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CONFRÊRÈYE DES CLAW'TÎS DI BENNE-HOUSSÈYE

 
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tomy


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Joined: 24 Sep 2012
Posts: 5,507
Localisation: Nivelles- baulers( belgique
Masculin Lion (24juil-23aoû)

PostPosted: Sat 23 Dec - 00:25 (2017)    Post subject: CONFRÊRÈYE DES CLAW'TÎS DI BENNE-HOUSSÈYE Reply with quote

CONFRÊRÈYE DES CLAW'TÎS DI BENNE-HOUSSÈYE

La Confrêrèye des Claw'tîs di Benne-Houssèye (Confrérie des Cloutiers de Beyne-Heusay) veut garder le nom officiel est en Wallon liégeois car il s'agit d'une profession pratiquée en Wallonie depuis des lustres, et jusqu'aux environs des années 1930 dans les communes de Beyne-Heusay, Bellaire et Queue-du-Bois.

C'est au cours d'un repas bien arrosé, en novembre 1990, que trois copains émirent l'idée de créer une confrérie pour conserver la mémoire d'une ancienne profession de la commune. Le choix se porta sur les "claw'tîs, l'histoire de cette profession étant très riche et intéressante à de nombreux points de vue. Trois semaines suffirent pour élaborer les statuts, imaginer la tenue d'apparat, et agencer un cérémonial pour les chapitres.
Lors de son intronisation, l'impétrant doit prononcer, en Wallon local, trois fois le signe de ralliement des cloutiers, "Qwates Claw'tî clawès qwate clô". Essayez, vous jugerez de la difficulté. En cas d'erreur, l'impétrant doit boire une goutte de pèkèt et recommencer le serment sous peine de boire encore et de recommencer jusqu'à la perfection. Ensuite, le candidat mangera une cuillère de "Makeye" du cru du "Martchotè" pour finir par enfoncer le clou dans un bloc de chêne. Le tout doit se réussir sans erreur, faute de subir une nouvelle sanction.

la jeute feminine est bien representee
Les confrères sont vêtus d'un pantalon et d'un sarrau de toile bleue. Confrères et Consoeurs portent une cape rouge liserée de blanc et d'une écharpe, d'un bleu électrique au bout de laquelle pendent une mini-enclume et un mini-marteau.

Composition de la confrérie :

- Li Grand Mêsse (président).
- Li Hayave (secrétaire).
- Li Pice-crosse (trésorier).
- Li Martchoteû (représentant).
- Li Fin Bètch (cuisinière).
- Li Nabot (le plus petit du groupe).
- Li Clapète (qui ne se tait jamais).
- L'Aguèce (qui marmonne toujours).
- Li Colosse (le plus grand et le plus costaud).
- Li Djônet (le plus jeune).

Produits promus :

La reconnaissance officielle d'une confrérie imposant la promotion d'un produit de bouche, il restait à déterminer celui-ci. Plusieurs confréries défendant déjà les fromages blancs ou autres, il fallut choisir un autre plat traditionnel. A une certaine époque, relativement lointaine, il y avait dans la région une majorité d'agriculteurs, éleveurs de cochons, dont l'ordinaire était constitué d'une "salade liégeoise". Celle-ci est composée de pommes de terre et de haricots verts cuits ensemble, recouverts de lardons rissolés, de leur graisse de cuisson et du déglaçage de la poêle au vinaigre artisanal. Le pèkèt étant la boisson favorite des anciens, la confrérie en a fait le produit d'accompagnement.
La salade liégeoise.
recette
Salade liégeoise (pomme de terre & haricots)
« Un accompagnement bien consistant à servir de préférence dés le début de l’automne afin de vous constituer une bonne réserve pour affronter les intempéries. J'adore aussi manger cette salade froide le lendemain. »
recette
Ingrédients
Pour 4 personnes :

600 g de pomme de terre bintje
600 g de haricots verts (princesse de préférence)
300 g de poitrine de porc demi salée
2 échalotes hachées
1 oignon haché
4 cuillères à soupe de vinaigre de vin
1 cuillère à soupe de saindoux
Persil plat haché (2 cuillères à soupe)
Sel et poivre
Préparation
Laver les pommes de terre et les cuire non épluchées dans une casserole d’eau bouillante pendant 10-15 minutes.
Laver et équeuter les haricots. Les cuire dans une casserole d’eau bouillante pendant 5 à 10 minutes. Ils doivent rester bien fermes.
Egoutter les pomme de terre et les éplucher
Placer les pommes de terre dans un saladier et y ajouter les haricots.
Découper la poitrine de porc en petits lardons
Faire dorer le lard dans une poêle à feu vif et les laisser fondre
Réserver les lardons dans du papier absorbant
Dans la même poêle, faire fondre le saindoux dans une poêle à feu moyen
Ajouter les échalotes et les oignons dans la poêle et laisser dorer
Déglacer avec le vinaigre de vin et amener à ébullition
Bien mélanger le vinaigre pour décrocher tous les sucs de cuisson
Saler et poivrer à votre convenance

Verser les lardons et la sauce sur les pommes de terre et les haricots.
Parsermer le tout de persil haché et mélanger le tout.
Servir chaud.
Idées, trucs & astuces
Vous pouvez aussi ajouter un peu de crème liquide dans la sauce au vinaigre si vous n’êtes pas un adepte du light.

