habitude de fuir pour limiter les pertes. En revanche les IED sont à cette période moins employés qu'en Afghanistan et sont généralement mal fabriqués. Une partie des combattants fait également usage de drogue afin de soutenir le choc des combats, des sachets seront retrouvés près des cadavres et notamment de la kétamine, un anesthésique qui inhibe la peur et efface la douleur


Les forces françaises qui donnent l'assaut sur le Tigharghâr sont divisées en deux groupements tactiques interarmes (GTIA) ; chacun fort de plus de 700 hommes.
Le GTIA 3 est commandé par le colonel Francois-Marie Gougeon et est composé de compagnies et de sections issues des régiments suivants :
2e régiment d'infanterie de marine (2e RIMA);
Régiment d'infanterie chars de marine (RICM);
126e régiment d'infanterie (126e RI);
11e régiment d'artillerie de marine (11e RAMa);
6e régiment du génie (6e RG).
Le GTIA 4, aussi appelé GTIA TAP (troupes aéroportées), est commandé par le colonel Benoît Desmeulles et est constitué de compagnies et de sections issues des régiments suivants :
2e régiment étranger de parachutistes (2e REP), trois compagnies;
1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP), une compagnie;
1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP);
1er régiment d'infanterie de marine (1er RIMA);
126e régiment d'infanterie (126e RI);
35e régiment d'artillerie parachutiste (35e RAP);
17e régiment du génie parachutiste (17e RGP);
31e régiment du génie (31e RG).
Le Groupe aérien mixte (GAM), est commandé par le colonel Frédéric Gout et est constitué d'appareils du 5e régiment d'hélicoptères de combat (5e RHC). Il comprend 5 hélicoptères Puma, 3 Gazelle et 2 Tigre basés à Tessalit.
Du côté des forces aériennes, huit Rafale basés à N'Djaména et six Mirage 2000D basés à Bamako se relaient pour bombarder le Tigharghar. Pour la reconnaissance aérienne, l'opération Serval mobilise cinq Atlantique 2, et deux Mirage F1 CR. Elle dispose également d'un drone Harfang.
Pour les véhicules, 22 chars AMX-10 RC sont engagés dans la bataille et pour l'artillerie deux Caesar du 11e régiment d'artillerie de marine (11e RAMa) sont déployés et épaulés par une batterie de renseignement du 68e régiment d'artillerie d'Afrique (68e RAA).
Le ravitaillement entre Gao et Tessalit est assuré par un détachement logistique du 511e régiment du train (511e RT). La 9e antenne chirurgicale avancée, initialement basée à Sévaré, est déployée à Tessalit.
Le commandement des opérations terrestres est assuré par le général de brigade Bernard Barrera. Un poste de commandement avancé est établi à Tessalit le 12 février. Cet état-major, appelé le G08, est sous la direction des colonels Laurent de Bertier de Sauvigny et Xavier Vanden Neste et est constitué d'environ quarante à cinquante personnes issues de la 11e brigade parachutiste, auxquelles sont bientôt amalgamés quelques officiers de la 3e brigade légère blindée pour former un poste de commandement centralisé.
Les forces spéciales et la DGSE s'installent quant à elles à Kidal où elles disposent d'une base d'hélicoptères, leur mission étant de localiser les chefs djihadistes et les otages. Les forces spéciales sont autonomes, elles agissent sans se coordonner avec la brigade Serval et ne relèvent pas du commandement du général Barrera.
1 200 soldats français prennent part initialement à l'opération Panthère, à la fin des combats leur nombre est de 1 400. La majorité des soldats français engagés dans la bataille ont l'expérience du combat, la plupart ont participé à la guerre d'Afghanistan, quelque-uns même à la guerre du Golfe. Outre l'Afghanistan, les forces aériennes ont également pris part à l'opération Harmattan en Libye. Bon nombre de fantassins ont déjà connu les chaleurs extrêmes semblables à celles du Tigharghâr au sein des FFDj à Djibouti

Forces tchadiennes
Le 5 février, 1 800 soldats tchadiens sont à Kidal. Leur nombre évolue pendant les combats, en février 800 hommes prennent part à l'offensive sur la vallée de l'Ametettaï108, à la mi-mars 1 400 à 1 500 soldats tchadiens sont déployés dans l'Adrar Tigharghâr. Ils disposent de plus d'une centaine de blindés et de véhicules, dont une dizaine de BMP-1. Les troupes d'élite de la garde présidentielle forment le fer de lance de cette force, 500 de ses membres ont été intégrés au contingent déployés au Mali. Des troupes de la Garde nationale et nomade du Tchad (GNNT) et du Détachement action rapprochée (DAR) sont également engagées dans l'Adrar.
Les forces tchadiennes au Mali sont commandées par le général Oumar Bikimo. Le commandement en second, initialement assuré par le général Abderrahmane Youssouf Meïri, passe à partir de mi-février au général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du président Idriss Déby.
De 2005 à 2010, l'armée tchadienne avait livré de durs combats pendant la guerre civile tchadienne. Ses soldats, dont la plupart sont issus de l'ethnie zaghawa, sont habitués au climat et aux combats dans le désert et sont considérés comme étant de loin les plus expérimentés et les plus aguerris des forces africaines déployées au Mali.
Forces maliennes
L'armée malienne n'intervient pas dans la bataille, le général Grégoire de Saint-Quentin, chef de l'opération Serval parvient à convaincre les autorités maliennes de ne pas engager leurs troupes dans la région de Kidal. Les militaires français estiment que les Maliens manquent de véhicules, que leur logistique est déficiente et que leurs soldats sont inaptes à combattre dans l'Adrar. Mais d'autres raisons motivent également ce choix. Le MNLA et le MIA tiennent les villes de la région de Kidal et des affrontements entre l'armée malienne et les rebelles touaregs entraveraient grandement l'offensive sur le Tigharghar. De plus en janvier, au plus fort des batailles de Konna et de Diabaly, des militaires maliens ont exécuté sommairement plusieurs dizaines de personnes, civils ou rebelles islamistes faits prisonniers. Dés lors, la France redoute des exactions et des actes de vengeances contre les populations du nord.
Des guides accompagnent cependant les forces franco-tchadiennes au Nord. À Gao, le colonel El Hadj Ag Gamou affirme qu'à la demande des Français, 19 touaregs loyalistes de sa milice ont été détachés au Nord, dans les environs de Tessalit et Kidal, afin de servir de guides de par leur connaissance du terrain.
Mais l'absence de l'armée malienne dans la région de Kidal et la coopération entre l'armée française et le MNLA est mal acceptée par l'opinion malienne et fragilise progressivement les relations diplomatiques entre le Mali et la France. Après l'enthousiasme de la libération de janvier et février 2013, un certain ressentiment anti-français va ensuite apparaître chez une partie de la population.
Les rebelles touaregs
Présent à Kidal, Tessalit, Aguel'hoc et Tinzawatène soit l'ensemble des villes qui entourent l'Adrar Tigharghar, le MNLA souhaite fortement une collaboration avec l'armée française qui équivaudrait à un premier geste de reconnaissance politique de la part de la France. Le groupe indépendantiste propose également son aide pour la recherche des otages aux mains d'AQMI.
Par pragmatisme, le COS et la DGSE se montrent plutôt favorables à une coopération avec le MNLA. Cependant la diplomatie française, l'Élysée et le ministère des Affaires étrangères considèrent que les revendications autonomistes ou séparatistes des rebelles touaregs sont une affaire intra-malienne et ordre est donné à la brigade Serval d'observer une stricte neutralité.
Selon le commandement de Serval, il n'y a aucune coordination entre l'armée française et le MNLA, cependant lors des combats dans l'Adrar Tigharghâr les rebelles touaregs patrouillent autour de la montagne afin d'intercepter les fuyards. À la demande des Français, ils arborent des signes distinctifs sur les toits de leurs véhicules pour ne pas être pris pour cible par l'aviation


Le 18 février 2013, l'armée française lance l'opération Panthère IV. L'objectif est de trouver les forces d'AQMI et d'Ansar Dine, l'état-major sait que les djihadistes sont présents dans le Tigharghâr mais ignore quel est leur système de défense et les zones qu'ils ont l'intention de protéger en priorité. L'opération commence par une mission de reconnaissance menée par le GTIA 4 sur In Taghlit, un village utilisé par les djihadistes pour s'approvisionner, situé dans la vallée de Tibeggatine, à l'ouest de la vallée de l'Ametettaï. La colonne est formée de soldats du 1er RIMa, de GCP du 2e REP et du 17e RGP, d'artilleurs du 35e RAP et de quelques guides touaregs de l'armée malienne, soit environ 150 hommes.
Les Français entrent dans le village d'In Taghlit dans la matinée sans rencontrer de résistance. Ils ne trouvent que quelques hommes non armés qui leur affirment tous que les djihadistes se sont enfuis depuis une douzaine de jours. Les parachutistes se rendent ensuite dans un oued voisin et découvrent un premier dépôt logistique abandonné depuis peu. Ils mettent au jour des camions remplis d'obus, une tonne de vivres, des téléphones, un moteur, des fûts d'essence et un gros groupe électrogène. Dans l'après-midi, les Français poussent leur reconnaissance jusqu'au village de Tabankort et campent sur place pour passer la nuit.
Le lendemain matin, ils se divisent en deux groupes. Le premier, constitué de deux pelotons de marsouins se rend au nord, sur le village d'Abancko ou les renseignements soupçonnent la présence d'un dépôt de munitions. Les soldats rencontrent sur place un vieil homme qui les guide à un stock d'obus que les djihadistes avaient pris sur l'armée malienne après la bataille de Tessalit.
Le second groupe prend la direction de la zone appelée le « Garage », bombardée par l'aviation le 2 février. Venus de l'ouest, les Français s'arrêtent devant deux monticules rocheux, hauts d'une quarantaine de mètres et entre lesquels file un passage circulable pour les véhicules en direction de l'est. Les officiers vétérans d'Afghanistan et les guides touaregs soupçonnent une embuscade et la colonne avance prudemment. Vers 9 heures, les véhicules de tête sont attaqués par des djihadistes embusqués à 300 mètres. Un premier groupe d'une douzaine de combattants est localisé dans une zone verte un peu plus au nord. Les soldats reculent, se mettent à couvert et une demi-heure plus tard les Mirage 2000D interviennent et détruisent un nid de mitrailleuse. Les trois chars AMX-10 RC prennent alors le contrôle du col entre les deux monticules et ouvrent le feu avec leurs canons de 105 mm. Malgré l'intensité des tirs, les djihadistes n'hésitent pas à se déplacer à découvert devant les blindés, ils expédient quelques roquettes avec des RPG-7, mais la portée est trop juste. Les chars quant à eux, font feu avec une trentaine d'obus explosifs.
De leur côté, les légionnaires parachutistes du 2e REP attaquent le monticule de droite avec pour but de contrôler cette position dominante et d'empêcher les djihadistes de déborder par le sud. Ils s'emparent du sommet mais se heurtent à d'autres combattants sur la contrepente. Un légionnaire est tué, touché par une balle qui ricoche sur son gilet pare-balles au niveau de l'aisselle et l'atteint à la tête. Il s'effondre et son corps dévale la pente, un char doit être envoyé pour le récupérer.
Sur la gauche, les parachutistes du 17e RGP sont à leur tour attaqués par un groupe posté à une cinquantaine de mètres. Revenus d'Abancko, les marsouins du 1er RIMa rejoignent le combat par le nord. Puis, à 10 h 45, un Mirage largue une GBU sur la contrepente. Au sud, les djihadistes sont contenus. Les avions restent en permanence sur zone, ravitaillés par un tanker américain. D'autres Mirage 2000D, puis des Rafale, un hélicoptère Puma chargé de munitions et enfin, au terme de l'après-midi, deux hélicoptères Tigre arrivent ensuite sur les lieux.
Les affrontements cessent dans l'après-midi, après avoir duré cinq heures. Les Français se replient sur une dizaine de kilomètres vers l'ouest, dans une zone isolée afin d'y passer la nuit.
Selon l'état-major français, plus de 20 djihadistes ont été tués au cours du combat. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, fait lui mention de 25 tués. Selon Jean-Christophe Notin, la plupart des pertes ont probablement été infligées par les chars du 1er RIMa.
Le lendemain matin, la colonne regagne Tessalit, à l'exception des marsouins qui restent sur place avec leurs chars. Puis dans l'après-midi, le général Barrera décide d'envoyer deux hélicoptères Tigre depuis Gao afin de vérifier si les djihadistes sont toujours sur place. Vers 15 h 30, arrivés sur l'ancien champ de bataille, les deux appareils sont intensivement mitraillés, l'un d'eux est criblé de 21 impacts et manque d'être abattu. Il doit gagner Tessalit en urgence. Au sol, les chars du 1er RIMa ouvrent le feu pendant une heure, tandis que le deuxième Tigre, moins sévèrement atteint, détruit un pick-up dans la zone verte.
Selon le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées, « un peu moins d'une dizaine de terroristes » sont « neutralisés » au cours de cette journée. Les marsouins du 1er RIMa se replient à nouveau et tiennent leur zone pendant six jours sans être attaqués.
Après les combats des 19 et 20 février et la farouche résistance des djihadistes, l'état-major français est désormais persuadé que la vallée de l'Ametettaï est le cœur du dispositif d'AQMI dans l'Adrar. Dès le début des combats, le renseignement a intercepté des dizaines d'appels par téléphones satellites ou par portables en provenance de la vallée qui était restée silencieuse jusqu'alors. L'armée française a « trouvé l'ennemi » et elle peut désormais préparer l'offensive depuis Tessalit. Après avoir franchit la frontière entre le Niger et le Mali au début du mois, le GTIA 3 quitte Gao le 20 février et arrive dans l'Adrar des Ifoghas deux jours plus tard. Le 24, 1 800 soldats français sont présents à Tessalit

 

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MessagePosté le: Mer 23 Mar - 03:43 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

De leur côté, les Tchadiens se déploient à l'est de la vallée de l'Ametettaï. Une première colonne, sortie de Tessalit et commandée par le général Déby, contourne le Tigharghar par le nord, accompagnée d'un détachement des forces spéciales françaises. Venue de Kidal, la deuxième colonne menée par le général Bikimo arrive par le sud. Les deux forces font leur jonction à l'est de l'Adrar.
Le 22 février 2013, après quelques jours de route, les troupes tchadiennes atteignent l'entrée est de la vallée de l'Amettetaï. Contrairement aux Français qui ont avancé prudemment dans la vallée de Tibeggatine, les Tchadiens attaquent en force. Peu après 11 heures, ils se heurtent aux djihadistes. Des affrontements éclatent sur plusieurs points de l'oued mais les combats les plus sanglants ont lieu sur une colline, au nord de l'entrée de la vallée. Les Tchadiens y lancent une véritable charge. Plusieurs tombent sous le feu des djihadistes retranchés dans les grottes et derrière les rochers. Malgré les pertes les soldats sont « euphoriques » et « galvanisés », l'un d'eux, le commandant Moussa, déclarera : « Les terroristes nous ont fait face. Ils disent qu'ils sont fous. Nous aussi nous avons voulu être plus fous qu'eux ».
Les affrontements sont confus, certains soldats se lancent à la poursuite de djihadistes qui se replient sur un oued voisin, d'autres islamistes embusqués se laissent dépasser par les Tchadiens pour ensuite leur tirer dans le dos. Les combattants sont trop entremêlés et l'aviation française ne peut intervenir. Les Tchadiens forment néanmoins une ligne face à la principale position islamiste et livrent un feu nourri avec canons et mitrailleuses. Les djihadistes repoussent le premier assaut mais plusieurs autres suivent et les Tchadiens finissent par atteindre les grottes où les derniers insurgés livrent une résistance désespérée. Les combattants s'affrontent au corps-à-corps, un soldat tchadien déclarera : « Dans les cavernes, on ne voyait rien. On n'a pas de lampes. On tirait un peu partout en espérant les tuer, puis on rentrait ». Des djihadistes feignent de se rendre avant de se faire exploser, emportant dans la mort plusieurs soldats. En fin de journée, l'aviation française largue deux bombes et les combats s'achèvent à la tombée de la nuit.
Les pertes sont très lourdes, 26 soldats tchadiens sont tués ou mortellement touchés, et selon les sources 63161, 66164 ou 70 sont blessés. Le commandant Abdel Aziz Hassane Adam, chef des forces spéciales au Mali et numéro deux de la Direction des actions réservées (DAR), figure parmi les morts. Les deux seuls médecin et infirmier de la colonne tchadienne sont débordés et les Français doivent envoyer deux hélicoptères Puma pour évacuer les blessés par rotation vers le module de chirurgie vitale (MCV) de Tessalit. Les djihadistes laissent quant à eux 93 ou 96 morts, une vingtaine de prisonniers et six véhicules détruits selon l'état-major tchadien. Pour Jean-Christophe Notin, il n'est cependant pas impossible que les Tchadiens aient pu exagérer les pertes de leurs adversaires pour compenser les leurs. Dans ses notes de guerres, le général Barrera évoque quant à lui une perte de plusieurs dizaines d'hommes chez les djihadistes.
Le 1er mars, le gouvernement tchadien organise une cérémonie sur la base aérienne Adji Kosseï à N'Djamena en hommage aux 26 soldats tués lors des combats. Certains journaux tchadiens estiment cependant que le gouvernement a minimisé les pertes de la bataille dans son communiqué. Ainsi Le Journal du Tchad, affirme que selon certains sources le bilan serait de 42 morts, 84 blessés et 34 disparus du côté des militaires. Un journaliste de Ndjamena-matin affirme de son côté que d'après une personne proche de l'état-major, le bilan du combat serait pour l'armée de 117 morts, dont 22 prisonniers fusillés, 67 blessés, un prisonnier relâché, une quinzaine de blindés RAM-2000 et AML abandonnés, environ 35 pick-up détruits et 200 déserteurs, qui après s'être repliés vers la frontière nigérienne, n'auraient accepté de retourner au combat qu'en échange du versement d'une prime. Cependant les militaires français corroborent le bilan officiel169 et d'après le journaliste Serge Daniel, correspondant de l'AFP et de RFI, l'état des pertes tchadiennes donné par l'état-major est confirmé par plusieurs sources sécuritaires.
De son côté le groupe des Signataires par le sang est le seul parmi les djihadistes à fournir un bilan. Le 1er avril, Moghrane, porte-parole de la katiba « Al-Mouthalimin » conteste les chiffres de l'état-major tchadien et déclare à l'Agence Nouakchott d'Information, « qu'au cours de l'offensive de Tagharghart, où les Tchadiens avaient annoncé la mort de 25 soldats, seulement 5 moudjahidines sont morts. »


