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EPHEMERIDE
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Auzelles



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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 02:00 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

Revue du message précédent :



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Ulrich.
Demain, nous fêterons les Benoît ainsi que les Olga.

Le 10 juillet est le 191e jour de l'année du calendrier grégorien, le 192e en cas d'année bissextile. Il reste 174 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 22e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du cumin.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 07
le soleil se couche à 21h 19
durée d'ensoleillement :15h 11 (-1mn)

Célébration de demain :
• Journée mondiale de la population

Citation du jour :
« Ami est quelquefois un mot vide de sens, ennemi, jamais. »
Victor Hugo

Dicton du jour :
« Pluie du dix juillet, Pluie de sept semaines. »

Proverbe du jour :
« Chaque vin a sa lie. »

Événement du jour :
1547 : Le « coup de Jarnac »
Le 10 juillet 1547, le roi de France Henri II rétablit officiellement le duel judiciaire, une pratique interdite depuis Saint Louis, pour solder une querelle entre François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie, et Guy Chabot, par ailleurs baron de Jarnac.
Ce dernier, en mauvaise posture, vainc son adversaire par surprise.
L'expression «coup de Jarnac» va ainsi devenir synonyme d'habileté mais sera détournée de son sens à la fin du XVIIIe siècle par le Dictionnaire de Trévoux qui préfèrera y voir une manoeuvre traîtresse et déloyale...
1940 : Pleins pouvoirs au Maréchal Pétain
Le 10 juillet, l'Assemblée nationale, qui réunit le Sénat et la Chambre des députés (ce que l'on appelle aujourd'hui le Parlement), tient une séance exceptionnelle dans le casino de la ville d'eaux de Vichy. Sur les 649 parlementaires présents, 569 votent les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain. Parmi eux 283 de droite et 286 de gauche. 80 parlementaires s'y opposent, dont 73 de gauche conduits par l'ancien président du Conseil Léon Blum. C'est la fin de la IIIe République et le début de ce qu'on appelle le « régime de Vichy ». Notons que les députés sont ceux qui ont été élus le 3 mai 1936 sous les couleurs du Front Populaire (à l'exclusion des communistes, exclus à la suite du pacte germano-soviétique).
1985 : Naufrage du navire Rainbow Warrior, appartenant au mouvement Greenpeace, à la suite d'un sabotage dirigé par les services secrets français.

L'historiette du jour :
Les larmes du bourreau de C.Prendki

Sanson prit délicatement la boule sanguinolente et écarta très doucement les mèches collées. Mais ses gants trop raides le gênaient dans cette entreprise toute de délicatesse. Dans sa famille, depuis plusieurs générations, c’était lui, Charles-Henri dit le Grand, le plus délicat, le moins fait pour une telle besogne. Il retira le gant de cuir taché très doucement et il put enfin clore le fermoir des paupières sur les pastilles bleues de l’Autrichienne ; la foule, qui avait hurlé, l’Autrichienne, chienne, chienne, était maintenant silencieuse.

Il enleva l’autre gant, il voulut tenir en ses mains nues la fleur de lys, nous avons tué la Reine de France, j’ai avec le peuple coupé ras la fleur de Lys et la divine Providence n’a pas tonné dans les cieux. Le ciel ne s’est qu’à peine assombri.
Les yeux vitreux cependant le fixaient, il sembla y lire la France et une idée perdue. Tout cela ne dura que quelques instants, il se souvint aussi des derniers mots de Danton, tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine, il reposa la tête dans le panier d’osier, tous les sangs sont rouges, pensa-t-il, mais comme il savait que la fonction ne permettait aucune émotion, aucune latence, un travail comme un autre en somme, son père et ses grands-pères l’avaient fait avant lui...
Avant de remettre la pauvre tête, il décolla encore de ses gros doigts boudinés, avec une douceur et une lenteur extrême, une mèche vitrifiée par la sueur et la peur ; sous le capuchon qu’il avait gardé, il sentit sur sa joue une humidité surnaturelle, il s’essuya une larme, que sa main tachée colora de rose ; il lui sembla qu’elle avait la forme offerte d’un lys décapité.
Il se demanda s’il en parlerait à son fils Henri et si cette charge héritée ne serait pas trop dure.


Bonne journée à toutes et tous



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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 02:00 (2018)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 12:18 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

les bourreaux formaient des dynasties, ils étaient méprisés, honnis, maudits, leur pain était cuit à part et posé sur le "dos" pour ne pas être confondu avec le pain vendu aux autres clients, ils devaient porter un signe distinctif lorsqu'ils se promenaient en "civil" et pourtant ils faisaient le sale boulot, ça n'étaient pas eux qui condamnaient, ils ne faisaient qu'exécuter les pénitences, ils ne pouvaient se permettre d'avoir des états d'âme. On les appelait Monsieur de (suivi du nom de la ville où ils officiaient).


Une anecdote raconte que Marie-Antoinette ayant par inadvertance marché sur le pied du bourreau lui ai dit "faites excuse monsieur le bourreau" et effectivement Danton passera lui aussi sous le rasoir national.
_________________
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 04:43 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant




L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Benoît ainsi que les Olga.
Demain, nous fêterons les Olivier Plunket.

