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Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)
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Opaline



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MessagePosté le: Lun 12 Fév - 08:56 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Revue du message précédent :

12 février 1542
Exécution de Catherine Howard,
reine d’Angleterre



Catherine Howard par Hans Holbein le Jeune.

Ainsi que l’infortunée Anne Boleyen, Catherine Howard était nièce du duc de Norfolk : séduit par sa beauté, par sa jeunesse, par son caractère aimable, Henri VIII se hâta de rompre les nœuds qui l’unissaient, depuis quelques mois seulement, à la disgracieuse Anne de Clèves, et peu de temps après la sentence de divorce, Catherine fut proclamée reine d’Angleterre (8 avril 1540).

Dans l’ivresse de ses nouveaux plaisirs, Henri ne dissimula pas son amour pour celle qui les lui donnait. Mêlant toujours la dévotion à la licence il institua dans sa chapelle une prière spéciale, destinée à rendre grâces au ciel de son bonheur, et il voulut que l’évêque de Lincoln composât un hymne sur le même sujet. La prière devait bientôt se changer en un bill du parlement, et l’hymne en un chant de mort.

Catherine, la jeune, l’aimable, la séduisante Catherine, ne s’était pas toujours conservée pure et intacte : avant d’être admise à la couche d’un roi, elle avait admis plusieurs simples mortels à la sienne. Un nommé Lascelles, dont la sœur, autrefois attachée au service de la vieille duchesse de Norfolk, avait été élevée avec Catherine, vint faire au primat Cranmer de graves révélations : il indiquait les circonstances, et nommait les coupables. Comme en un cas pareil il n’était pas moins dangereux de se taire que de parler, Cranmer consulta le chancelier et le comte de Hertford : suivant leur avis unanime, il remis au roi un mémoire explicatif et détaillé sur un point d’histoire qui le touchait de près.


Thomas Culpeper exécuté le 10 décembre 1541

Henri traita d’abord le récit de fable ridicule. Cependant il ordonna d’éclaircir les faits. On interrogea Lascelles, on questionna sa sœur. On arrêta deux officiers de la vieille duchesse, Mannoc et Derham, accusés d’avoir partagé les faveurs de Catherine. Les plus tristes lumières jaillirent de cette enquête ; il en résulta que, même depuis son mariage, Catherine n’était pas à l’abri de tout soupçon. Quand on lut au roi les divers interrogatoires, il garda longtemps un morne silence, puis il fondit en larmes.

Interrogée à son tour, Catherine commença par se renfermer dans une dénégation complète ; mais forcée d’abandonner ce système, elle avoua les fautes commises pendant qu’elle était libre, en persistant à soutenir que jamais elle n’avait trahi la foi conjugale. Cette déclaration, au moins douteuse, ne put la sauvée.

Le tyran, blessé dans son amour propre plus encore que dans son amour, s’adresse au Parlement, ministre ordinaire de ses vengeances : les deux chambres, lui répondent en l’invitant « à ne pas s’affliger d’un accident désagréable, auquel tous les hommes sont sujets ; à considérer la fragilité de la nature humaine, ainsi que les vicissitudes des choses de ce monde et à tirer de ce coup d’œil philosophique un moyen de consolation. » Elles lui demandent en outre la permission de lancer un bill d’attainder contre la reine et ses complices. Henri n’était pas homme à refuser une grâce de ce genre : les parents, les amis de Catherine sont enveloppés dans la proscription.


Exécution de Catherine Howard

C’est alors que le Parlement rendit cette loi fameuse, dénoncée à tous les siècles comme un modèle accompli d’absurdité et de barbarie ; par cette loi, toute personne qui, instruite d’une infidélité de la reine, n’en avertissait pas le roi ; toute fille qui, épousant un roi d’Angleterre et n’étant plus vierge, n’en faisait pas l’aveu devait être punie de mort. Le peuple s’égaya surtout de cette dernière clause, et dit que le roi ferait bien à l’avenir de n’épouser que des veuves : c’est en effet le parti qu’il prit, en épousant Catherine Parr. (voy. 12 Juillet 1545.)