Cette salade fera merveille servie avec des côtes de porc spiringue sautées ou avec des saucisses de campagne rôties. Si c’est servi au plus fort de l’hiver, pourquoi ne pas opter pour un jambonneau braisé.

Cette salade est aussi un délice à servir froide le lendemain alors que tout les ingrédients ont bien absorbé la sauce. Vous pouvez également faire rissoler le tout dans une poêle et là, je doute que vous ne soyez pas ému par cette gourmandise
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------recette
Salade de pomme de terres aux trois haricots
« Une belle salade, toute simple et délicieuse. Elle vous fera découvrir en une seule recette de nombreuses variétés de haricots : les haricots verts, les haricots blancs et les haricots rouges.... le drapeau italien en habricots ;-) »
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Ingrédients
:

Ingrédients pour la salade :

6 petites pommes de terre à chair ferme, pelées, cuites à la vapeur et coupées en rondelles.
250 g de haricots blancs cuits à la vapeur, égouttés
250 g de haricots rouges cuits à la vapeur, égouttés
250 g de haricots verts, juste cuits à la vapeur, bien croquants et égouttés
Environ 12 tomates-cerises mûres, gouteuses et juteuses
2 à 3 brins de persil plat finement hachés
1 brin de menthe fraîche finement haché

Ingrédients pour la sauce :

2 tomates séchées ; conservées dans de l’huile d’olive
1 gousse d’ail
2 à 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
Fleur de sel
Poivre noir du moulin

Ustensiles :
Un mixeur électrique ou un robot ménager
A Découvrir!!
Toutes nos 167 Recettes aux pommes de terre
Préparation
Mélanger dans un grand saladier tous les ingrédients de la salade. Réserver.
Préparer la sauce en mélangeant dans le bol du mixeur les ingrédients pour la sauce.
Mixer jusqu’à l’obtention d’une sauce épaisse.
Présentation :
Verser la sauce sur la salade au moment de servir, puis bien mélanger avant de déguster.
Idées, trucs & astuces
Convient parfaitement pour un repas rapide. Accompagnez votre salade de tranches de baguette fraîche bien croustillante.
historique
je nais rien trouve sur clouterie liegeoise mais jai trouve sa
Cloutiers
(D’après un article paru au XIXe siècle)

Dans l’ancienne France, il y avait deux sortes de cloutiers, les cloutiers d’épingles et les cloutiers tout court.

Les premiers faisaient partie de la corporation des épingliers-aiguilletiers ; les seconds fabriquaient et vendaient des clous en qualité de membres de la communauté des cloutiers-lormiers-étameurs-ferronniers. Tel est du moins le nom que portait au dix-huitième siècle cette réunion de métiers qui, bien que distincts à l’origine, avaient fini par n’en plus former qu’un seul, tant à cause de l’analogie de leurs produits que de l’importance restreinte de leur commerce.

Au treizième siècle, les cloutiers s’intitulent « feiseurs de claus pour atachier boucles, mordants et membres sur courroies. » Leurs attributions étaient donc fort limitées car il va sans dire que ces beaux échantillons de clous, de grandes dimensions, en fer ciselé, repoussé et souvent étamé, que nous a laissés le moyen âge et dont on peut voir un grand nombre encore en place aux portes de nos anciennes églises, n’étaient point l’oeuvre des cloutiers ; les forgerons, les « fèvres », comme on disait alors, les serruriers, les fondeurs, fabriquaient seuls des pièces de cette dimension.

Les instruments des cloutiers.
D’après une image de
la corporation des Cloutiers de Paris
au XVIIe siècle (Cabinet des
estampes de la Bibliothèque nationale).

Les cloutiers de Paris, d’après les Statuts d’Étienne Boileau, pouvaient avoir autant d’ouvriers que bon leur semblait, mais il ne leur était permis de prendre qu’un seul apprenti à la fois.