Le 11 juillet est le 192e jour de l'année du calendrier grégorien, le 193e en cas d'année bissextile. Il reste 173 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 23e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du haricot.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 08
le soleil se couche à 21h 19
durée d'ensoleillement : 15h 10 (-1mn)

Célébration du jour :
• Journée mondiale de la population

Citation du jour :
« Citation. Action de répéter de façon erronée les mots d'un autre.
Mots cités de façon erronée. »
Ambroise Bierce

Dicton du jour :
« Qui dort en juillet jusqu'au soleil levant, mourra pauvre finalement. »

Proverbe du jour :
« Demande au ciel une bonne récolte et continue à labourer. »

Événement du jour :
1975 : le tombeau de l'empereur Qin est découvert en Chine. Il contient plus de 6.000 statues en terre cuite de soldats et de chevaux grandeur nature.
1975 : un loi réformant le divorce est promulguée en France. Elle autorise désormais le divorce par consentement mutuel. [
[b]1989 :[/b] Un forcené tue 15 personnes et en blesse 9 autres à Luxiol, petit hameau situé à une quarantaine de kilomètres de Besançon, en France. Christian Dormier s'est emparé du fusil de chasse et a tué les 3 personnes qui se trouvaient avec lui : sa mère, sa sœur et un vétérinaire venu travailler à la ferme familiale. Il a ensuite sillonné le village en tirant sur tout ce qui bougeait ; 3 enfants figurent parmi ses victimes. Il a finalement été maîtrisé dans le village voisin de Vernes, après avoir abattu un automobiliste qui le croisait et 2 autres arrêtés à un stop.
1995 : 6.000 à 8.000 Bosniaques sont massacrés par l'Armée de la République serbe de Bosnie dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine. Ce génocide est commémoré chaque année le 11 juillet.
2008 : Ouverture de l'App Store, accessible depuis les iPhones. Il permet de télécharger des applications gratuites ou non.

L'historiette du jour :
Princesse Euderbe de Dona

— À cette vision si terrible, la jeune fille tomba d’effroi. Tout son être se glaça d’épouvante. Quelle horreur !
Les corps pendus à des crochets comme de vulgaires carcasses de bœufs, écorchés et saignés jusqu’à la moindre goutte de sang, se balançaient doucement, au rythme de la brise entrée par la meurtrière, en courant d’air avec la porte laissée ouverte. Ces corps dépecés, aux viscères putrides, répandaient l’odeur fétide de la mort au son des chaînes, sinistres et rouillées qui les maintenaient là, tête en bas, pieds en l’air.

C’est alors qu’un bruit terrible résonna dans le château.
Les vantaux de chêne ! Il était là, il était revenu !
Elle entendit sa voix :
— Princesse Euderbe ? Où êtes-vous ? tonna le maître des lieux.

Ses mots résonnèrent sous la haute voûte de la pièce, enchâssée dans la troisième tourelle, démultipliés par l’écho du granit.

Son cœur bondit dans sa poitrine. Tel un gibier, affolée, elle scruta la pièce de bout en bout, ne voyant aucune issue, implorant le ciel de venir à son secours. Si seulement on avait le signal ! Mais là-haut, tout là-haut, perchée sur l’échauguette, la mince silhouette de sa sœur ne faisait aucun signe.

Les pas, inexorablement, montaient l’escalier. Il montait !
Elle sentait déjà l’odeur de son cuir, de son vin. Un goût de sang se mêlait à sa propre salive : sensation terrible qui lui venait de ce lieu immonde.

— Euderbe ? rugit le monstre. Tu es là-haut, hein ? Perfide !

Ce dernier mot éclata en morceaux sous les voûtes, traînant en longueur dans un sillage de vocifération et de rage mêlées.
Elle allait mourir !

Un sanglot inhumain déchira sa poitrine. Si jeune... et déjà périr sous la main d'un tyran cruel, d'un assassin sadique, un scélérat, un violeur, un tueur d'enfants qui les embrochait pour les rôtir, vivants !

L'instinct de survie lui fit claquer la porte. Un gros tonneau, niché dans un coin... Elle s'y adossa énergiquement et avec la frénésie que donne l'ultime espoir de continuer à vivre, réussit à le mouvoir et à le placer devant la serrure. Un remugle fort et poisseux en émanait. Le maître buvait le sang de ses victimes...

L’ogre tambourina à la porte.
— Ouvre, vermine !

Elle se tut. Le monstre tira sa rapière. Sa lame tranchante, affûtée comme un couperet, ébranla la porte dans un fracas assourdissant.
La jeune fille hurla de terreur.
Ses cris redoublèrent lorsqu’elle vit la pointe de l’épée surgir de son côté, élargissant à coups hargneux, l’estafilade que l’arme venait de tailler dans le bois.

— Tu l’auras cherché ! hurla le monstre, sûr de son avancée.

Grandjean fit alors une pause.
Ménagea son auditoire pour mieux l’éprouver. Fixant l’assemblée d’un regard circulaire et brusquement, dans un cri rauque, son poing s’abattit sur la table avec la force d'un hachoir à viande.