Le lendemain même de l’adoption de cette loi, Catherine Howard et lady Rochefort montèrent sur l’échafaud. Le sort de lady Rochefort, confidente des égarements de la reine, n’excita aucune pitié ; on n’oublia pas qu’elle s’était portée accusatrice contre son mari et contre Anne Boleyn, sa belle-soeur. On n’oublia pas non plus que Catherine, cédant aux insinuations du duc de Norfolk son oncle en faveur du catholicisme, avait animé l’intolérance royale et réclamé plusieurs fois contre les réformés l’exécution du statut de sang (bloody bill). Ce souvenir contribua peut-être à diminuer l’horreur d’un châtiment si peu proportionné à la faute dont il était la conséquence, (voy. 28 Janvier 1747, Mort de Henri VIII.)



Henry VIII
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MessagePosté le: Lun 12 Fév - 09:13 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Henry VIII, une des figures criminelles qui a inspiré le conte horrible "la Barbe-Bleue"...
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Ninete
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MessagePosté le: Lun 12 Fév - 09:16 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Si l'adultère était encore puni de mort, il y aurait moins de monde sur la terre....
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MessagePosté le: Lun 12 Fév - 09:23 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

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Opaline


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 09:24 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

13 février 1917
Arrestation de Mata Hari




Margaretha Zelle, hollandaise dont le surnom malais Mata Hari (l'œil du ciel= le soleil) est devenu un synonyme d'espionne, est une courtisane et surtout agent double travaillant en dilettante pour les Allemands et les Français.


Mata Hari en danseuse javanaise en 1906.

Célèbre danseuse de la belle époque, jeune femme romanesque, collectionnant les amants et ayant besoin d'argent pour son train de vie, elle est vite engagée par le service de renseignement allemand. L'agent H21 gagne alors Paris. Repérée par le contre-espionnage français, Mata Hari accepte de travailler aussi pour la France.


Mata Hari en 1910.

Probablement pour la punir de son double jeu, le service de renseignement allemand laisse intercepter un message secret qui la désigne clairement comme espionne.


Mata Hari, le jour de son arrestation.

Son procès s'ouvre au moment où la France doute et cherche à se ressaisir. Cette affaire d'espionnage, largement gonflée pour les besoins de la propagande, en fournit l'occasion. Bien que l'activité d'espionnage de Mata Hari soit avérée, les informations qu'elle a pu communiquer n'avaient que peu de valeur.


Extrait des minutes de la décision du Conseil de guerre condamnant à mort Mata Hari.

Accusée d'espionnage au profit de l'Allemagne dans le cadre d'une enquête sommaire, Mata Hari passe du statut d'idole à celui de coupable idéale dans une France traumatisée par la guerre et dont l'armée vient de connaître d'importantes mutineries après l'échec de la bataille du Chemin des Dames. Son avocat et ancien amant Édouard Clunet n'a le droit d'assister qu'aux premiers et derniers interrogatoires. L'instruction est assurée par le capitaine Pierre Bouchardon, rapporteur au Troisième conseil de Guerre. À ce titre, il instruira toutes les grandes affaires d'espionnage du premier conflit mondial. Son procès, dont le substitut du procureur est André Mornet, ne dure que trois jours sans apporter de nouveaux éléments. Elle est même, lors du procès, abandonnée par son amoureux Vadim Maslov qui la qualifie tout simplement « d'aventurière ».

Elle est condamnée à mort pour intelligence avec l'ennemi en temps de guerre sur réquisitoire de l'avocat général Mornet et sa grâce rejetée par le président Raymond Poincaré, qui laisse la justice suivre son cours.


L'exécution de Mata Hari (film de 1920).

Elle est fusillée à Vincennes le 15 octobre 1917 où comme l'artiste qu'elle est face à son dernier public, elle affronte dignement son peloton d'exécution.

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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 09:54 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Elle tirait sur les cordons de n'importe quelles bourses, c'est le cas de le dire !