La colonne tchadienne est victorieuse mais a été fortement éprouvée par les combats dans l'est de l'Amettetaï, en plus des pertes humaines de nombreux véhicules sont endommagés. Aucune offensive n'est lancée le 23 février.
Le 24 février, le général de brigade Barrera quitte Gao et gagne Tessalit afin de mener la suite des opérations. Le général de division Grégoire de Saint-Quentin, chef de l'opération Serval, lui confie le commandement des opérations terrestres dans l'Adrar Tigharghar. L'armée française planifie alors son offensive, elle prévoit de reprendre l'attaque à l'ouest avec le GTIA 3 et de surprendre les djihadistes en faisant avancer le GTIA 4 au nord, à pied, à travers le terrain montagneux. D'après les notes de guerres du général Barrera, le plan s'inspire en partie des batailles de Dobro Polje et du Garigliano. Toutefois, les forces franco-tchadiennes ne sont pas assez nombreuses pour couvrir le sud, cette zone est alors laissée à la surveillance de forces aériennes.
La nuit du 25 au 26 février, l'opération Panthère III commence. Le GTIA 4 quitte Tessalit, plus de 500 parachutistes sont chargés sur tous les véhicules disponibles : des VAB, des camions GBC 180 et même des TRM 10000. Le convoi fait route vers l'est, sur 80 kilomètres. Vers 15 heures, les parachutistes sont débarqués et se déploient à une dizaine de kilomètres au nord de l'Ametettaï. Le colonel Desmeulles place le peloton de chars du 1er RIMa à l'ouest, la 2e compagnie du 2e REP au centre et la compagnie du 1er RCP à l'est. Deux autres compagnies du 2e REP se trouvent derrière les unités de tête. Pour les parachutistes, une longue et éprouvante marche à pied commence alors, chaque soldat porte environ 50 kilos d'eau, de vivres et de matériel sous une chaleur pouvant dépasser les 50 degrés. Toutes les nuits, la troupe doit être ravitaillée par hélicoptères, principalement en eau. Le premier jour, elle progresse d'un kilomètre et demi, moins que prévu
De leur côté, les blindés du GTIA 3 commandés par le colonel Gougeon se mettent en mouvement à 3 heures du matin à l'ouest de l'Ametettaï. Deux Caesar venus de Gao atteignent également l'entrée de la vallée à l'aube, à peine arrivés ils ouvrent le feu pour couvrir l'avancée de la colonne. Après 5 kilomètres de route, le GTIA 3 arrive sur les lieux du combats du 19 février mais aucun djihadiste ne se manifeste. Les Français continuent donc leur progression et gagnent les crêtes de Sontaï et Puebla. Cette fois-ci les djihadistes sont présents, plusieurs dizaines de combattants ouvrent le feu, parfois à moins de 100 mètres des Français. Certains sont embusqués au sommet des crêtes, d'autres sur la contrepente ou bien encore dans une zone verte en contrebas, retranchés dans des cahutes ou dissimulés dans des trous.
Une dizaine de marsouins se portent sur une hauteur et l'aviation intervient d'après leurs indications. Elle largue des bombes Mark 82 et des GBU-12 tandis que les mortiers et les Caesar pilonnent les positions islamistes. Les chars AMX-10 RC et les VAB prennent également position en haut de la contrepente et sont manqués par cinq roquettes de RPG-7. Entretemps un tireur d'élite du 2e RIMa tue un djihadiste en mouvement à plus de 1 000 mètres. Les échanges de tirs d'artillerie et d'arme légère durent plusieurs heures mais les Français tiennent le sommet des crêtes et les tentatives des djihadistes pour les contourner sont repoussées. Le combat s'achève en fin d'après-midi, lorsque les Caesar et les mortiers effectuent un tir synchronisé sur deux postes de combat. Vers 19 heures, les djihadistes décrochent et emportent leurs morts, Sontay et Puebla sont aux mains des Français. Ces derniers consolident leurs positions pour passer la nuit. Leurs pertes sont de 3 blessés, celles des djihadistes sont estimées à 15 tués.
Le GTIA 3 reprend sa route le lendemain matin, mais peu après son départ un VBL saute sur une mine antichar et deux militaires, dont un capitaine, sont blessés. De leur côté, les Tchadiens ont repris leur progression à l'est mais ils se heurtent aussi à des mines qui leur font également des blessés. Au nord, le GTIA 4 continue d'avancer. Dans l'après-midi, les chars et l'aviation ouvrent le feu sur un poste de combat. Tandis que plus à l'est, les légionnaires se heurtent à un premier groupe d'une demi-douzaine de combattants armés de mitrailleuses et de lance-roquettes. L'affrontement dure environ six heures et les avions interviennent à nouveau. Le lendemain, un blindé BRDM-2 est détruit par deux Rafale


Le 27 février, une concentration de véhicules djihadistes avec une quarantaine d'hommes est repérée par les Français dans le carrefour appelé le « Garage ». Vers 15 heures, leurs communications sont interceptées, leur chef s'exprime en arabe et affirme être Abou Zeïd. À 17 h 30, les Mirage 2000D interviennent et larguent trois bombes « Airburst ». Cinq minutes plus tard, les canons des Caesar ouvrent le feu et expédient 12 obus explosifs. Les troupes au sol ne sont pas en mesure d'aller vérifier sur place l'étendue des dégâts mais selon le général Barrera, « les émissions s'arrêtent » puis quelques interceptions font état d'un « coup très dur ». Après les frappes, les images filmées par l'aviation ne repèrent plus aucun mouvement.
Mais par la suite, des versions différentes sont données sur les circonstances de la mort d'Abdelhamid Abou Zeïd. Le 28 février, la chaîne de télévision algérienne Ennahar est la première à annoncer la mort du chef d'AQMI. Elle affirme que ce dernier a été tué par les forces françaises dans l'Adrar Tigharghar avec une quarantaine de combattants, mais fixe la date de sa mort au lundi 25 février. Le même jour, Paris-Match rapporte que selon le MNLA et des notables de la ville de Kidal, 45 hommes d'AQMI et d'Ansar Dine ont été tués le samedi 23 février par un raid aérien de l'armée française dans la zone d'In Sensa, sur les bases de Tinwelène et de Ticherfen. Le MNLA affirme également avoir épaulé les forces spéciales françaises et capturé sept survivants — quatre originaires de la région, un Algérien, un Mauritanien et un membre du Polisario — ensuite remis aux Français. Un autre chef d'AQMI, Sedane Ag Hita, le commandant de la katiba « Youssef Ibn Tachfin », s'enfuit à Aguel'hoc après avoir échappé aux bombardements. Il entre en contact avec le MNLA, présent dans la ville et aurait annoncé avoir fait défection d'AQMI. C'est lui qui aurait témoigné de la mort d'Abou Zeid et de 43 de ses hommes qui aurait eu lieu selon lui dans la zone d'In Sensa et d'Etagh, près de Tabankort le 23 février185,65. De son côté, le journal français Le Monde annonce le 1er mars que la mort d'Abou Zeid est confirmée par une « source fiable proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali ». Elle aurait eu lieu dans les « tout derniers jours » dans la zone d'Etagho et 43 combattants de sa katiba auraient été tués avec lui. Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole des armées françaises, déclare alors n'avoir « aucune information spécifique sur cette personne » mais confirme qu'un raid aérien français a eu lieu dans la zone d'In Sensa et a détruit six véhicules.
De son côté le Ministère français de la Défense annonce qu'une quinzaine de pick-up et un BRDM-2 ont été détruits, un atelier de fabrication d’IED démantelé, une dizaine de sites logistiques détruits, plusieurs postes de combat et campements fouillés et neutralisés et environ 40 terroristes tués dans les opérations livrées du 25 au 28 février.
En janvier 2014, à Kidal, le journaliste de l'AFP Serge Daniel rencontre un jeune Touareg de Tessalit surnommé « Tic-Tac », un survivant de bataille dans le Tigharghar. « Tic-Tac » affirme ne pas être islamiste et avoir rejoint Ansar Dine par admiration pour son chef Iyad Ag Ghali. Il donne plus de précision sur la mort d'Abou Zeid dont il affirme avoir été le témoin. Selon lui, le convoi des combattants d'AQMI et d'Ansar Dine se trouve à une soixantaine de kilomètres de Tessalit lorsqu'il est attaqué par les avions français. Abou Zeid, au volant du véhicule de tête, est tué sur le coup par la première frappe. Iyad Ag Ghali est alors juste derrière lui, au volant du deuxième véhicule du convoi. Fou de rage, presque en transe, il se jette sur la mitrailleuse de 14,5 mm fichée sur son propre pick-up en criant à tue-tête « Allah Akbar ». Ce sont finalement ses propres hommes qui doivent l'extraire de force après avoir aperçu un deuxième avion. Iyad Ag Ghali survit de justesse aux bombardements qui suivent, son véhicule est pulvérisé peu de temps après avoir été abandonné. Caché dans les buissons avec quelques-uns de ses proches, il parvient à gagner un autre pick-up dissimulé derrière des bâches, avec lequel il parvient finalement à s'enfuir. Selon le journaliste Serge Daniel, cette « version des faits correspond aux informations recueillies auprès des sources militaires dans la région du Sahel ».


Mais le 1er mars, le président tchadien Idriss Déby donne un toute autre version et déclare qu'Abou Zeïd a été tué par ses troupes dans le combat du 22 février à l'est de l'Ametettaï : « Le 22 février nous avons perdu nos soldats dans le massif des Ifoghas après avoir détruit la base des jihadistes. C’est pour la première fois qu’il y a eu un face à face avec les jihadistes. Nos soldats ont abattu deux chefs jihadistes dont Abou Zeid et ils ont libéré Tessalit ». Puis le samedi 2 mars, le Tchad revendique en plus la mort de Mokhtar Belmokhtar et affirme que : « Les forces tchadiennes au Mali ont détruit totalement la principale base des jihadistes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, plus précisément dans la vallée d'Ametetai ». Le Tchad s'appuie sur des témoignages de prisonniers, ainsi que sur des photos prises par des soldats.
Cependant le 4 mars, l'agence mauritanienne Sahara Media annonce que selon les déclarations mises en ligne le même jour par un membre d'AQMI, Abou Zeid a été tué « par un bombardement aérien français dans les montagnes » et « non par les Tchadiens ». Le djihadiste dément également la mort de Mokhtar Belmokhtar et affirme que ce dernier combat dans la région de Gao et non dans l'Adrar des Ifoghas.
Les annonces du gouvernement tchadien, surtout celle concernant Belmokhtar, sont accueillies avec scepticisme par les Français. L'affrontement a eu lieu à une quinzaine de kilomètres du Garage et il apparaît que les Tchadiens ont exagéré leurs succès car les djihadistes tiennent encore largement la vallée de l'Amettetaï. L'état-major s'adresse alors au commandant Jack, chef du détachement français des forces spéciales qui accompagne la colonne tchadienne. Celui-ci était présent lors du combat du 22 février mais il n'a lui-même appris la mort d'Abou Zeïd que par la presse. Il obtient cependant de militaires tchadiens des photos d'un cadavre ressemblant au chef djihadiste et l'indication du lieu où il aurait été enterré. Les 3 et 4 mars, les forces spéciales se rendent sur place par hélicoptère et prélèvent des fragments sur le corps qui sont ensuite remis à la DRS, les services de renseignements algériens, pour être comparés avec des membres de sa famille.
Les tests ADN s'avèrent concluants et le 23 mars le gouvernement français confirme officiellement la mort d'Abou Zeid. Le 1er avril, à la suite d'un contact avec l'Agence Nouakchott d'Information, la mort de Belmokhtar est démentie par Hamada Ould Mohamed Kheirou chef du MUJAO, ainsi que par Moghrane, porte-parole de la katiba « Al-Mouthalimin » (les enturbannés), des Signataires par le sang. En revanche le 16 juin 2013, AQMI confirme officiellement la mort d'Abou Zeid. Les circonstances exactes de son décès — balles tchadiennes, bombardement français ou suicide — demeurent cependant inconnues


Le 28 février, le GTIA 3 poursuit lentement sa route à l'ouest de l'Amettetaï, il découvre plusieurs stocks d'armes tandis que les démineurs sondent le terrain afin de repérer les mines et les IED. Pendant ce temps au nord, deux sections de la 2e compagnie du 2e REP soutenues par un Tigre attaquent vers 13 heures un groupe de djihadistes retranché sur une hauteur repérée la veille. L'affrontement dure cinq heures et se termine à la grenade au fond des grottes. Environ 10 à 15 djihadistes sont tués, certains sont abattus à moins de cinq mètres par les légionnaires parachutistes. Les Français n'ont qu'un blessé, touché par une balle au casque. À l'est, les Tchadiens se heurtent toujours à des mines et huit de leurs soldats sont blessés. Un poste de combat est également détruit le même jour par l'aviation et 15 djihadistes repérés par un drone Harfang sont éliminés par les frappes d'un Mirage 2000D.
Le 28, l'armée française annonce qu'elle estime que les combats livrés les jours précédents ont fait environ 130 morts chez les islamistes. Un responsable de l'administration d'Aguel'hoc, affirme aussi qu'un jeune garçon originaire de la ville a été surpris par les islamistes et exécuté pour avoir posé des dispositifs de pointage pour les frappes aériennes françaises.
Le même jour, un sous-groupement maintenu en réserve à Tessalit mène l'opération Septenkéro. Un accord ayant été conclu depuis peu dans lequel l'Algérie s'engageait à ravitailler l'armée française en carburant pour affronter AQMI, les soldats français partent rencontrer les soldats algériens sur la frontière à Bordj Badji Mokhtar, en face de la ville malienne d'In Khalil, tenue par le MNLA. L'accueil est très froid, les Algériens se montrent avec armes, casques et gilets pare-balles et font survoler la zone par de nombreux hélicoptères. Quatre autres opérations Septenkéro seront cependant encore menées entre les 8 et 25 mars.
Le matin du 1er mars, les hommes du GTIA 4 atteignent le nord de l'Amettetaï. La vallée subit alors son bombardement le plus massif depuis le début de la bataille ; tirs d'hélicoptères, de mortiers, plus de 20 obus explosifs expédiés par les Caesar et quatorze autres fumigènes pour couvrir l'avancée des fantassins. La 3e compagnie du 2e REP traverse ensuite la vallée pour se porter sur les hauteurs sud, tandis que la 2e compagnie demeure sur les hauteurs nord. Cependant les forces déployées à l'est et à l'ouest ont pris du retard à cause des mines et vers midi, le général Barrera ordonne au GTIA 3 et demande aux Tchadiens d'accélérer la marche afin de ne pas laisser le GTIA 4 isolé. Un de ses VAB est endommagé par l'explosion d'une mine, mais à l'ouest le GTIA 3 parvient à franchir le verrou miné. Les djihadistes commencent alors à battre en retraite, les chefs donnent l'ordre à leurs hommes de s'exfiltrer par le sud, vers la vallée de Terz et le col de Tahor. La nuit du 1er au 2 mars, vers 2 heures du matin, cinq pick-up sont repérés près de Tahor. Les caméras des Atlantique-2 n'identifient aucun otage, le convoi est alors laminé par trois bombes Airburst et 20 obus tirés par les Caesar. Après ce carnage, les chefs djihadistes demandent à leurs hommes de se replier à dos de dromadaires.
Le soir du 1er mars, le général Barrera se rend auprès du GTIA 4 dans l'Amettetaï, il regagne ensuite Tessalit à bord de son hélicoptère Puma avec le seul prisonnier fait au cours de la journée, un djihadiste franco-algérien nommé Djamel Ben Hamdi et surnommé « Djamel le Grenoblois ».
Le lendemain, vers 8 heures du matin, la 2e compagnie du 2e REP attaque deux monticules au nord de la vallée, tandis que la 3e compagnie assaille un piton rocheux au sud, près du « camp des sables » et du « camp des rochers », dans l'oued qui relie la vallée de l'Amettetaï à la vallée d'Integant. La position nord est prise vers 10 heures, et la position sud vers 11 heures. Sur chacun des deux points, les assauts donnent lieu à des combats très rapprochés qui s'achèvent dans des grottes. Une vingtaine de djihadistes tombent dans ces deux affrontements.
 Plus à l'est, les 140 hommes du 1er RCP attaquent vers 9 heures un ultime verrou rocheux tenu par une dizaine de combattants. Les Français sont visés les premiers par des tireurs embusqués, les chasseurs répliquent et une partie d'entre-eux effectuent un mouvement de contournement par la droite. L'aviation et les Tigre, interviennent mais sans succès, l'épaisseur des rochers protège les défenseurs des bombes. Vers 11 heures, les chasseurs donnent l'assaut mais les djihadistes les repoussent à deux reprises. Des soldats se blessent en se faisant des entorses dans les rochers. Vers 18 heures, un troisième assaut échoue et un soldat français est tué d'une balle à la tête. Le pilonnage reprend alors de plus belle. Pendant les sept heures que durent les combats, le piton est frappé par six missile Milan tirés à l'AT4, deux GBU et six HOT tirés par deux hélicoptères Gazelle et deux Tigre qui vident également leurs munitions, mais à la tombée de la nuit les djihadistes tiennent toujours la position.
Selon l'état-major français, le bilan de la journée est de plus d'une quinzaine d'islamistes « neutralisés », trois pick-up détruits et trois importantes caches de munitions, de matériels et plusieurs armes lourdes saisis. Un soldat tchadien est également tué.
Le lendemain à l'aube, le 1er RCP est relevé par 25 hommes du 2e REP et des éléments du 17e RGP. Les chasseurs contournent la position et se dirigent vers l'est. Les légionnaires de leur côté lancent l'ultime assaut. Ils prennent le piton et abattent le seul djihadiste qu'ils trouvent, caché dans une grotte. Néanmoins, des traces de sang, des vêtements et dix corans trouvés sur place laissent à penser que d'autres combattants sont parvenus à s'enfuir, en emportant peut-être des morts ou des blessés


Le matin du 3 mars, la 2e compagnie du 2e REP descend des hauteurs nord et prend le contrôle du petit village d'Ametettaï. De son côté le GTIA 3 détruit un pick-up et capture un BM-21. Les Tchadiens avancent également mais déplorent quatre blessés à cause d'un IED. Peu après les trois colonnes font leur jonction près du village. Un groupe de djihadistes ouvre le feu sur l'attroupement à 300 mètres mais les Français et les Tchadiens répliquent aussitôt et abattent quatre hommes. Quelques accrochages ont encore lieu, notamment près des points d'eau, mais à la fin de la journée, la vallée de l'Ametettaï est considérée comme prise. Selon l'expression du général Barrera : « le donjon est tombé ».
Les colonnes se remettent ensuite en marche. Les Tchadiens se portent vers l'ouest afin de traverser la vallée pour se ravitailler en essence, puis rejoindre leur bivouac à Aguel'hoc. De son côté, le GTIA 3 fait demi-tour pour aller effectuer des fouilles dans la zone du « Garage », il n'y trouve aucune résistance mais découvre beaucoup d'armement et de matériel.
Plus au sud, vers la vallée de Terz, un groupe de 14 insurgés en fuite est repéré par l'aviation malgré sa tentative de dissimulation dans la végétation. Il est anéanti par une frappe aérienne.
Le 4 mars, quelques djihadistes se rendent aux Français dans la vallée de l'Ametettaï et au Garage. Parmi eux trois enfants soldats et un Nigérian qui avouera être affilié à Boko Haram.
Du 28 février au 4 mars selon l'état-major français, une dizaine de pick-up et un canon de 122 mm (en) ont été détruits et beaucoup de matériels et de munitions capturés ; dont un BM-21, trois autres canons de 122 mm, un canon de 100 mm tractable, un mortier de 82 mm et un mortier de 60 mm, des armes, des roquettes et des mines anti-personnel. Outre un soldat tué le 2 mars, l'armée française compte deux blessés légers au combat
Après la prise de la vallée de l'Ametettaï, les combats baissent en intensité, les Français et les Tchadiens poursuivent les fouilles dans l'Adrar Tigharghar et se heurtant ponctuellement à quelques petits groupes dispersés. À partir du 5 mars, des haut-parleurs montés sur des hélicoptères survolent les vallées de l'Ametettaï et de Terz et appellent en arabe et en tamacheq les derniers défenseurs à se rendre.
Le 6 mars, la 3e compagnie du 2e REP poursuit au sud vers le « camp des rochers ». Il rencontre un petit groupe de quatre djihadistes qui sont tous tués après deux heures d'affrontements et dont le dernier combattant est abattu à moins d'un mètre. Déjà visité à deux reprises en février, le « camp des rochers » est à nouveau fouillé par les forces spéciales la nuit du 4 au 5 mars, puis celle du 6 au 7. Elles y demeurent même la journée suivante avant de se retirer. Puis, le matin du 8 mars, 200 parachutistes en prennent le contrôle. La résistance est plus faible que prévue, un lieutenant français est blessé, six djihadistes tués et un enfant soldat se rend. Des cadavres de combattants probablement tués par des tirs de mortiers quelques jours plus tôt sont également découverts.
De son côté, le GTIA 3 descend la vallée d'Integant et avance vers le « camp des sables ». En chemin, trois djihadistes sont visés par le tir d'un char. Deux sont tués, le troisième, blessé, piège les corps de ses camarades avec des grenades avant d'être à nouveau surpris et abattu non loin de là. Le camp des sables est pris, sans que les Français n'y trouvent âme qui vive.
L'opération Panthère III s'achève alors et le soir du 8 mars le GTIA 4 commence à être rapatrié sur Tessalit en véhicules ou par hélicoptères. Ce mouvement dure jusqu'au matin du 10 mars.
Le 7 mars, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian rend visite aux troupes françaises à Tessalit et dans la vallée de l’Amettetaï. Selon un communiqué du ministère de la Défense, il adresse aux troupes « un message de fierté et d’encouragement à l’égard de la mission qu’ils effectuent contre les groupes terroristes qui avaient fait du massif des Ifoghas leur sanctuaire ». À cette date, les Français ont saisi 1 000 roquettes et grenades, 60 000 munitions, 1 500 obus et du matériel pour fabriquer des explosifs artisanaux