Tous hurlèrent en même temps.
Mais il y eut aussitôt un grand rire partagé.

— La suite, tout le monde la connaît, n’est-ce pas ? lança Grandjean dans une œillade enthousiaste.
Ça marchait du feu de dieu ! Jamais il n'aurait cru !
— Oui ! répondit-on à la cantonade.
— Racontons-la ensemble ! reprit Grandjean. Avec moi !
Et se levant, prenant une mine désespérée, le haut du corps en avant, les bras tendus, il déclama dans un cri larmoyant :

— Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

— Il est vraiment très doué ! dit le conservateur des Arts et Patrimoine.
— Oui ! Et c’est sa première expérience de conteur, répondit son assistant.
— Embauchons-le ! Pour animer le festival des Traditions Orales du canton, il sera parfait !


Bonne journée à toutes et tous


Port de Niolon - Le Rove

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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 14:41 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

géniale historiette, on est happés tout de suite, c'est conté avec maestria
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Auzelles
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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 04:18 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Olivier Plunket.
Prénoms fêtés autrefois : Savin.
Demain, nous fêterons les Henri le Boiteux et Joël ainsi que les Clélia, Cunégonde, Enrique, Harry, Henriette, Joëlle et Mildred.

Le 12 juillet est le 193e jour de l'année du calendrier grégorien, le 194e en cas d'année bissextile. Il reste 172 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 24e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'orcanette.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 09
le soleil se couche à 21h 18
durée d'ensoleillement : 15h 09 (-1mn)

Citation du jour :
« Le plus difficile au monde est de dire en y pensant ce que tout le monde dit sans y penser. »
Émile Chartier dit Alain

Dicton du jour :
« Rosée du jour de Saint-Savin, est dit-on rosée de vin. »

Proverbe du jour :
« Grande cité, grande solitude. »

Événement du jour :
1627 : débarquement des Anglais sur l'île de Ré.
Une flotte anglaise aux ordres du duc de Buckingham débarque sur la plage de la pointe de Sablanceaux sur l'île de Ré. Le but est de contrôler les abords de La Rochelle, et d'encourager la rébellion protestante dans la ville.
1764 : l'astronome français Charles Messier découvre la première nébuleuse de l'histoire.
Charles Messier, chasseur de comètes reconnu, est surtout célèbre pour son catalogue de 110 objets d'aspect diffus (nébuleuses et amas stellaires), catalogue qu'il établit à destination des chercheurs de comètes. Il inscrit cette nébuleuse au n°27 de son catalogue : Nébuleuse de l'Haltère ou Dumbbell.
1793 : la Provence se soulève.
Les royalistes, apprenant la reprise de Marseille par les jacobins et les terribles représailles exercées, décident de faire appel à la Flotte anglo-espagnole croisant au large.
1998 : "Et un, et deux, et trois-zéro ! " La France remporte, pour la première fois de son histoire, la coupe du monde de football face au Brésil par trois buts à zéro. La France en liesse manifeste spontanément sa joie dans toutes les villes et notamment sur les Champs-Élysées à Paris où plus de 1,5 millions de personnes se réunissent. Le lendemain au même endroit, ce sont 2 millions de personnes qui assistent au passage du bus transportant l'équipe d'Aimé Jacquet. On n'avait jamais vu une foule d'une telle ampleur depuis la libération.

L'historiette du jour :
Le temps retrouvé de Christine Borie

Je ne sais pas depuis quand je perds mon temps.
Depuis toujours certainement mais je ne me souviens pas de mes premières années, pourtant soi-disant le creuset de la vie.
J’en ai pris conscience à l’école, très tôt. Ça n’allait pas assez vite, et c’était trop facile, comme si je possédais quelque prescience de tout ce qu’on était censé m’apprendre.