On lui a peut-être fait porter un chapeau trop grand pour elle, mais ele l'a quand même mis elle-même sur sa tête à un moment ou à un autre, par vénalité. Mesdames et Messieurs, faut faire gaffe, en temps de guerre...
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Ninete
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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 17:09 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Qu'elle est belle l'écriture sur l'extrait des minutes. 
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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 17:14 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

A la plume sergent major, trempée dans l'encrier, avec de beaux pleins et déliés ! Okay
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Opaline


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MessagePosté le: Mer 14 Fév - 10:03 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

14 février 1349
Massacre de la Saint-Valentin.



Pogrom de Strasbourg, illustration du XIXe siècle d’Émile Schweitzer.
Voir en grand

Le Pogrom de Strasbourg est le massacre par des habitants de Strasbourg de plus de 900 des 1 884 habitants juifs de la ville1 le 14 février 1349, jour de la Saint-Valentin. Il est connu aussi sous la désignation de massacre de la Saint-Valentin.

À Strasbourg, cet événement tragique est étroitement lié à la révolte des corporations de métiers qui se déroule cinq jours auparavant et qui renverse le pouvoir en place depuis 1332, composé de riches bourgeois dont le juge Sturm et Conrad Kuntz von Winterthur, les deux stadtmeister (équivalents au maire de la ville) et Pierre Schwaber, l'ammeister (chef des corporations de métiers), qui garantissaient jusqu'alors une protection aux Juifs de la ville. Les artisans, aidés par une grande partie de la population, se sont insurgés plus particulièrement contre Schwaber, jugeant son pouvoir trop important, et sa politique envers les Juifs trop favorable.


Saint-Valentin : 14 Février 1349, le massacre des Juifs de Strasbourg

Les raisons du développement de la haine des Juifs sont facilement identifiables. Au cours des siècles, elles trouvèrent un terreau favorable dans le ressentiment religieux et sociétal à l'encontre des Juifs qui était basé sur des accusations récurrentes comme le meurtre du Christ, la profanation d'hosties, les meurtres rituels, le complot juif, le vol et l'usure.

Souvent dans l'interdiction de pratiquer d'autres métiers, les Juifs exercent le rôle de prêteur et assurent ainsi une position importante dans l'économie urbaine. Mais cette activité leur attire de nombreuses inimitiés. Les chroniqueurs relatent que les Juifs font l'objet de nombreux griefs : ils sont considérés comme présomptueux, durs en affaires et ne désirent s'associer avec personne4. Ce manque d'égard apparent des Juifs n'est pas dû à une dureté particulière, mais trouve sa véritable raison dans l'énormité des droits et taxes qui leur est imposée pour l'octroi d'une protection. Les Juifs formellement appartenaient toujours à la maison du roi, mais celui-ci avait depuis longtemps fait don des droits à la ville (en 1347, Charles IV avait reconfirmé l'attribution des droits à la ville). Strasbourg reçoit donc la plus grande partie des impôts juifs, mais en contrepartie doit prendre à sa charge la protection des Juifs (le montant exact des impôts est fixé dans une lettre datant de 1338, à la suite des rançonnements et des massacres de Juifs en Alsace par les bandes d'Armleder). Pour pouvoir répondre aux exigences pécuniaires de la ville, les Juifs devaient se montrer très stricts sur leurs créances, ce qui provoquait la haine de la population et surtout de leurs débiteurs.

La noblesse écartée du pouvoir au profit des patriciens joue un rôle non négligeable au cours de ce soulèvement. Les familles Zorn et Müllenheim veulent récupérer leurs anciennes prérogatives même si pour cela elles doivent s'allier avec les artisans. Les chroniqueurs relèvent que les nobles se sont rassemblés en arme sur la place de la cathédrale en même temps que les artisans, qu'ils ont participé aux discussions et imposé leurs exigences aux Meisters au nom des artisans. Les nobles ne s'associent pas seulement avec les corporations, mais aussi avec l'évêque de Strasbourg. Un jour seulement avant le soulèvement, ils avaient rencontré l'évêque et discuté du « problème juif ». Lors de cette réunion, la discussion avait porté sur la façon de se débarrasser des Juifs, et non sur le fait de savoir si on devait se débarrasser des Juifs. Ce point était déjà décidé un mois auparavant.


