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CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS
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saintluc
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PostPosted: Fri 29 Nov - 04:17 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

 Page 1: Guerre des Pequots (1637)  - Guerre du roi Philip (1675-1676) - Révolte de Nathaniel Bacon et guerres liées à l'esclavage  - Guerre de Pontiac (1763)  - Guerre de Lord Dunmore (1774)  - La bataille de Point Pleasant - Après l'Indépendance  - 
page 2 : La guerre de la Jeune Amérique (1790-1794)   - bataille de la Wabash - bataille de Fallen Timbers - Bataille de Tippecanoe - Guerre de 1812 (américano-britannique)  - bataille de Baltimore - bataille de Fort Dearborn - bataille de la rivière Thames - bataille de la Châteauguay  - bataille du lac Champlain ou bataille de Plattsburgh - Bataille de Prairie du Chien - Première Guerre séminole - Guerre de Northwest Black Hawk (1832) - La « piste des Larmes » (1838)
page 3: Seconde Guerre séminole - Troisième guerre Séminole (1855-1858) - Guerre Navajo (1860-1864) - Guerre des Païutes (1860)  - Traité de la Traverse de Sioux 1851 - massacre de Sand Creek  - La guerre des Sioux de 1862 - bataille d'Apache Pass  - massacre de Bear River  - massacre de Wounded Knee - bataille de Platte Bridge - bataille de Fetterman - Bataille de la Washita - Guerre des Modocs (1872-1873)  - 
page 4: Guerre de la rivière Rouge (1874-1875)  - Guerre des Black Hills (1876) - bataille de Little Big Horn - La poursuite des Nez-Percés  - Guerre des Cheyennes (1878-79) - Guerre des Bannocks (1878) - 







A PARTIR DE LA PAGE 4: LES GRANDS CHEFS INDIENS  
page 4: Sam Jones ou Ar-pi-uck-i de son nom Mvskoke - Big Foot - Black Kettle - Crazy Horse - Gall  - Chef Joseph -  
 
 page 5: Little Crow - Mangas Coloradas - Ouray - Chef Powhatan - Red Jacket  - Sacagawea ou Sakakawea - Sitting Bull - Tecumseh  - American Horse Aîné - Black Elk - Blue Jacket - Crowfoot - Geronimo - Thayendanegea alias Joseph Brant  - Michikinikwa, encore appelé Little Turtle -  
 
 page 6: Massasoit - Pocahontas - Quanah Parker - Metacom  - Satanta - Sinte Gleska, ou Sinte Gleśka - Turning Bear  - Wovoka -  WASHICUN- TASHUNKA - Washicun tashànkaà - Black Hawk  - Cochise  - Dull Knife - Iron Tail - Chef Kicking Bear - Little Wolf -  
 
 page 7: Osceola  - Pontiac - Rain In The Face - Roman Nose -  Seattle ou Sealth - Standing Bear ou Ma-chu-nah-zah - Victorio - Big Bear  - Catecahassa ou Black Hoof (Sabot noir) - Gaiänt'wakê (Kaintwakon) - shi - 

Page 8: Lone Wolf - Opechancanough ou Opchanacanough - Pitikwahanapiwiyin - Red Cloud (en lakota: Maȟpíya Lúta en français Nuage rouge) -  John Ross en Cherokee Koowescoowe  -  Sequoyah (Ssiquoya en langue cherokee) - Washakie - Hendrick Tejonihokarawa ( Tay yon ' un ga rau ho' a) - Sa Ga Yeath Qua Pieth Tow  - Ho Nee Yeath Taw No Row - Etow Oh Koam  - Membertou
 
 
 
 
  
       
  
Les guerres amérindiennes sont l'ensemble des guerres opposant les colons européens puis le gouvernement des États-Unis aux peuples Nord-Amérindiens, de 1778 à 1890. Bien qu'aucune guerre ne fût officiellement déclarée par le Congrès des États-Unis, l'armée fut constamment en guerre contre ces peuples à partir de 1778. Elles se sont prolongées au XIXe siècle par des violences et de nombreux massacres de la part des deux camps. L'historien américain Howard Zinn rappelle que « les gouvernements américains ont signé plus de quatre cents traités avec les Amérindiens et les ont tous violés, sans exception ».L'ensemble des combats et massacres livrés entre les États-Unis et les Indiens fait 19 000 victimes chez les blancs et environ 30 000 du côté des Indiens, hommes, femmes et enfants. Entre 9 et 11,5 millions à la fin du XVe siècle, les Indiens d'Amérique du Nord ne sont plus que 250 000 en 1890. Cette hécatombe démographique sans équivalent dans l'histoire étant due essentiellement aux épidémies et aux famines, provoquées notamment par les déportations et la chasse intensive du bison dont la population passe de 60 000 000 au début du XVIe siècle à 1 000 à la fin du XIXeDu fait que les Amériques sont, depuis le début, des colonies de peuplement, les alliances avec les autochtones ne pouvaient être que provisoires. La mythologie nord-américaine veut que les premiers colons n’aient survécu qu’en adoptant les techniques agricoles des Amérindiens. Ils firent davantage : ils adoptèrent également, et adaptèrent, leurs techniques de guerres.
En Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle, les colons découvrent que la collaboration avec les Amérindiens, éclaireurs, alliés au combat, agents de renseignement et instructeurs tactiques, constitue la meilleure prévention contre le désastre militaire. Le conseil du Connecticut suggère à la Bay Colony de « concéder (aux alliés amérindiens) tout le butin, de leur donner des vivres, des munitions et une solde tant qu’ils sont en mission ». Mais en Nouvelle-Angleterre, certains préjugés rendent la vie dure à l’égard des peuples autochtones, accusés de vendre leur poudre à canon, de prévenir leurs frères amérindiens de l’approche d’une colonne, de se battre sans rigueur ni discipline, à quoi s’ajoute la conviction, solidement enracinée, que la guerre d’embuscade est déshonorante. Contrairement à leurs cousins « yankees », les colons anglais du Sud n’hésitent pas constituer des détachements de plusieurs milliers d’hommes pour combattre l’empire espagnol ou les Français sur la côte du golfe du Mexique ou les tribus turbulentes. En échange de leur concours, les alliés amérindiens reçoivent toute liberté de rançonner les nombreux prisonniers ou les vendre comme esclaves.

Mais les Amérindiens ont leurs limites en tant que soldats et alliés. Le siège, les batailles rangées et la puissance maritime décident de l’issue des guerres impérialistes, et non les tactiques de guérilla de l’embuscade et du raid. Les 1 200 Amérindiens qui servent sous les Français et Canadiens à Québec en 1759 ne sauvent ni la ville ni la Nouvelle-France. Les chefs coloniaux sont nombreux à estimer que les alliés amérindiens causent plus de difficultés qu’ils ne sont utiles, et encouragent le développement d’unités de chasseurs à cheval français.

Les forces expéditionnaires des conflits impliquant Français, Canadiens et Amérindiens, issues de la guerre de Sept Ans en Amérique du Nord, constituent un mélange instable de troupes régulières européennes, de colons volontaires et de guerriers amérindiens ne partageant ni les enjeux politiques, ni les méthodes tactiques, ni les notions élémentaires de discipline. Les Amérindiens ont toutefois souvent une utilité complémentaire, au même titre que les partisans soutenant l’action des armées régulières dans une guerre européenne. S’il avait pris la peine de recruter des éclaireurs amérindiens, peut-être Edward Braddock aurait-il évité le massacre de ses troupes par un détachement de Français et d’Amérindiens deux fois moins important, sur la piste de Fort Duquesne (Pittsburgh), en juillet 1755. Moins nombreux sur la scène nord-américaine, les Français ont, plus que les Britanniques, besoin des Amérindiens. La dépendance ainsi créée est parfois aussi fatale que l’absence totale d’auxiliaires indiens. Le désastre de Braddock se trouve partiellement effacé par l’échec de la contre-offensive française contre Fort Edward en septembre 1755. Le commandant français, le baron Dieskau, constate que ses alliés amérindiens répugnent à envahir un territoire britannique et refusent catégoriquement de donner l’assaut contre des fortifications britanniques. La prédilection des Européens pour la stratégie du siège semble inutile aux Amérindiens, et incompatible avec les véritables objectifs de la guerre selon eux, l’exaltation de l’honneur individuel et la richesse que confèrent scalps et prisonniers. Les conventions qui régissent la guerre à l’européenne leur sont inintelligibles, sinon grotesques. Lorsque, en 1757, le marquis de Montcalm accorde les honneurs de la guerre à la garnison de Fort William Henry, les 2 000 Amérindiens qui ont assisté au siège en spectateurs se jettent sur les prisonniers britanniques, en massacrent et en scalpent plus de 200.

Il n’échappe pas non plus aux Amérindiens que le contact avec les Européens provoque fièvre et mortalité. Ils se tiennent à l’écart des expéditions françaises pendant les périodes de petite vérole – de 1756 à 1758 –, un facteur qui contribue à maintenir les Français sur la défensive. Entre autres conséquences, les guerres franco-britanniques ont pour effet de diminuer la combativité entre tribus. Il semble bien que, après 1755, les Amérindiens alliés des deux camps aient conclu un accord tacite visant à cesser tout combat tribal. À court terme, les Français pâtissent plus que les Britanniques de ce pacte entre Amérindiens, auquel viennent s’ajouter les maladies. Plus que les colonies britanniques, en effet, la Nouvelle-France est tributaire du concours des Amérindiens.











 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le caractère primitif et « démocratique » des sociétés amérindiennes, s’il en fait souvent des adversaires pugnaces, finit par vouer leurs résistances à l’échec. Peu d’entre elles présentent un front uni contre l’envahisseur. Elles ne perçoivent pas davantage qu’il s’agit pour elles de mener une guerre de survie, cela rend extrêmement aléatoire tout mouvement unifié de résistance, chaque groupe ou clan décidant pour lui-même s’il est de son intérêt de combattre ou de faire la paix. Entravées par les divisions géographiques, les rivalités de tribu, de clan ou de famille, la fragilité du lien culturel commun, les quelques tentatives de riposte concertée, inspirée par une préoccupation commune, résistent rarement au premier échec militaire.Le véritable intérêt de leur recrutement n’est pas tactique mais politique et psychologique. La résistance amérindienne n’est en réalité qu’une succession de coalitions fragiles et ponctuelles entre tribus, auxquelles la coopération apparaît comme condition de leur survie. En recrutant parmi eux, les Américains, Canadiens et Mexicains sapent cette cohésion des Amérindiens, et démoralisent les plus acharnés.Ainsi au cours des années 1830, les États-Unis obtiennent la soumission des Séminoles, en partie grâce au recrutement d’alliés dans cette tribu et dans celle des Creeks et en incitant les esclaves noirs, ralliés aux Amérindiens en révolte, à entrer dans l’US Army contre la promesse de leur affranchissement. Le chef de guerre Osceola se trouve ainsi privé d’une partie de sa puissance militaire, les Noirs (les esclaves fugitifs s'étaient mêlés aux tribus de la région) comptant parmi les meilleurs chefs. À partir de 1836, d’anciens esclaves devenus éclaireurs guident le général Thomas Sidney Jesup vers les villages séminoles, dont la destruction ainsi que la capture déloyale d’Osceala et d’autres chefs séminoles rangés sous le drapeau blanc.Des adversaires déterminés, tels les généraux américains George Crook et Nelson Miles, exploitent méthodiquement ces divisions en incorporant des Amérindiens à leurs troupes. Les effets majeurs de cette démarche sont psychologiques et politiques plus qu’opérationnels. « Rien ne les abat comme de voir de leur propre peuple se retourner contre eux, écrit Crook au sujet de sa poursuite réussie de Geronimo. Il s’agit moins de les capturer plus facilement grâce à des Indiens que d’atteindre un but plus ambitieux, plus durable : leur désagrégation. » Crook et Miles se montrent des partisans convaincus de l’utilisation d’Indiens comme agitateurs chargés de semer la dissension parmi les plus acharnés à poursuivre la lutte, aidés en cela par la réaction plus individuelle que collective des Amérindiens face à l’invasion occidentale.Pour le guerrier, le champ de bataille est le lieu d’une quête personnelle de gloire et de butin. Aucune ne récompense la discipline ou l’effort collectif. L’historien américain John M. Gates remarque que « les Amérindiens n’étaient capables que de violence ponctuelle, de guérillas qui, si elles témoignaient d’éclairs de génie tactique, étaient dépourvues de toute réflexion stratégique ». Toute manifestation rationnelle de leur part n’aurait révélé, de toute manière, que la réalité d’un destin scellé. Le grand historien des guerres indiennes Robert Utley soutient que la pression continue de l’immigration dans les Amériques, plus sûrement que les forces armées, a privé les Indiens de leurs terres et tous moyens de subsistance, ne leur laissant d’autre choix que la soumission.
Avant l'Indépendance
Années 1610 : de nombreux accrochages ont lieu entre les colons et les populations indiennes, pour des raisons diverses.
22 mars 1622 : le chef algonquin Opechancanough attaque les colons de Virginie et fait 347 morts à Jamestown.