Puis, après le bac, sachant que mon instinct de clocher m’empêcherait de m’éloigner pour continuer mes études, j’ai mis brutalement les pieds dans le monde du travail. Ce fut chaotique, à l’opposé de ce que j’aimais, décevant. Et je devins amère.
Je savais que je perdais mon temps mais n’avais plus le choix. La vie avait décidé pour moi lorsque je m’étais mariée, pour faire comme les autres. Il me fallait trouver un sens à ma route, et j’eus beau le chercher, je ne le trouvai jamais. Très vite je sus que j’avais gâché ma chance, la chance qu’on a de vivre, et que la roue tournait au rythme des aiguilles et ne s’arrêtait pas. Aucun retour en arrière possible, il faudrait remonter certainement trop loin. Tout en ayant conscience du temps perdu qui s’écoulait inexorablement, je faisais semblant en vivant cette vie, me disant que ce devait être pareil pour chacun sur cette terre. Alors je me fixai un cap à atteindre. Chaque dizaine d’années m’en rapprochait.
À trente ans je me persuadai que j’avais fait les bons choix. Je fus une femme s’occupant de son mari et de ses enfants, ne laissant rien au hasard, veillant à tout, se remplissant le cœur d’ersatz de bonheur.
À quarante ans, je n’étais plus qu’une ombre qui tentait tant bien que mal de subsister. Mais j’avais ma place dans cette société, parent d’élève, collègue, voisine, cliente, patiente, mère, fille, femme. je donnai bien le change et personne ne le sut.
À cinquante ans, je dis adieu à la seule chose qui avait un sens pour moi, la maternité. Le fait établi par la nature que je ne pourrais plus avoir d’enfant me plongea dans une profonde dépression que personne ne soupçonna. J’étais très douée pour ça, ne rien laisser paraître. Je n’étais plus qu’une coquille vide dont le corps ne servait plus à rien. Ce fut peut-être la pire étape de ma vie, s’il en est une pire que les autres, une de plus à traverser. L’ignorer en me disant que ce n’était pas ma vie, qu’il y aurait autre chose. Il ne pouvait en être autrement. Était-ce là le but de chaque vie, procréer ? Je remisai dans un coin de mon esprit la vanité de ma stérilité.
Puis je notai que le temps s’accélérait, sautant les années, les saisons, les journées. Il se mettait à travailler pour moi. Bien souvent j’eus peur de ne pas y arriver. Quand le cancer s’intéressa à moi, je trouvai cela vaniteux de sa part et quelque peu surprenant. Comment pouvait-il croire qu’il aurait la moindre prise sur moi, puisque je n’existais pas. Mon esprit, gorgé de tout ce temps que j’avais perdu, commença à lutter, s’octroyant d’infimes rayons de vie qui déchiraient le brouillard dans lequel je m’étais cachée si longtemps, entrevoyant les promesses reléguées à plus tard.
À soixante ans, je m’accordai le droit d’attendre. Cela n’allait pas tarder à arriver.
C’est arrivé et c’est l’instant d’avant. L’instant où tout bascule de l’autre côté de ce miroir sans tain dans lequel je me suis regardé vivre pendant si longtemps. Je vais changer de peau, laissant ma mue aux oubliettes. J’ai enlevé mon nom de la porte où il était affiché depuis tant d’années, ai vidé mes tiroirs, jeté tous les carnets de notes prises au fil des ans, donné ma clé à mes collègues. Certains ont dit que, quoique je m’en défende, je verserais une larme. Je ne veux pas les décevoir mais il est impossible que je pleure sur cette vie passée. Ils n’ont pas compris, ils ne peuvent pas savoir.
Ils m’accompagnent jusqu’à la porte, guettant cette fameuse larme qui ne viendra jamais. Je pose enfin ma main sur la poignée, la tire vers moi et la porte s’ouvre. Un pas dans le couloir, je quitte ce bureau sans le moindre désir de retour. Je referme la porte, les laissant à leur sort. Je ne suis déjà plus leur collègue. Avec ma dépouille, je laisse mes souvenirs, je n’en veux plus aucun.
J’étais la doyenne, me voilà ingénue, avide de découvrir ce que le temps me donne.
Je touche enfin au port d’une terre nouvelle. Je suis Jeanne, soixante ans, et une vie devant moi. Une vie à écouter mon jardin, une vie à le respirer, une vie à peindre, à lire et à écrire, une vie à mon rythme. Me lever à l’aurore sans craindre la fatigue, profiter des saisons, de la pluie et du vent, du soleil et de l’eau.
Être juste vivante et aimer chaque seconde que m’offre le temps.


Bonne journée à toutes et tous


Vesse Niolon des calanques ideales pour les baignades sauvage avec une vue panoramique unique sur la cote bleue - le Rove

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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 14:52 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

Okay merci
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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 19:35 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

Okay
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La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.


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MessagePosté le: Ven 13 Juil - 03:34 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Henri le Boiteux et Joël ainsi que les Clélia, Cunégonde, Enrique, Harry, Henriette, Joëlle et Mildred.
Bonne fête ma cousine Clélia
Prénoms fêtés autrefois : Eugène.
Demain, nous fêterons les Camille de Lellis.

Le 13 juillet est le 194e jour de l'année du calendrier grégorien, le 195e en cas d'année bissextile. Il reste 171 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 25e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la pintade.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 10
le soleil se couche à 17h 17
durée d'ensoleillement : 15 h 07 (-1mn)

Célébration de demain :
• France : Prise de la Bastille (1789) (jour férié)
• Fête nationale française (jour férié)

Citation du jour :
« Il n'existe pas de sujet peu intéressant ; il n'y a que des personnes peu intéressées. »
Gilbert Keith Chesterton

Dicton du jour :
« Quoi que fasse Saint-Henri, le paysan en rit. »
« Pluie au jour de Saint Eugène, Met le moissonneur à la gêne. Mais si le soleil pompe l'eau, C'est signe de huit jours de beau. »

Proverbe du jour :
« Il y a des occasions où il vaut mieux perdre que gagner. »

Événement du jour :
1900 : Inauguration du funiculaire de Montmartre. Les deux wagons d'une capacité de 48 personnes chacun circulent grâce à un contrepoids d'eau. En 1935, ce système est remplacé par un funiculaire électrique.
1927 : Simone Veil naît à Nice. Rescapée de la Shoah, on lui doit notamment la loi qui porte son nom et qui dépénalise depuis 1975 le recours à l'IVG.
1944 : Ernö Rubik naît à Budapest. Cet architecte hongrois créée en 1975 le casse-tête aujourd'hui mondialement célèbre, le Rubik's Cube.
1965 : Les Françaises disposent désormais du droit de travailler et de gérer leur bien sans l'accord de leur époux.
1967 : Création de l'A.N.P.E. (une affaire qui roule)
1967 : Le coureur cycliste britannique Tom Simpson meurt alors qu'il part l'assaut du Mont Ventoux, lors du 54e Tour de France. La chaleur, la soif mais aussi la prise d'amphétamine seraient responsable du décès du sportif.
1989 : L'Opéra Bastille est inauguré sur la place du même nom par le Président François Mitterrand à l'occasion des cérémonies de commémoration du bicentenaire de la Révolution.