Le 7 mars, un sous-groupement du GTIA 3 resté en réserve quitte Tessalit et lance l'opération Martin, baptisée ainsi par le commandement en référence au prénom du fils, nouveau-né, de l'officier qui a conçu le plan. L'objectif est d'effectuer une mission de reconnaissance et d'intercepter d'éventuels fuyards en direction de l'est. Le convoi d'environ 50 véhicules atteint Boghassa le 9. La commune est considérée comme un refuge de djihadistes et des munitions sont trouvées chez le maire, mais celui-ci n'est pas arrêté fautes de preuves. Le convoi reprend ensuite la route et en chemin un char AMX-10RC saute sur une mine. À l'exception d'un soldat victime d'un trauma sonore, le reste de l'équipage s'en tire sauf. Les Français arrivent ensuite à Tinzawatène, tenue par le MNLA. La colonne regagne Tessalit le 11 mars sans avoir livré d'affrontement
Après la prise de la vallée de l'Ametettaï, les armées françaises et tchadiennes planifient une nouvelle opération dans une autre vallée, celle de Terz située plus au sud. L'opération pour la vallée de Terz est nommé Panthère VI par les Français. La manœuvre est proche de Panthère III ; le GTIA 3 doit entrer dans la vallée par l'ouest, le GTIA 4 au nord par le col de Tahor le nord et les Tchadiens à l'est pour fermer le verrou.
Cependant les conditions climatiques et la nature du terrain ont mis les véhicules et l'équipement des forces franco-tchadiennes à rude épreuve. De nombreux blindés sont tombés en panne, la moitié des AMX-10 RC ne peuvent plus rouler et 200 fantassins n'ont plus de chaussures. Pendant trois jours, les mécaniciens remettent en état les deux escadrons de chars, parfois en « cannibalisant » d'autres véhicules, tandis que de nouvelles paires de chaussures sont ramassées et renvoyées aux soldats français pendant deux jours.
Le 11 mars, les Tchadiens quittent Aguel'hoc accompagnés d'un groupe de servants de mortiers français du 11e RAMa. Ils contournent l'Adrar Tigharghar par le sud et reconnaissent la vallée d'Assamalmal. Un accrochage à lieu vers 15 heures. Dans un communiqué, l'état-major tchadien affirme déplorer un mort et un blessé et avoir fait six morts et cinq prisonniers chez les djihadistes. Cependant le général Barrera ne fait mention dans ses notes de guerre que d'un tué des deux côtés au cours de cet affrontement. Plus loin, il indique même que les soldats tchadiens ne se seraient heurtés qu'à un combattant isolé. Le 13, deux Tchadiens blessés par balles sont évacués par un Puma.
Le 15, les GTIA 3 et 4 de l'armée française sortent de Tessalit tandis que les Tchadiens quittent la vallée d'Assamalmal, pour prendre position à l'est de la vallée de Terz. Le lendemain, les Français entrent dans la vallée. Les parachutistes ne rencontrent aucune résistance sur les hauteurs de Tahor, quelques pick-up vides sont bombardés par l'aviation et rapidement les soldats découvrent des dépôts d'armes et des vivres dans des positions de tirs. Les blindés du GTIA 4 sont d'abord précédés par des sapeurs, mais la colonne prend du retard et doit accélérer. Vers 16 heures, un char AMX-10 RC du 1er RIMa saute sur une mine, trois membres de l'équipage sont grièvement brûlés et le pilote est tué.
Le lendemain le GTIA 3 renonce à passer par l'entrée ouest, jugée trop étroite et trop risquée, il contourne par le nord pour emprunter le chemin pris par le GTIA 4, désormais sécurisé. Mais alors que les Français et les Tchadiens s'attendaient à trouver une forte résistance, il s'avère que Terz a été abandonnée depuis peu par les djihadistes. La vallée est fouillée, un pick-up contenant un stock important de munitions et d’obus est détruit par le génie. Une mitrailleuse de 14,5 mm, un canon anti-char SPG-9, des mortiers et un poste de tir missile 107 type 85 sont également trouvés dans une cache. Le 20 mars, les Français et les Tchadiens font leur jonction et l'opération Panthère VI s'achève le lendemain
Le 21 mars, les Français et les Tchadiens se portent au sud de l'Adrar Tigharghar, vers la zone surnommée « Jason », où se trouvent une oasis appelée le « Jardin », des grottes et le cirque d'Assamalmal — ou de Tigharghar —, un cirque naturel de 15 kilomètres de diamètre au milieu duquel se trouve un désert minéral. Le 23 mars, des GCP sont déposés de nuit par hélicoptère près du Jardin, mais la zone s'avère être vide. Les Tchadiens abordent quant à eux le cirque mais ils ne découvrent aucun passage qui permettrait à des véhicules d'accéder à l'intérieur, l'état-major en déduit qu'aucun matériel n'a pu y être acheminé par les djihadistes. Il n'y a rien non plus du côté des dragons parachutistes qui fouillent l'Adrar Dourit du 23 au 30 mars. Le 23 mars, les Tchadiens peuvent regagner Aguel'hoc et le GTIA 4 fait de même à Tessalit, le GTIA 3 rentre à son tour le 25 mars. Du 21 au 25 mars, des obus de 122 et de 120 mm, quatre caisses de fusées PG9, des mortiers de 60 mm et quelques mines ont été saisis.
Le 26, une compagnie du 2e REP et une autre du 1er RCP mène l'opération Tigre dans la ville de Tessalit afin de fouiller la ville et de s'assurer de l’absence de toute présence djihadiste. Aucune arrestation ni matériel n'est saisit.
Le 27, le GTIA 3 sort une nouvelle fois de Tessalit. Un de ses sous-groupements mène l'opération Panthère VIII, il part reconnaître la vallée d'Assamalmal au sud de l'Adrar Tigharghar, puis à nouveau le « Jardin ». Une imprimerie est découverte pendant les fouilles, ainsi que quelques stocks d'armes. L'autre sous-groupement, commandé par le colonel Gougeon, mène avec les Tchadiens l'opération Renard. Il gagne Boghassa, puis Abeïbara. Dans cette dernière ville, un djihadiste togolais est arrêté. Les généraux Barrera et Bikimo et le colonel Gougeon rencontrent ensuite les notables et des habitants indiquent l'emplacement de dépôts d'armes, de matériel médical et de munitions. Ces opérations se terminent le 31 mars.
L'Adrar Tigharghar est désormais considéré comme vide et les troupes françaises commencent à être désengagées. Le GTIA 3 regagne Kidal et le 2 avril il est à Gao. Début avril le GTIA 4 peut quant à lui rapatrier deux de ses SGTIA sur Abidjan, ils regagnent ensuite la France après une dizaine de jours dans la capitale ivoirienne. Le 5 avril, les forces tchadiennes rentrent à Kidal. Au 9 avril, la garnison française de Tessalit est passée en dix jours de 2 000 à 400 hommes. En mai, l'ensemble des GTIA engagés dans l'opération Serval sont relevés et regagnent la France après une escale à Paphos, sur l'île de Chypre afin de décompresser, sur la demande du général Barrera. Les Tchadiens restent en revanche déployés bien plus longtemps dans la région de Kidal ; en septembre 160 soldats de la garnison de Tessalit désertent le camp militaire d'Amachach après s'être plaints de ne pas avoir été relevés après neuf mois de mission dans le grand nord malien

Pour les Français le bilan de la bataille est de 42 blessés pour le GTIA 3, et 78 blessés pour le GTIA 4 ou TAP109. La majorité des blessures sont liées au terrain, principalement des entorses, une trentaine d'hommes ont du être évacués pour déshydratation, d'autres ont été victimes de troubles d'ordre psychologique, et environ 20 ont été blessés au combat. Les casques et les gilets pare-balles ont sauvé la vie de six hommes. Trois soldats sont morts pendant les opérations ; le sergent-chef Harold Vormezeele, du 2e REP, tué le 19 février dans la vallée de Tibeggatine255, le caporal Cédric Charenton, du 1er RCP, tué le 2 mars dans la vallée de l'Ametettaï et le caporal Alexandre Van Dooren, du 1er RIMa, tué le 16 mars dans la vallée de Terz.
Le général Barrera avouera cependant qu'il redoutait des pertes plus importantes encore, jusqu'à plusieurs dizaines de tués. L'armée française s'est montrée prudente lors de l'offensive, le souvenir de l'embuscade d'Uzbin étant présent dans tous les esprits. La défaite des djihadistes était inévitable au vu de la disproportion des forces mais des pertes françaises trop importantes auraient pu transformer la victoire militaire en défaite médiatique.
L'armée tchadienne déplore de son côté 26 tués pour le seul combat du 22 février dans l'est de l'Ametettaï. Au total, 30 soldats tchadiens sont morts dans l'Adrar des Ifoghas selon le bilan officiel.
D'après le général Barrera et des officiers français, les pertes des djihadistes sont estimées entre 200 et 300 morts. Selon Jean-Christophe Notin, 130 cadavres ont été dénombrés de manière certaine, mais des dizaines de pertes supplémentaires ont été infligées. Les corps de certains djihadistes tués ont été emportés et enterrés par leurs compagnons, d'autres ont disparu dans les bombardements et les tirs des hélicoptères, de l'artillerie et de l'aviation. En comptant les blessés et les déserteurs, il estime que « au total, probablement la moitié des occupants du Tigharghar ont donc été atteints par Panthère III ».
Pendant la bataille, les Français ont tiré 800 obus, 40 000 balles, plusieurs dizaines de missiles anti-chars et de bombes avion. Les forces aériennes affichent de leur côté un taux de réussite de 85 à 90 % pour leurs frappes, les Mirage 2000D ont largué 47 bombes dans l'Adrar et les Rafale 127 rien que pour le mois de février. 80 tonnes de matériel militaire ont été découverts par les Français, une partie est restituée à l'armée malienne, l'autre est détruite sur place caches d'armes et des dizaines d'ateliers de fabrication de bombes artisanales et de ceintures d'explosifs ont été également été saisis par les forces franco-tchadiennes261. La majorité des armes récupérées avaient été prises sur l'armée malienne lors des combats de 2012, environ 30 % venaient de Libye et plus précisément de Tripoli et Benghazi selon les numéros de série.
Les Signataires par le sang sont le seul groupe djihadiste à communiquer un bilan de leurs pertes sur la bataille. Le 1er avril Moghrane, porte-parole de la katiba « Al-Mouthalimin » (les enturbannés) déclare que le groupe a « déploré 15 à 20 combattants au cours des offensives de la chaîne de montagnes de Tigharghart et qu'ils ont tué un certain nombre de soldats français, dont un officier des transmissions. » Ansar Dine publie un communiqué le 26 mars, dans lequel il déclare que « les chiffres imaginaires avancés par les Français comme bilan des morts » parmi ses combattants « sont totalement faux », mais sans plus de précision.
Les djihadistes laissent également une cinquantaine de prisonniers au moins, dont une vingtaine pris par les Tchadiens lors du combat du 22 février, une dizaine capturés par les Français pendant l'opération Panthère IIIet une vingtaine ramassés par le MNLA au cours de ses patrouilles autour de l'Adrar Tigharghar. Ces derniers sont ensuite remis aux Français qui eux-mêmes les remettent aux Maliens. Considérés comme des terroristes, ils ne bénéficient pas du statut de prisonnier de guerre régit par les Conventions de Genève. Les Français et les Tchadiens n'ont aussi légalement pas le droit de garder des prisonniers sur une terre étrangère, et ces derniers doivent être remis aux autorités maliennes. Un d'entre-eux, de nationalité française, est cependant extradé vers la France début mars. La peine de mort est encore en vigueur au Mali, bien qu'elle n'ait plus été appliquée depuis 1984, mais au cours des discussions pour la mise en place du « Status of Forces Agreement » (SOFA) — l'accord qui donne un cadre légal à la présence des forces étrangères — les Maliens s'engagent à la demande de la France à ne pas condamner à mort les prisonniers djihadistes

La bataille du Tigharghâr achève la phase de reconquête du nord du Mali. Après cette défaite, les djihadistes cherchent à se fondre dans la population et à éviter les affrontements. Dans la vallée de Terz, les Français découvrent même les barbes coupées de rebelles salafistes désormais entrés dans la clandestinité. Les djihadistes ont laissé des centaines de morts dans les premiers mois de l'opération Serval, et selon le général Barrera, après leur défaite dans le Tigharghâr ; « ils ne sont plus capables d’occuper le terrain, ni assez nombreux pour livrer un combat classique. Il reste seulement des petits groupes terroristes qui mènent une guerre asymétrique et évitent le contact ». Les djihadistes changent alors de tactique et passent à la guérilla ; ils mènent des attentats kamikazes, tendent des embuscades, effectuent des tirs de roquettes sur les casernes militaires, posent des mines et des IED sur les routes et assassinent les partisans du gouvernement malien ou de la rébellion touarègue. Le 25 avril, AQMI appelle au djihad contre la France dans un discours prononcé par Abou Obeida Youssef al-Annabi. Iyad Ag Ghali réapparaît à son tour le 29 juillet 2014 dans une vidéo et affirme sa volonté de continuer à combattre les « croisés, la France en tête .
Après les combats, les Français et les Tchadiens ne sont pas en mesure de se maintenir dans le Tigharghâr, cependant la montagne continue d'être régulièrement visitée. Le 9 avril 2013, un drone Predator américain s'y écrase et les 25 hommes du détachement d'intervention aéromobile (DAM) et leurs quatre hélicoptères doivent être envoyés sur place pour récupérer certaines pièces et détruire le reste.
Le 16, un groupe de pick-up est repéré au nord-ouest de Tessalit, puis détruit par l'aviation française. Plusieurs djihadistes sont tués mais Senda Ould Boumama, porte-parole d'Ansar Dine, échappe aux frappes alors qu'il était directement visé. Traumatisé par le bombardement, il parcourt plusieurs dizaines de kilomètres à pied dans le désert pour aller se rendre aux Algériens à Bordj Badji Mokhtar
Le 26, les Français effectuent une nouvelle patrouille dans l'Ametettaï, baptisée Panthère X, aucune opposition n'est rencontrée, les soldats ne croisent que quelques nomades et ne découvrent que quelques roquettes de RPG-7276. Une autre mission de fouilles, l'opération Sirius, est menée du 13 au 18 juin dans la vallée d'Assamalmal par 150 hommes du 1er REC et du 2e REI, cette fois-ci les soldats découvrent trois tonnes de munitions et 15 tonnes de nitrate de potassium, utilisé pour confectionner des explosifs.
 Néanmoins, les djihadistes commencent à réinvestir les lieux les mois suivants. Ainsi le 4 mars 2014, des drones MQ-9 Reaper achetés récemment aux Américains repèrent un attroupement de rebelles islamistes dans la vallée de l'Ametettaï. Des Mirages 2000D et des hélicoptères Tigre bombardent alors le groupe, faisant 11 morts, dont peut-être Omar Ould Hamaha, un chef d'Al-Mourabitoune. Cela ne suffit cependant pas à dissuader le reste des djihadistes de quitter l'Adrar, vers fin 2014 environ 200 insurgés ont réinvesti la vallée et le 7 mai, un pick-up P4 saute sur un engin explosif improvisé dans le Tigharghâr, tuant un légionnaire du 2e REP et blessant deux autres. Les Français mènent alors l'opération Tudelle du 28 octobre au 5 novembre 2014 et envoient 400 hommes attaquer les djihadistes dans l'Ametettaï. Les affrontements y font un mort et deux blessés chez les Français et 24 tués et 2 prisonniers du côté des islamistes. L'armée française reprend provisoirement le contrôle de la zone et saisi à nouveau une grande quantité d'armement, ainsi que du matériel pour fabriquer des bombes ou des ceintures d'explosifs pour les kamikazes.
Début 2015 cependant, l'armée française estime que 100 à 200 djihadistes sont toujours présents dans l'Adrar des Ifoghas et plus particulièrement dans l'Adrar Tigharghâr. Du 26 février au 26 mars, une nouvelle opération est menée par 770 hommes soutenus par une quinzaine d'hélicoptères. Quatre djihadistes sont tués dans un accrochage le 2 mars, 4 000 munitions et 1 000 obus sont découverts puis détruits à l'explosif
Lorsque l'intervention militaire au Mali débute en janvier 2013, neuf otages occidentaux sont aux mains d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. Parmi eux figurent les quatre otages d'Arlit ; les Français Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, employés d'un site d'extraction d'uranium d'Areva à Arlit au Niger, enlevés le 16 septembre 2010 par la katiba d'Abou Zeïd. Deux autres Français, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, sont enlevés la nuit du 23 au 24 novembre 2011 à Hombori par les hommes d'Abdelkrim al-Targui. Trois autres otages sont capturés le 25 novembre 2011 à Tombouctou ; le Suédois Johan Gustafsson, le Néerlandais Sjaak Rijke, et Stephen Malcolm MacGown de nationalité britannique et sud-africaine.
Après leur capture, les otages sont aussitôt conduits par les djihadistes dans l'Adrar Tigharghar et maintenus captifs dans ces montagnes qu'ils n'ont jamais quitté jusqu'à l'offensive franco-tchadienne de février 2013. Entre le 13 et le 22, les forces spéciales françaises fouillent en vain le « camp des rochers » et le « camp de sables », cependant les otages ne sont pas loin. Le 22 février, les quatre Français d'Arlit, séparés en deux groupes, ne sont qu'à un kilomètre des lieux de l'affrontement qui oppose les djihadistes aux Tchadiens à l'entrée est de la vallée de l'Ametettaï. Les chefs de la katiba « Tarik Ibn Ziyad » d'AQMI décident alors d'exfiltrer les otages hors de la vallée. Dans la soirée, ces derniers sont chargés dans des véhicules qui prennent la fuite vers le sud. Au loin, les prisonniers parviennent à voir les feux des véhicules de l'armée tchadienne qu'ils prennent à tort pour ceux des Français. Le lendemain, les quatre otages d'Arlit sont réunis et les djihadistes filent dans la vallée d'Integant. Très prudents, ces derniers mettent trois ou quatre jours à parcourir 15 kilomètres puis à quitter Integant par son entrée est. Vers les 25 et 26 février, alors que le petit convoi est à l'arrêt, deux pick-up inoccupés sont détruits par des hélicoptères français. La nuit du 1er au 2 mars, les deux derniers véhicules quittent l'Adrar Tigharghar et filent à toute vitesse vers Boghassa. Mais pour une raison inconnue, ils font subitement demi-tour pour regagner l'entrée de la vallée d'Integant. La nuit du 2 au 3 mars, le petit convoi reprend la route, cette fois-ci en direction du sud. Il contourne l'Adrar Tigharghar et passe probablement par la vallée d'Assamalmal, puis file vers l'ouest. Les djihadistes prennent alors le risque de franchir la route reliant Gao à Tessalit, par où passe le ravitaillement de l'armée française, puis ils gagnent le Timetrine et de là s'évanouissent avec les otages pendant six mois dans le désert.
Serge Lazarevic et Philippe Verdon sont quant à eux aux mains de la katiba « Al-Ansar ». Très rapidement après leur enlèvements, les deux hommes font l'objet de toutes sortes de rumeurs rapportées par une partie de la presse française, Lazarevic est notamment un temps confondu avec un mercenaire serbe homonyme. Des journaux évoquent la possibilité qu'il puisse s'agir d'agents du gouvernement français, de « barbouzes » ou de « mercenaires ». Les ravisseurs, qui surveillent les commentaires de la presse internationale, sont alors persuadés de détenir des espions et les deux hommes sont torturés à plusieurs reprises. Le 20 mars, AQMI déclare dans un communiqué adressé à l'Agence Nouakchott d'information, que l'otage Philippe Verdon, qualifié d'« espion », a été décapité le 10 mars « en réponse à l'intervention de la France dans le nord du Mali ». Son corps est retrouvé le 7 juillet. Le lieu de sa découverte n'est cependant pas indiqué. Bientôt, un sous-officier du MNLA affirme que c'est lui qui a retrouvé la dépouille de l'otage français dans la vallée de Tahort, près de l'Adrar de Tigharghâr, lors d'une patrouille effectuée avec 14 de ses hommes et deux pick-up à la demande des forces spéciales françaises. Le corps est rapatrié à Paris le 17 juillet. Le lendemain après autopsie, le parquet de Paris affirme que l'otage français a été assassiné d'une balle dans la tête. Philippe Verdon était malade, il souffrait d'un ulcère et de tachycardie et il est probable qu'AQMI ait décidé de le sacrifier en raison de ses problèmes de santé. En août 2013, le journaliste Serge Daniel rencontre dans la région de Gao les chefs djihadistes Abdel Hakim et Alioune Touré qui lui confirment que les problèmes de santé de Philippe Verdon s'étaient aggravés et qu'il a été exécuté par balles sur l'ordre d'un émir.
Le 3 mars 2013, l'armée tchadienne annonce que le passeport de Michel Germaneau a été trouvé après les combats dans la vallée de l'Ametettaï. Ce dernier, un humanitaire et ancien ingénieur français, avait été enlevé par la katiba d'Abou Zeïd le 19 avril 2010 à In Abangharet dans le nord du Niger. Le 25 juillet 2010, AQMI avait annoncé avoir exécuté l'otage français en représailles au raid de l'Akla mené par l'armée mauritanienne et l'armée française. Âgé, malade et privé de traitement médical, Michel Germaneau pourrait en réalité avoir succombé à une insuffisance cardiaque. Cependant, selon Béchir Bessnoun, un combattant tunisien d'AQMI arrêté au Mali en 2011 lors d'une tentative d'attentat contre l'ambassade de France à Bamako, Michel Germaneau a été exécuté dans l'Adrar Tigharghar. Il aurait été tué de la main d'Abdelkrim al-Targui, d'une balle à la tête, sur un ordre donné par Abou Zeïd et Djamel Okacha. Bessnoun ajoute que la vidéo de son exécution était montrée aux nouvelles recrues d'AQMI mais qu'elle n'a jamais été diffusée sur internet. Le corps de Michel Germaneau n'a pas été retrouvé.
Les quatre otages d'Arlit sont libérés le 29 octobre 2013. Serge Lazarevic l'est à son tour le 9 décembre 2014. Sjaak Rijke est délivré par les forces spéciales françaises le 6 avril 2015, au cours d'une opération près de Tessalit, dans l'Adrar des Ifoghas. Johan Gustafsson et Stephen Malcolm MacGown sont toujours aux mains d'AQMI

