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saintluc
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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 13:22 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Page 1: Anton Eberl - John Eccles - Sophie- Carmen Eckhart-Gramatté - Werner Egk - Jacob van Eyck - Herbert Eimert - Gottfried von Einem - Hanns Eisler - Bechara El-Khoury - Danny Elfman - Sir Edward Elgar - Edward Kennedy "Duke Ellington" - Georges Enesco - Brian Eno 
 

     
Page 2 : Péter Eötvös - Ludovicus Episcopius - Nicolas Erréra     

     
Page 3 : Thierry Escaich - Francisco Escudero - Jean-Luc Etienne - Gil Evans - Pierre Even - Theodor Evertz
     

     

     

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Dernière édition par saintluc le Mer 12 Juil - 13:34 (2017); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 13:22 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 13:26 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Anton Eberl (ou Anton Franz Josef Eberl) est un compositeur et pianiste autrichien, né le 13 juin 1765 à Vienne (Autriche) et décédé le 11 mars 1807 à Vienne

Après des études de droit, il se consacre au piano, un instrument qu'il pratique depuis son enfance. Il devient professeur de piano et crée des Variations pour piano dont Mozart se sert lors de ses propres cours. Les deux hommes semblent très proches comme le démontre la partition autographe d'une symphonie d'Eberl de 1783 qui porte les corrections de Mozart. À sa mort en 1791, il compose la cantate funèbre Bey Mozarts Grab (La tombe de Mozart).
En 1796, il est nommé maître de chapelle et compositeur à la cour de Paul Ier de Russie, à Saint-Pétersbourg. Les compositions de cette période sont malheureusement perdues.
De retour à Vienne, son opéra La Reine des îles noires est un échec, mais Haydn en défend l'ouverture avec constance. Puis il crée l'une de ses symphonies les plus réussies, en mi bémol majeur opus 33, qui annonce Schubert. À la création de la troisième symphonie de Beethoven en avril 1805, c'est la symphonie en mi bémol majeur (également donnée ce jour-là) qui est préférée par le public et la critique.

Eberl meurt d'une septicémie, alors qu'il vient de composer sa dernière symphonie dédiée au tsar Alexandre Ier.
Même s'il est pratiquement tombé depuis dans l'oubli (jusqu'à sa redécouverte récente), il faut savoir qu'Eberl fut un très grand compositeur, unanimement considéré à son époque, comme l'égal des plus grands, comme Haydn, Mozart et Beethoven, et même souvent comparé avantageusement par rapport à ceux-ci, tant par la critique que par le public. Il était, entre autres, admiré par des compositeurs de son époque aussi brillants que Gluck et Haydn. Hélas, sa popularité fera que nombre de ses œuvres (comme sa Sonate pour piano opus 1) furent attribuées à tort à ...Mozart. Ainsi, les variations pour piano sur Zu Steffen sprach im Traume, furent publiés quatorze fois sous le nom de Mozart, et pas une seule fois sous celui de leur compositeur véritable.
 lui-même un peu tombé dans l'oubli, avant que son immense talent ne soit remis en lumière de manière éblouissante par Cécilia Bartoli, notamment dans Gluck Italian Arias

 

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 12 Juil - 13:33 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

John Eccles (Londres 1668 - 12 janvier 1735) est un compositeur anglais. Il avait acquis auprès de ses contemporains une bonne réputation par ses musiques d'opéra.


 

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 12 Juil - 13:38 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Werner Egk, de son vrai nom Werner Joseph Mayer, est un compositeur allemand né le 17 mai 1901 à Auchsesheim près de Donauwörth et mort le 10 juillet 1983 à Inning am Ammersee.