L'historiette du jour :
Les migrants de Isabelle Lambin

La terre et le ciel s’étaient comme rejoints. Les arbres tendaient leurs longs doigts vers un plafond cotonneux, cherchant, semblait-il, à en déchirer la surface moelleuse afin de se tricoter de grandes écharpes pour les interminables soirées d’hiver. J’avais toujours l’esprit un peu ailleurs, le regard niché loin sur la ligne d’horizon, m’imaginant ce qu’elle me cachait. J’aurais aimé m’accrocher à l’une des plus hautes branches, la tête perdue dans les nuages et laisser le vent me lécher le corps à m’en faire frissonner. J’aurais aimé fermer les yeux pour les rouvrir et me rendre compte que j’étais devenu une miette de ciel bleu ou pourquoi pas une goutte d’arc-en-ciel, qu’importe la couleur. Je rêvais trop.

Maman aimait me le répéter. J’aimais la vie, j’aimais le bruit qu’elle faisait lorsque je la sentais frapper dans ma poitrine. J’aimais le soleil. J’aimais la pluie, l’orage aussi. Mais par-dessus tout, j’aimais le vent. Je l’avais toujours aimé. Il était mon ami, mon allié et s’il pouvait se montrer parfois brutal, je le côtoyais toujours avec le même respect. La nuit, je l’emportais dans mes rêves. Je pouvais le sentir me bercer. Le jour, nous voguions ensemble, unis, avançant au même rythme.

C’était ce même vent qui m’avait vu naître. « Il te portera où tu voudras. » me disait maman. Je savais qu’elle avait raison. Mon frère et moi aimions l’écouter parler avec sagesse. Maman et le vent étaient nos deux guides. Ils nous aidaient à avancer sereinement dans la vie. Ce matin pourtant, j’étais fébrile. Maman nous avait prévenus. « C’est pour bientôt, mes enfants. » Et ce bientôt, c’était aujourd’hui, à n’en pas douter.

Les journées raccourcissaient de plus en plus. Le soleil se faisait moins chaud. Le ciel s’était délavé. Les arbres changeaient de teintes. Les feuillages viraient du vert au jaune, à l’orange, au rouge, au brun. Les arbres pleuraient leurs feuilles et moi, je m’élançais et tournoyais au milieu de cette danse funeste, le cœur léger. L’inconnu m’attendait mais j’étais heureux.

Ce que j’aimais plus que tout, c’étaient les mots que le vent venait me chuchoter à l’oreille. Oui, le vent me parlait. D’aussi loin que je me souvienne, il l’avait toujours fait. Ces derniers temps cependant, son discours s’était montré plus insistant. « Reste à son écoute » me recommandait maman, « il sera toujours là pour toi. » Alors je m’élançais dans une course folle. Le champ de maïs près de la vieille grange était mon terrain de jeu. Nous étions de plus en plus nombreux à nous y retrouver. Je chantais à tue-tête en fonçant tel un boulet de canon. Je me sentais fort. Je me sentais porté par un autre souffle, comme un appel. Je n’avais plus peur de partir. J’étais prêt. « Partons ! » criai-je en me retournant vers ma mère et mon frère. « Tu as raison mon fils, partons, c’est l’heure ! »

Dans une dernière chorégraphie, nous avons tous tournoyé au-dessus du champ de maïs en poussant notre cri de départ afin de rameuter les quelques retardataires. Puis j’ai pris place derrière maman, mon petit frère à ma suite. Nous partions pour un long périple. Nous volions entre ciel et terre dessinant sur la page blanche des nuages de grands V. L’Afrique nous tendait les ailes et d’ici quelques semaines nous pourrions frôler ses terres en poussant le mot victoire.


Bonne journée à toutes et tous


Calanque de Niolon

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MessagePosté le: Ven 13 Juil - 04:46 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

Okay
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Omphale


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MessagePosté le: Ven 13 Juil - 14:40 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

ces calanques de Niolon c'est le Paradis sur Terre, quelle splendeur !
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MessagePosté le: Sam 14 Juil - 05:23 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

La cote bleue un petit paradis comme tu dis, Omphale, sur terre.
On avait des amis qui avait un cabanon à Méjean, une calanque à côté et les cousins de mon époux sur Gignac (Ensuès la Redonne) que du bonheur mais c'est vieux tout ça
les premiers se sont séparés et vendus, le second est décédé, les enfants ont hérités, c'est différent
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MessagePosté le: Sam 14 Juil - 05:49 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Camille de Lellis.
Bonne fête à mon époux.