 

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MessagePosté le: Jeu 24 Mar - 03:24 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

La quatrième bataille de Gao se déroule pendant l'intervention militaire au Mali.
Dix jours après la troisième bataille de Gao, la ville est à nouveau attaquée par des combattants du MUJAO. Les combats commencent dans la nuit du 20 février, vers 22 ou 23 heures, et se poursuivent toute la nuit, des échanges de tirs opposent les assaillants islamistes à des soldats maliens et nigériens appuyés par des hélicoptères français. Les combats ont lieu dans le quartier 4, au nord de la ville et dans le centre-ville près de la mairie.
Pendant la nuit, les jihadistes franchissent le fleuve Niger avec des pirogues et arrivent à proximité immédiate du centre-ville. Ils s'emparent alors de la mairie et du gouvernorat. Les affrontement ont lieu à proximité de la mairie et du palais de justice ainsi qu'aux entrées Nord et Sud de la ville.
Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao, déclare à l'AFP : « Nos troupes ont reçu l'ordre d'attaquer. Si l'ennemi est plus fort, nous allons reculer pour mieux revenir, jusqu'à la libération de Gao. » Il ne précise pas le nombre des assaillants, mais ceux-ci seraient au nombre d'une quarantaine selon les estimations de militaires maliens. Un trentaine selon les Français.
À 7 heures du matin, les islamistes se portent vers la place de l'Indépendance, le palais de justice est incendié, ainsi qu'une station d'essence, le feu se propage jusqu'au marché central où plusieurs stands sont détruits.
Les forces maliennes commandées par le colonel-major Dacko interviennent, elles sont constituées de forces de la gendarmerie et la Garde Nationale.

Les combattants du MUJAO se retranchent dans la mairie et des bâtiments proches, ils se positionnent sur les toits et aux fenêtres, plusieurs sont équipés de fusils de précision selon des soldats maliens. Dans la matinée, pendant trois heures, les forces maliennes encerclent et assiègent les positions islamistes, elles ouvrent le feu avec des mitrailleuses lourdes et des lance-roquettes antichars.
Vers midi, un véhicule blindé de l'armée malienne enfonce le mur d'enceinte de la mairie. Les Maliens sont alors renforcés par près de 200 soldats français du 92e régiment d'infanterie venus de l'aéroport international de Gao Korogoussou où les forces françaises sont basées. Les Français envoient la QRF du GTIA 2 composée d’une section de VAB, de trois compagnies VBCI et de deux hélicoptères Gazelle du groupement aéromobile. Cette troupe est commandée par le colonel Bert, chef du GTIA 2.
Les Français se positionnent près de la mairie, la compagnie VBCI ouvre le feu avec tous ses armements : canon 25mm, AT4, ALI, Eryx. Elle est soutenue par 2 Gazelles du groupement aéromobile, qui tirent un missile HOT.
Les soldats touareg du colonel Ag Gamou, arrivent également en renfort, ceux-ci ouvrent le feu avec des petites katiouchas avant de se déployer sur les berges du fleuve.
Des éléments de la Force d’intervention rapide malienne se positionnent sur une terrasse de l’Assemblée régionale de Gao, qui jouxte le palais de justice.
Pendant 8 heures au total, les Maliens et les Français assiègent la mairie où sont retranchés les jihadistes. Les Maliens déploient 6 pick-ups équipés de mitrailleuses lourdes.
Parallèlement aux combats livrés dans le centre-ville, le check point du nord de la ville, défendu par des soldats nigériens, est harcelé par des groupes jihadistes. Une compagnie sur VBCI du GTIA 2 intervient avec les hélicoptères Gazelle. Les islamistes sont repoussés, deux d'entre-eux sont tués.
Le calme revient en fin après-midi, les soldats français regagnent l'aéroport. Les islamistes ont été délogés de la mairie et du gouvernorat et la mairie a été bombardée par un hélicoptère français. La situation commence alors à redevenir calme dans la ville, néanmoins quelques tirs continuent de se faire entendre dans la matinée du 22. Des snipers se dispersent dans la ville, certains s'embusquent sur le toit du marché central. De plus des charges explosives ont été déposées par les assaillants et les rues ne sont sécurisées que progressivement. Quelques actions de harcèlement sont encore effectuées par les rebelles le 21 et le 22. Le 22 février, 3 roquettes BM21 sont tirées par les jihadistes depuis la périphérie de Gao, les Maliens et les Français reconnaissent et nettoient la zone périphérique, ainsi que le centre ville

À la mi-journée du 21 février, le bilan provisoire était de trois islamistes tués. En fin d'après-midi, il passe à huit rebelles tués, ainsi que plusieurs civils blessés. Un pick-up de l'armée malienne est également touché par un engin explosif.
Le 22 février, selon les déclarations de l'état-major français, deux soldats français sont légèrement blessés lorsqu'un élément du génie intervient pour neutraliser des charges explosives. L'état-major estime également 15 à 20 islamistes ont été tués lors des combats et que quatre soldats maliens sont blessés. Selon des sources militaires maliennes, cinq soldats maliens sont blessés et deux jihadistes faits prisonniers.
Selon une source militaire malienne, environ 40 islamistes seraient morts dans les combats. D'autres, blessés, ont été capturés et conduits au camp 1, à la sortie est de Gao.
Malgré l'encerclement, certains islamistes sont parvenus à s'enfuir vers le fleuve4. Cependant selon l'état-major de l’armée française, une dizaine d'islamistes ont été « neutralisés » alors qu'ils essayaient de franchir le fleuve Niger pour s'enfuir.
Selon des responsables locaux, le bilan des combats est de 16 morts chez les jihadistes et de six blessés du côté des soldats. D'après la radio malienne, trois assaillants ont été tués le mercredi 20 février à 23 heures, alors qu'ils traversaient le check-point gardé par des soldats nigériens, lesquels ont ouvert le feu. Les autres se sont retranchés dans le Palais de justice, la mairie, le marché et quelques habitations où ont eu lieu le reste des pertes. Au moins un civil est également blessé selon des sources hospitalières

 

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MessagePosté le: Ven 25 Mar - 03:21 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

La bataille d'In Khalil se déroule le 23 février 2013, pendant la guerre du Mali. La ville, tenue par le MNLA, est attaquée par MAA. L'offensive est cependant repoussée, en partie par l'intervention de l'aviation française qui bombarde les assaillants.
L'affrontement s'engage le lendemain de l'attentat d'In Khalil, revendiqué par le MUJAO et où trois combattants touaregs et deux kamikazes avaient trouvés la mort. Les positions du MNLA sont alors attaquées par un groupe armé à In Khalil. Selon Mohamed Ibrahim Ag Assaleh, responsable du MNLA, il s'agit d'islamistes commandés par Omar Ould Hamaha. Mais dans son premier communiqué officiel, publié par Mossa Ag Attaher, le MNLA affirme avoir pris l'initiative de l'offensive contre le MUJAO.
Cependant l'attaque est revendiquée par le Mouvement arabe de l'Azawad selon un de ses représentants, Boubacar Ould Taleb, présent à In Khalil.
Le lendemain du combat, le MNLA affirme avoir combattu une alliance du MUJAO, du MAA, et d'Ansar Al-Charia, une dissidence du MUJAO9. Selon le porte-parole Ibrahim ag Mohamed Assaleh : « Le Mouvement arabe de l’Azawad a existé un moment puis a disparu. Sur la liste des officiers qui dirigent l’attaque, le premier est Oumar Ould Hamahra, le numéro deux du Mujao, le second Hussein Ghoulam, est chef d’état-major. À la dernière minute, l’armée française est intervenue. »

Le MAA affirme avoir attaqué la ville d'In Khalil en représailles à des exactions commises par le MNLA contre des civils arabes. Il accuse les combattants touaregs d'avoir saisi tous les véhicules appartenant des Arabes, d'avoir vidé les commerces et violé des femmes. Le MAA affirme avoir tenté de négocier avec le MNLA mais sans succès, il se dit également prêt à « collaborer avec la France contre le terrorisme, le narco-trafic ainsi que le crime organisé. » Dans son côté, le MNLA réaffirme être un mouvement non-ethnique et qualifie les accusations du MAA de « mensonges », il accuse à son tour le MAA d'avoir collaboré avec le MUJAO.
Selon la presse malienne, les exactions évoquées par le MAA ont eu lieu à In Khalil, au cours d'une manifestation du MNLA visant à réclamer l'autonomie. Des commerçants arabes ayant refusé de se joindre à la marche auraient alors été agressés par les rebelles, et leurs boutiques pillées. Des combattants du MNLA se seraient ensuite portés à un campement où trois femmes auraient été victimes de viols collectifs.
La situation se serait ensuite tendue au sein des hommes du MNLA, lorsque le secrétaire-général du mouvement, Bilal Ag Acherif, aurait donné l'ordre aux pillards de restituer les biens volés. Ces dissensions seraient aggravées par la division des tribus touarègues, entre d'un côté les Chamanamas et les Ifoghas, la tribu de Bilal Ag Acherif, et de l'autre les Idnanes maîtres des environs de Tessalit et In Khalil.
En mars 2013, une commission de notables arabes publie un communiqué dans lequel elle déclare que : « Des Idnanes agissant au nom du Mouvement National de libération de l’Azawad (MNLA) se sont rendus responsables à El khalil d’extorsions de fonds, braquages, tortures, assassinats, viols, enlèvements et livraison d’Arabes aux forces françaises sous des prétextes fallacieux [...]. 100 voitures 4×4, 70 camions, des stocks de marchandises, de vivres, de carburants, et des troupeaux de camélidés et de ruminants ont disparu, occasionnant des pertes estimées par la commission d’enquête à 197 milliards 622 millions de centimes algériens. »
À In Khalil, le 23 février, les assaillants passent à l'action à 4 heures du matin. Ils disposent de plusieurs dizaines de véhicules, peut-être une trentaine et attaquent par le côté nord-est et le côté nord-ouest de ville selon le MNLA6. Dans l'après-midi, le MAA affirme avoir pris le contrôle du village. Mais le MNLA revendique également la victoire, son porte-parole affirme que « Nos forces ont repoussé les jihadistes à 10 km plus loin au nord-ouest d’In-Khalil. » Les combats baissent en intensité et cessent en fin d'après-midi.
Mais l'aviation française intervient dans l'après-midi et selon RFI elle effectue un unique tir sur une colonne de véhicules. Selon des sources sécuritaires régionales maliennes, la frappe française ne détruit qu'un pick-up vide au nord de In-Khalil. Le lendemain du combat le MAA dénonce l'intervention de l'aviation française et confirme la destruction d'un de ses véhicules à 9 kilomètres de la frontière algérienne. Cependant un mois après l'affrontement, Salem Béghi, un officier du MAA, déclare que la France a effectué plusieurs bombardements qui ont détruit sept véhicules et tué cinq hommes à In Khalil.
À la fin de la journée les deux camps revendiquent la victoire et affirment tenir In Khalil. Un convoi de véhicules non identifié se replie vers l'Algérie. Finalement, le 4 mars, le MAA reconnaît ne pas contrôler In Khalil. Selon ses déclarations, les forces françaises avaient repris la ville après les frappes aériennes. Les rebelles arabes dénoncent alors une alliance entre les Français et les touaregs du MNLA.
Interviewé un mois après le combat, l'officier du MAA Salem Béghi déclare : « Nous avons réussi, après de violents combats, à chasser le MNLA de cette localité. Mais, le Mouvement national de libération de l'Azawad a induit en erreur l'armée française engagée dans l'offensive militaire au nord du Mali, en lui faisant croire que nous sommes un groupe terroriste. C'est ainsi que nous avons été bombardés par l'armée française et contraints, donc, de quitter les lieux. Avant l'intervention de l'armée française en faveur du MNLA, il y a eu des dizaines de morts entre nous et le Mouvement national de libération de l'Azawad, dans les combats pour l'occupation d'El Khalil. »

Le lendemain, In-Farah, la base principale du MAA, située à 8 kilomètres d'In Khalil, est bombardée par l'aviation française. Boubacar Ould Taleb dénonce cette intervention : « Pourquoi les Français nous bombardent ? Pourquoi prennent-ils parti pour le MNLA ? » Il affirme que 4 combattants sont blessés et que cinq véhicules ont été détruits
Dans l'après-midi du 23 février, Mohamed Ibrahim Ag Assaleh, du MNLA, déclare à l'AFP ; « Au lieu où ils étaient stationnés, nos forces ont trouvé trois corps de jihadistes et un véhicule incendié. (...) De notre côté, Dieu merci, il n’y a pas eu de victimes. » Outre les tués, il affirme également que les touaregs ont fait 9 prisonniers, dont 6 se réclament du MUJAO et 3 d'Ansar Al-Charia.
Dans son communiqué officiel, publié le 24 février par Mossa Ag Attaher, le MNLA déclare que les pertes de ses adversaires sont de 5 morts et 9 prisonniers, tous du MUJAO.
À la suite du refus de l'Algérie de les accueillir, deux blessés, après avoir reçu des soins primaires à Néma en Mauritanie, sont envoyés le 2 mars au centre hospitalier de Nouakchott.
Selon l'officier du MAA Salem Béghi, « le mouvement arabe de l'Azawad a perdu cinq de ses éléments dans ces bombardements, et un autre blessé. Nous avons également perdu 7 véhicules. »
Le 11 mars, dans un communiqué du MNLA, le porte-parole Mossa Ag Attaher affirme que pendant les combats du 23 février à In Khalil, les hommes du MNLA ont saisi un véhicule du MUJAO ou d'Ansar Al-Charia contenant trois cantines pleines de manuscrits provenant de l'Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou. Le MNLA fait savoir qu'il est prêt à restituer les manuscrits à l'institut. Cependant selon les déclarations d'un responsable de la communauté arabe d'In Khalil, ces manuscrits avaient été rapportés de Tombouctou par des familles arabes afin de les soustraire aux jihadistes, ces familles avaient ensuite pris la fuite pendant les combats d'In Khalil entre le MNLA et le MAA. 4 203 manuscrits ont disparu lors de l'occupation de Tombouctou par les jihadistes, certains ont été détruits mais plusieurs centaines d'autres ont été dérobés pour être revendus au marché noir

 