Werner Mayer est le fils d'un instituteur de campagne, Joseph Mayer, qui anime la chorale de l'église locale. La famille déménage à Oberhausen, près d'Augsbourg en 1908, où il suit bientôt les cours du Gymnasium (lycée). Il entre au conservatoire d'Augsbourg à l'âge de dix-huit ans. Il décide deux ans plus tard de se consacrer à la musique, contre la volonté de son père, qui souhaitait pour lui une carrière d'employé de la poste. Werner Mayer étudie à Francfort-sur-le-Main et à Munich. Il commence à travailler comme compositeur de théâtre à Schwabing.
Il épouse en 1925 la violoniste Elisabeth Karl, qui lui inspire son nom d'artiste Egk (E pour Elisabeth, G pour Geigerin – « violoniste » en allemand – et K pour Karl).
Élève de Carl Orff, Egk a essentiellement composé des œuvres lyriques issues d'ouvrages d'auteurs tels que Heinrich von Kleist et Nicolas Gogol. Il a également composé des ballets, comme Joan de Zarissa (1940).


 

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Ninete
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MessagePosté le: Mer 27 Sep - 07:39 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Jacob van Eyck (* v. 1590 - † 26 mars 1657 à Utrecht) est un musicien néerlandais. Il a été l'un des musiciens les plus connus des Pays-Bas au XVIIe siècle en tant que carillonneur, organiste, flûtiste et compositeur.



  
Il est né aveugle, dans une famille noble de la petite ville d'Heusden. En 1625, il quitte la ville et devient carillonneur de la cathédrale d'Utrecht. En 1628, il devient le carillonneur en chef.  
  
René Descartes, Isaac Beeckman et d'autres scientifiques ont loué sa connaissance de l'acoustique et de l'accordage des cloches. D'autres carillonneurs sont venus à Utrecht afin d'étudier avec lui.  

 
Jacob van Eyck a composé Der Fluyten Lust-hof (« Le jardin des plaisirs de la flûte »).



 Des éditions de cette œuvre ont été publiées en 1644, 1646, 1649, 1654, et 1656. Der Fluyten Lust-hof est une collection très complète de pièces pour flûte à bec soprano solo (bien qu'on ait retrouvé des basses continues dans des manuscrits originaux ; ces basses sont éditées aux éditions des « cahiers du Tourdion »). Ces pièces variées incluent des chansons populaires, des danses, des œuvres d'église ou des psaumes. Elles demandent toujours aujourd'hui une virtuosité certaine dans l'exécution.   

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MessagePosté le: Jeu 28 Sep - 10:42 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Herbert Eimert, né le 8 avril 1897 à Kreuznach et mort le 15 décembre 1972 à Düsseldorf, est un musicien allemand. 

 
 

Pionnier de la musique électronique, il crée, en 1951, le Studio für elektronische Musik de la radio de Cologne. De cette époque datent Etüde über Tongemische (1954) et Epitaph für Aikichi Kuboyama pour récitant et sons électroniques (1962).



 


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MessagePosté le: Jeu 28 Sep - 10:46 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Gottfried von Einem est un compositeur autrichien né le 24 janvier 1918 à Berne (Suisse) et mort le 12 juillet 1996 à Oberdürnbach (Autriche).   
 
  

  

  
Il est surtout connu pour ses opéras « littéraires » : La Mort de Danton (1947, d'après Georg Büchner), Le Procès (1953, d'après Franz Kafka), La Visite de la vieille dame (1971, d'après Friedrich Dürrenmatt) et Cabale et Amour (1976, d'après Friedrich Schiller). Mais il a aussi écrit de la musique orchestrale ainsi que de la musique de chambre, notamment 5 quatuors à cordes.   
   
Von Einem faisait partie de « l'avant-garde modérée » et cultivait un langage essentiellement tonal, quoique parsemé d'éléments musicaux inspirés des recherches dodécaphoniques. Il se plaçait lui-même dans la lignée de Max Reger et d'Anton Bruckner, quoique ceux-ci n’eussent jamais écrit d'opéra.   
   
Le compositeur estonien, Arvo Pärt, lui a dédié son De profundis composé en 1980 alors qu'il fuyait l'URSS pour Vienne, puis Berlin.
  

  

  

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MessagePosté le: Ven 29 Sep - 13:21 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Hanns Eisler, né le 6 juillet 1898 à Leipzig, mort le 6 septembre 1962 à Berlin (Est), est un compositeur et théoricien de la musique autrichien, élève d'Arnold Schönberg. Il est notamment connu pour avoir collaboré avec Bertolt Brecht sur plusieurs de ses pièces et mis en musique un grand nombre de ses poèmes. Il a en outre composé la mélodie de l'hymne national de l'ancienne République démocratique allemande, Auferstanden aus Ruinen, sur des vers du poète Johannes R. Becher.