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PostPosted: Fri 29 Nov - 04:17 (2013)    Post subject: Publicité

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saintluc
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PostPosted: Fri 29 Nov - 04:21 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

Guerre des Pequots (1637)

Cette guerre est liée aux premières traces de recours à l'esclavage en Nouvelle-Angleterre, contemporaines d'autres traces au même moment en Virginie et au décret de 1636 sur l'esclavage à vie à la Barbade. En 1638 à Boston, William Pierce le capitaine du Desire, construit en 1636 à Marblehead, près de Salem, importe la première cargaison d'esclaves de la Barbade, qu'il échange contre des esclaves amérindiens, les traces écrites établissant la première présence d'esclaves noirs au Massachusetts vers 1638.
Les Pequots s'opposaient à la colonisation de la région de la rivière Connecticut. À partir de 1633, les relations deviennent plus conflictuelles entre Pequots et colons anglais. en mai 1637 : les Anglais de la colonie du Massachusetts attaquent le village pequot de Missituck avec des mercenaires Mochegans et Narragansetts : il y a 400 à 700 morts.
Les Pequots émigrent vers Long Island et la région de New York.
L'emploi du nom Pequot devient hors-la-loi dans les colonies anglaises.
Les survivants sont traqués et vendus comme esclaves.

1643-1645 : guerres avec les Narragansetts et les Wampanoags.
16 avril 1644 : Opechancanough attaque de nouveau la colonie de Jamestown en Virginie et fait encore 500 morts.
1646 : William Berkeley capture Opechancanough.
1655-1664 : guerres entre les Algonquins et les colonies des Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), New York et New Jersey.

La guerre des Pequots est une guerre qui a opposé les Amérindiens pequots aux colons blancs dans l'arrière-pays du Massachusetts à partir de mai 1637.

Cette guerre fait suite à une tentative de colonisation des terres indiennes, elle-même entraînée par de nombreux décès dus aux épidémies chez les Pequots. Le capitaine John Underhill commenta dans son journal cette guerre, qui se limita à l'attaque d'un grand village indien.

Cette guerre est liée aux premières traces de recours à l'esclavage en Nouvelle-Angleterre, contemporaines d'autres traces au même moment en Virginie et au décret de 1636 sur l'esclavage à vie à la Barbade.

En 1633 la tribu des Pequots vit son effectif tomber de 8 000 à 4 000 à la suite d'une épidémie de variole, maladie apportée par les colons, ce qui suscita des tensions avec ces derniers. En 1634, à la suite d'une rivalité avec la tribu des Narragansetts, au sujet du commerce avec les Hollandais, Tatobem le Grand Sachem Pequot est tué et remplacé par son fils Sassacus.

En 1637, la guerre éclata lorsque des tribus indiennes Pequot s'opposèrent à la tentative de colonisation par les blancs de la région de Connecticut River. Par une nuit de lune de mai 1637 les colons de la baie du Massachusetts et de la colonie du Connecticut cernent le village Pequot Missituck, aidé par leurs alliés, les Indiens Mochegans et Narragansetts. En moins d'une heure le village est brûlé et 400 à 700 personnes tuées.

Le massacre éparpilla les survivants au sud de la Nouvelle-Angleterre, Long Island et la région de New York, ceux qui restaient étant réduits à l'esclavage. À Boston en 1638, William Pierce, le capitaine du Desire (construit en 1636 à Marblehead, près de Salem), importe la première cargaison d'esclaves de la Barbade, qu'il échangea contre des prisonniers pequots.
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saintluc
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PostPosted: Fri 29 Nov - 08:23 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

Guerre du roi Philip (1675-1676)[/b]

Un demi-siècle de paix a précédé la guerre. En 1621, lorsque les Pères pèlerins et les colons du Mayflower, s'installèrent, Massasoit, père du chef indien appelé « le roi Philip », grand sachem de la tribu Wampanoag, forma une alliance avec eux lors d'un repas auquel les Pères pèlerins l’avaient convié, lui et 90 de ses hommes, afin de célébrer les premières récoltes de la colonie de Plymouth en 1621. Durant ce festin, des dindes furent offertes (épisode commémoré aujourd'hui par la fête de Thanksgiving). Le chef Massasoit renouvela ce même rite d'alliance avec les membres de la colonie de la baie du Massachusetts en 1638.
Mais une première guerre a lieu en 1675 après la restauration anglaise, le roi Philip fils (Metacomet ou Metacam), couronné en 1662, étant obligé de déposer les armes, alors que les tensions territoriales entre colons et indiens s'amplifiaient. L'assassinat d'un indien converti au protestantisme conduit à l'exécution de trois Wampanoags, alliés aux blancs.
En juin 1675, les Wampanoags brûlent Swansea en représailles. Les Nipmucks et les Narragansets les rejoignent. De leur côté, les Mohawks refusent de rejoindre le roi Philip. Ces derniers, ex-mercenaires des colonies des Pays-Bas, sont en effet passés aux Britanniques qui ont racheté New-York aux Hollandais.
En 1676 : les Narangasetts sont vaincus, et leur chef Canonchet tué en avril. En août, le roi Philipp est trahi et tué. Cette guerre aura fait 600 morts du côté des colons anglais et 4 000 du côté des Amérindiens.
Plus au sud, au même moment, la traite des Amérindiens de Caroline vers les Antilles s'amplifie, tandis que débute la même année en 1676 en Virginie la révolte de Nathaniel Bacon.

La guerre du Roi Philip (King Philip's War en Anglais) fut une guerre opposant les Amérindiens Wampanoag et Narraganssett aux colons anglais et leurs alliés Amérindiens de Nouvelle-Angleterre. Les combats eurent lieu entre 1675 et 1676, dans le sud de la région des États-Unis aujourd'hui appelée Nouvelle-Angleterre. Près d'un dixième des Amérindiens et des Anglais furent tués ou blessés. Le conflit se termina par la victoire des colons anglais qui finirent, grâce à leurs alliés Iroquois, par tuer Metacomet, le chef de la tribu wampanoag qui mena celle-ci en guerre contre les Anglais.

La guerre est nommée d'après le principal chef du côté amérindien, Metacomet (appelé King Philip par les Anglais) fils de Massasoit grand sachem des Wampanoag.
Les causes qui ont amené les Wampanoag à entrer en conflit avec les colons de Nouvelle-Angleterre sont assez nombreuses. Les motivations premières de Metacomet, sachem des Wampanoag depuis la fin des années 1660, étaient avant tout de s'opposer à la pression colonisatrice des Anglais arrivant toujours plus nombreux en Amérique du Nord. Les nouveaux colons ne tardèrent pas à envahir l'intérieur des terres et voulurent acheter celles-ci aux Amérindiens locaux, c'est-à dire aux Wampanoag et aux Narraganssett. Ceux-ci, ignorant tout de la notion de propriété privée, considéraient comme du vol les achats de terres faits par les colons qui, d'ailleurs, ne se privaient pas parfois pour tromper les Indiens.

Une autre raison qui amena à la guerre fut sans doute l'injustice et les différences flagrantes qui existaient entre la société indienne et la société anglaise. En effet, un colon qui tuait un Indien n'était pas inquiété par les autorités coloniales de Nouvelle-Angleterre, mais le meurtre d'un Anglais par un Indien était passible de mort. Pire encore, il devait passer devant un tribunal anglais, et était jugé par eux et non par les siens. De plus, les Anglais considéraient les tribus amérindiennes comme un "mur" qu'il fallait écarter pour laisser place à la civilisation. Cet état d'esprit, fossé culturel entre Indiens et colons anglo-américain qui allait s'élargissant, précipita sans aucun doute la colonie dans la guerre, Metacomet désirant se venger des Anglais et les expulser définitivement de Nouvelle-Angleterre.


Les préparatifs amérindiens

Metacomet a le projet d'entrer en guerre contre la colonie depuis 1670, mais, n'étant pas tout à fait prêt, il doit attendre cinq ans, cinq années qu'il met à profit pour se préparer militairement. Sachant que sa tribut ne peut se battre seule contre les colons puritains du Massachusetts, il fait alliance avec plusieurs autres tribus et tente de les rallier à sa cause. Il fait aussi des stocks d'armement qu'il rassemble secrètement. Les préparatifs restent secrets, mais la guerre éclate avant que les Wampanoags ne soient totalement prêts, la situation se dégradant brusquement lorsque trois Indiens wampanoags sont pendus par les Anglais pour avoir tué un Amérindien christianisé nommé Sassamon.

Le soulèvement wampanoag

La guerre commence le 24 juin 1675, lorsqu'un parti de guerriers wampanoags attaque des colons à Swansea, ce qui provoque la mort de neuf Anglais. Les Wampanoags du Roi Philip déferlent alors sur la colonie et obtiennent tout d'abord de nombreux succès, qui convainquirent les Narragansets et les Nipmucs de se joindre à Metacomet et à ses guerriers. La situation devient vite intenable pour les Puritains du Massachusetts qui voient leurs implantations être ravagées et détruites par les Indiens. Ceux-ci arrivent à rayer de la carte douze implantations coloniales et les Anglais essuient de lourdes pertes.

Aide étrangère au soulèvement du Roi Philip

Les Wampanoags, bien qu'ils ont constitué de vastes stocks en armes, continuent tout de même à être approvisionné en armement pendant la guerre par les Français implantés en Acadie. Bien que cette aide provenant de Nouvelle-France n'a jamais été officiellement déclarée, il n'en est pas moins que des Français, tel le Baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin, vendirent des armes aux Wampanoags de Metacomet, trouvant par cette occasion un moyen d'ébranler les Anglais de Nouvelle-Angleterre en soutenant indirectement mais militairement les Wampanoags. Pour le Baron de Saint-Castin par exemple, c'était une occasion inespérée de prendre les colons anglais entre deux fronts, Saint-Castin menant sa propre guerre contre les colons du Maine à la tête de guerriers abénaquis (Première guerre anglo-abénaquise). Mais l'aide française ne sera pas significative dans l'ensemble et ne permettra pas au Roi Philip de reprendre l'avantage sur les colons au cours de l'année 1676.

Défaite et déclin des Wampanoags

Après avoir dominé la situation en 1675, les Wampanoags voient le vent tourner en faveur des Anglais en 1676. Ceux-ci se sont ressaisis et ont monté une importante force armée qui est en mesure de prendre le principal fort des Narragansets en décembre 1675, à la bataille de Great Swamp, anéantissant de fait la résistance des alliés narragansets du Roi Philip. Durant les huit derniers autres mois de guerre, les Wampanoags sont mis en déroute par deux fois. Acculés et perdant le reste de leurs alliés, ils fuient en direction des territoires iroquois. Cependant, ceux-ci, alliés aux Anglais et sur leur demande, attaquent bientôt les restes de la tribut de Metacomet. Les guerriers wampanoags sont pris entre deux feux et acculés de toute part.

Finalement, Le Roi Philip, trahi, est tué et décapité en août 1676, et sa tête est fichée sur un pieu alors que son corps est démembré par les colons. La défaite de Metacomet signe aussi le déclin et la fin de la puissance indienne aux marges et à l'intérieur de la Nouvelle-Angleterre.

Coût humain de la guerre

Schultz et Tougias ont estimé le nombre de morts durant la Guerre du Roi Philip à environ 3 000 des 20 000 amérindiens (15 %) de la population locale et 800 des 52 000 colons anglais (1,5 %). Ce fut donc une guerre coûteuse surtout pour les amérindiens qui étaient chez eux2. Plus de la moitié des quatre-vingt-dix villages de la Nouvelle-Angleterre fut pris d'assaut par les amérindiens.