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MessagePosté le: Sam 26 Mar - 05:32 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Le combat du Timétrine se déroule lors de l'opération Avrid pendant la guerre du Mali.
Le 22 février 2013, la DGSE intercepte et analyse des appels téléphoniques djihadistes qui lui font déduire qu'un des otages français serait parvenu à échapper à ses gardiens dans le Timétrine, une région désertique et montagneuse, située à l'ouest de la vallée du Tilemsi qui la sépare de l'Adrar des Ifoghas.
La nuit du 22 au 23 février, les forces spéciales françaises lancent l'opération Avrid depuis Tessalit avec des commandos marine, l'ESNO et un groupe du Commando parachutiste de l'air n° 10 (CPA-10), mais la première nuit les recherches sont infructueuses.
La nuit suivante, un hélicoptère Tigre repère par hasard un groupe d'une dizaine de djihadistes avec deux pick-up. L'appareil ouvre le feu mais sa mitrailleuse s'enraye et il doit se replier. Vers 5 heures du matin, les islamistes lèvent le camp, ils continent cependant d'être surveillés par un drone MQ-1 Predator des forces spéciales américaines, mais la retransmission vidéo est temporairement interrompue à cause d'une panne de courant à Niamey
Finalement, un des véhicules est à nouveau localisé à l'arrêt plus tard dans la nuit. Alors que l'aube se lève, les Français engagent deux hélicoptères Puma qui déposent une trentaine de soldats du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine à deux kilomètres et demi des islamistes. Les Français progressent alors vers le campement appuyés par un hélicoptère Tigre, un avion Atlantique-2 et un drone Harfang.
Mais dissimulés sous des couvertures, les djihadistes repèrent les Français et ouvrent le feu sur eux à courte portée, sans leur infliger toutefois la moindre perte à cause de l'obscurité. La fusillade s'engage mais les parachutistes, équipés de jumelles de vision nocturne, ont l'avantage. Par la suite, à deux kilomètres et demi plus au nord, un deuxième groupe de djihadistes engage à son tour le combat. Au total, une quinzaine d'islamistes prennent part à l'affrontement. De son côté, le Tigre ouvre le feu et inflige plusieurs pertes aux djihadistes. Il est manqué de peu par une roquette d'un RPG-7 tiré par les combattants du deuxième groupe, mais dont les membres sont à leur tour abattus par la riposte du Tigre.
Les parachutistes progressent ensuite vers un monticule de rochers qui domine la zone et s'emparent de trois véhicules abandonnés par les djihadistes. Ces derniers se postent au pied du piton rocheux et ouvrent le feu sur les Français alors que ces derniers arrivent à un kilomètre d'eux. Un duel de tireurs d'élite s'engage et se poursuit pendant plusieurs heures.
Finalement, les parachutistes reçoivent en renfort des hommes de l'ESNO et du CPA-10, puis lancent l'assaut sur le monticule. Les derniers djihadistes tentent alors de se jeter sur les soldats dans une ultime attaque kamikaze, mais ils sont à chaque fois abattus avant de pouvoir actionner leurs ceintures explosives.
Au terme du combat, tous les djihadistes ont été tués et les soldats français fouillent ensuite les véhicules et les cadavres qui sont enterrés sur place. Un chef djihadiste sera par la suite reconnu parmi les morts et identifié par des test ADN effectués après une exhumation du corps les 1er et 2 mars. Il s'agit de Mohamed Lemine Ould El-Hassen, dit Abdallah al-Chinguetti, chef de la katiba al-Fourghan, une des quatre katiba d'AQMI.
Le 16 juin 2013, AQMI confirme officiellement la mort Mohamed Lemine Ould El-Hassen en même temps que celle d'Abou Zeid. Le communiqué ne précise pas la date, ni le lieu de sa mort, indiquant juste qu'il a été tué lors « des derniers engagements avec les forces ennemies au nord du Mali »

La bataille d'Imenas se déroule pendant la guerre du Mali. À la suite des batailles de Gao, les troupes franco-maliennes lancent l'opération Doro.
La ville de Gao est prise par les troupes françaises et maliennes le 27 janvier 2013. Cependant contrairement à Ansar Dine et AQMI qui se replient dans l'Adrar des Ifoghas, le MUJAO reste actif dans la région de Gao. À deux reprises, le 10 février, puis le 20 février, des commandos djihadistes parviennent à s'infiltrer au cœur de la ville. Ces attaques sont à chaque fois détruites, mais les officiers français, maliens et africains décident de reprendre l'initiative.
Une enquête est ouverte pour connaître les positions et le nombre des djihadistes. Des prisonniers sont interrogés par la gendarmerie malienne, des documents sont retrouvés à Gao, des communications téléphoniques interceptées, des informations sont également livrées par la population tandis que le 2e régiment de hussards, intégré à la brigade de renseignement, surveille la route de Gao à Ansongo. Finalement l'état-major de l'opération Serval estime qu'une centaine de combattants divisés en plusieurs petits groupes sont implantés à l'est de Gao, entre Djebok et al-Moustarat
L'opération Doro est lancée le 27 février 2013, avec pour objectif de détruire les groupes islamistes des environs de Gao. Les Français engagent le GTIA , basé à Gao et commandé par le colonel Bruno Bert, chef du 92e régiment d'infanterie3. Transportés par des blindés VBCI et appuyées par le GAM (groupement aéromobile), constitué d'hélicoptères Gazelle. Les forces françaises sont composées principalement de soldats de la 4e compagnie du 92e régiment d'infanterie (92e RI), surnommés les « Gaulois », d'une section du 31e régiment du génie (31e RG) et de quelques soldats du Commando parachutiste de l'air n° 20 (CPA-20).
L'armée malienne prend également part aux combats, 200 soldats sont engagés au début de l'opération. Il s'agit de Touareg Imghad de la troupe du colonel-major El Hadj Ag Gamou.
Les forces djihadistes sont principalement issues du MUJAO. Les Signataires par le sang prennent peut-être également part aux affrontements. En février 2013, un membre d'AQMI, dont les déclarations publiées sur des sites islamistes sont relevées par l'agence de presse mauritanienne Sahara Media, affirme que le chef des Signataires par le sang, Mokhtar Belmokhtar, combat dans la région de Gao.
Après la bataille, le colonel Bert estima les combattants islamistes au nombre d'une centaine au moins. Peut-être 200, d'après un responsable des renseignements

Le premier objectif de l'opération Doro est Imenas, un village d'une cinquantaine d'habitations situé à une quinzaine de kilomètres à l'est de Djebok. La colonne franco-malienne quitte l'aéroport de Gao la nuit du 27 au 28 février 2013, elle prévoit d'aborder Imenas par le nord, mais elle est rapidement repérée par des éclaireurs islamistes, surnommés les « sonnettes », qui à bord de pick-up ou de motos surveillent les mouvements de la colonne.
En chemin, les Français et les Maliens effectuent des fouilles dans la région, mais ralenti par une forte consommation en essence et par des cartes obsolètes, le colonel Bert décide finalement d'aborder Imenas par le sud. La veille de l'attaque, les Français et les Maliens passent la nuit au milieu du désert tous feux éteints
Le 1er mars 2013, vers 4 heures du matin, 200 soldats français soutenus par 16 blindés et 200 soldats maliens abordent Imenas par le sud. Cachés par un épais brouillard, ils ne sont pas immédiatement repérés par les djihadistes. Le combat s'engage une demi-heure plus tard lorsque qu'un VBCI repère et tire sur un petit groupe de trois combattants.
Surpris, les djihadistes se jettent sur leurs pick-up et abandonnent le village après une brève résistance.
Vers 6 heures, Imenas est encerclé. Trois sections de VBCI sont déployées, l'un d'entre-elles est soutenue au sud-est par des équipes de servants de mortiers et des tireurs d'élite. Les soldats français et maliens prennent alors le contrôle du village et le génie effectue des fouilles sous les yeux de population qui reste calme. Cependant les Français interceptent un appel téléphonique, ils savent que l'alerte est donnée du coté des djihadistes.
Les soldats ne trouvent rien dans village, hormis un pick-up camouflé. Pendant ce temps, les hélicoptères Gazelle et Puma arrivent depuis Gao.
Après des recherches infructueuses, les Maliens décident de gagner la forêt qui s'étend du nord-est au sud-est d'Imenas. Vers 10 heures 30, les soldats touareg montent sur leurs pick-up et se portent en direction de la forêt, suivis par quelques soldats français ; une section de sapeurs et des soldats du CPA-20. Cependant à peine arrivé aux sous-bois, les Maliens se retrouvent pris sous le feu des djihadistes embusqués à une vingtaine mètres. Ceux-ci, au nombre de plusieurs dizaines attaquent avec des AK-47 et des lance-roquettes RPG-71.
Les Français sont surpris par l'attaque, d'autant plus qu'un DRAC avaient survolé la forêt pendant trois quarts d'heures sans rien trouver. Le poste de commandement du colonel Bert se retrouve même sous le feu des islamistes et doit se replier, couvert par les tireurs d'élite qui abattent trois djihadistes.

Les Français décident alors d'abandonner leur position, afin de contourner et prendre de flanc les djihadistes engagés dans la fusillade contre les Maliens. Seul neuf tireurs d'élite sont laissés sur place. Une cinquantaine de djihadistes s'élancent alors vers eux et se mettent à ramper discrètement sur la contrepente. Mais arrivés à une quarantaine de mètres de ces derniers ils sont finalement repérés par les Français. Les neufs tireurs d'élite abandonnent leurs fusils pour ouvrir le feu avec leurs pistolets automatiques, sept djihadistes sont tués dans cette fusillade. Des VBL arrivent ensuite en renfort et surtout, vers 11 h 40, quatre blindés VBCI gagnent l'autre côté de la crête. Ils gravissent la pente à toute vitesse et ouvrent ensuite le feu une fois arrivés au sommet tandis que 40 soldats sortent des blindés.
Les djihadistes subissent de lourdes pertes, mais bien que repoussés ils ne renoncent pas et reprennent leurs assauts qui les amènent parfois à moins de dix mètres des soldats français.
Le général Barrera déclara : « En Afghanistan, on nous tirait de loin comme des lapins. Là, ils venaient sur nous. Le 92e RI a eu une opération au contact à 800 m au début et ça s'est fini à 10 m au pistolet. Ils se sacrifiaient . »
Les affrontements se poursuivent encore pendant toute la journée. Les Français et les Maliens de l'appui des hélicoptères et d'un Mirage 2000D qui effectue des frappes sur les combattants salafistes. Trois hommes du 92e RI détruisent également un blindé BRDM-2 ou BTR-60 avec un lance-roquettes AT46.
Enfin, les Gazelle ouvrent le feu sur les pick-up djihadistes avec leurs canons et leurs missiles HOT, de même qu'un Puma équipé d'un canon de 20 mm. Guidés par les CPA-20, un Mirage 2000D détruit un autre véhicule. Vers 15 h 30, les djihadistes se regroupent mais ils sont visés par des tirs de mortiers.
Le combat s'achève vers 17 heures, même si quelques escarmouches éclatent encore jusqu'à la tombée de la nuit. Le lendemain à l'aube, les Français et les Maliens prennent le bois abandonné par les djihadistes.
À la tombée de la nuit, les militaires français et maliens quittent Imenas et regagnent Gao en étant au passage ravitaillés en essence à Djebok. Dès leur arrivée à Gao, les soldats de 4e compagnie du 92e RI sont relevés par la 1re compagnie qui engage l'opération Doro II et se porte à son tour sur Imenas. Ils arrivent sur l'ancien champs de bataille la nuit du 2 au 3 mars. Les Français et les Maliens fouillent prudemment la zone mais ne découvrent aucun IED, des cadavres et des tombes de djihadistes sont en revanche découverts ainsi qu'une zone de vie aménagée dans la forêt, des vivres et 10 000 cartouches de munitions qui sont remises aux Maliens.
Deux IED sont également détruits les 1er et 2 mars
Selon le bilan donné le 3 mars par le capitaine Diarra, porte-parole de l’armée malienne à Gao, les forces franco-maliennes n'ont aucune perte, celles des jihadistes, sont de 52 tués. Contacté par des journalistes, un soldat malien affirme également que l'armée malienne n'a eu aucune perte : « J'ai participé aux combats à In-Manas vendredi. Nous avons détruit une base du Mujao. Ils ont eu beaucoup de morts dans leurs rangs. Nous sommes revenus à Gao, sans perte dans nos rangs. » Selon un officier malien : « La surprise était générale. Les échanges de tirs ont démarré immédiatement. Cinquante-deux éléments du Mujao ont été éliminés, un blessé léger dans nos rangs. »
Du côté du MUJAO, aucun bilan n'est communiqué, Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, porte-parole du mouvement islamiste, déclare : « Nous avons livré un combat sans merci aux troupes maliennes avec leurs complices français à 60 km à l'est de Gao vendredi. Pour le bilan, nous allons voir après. »
L'armée française estime à environ 40, le nombre d'islamistes « neutralisés » lors du combat du 1er mars, elle affirme également qu'un blindé BTR-60 et trois pick-up ont été détruits.
Les Français ne comptent qu'un blessé léger, victime d'un trauma sonore.
Selon Tanguy Berthemet, envoyé spécial du Figaro, 51 corps sont retrouvés dans les bois, les djihadistes ayant emmenés leurs blessés

 

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MessagePosté le: Dim 27 Mar - 04:35 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Le combat de Tin Keraten se déroule pendant la guerre du Mali. Alors que les forces franco-maliennes mènent l'opération Doro II dans un oued, elles sont attaquées par un groupe de combattants du MUJAO.
Après la bataille d'Imenas, les forces françaises et maliennes poursuivent l'opération Doro II. Le 5 mars, la colonne atteint In Araoue où les soldats découvrent deux tonnes de munitions, dont des dizaines de roquettes. Ne pouvant être emportées, elles sont aussitôt détruite par le génie.
Le prochain objectif des militaires français est l'oued de Tin Keraten, située au nord-est d'Imenas, à 100 kilomètres à l'est de Gao. Espérant surprendre les djihadistes, le commandant français à la tête de la 1re compagnie du 92e RI décide de contourner l'oued puis de faire demi-tour et d'avancer directement dessus
Le matin du 6 mars 2013, les forces maliennes et françaises approchent de l'oued de Tin Keraten. Cependant ils sont repérés par une vingtaine de combattants du MUJAO qui se postent en embuscade dans l'oued. Bien qu'étant à leur tour repérés peu avant l'attaque par les avions Mirage 2000D, les djihadistes engagent le combat avec les militaires maliens à 6 h 43. .
Les belligérants s'opposent dans une fusillade, séparés par une centaine de mètres. Mais plusieurs soldats sont blessés par balles et les Touareg de l'armée malienne reçoivent bientôt l'ordre de battre en retraite pour être remplacés par les blindés VBCI qui attaquent les djihadistes sur deux côtés. Un soldat français s'effondre également, touché à la tête alors qu'il rechargeait sa mitrailleuse ANF1 montée sur un VBL.
Les Français engagent des hélicoptères Tigre et Gazelle, ainsi que des avions de chasse Mirage 2000D. Finalement, les hommes du CPA-20 localisent précisément la vingtaine de combattants salafistes embusqués et à 6 h 52 un avion Mirage 2000D largue deux bombes GBU. Seuls quatre dhihadistes survivent à ce bombardement, ils prennent alors la fuite et parviennent à s'échapper.
Le combat n'a duré qu'une dizaine de minutes, les Maliens et les Français fouillent ensuite la lisière de l'oued et récupèrent plusieurs armes, dont un fusil Dragunov.
Les Français et les Maliens quittent ensuite Tin Keraten, cependnant sur le chemin du retour, à 23 heures, le pick-up sanitaire des Maliens saute sur un IED, faisant un blessé
Quatre soldats maliens sont blessés lors du combat, dont un mortellement. Du côté des Français, un soldat, le brigadier-chef Wilfried Pingaud, du 68e régiment d'artillerie d'Afrique, est mortellement touché. Transporté avec les blessés maliens par les hélicoptères belges Agusta A.109 vers l’antenne chirurgicale avancée de Gao, il meurt cependant des suites de ses blessures quelques heures après.
Du côté du MUJAO, l'état-major français estime qu'une dizaine de ses combattants ont été « neutralisés ». Selon Jean-Christophe Notin, seuls quatre djihadistes, sur une vingtaine de combattants, survivent à l'affrontement

La bataille d'In Zekouan et Teurteli se déroule lors de l'opération Doro III pendant la guerre du Mali.
Le 12 mars 2014, l'armée française lance l'opération Doro III pour fouiller la région de Goram, à 30 kilomètres au nord-est de Djebok. Les Français engagent deux sous-Groupement Tactique Interarme (SGTIA) ; la 1re et la 4e compagnie du 92e régiment d'infanterie (92e RI) avec leurs blindés VBCI, une compagnie du 31e régiment du génie, et deux caesar du 68e régiment d'artillerie d'Afrique (68e RAA). Au total le GTIA  du colonel Bert engage 460 hommes avec une quarantaine de véhicules dont des camions bennes, des bulldozers et des citernes.
L'effectifs des forces djihadistes est inconnu, ceux-ci combattent divisés en petits groupes. Selon des officiers français, ces groupes cherchaient à ralentir les troupes franco-maliennes afin de permettre l'évacuation du gros de leurs forces
Les troupes françaises et maliennes quittent Gao le 12 mars et se portent sur In Zekouan. La soldats arrivent les lieux dans la soirée et se déploient pour fouiller l'oued. La nuit est tombée lorsque deux pick-up surgissent avec plusieurs combattants islamistes et attaquent le convoi en ouvrant le feu avec des mitrailleuses et des RPG-7 contre les citernes. Deux blindés VBCI répliquent alors avec leurs canons et l'un d'eux touche un pick-up. Ce dernier s'enflamme mais poursuit sa route droit devant, forçant un troisième VBCI à venir le percuter afin de l'empêcher d'atteindre le convoi. Les blindés s'attaquent ensuite au deuxième pick-up resté plus en arrière sur les hauteurs. Les djihadistes abandonnent et parviennent à s'enfuir. En revanche, un combattants à moto équipé d'un RPG-7 est abattu par les tirs d'un VBCI.
Après ce premier combat, la colonne se forme ensuite en cercle afin de passer la nuit. Mais vers 4 heures du matin, deux autres pick-up sont repérés à deux kilomètres. Deux VBCI ouvrent le feu, un des véhicules explose mais le second parvient à s'enfuir.
Le lendemain, les Français commencent la fouille du village et de l'oued d'In Zekouan et découvrent un IED fabriqué avec une bombe d'avion. Peu après une dizaine de djihadistes embusqués dans des trous attaquent un groupe de soldats du 92e RI. Sans subir de pertes ces derniers répliquent avec les canons des VBCI et des tireurs de précision. Des soldats français de la 1re compagnie et des Touareg de l'armée malienne tentent alors de pénétrer dans les bois, mais ils peinent à localiser et à évaluer le nombre de leurs adversaires. Les Maliens reculent face aux djihadises retranchés tandis que les Français sont surpris et attaqués par des combattants embusqués à 10 mètres d'eux. Les VBCI sont quant à eux obligés de rester à la lisière de la végétation où ils sont la cible de tirs de RPG-7, certains missiles atteignent les blindés mais ils ricochent sans faire de dégâts. Les fantassins finissent par battre en retraite sans subir de pertes et les canons des Caesar interviennent pour pilonner les positions des djihadistes. Le combat cesse avec la tombée de la nuit et le lendemain, les soldats français et maliens s'emparent de l'oued mais ils se retrouvent aucun corps de djihadistes.
Le 14 mars, au nord d'Imenas, un appareil de la DGSE repère un pick-up dont les passagers sont en train de placer un IED sur la route que doit emprunter la colonne franco-malienne pour le retour. Des avions de chasse et trois hélicoptères sont envoyés sur les lieux. Ces derniers repèrent six pick-up postés en embuscade près de Torteuli, certains remplis d'explosifs. Les hélicoptères ouvrent alors le feu avec leurs canons de 20 et 30 mm et un missile HOT. En une heure et quart, les six véhicules sont tous détruits.
Le lendemain, les troupes au sol gagnent Torteuli afin d'évaluer les dégâts. Les soldats explorent les bois malgré un incendie allumé par les djihadistes mais ils sont subitement attaqués par quelques combattants cachés dans un trou. Après un bref échange de tirs, les islamistes prennent la fuite en profitant de la végétation.
Le 16 mars, la 4e compagnie effectue une nouvelle fouille dans l'oued et les grottes d'In Zekouan, mais sans rien trouver
Finalement, l'état-major français estime à une quinzaine le nombre des islamistes « neutralisés ». Pour Jean-Christophe Notin cependant, l'attaque des hélicoptères à Torteuli fait à elle seule une vingtaine de morts d'après une estimation faite en analysant les vidéos. Selon le colonel Gout, chef du Groupe aérien mixte (GAM), huit djihadistes ont été tués par les hélicoptères, bien qu'il concède la difficulté de dresser un bilan exact.
Selon l'armée française, huit pick-up sont également détruits, ainsi qu'une moto. Plusieurs mines et IED ont été détruites. Lors des fouilles dans les villages d’In Zekouan, de Teurteli et de Temuy des armes et des munitions sont saisies dont deux affûts de 14,5mm et des PKM.
Dans la nuit du 17 au 18 mars, plusieurs détonations sont entendues au nord de Gao. Par la suite 4 tubes de lancement de roquettes 122mm sont détruits par une mission de reconnaissance française