Ces règlements nous apprennent qu’il y avait aussi des cloutières, car il y est dit que « se aucun vallet du mestier se marie, il ne puet mettre sa fame au mestier devant qu’il ait son mestier tenu un an et un jour. » Dans les autres corps de métiers, nous trouvons bien des femmes tenant boutique, mais en général ce n’est que dans le cas où, le mari venant à décéder, il est permis à la veuve, en s’astreignant à certaines formalités, de continuer le métier.

L’apprentissage durait six ou huit ans. Passé ce temps, l’apprenti était reçu ouvrier, puis maître. Une clause assez intéressante est celle qui permet à l’ouvrier de travailler dehors pour le public quand le maître n’a pas d’ouvrage à lui donner.

Les ouvriers possédaient donc comme un droit ce qui dans les autres métiers n’était considéré que comme une licence. Il s’établissait de la sorte une espèce de concurrence entre le maître et l’ouvrier, circonstance qui devait souvent permettre à ce dernier d’ouvrir boutique pour son propre compte bien plus tôt que cela ne se pratiquait dans les autres métiers. Toutefois, les cloutiers ne furent jamais fort nombreux : on en comptait dix-neuf à Paris en 1292, et vingt en 1300.

Les statuts des cloutiers-épingliers étaient, au treizième siècle, à peu près semblables à ceux des cloutiers : même nombre d’apprentis, même durée de l’apprentissage, dont le contrat devait être passé en présence de deux maîtres au moins. Deux prud’hommes de la communauté avaient la surveillance des ateliers et devaient veiller à l’instruction des apprentis ainsi qu’à la bonne exécution des travaux.

Épingliers et cloutiers devaient le guet au roi ; mais, en revanche, ils étaient exempts de l’obligation de porter leurs produits au marché à certains jours de la semaine, ainsi que cela se pratiquait dans plusieurs métiers.

Les étrangers, après avoir fait preuve de leur savoir devant un certain nombre de maîtres choisis à cet effet, étaient admis à exercer librement.

Dans les statuts des cloutiers de Rouen, qui datent de 1501, nous trouvons quelques modifications importantes. Les règlements du treizième siècle, pour Paris, ne donnent que peu de renseignements sur l’organisation de la corporation ; ici, au contraire, nous sommes en face d’une communauté régulièrement administrée par trois gardes élus par les maîtres, rééligibles de trois ans en trois ans. L’apprentissage ne dure que trois ans au bout desquels l’apprenti fait un chef-d’oeuvre au domicile de l’un des gardes. Chacun doit payer dix sous tournois en entrant dans la corporation : cinq aux gardes, cinq à la confrérie de Sainte-Anne, fondée en l’église des Augustins de Rouen.

Ces mêmes statuts donnent une foule de renseignements curieux sur la forme, la dimension et le poids des clous, dont le millier doit peser un certain poids fixé d’avance.

Disons maintenant quelques mots de la manière dont la corporation était organisée quand elle fut supprimée à la révolution. Quatre jurés régissaient la communauté. Deux d’entre eux étaient réélus chaque année, et choisis l’un parmi les anciens, l’autre parmi les nouveaux maîtres. Le nombre des apprentis avait été porté à deux et le nombre des années d’apprentissage réduit à cinq. Le compagnonnage durait deux ans pour les ouvriers de Paris, trois ans pour ceux de province. Le chef-d’oeuvre exécuté au bout de ces sept ou huit années d’études donnait le droit d’exercer librement le métier.
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cool la pension


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PostPosted: Sat 23 Dec - 00:25 (2017)    Post subject: Publicité

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Omphale


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Féminin Sagittaire (22nov-21déc) 虎 Tigre

PostPosted: Sat 23 Dec - 15:45 (2017)    Post subject: CONFRÊRÈYE DES CLAW'TÎS DI BENNE-HOUSSÈYE Reply with quote

merci tomy pour l'histoire de cette confrérie et pour les recettes et bravo pour ce que tu fais pour nous faire découvrir les traditions et confréries de ton pays
_________________
"attends d'avoir traversé la rivière avant de dire que le crocodile a une sale gueule" (Joseph Andjou)


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mam


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Localisation: 74-GE
Féminin Balance (23sep-22oct) 牛 Buffle

PostPosted: Tue 2 Jan - 15:14 (2018)    Post subject: CONFRÊRÈYE DES CLAW'TÎS DI BENNE-HOUSSÈYE Reply with quote

Cette belle salade de pommes de terre, haricots verts et lardons se suffirait à elle-même, je pense que pour moi, la manger avec des côtes de porc, même si j'aime ça, ce serait trop !

Pour le métier de cloutier, que ce métier devait être difficile, avec les outils d'antan...Bravo à cette confrérie de mettre à l'honneur ces ouvriers ! Okay
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PostPosted: Today at 20:54 (2019)    Post subject: CONFRÊRÈYE DES CLAW'TÎS DI BENNE-HOUSSÈYE

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