Les épidémies des Amérindiens

[b]Les maladies transmises à la population amérindienne qui rentra en contact avec les colons Anglais vers 1618 étaient nombreuses. La variole, maladies vectorielles à tiques, typhoide, et rougeole étaient parmi les pires.

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saintluc
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PostPosted: Fri 29 Nov - 11:54 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

Révolte de Nathaniel Bacon et guerres liées à l'esclavage 
 
1658 : Guerre de 1658 contre les Indiens caraïbes qui double en 20 ans la surface martiniquaise des planteurs blancs
1670 : La colonie de Charleston fondée, la traite des Amérindiens de Caroline vers les Antilles débute et représentera au total 24 000 à 51 000 indiens
1674 : Sir John Yeamans autorise Docteur Henry Woodward à contracter avec des indiens Westos de Virginie
1676 : Une échauffourée entre Indiens Susquehannocks et colons de Virginie conduit au massacre par Nathaniel Bacon des Ocaneechees.
1703 : Le scalp (mot d'origine scandinave, et apporté par les Anglais, et non d'origine indienne) d'un autochtone est rémunéré par 40 £.
1711 : Guerre des Tuscaroras en Caroline contre des amérindiens qui protégeaient les esclaves fugitifs.
1715 : Guerre des Yamasee en Caroline, jusqu'en 1717, contre des amérindiens qui craignent d'être réduits en esclavage.
1750 : Le scalp d'un Indien adulte (homme de plus de douze ans) est rémunéré 100 £, celui d'une femme ou d'un enfant de moins de douze ans, 50 £.
1763 : Proclamation du roi de Grande-Bretagne interdisant aux colons de s'établir au-delà des Appalaches. Cette proclamation fut une des causes de la guerre d'indépendance.

La révolte de Nathaniel Bacon, est une révolte déclenchée en 1676 dans la colonie britannique de Virginie par des Blancs vivant sur la Frontière avec les Indiens, rejoints plus tard par des esclaves noirs et des serviteurs blancs.
Elle éclate à propos de la menace indienne dans un contexte de crise agricole et de misère. Les Blancs de la Frontière estiment que le gouverneur de Jamestown, William Berkeley, doit mener une guerre totale contre les Doegs qui se sont lancés dans des actions de guérilla à la suite de différends avec les colons. Nathaniel Bacon, élu à la chambre des Bourgeois de Virginie au printemps, et cousin de Frances Culpeper, la femme du gouverneur William Berkeley, prône la mise en place de détachements armés pour combattre les Indiens. Le gouverneur l’accuse de rébellion et le fait emprisonner. Deux mille colons de Virginie marchent immédiatement sur Jamestown pour lui apporter leur soutien.
Berkeley fait libérer Bacon après une promesse de repentance publique. Mais Bacon s’échappe, reforme ses milices et se met à harceler les Indiens. En juillet, il rédige une « Déclaration du Peuple » qui reproche à l’administration ses impôts injustes, son favoritisme, sa mainmise sur le commerce des fourrures et son abandon des fermiers confrontés aux Indiens. Bacon attaque alors les Indiens pamunkeys, considérés comme inoffensifs, en tue huit, fait des prisonniers et s’empare de leurs biens. À l’automne, il tombe malade et meurt à l’âge de 26 ans. Un navire de trente canons, commandé par Thomas Grantham est chargé par la couronne britannique de mater la révolte. Vingt-trois chefs rebelles sont pendus. L’Assemblée de Virginie amnistiera la plupart des Blancs qui ont participé à la révolte, mais pas les Noirs.
L'un de ses conseillers était William Drummond, gouverneur de la Caroline dix ans plus tôt, mais tombé en disgrâce après des protestations des colons de la Colonie d'Albemarle contre le régime de taxes et de commerce. Il fut exécuté peu après la fin de la révolte. Il avait promis à Nathaniel Bacon que les colons de la Caroline du Nord, en particulier de la Colonie d'Albemarle pourraient le soutenir 

 
 

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PostPosted: Fri 29 Nov - 14:13 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

Guerre de Pontiac (1763) 


Pontiac, chef des Outaouais (tribu des Grands Lacs), prend la tête des tribus de l'Ohio et des Grands Lacs pour chasser les Britanniques. Malgré l'occupation militaire de la Nouvelle-France, Pontiac continue le combat pour protéger son territoire contre les Britanniques.
La rébellion de Pontiac va se propager chez les autres peuples amérindiens. Les guerriers de nombreuses tribus rejoignent le soulèvement indien dont le but est de repousser les forces et les colonies britanniques hors de leur territoire. Ce conflit débutera la dernière année de la guerre de Sept Ans franco-anglaise (1754 - 1763).
1768 : Traité de Fort Stanwix, premier traité concernant les transferts de territoire. Des territoires iroquois de la vallée de l'Ohio sont donnés aux colons, contre des terres de la colonie de New York. Les Delaware, Mingos et Shawnees s'y opposent.

La rébellion de Pontiac, conspiration de Pontiac ou guerre de Pontiac opposa l'Empire britannique à une confédération de tribus amérindiennes de la région des Grands Lacs, du Pays des Illinois et de la Vallée de l'Ohio entre 1763 et 1766. Le conflit fut causé par les politiques désavantageuses qu'imposaient les Britanniques après avoir battu les Français durant la guerre de la Conquête (1754-1760). Les guerriers de nombreuses tribus rejoignirent le soulèvement indien dont le but était de chasser les troupes et les colons britanniques de la région. La guerre est nommée du nom du chef outaouais Pontiac, le plus prééminent des chefs amérindiens durant le conflit.
La guerre débuta en mai 1763 lorsque les Amérindiens, offensés par les politiques du général britannique Jeffery Amherst, attaquèrent plusieurs forts et implantations britanniques. Huit forts furent détruits et des centaines de colons furent tués ou capturés tandis qu'un nombre plus important quitta la région. Les expéditions britanniques de 1764 entraînèrent des négociations de paix qui durèrent deux ans. Les Amérindiens furent incapables de chasser les Britanniques mais le soulèvement poussa le gouvernement britannique à modifier les politiques à l'origine du conflit.
La guerre en Amérique du Nord était brutale et le meurtre des prisonniers, les attaques contre les civils et diverses atrocités étaient courantes. Dans ce qui est peut-être l'incident le plus connu de la guerre, des officiers britanniques du Fort Pitt tentèrent d'infecter les Amérindiens assiégeant le fort avec des couvertures ayant été utilisées par des malades de la variole. La sauvagerie et la perfidie du conflit reflétaient l'hostilité grandissante entre les colons britanniques et les Amérindiens. Le gouvernement britannique chercha à éviter de nouvelles violences par la proclamation royale de 1763 qui créait une frontière entre les Treize colonies et les territoires amérindiens. Cela se révéla impopulaire chez les colons britanniques et cela fut l'un des premiers facteurs ayant mené à la Révolution américaine.


Lors d'un conseil célèbre du 27 avril 1763, Pontiac appelle ses auditeurs à se soulever contre les Britanniques.
Gravure du xixee siècle d'Alfred Bobbet



Le conflit est nommé d'après son plus fameux participant, le chef outaouais Pontiac et les variantes incluent « rébellion de Pontiac », « conspiration de Pontiac » ou « guerre de Pontiac ». L'une des premières désignations était « guerre de Pontiac et de Kiyasuta » ; « Kiyasuta » étant une écriture alternative de Guyasuta, un influent chef mingo/séneca. La guerre fut largement désignée « conspiration de Pontiac » après la publication en 1851 de The Conspiracy of Pontiac de Francis Parkman. Cet ouvrage influent qui servit de base à tous les autres livres sur la guerre pendant près d'un siècle est toujours publié aujourd'hui.
Au xxe siècle, certains historiens ont avancé que Parkman avait exagéré l'influence de Pontiac dans le conflit et qu'il était donc trompeur de nommer la guerre d'après lui. L'historien Francis Jennings écrivit par exemple en 1988 : « Dans l'esprit obscur de Francis Parkman, les complots d'un trou paumé émanaient d'un génie sauvage, le chef outaouais Pontiac, et ils devinrent donc la « conspiration de Pontiac » mais Pontiac était uniquement un seigneur de guerre outaouais local dans une « résistance » impliquant de nombreuses tribus ». Des titres alternatifs pour la guerre ont été proposés mais les historiens continuent d'y faire référence avec les expressions familières même si la « conspiration de Pontiac » est aujourd'hui peu utilisée par les spécialistes. 
Dans les décennies qui précédèrent la rébellion de Pontiac, la France et la Grande-Bretagne s'étaient affrontés dans une série de guerres en Europe et les combats s'étaient également déroulés en Amérique du Nord. Le plus important de ces conflits fut la guerre de Sept Ans au cours de laquelle la France céda la Nouvelle-France aux Britanniques. La plupart des combats sur le théâtre nord-américain, généralement appelée guerre de la Conquête par les Canadiens français, s'arrêtèrent après la prise de Montréal par Jeffery Amherst en 1760.
Les troupes britanniques s'emparèrent aussi des forts de la vallée de l'Ohio et de la région des Grands Lacs auparavant occupés par les Français. La Couronne britannique commença à imposer des changements dans l'administration de ces nouveaux territoires avant la fin officielle du conflit marquée par le traité de Paris de 1763. Alors que les Français avaient privilégié une approche diplomatique et avaient noué de fortes alliances avec certaines tribus amérindiennes, la politique britannique d'après-guerre considérait essentiellement les Amérindiens comme un peuple conquis. Ceux-ci, anciens alliés des Français vaincus, furent rapidement de plus en plus mécontents de l'occupation britannique et des nouvelles règles imposées par le vainqueur.
 Les Amérindiens impliqués dans la rébellion de Pontiac vivaient dans une région mal-définie de la Nouvelle-France appelée Pays-d'en-Haut qui était revendiquée par la France jusqu'au traité de Paris en 1763. Les Amérindiens de ce territoire étaient regroupés en de nombreuses tribus. À l'époque, une « tribu » désignait plus un groupe ethnique ou linguistique qu'une entité politique. Aucun chef ne parlait au nom de l'ensemble d'une tribu et les tribus étaient elles-même divisées. Par exemple, certains chefs outaouais participèrent au conflit tandis que d'autres restèrent à l'écart.  
Les tribus du Pays-d'en-Haut se répartissaient en trois groupes. Le premier regroupait les tribus de la région des Grands Lacs : les Outaouais, les Ojibwés, les Potawatomis et les Hurons-Wendat. Ils étaient alliés de longue date des colons français, avec qui ils vivaient, commerçaient et se mariaient. Les Amérindiens des Grands Lacs s'inquiétèrent de la nouvelle souveraineté britannique après la défaite française. Lorsqu'une garnison britannique prit possession du Fort Pontchartrain du Détroit en 1760, les Amérindiens les avertirent que « Dieu a donné ce pays aux Indiens ».