 

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MessagePosté le: Lun 28 Mar - 02:07 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Le combat de Tombouctou se déroule lors de la guerre du Mali. Le 20 mars 2013, un groupe de combattants islamistes attaque l'aéroport.
La ville de Tombouctou est tenue par l'armée malienne tandis que l'armée française défend l'aéroport de Tombouctou. Les troupes françaises sont constituées de 150 soldats du 1er régiment d'infanterie de marine (1er RIMa), ainsi que d'hommes de la batterie de renseignement du 68e régiment d'artillerie d'Afrique (68e RAA).
De leur côté, les djihadistes engagent une cinquantaine de combattants dans l'attaque selon le Ministère français de la Défense. Pour Jean-Christophe Notin, les militaires français estiment à une centaine le nombre des assaillants. L'attaque est lancée depuis Bamba, à l'ouest de Bourem
L'attaque des djihadistes commence le soir du 20 mars 2013, à 22 h 19. Un kamikaze se porte avec une voiture piégée, feux éteints, sur une route au sud de l'aéroport de Tombouctou. Camouflé aux couleurs de l'armée malienne, le véhicule arrive à proximité d'un check point tenu par des soldats maliens. Le kamikaze provoque l'explosion qui blesse trois soldats dont un mortellement.
Peu après, une trentaine de djihadistes franchissent le canal Mouamar Kadhafi et attaquent l'aéroport à l'est. Le combat s'engage à 22 h 45, mais les Français ont édifié des retranchements et les véhicules sont dissimulés dans des trous creusés à la pelleteuse. La fusillade dure plusieurs heures.
Pendant ce temps, les troupes maliennes sortent de Tombouctou pour venir en aide aux Français, mais ils se heurtent à un autre groupe de djihadistes postés en couverture. Trois occupants d'un véhicule malien sont également blessés par erreur par d'autres militaires. Les Français demandent alors aux Maliens de se replier afin d'éviter d'autres tirs fratricides.
À 1 heure du matin, deux avions Mirage 2000D interviennent pour appuyer les troupes au sol. Les djihadistes battent alors en retraite et refranchissent le canal, en emmenant avec eux leurs morts et leurs blessés.
Les djihadistes repartent à l'assaut à 3 heures du matin mais ils sont une nouvelle fois contenus. Les combats baissent d'intensité après quatre heures du matin et prennent fin trois heures plus tard dans la zone de l'aéroport. À l'aube, quelques kamikazes s'élancent en direction des soldats français, et tentent d'actionner leurs ceintures d'explosifs, mais sans succès. Les reste des combattants abandonne le combat et bat en retraite
Le lendemain du combat, l'attaque est revendiquée par le MUJAO, par la voix de son porte-parole officiel Adnan Abou Al-Walid Sahraoui. Cependant selon les Français, l'attaque a été commise en réalité par des hommes d'AQMI.
D'après l'armée française, au moins quatre soldats maliens sont blessés lors du combat et un autre est tué par l'attaque-suicide. Selon le capitaine malien Modibo Nama Traoré, de la DIRPA, les blessés sont au nombre de huit. Trois d'entre-eux ont été touchés par l'explosion du kamikaze, dont un mortellement et trois autres ont été atteints par des tirs fratricides.
Selon l'état-major des armées, une dizaine d'assaillants ont été tués lors du combat. Des témoins maliens font mention d'au moins 5 morts, dont deux portaient des ceintures d'explosifs. Plus précisément, seuls cinq corps sont retrouvés par les soldats français, mais ces derniers estiment avoir tué six djihadistes de plus.
Les Français ne déplorent ni mort ni blessés, plusieurs véhicules sont en revanche endommagés


La cinquième bataille de Gao a lieu pendant la guerre du Mali. Le 24 mars 2013, un petit groupe de djihadistes tente de s'infiltrer dans la ville.
Le 23 mars, les forces maliennes et françaises effectuent une opération de fouille sur l’île de Bera, celle-ci est prise sans résistance et neuf de personnes sont arrêtées par les soldats maliens et français, dont le fils d'un chef du MUJAO.
Quelques heures plus tard, peu après minuit, dans la nuit du 23 au 24 mars, un groupe de combattants islamistes effectue une incursion sur la ville de Gao. L'attaque est revendiquée par le MUJAO par la voix d'Oumar Wahab : « Samedi à minuit, neuf moudjahidines sont arrivés à Gao. Ils ont attaqué un camp de l'armée malienne. Les moudjahidines vont continuer jusqu'à la victoire finale. »
La ville de Gao est alors défendue par les armées maliennes, nigériennes, les Français basés à l'aéroport de Gao, ainsi que 160 soldats guinéens arrivés dans la ville trois jours plus tôt.
La fusillade se déroule au quatrième quartier, au Nord-Est de la ville. Selon un officier malien, l'armée effectue un ratissage après l'affrontement : « dans la nuit de samedi à dimanche, des individus ont effectué trois tirs de fusils AK-47 en direction d'un camp militaire malien à Gao. Nos hommes ont riposté énergiquement. Pour nous, c'est très minime. On ne peut même pas parler d'attaque. »
Un officier malien, joint au téléphone par l'agence de presse chinoise Xinhua déclare « Nous sommes sous le feu, les terroristes se sont infiltrés dans la ville et ont commencé à faire des tirs hier dans le quartier Chateau à la sortie Est de la ville à trois kilomètres du camp 2 et l'aéroport où sont basées les forces françaises. Ils sont très nombreux, nous sommes parvenus à les repousser mais ils se sont déportés vers le quartier 4, dans la partie sur la sortie allant vers Kidal. »
Un correspondant de l'agence Reuters déclare avoir aperçu dans la ville quatre djihadistes dont deux armés de Kalachnikov, un troisième équipé d'un lance-grenade RPG-7 et un dernier vêtu semble-il, d'une ceinture piégée.
Une section de VBCI français du 92e régiment d'infanterie intervient alors qu'elle était en patrouille, deux autres sections sont envoyées depuis l'aéroport.
Les assaillants battent en retraite et le calme revient après les premiers coups de feu, cependant les combats reprennent quelques heures plus tard dans la matinée. Cette fois les jihadistes attaquent par le fleuve Niger.
L'affrontement se termine dans un terrain vague au nord de la ville, où la population se joint aux soldats maliens pour affronter les djihadistes. Les blindés VBCI des Français interviennent également, l'un d'eux neutralise trois combattants en ouvrant le feu avec son canon contre un mur au pied duquel s'étaient dissimulés des djihadistes. Deux autres combattants tentent vainement de se faire exploser près des blindés mais ils sont également abattus. Les combats ont duré deux heures
Selon le premier bilan, un soldat malien a été tué à 10 heures du matin, ainsi que deux civils et quatre islamistes, trois autres sont blessés.
L'armée française évoque une demi-douzaine d'assaillants « neutralisés » ainsi qu'un mort et quatre blessés chez les Maliens.
Par la suite, l'armée malienne annonce dans un communiqué que « le bilan de l'opération est de quatre (04) morts du côté des djihadistes, (...) du côté des forces armées maliennes, il a été enregistré quatre (04) blessés et un militaire décédé (...) malheureusement, parmi la population civile, on déplore le décès d' un adolescent et trois personnes blessées. »
Cependant selon les déclarations à l'AFP, d'un officier et d'un médecin malien, deux civils ont été tués lors des affrontements

 

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MessagePosté le: Mar 29 Mar - 02:24 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Le troisième combat de Tombouctou se déroule pendant la guerre du Mali. Un groupe de combattants islamistes effectue une incursion dans la ville.
Dix jours après une première attaque sur l'aéroport, les forces franco-maliennes s'attendent à être à nouveau attaquées. Aussi, les 150 hommes du 1er régiment d'infanterie de marine (1er RIMa), reçoivent en renfort une section de soldats du 92e régiment d'infanterie (92e RI), et une autre du 126e régiment d'infanterie (126e RI).
La ville de Tombouctou est toujours occupée par l'armée malienne, commandée par le colonel-major Mamadou Mangara ; les Français, de leur côté, sont basés à l'aéroport de Tombouctou.
Les djihadistes sont quant à eux moins nombreux que lors de la précédente attaque. Pendant l'affrontement les militaires maliens et français les estiment au nombre d'une quinzaine
Le 30 mars, les djihadistes effectuent une nouvelle incursion, cette fois-ci contre la ville. L'attaque commence par un attentat-suicide le soir du 30 mars, à 22 h 39. Le kamikaze fonce avec un pick-up piégé sur un checkpoint tenu par les militaires maliens, ces derniers ouvrent le feu mais l'explosion est quand même déclenchée et un des soldats est blessé
Profitant de la confusion provoquée par l'attentat-suicide, des djihadistes divisés en trois groupes pénètrent alors dans la ville en scooter ou à pied, en se faufilant dans les ruelles étroites. Ils se portent sur l'hôtel Colombe, le camp militaire et le marché central8. Le combat entre les rebelles salafistes et les soldats maliens s'engage sur deux points : l'un en pleine ville, non loin du cimetière et de l'hôtel Colombe, lequel est utilisé comme résidence temporaire pour le gouverneur de la région de Tombouctou ; l'autre vers le camp militaire de la ville, situé près de la Mosquée Djingareyber, occupé par les soldats maliens. Sur le deuxième point, l'attaque des djihadistes réussit et ces derniers parviennent à occuper la caserne. Près de la banque, un kamikaze prend en otage un civil nigérian et fait exploser sa charge lorsque les soldats interviennent.
Vers 1 heure du matin, le commandant malien demande l'aide des Français. Ces derniers engagent alors un peloton du 1er RIMa et une section du 92e RI, soit environ 50 hommes. Les marsouins renforcent les Maliens pour déloger les djihadistes de la caserne, pendant que les « Gaulois » se chargent d'évacuer le gouverneur. Mais en chemin, ces derniers sont attaqués par trois djihadistes dissimulés dans la foule. Ceux-ci ouvrent d'abord le feu avec leurs AK-47 puis deux d'entre-eux se précipitent sur les soldats dans le but de se faire exploser. Ils sont abattus l'un après l'autre même si le premier parvient à actionner ses explosifs dans un dernier geste, mais sans faire de dégâts. Un soldat français est cependant blessé au bras dans l'échange de tirs, il est évacué par le seul hélicoptère engagé à Tombouctou. Les hommes du 92e gagnent ensuite l'hôtel et évacuent le gouverneur, des notables de Tombouctou et deux journalistes étrangers vers l'aéroport.
Une patrouille de Mirage 2000D et une patrouille de Rafale sont également mises en action, mais elles n'effectuent pas de tirs les 30 et 31 mars.
Après plusieurs heures de combats, les djihadistes sont finalement chassés de la caserne par les soldats maliens et français qui trouvent six cadavres à l'intérieur. Le soir, certains jihadistes tentent de s’exfiltrer vers le nord-ouest de la ville, mais ils sont repérés et pourchassés par des habitants. Contacté par téléphone par l'agence chinoise Xinhua, un officier malien déclare : « Les Français sont venus nous appuyer. Quand nous avions commencé la fouille du bâtiment, on s'est rendu compte que d'autres combattants étaient tapis à l'intérieur. Nous avons donc effectué des tirs de roquettes. Certains sont sortis en vitesse et se sont dirigés sur nous avec leurs ceintures d'explosifs. Deux d'entre ces kamikazes se sont fait exploser sans pouvoir attraper un militaire malien. Ce qui porte à 4 le nombre de morts parmi les terroristes du camp militaire. Quatre autres corps de terroristes morts ont été trouvés derrière l'enceinte du camp. »
Le reste de la journée, les soldats maliens ratissent la ville, le calme revient vers 16 heures, mais d'autres combattants islamistes se retranchent dans un édifice proche de la caserne. Le 1er avril, les djihadistes retranchés dans un bâtiment public sont bombardés par l'aviation française, le bâtiment est détruit et trois corps sont retrouvés.
Le même jour, l'attaque est revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islamique, qui a également déclaré que le kamikaze faisait partie de la brigade Youssef Ibn Tachfin, et qu'il avait servi sous les ordres d'Abou Zeid
À la mi-journée du 31 mars, le bilan est de deux jihadistes tués et quatre militaires maliens blessés. Dans l'après-midi, un soldat malien décède de ses blessures et trois autres rebelles sont tués, ainsi qu'un civil nigérian.
Les combats s'achèvent à 16 heures, le soir du 31 mars huit corps de jihadistes sont retrouvés, dont deux kamikazes. Les pertes maliennes sont de 1 mort et 8 blessés.
Le soir du 31 mars, l'armée française déclare qu'une « demi-douzaine de terroristes » ont été tués, et qu'un soldat français a été blessé et transféré par hélicoptère à l'hôpital de Gao. Le 4 avril, elle affirme que trois soldats maliens et une dizaine de jihadistes ont été tués et un soldat français légèrement blessé.
Le 1er avril, selon le capitaine Coulibaly, porte-parole de l'armée malienne à Tombouctou, 11 jihadistes ont été tués depuis le début de l'attaque. Un témoin malien ayant vu les corps estime qu'au moins dix personnes ont été tuées du 30 mars au 1er avril, dont un soldat malien et un civil nigérian. Le soir du 1er avril, dans un entretien avec la télévision publique malienne ORTM, le gouverneur de la région de Tombouctou et colonel-major Mamadou Mangara, déclare que les jihadistes ont eu 8 morts et que cinq soldats, dont quatre Maliens et un Français sont blessés. Le même jour, trois corps d'islamistes sont retrouvés dans le bâtiment détruit par les Français.
Reuters fait état de 20 morts chez les rebelles et cinq pour les civils15. D'après des habitants, au moins cinq civils ont été tués. Après les combats, l'ONG Médecins sans frontières prend en charge 11 civils et 10 soldats maliens blessés pendant les affrontements.
Finalement selon la direction de l’information et des relations publiques de l’Armée malienne (DIRPA), le bilan des combats établi le 5 avril est de 2 militaires maliens tués et 10 blessés, un soldat français blessé et 19 jihadistes tués


Le combat de Douaya a lieu 1er octobre 2013 lors de guerre du Mali. Un groupes des combattants djihadistes est repéré et attaqué par les Français.
Le 1er octobre 2013, un affrontement oppose les Français et les islamistes selon le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major des forces armées françaises. Ce jour-là, les Français sont informés que des jihadistes ont gagné le marché de Douaya, à 120 kilomètres au nord de Tombouctou, transportés par plusieurs pick-up. Un hélicoptère est envoyé sur place mais les jihadistes prennent la fuite lorsqu'ils l'aperçoivent. Un des véhicules est cependant relocalisé plus tard dans la journée. L'hélicoptère effectue un tir de sommation mais les islamistes descendent du pick-up et ouvrent le feu. Les Français engagent alors au sol une cinquantaine de soldats des forces spéciales.
L'affrontement dure quatre heures, tous les djihadistes se font tuer jusqu'au dernier. Selon l'armée française, une dizaine sont « neutralisés », c'est-à-dire tués. Selon Jean-Christophe Notin, leurs pertes sont plus précisément de 11 morts

Le combat d'Araouane a lieu le 10 décembre 2013 lors de la guerre du Mali.
Début décembre, l'armée française lance une opération dans la région de Tombouctou, où beaucoup de mouvements de jihadistes ont été signalés. Une centaine de véhicules et une vingtaine d'hélicoptères sont engagés. Ni les forces maliennes, ni la MINUSMA ne prennent part à l'opération.
L'opération est conduite par le GTIA Korrigan et le Groupement aéromobile (GAM). La force Serval est alors commandée par le général de division Marc Foucaud, le général de brigade Vincent Guionie est commandant en second et le GTIA Korrigan est quant à lui dirigé par le colonel Hervé Pierre, du 3e régiment d'infanterie de marine (3e RIMa).
En décembre, les effectifs français au Mali sont passés à 2 800 hommes. Le 27 novembre, la brigade Serval, commandée par le général Laurent Kolodziej et forte de 1 700 est officiellement dissoute
Les Français ratissent une zone entre les communes de Bouje-Baya et d'Araouane et attaquent une katiba d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. Un officier malien déclare que « les éléments du groupe terroriste se sont battus jusqu'au bout. Au moins 19 éléments du mouvement ont été tués, il n'y a ni blessés, ni morts côté français. » Les Français font également au moins 8 prisonniers. Les djihadistes étaient équipés d'armes légères, certains portaient des ceintures explosives.
Le 15, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius confirme le bilan de 19 tués du coté des djihadistes.
L'armée française poursuit son offensive dans les jours qui suivent encore plus au nord, jusque dans la région de Taoudeni.
La présence probable de plusieurs groupes djihadistes dans cette région, comme le MUJAO ou Al-Mourabitoune, est évoquée ainsi que celle possible de Mokhtar Belmokhtar.
L'armée française annonce que l'opération prend fin le 23 décembre, le bilan est d'une vingtaine de « terroristes » tués tandis qu'un camp d'entraînement djihadiste et deux plots logistiques ont été découverts.
Ce camp comportait : une station-service enterrée, des stocks de pièces détachées mécaniques, des pick-up cachés sous des toits de paille, des caches de médicaments et des champs de tirs. Les djihadistes l'ont évacué trois jours avant l'arrivée des Français

 