Demain, nous fêterons les Donald ainsi que les Bonaventure et Wladimir.

Le 14 Juillet est la fête nationale de la République française. C'est un jour férié en France.
Elle a été instituée par la loi du 6 juillet 1880 qui établit un jour de fête nationale annuelle, qui ne précise pas si elle commémore la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l'union de la Nation, et/ou l’évènement de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue puisqu'elle dispose : « La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle » (article unique). Le site Internet du gouvernement de la République française affirme à la fois : « Si le 14 juillet est généralement associé à la prise de la Bastille en 1789, c'est dans les faits le 14 juillet 1790, la fête de la Fédération, qui est officiellement commémoré en France » et « Dans les faits, de la IIIe République à nos jours, les maires des communes de France et les Français commémorent les deux 14 juillet ».

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 11
le soleil se couche à 21h 17
durée d'ensoleillement : 15h 06 (+1mn)

Célébrations du jour :
• France : Prise de la Bastille (1789) (jour férié)
• Fête nationale française (jour férié)

Citation du jour :
« Un mariage heureux est une longue conversation qui semble toujours trop brève. »
André Maurois

Dicton du jour :
« De juillet chaud vient un automne, pendant lequel souvent il tonne. »

Proverbe du jour :
« L'erreur est aussi grande de se fier à tous que de tous se défier. »

Événement du jour :
1789 :
Prise de la Bastille. Bien qu'elle ne soit qu'une péripétie dans l'histoire de la Révolution française, elle a pris valeur de symbole. Cette insurrection populaire, première apparition du peuple de Paris sur la scène révolutionnaire a pour cause directe le renvoi de Necker par Louis XVI le 11 juillet 1789.
L'agitation commence au Palais-Royal où, montés sur des chaises, des orateurs improvisés, dont Camille Desmoulins, haranguent la foule, annonçant une « Saint-Barthélemy des patriotes ». L'insurrection éclate le 12, à la suite d'une charge du Royal-Allemand dans les jardins des Tuileries. Le lendemain, les électeurs aux états généraux, réunis à l'Hôtel de Ville, élisent une commission permanente, gouvernement municipal chargé d'assurer l'approvisionnement de la ville et le maintien de l'ordre grâce à une « milice civique ». Le 14, une bande se dirige vers la vieille forteresse de la Bastille, où le roi faisait interner les mauvais sujets par lettres de cachets, pour y chercher des armes.
À la suite d'un malentendu ou d'une provocation, les émeutiers attaquent la Bastille défendue par une poignée de Suisses et d'invalides. Le gouverneur de Launey est massacré. La capitulation du roi suit. Le 16, il rappelle Necker, et le 17 reconnaît les nouvelles autorités parisiennes, le maire Bailly et le commandant de la garde nationale La Fayette.
La Bastille ne méritait guère d'être élevée au niveau de symbole du despotisme monarchique : elle ne comptait que sept prisonniers ; mais « le 14 juillet 1789 est resté dans l'histoire comme une date symbole, celle où, pour la première fois, le peuple est apparu plus fort que les rois » (Mistler). Le 14 juillet de l'année 1790, la démolition de la forteresse était achevée et l'on dansait sur son emplacement.
En 1880, le 14 juillet fut proclamé fête nationale.

L'historiette du jour :
Les cocotiers de Svetlana Kirilina

Un beau jour, les Zigouingouins durent se rendre à l’évidence. Ils avaient un problème. Et ce problème était de taille.
Quand leur planète était encore toute jeune et que les Zigouingouins avaient bien plus d’yeux que de jambes, tout allait pour le mieux. Les arbres à l’envers poussaient comme il se devait, les racines vers le ciel. Mais les colons des autres planètes avaient débarqué. Ils avaient planté des drapeaux, étaient repartis. Le souci, c’était qu’ils n’avaient pas planté que des drapeaux. Certains d’entre eux avaient trouvé amusant de laisser derrière eux des noix de coco. Et comme les Zigouingouins ne savaient pas ce que c’était, ils n’y avaient pas prêté attention. Quand les premiers cocotiers percèrent la terre, c’était déjà trop tard.

Les Zigouingouins n’avaient pas pour habitude de surveiller ce qui se trouvait au-dessus d’eux. Avec les arbres à l’envers, c’était simple. Il n’y avait qu’à se baisser pour ramasser les fruits. Mais les noix de coco, elles vous tombaient dessus quand vous passiez en dessous. Bon nombre de Zigouingouins avaient perdu la vie dans des accidents de cocotiers.

Les Anciens s’étaient alors réunis pour discuter ce souci qui devenait de plus en plus présent chez eux. Ils avaient parlé des semaines et des semaines et n’avaient pas réussi à trouver de solution. Et pendant ce temps, les cocotiers poussaient, envahissaient.

Quelques Anciens qui étaient moins anciens que les plus anciens avaient proposé une solution radicale. Il fallait se débarrasser de tous les cocotiers. Les déraciner, les broyer, les brûler. Ça ferait partir la menace rapidement.
Malheureusement, les plus anciens des Anciens étaient contre cette violence. Ils considéraient que les végétaux avaient autant de droits que les autres formes de vie. Qui plus est, ils ne pouvaient pas vraiment se défendre tout seuls. Il leur fallait donc quelqu’un pour les protéger. Bien sûr, les cocotiers pouvaient très bien se défendre en envoyant des noix dans les dents de ceux qui les approchaient. Mais à ça, les plus anciens des Anciens n’arrivaient pas à se faire.