Carte du Pays d'en Haut sur une carte française de 1755.
Le second groupe correspondait aux tribus de l'est du Pays des Illinois et incluait les Miamis, les Weas, les Kickapous, les Mascoutins et les Piankashaws. Comme dans la région des Grands Lacs, ces peuples avaient une longue histoire d'amitié avec les Français. Durant la guerre de Sept ans, les Britanniques furent incapables de projeter leur forces dans le Pays des Illinois qui se trouvait à l'extrémité occidentale du conflit et les tribus de la région furent donc les dernières à négocier avec les Britanniques.  
Le troisième groupe comprenait les habitants de la vallée de l'Ohio : les Delawares, les Shawnees et les Mingos. Ces tribus avaient émigré dans la vallée de l'Ohio au début du siècle pour échapper à la domination des Britanniques, des Français et des Iroquois. À la différence des deux autres groupes, les tribus de l'Ohio n'avaient pas d'affinités particulières avec les Français et avaient combattu avec eux lors de la guerre de Sept ans uniquement pour chasser les Britanniques. Ils signèrent une paix séparée avec les Britanniques à la condition que leurs troupes quittent la vallée. Cependant, après le départ des Français, les Britanniques renforcèrent leurs forts plutôt que de les abandonner. Les tribus de l'Ohio repartirent donc en guerre en 1763 pour essayer à nouveau de chasser les Britanniques.  
Au nord du Pays-d'en-Haut, la puissante Confédération iroquoise resta à l'écart de la guerre de Pontiac du fait de leur alliance avec les Britanniques, connue sous le nom de Covenant Chain (en). Néanmoins, la nation iroquoise la plus occidentale, les Sénécas, était mécontente de l'alliance. Dés 1761, les Sénécas avaient commencé à envoyer des messages aux tribus des Grands Lacs et de la vallée de l'Ohio pour leur demander de s'unir pour chasser les Britanniques. Lorsque les hostilités commencèrent en 1763, la plupart des Sénécas étaient prêts au combat  


Le général Amherst, le commandant en chef britannique en Amérique du Nord, était chargé de la politique d'administration des Amérindiens qui incluait des aspects militaires et économiques et en particulier la traite des fourrures. Amherst considérait qu'avec la disparition de l'influence française, les Amérindiens n'auraient pas d'autres choix que d'accepter la domination britannique. Il pensait également qu'ils seraient incapables d'offrir une sérieuse résistance à l'armée britannique et il ne déploya que 500 soldats sur les 8 000 sous son commandement dans la région où débuta la révolte. Amherst et ses officiers comme le major Henry Gladwin, commandant de Fort Détroit, ne dissimulaient pas leur mépris des Amérindiens et les Amérindiens impliqués dans le soulèvement se plaignaient fréquemment du fait que les Britanniques ne les traitaient pas mieux que des esclaves ou des chiens.
Le mécontentement des Amérindiens s'accentua en février 1761 après qu'Amherst eut décidé d'arrêter l'envoi de présents aux tribus. Ces présents étaient un élément essentiel de la relation entre les Français et les tribus du Pays-d'en-Haut. Suivant une coutume amérindienne ayant une symbolique importante, les Français offraient des présents (tels que des fusils, des couteaux, du tabac et des vêtements) aux chefs de village qui à leur tour distribuaient ces présents à leur peuple. Cela permettait aux chefs de renforcer leur position dominante et ils pouvaient ainsi maintenir leur alliance avec les Français. Amherst considérait néanmoins que cette coutume était une forme de corruption qui n'était plus nécessaire en particulier après qu'il eut reçu l'ordre de réduire les dépenses après la fin des combats. De nombreux Amérindiens considéraient ce changement de politique comme une insulte et une indication que les Britanniques les considéraient comme un peuple conquis et non comme des alliés.
Amherst commença également à réduire la quantité de munitions et de poudre à canon que les marchands pouvaient vendre aux Amérindiens. Alors que les Français avaient toujours rendu cet approvisionnent disponible, Amherst n'avait pas confiance dans les Amérindiens, en particulier après la « rébellion cherokee » de 1761 au cours de laquelle les Cherokees avaient pris les armes contre leurs anciens alliés britanniques. Le soulèvement avait échoué du fait d'une pénurie de poudre et Amherst considérait que de futures révoltes pourraient être évitées en limitant la distribution de poudre. Cette décision fut très mal accueillie par les Amérindiens car la poudre à canon rendait la chasse pour se nourrir et récupérer des fourrures bien plus facile. De nombreux Amérindiens commencèrent à croire que les Britanniques les désarmaient en prévision d'une attaque contre eux. William Johnson, le surintendant du département des Indiens, tenta en vain d'avertir Amherst du danger de mettre un terme aux fournitures de présents et de poudre à canon


Fin de la 1ère partie




  

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La terre fut également une des causes de la guerre. Tandis que les colons français avaient toujours été peu nombreux, le nombre de colons dans les colonies britanniques qui voulaient défricher les terres et s'installer semblait sans limite. Les Shawnees et les Delawares de la vallée de l'Ohio avaient été chassés par les colons britanniques et cela motiva leur participation au conflit. De l'autre côté, les Amérindiens des Grands Lacs et du Pays des Illinois n'avaient pas été fortement exposées aux implantations blanches même s'ils connaissaient les expériences des tribus de l'est. L'historien Gregory Dowd avance que la plupart des Amérindiens impliqués dans la révolte de Pontiac n'étaient pas immédiatement menacés par les colons blancs et que les historiens ont donc surévalué l'importance de l'expansion coloniale britannique dans les causes de la guerre. Dowd considère que la présence, l'attitude et les pratiques de l'armée britannique, que les Amérindiens considéraient comme menaçantes et insultantes, furent des facteurs bien plus importants.  
Parmi les causes de la guerre figuraient également un réveil religieux qui traversa les tribus amérindiennes au début des années 1760. Le mouvement fut nourri par le mécontentement contre les Britanniques, les pénuries de nourriture et les épidémies. Le personnage le plus influent était Neolin, appelé le « prophète delaware », qui appela les Amérindiens à rejeter le commerce des biens, des armes et de l'alcool avec les blancs. Mélangeant des éléments chrétiens avec les traditions religieuses amérindiennes, Neolin déclara que le Maître de la Vie était mécontent car les Amérindiens avaient pris les mauvaises habitudes des blancs et que les Britanniques menaçaient leur existence : « Si vous tolérez les Anglais parmi vous, vous êtes des hommes morts. La maladie, la variole et leur poison [alcool] vous détruiront complètement». C'était un message puissant pour un peuple dont le monde était changé par des forces semblant hors de sa portée  

Même si les combats ne commencèrent qu'en 1763, les rumeurs d'une attaque des Amérindiens mécontents circulaient dès 1761. Les Mingos de la vallée de l'Ohio firent passer des messages (des « ceintures de guerre » faites en wampum) appelant les tribus à former une confédération pour chasser les Britanniques. Les Mingos, menés par Guyasuta et Tahaiadoris, s'inquiétaient d'un possible encerclement par les forts britanniques. D'autres ceintures de guerre furent également créées dans le Pays des Illinois. Les Amérindiens n'étaient cependant pas unifiés et en juin 1761, les Amérindiens de Détroit informèrent le commandant britannique du complot. William Johnson organisa une grande réunion avec les tribus à Détroit en septembre 1761 et parvint à maintenir une paix précaire même si les ceintures de guerre continuaient à circuler. La violence éclata finalement au début de l'année 1763 lorsque les Amérindiens apprirent la cession imminente du Pays-d'en-Haut aux Britanniques.
La première attaque commandée par Pontiac visa Fort Détroit en mai 1763 et les combats s'étendirent rapidement à toute la région. Huit forts britanniques furent pris et d'autres, dont Fort Détroit et Fort Pitt, furent assiégés. Dans The Conspiracy of Pontiac, Francis Parkman présente ces attaques comme une opération coordonnée planifiée par Pontiac. L'interprétation de Parkman reste influente mais d'autres historiens ont avancé qu'aucune preuve n'indiquent que ces attaques faisaient partie d'un plan général ou d'une « conspiration ». La vision actuelle est que le soulèvement n'avait pas été planifié mais que les nouvelles de l'attaque de Pontiac à Détroit ont circulé dans le Pays-d'en-Haut et ont inspiré les Amérindiens mécontents à rejoindre la révolte. Les attaques contre les forts britanniques ne furent pas simultanées et la plupart des Amérindiens de l'Ohio n'entrèrent en guerre qu'un mois après le début du siège à Détroit.
Parkman avança également que la révolte de Pontiac avait été secrètement instiguée par les colons français pour perturber les Britanniques. Cette idée était très répandue chez les représentants britanniques de l'époque mais les historiens n'ont trouvé aucune preuve d'une implication française officielle. Les rumeurs d'une implication française étaient en partie liées au fait que des ceintures de guerre françaises de la guerre de Sept ans continuaient de circuler dans certains villages amérindiens. Certains historiens avancent aujourd'hui que les rôles étaient inversés et que ce sont les Amérindiens qui ont essayé d'impliquer les Français. Pontiac et les autres chefs amérindiens évoquaient fréquemment le retour imminent des Français et une renaissance de l'alliance avec eux ; Pontiac arborait d'ailleurs un drapeau français dans son village. Tout cela était apparemment destiné à pousser les Français à rejoindre la révolte contre les Britanniques mais seuls quelques colons et commerçants français soutinrent le soulèvement.

Les politiques du général Jeffery Amherst, un héros britannique de la guerre de Sept Ans, furent l'une des causes de la guerre. (Peinture sur huile de Joshua Reynolds, 1765).
Le 27 avril 1763, Pontiac organisa un conseil sur les rives de l'Écorse sur le site de la ville actuelle de Lincoln Park dans le Michigan à 15 km au sud-ouest de Détroit. Reprenant les enseignements de Neolin pour inspirer ses auditeurs, Pontiac convainquit plusieurs tribus amérindiennes de le rejoindre dans une tentative pour prendre Fort Détroit. Le 1er mai, Pontiac visita le fort avec 50 Outaouais pour évaluer la taille de la garnison. Selon un chroniqueur français, lors d'un second conseil, Pontiac déclara :
« Il est important pour nous, mes frères, que nous exterminions de nos terres cette nation qui ne cherche qu'à nous détruire. Vous voyez aussi bien que moi que nous ne pouvons plus subvenir à nos besoins comme nous le faisions avec nos frères, les Français… Par conséquent, mes frères, nous devons tous jurer de les détruire sans plus attendre. Rien ne nous en empêche ; ils sont peu nombreux et nous pouvons le faire. »
Espérant prendre le fort par surprise, Pontiac entra dans Fort Détroit le 7 mai avec environ 300 hommes dissimulant leurs armes sous des couvertures. Les Britanniques avaient cependant été informés du plan de Pontiac et ils étaient prêts à combattre. Sa tactique ayant échoué, Pontiac se retira après un bref conseil et commença le siège deux jours plus tard. Pontiac et ses alliés tuèrent tous les colons et soldats britanniques qu'ils trouvèrent en dehors du camp, y compris les femmes et les enfants. L'un des soldats fut rituellement mangé comme cela était la coutume dans certaines cultures amérindiennes de la région des Grands Lacs. La violence était dirigée contre les Britanniques et les colons français furent généralement épargnés. Finalement près de 900 guerriers d'une demi-douzaine de tribus rejoignirent le siège. Dans le même temps, le 28 mai, une colonne de renforts du Fort Niagara tomba dans une embuscade à la Pointe-Pelée.
Ayant reçu des renforts les Britanniques tentèrent une attaque surprise contre le camp de Pontiac. Pontiac avait cependant été averti de leur approche et ils furent battus lors de la bataille de Bloody Run (en) le 31 juillet 1763. La situation devant le fort restait cependant bloquée et l'influence de Pontiac auprès de ses soldats commença à s'affaiblir. Des groupes d'Amérindiens quittèrent le siège dont certains après avoir fait la paix avec les Britanniques. Le 31 octobre 1763, finalement convaincu que les Français de l'Illinois ne l'aideraient pas, Pontiac leva le siège et se retira sur la rivière Maumee où il continua ses efforts pour organiser la résistance contre les Britanniques

Le 7 mai 1763, Pontiac assiège le fort avec plus de 300 combattants amérindiens. Le commandant du fort, Henry Gladwin, organise la défense du fort avec ses 120 hommes de garnison. La région est aux mains des tribus amérindiennes qui tuent tout soldats et colons britanniques dans les parages, laissant la vie sauve aux seuls Français et Canadiens-français croisés ou vivant sur le territoire.
Le 28 mai 1763, une troupe, d'une centaine de soldats britanniques, envoyée en renfort, est attaquée par 200 guerriers amérindiens. Plus d'une soixantaine d'entre eux sont tués. Ceux qui ont pu fuir atteignent le Fort Sandoské que les Amérindiens ont déjà incendié. Ils poursuivent leur fuite vers Fort Niagara. Informé de l'infortune de leurs troupes autour du fort Détroit, les britanniques organisent une expédition militaire fin juillet 1763 avec 260 soldats pour surprendre et capturer Pontiac. Mais Pontiac, informé par des colons français, attend cette expédition militaire. Surpris par la résistance des Amérindiens, les forces britanniques sont battues et battent en retraite, laissant une vingtaine de morts derrière eux.
Après plusieurs mois de siège, les assiégeants commencent à déserter le siège. Pontiac essaie de convaincre les Français vivant dans le pays des Illinois et dans le Nord de la Louisiane française de se joindre à eux pour reprendre le fort, mais en vain. Finalement, le 31 octobre 1763, Pontiac est contraint de lever le siège.
  