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MessagePosté le: Mer 30 Mar - 02:54 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Le combat de Kondaoui se déroule lors de l'intervention militaire au Mali. Une colonne française surprend un groupe de djihadistes dans le désert au nord de Tombouctou.
Le 22 janvier 2014, une colonne française forte de plus d'une centaine de soldats transportés par des blindés sort de la ville de Tombouctou et se porte vers le nord-ouest, puis oblique vers l'est après avoir parcouru une cinquantaine de kilomètres.
Dans la nuit du 22 au 23 janvier, les Français attaquent un groupe de djihadistes dans le désert à environ 130 kilomètres au nord de Tombouctou. Le combat a lieu au sud du village de Kondaoui, où les djihadistes étaient probablement venus pour se ravitailler en eau et en vivres. Selon un habitant, les Français attaquent avec des soldats des Forces spéciales soutenus par des hélicoptères.
Officiellement, d'après l'état-major français, une dizaine de « terroristes » sont tués et un soldat français est blessé à la suite d'une « action d'opportunité ». Selon des militaires français et maliens, le bilan est plus précisément de 11 morts du côté des rebelles salafistes et d'un blessé au pronostic vital non engagé pour les Français. En outre deux pick-up des djihadistes ont été détruits. Au moins un des morts djihadistes est identifié ; l'Algérien Abdelkader Ben Boucha, 33 ans, originaire d'El Oued

Le combat de Dayet en Maharat
Le soir du 16 avril 2014, les Français repèrent deux pick-up djihadistes au nord de Tombouctou. Ceux-ci engagent alors une opération, avec des moyens aéromobiles et terrestres, pour intercepter les véhicules.
Pendant la nuit du 16 au 17, les forces spéciales françaises, appuyées par les troupes de l'Opération Serval et des hélicoptères, arrivent au contact des islamistes. Les Français commencent par effectuer des tirs de sommation, mais les djihadistes refusent de se rendre et ouvrent le feu. Face à l'avancée des militaires français, ils abandonnent cependant leurs véhicules et se replient, en essuyant plusieurs pertes.
Selon le ministère français de la Défense « une partie du groupe terroriste » est « neutralisée ». D'après l'état-major des armées, une dizaine combattants sont neutralisés, c'est-à-dire tués. Les Français ne déplorent quant à eux ni mort ni blessé.
Pendant l'affrontement, les Français délivrent cinq humanitaires, dont quatre membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et un vétérinaire, d'une autre organisation humanitaire. Les djihadistes abandonnent leurs prisonniers dans les véhicules au début du combat. Les ex-otages sont ensuite exfiltrés par les militaires français. Les personnes libérées étaient des Maliens, dont quatre Touaregs. Le soir du 17 avril, dans un communiqué commun, le président français et le président malien, annoncent la libération des cinq otages. Le CICR plublie également un communiqué dans lequel, il salue cette libération et précise que deux des humanitaires sont légèrement blessés mais que leur vie n'est pas en danger.
Les humanitaires avaient été enlevés le 8 février 2014, lorsque leur véhicule avait été arrêté au sud d'Anéfif, sur la route de Kidal à Gao. Le 11, leur enlèvement avait été revendiqué par Yoro Abdoulsalam, un chef du MUJAO. Cependant, selon RFI, après la libération des otages, « plusieurs sources nuancent cette revendication, privilégiant une action d'un groupe d'individus plutôt que celle d'un mouvement terroriste identifié »

Le combat de l'Ametettaï se déroule pendant l'opération Barkhane, lors de la guerre du Mali. L'armée française effectue une offensive dans l'Adrar Tigharghar baptisée opération Tudelle.
Plusieurs mois après la bataille de Tigharghâr, les djihadistes réinvestissent l'adrar et la vallée de l'Ametettaï qui avait été la principale base malienne d'AQMI et le principal théâtre de la bataille livrée en février et mars 2013.
Pendant la nuit du 4 au 5 mars 2014, les Français effectuent un raid aérien avec avions et hélicoptères qui tue 11 djihadistes. Mais en octobre 2014, les officiers de la force Barkhane décident de planifier une opération terrestre dans l'Adrar Tigharghar. L'offensive est baptisée « Opération Tudelle ». Les Français engagent 400 hommes et une centaine de véhicules, ils estiment également qu'environ 200 djihadistes sont présents dans la zone
La nuit du 28 au 29 octobre 2014, l'armée française effectue une opération héliportée contre un groupes de djihadistes localisés dans la vallée de l'Ametettaï, près de l'Adrar Tigharghar.
Le combat s'engage à l'aube entre les djihadistes, au nombre d'une trentaine d'hommes, et les soldats français soutenus par l'aviation et des hélicoptères. Les forces spéciales perdent un homme mais neutralisent une vingtaine de djihadistes, les survivants prennent la fuite et se replient dans des grottes ou dans des failles.
Les combats se poursuivent pendant la nuit, mais l'armée française affirme avoir l'« ascendant sur le terrain ».
L'opération se poursuit dans les jours qui suivent et les Français ratissent la zone de l'Adrar Tigharghar. Le 31 octobre, d'autres jihadistes sont repérés et des hélicoptères français entrent en action contre au moins deux autres campements. Les Français poursuivent les fouilles pendant quelques jours et l'opération s'achève début novembre
Selon le premier communiqué du Ministère français de la Défense, une vingtaine de djihadistes sont « neutralisés » lors du combat. Côté français, les forces spéciales déplorent un blessé et un mort ; le sergent-chef Thomas Dupuy du Commando parachutiste de l'air n° 10 (CPA-10), tué le matin du 29 octobre. Un soldat français blessé est pris en charge par une antenne chirurgicale avancée, un deuxième, très légèrement atteint, rejoint rapidement son unité. Le 6 novembre, peu après la fin de l'opération, le Ministère français de la Défense affirme que les djihadistes ont perdu 24 hommes et que deux autres ont été faits prisonniers. Plusieurs véhicules islamistes ont également été détruits, d'importantes quantités d’armement saisies, ainsi que du matériel pour fabriquer des IED

 deuxième combat de Tabankort

La nuit du 10 au 11 décembre 2014, à la suite d'un « renseignement d’opportunité », l'armée française lance une opération contre un groupe de djihadistes repérés dans la région de Gao. L'affrontement a lieu dans la zone de Tabankort, près de la ville d'Anéfis.
Selon le Ministère malien de la Défense, les armées françaises et maliennes mènent une « opération conjointe ». Cependant, si les Français indiquent que l'opération a été conduite en « coordination avec les autorités maliennes », ces derniers précisent qu'aucun Malien n'a participé à l'assaut.
L'affrontement s'engage à l'aube, les forces spéciales françaises attaquent le campement où sont rassemblés une quinzaine de djihadistes. Ces derniers tentent de résister mais ils sont presque tous mis hors combat
Selon le Ministère français de la Défense, une dizaine de djihadistes sont « neutralisés ». D'après le communiqué du Ministère malien de la Défense, le bilan est plus précisément de 7 morts et 3 prisonniers. Parmi les morts, figure Ahmed al-Tilemsi, un important responsable d'Al-Mourabitoune. Les Français ne déplorent quant à eux aucune perte, ni aucun dégât matériel.
Le 6 janvier 2015, Al-Mourabitoune confirme la mort d'Ahmed al-Tilemsi et de six autres combattants, dans un message remis à l'agence de presse mauritanienne Alakhbar

combat d'Abeïbara
La nuit du 30 au 31 janvier 2015, les Français surprennent un groupe de djihadistes près d'Abeïbara, à l'est de l'Adrar des Ifoghas. Les forces spéciales interviennent à la suite d'un renseignement d’opportunité.
Selon le communiqué du ministère français de la Défense, une douzaine de « terroristes » sont « mis hors de combat » tandis que les troupes françaises ne déplorent aucune perte. RFI indique que selon ses informations presque tout le groupe a été neutralisé, l'opération a fait douze morts et deux ou trois prisonniers du côté des djihadistes et des pick-up ont été détruits

 

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MessagePosté le: Jeu 31 Mar - 02:01 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent)

La deuxième bataille de Ramadi a lieu pendant la bataille d'al-Anbar, lors de la seconde guerre civile irakienne. Après un an et demi de combats, la ville de Ramadi est prise par l'État islamique et les rebelles sunnites.
Le 28, le député sunnite Ahmed al Alouani, est arrêté à Ramadi. Son frère et six de ses gardes du corps sont tués au cours de l'arrestation. Après des mois de tensions avec le gouvernement irakien, des tribus sunnites s'insurgent et les affrontements éclatent le 30 décembre 2013.
Selon la police irakienne, des hommes armés ouvrent le feu sur les forces spéciales lorsqu'elles tentent de pénétrer dans le nord de la ville de Ramadi. Au moins trois policiers sont tués et quatre véhicules sont détruits. Selon les hôpitaux, 10 autres corps sont conduits à la morgue ce jour-là. Pour protester contre ce violences, le cheikh Abdoul Malik al Saadi et plus de 40 députés sunnites du parlement irakien présentent leur démission. Le 2 janvier, les insurgés prennent le contrôle de plusieurs secteurs de la ville. Le 3 janvier, les combats se poursuivent entre les djihadistes et les forces de sécurité irakiennes alliées à des tribus locales. À Ramadi, contrairement à Falloujah, la plupart des milices tribales prennent le parti des forces gouvernementales. Selon le ministère de l'Intérieur, au moins 71 djihadistes et 32 civils sont tués. Selon un officier des milices Sahwa, 62 insurgés ont été tués, dont 46 à Ramadi et 16 à Khaldiya, située au sud de cette ville. Il affirme également que parmi les morts figure l'émir d'Al-Anbar Abou Abderrahmane al-Baghdadi.


Le 4 janvier, Falloujah est prise par les rebelles sunnites. La ville de Ramadi reste tenue par les forces gouvernementales mais les djihadistes sont toujours présents dans les quartiers de Malab, Adel et Bakr.
Dans la nuit du 4 au 5 janvier, l'aviation irakienne effectue plusieurs bombardements sur Ramadi, 25 djihadistes de l'EIIL sont tués selon les autorités. Le même jour, selon les déclarations anonymes de membres du gouvernement de la province d'Al-Anbar à l'Associated Press, 22 soldats, 12 civils et nombre inconnu d'insurgés ont été tués à Ramadi, on compte également 58 blessés
Dans la nuit du 6 au 7 janvier, l'armée irakienne lance un assaut pour reprendre l'ouest de Ramadi. Les combats durent de 23 heures à 6 heures du matin, mais les insurgés repoussent finalement les assaillants. Au moins 4 civils sont tués et 14 blessés. Le 7, 25 insurgés sont tués par une frappe aérienne dans la ville selon le ministre de la Défense.
Le 8 janvier à Ramadi, deux miliciens sont tués et quatre autres blessés par un kamikaze.
Le 10 janvier, les combattants des tribus loyalistes et la police reprennent le contrôle des quartiers de Malaab et de Fursan. Selon Ahmed Abou-Risha, ancien chef des milices Sahwa, les djihadistes ne contrôlent plus que 10 % de la ville. D'après un médecin, au moins deux civils ont été tués, quatre civils et huit insurgés sont également blessés.
Mais le 14 janvier, les djihadistes regagnent du terrain, les deux quartiers conquis les jours précédents par les loyalistes sont repris par rebelles. Ces derniers poursuivent leur avance et contrôlent six quartiers du sud et du centre de la ville. Selon un médecin du principal hôpital de Ramadi, au moins deux policiers sont tués et cinq blessés.
Le soir du 16 janvier, trois miliciens loyalistes sont tués par un kamikaze. Quelques heures plus tard, des bombardements font trois morts dans cette même ville.
Le 1er février, l'armée irakienne lance une offensive à Ramadi, selon Ahmed Abou-Risha 35 inurgés sont tués. Le 3, l'armée irakienne affirme avoir repris plusieurs quartiers et selon elle, 57 rebelles ont été tués à Al-Anbar, la plupart dans la banlieue de Ramadi. Le colonel de police Hamid Shandukh déclare à l'AFP que 400 bombes ont été désamorcées dans la ville, dont plusieurs dizaines cachées dans des maisons.
Selon le gouvernement irakien, 52 insurgés sont tués à Ramadi lors de combats livrés le 3 et le 4 mars. Au cours du mois de mars, la ville de Ramadi est presque complètement reprise par les forces gouvernementales.
Le 20 mars, une vingtaine de soldats d'élite des forces de sécurités irakiennes pénètrent dans un bâtiment piégé par des charges explosives. L'explosion fait 14 morts dans les rangs des militaires.
Le 11 avril, six hommes appartenant probablement à l'EIIL sont tués par des soldats d'après une source de la police provinciale. Le 16, deux kamikazes se font exploser à deux entrées de bâtiments officiels, tuant trois soldats, un policier et un civil et faisant environ 12 blessés. Le 25, quatre hommes de l'EIIL sont tués à l'ouest de Ramadi selon un officier de la police irakienne.
Le 7 juin, un commando de 30 à 40 djihadistes de l'EIIL s'empare de l'université de Ramadi après avoir tué des gardes et fait sauter un pont. Plusieurs centaines d'étudiants et de membres du personnel sont pris en otages par les assaillants. Peu après les forces spéciales irakiennes lancent l'assaut. À la fin de la journée, le ministère de l’Intérieur annonce que « tous les étudiants pris en otages ont été libérés ».
Le 11 juillet, les rebelles sunnites lancent une offensive. Des combats ont lieu à l'ouest de la ville, les insurgés s'emparent d'un poste de police et en font exploser un autre. 11 policiers sont tués et 24 blessés selon les déclarations à l'AFP, d'un officier et d'un médecin

Le 21 novembre, l'État islamique lance une importante offensive sur Ramadi, qui est attaquée de tous les côtés. Les djihadistes parviennent à entrer dans la ville par son côté est. Rapidement, ils s'emparent de 30% de la ville et progressent jusqu'au centre de la ville où les combats se poursuivent près du siège du gouvernement provincial. Le soir du 26 novembre, un assaut des forces djihadistes sur le siège du gouvernement est repoussé par les troupes gouvernementales et les tribus loyalistes, soutenues par l'aviation des coalisés qui effectuent dix frappes. Le 29, les combats se poursuivent dans les quartiers Mouallimine et El-Bakr, et aux abords du quartier d'Al-Hoz, tenu par l'EI.
Le 11 mars, sept véhicules kamikazes lancent une attaque-suicide à Ramadi, faisant au moins 13 morts et 30 blessés. L'attaque est suivie d'un assaut des groupes djihadistes qui gagnent du terrain.
Le 10 avril, l'État islamique lance une offensive et s'empare de deux quartiers des faubourgs nord de Ramadi. Les lignes irakiennes sont enfoncées et le chef du conseil provincial de l'Anbar réclame d'urgence des renforts. Les djihadistes détruisent également le pont reliant Ramadi et Albou Faradj.
Le 15 avril, l'EI s'empare des villages d'Albou Ghanim, Soufiyah, Albu Mahal et Albou Souda à l'est de Ramadi. L'armée irakienne lance également une offensive pour tenter de secourir la ville, les combats provoquent l'exode d'au moins 90 000 personnes. Du 20 au 27 avril, la police de Ramadi perd 30 hommes tués et 100 blessés, et selon al-Jazeera, environ 100 soldats sont tués dans une attaque près du barrage de Tharthar — ce que le ministre de la Défense Khalid al-Obeidi dément, il reconnaît cependant que deux haut gradés de l'armée irakienne et onze soldats sont morts le 24 avril dans un attentat à l'est de Ramadi.
Début mai, les familles de miliciens sunnites anti-EI fuient la province et pour tenter de se réfugier à Bagdad, mais le gouvernement irakien refuse de les laisser entrer dans la capitale. Le 14 mai, Abou Bakr al-Baghdadi déclare dans un message audio que la « porte de la repentance est ouverte », il promet le pardon aux miliciens, militaires et policiers sunnites qui déposeront les armes et encourage les familles sunnites refoulées à Bagdad à revenir à Anbar. Ces déclarations semblent avoir eu un écho chez les combattants sunnites anti-EI, abandonnés par le gouvernement central et démoralisés.
Le lendemain de ce message audio, l'État islamique reprend son offensive sur Ramadi. Le 15 mai, il s'empare du principal complexe gouvernemental de Ramadi, après avoir notamment engagé plus de six véhicules suicides, les djihadistes contrôlent alors presque toute la ville. Mal soutenues par le gouvernement irakien qui refuse de les armer, les milices sunnites anti-EI finissent par battre en retraite après de long mois de combats. Le 17 mai, la ville de Ramadi tombe entièrement aux mains de l'État islamique, au terme d'affrontements très violents. Selon le porte-parole du gouverneur de la province d'al-Anbar, plus de 500 militaires et civils sont morts en 48 heures. (Le bilan serait ensuite monté à au moins 800 morts). Plus de 55 000 civils fuient également la ville.
La province d'al-Anbar est alors presque totalement tenue par l'État islamique. Les forces irakiennes ne contrôlent alors plus que les villes de Haditha et Aamriyat Falloujah, ainsi que les bases militaires de Habaniyeh et de Baghdadi.
Le comportement de l'armée irakienne est fortement critiqué le 24 mai par Ashton Carter, le secrétaire à la Défense des États-Unis, qui déclare que « Ce qui est arrivé apparemment c’est que les forces irakiennes n’ont pas montré de volonté de se battre. (...) Nous avons un problème avec la volonté des Irakiens de combattre l’EI et de se défendre ». Il précise que les soldats irakiens « n’étaient pas en nombre insuffisant, ils dépassaient largement en nombre les forces opposées, et ils ne sont pas parvenus à se battre. Ils se sont retirés de la zone »

 

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MessagePosté le: Jeu 31 Mar - 05:56 (2016)    Sujet du message: 6 Les conflits concernant la France de l'Expédition d'Espagne (1823) à la Seconde guerre civile irakienne (2011 - présent) Répondre en citant

Le siège d'Amerli a lieu en 2014 lors de la seconde guerre civile irakienne.
Après la chute de Mossoul, les djihadistes de l'État islamique et les rebelles sunnites se répandent dans la province de Salah ad-Din. Le 18 juin, ils attaquent la ville d'Amerli, principalement peuplée de Turkmènes chiites.
La ville, peuplée de 13 000 à 20 000 habitants, résiste plus de deux mois, mais la population souffre du manque d'eau, de nourritures, d'électricité et de fournitures. De l'aide humanitaire est parachutée à quelques reprises. Cependant en août, l'ONU déclare craindre un massacre si la ville venait à tomber.
Fin août, l'armée irakienne organise une offensive pour secourir Amerli. Des milliers de miliciens chiites commandés par le général iranien Qasem Soleimani se rassemblent dans les environs de Touz Khourmatou et Jabal Hamreen, dans la province de Salah ad-Din. Les peshmergas et l'aviation américaine interviennent également. L'armée irakienne attaque par le Sud, les miliciens chiites par le Nord et les Kurdes par l'Est. Le 30 août, les États-Unis, l'Australie, la France et le Royaume-Uni larguent environ 40 000 litres d'eau potable et 7 000 repas d'aide humanitaire. Le 31 août, les forces irakiennes parviennent à briser le siège de ville d'Amerli et à secourir les habitants.
Après leur victoire, les milices chiites pillent et incendient au moins une cinquantaine de villages sunnites des environs d'Amerli