Des propositions moins radicales avaient été lancées. On pouvait placer des filets en dessous des cocotiers pour empêcher les fruits de tomber sur le sol ou sur les têtes des passants. Des filets, soit. Le souci, c’était que la population des cocotiers grandissait de jour en jour et qu’on n’aurait jamais le temps de fabriquer assez de filets pour tous les isoler.

Des semaines plus tard, les Anciens quittèrent le décisiorum sans s’être mis d’accord. Les noix de coco étaient un problème, certes. Mais peut-être moins important que celui des chutes de météorites ou que l’absence de marquage sur les routes.

Les Zigouingouins allaient donc devoir apprendre à vivre avec. Ils allaient devoir apprendre à lever la tête quand ils marchaient.

Ou ils pourraient tout simplement éviter de passer sous les cocotiers.


Bonne journée à toutes et tous


Calanque de Méjean

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Ninete
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MessagePosté le: Sam 14 Juil - 14:50 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

Pratiques ces arbres qui poussent à l'envers pour ramasser les fruits 😊
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MessagePosté le: Sam 14 Juil - 15:57 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

j'adore l'historiette, ça me rappelle les Shadocks  Very Happy
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MessagePosté le: Dim 15 Juil - 04:35 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant



L'éphéméride du jour...

Aujourd'hui, nous fêtons les Donald ainsi que les Bonaventure et Wladimir.
Demain, nous fêterons Notre-Dame du Mont Carmel ainsi que les Carmen et Elvire.

Le 15 juillet est le 196e jour de l'année du calendrier grégorien, le 197e en cas d'année bissextile. Il reste 169 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 27e jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'ail.

à Marseille :
le soleil se lève à 6h 11
le soleil se couche à 20h 16
durée d'ensoleillement : 15h 04 (-1mn)

Célébration de demain :
• Journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l'autorité de fait dite " gouvernement de l'Etat français " (1940-1944)

Citation du jour :
« Je suis homme avant d'être Français. »
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

Dicton du jour :
« Jamais en juillet sécheresse n'a causé la moindre détresse. »

Proverbe du jour :
« La beauté sans la grâce attire, mais elle ne sait pas retenir; c'est un appât sans hameçon. »

Événement du jour :
1099 : Les croisés prennent Jérusalem. Emmenés par Godefroi de Bouillon et le comte de Toulouse, ils partent de France en 1096 à l'appel du pape Urbain II. En prenant la ville sainte, les croisés fondent le royaume latin de Jérusalem. Godefroi de Bouillon prend en charge l'administration de la ville au titre d'avoué du Saint-Sépulcre. [Une vue de Jérusalem.
[b]1869 :[/b] En créant l'oléomargarine, qu'il baptisera simplement "margarine", le chimiste français Hippolyte Mège-Mauriés remporte le concours lancé par Napoléon III qui souhaitait trouver un produit de substitution au beurre. À l'origine destinée à la marine française, la margarine présente les mêmes caractéristiques nutritionnelles que le beurre.
1983 : À l'aéroport d'Orly, près du comptoir de la Turkish Airlines du terminal Sud, une bombe explose et cause la mort de huit personnes. L'attentat est revendiqué par l'Asala, l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie.
1997 : Le couturier des stars, l'Italien Gianni Versace, est tué de deux balles dans la nuque devant sa luxueuse villa, à Miami. Il avait présenté sa première collection en 1978, avant d'ouvrir une centaine de magasins exclusifs. Âgé de 50 ans, il a signé des vêtements pour un grand nombres de stars, notamment les vedettes de la chanson Madonna, Sting, John Travolta, Paul McCartney, Mick Jagger, Elton John et George Michael.

L'historiette du jour :
La petite entourloupe de Joséphine Couderchou de Murielle Laurent

Joséphine Couderchou était un brin de fille plutôt dégingandée, grande et au nez crochu, comme on en voit dans les foires de villages. Pourtant ne vous y trompez pas, elle résidait en ville, à Angoulême, dans une maison avec trois chambres. Elle y vivait seule mais disposait d’un grand dressing qui lui donnait l’impression d’héberger plusieurs amies. Les amies, elle en avait, ne vous inquiétez pas pour elle. A commencer par Marie-Jeanne, qu’elle connaissait depuis la maternelle, et qui l’invitait régulièrement à passer des soirées dans son duplex ou des week-end dans sa chaumière à la campagne, près de Confolens. Marie-Jeanne, mariée à Marc, avait une riche vie sociale et entendait bien que Joséphine goutât un jour à ces bons plaisirs.