Avant que les autres avant-postes britanniques n'aient appris le siège de Fort Détroit, les Amérindiens capturèrent cinq petits forts dans une série d'attaques entre le 16 mai et le 2 juin. Le premier à tomber fut Fort Sandusky, un petit fortin sur les rives du lac Érié. Il avait été construit en 1761 sur ordre du général Amherst malgré les objections des Hurons qui, en 1762, avaient averti son commandant qu'il le brûlerait bientôt. Le 16 mai 1763, un groupe de Hurons entra dans le fort pour tenir un conseil suivant le même stratagème qui avait échoué neuf jours plus tôt à Détroit. Ils s'emparèrent du commandant et tuèrent les 15 autres soldats ainsi que les marchands britanniques. Ils furent les premiers de la centaine de marchands à être tués au début de la guerre45. Les morts furent rituellement scalpés et le fort fut incendié.Le Fort Saint-Joseph, sur le site de la ville actuelle de Niles dans le Michigan, fut capturé le 25 mai 1763 avec la même ruse qu'à Fort Sandusky. Les Potawatomis capturèrent le commandant et massacrèrent la garnison de 15 hommes. Fort Miami, sur le site de la ville actuelle de Fort Wayne dans l'Indiana, fut le troisième fort à être capturé. Le 27 mai 1763, le commandant fut attiré en dehors du fort par sa maîtresse amérindienne et abattu par les Miamis. Les 9 hommes de la garnison se rendirent lorsque le fort fut encerclé.
Dans le Pays des Illinois, les Weas, les Mascoutins et les Kickapous prirent Fort Ouiatenon, à environ 8 km au sud-ouest de la ville actuelle de Lafayette dans l'Indiana, le 1er juin 1763. Ils attirèrent les 20 hommes de la garnison à l'extérieur sous prétexte d'un conseil et ils furent capturés sans effusions de sang. Les Amérindiens autour de Fort Ouiatenon entretenaient de bonnes relations avec la garnison britannique mais les émissaires de Pontiac les avaient convaincu d'agir. Les guerriers s'excusèrent auprès du commandant pour avoir capturé le fort en déclarant qu'ils « y avaient été contraints par les autres nations amérindiennes ». À l'inverse des autres forts, les Amérindiens de Ouiatenon ne tuèrent pas leurs prisonniers britanniques.
Le cinquième fort à tomber, Fort Michilimakinac, sur le site de la ville actuelle de Mackinaw City dans le Michigan, fut le plus grand à être pris par surprise. Le 2 juin 1763, les Ojibwés organisèrent une partie de crosse avec des visiteurs sauks. Les soldats assistèrent au match comme ils l'avaient fait auparavant. La balle fut lancée dans les portes ouvertes du fort et les équipes se précipitèrent à l'intérieur où les femmes amérindiennes avaient fait entrer discrètement des armes. Les guerriers tuèrent 15 des 35 gardes et cinq autres furent torturés rituellement.
Trois forts de la vallée de l'Ohio furent pris lors d'une seconde vague d'attaques au milieu du mois de juin. Les Sénécas prirent Fort Venango, près du site de la ville actuelle de Franklin en Pennsylvanie, le 16 juin 1763. Ils massacrèrent immédiatement les 12 hommes de la garnison et gardèrent en vie le commandant pour qu'il rédige par écrit les doléances des Sénécas. Il fut ensuite brûlé vif. Il est possible que ce soit les mêmes guerriers sénécas qui ont attaqué Fort Le Boeuf, sur le site de la ville actuelle de Waterford en Pennsylvanie, le 18 juin mais la plupart des 12 hommes de la garnison s'échappa à Fort Pitt.
Le 19 juin 1763, environ 250 guerriers outaouais, ojibwés et sénécas encerclèrent Fort de la Presqu'île, sur le site de la ville actuelle d'Érié en Pennsylvanie. Après deux jours de siège, la garnison de 30 à 60 soldats se rendit à condition de pouvoir retourner à Fort Pitt. Ils furent presque tous tués après être sortis du fort

Les colons de l'ouest de la Pennsylvanie recherchèrent la sécurité du Fort Pitt après le début de la guerre. Près de 550 personnes s'entassèrent à l'intérieur dont plus de 200 femmes et enfants58. Simeon Ecuyer, l'officier britannique d'origine suisse chargé du commandement, écrivit : « nous sommes si nombreux dans le fort que je crains la maladie… la variole est parmi nous ». Fort Pitt fut attaqué le 22 juin 1763 principalement par des Delawares. Le fort fut assiégé durant tout le mois de juillet et dans le même temps, les guerriers shawnees et delawares menèrent des raids en Pennsylvanie et tuèrent un nombre inconnu de colons. Deux petits fortins reliant Fort Pitt avec l'est, Fort Bedford et Fort Ligonier, furent sporadiquement attaqués durant le conflit mais sans être capturés.
Avant la guerre, Amherst avait rejeté la possibilité que les Amérindiens puissent offrir une quelconque résistance à la domination britannique mais durant l'été la situation militaire s'était considérablement dégradée. Il ordonna à ses officiers d'« exécuter immédiatement » tout guerrier amérindien capturé. Le 29 juin 1763, Amherst écrivit au colonel Henri Bouquet de Lancaster en Pennsylvanie qui préparait une expédition pour secourir Fort Pitt, « Ne serait-il pas possible d'envoyer la variole chez les tribus indiennes rebelles ? Nous devons à cette occasion utiliser tous les stratagèmes en notre pouvoir pour les vaincre ».
Bouquet était d'accord et il lui répondit le 13 juillet, « J'essaierai d'infecter ces salauds avec les couvertures qui pourraient tomber entre mes mains et faire attention à ne pas contracter la maladie moi-même ». Amherst lui écrivit le 16 juillet, « Vous ferez bien d'infecter les Indiens avec des couvertures, de même que toute autre méthode qui permettrait d'extirper cette race exécrable ».
Les officiers assiégés de Fort Pitt avaient déjà essayé de faire ce qu'Amherst et Bouquet évoquaient, apparemment de leur propre initiative. Durant des pourparlers à Fort Pitt le 24 juin 1764, Ecuyer offrit aux représentants delawares deux couvertures et un foulard qui avaient été exposés à la variole en espérant transmettre la maladie aux Amérindiens et les forcer à lever le siège. William Trent, le commandant de la milice, écrivit dans son journal que l'objectif de donner les couvertures était de « transmettre la variole aux Indiens ».
Il n'est pas clair si cette tentative pleinement documentée de transmettre la variole aux Amérindiens a fonctionné ou non. Comme de nombreux Amérindiens sont morts de la variole durant la rébellion de Pontiac, l'historien Francis Jennings en a conclu que la tentative a été « sans aucun doute efficace ». D'autres historiens doutent cependant du lien entre l'épidémie de variole et les couvertures de Fort Pitt.
Selon le rapport d'un témoin, la variole s'était répandue dans la vallée de l'Ohio avant l'incident de Fort Pitt. Comme la variole était déjà dans la région, elle pourrait avoir atteint les villages amérindiens par plusieurs moyens. Des témoins rapportèrent que les guerriers amérindiens avaient contracté la maladie après avoir attaqué des campements blancs et avaient ramené la variole avec eux jusque dans leurs villages. L'historien Michael McConnell avança que même si la tentative de Fort Pitt avait fonctionné, les Amérindiens connaissaient déjà la maladie et savaient qu'il fallait isoler les malades. Pour ces raisons, McConnell conclut que « les efforts britanniques pour utiliser l'épidémie comme une arme n'ont pas forcement été nécessaires ou particulièrement efficaces ». Selon l'historien David Dixon, les Amérindiens à l'extérieur de Fort Pitt ne furent apparemment pas affecté par une quelconque maladie. Dixon affirme que « les Indiens ont bien pu contracter l'effrayante maladie de plusieurs manières mais les couvertures infectées de Fort Pitt n'en étaient pas une ».




Fin de la seconde partie
  

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et ben que de lecture  Okay
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C'est pour tes longues journées et soirée d'hiver J.C. Wink
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PostPosted: Fri 29 Nov - 16:53 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

Le 1er août 1763, la plupart des Amérindiens levèrent le siège de Fort Pitt pour intercepter 500 soldats britanniques progressant vers le fort sous le commandement du colonel Bouquet. Le 5 août, les deux groupes se rencontrèrent à Bushy Run dans l'actuel comté de Westmoreland. Même si ses troupes subirent de lourdes pertes, Bouquet repoussa l'attaque et rejoignit Fort Pitt le 20 août où il leva le siège. Sa victoire à Bushy Run fut célébrée dans les colonies britanniques où les cloches des églises de Philadelphie sonnèrent durant tour la nuit et par le roi George III du Royaume-Uni.
Cette victoire fut rapidement suivie par une lourde défaite. Fort Niagara, l'un des forts les plus importants de l'ouest de la Pennsylvanie, ne fut pas assiégé mais le 14 septembre 1763, environ 300 Sénécas, Outaouais et Ojibwés attaquèrent un convoi de ravitaillement le long du portage des chutes du Niagara. Deux compagnies envoyées depuis Fort Niagara pour secourir le convoi furent également battues. Plus de 70 soldats et transporteurs furent tués lors de ces combats que les Anglo-Américains appelèrent le « massacre du Trou du Diable », le plus sanglant engagement de la guerre pour les soldats britanniques

La bataille du Trou du Diable (en anglais : Battle of Devil's Hole), appelé également massacre du Trou du Diable, est une embuscade meurtrière tendue par les Amérindiens contre un convoi des troupes britanniques le 14 septembre 1763 pendant la rébellion de Pontiac le long des gorges du Niagara.
En 1763, les Nations amérindiennes alliées des Français refusent le traité de Paris qui cède à la Couronne britannique le Canada. Pontiac, le chef des Outaouais, réunit en avril 1763, à une quinzaine de kilomètres du Fort de Détroit, les différentes Nations amérindiennes vivant autour des Grands Lacs afin de les unirent dans la guerre contre les Britanniques. En mai, ils font le siège de Fort Détroit et attaquent victorieusement les troupes et garnisons anglaises du Haut-Canada ainsi que les colons anglais, protégeant par la même occasion les habitants canadiens.
En septembre 1763, un détachement du 80e régiment d'infanterie légère britannique, formé par Robert Rogers convoyait un convoi de marchandises pour la Fort Niagara.
Passant le long de la rivière Niagara, sur un chemin escarpé dominant les gorges du Niagara, plus de trois cents Sénécas commandés par le chef Cornplanter, dissimulés sous les frondaisons et la végétation, attaquent par surprise le détachement militaire marchant à l'avant-garde. Puis les Sénécas poursuivent les survivants tentant de fuir et poursuivent l'attaque du convoi situé à un bon kilomètre en arrière. Les chevaux et les chariots de marchandises tombent en contrebas dans la rivière tumultueuse avec leurs convoyeurs. Les troupes composant l'escorte et mise à mal par l'effet de surprise et tente de se protéger sans avoir le temps de riposter.
Plus de 80 soldats furent tués sur une troupe de 134 hommes, sans faire aucune victime du côté des Sénécas.
Averti des évènements, des renforts britanniques arrivent, mais par crainte d'une nouvelle attaque, ils s'en retournent dans leur campement. Ils reviendront quelques jours plus tard constater le nombre des victimes scalpées et leur corps jeté en contrebas dans la rivière.
Les Sénécas contrôleront la voie d'accès du Niagara pendant encore un certain temps jusqu'à la Guerre d'indépendance des États-Unis.

 
Lithographie de 1841 sur le massacre des Amérindiens de Lancaster par les Paxton Boys en 1763. 