 

 

 
Années de jeunesse et formation musicale
  
Hanns Eisler est le troisième enfant de Rudolf Eisler (1873-1926) philosophe athée et Privatgelehrter (professeur à titre privé) d'origine juive, et d'Ida Maria, née Fischer (1876-1929), de confession luthérienne. Son frère Gerhart (1897-1968) sera un homme politique communiste. Sa sœur Elfriede, plus connue sous le pseudonyme de Ruth Fischer (1895-1961) participera à la fondation du Parti communiste d'Autriche (KPÖ), avant de rejoindre le Parti communiste d'Allemagne (KPD) dont elle sera l'une des dirigeantes. Son opposition, dès 1925, à l'évolution stalinienne du parti lui vaudra d'être exclue de l'Internationale communiste.   
   
En 1901, la famille Eisler quitte Leipzig pour Vienne. Hanns grandit dans un environnement petit-bourgeois, où la musique et la littérature jouent un rôle central. Il fait ses études secondaires au Staatsgymnasium (lycée d'État) n° 2 de la capitale de l'Empire austro-hongrois. C'est dès cette époque sans doute qu'il s'initie au marxisme.  
  
En 1916, il est enrôlé dans l'armée impériale. Son frère Gerhard ayant publié en 1914 des articles pacifistes, la famille était surveillée par la police secrète. Hanns sert d'abord dans un régiment d'infanterie hongrois, puis, jusqu'en 1918, dans une école d'officiers de réserve près de Prague, où il est mis par deux fois aux arrêts pour indiscipline, sans doute pour agitation politique.   
   
De cette période datent plusieurs compositions musicales, dont l'oratorio Gegen den Krieg (Contre la guerre).   
   
Le jeune homme accueille avec joie la Révolution d'Octobre, qui, outre la victoire du communisme en Russie, signifie aussi la fin de la guerre, car l'ennemi russe étant de ce fait devenu neutre, les soldats pensaient qu'un seul front désormais assurerait la victoire aux Empires centraux et pour Eisler leur basculement vers la révolution.
  
Revenu à Vienne après la défaite, il étudie de 1919 à 1923 avec Arnold Schönberg en cours privés, tout en dirigeant des chorales ouvrières. Eisler fut un des premiers élèves de Schönberg à adopter la technique des douze sons (musique dodécaphonique). Il dédie à Schönberg sa Sonate pour piano op.1. En 1920, il épouse la chanteuse communiste Lotte Demant.   
   
Berlin. Art engagé
  
Hanns Eisler est attiré depuis l'enfance par les idéaux communistes (en partie sous l'influence de sa sœur et son frère) et cet élan marque sa création musicale.   
   
C'est à partir de son installation à Berlin en 1925 que cette tendance vers une musique résolument politique se confirme. Berlin traverse alors un âge d'or pour les arts et les lettres et devient un creuset d'expérimentation dans tous les domaines artistiques et politiques, tandis que les années 1925-1929 marquent aussi le retour à la prospérité et à une stabilité relative en Allemagne. Eisler s'éloigne de la vision musicale sacralisée d'Arnold Schönberg et du post-romantisme qu'il juge « embourgeoisés ». Il s'oriente vers des formes musicales plus populaires, influencées par le jazz et le cabaret.   
   
Il se rapproche du Parti communiste d'Allemagne, mais n'en sera jamais formellement membre. Son adhésion au communisme provoque sa rupture avec Schönberg. Il écrit à partir de 1927 des articles politiques dans le journal Die Rote Fahne (Le Drapeau rouge) et enseigne dans des écoles du soir du Parti communiste. C'est dans ce contexte qu'en 1929 il fait la connaissance de Bertolt Brecht, lui-même marxiste et « compagnon de route » du parti communiste, et entame avec lui une collaboration qui durera jusqu'à la mort du poète, en 1956.   
   