Plusieurs fois par mois, Joséphine était donc attendue chez Marie-Jeanne et Marc, qui lui présentaient des célibataires, souvent dentistes ou radiologues, rarement les deux à la fois. Joséphine était aussi l’amie de Cassandra, rencontrée à un cours de yoga, une bourgeoise assez sympathique qui aimait recevoir mais ne supportait pas que ses convives fussent un nombre impair ; une histoire de table rectangulaire. Joséphine était donc régulièrement sollicitée pour jouer les bouche-trous. Elle ne s’en formalisait pas car les invités de Cassandra étaient souvent d’une compagnie fort agréable, en tous cas pour des intellectuels angoumoisins. Sans compter que Cassandra se servait chez le meilleur boucher de la ville (rue Pasteur, faut-il le préciser ?) et s’y connaissait en pâtisserie (son pithiviers à la crème de cacahuètes vous rendait boulimique).
Les soirs où elle n’était invitée ni chez Marie-Jeanne ni chez Cassandra, Joséphine devait bien s’occuper, si possible à autre chose que repasser les nombreuses tenues de son grand dressing. Heureusement, elle s’était trouvé une passion : les jeux de hasard. Elles savaient déjà les biens superbes qu’elle s’achèterait en cas de gains faramineux. Des propriétés luxueuses au bord du lac d’Annecy avaient sa préférence, Joséphine s’y rendrait en jet privé car cinq ou six heures d’autoroute, non merci.
Un samedi où Joséphine avait simplement prévu de mettre à jour son livre de comptes répertoriant ses gains et ses pertes, Cassandra l’appela fort inquiète, même si c’était totalement exagéré : ils allaient être cinq à table, c’était le drame, Joséphine devait absolument venir jouer les bouche-trous. La bonne amie accepta, et se retrouva chez Cassandra, assise en face d’un ancien conseiller départemental, chauve et membre d’un parti politique tout à fait ridicule. Pour compléter la fine équipe, Cassandra et son mari Hector avaient invité un couple mal assorti, Aude et Pierre, qui se présentèrent d’emblée à Joséphine comme étant des gens modernes et libérés, non sans lui faire conjointement un clin d’œil tout à fait explicite. Joséphine était ouverte aux nouvelles expériences, mais quand même peu habituées à elles ; la transpiration la gagnait. Aude et Pierre monopolisèrent l’attention de l’assistance pendant tout le repas, il faut dire que sans aucune gêne ces libertins révélèrent une situation peu commune : ils étaient l’un et l’autre maîtresse et amant d’une même femme mariée, dont ils ne révélèrent cependant pas l’identité.
Angoulême est une petite ville, et sans dire que ses habitants sont tous consanguins, on peut concéder que tout angoumoisin peut trouver dans son arbre généalogique un lointain aïeul s’avérant être le cousin du voisin d’en face. Dans le cas précis, Joséphine comprit au vu de certains détails que la femme mariée que se partageaient Aude et Pierre n’était autre que Marie-Jeanne. Ce n’était pas à proprement parler un choc, mais quand même une sacrée surprise, digne d’une émission de Jean-Pierre Foucault. Joséphine allait regarder son amie d’enfance autrement.
Une semaine plus tard, Marie-Jeanne invitait justement Joséphine à un barbecue amélioré, avec dans l’idée de la caser avec un pilote de chasse fraîchement divorcé. Ce soir-là, Marie-Jeanne en fit beaucoup, vantant à son amie les qualités athlétiques du pilote célibataire, avec des sous-entendus aussi gras que la ventrèche servie lors du repas. Un peu excédée par ces manœuvres grossières, Joséphine indiqua sans ménagement à Marie-Jeanne que puisqu’elle paraissait si intéressée, elle n’avait qu’à se proposer elle-même pour réchauffer le corps musclé du beau pilote. La fin de la soirée barbecue fut glaciale, ça tombait bien il faisait très chaud.
Le lendemain, Marie-Jeanne et Joséphine se téléphonèrent pour mettre les choses à plat et rafistoler leur amitié. La discussion s’avéra aigre et électrique. Marie-Jeanne évoqua le nez disgracieux de Joséphine qui, emportée dans son élan, finit par avouer à son amie qu’elle savait pour son amant Pierre, et qu’elle l’avait même déjà rencontré. Marie-Jeanne en resta muette, enfin pas longtemps car très vite elle supplia Joséphine de ne rien dire à Marc. Celle-ci accepta, car elle avait toujours eu beaucoup de sympathie pour l’époux de Marie-Jeanne. Elle décréta cependant qu’au vu de la situation, Marc méritait lui aussi de s’adonner aux plaisirs extra-conjugaux. Marie-Jeanne ne se vit pas contester le raisonnement. Il fut donc entendu que Joséphine présenterait à Marc une charmante jeune femme, dont elle venait justement de faire la connaissance.
Quelques jours plus tard, Joséphine organisait donc une tajine partie, où Marie-Jeanne et Marc furent invités, ainsi que la mystérieuse promise. Il s’agissait naturellement d’Aude, l’épouse de Pierre et amante de Marie-Jeanne. Cette dernière fut donc contrainte d’assister au rapprochement de son amante et de Marc, mais évidemment, elle ne pouvait rien dire...


Bonne journée à toutes et tous




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MessagePosté le: Dim 15 Juil - 15:12 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE Répondre en citant

Okay merci
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:20 (2018)    Sujet du message: EPHEMERIDE

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