La violence et la terreur de la guerre de Pontiac convainquirent de nombreux Pennsylvaniens de l'Ouest que leur gouvernement ne faisait rien pour les protéger. La manifestation la plus violente de ce mécontentement fut un soulèvement mené par un groupe d'auto-défense appelé les Paxton Boys car ils venaient essentiellement du village de Paxton (ou Paxtang) en Pennsylvanie. Ses habitants s'attaquèrent aux Amérindiens dont la plupart étaient convertis au christianisme vivant paisiblement dans des petites enclaves au milieu des implantations blanches de Pennsylvanie. À la suite d'une rumeur indiquant qu'un groupe de guerriers amérindiens avait été vu près du village amérindien de Conestoga le 14 décembre 1763, un groupe de plus de 50 Paxton Boys marchèrent sur le village et tuèrent les six Andastes qu'ils trouvèrent. Les représentants de la Pennsylvanie placèrent les 14 autres Andastes sous protection judiciaire à Lancaster mais le 27 décembre, les Paxton Boys entrèrent dans la prison et les massacrèrent. Le gouverneur John Penn offrit des primes pour l'arrestation des meurtriers mais personnes ne se présenta pour les identifier.
Les Paxton Boys tournèrent ensuite leur attention vers les autres Amérindiens vivant dans l'est de la Pennsylvanie dont la plupart avaient fui à Philadelphie pour y trouver protection. Plusieurs Paxton Boys marchèrent sur Philadelphie en janvier 1764 mais les troupes britanniques et les miliciens les empêchèrent de se livrer à d'autres violences. Benjamin Franklin, qui avait aidé à organiser la milice locale, négocia avec les chefs des Paxton Boys pour mettre fin aux violences. Franklin publia une critique sévère des Paxton Boys. Il demanda « si un Indien me blesse, dois-je venger cette blessure sur tous les Indiens ? ». L'un des chefs du mouvement, Lazarus Stewart, fut tué lors du massacre de la Wyoming Valley en 1778.

Les raids amérindiens sur les implantations frontalières se poursuivirent au printemps et à l'été 1764. La colonie de Virginie fut la plus touchée avec plus de 100 colons tués. Le 26 mai, 15 colons travaillant dans un champ près de Fort Cumberland dans le Maryland furent tués. Le 14 juin, environ 13 colons vivant près de Fort Loundoun en Pennsylvanie furent tués et leurs maisons incendiées. Le raid le plus connu eut lieu le 26 juillet lorsque quatre guerriers delawares tuèrent et scalpèrent un enseignant et dix enfants dans l'actuel comté de Franklin en Pennsylvanie. Des incidents de ce type poussèrent l'assemblée de Pennsylvanie, avec l'approbation du gouverneur Penn, à réintroduire les primes au scalp offertes durant la guerre de la Conquête pour tout Amérindien, homme ou femme, de plus de dix ans tué.
Le général Amherst fut rappelé à Londres en août 1763 et fut remplacé par le major-général Thomas Gage. En 1764, Gage envoya deux expéditions vers l'ouest pour écraser la rébellion, secourir les prisonniers britanniques et arrêter les responsables amérindiens de la guerre. Selon l'historien Fred Anderson, la campagne de Gage, qui avait été conçue par Amherst, prolongea la guerre de plus d'un an car elle avait pour but de punir les Amérindiens plutôt que de mettre fin à la guerre. Néanmoins, Gage autorisa William Johnson à négocier un traité de paix à Fort Niagara pour offrir aux Amérindiens une chance d'« enterrer la hache de guerre ».
De juillet à août 1764, Johnson négocia un traité de paix à Fort Niagara devant près de 2 000 Amérindiens, essentiellement Iroquois. Même si la plupart des Iroquois étaient restés à l'écart du conflit, les Sénécas de la vallée de la Genesee avaient pris les armes contre les Britanniques et Johnson essaya de les ramener au sein de l'alliance de la Covenant Chain. En réparation du massacre du Trou du Diable, les Sénécas furent obligés d'abandonner le portage stratégique des chutes du Niagara aux Britanniques. Johnson convainquit même les Iroquois d'envoyer des guerriers contre les Amérindiens de la vallée de l'Ohio. Cette expédition iroquoise captura plusieurs Delawares et détruisit des villages abandonnés shawnees et delawares dans la vallée de la Susquehanna mais les résultats ne furent pas à la hauteur de ce qu'espérait Johnson.



 
Gravure de 1765, basée sur une peinture de Benjamin West, représentant les négociations de Bouquet. L'orateur amérindien tient une ceinture de wampum, élément essentiel de la diplomatie dans la région des Grands Lacs. 
Ayant sécurisé la région autour de Fort Niagara, les Britanniques lancèrent deux expéditions militaires vers l'Ouest. La première, menée par le colonel John Bradstreet, devait traverser le lac Érié en bateau pour renforcer Fort Détroit. Bradstreet devait ensuite soumettre les Amérindiens de la zone avant de progresser vers le sud dans le Pays des Illinois. La seconde expédition, commandée par le colonel Bouquet, devait marcher sur Fort Pitt et former un second front dans le Pays des Illinois.
Bradstreet quitta Fort Schlosser au début du mois d'août 1764 avec environ 1 200 soldats et un important contingent d'alliés amérindiens recrutés par William Johnson. Bradstreet considérait qu'il n'avait pas assez d'hommes pour soumettre tous les Amérindiens par la force et lorsqu'une tempête l'obligea à s'arrêter à Fort de la Presqu'île le 12 août, il décida de négocier un traité avec une délégation amérindienne de la vallée de l'Ohio menée par Guyasuta. Bradstreet avait outrepassé son autorité en signant un traité de paix et non une simple trêve et en acceptant de stopper l'expédition de Bouquet qui n'avait pas encore quitté Fort Pitt. Gage, Johnson et Bouquet furent ulcérés lorsqu'ils apprirent la nouvelle. Gage dénonça le traité car il croyait que Bradstreet avait été trompé en arrêtant son offensive. Gage avait peut-être raison car les Amérindiens ne livrèrent pas les prisonniers comme convenu lors d'une seconde rencontre avec Bradstreet en septembre et certains Shawnees essayaient d'obtenir l'aide des Français pour continuer la guerre.
Bradstreet continua vers l'ouest sans savoir que sa diplomatie non autorisée avait ulcéré ses supérieurs. Il atteignit Fort Détroit le 26 août et il y négocia un nouveau traité. Dans une tentative pour discréditer Pontiac qui n'était pas présent, Bradstreet coupa une ceinture de guerre que le chef outaouais avait envoyé à la réunion. Selon l'historien Richard White, « un tel acte, équivalent à un ambassadeur européen urinant sur une proposition de traité, choqua et offensa les Amérindiens rassemblés ». Bradstreet avança également que les Amérindiens avaient accepté la souveraineté britannique à la fin de ses négociations mais Johnson considérait que cela n'avait pas été suffisamment expliqué aux Amérindiens et que d'autres conseils seraient nécessaires. Même si Bradstreet avait renforcé et réoccupé les forts britanniques de la région, sa diplomatie fut controversée et peu concluante.
Le colonel Bouquet, retardé en Pennsylvanie par le rassemblement de la milice, quitta finalement Fort Pitt le 3 octobre 1764 avec 1 150 hommes. Il rejoignit la rivière Muskingum dans la vallée de l'Ohio à portée de vue de nombreux villages amérindiens. Comme des traités de paix avaient été négociés à Fort Niagara et Fort Détroit, les Amérindiens de la vallée de l'Ohio étaient isolés et, à quelques exceptions, prêts à faire la paix. Durant un conseil débutant le 17 octobre, Bouquet demanda le retour de tous les prisonniers y compris ceux capturés durant la guerre de Sept ans. Guyasuta et les autres chefs rendirent à contre-cœur plus de 200 prisonniers dont beaucoup avaient été adoptés dans des familles amérindiennes. Comme tous les captifs n'étaient pas présents, les Amérindiens durent céder des otages en garantie que les autres prisonniers seraient rendus. Les Amérindiens acceptèrent d'assister à une conférence formelle pour signer la paix avec Williams Johnson en juillet 1765


 
Comme de nombreux enfants capturés avaient été adoptés dans des familles amérindiennes, leur retour forcé était souvent douloureux comme dans cette gravure basée sur une peinture de Benjamin West. 
Même si les combats cessèrent après les expéditions de 176483, les Amérindiens continuaient de prêcher la résistance dans le Pays des Illinois où les troupes britanniques devaient prendre possession du Fort de Chartres conformément au traité de Paris de 1763. Un chef de guerre nommé Charlot Kaské émergea comme le plus anti-britannique des chefs de la région, surpassant momentanément Pontiac en influence. Kaské voyagea vers le sud jusqu'à La Nouvelle-Orléans pour essayer d'obtenir l'aide française contre les Britanniques.
En 1765, les Britanniques décidèrent que l'occupation du Pays des Illinois ne pourrait être réalisée que par des moyens diplomatiques. Les représentants britanniques se concentrèrent sur Pontiac qui était devenu moins belliqueux après avoir appris la trêve de Bouquet avec les Amérindiens de la vallée de l'Ohio. L'assistant de Johnson, George Croghan, se rendit dans le Pays des Illinois à l'été 1765 et bien qu'il ait été blessé durant le voyage par une attaque des Mascoutins et des Kickapous, il parvint à rencontrer et à négocier avec Pontiac. Alors que Charlot Kaské voulait brûler vif Croghan, Pontiac appela au calme et accepta de se rendre vers l'est où il signa un traité de paix formel avec William Johnson à Fort Ontario le 25 juillet 1766. Ce n'était pas réellement une reddition car aucun territoire ne fut cédé et aucun prisonnier ne fut rendu. Plutôt que d'accepter la domination britannique, Kaské quitta le territoire britannique en traversant le Mississippi avec d'autres réfugiés français et amérindiens.
Le nombre total de morts causé par la rébellion de Pontiac est inconnu. Environ 400 soldats britanniques furent tués au combat et peut-être 50 furent capturés et torturés à mort. George Croghan estima que 2 000 colons avaient été tués ou capturés, un nombre souvent réutilisé comme 2 000 colons tués. Les violences poussèrent environ 4 000 colons de Pennsylvanie et de Virginie à quitter leurs maisons. Les pertes amérindiennes sont mal connues mais on estime que 200 guerriers ont été tués au combat et que d'autres morts sont à déplorer si la guerre biologique initiée à Fort Pitt a fonctionné.
La guerre de Pontiac a traditionnellement été décrite comme une défaite amérindienne mais les historiens la considèrent aujourd'hui comme une impasse militaire puisque si les Amérindiens n'ont pas réussi à chasser les Britanniques, les Britanniques n'ont pas pu conquérir les territoires amérindiens. Les négociations et les compromis plutôt qu'une victoire sur le champ de bataille ont finalement mis fin à la guerre. Les Amérindiens ont en quelque sorte remporté une victoire en forçant le gouvernement britannique à abandonner les politiques d'Amherst et à créer une relation avec les Amérindiens basée sur l'alliance franco-amérindienne.
Les relations entre les colons britanniques et les Amérindiens, qui avaient été sévèrement endommagées durant la guerre de Sept ans, atteignirent un nouveau minimum durant la rébellion de Pontiac. Selon l'historien David Dixon, la « guerre de Pontiac fut sans précédents par son atroce violence car les deux camps semblaient intoxiqués par un fanatisme génocidaire ». L'historien Daniel Richter qualifie la tentative amérindienne de chasser les Britanniques et les attaques des Paxton Boys contre les Amérindiens comme des exemples de nettoyages ethniques. Les habitants des deux camps en arrivèrent à la conclusion que les colons et les Amérindiens étaient fondamentalement différents et ne pouvaient pas vivre ensemble. Selon Richter, la guerre vit l'émergence d'une « nouvelle idée selon laquelle tous les Amérindiens étaient "Indiens", que tous les Euro-Américains étaient "Blancs" et que ceux de chaque coté devaient s'unir pour détruire l'autre ».
Le gouvernement britannique arriva également à la conclusion que les colons et les Amérindiens devaient être séparés. Le 7 octobre 1763, la Couronne délivra la proclamation royale de 1763 réorganisant l'Amérique du Nord britannique après le traité de Paris. La proclamation, déjà rédigée lorsque la guerre de Pontiac éclata, fut rapidement délivrée après que les nouvelles du soulèvement furent arrivées à Londres. Ce document traçait une frontière entre les colonies britanniques du littoral et les terres amérindiennes à l'ouest des Appalaches, créant ainsi une immense « réserve indienne » s'étendant des Appalaches au Mississippi et de la Floride au Québec. En interdisant aux colons d'entrer dans les terres amérindiennes, le gouvernement britannique espérait éviter de nouveaux conflits. L'historien Colin Calloway écrivit que la « proclamation royale reflétait la notion selon laquelle la ségrégation et non l'interaction devait caractériser les relations entre les Amérindiens et les blancs ».