La passerelle des Juifs se trouve près de la Porte des Juifs de l’ancienne enceinte de Strasbourg
qui menait au cimetière où furent brûlés les Juifs de la ville.


Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, le quartier juif est cerné et ses habitants conduits au cimetière de la communauté. Là, on bâtit un immense bûcher où ils sont brûlés vifs. Certains autres sont enfermés dans une maison en bois à laquelle on met le feu. Celui-ci dure six jours. Seuls échappent au massacre ceux qui abjurent leur foi, les petits enfants et quelques belles femmes.

Toutes les dettes dues aux Juifs sont automatiquement effacées et les gages et lettres de crédit que possédaient les Juifs rendus à leurs débiteurs. Puis après la mort des Juifs, il s'agit de distribuer leurs avoirs. Le chroniqueur Twinger von Königshofen voit là la véritable raison de l'assassinat des Juifs : « S'ils avaient été pauvres et si les nobles ne leur devaient rien, ils n'auraient pas été brûlés ». Le meurtre des Juifs permet ainsi à de nombreux débiteurs de se rétablir financièrement. Beaucoup de ceux qui ont favorisé le renversement du conseil avaient des dettes chez les Juifs. À côté des nobles et des bourgeois de Strasbourg, il y a l'évêque Berthold II de Bucheck, dont les droits chez les Juifs étaient insignifiants par rapport à ses dettes, mais aussi des nobles terriens et des princes tels que le margrave de Bade et les comtes de Wurtemberg. L'argent liquide des Juifs, est selon la volonté du Conseil, réparti entre les artisans, comme une sorte de « récompense » pour leur soutien à la destitution des anciens Meisters. Cette promesse d'une partie de la richesse des Juifs, sans doute surestimée, qui leur avait été faite auparavant, les avait donc encouragés au massacre. La mauvaise conscience semble cependant avoir tourmenté certains. 

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Ninete
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MessagePosté le: Mer 14 Fév - 10:08 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Comme quoi Valentin n'est pas toujours symbole d'amour 
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Opaline


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MessagePosté le: Mer 14 Fév - 10:50 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Oui malheureusement...
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MessagePosté le: Mer 14 Fév - 11:41 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Début des années 40, un certain Hitler a sûrement dû s'inspirer de ce pogrom moyenâgeux pour mettre en oeuvre son funeste dessein...
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Opaline


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MessagePosté le: Jeu 15 Fév - 07:58 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

15 février 1855
Naufrage de la Sémillante
au large des îles Lavezzi
dans les bouches de Bonifacio.




La Sémillante était une frégate de la marine française du XIXe siècle. Dans son voyage depuis l'arsenal de Toulon vers la guerre de Crimée, elle fait naufrage au large des îles Lavezzi.

La Sémillante quitte le port de Toulon le 14 février 1855, commandée par le capitaine Jugan, à destination de la Crimée (mer Noire) pour apporter aux forces françaises des vivres, des renforts en troupe et en matériel pour faire la guerre à la Russie.

Son équipage est de 293 hommes, outre son état-major. À son bord, a pris place un détachement plus de 400 militaires de l’armée de terre avec un matériel important (canons, mortiers, munitions, vivres…).


Cimetière de la Sémillante sur les îles Lavezzi

Elle est prise dans une violente tempête au large de la Sardaigne et son commandant décide de passer par les bouches de Bonifacio, aux îles Lavezzi, dans une zone de brisants et d’écueils. Poussée par une rafale de sud, elle heurte à une vitesse estimée à 12 nœuds un haut-fond rocheux signalé par une bouée. Broyée par le choc, elle coule par le fond dans la nuit du 15 au 16 février 1855, corps et biens ; tout a été instantanément englouti.