La bataille de Tikrit a lieu lors de la seconde guerre civile irakienne. Les forces gouvernementales irakiennes lancent une offensive pour reprendre la ville de Tikrit, conquise le 11 juin 2014, par les rebelles sunnites. Le 31 mars 2015, les forces irakiennes et alliées reprennent le contrôle de la ville. Des poches de résistance et de combattants de l'EI auraient subsisté après cette date à Tikrit et ses environs.
Le 11 juin 2014, après la chute la veille de la ville de Mossoul, les djihadistes salafistes de l'État islamique en Irak et au Levant et les rebelles sunnites entrent dans les provinces de Kirkouk et Salah ad-Din et s'emparent de la ville de Tikrit. La ville est prise en quelques heures et 300 prisonniers sont délivrés par les rebelles. Les combats provoquent également la fuite de 40 000 habitants de Tikrit et Samarra selon l'Organisation internationale pour les migrations.
1 700 prisonniers chiites sont fusillés du 11 au 14 juin par les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant qui revendiquent le massacre
 Après avoir contenu les insurgés à Samarra et Bakouba, les Forces armées irakiennes tentent une contre-offensive pour reprendre la ville de Tikrit. Le 26 juin, les forces gouvernementales effectuent une attaque aéroportée, trois hélicoptères déposent des commandos dans le stade de la ville. Un des appareils s'écrase cependant au cours de l'opération, touché par des tirs des insurgés. Le 27 juin, des hélicoptères de l'armée irakienne effectuent des tirs sur le campus de l'université de Tikrit où sont basées des troupes insurgées. Selon l'armée irakienne, 29 « terroristes » sont tués ce jour-là à Tikrit.
Le 28 juin, l'armée lance l'offensive avec plusieurs milliers de soldats soutenus par l'aviation. Les combats s'engagent contre les djihadistes de l'EIIL à un ou deux kilomètres à l'ouest de la ville, et à une vingtaine de kilomètres au sud.
Le lendemain, des combats ont lieu près de l'université, dans le nord de la ville. De son côté l'armée de l'air effectue des frappes sur des repaires de commandants insurgés dans le centre et l'ouest de la ville. Les anciens palais de Saddam Hussein, utilisés par l'administration locale, et la grande Place des festivités, figurent parmi les cibles. Un hélicoptère de l'armée irakienne est détruit par les djihadistes. Ce jour-là Kassim Atta, porte-parole de l'armée irakienne, déclare que les forces de sécurité irakiennes ont tué 142 « terroristes » dans les dernières vingt-quatre heures, dont 70 à Tikrit.
Le 29 juin 2014, l'État islamique en Irak et au Levant annonce le rétablissement du califat et prend officiellement le nom d'État islamique.
Le 30 juin, cependant les militaires irakiens se heurtent à une forte résistance de la part des forces de l'État islamique. Des troupes reculent et se replient sur la ville de Dijla, à 25 kilomètres de Tikrit
Le 4 juillet, l'armée irakienne attaque Al Aoudja, le village natal de Saddam Hussein défendu par les rebelles baasistes de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya. Le combat fait 30 morts chez les rebelles selon Kassim Atta, porte-parole militaire du Premier ministre, cependant les déclaration d'un policier du village à Reuters n'évoquent que trois morts du côté des insurgés. Le même jour, l'armée affirme avoir pris le contrôle de la route reliant Tikrit à Samarra.
Le 15 juillet, les forces irakiennes parviennent à entrer dans la ville par le sud, l’académie de police et l'hôpital sont repris. Mais les rebelles sunnites contre-attaquent rapidement et dans la soirée, les militaires et les miliciens chiites, pris sous le feu de tirs de mortiers et de tireurs embusqués, sont repoussés hors de la ville. Ils se replient sur une de leurs bases, située à 4 kilomètres au sud de la ville. Selon des médecins de l'hôpital de Tikrit, au moins 52 militaires et 40 rebelles ont été tués lors du combat.
Le 17 juillet au soir ainsi que le 18, des insurgés lancent un assaut contre une base aérienne de l'armée irakienne appelée base Speicher, située à quelques kilomètres au nord de la ville de Tikrit. Une unité des forces spéciales arrive en renfort et perd trois de ses membres dans les combats, tandis que 35 assaillants périssent dans la bataille selon un officier des renseignements. L'EI a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir tué plusieurs soldats et pilotes, abattu deux hélicoptères en vol et détruit appareils, réserves de carburant et outils de communication au sol
Le 19 août, l'armée irakienne soutenue par les milices chiites lance une nouvelle offensive sur Tikrit. Tôt dans la matinée, les forces loyalistes attaquent au sud et au sud-ouest de la ville. Les djihadistes parviennent cependant à contenir l'offensive, l'armée est bloquée au sud par un tir de barrage de mortiers et de mitrailleuses lourdes et à l'ouest par des tireurs embusqués et des champs de mines.
Pendant plusieurs mois le front reste globalement stable et les combats sont peu intenses. Le 10 décembre, un kamikaze conduisant un véhicule piégé se fait exploser à une vingtaine de kilomètres au sud de Tikrit et tue neuf miliciens chiites


Le 2 mars 2015, les forces gouvernementales irakiennes engagent 27 000 hommes — troupes régulières irakiennes mais surtout milices chiites et milices tribales sunnites loyalistes — dans une offensive sur Tikrit, Al-Dour ou Ad-Dawr au sud et Al-Alam au nord. Il s'agit alors de leur 36e offensive contre Tikrit. Mais comme dans les précédentes tentatives, les forces irakiennes piétinent, ralenties par les sniper de l'EI et de nombreux engins explosifs improvisés. Le 7 mars, l'armée irakienne parvient à entrer dans Al-Dour, au sud de Tikrit. Le 8, elle s'empare du village d'Albou Ajil, à l'est de la ville, et les djihadistes se replient sur Al-Alam. Le 10 mars, l'EI fait exploser à l'est l'unique pont de la région qui enjambe le fleuve Tigre, afin de ralentir la progression des troupes irakiennes. Par ailleurs ces dernières prennent le même jour le contrôle du centre d'Al-Alam, dans les faubourgs nord de Tikrit, et encerclent complètement Al-Dour à l'ouest.
Simultanément, les peshmergas kurdes, appuyés par l'aviation de la coalition, lancent une offensive contre l'EI devant Kirkouk. Le 9 mars, ils annoncent avoir repris 100 km² autour de la ville et tué une centaine de combattants adverses.
Le 11 mars, l'armée irakienne parvient à entrer dans la ville de Tikrit. Les forces gouvernementales progressent lentement à cause des pièges et les pertes sont lourdes, l'armée perdant quotidiennement des dizaines de soldats tués ou blessés. Le 13, à l'aube les forces spéciales irakiennes attaquent sans succès l'école de médecine. Le 14, Karim al-Nouri, porte-parole des milices chiites déclare que les djihadistes présents dans la ville ne sont plus que 60 à 70. Au début de l'offensive, l'aviation de la coalition n'intervient pas, l'Irak n'en ayant pas fait la demande, cependant le 15 mars le général Abdelwahab al-Saadi déclare avoir demandé au ministère de la Défense de réclamer une intervention de la coalition. Le 16 mars, le gourvernement irakien annonce que l'armée cesse son offensive pour « limiter les pertes et protéger les infrastructures ».
Au cours de l'offensive la tombe de Saddam Hussein, dans le village de Ouja au sud de Tikrit, est détruite pendant les combats. Le corps du dictateur avait cependant été évacué précédemment par les loyalistes dans un endroit secret.
À la demande du gouvernement irakien et malgré leur réticence à appuyer les milices chiites, les États-Unis interviennent le soir du 25 mars et leurs forces aériennes bombardent pour la première fois les positions de l'EI à Tikrit. L'offensive au sol reprend à la suite de ces frappes, le gouvernement irakien annonce que les milices chiites ont été retirées du front et selon les déclarations au Congrès du général Lloyd Austin, elles ont été remplacées par 4 000 hommes des forces spéciales et de la police irakienne. En réalité, les milices chiites participent toujours aux combats. Le 31 mars, pour la première fois, les forces irakiennes reprennent le siège provincial de Tikrit. Le même jour, le chef du gouvernement, Haïder al-Abadi, annonce sur twitter la « libération de Tikrit ». Cependant, ses propos sont immédiatement nuancés par le commandant Kim Michelsen, porte-parole de la coalition, qui affirme que certains secteurs sont toujours sous le contrôle de l'EI. Détruite à 50% par les combats, la ville est pillée et des centaines de maisons sont incendiées par les miliciens chiites, afin de faire exploser d'éventuelles bombes placées à l'intérieur. Ces méthodes sont condamnées par le gouvernement irakien qui retire la majorité des milices chiites de Tikrit le 4 avril
Cependant le ministre irakien de l'Intérieur Mohammed al-Ghabbane reconnait que des « poches » de combattants de l'EI subsistent à Tikrit, il indique également que plus de 1 000 pièges ont été découverts en une semaine. Le 7 avril, l'armée mène un raid dans le quartier de Qadissiya contre un petit groupe de 8 ou 15 insurgés qui sont tués pour la plupart.
Le 17 avril 2015, les miliciens chiites et les forces gouvernementales attaquent un groupe d'insurgés dans les montagnes d'Hamrine, près d'Al-Alam à quatre kilomètres à l'est de Tikrit. 12 insurgés sont tués et selon le gouverneur de la province de Salah ad-Din, Ezzat Ibrahim al-Douri, le chef de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya, est tué lors de ce combat. Cette information est démentie par le Parti Baas irakien
Au cours des mois suivants, la ville retrouve une certaine stabilité et les habitants reviennent s'installer dans leurs maisons en ruines. La tribu sunnite des Joubour, pro-gouvernmentale, domine l'administration locale à côté des milices chiites, tandis que les hommes des tribus Albou Nasser et Albou Ajeil, autrefois proches de Saddam Hussein et accusées de complicité avec l’État islamique, ont presque tous quitté la ville


La bataille de Sinjar a lieu lors de la seconde guerre civile irakienne, en plusieurs phases, du 3 août 2014 au 13 novembre 2015. Dès le premier jour des combats, la ville de Sinjar est prise aux peshmergas kurdes par les djihadistes de l'État islamique, ce qui entraîne un exode des populations civiles. Au cours de l'offensive, les djihadistes massacrent ou réduisent en esclavage des milliers de yézidis et encerclent les monts Sinjar où se sont réfugiés une partie des rescapés. Le 14 août, venus de Syrie et de Turquie, les forces des YPG et du PKK, parviennent à ouvrir un corridor au nord des montagnes avec le soutien de l'aviation américaine qui commence à bombarder l'État islamique le 8 août. Les djihadistes parviennent cependant à assiéger une deuxième fois les monts Sinjar le 20 octobre. Le 17 décembre, les peshmergas lancent une vaste offensive qui permet aux forces kurdes de repousser l'EI hors des montagnes et de reprendre une partie de la ville de Sinjar. Dans les mois qui suivent le contrôle de la ville reste disputé. Le 12 novembre 2015, les forces kurdes lancent l'offensive décisive et s'emparent le lendemain de la ville de Sinjar.
Le 3 août 2014, les djihadistes de l'État islamique attaquent les peshmergas kurdes à Sinjar, une ville de 310 000 habitants située au nord-ouest de l'Irak, dans une zone précédemment administrée par le Gouvernement régional du Kurdistan.
Les assaillants ont rapidement l'avantage et s'emparent de la ville après quelques heures de combats. Les drapeaux noirs de l'EI sont hissés sur les bâtiments gouvernementaux.
Les peshmergas abandonnent la ville et se replient dans les zones montagneuses afin de recevoir des renforts.
Dès le jour de leur entrée en ville, les djihadistes détruisent le mausolée de Sayyeda Zeinab, fille de Mahomet, qui était un sanctuaire chiite


La prise de Sinjar provoque la fuite vers le Kurdistan irakien de plusieurs centaines de milliers d'habitants, principalement des yézidis mais aussi des Turcomans chiites qui s'étaient réfugiés dans cette ville. Environ 35 000 réfugiés se retrouvent bloqués et encerclés dans le mont Sinjar. Isolés, ils souffrent principalement du manque d'eau. Deux jours après la prise de la ville au moins 40 enfants sont morts de soif.
Environ 1 500 Yézidis, dont des femmes et des enfants, sont massacrés par les djihadistes au cours de l'offensive. Les corps, pour certains encore vivants, sont sommairement enterrés dans des fosses commune. Plusieurs milliers de civils sont également capturés et conduits vers Tall Afar. Les hommes sont convertis de force à l'islam, ceux qui refusent sont exécutés, tandis que les femmes les plus jeunes sont réduites à l'esclavage sexuel.
Environ 20 000 réfugiés Yézidis parviennent cependant à s'échapper des montagnes, en passant par la Syrie ; ils regagnent ensuite le Kurdistan irakien avec l'aide des forces kurdes des YPG et des peshmergas
Venus de Syrie et de Turquie, les YPG et le PKK entrent en Irak pour soutenir les miliciens yézidis, ils ouvrent un front près de la frontière contre les djihadistes de l'EI.
De leur côté, les Américains et les Britanniques se mettent d'accord le 7 août 2014 pour effectuer des interventions aériennes pour soutien les forces kurdes. Des frappes aériennes ciblées sur des véhicules de transport et des pièces d'artillerie de l'État islamique débutent dès le lendemain, le 8 août ; elles s'accompagnent de largages d'aide humanitaire dans les montagnes de Sinjar.
Vers le 14 août, les YPG et le PKK parviennent à ouvrir un corridor qui relie le Sinjar à la frontière syrienne et à briser le siège et l'encerclement du mont par l'EI. Les combattants kurdes perdent au moins huit hommes dans ces combats.
À la même période, des milices yézidies se forment dans le mont Sinjar : les HBS et les YBS, les premiers soutenus par le Gouvernement régional du Kurdistan, les seconds entraînés et équipés par les YPG et le PKK. Ces forces compteraient au total 2 000 à 3 000 combattants.
Le 30 septembre, les peshmergas reprennent le contrôle de la ville de Rabia, après des combats ayant faits au moins 12 morts chez les djihadistes. Seule une dizaine d'hommes de l'EI résiste quelque temps dans une clinique malgré des frappes de l'aviation britannique contre ce bâtiment


Le 20 octobre, 300 combattants de l'EI s'emparent de plusieurs villages yézidis, provoquant la fuite des habitants. Le 22, les djihadistes mettent pour la deuxième fois le siège sur les monts Sinjar, où vivent encore 2 000 familles yézidies défendues par les YBS et des troupes du PKK, soit au total 1 300 combattants kurdes. Selon Reuters les YPG affirment de leur côté avoir 500 hommes dans le mont.
La coalition mène ponctuellement quelques frappes. Ainsi le 1er décembre, deux avions Rafale français détruisent un check-point de l'EI au sud-ouest du mont Sinjar.
Le 17 décembre, les peshmergas du PDK lancent une offensive depuis Rabia et Zoumar afin de reprendre Sinjar et sa région. Ils sont soutenus par la coalition qui intensifie ses raids en engageant 15 avions qui mènent 45 raids du 15 au 18 décembre et détruisent 50 cibles. Le 18, les Kurdes progressent sur une centaine de kilomètres carrés et dans la soirée ils atteignent le mont Sinjar et brisent le siège des djihadistes. Un nouveau corridor est ouvert pour permettre le ravitaillement ou l'évacuation des milliers de civils toujours présents dans la montagne
Le 20 décembre, les peshmergas poursuivent leur offensive au sud de Rabia afin de reprendre le contrôle de la frontière, ils atteignent également les abords de la ville de Sinjar. De leur côté les YPG progressent également côté syrien et prennent le contrôle de huit villages. Le 21, Massoud Barzani se rend sur le mont Sinjar pour célébrer « les victoires » contre l'État islamique, il annonce que les peshmergas sont entrés dans la ville de Sinjar et qu'ils auraient libéré une grande partie du centre-ville. À ce moment, les Kurdes affirment également avoir repris envrion 700 kilomètres carrés aux djihadistes. Le combat s'engage dans la ville de Sinjar, où malgré une dizaine de frappes aériennes de la coalition, les Kurdes se heurtent à une forte résistance des djihadistes divisés en plusieurs petits groupes. Le 23 décembre, les djihadistes contrôlent toujours les deux tiers de la ville, ils incendient plusieurs bâtiments dans le but de brouiller la visibilité des avions de la coalition. De leur côté, les peshmergas évacuent une partie de la population.
Cependant en janvier, des miliciens yézidis commettent un massacre à Jiri et Sibaya, deux villages arabes sunnites de la région de Sinjar. Selon Amnesty International, 21 civils sont tués, pour moitié des hommes âgés, des handicapés, des femmes et des enfants ; 40 autres personnes sont enlevées, dont 17 étaient toujours portées disparues en juin.
Dans les mois qui suivent, la ligne de front n'évolue guère. En juin 2015, l'État islamique contrôle toujours 70 % de la ville de Sinjar. Les combattants se font face à moins de 50 mètres sur certains points de la ville, ponctuellement les djihadistes mènent des attaques-suicides avec des véhicules piégés


Le 12 novembre 2015, les forces kurdes lancent une grande offensive en vue de reprendre la ville de Sinjar et couper l'autoroute 47 qui relie Mossoul à la Syrie. Après 24 frappes aériennes de la coalition et des barrages d'artillerie, 7 500 peshmergas et miliciens yézidis des HBS sont engagés dans les combats. Basés dans les Monts Sinjar, les forces liées au PKK ; les HPG, les YPG et yézidis des YBS, forts d'environ 2 000 combattants, prennent également part aux combats. Les djihadistes ne sont pas surpris par l'offensive, ils ont envoyé des hommes en renfort à Sinjar, mais ils demeurent cependant très inférieurs en nombre par rapport aux Kurdes. Selon les estimations américaines, l'EI ne compte alors que 300 à 600 hommes à Sinjar mais la ville et ses environs ont été massivement minés.
Au même moment en Syrie, les Forces démocratiques syriennes, dont les YPG constituent la force principale, mènent une offensive dans la zone de al-Hol, près de la frontière irakienne.
Le soir de la première journée de l'offensive, les Kurdes contrôlent trois villages et plusieurs tronçons de l'autoroute, dont l'important check-point de Oum al-Shababit.
Le 13 novembre en milieu de journée, Sinjar est reprise par les peshmergas qui hissent leur drapeau dans le centre-ville.
Après la reconquête de la ville, des maisons de musulmans sunnites et des mosquées sont incendiées par des miliciens yézidis. Le commandant yézidi Qassim Shesho est nommé chef du commandement militaire du secteur par le président de la Région du Kurdistan, Massoud Barzani, mais, en fait, les différentes milices kurdes et yézidies prennent possession des quartiers et y plantent leurs drapeaux respectifs.
Le 14 novembre, les combattants kurdes découvrent une fosse commune contenant les corps de 70 femmes yézidies massacrées par les djihadistes probablement en août 2014. Le 28, un autre charnier contenant 123 corps est découvert 10 kilomètres à l'ouest de la ville, à cette date six charniers ont été trouvés aux alentours de la ville et 15 en tout dans l'ensemble de la région
Selon le bilan des YPG, les combats livrés entre le 2 août et le 3 septembre 2014 dans les zones de Rabia, Sinjar et Jazaa ont fait 54 morts dans leurs rangs contre 473 morts, dont trois émirs, du côté des djihadistes de l'EI.
Fin août 2015, interrogé par l'AFP, le colonel peshmerga Hashem Seetayi affirme que plus de 1 000 djihadistes sont morts rien que dans la ville de Sinjar, de août 2014 à août 2015. Les Kurdes affirment en revanche n'avoir déploré que six blessés de début juillet à fin août 2015.
En janvier 2016, Cemil Bayik, chef du PKK, déclare que 180 combattants de son mouvement ont été tués en Irak depuis 2014, la plupart dans les combats de Sinjar.
La reprise de Sinjar, dans la journée du 13 septembre 2015, aurait coûté 15 morts aux combattants kurdes dont 5 par explosifs et 10 dans des combats sporadiques autour de la ville. Le colonel Steve Warren, le porte-parole de l’armée américaine, estime que 60 à 70 djihadistes ont été tués par les frappes de la coalition


FIN PROVISOIRE
 

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