 
Gravure de 1765, basée sur une peinture de Benjamin West, représentant les négociations de Bouquet. L'orateur amérindien tient une ceinture de wampum, élément essentiel de la diplomatie dans la région des Grands Lacs. 
Les effets de la guerre de Pontiac furent durables. Comme la proclamation reconnaissait officiellement que les peuples amérindiens avaient certains droits sur les terres qu'ils occupaient, elle a été qualifiée de Bill of Rights amérindienne et elle continue de servir de base aux relations entre le gouvernement canadien et les Premières nations101. Pour les colons britanniques et les spéculateurs fonciers, la proclamation semblait annuler les gains obtenus lors de la guerre avec la France. Le mécontentement sapa l'attachement des colonies au Royaume-Uni et contribua à la Révolution américaine. Selon Colin Calloway, « les colons américains lancèrent une guerre d'indépendance victorieuse douze ans après en partie à cause des mesures prises par le gouvernement britannique pour essayer d'empêcher une autre guerre comme celle de Pontiac ».Pour les Amérindiens, la guerre de Pontiac démontrait la capacité d'une coopération pan-tribale à résister à l'expansion coloniale anglo-américaine. Même si le conflit divisa les tribus et les villages, elle fut la première résistance multi-tribale amérindienne contre la Colonisation européenne en Amérique du Nord et la première à ne pas s'être terminée par une défaite complète des Amérindiens. La proclamation de 1763 n'empêcha pas les colons britanniques et les spéculateurs fonciers de s'étendre vers l'Ouest et les Amérindiens furent obligés de former de nouveaux mouvements de résistance. Commençant avec les conférences organisées par les Shawnees en 1767, des chefs comme Joseph Brant, Alexander McGillivray, Blue Jacket et Tecumseh tentèrent de créer des confédérations pour raviver l'esprit de résistance de la guerre de Pontiac.
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PostPosted: Fri 29 Nov - 17:02 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

 
 
 
 

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PostPosted: Sat 30 Nov - 04:59 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

Guerre de Lord Dunmore (1774) 
Le traité de Fort Stanwik provoque une pression supplémentaire des colons. Au printemps 1774, des Shawnees tentent de se débarrasser des colons britanniques.
3 mai : en représailles, les colons tuent onze Mingos.
Logan tue treize colons en Pennsylvanie.
Lord John Murray Dunmore, gouverneur de Virginie, aide les colons de Pennsylvanie à la répression : sept villages Mingos sont détruits, un fort est construit à Little Kanawha River.
10 octobre : bataille de Point Pleasant, les Britanniques battent les Shawnees. Le général Amherst donne l'ordre de distribuer des couvertures infectées de variole. Plusieurs milliers d'Amérindiens Delaware sont contaminés et répandent la « petite vérole » à d'autres nations indiennes. Dans ces circonstances la paix leur est imposée. Des miliciens de Virginie détruisent pendant les négociations plusieurs villages Shwanees.


La bataille de Point Pleasant — connue sous le nom de bataille de Kanawha dans certains récits plus anciens — est la seule grande bataille de la guerre de Dunmore. Elle eut lieu le 10 octobre 1774, principalement entre la milice de Virginie et les Amérindiens Shawnees et Mingos. Le long de la rivière Ohio près de la ville actuelle de Point Pleasant, les Amérindiens menés par le chef Shawnee Cornstalk ont attaqué la milice de Virginie sous le commandement du colonel Andrew Lewis, dans l'espoir d'arrêter l'avance des troupes de Lewis en vallée de l'Ohio. Après une bataille longue et furieuse, Cornstalk se retire. Après la bataille, les Virginiens, ainsi qu'une deuxième force menée par Lord Dunmore, le gouverneur de la Virginie, ont défilé dans la vallée de l'Ohio et contraint Cornstalk à s'entendre sur un traité, mettant fin à la guerre.


Après l'Indépendance 


Les treize colonies comptent 4 millions d'habitants en 1776, année de la Déclaration d'indépendance.
1778 : premier traité des États-Unis avec une tribu indienne, la tribu des Delaware.
1779 : pendant la guerre d'indépendance le commandant de l'armée continentale George Washington ordonne que les territoires des Iroquois, alliés aux Britanniques, soient conquis et dévastés.
1784 : second traité de Fort Stanwix. Les Shwanees donnent toutes leurs terres à l'Est et au Sud de l'Ohio
13 juillet 1787 : l'Ordonnance du Nord-Ouest (Northwest Ordinance) ouvre la colonisation des Territoires du Nord-Ouest, entre Appalaches, Grands Lacs, Mississippi et Tennessee. Aucun territoire ou bien indien ne leur sera retiré sans leur consentement, sauf à l'issue d'une guerre déclarée par le Congrès. Aucune guerre ne fut jamais déclarée par le Congrès aux tribus.
1789 : la Constitution réaffirme les principes énoncés dans la Northwest Ordinance.

 
 
 
 


 

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PostPosted: Sat 30 Nov - 11:40 (2013)    Post subject: CANADA-USA: GUERRES AMÉRINDIENNES - GRANDS CHEFS INDIENS Reply with quote

La guerre de la Jeune Amérique (1790-1794)  
À la suite de l'ordonnance du Nord-Ouest, les colons ont commencé à avancer de plus en plus sur le territoires des tribus Shawnees, Outaouais et Miamis. Ces tribus se sont donc réunies pour combattre les armées fédérales. Cette guerre dura de 1790 à 1795. Il s'y déroula plusieurs grandes batailles comme celles décrites ci-dessous.Le chef Michikinikwa (Little Turtle), chef des tribus Miamis, inflige en 1790 une défaite aux troupes américaines sur la rivière Miami.
4 novembre 1791 : à la bataille de la Wabash, les Indiens de Little Turtle surprennent et vainquent le major Arthur Saint-Clair, qui perd 610 hommes sur un total de 1 300 ; les Indiens ont 61 morts et blessés. C'est la pire défaite américaine dans les guerres indiennes.
20 août 1794 : le général Anthony Wayne bat Veste Bleue à la bataille de Fallen Timbers (qui eut lieu sur un chablis, peu après une tempête qui déracina tous ces arbres), de la vallée de l'Ohio. À la suite de cette défaite, les Indiens perdirent la guerre ce qui permit aux colons de s'installer dans le nouveau territoire de la Northwest Ordinance.
1795 : avec la signature du traité de Greenville, Little Turtle et dix autres nations indiennes cèdent leurs droits sur l'Ohio et l'Indiana. Mais Tecumseh, un chef Shawnee, et son frère Tenskwatawa refusent de signer ce traité. Ils organisent alors une résistance contre l'expansion des colons vers l'Ouest.
1800 : il y avait environ 75 millions de bisons dans les Grandes Plaines. Ils constituaient la première ressource des Sioux, Pied-Noirs, et d'autres tribus. Pour approvisionner les ouvriers du chemin de fer et les touristes les tirant du train, les chasseurs blancs réduisent leur nombre à 800 en 1890 .
1803 : Napoléon Bonaparte vend le territoire de la Louisiane française aux Américains : cela ouvre la porte aux migrations forcées pour les Amérindiens.
7 juin 1803 : premier Traité de Fort Wayne.
1804 : le Congrès autorise le président à négocier avec les tribus pour échanger leurs territoires contre des réserves.
1805 : Expédition Lewis et Clark de Saint-Louis au Pacifique, souvent aidés par des tribus amérindiennes (notamment les Nez-Percés).
1806 : début des déportations d'Indiens. Bien qu'elles se soient effectuées quelquefois à l'issue d'un traité, les Indiens les ont toujours subies, car ils étaient menacés d'expéditions punitives s'ils ne signaient pas le traité . De 1806 à 1830, 50 tribus sont déportées.
30 septembre 1809 : le deuxième traité de Fort Wayne (après celui du 7 juin 1803) permet aux États-Unis d'obtenir 11 600 km2 de la vallée de la Wabash, abandonnés par les Amérindiens Delawares, Shawnees, Potawatomis, Miamis, Eel River, Weeas, Kickapoos, Piankashaws, et Kaskas.
10 août 1810 : Massacre des Chutes d'Ywahoo : les colons des États-Unis massacrent des femmes et des enfants Cherokees. (controversé)
7 novembre 1811 : le général Harrison inflige une défaite aux Shawnees dirigés par Tenskwatawa frère de Tecumseh à la bataille de Tippecanoe, dans la vallée de la rivière Wabash (200 morts de part et d'autre), et pille la ville indienne de Prophet's town, les Indiens ayant abandonné le combat faute de munitions.


La bataille de la Wabash, ou défaite de St Clair, a eu lieu le 4 novembre 1791, dans le Territoire du Nord-Ouest entre les forces des États-Unis et la Confédération occidentale amérindienne, dans le cadre que la guerre amérindienne du Nord-Ouest, une des guerres indiennes. Ce fut une victoire majeure des Indiens.
Les Indiens étaient menés par Little Turtle de la tribu des Miamis, Blue Jacket de la tribu Shawnees, et Buckongahelas de la tribu Delawares, qui a rejoint, avec 480 hommes, les 700 guerriers des deux autres chefs. De leur côté, les troupes américaines comptaient un millier d'hommes menés par le général Arthur St. Clair qui avait fait ses preuves comme commandant pendant la guerre d'indépendance. La confédération indienne devait cependant remporter la victoire. La bataille fut la plus importante défaite jamais infligée aux États-Unis par les Indiens, et en termes de pourcentage de pertes dans les troupes engagées, ce fut la plus terrible défaite de toute l'histoire militaire américaine. En conséquence, le président George Washington contraint St. Clair à quitter son poste, et le Congrès lança pour la première fois une enquête contre le pouvoir exécutif. Des mille hommes de St. Clair, seuls 48 revinrent indemnes.
Le traité de Paris, mettant fin à la guerre d'indépendance, reconnaît aux États-Unis la souveraineté de jure sur tous les territoires à l'est du Mississippi et au sud des Grands lacs. Les tribus indiennes du Territoire du Nord-Ouest, cependant, ne sont pas partie prenante du traité, et beaucoup, surtout des chefs comme Little Turtle et Blue Jacquet, refusent de reconnaître les revendications américaines au-delà de la rivière Ohio. Au cours de la deuxième moitié des années 1780, des colons blancs dans le Kentucky et des voyageurs au nord de la rivière connaissent environ 1 500 morts du fait d'hostilités continues, qui donnent aussi souvent lieu à des représailles des colons contre les Indiens. Du fait de ces conflits permanents, le président Washington et son ministre à la guerre, Henry Knox, décident d'utiliser l'armée pour pacifier la région.
 