Le 18 février, les premiers cadavres, certains complètement déchiquetés, sont ramenés sur les grèves par les courants. Ils sont tous inhumés sur l’île, faute de moyens de transport, par une corvée de 50 soldats, détachés en renfort des marins. Le 20, le nombre de corps inhumés s’élève à 250. Les corps du capitaine Jugan et de l’aumônier ont pu être identifiés.

Il n'y eut aucun survivant sur les 773 hommes à bord de la Sémillante. 560 corps reposent dans les deux cimetières de l’île. Les autres corps ne seront pas retrouvés.


Cimetière où sont inhumés les naufragés de la Sémillante.

La plaque sur le bâtiment des cimetières sur les îles Lavezzi indique :

« À la mémoire des officiers des armées de terre et de mer qui ont trouvé la mort dans le naufrage de la Sémillante le 15 février 1855 vers midi. Leurs restes sont confondus ici avec ceux de leurs hommes unis dans le repos éternel comme ils l'étaient dans le devoir. Que leurs noms soient connus pour nous permettre d'honorer leur mémoire. »

Cet incipit en la mémoire des naufragés est suivi par une succincte liste de noms dont les restes sont enterrés ici. Les cimetières comprennent d'autres plaques exhortant à prier pour tel ou tel naufragé…


La garde d'honneur

Depuis, et chaque année, pour le 15 février, une délégation civile et militaire rend hommage à ces hommes disparus tragiquement avant d’aller se battre en Crimée. Un office religieux est également rendu sur l’Ilot des Lavezzi et un recueillement est organisé sur les tombes de ces militaires qu’il ne faut pas oublier. Pour cela 3 coups de canon sont tirés vers la mer pour rappeler aux disparus la mémoire vivante et fidèle des français, 163 ans après cette tragédie.

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MessagePosté le: Jeu 15 Fév - 08:07 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

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" Si vous recueillez un chien en train de mourir de faim et que vous lui redonnez une santé prospère, il ne vous mordra pas. C'est la grande différence qui existe entre un chien et un homme "

Mark Twain


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Ninete
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MessagePosté le: Jeu 15 Fév - 09:30 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

Dur, dur la marine à cette époque. Mauvaise décision du Capitaine...
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Opaline


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MessagePosté le: Ven 16 Fév - 08:42 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque) Répondre en citant

16 février 1932
L’industriel Jean Mantelet
dépose le brevet du Moulin-Légumes



Brevet du Moulin-Légumes déposé le 16 février 1932 par Jean Mantelet. © Crédit photo : INPI

Le "Moulin-Légumes", dont le brevet fut déposé le 16 février 1932 sous le numéro 732.100, est le premier ustensile inventé par Jean Mantelet. Il lui permettra de créer sa société et fameuse marque d’électroménager Moulinex qui va accompagner l’avènement de la société de consommation pendant les Trente Glorieuses.

L’anecdote dit que Jean Mantelet, las de manger les purées grumeleuses de sa femme, finit par s’enfermer dans son atelier de la Manufacture d’emboutissage de Bagnolet pour mettre au point une moulinette à légumes. L’appareil qu’il crée est rotatif pour un écrasement régulier, présente un fond convexe – et non conique – , et dispose d’un seul tamis pour tous les légumes.



Le 16 février 1932, il dépose un brevet et commercialise son « Moulin-Légumes » sur les foires. Encouragé par un prix au concours Lépine, il décide de se lancer dans la production de masse. Le succès est immédiat : 2 millions d’exemplaires seront vendus entre 1933 et 1935 ! De cette invention naît la société Moulin-Légumes. Jean Mantelet ne cesse alors d’innover : entre 1929 et 1953, il dépose 93 brevets !

En 1953, son Vélosolex lui donne l’idée d’intégrer un moteur électrique à ses appareils. Il crée alors le premier moulin à café électrique bon marché : le Moulinex, qui donnera son nom définitif à l’entreprise. Un chapelet d’inventions qui ont accompagné les Trente Glorieuses et présentées sous le fameux slogan de la marque : « Moulinex libère la femme ! »

 

Institut National de la Propriété Industrielle
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:25 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)

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