Une force de 1 453 hommes (320 soldats de l'armée régulière et 1 133 miliciens commandés par le général de brigade Josiah Harmar) quittent Fort Washington à Cincinnati sur l'Ohio le 17 octobre 1790 à 10 heures. Le 22 octobre, près de la ville actuelle de Fort Wayne (Indiana), Harmar engage seulement 400 de ces hommes sous les ordres du colonel John Hardin pour attaquer une force indienne de quelque 1 100 guerriers. Quand un messager informe Harmar (qui était ivre, d'après les rumeurs) de la taille de l'armée ennemie, il refuse par peur de venir à l'aide de Hardin. S'il l'avait fait, avec les quelque 800-900 hommes dont il disposait encore, les Indiens auraient peut-être été vaincus. Au lieu de cela, Harmar place les troupes qu'il avait gardées dans une formation défensive, et ne bouge pas. Hardin, espérant des renforts, continue le combat pendant plus de trois heures, puis se replie vers le campement principal. Harmar ordonne alors le retrait vers Fort Washington.Au moins 129 des hommes de Hardin (dont 14 officiers) ont été tués au combat et 94 autres blessés, pour un total de 223 pertes. Les pertes indiennes, tués et blessés, sont estimées entre 120 et 150. George Washington ordonne alors à St. Clair, qui était à la fois gouverneur du Territoire du Nord-Ouest et général de division dans l'armée, de monter une offensive de plus grande envergure à l'été 1791. Le Congrès accorde des fonds pour l'expédition et autorise la levée d'un nouveau régiment de l'armée régulière - le deuxième à être constitué. St. Clair augmente ses forces avec des miliciens du Kentucky et 5 bataillons de soldats mobilisés depuis 6 mois.
Alors que Washington était inflexible sur le fait que St. Clair devait avancer vers le nord durant l'été, différents problèmes d'intendance ralentissent fortement ses préparatifs à Fort Washington (actuellement Cincinnati). Les nouvelles recrues sont mal entrainées et indisciplinées, les approvisionnements en nourriture insuffisants, et les chevaux sont peu nombreux et peu efficaces. L'expédition ne peut prendre la route avant octobre 1791. Tout en construisant des points de ravitaillement au fil de son avancée, l'armée a pour objectif la ville de Kekionga, capitale de la tribu des Miami, près de l'actuel Fort Wayne (Indiana).
Quand l'armée se met en marche, elle comprend environ 1 500 personnes dont quelque 200-250 civils (épouses, enfants, blanchisseuses, prostituées). L'avancée est lente et les problèmes de discipline récurrents, St. Clair, souffrant de la goutte, peine à maintenir l'ordre, surtout auprès des miliciens et des nouvelles recrues. Des Indiens suivent à distance l'armée, et des escarmouches éclatent ponctuellement.
Au soir du 2 novembre, à force de maladies et de désertions, l'armée de St. Clair ne comprend plus que 1 120 personnes environ, civils compris. 52 officiers et 868 soldats et miliciens sont présents à l'appel du 3 novembre. À l'aube du 4 novembre, l'armée est campée près de l'emplacement actuel de Fort Recovery (Ohio). Une force indienne d'environ 1 000 guerriers, menée par Michikinikwa, Blue Jacket, et Tecumseh, frappe rapidement et, surprenant les Américains, parvient à les encercler. L'armée américaine s'écroule dans le désordre. Par trois fois, le cheval que monte St. Clair est abattu alors qu'il tentait vainement de rassembler ses troupes, dont beaucoup se cachaient sous les chariots ou derrière des arbres malgré les harangues de leur chef (qui à ce moment passait près d'eux en criant « Mauviettes, poules mouillées, trouillards ») et de celles de femmes qui les suivaient.
Le taux de pertes fut le plus élevé jamais subi par une armée des États-Unis, et le commandant en second de St. Clair fut au nombre des morts. Des 52 officiers engagés, 39 furent tués et 7 blessés, soit 88 % de pertes. Après deux heures de combat, St. Clair commanda la retraite qui tourna à la déroute. « Ce fut, en réalité, une fuite », selon les explications de St. Clair quelques jours plus tard dans une lettre au ministère de la Guerre. Le taux de perte parmi les soldats américains fut de 97,4 % : sur 920 soldats, 632 furent tués et 264 blessés. Les 200 civils suivant l'armée furent presque tous massacrés. Environ un quart de l'ensemble de l'armée américaine existant à l'époque avait été éliminée. Seuls 24 des 920 soldats engagés revinrent sains et saufs. Les pertes indiennes sont estimées à 61 dont au moins 21 tués.
Le nombre de soldats tués est plus du triple des pertes que les Sioux devaient infliger 85 ans plus tard aux troupes de Custer à Little Big Horn. Le lendemain les restes de l'armée revinrent à l'avant-poste américain le plus proche, fort Jefferson (alors appelé fort Hamilton) puis vers fort Washington.

 
 
St. Clair lui-même se rend à Philadelphie (alors capitale provisoire des États-Unis) pour rendre compte. Blâmant l'intendance et le ministère de la guerre, le général demande lui-même une cour martiale dans l'espoir d'y être disculpé, tout en prévoyant de démissionner de ses fonctions par la suite. Washington, cependant, refuse et exige sa démission immédiate.La Chambre de représentants, entre-temps, avait déjà commencé sa propre enquête sur le désastre. C'était d'ailleurs la première fois qu'une enquête parlementaire était lancée aux États-Unis, et la première enquête visant l'exécutif, et dans le cadre de cette procédure, la Chambre obtint des documents du secrétariat à la Guerre. Knox sollicite l'intervention de Washington sur le sujet, et en raison des problèmes relatifs à la séparation des pouvoirs, le président convoqua une réunion de tous les chefs des secrétariats (Knox, secrétaire à la Guerre, Thomas Jefferson (le futur président), au Trésor, Edmund Randolph, à la Justice). Cette réunion, la première en son genre, est considérée par certains historiens comme la naissance du cabinet.
Lors de cette réunion et de celles qui suivirent, le président et ses conseillers établissent, en théorie, l'idée que l'exécutif devrait refuser de donner accès à des documents si le bien commun demandait de les garder secrets, et qu'en aucun cas il ne devait se séparer des originaux. Ainsi naît la doctrine du privilège accordé à l'exécutif de rétention de certaines informations, doctrine qui plus tard fut invoquée dans des affaires telles que le procès en haute trahison de Aaron Burr, le Watergate, l'affaire Iran-Contra, ou le procès en destitution de Bill Clinton. Au final, cependant, Washington autorise la cession de copies des documents demandés par la commission d'enquête. Le rapport final de la commission appuie largement St. Clair, estimant que Knox et les autres officiels du secrétariat à la guerre avaient été inefficaces dans la levée des troupes, l'équipement et le ravitaillement de l'expédition. Mais ni la commission ni la chambre de représentants ne prennent de mesure au-delà de la publication de ces conclusions, comme recommander l'impeachment.
En 1794, une autre armée américaine sous les ordres du major "Mad Anthony" Wayne réussit là où St. Clair avait échoué en battant les Indiens du « vieux Nord-Ouest » à la bataille de Fallen Timbers.

 



La bataille de Fallen Timbers (20 août 1794) fut la dernière bataille de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, conflit qui opposa les Amérindiens et le gouvernement des États-Unis pour le contrôle du territoire du Nord-Ouest (une zone délimitée au sud par la rivière Ohio, à l'ouest par le fleuve Mississippi et au nord-est par les Grands Lacs). La bataille, qui fut une victoire décisive pour les États-Unis, mit un terme relatif aux hostilités dans la région jusqu'à la guerre de Tecumseh et la bataille de Tippecanoe en 1811.
La ligne de démarcation de la rivière Ohio établie avec la Grande-Bretagne par le Traité de Fort Stanwix en 1768 reconnut certaines terres comme appartenant aux nations amérindiennes. Après la révolution américaine, cependant, les États-Unis ont maintenu que les nations indiennes ne possédaient plus les terres de la région de l'Ohio, citant un article dans le Traité de Paris de 1783, dans lequel la Grande-Bretagne a convenu de céder les terres ayant appartenu à des nations autochtones. Les Amérindiens ont rejeté la notion selon laquelle les Britanniques ou les Américains pourraient disposer de leurs terres tribales sans leur consentement. Ils soulignèrent qu'ils n'étaient pas représentés lors des négociation, qu'ils n'ont pas signé le traité et que ses dispositions par lesquelles on prévoit la cession de leurs territoires leur sont inopposables. Comme les colons américains commençaient à pénétrer en nombre croissant sur le territoire de l'Ohio, les Indiens les ont considérés comme des intrus indésirables. De son côté le gouvernement des États-Unis a maintenu leur droit de saisir les terres conformément aux articles du Traité de Paris.
La Confédération amérindienne de l'ouest, une alliance des nations amérindiennes, avait été formée pour se battre pour conserver leurs terres traditionnelles. Elle avait obtenue plusieurs victoires sur les forces militaires des États-Unis en 1790 et 1791, alarmant l'administration du Président George Washington. Washington s'est rendu compte que les colons étaient à blâmer pour une grande partie de la violence. Néanmoins, il fait des préparatifs pour vaincre l'alliance parce que les batailles étaient devenues plus aggravées. En 1792, Washington a ordonné le héros américain, le fou Anthony Wayne à former et diriger une nouvelle armée pour écraser la résistance à la colonisation américaine. Wayne pouvait voir que les campagnes précédentes n'avaient pas mis en cause la discipline et la formation était insuffisante. Il avait le temps de former ses bénévoles, étant donné que les négociations de paix ont eu lieu à l'été 1793.
Le chef Shawnee Blue Jacket et le chef Lenape Buckongahelas, encouragé par leurs victoires précédentes et l'espoir du maintien du soutien Britannique, ont plaidé pour un retour au Traité de Fort Stanwix de 1768. Ils ont rejeté les traités ultérieurs, dont ils n'avaient jamais été consultés, et qui avait cédé les terres au nord du fleuve de l'Ohio aux États-Unis. Une faction dirigée par l'influent chef Mohawk Joseph Brant a tenté de négocier un compromis, mais Blue Jacket n'accepterait rien de moins qu'une limite de la rivière Ohio, que les Américains ont refusé d'admettre. Ainsi, le gouvernement américain ont mené une guerre pour la possession de la région de l'Ohio des terres amérindiennes, sous la direction du Secrétaire à la guerre Henry Knox.
 
La nouvelle armée de Wayne, la Légion des États-Unis, marchèrent vers le nord du Fort Washington en 1793, et la construction d'une ligne de forts le long du chemin. Wayne commandait plus de 4 600 hommes, avec éclaireurs Choctaws et Chickasaws.Blue Jacket a pris une position défensive le long de la rivière Maumee, non loin de l'actuelle Toledo (Ohio), où un bosquet d'arbres (les bois tombées) avait été renversé par une récente tempête. Ils pensaient que les arbres ralentirait la progression de la Légion de Wayne. Le Fort Miamis, un avant-poste britannique à proximité sur le sol américain, avait fourni la Confédération amérindienne des dispositifs. Les forces amérindiennes, d'environ 1 500, étaient composées de Shawnees de Blue Jacket, de Delawares de Buckongahelas, les Miamis dirigés par Little Turtle, le peuple Wyandot, des Ojibwés, Outaouais, Potawatomis, Mingos et une compagnie de miliciens canadiens sous le commandement du capitaine Alexander McKillop.
La bataille prit fin rapidement. Les hommes de Wayne ont pressé et fremé l'attaque avec une charge à la baïonnette. Ses soldats à cheval amérindiens de Blue Jacket, qui furent mis en déroute. Les Amérindiens se sont enfuis vers le Fort Miami, mais ils ont trouvé les portes fermées à leur encontre. Commandant du fort, le Major William Campbell, le commandant britannique du Fort Miami, a refusé d'ouvrir le fort à ses alliés amérindiens, parce qu'Il ne voulait pas commencer une guerre avec les États-Unis, et les forces de Wayne remportèrent une victoire décisive. L'armée de Wayne a passé plusieurs jours à détruire les cultures dans la région et les villages amérindiens, puis se retira. L'armée de Wayne avait perdu 33 hommes et 100 avaient été blessés. Ils ont prétendu avoir trouvé 30 à 40 Indiens morts sur le champ de bataille. Cependant, d'après Alexander McKee du ministère des affaires indiennes, la Confédération amérindienne ont perdu 19 hommes tués et un nombre indéterminé de blessés, si cela n'inclut pas les victimes dans la milice canadienne.


La défaite des Indiens a conduit à la signature de la Traité de Greenville en 1795, qui a cédé une grande partie de l'actuelle Ohio aux États-Unis. Avant de se retirer de la zone, Wayne a commencé la construction d'une ligne de forts le long de la rivière Maumee, de son embouchure actuelle Toledo à ses origines de nos jours en Indiana. Après que Wayne a retourné à son domicile dans l'ouest de la Pennsylvanie, le dernier de ces forts fut nommé Fort Wayne en son honneur. Son emplacement est l'emplacement de l'actuelle ville de l'Indiana. Derrière cette ligne de forts, les colons blancs s'installe dans l'Ohio, conduisant à l'admission de l'état de l'Ohio en 1803. Tecumseh, un jeune vétéran de Shawnee de Fallen Timbers qui n'avait pas signé le traité de Greenville, renouvellera la résistance amérindien dans les années à venir.

 
La Bataille de Tippecanoe est une victoire décisive des forces des États-Unis conduites par le gouverneur du Territoire de l'Indiana, futur président des États-Unis William Henry Harrison sur les forces de la confédération de l'Indien Tecumseh, chef de la tribu Shawnee, le 7 novembre 1811.
La bataille a eu lieu près du Parc d'État de Prophetstown, non loin de l'actuelle ville de Battle Ground en Indiana dans la vallée de la rivière Wabash, et faisait partie de ce qu'on appelle parfois la Guerre de Tecumseh qui s'est prolongée dans la Guerre de 1812.
Les Indiens rompent le combat faute de munitions. Bien que les forces d'Harrison aient eu beaucoup de pertes, la bataille est généralement considérée comme une victoire importante pour son camp.

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saintluc
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