Il compose ainsi la musique de plusieurs pièces de Brecht : Die Massnahme (La Décision, 1930), Die heilige Johanna der Schlachthöfe (Sainte Jeanne des Abattoirs, 1930), Die Mutter (La Mère, d'après un roman de Maxime Gorki, 1931), Die Rundköpfe und die Spitzköpfe (Têtes rondes et têtes pointues, 1933), Furcht und Elend des Dritten Reiches (Grand peur et misère du Troisième Reich, 1938), Leben des Galilei (La Vie de Galilée, 1938), Schweyk im zweiten Weltkrieg (Schweyk dans la Seconde Guerre mondiale, 1943). 
 

 
 
 
 
 
Eisler et Brecht ont aussi composé ensemble des chants politiques qui ont joué leur rôle dans les années de la République de Weimar (1918-1933), comme le Solidaritätslied (le Chant de la Solidarité, 1932) du premier film parlant « prolétarien » Kuhle Wampe (Ventres glacés). Eisler dirigea aussi le cercle prolétarien intitulé « Matérialisme dialectique en musique ».   
   
En 1933, il s'exile à Paris, où il rencontre les comédiens du groupe Octobre, et met en musique deux poèmes de Jacques Prévert : Histoire du cheval et Vie de famille. Eisler fait aussi un voyage à Moscou à cette époque.   
   
Exil aux États-Unis, 1933-1948
 

La musique d'Eisler, qui était communiste et demi-juif, et la poésie de Brecht, qui était communiste, furent bannies par le parti nazi en 1933, et les deux amis sont contraints à l'exil. Eisler voyage en 1935 en Tchécoslovaquie, à Paris, à Londres, et au Danemark, où il retrouve Brecht. Il donne une série de concerts aux États-Unis entre février et mai 1935, puis se rend à Londres. Il y compose un arrangement du Lied der Moorsoldaten (Chant des Marais), que l'acteur et chanteur Ernst Busch enregistrera à Barcelone puis à Moscou. Le 7 décembre 1937, il épouse à Prague sa seconde femme Louise Anna Gosztony, dite Lou. Au tournant des années 1937 et 1938, ils se rendent à Madrid pour soutenir les républicains espagnols en lutte contre le franquisme. Dans le courant de l'année 1938, ils s'installent aux États-Unis.   
   
Eisler y enseigne à la New School University de New York et compose de la musique de chambre expérimentale. Peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, il déménage à Hollywood, où il compose la musique de nombreux films (Hangmen Also Die (Les Bourreaux meurent aussi) de Fritz Lang, qui fut nommé aux Oscars de 1944, None but the Lonely Heart (Rien qu'un cœur solitaire, 1944) de Clifford Odets, The Woman of the Beach (La Femme sur la plage, 1946) de Jean Renoir.   
   
En 1947 il publie Composing for the Films (Musique de cinéma) écrit en collaboration avec le philosophe Theodor Adorno. Eisler reprend la technique dodécaphonique (un exemple en est son quintette Vierzehn Arten, den Regen zu beschreiben (Quatorze manières de décrire la pluie), composé en l'honneur du 70e anniversaire d'Arnold Schönberg).   
   
Ses œuvres essentielles de ces années sont la monumentale Deutsche Sinfonie (symphonie chorale en 11 mouvements reposant sur des textes de Brecht et d'Ignazio Silone, commencée en 1935, et qui ne sera terminée qu'en 1958) et un cycle de mélodies Hollywooder Liederbuch (1942-43), ainsi que d'importantes pièces de musique de chambre : 14 manières de décrire la pluie (1941), Nonett n° 1 (1939), Nonett n° 2 (1941), Septett n° 1 (1941), Septett n° 2 (1947), Symphonie de chambre (1940).   
   
Berlin Est (1950-1962)
  
Après 1945, la dégradation des rapports entre les États-Unis et l'URSS, puis le début de la guerre froide, vinrent compromettre le séjour américain de Hanns Eisler. Au contexte politique vint s'ajouter un conflit familial : Hanns Eisler et son frère Gerhart, qui résidait lui aussi aux États-Unis à l'époque, furent publiquement dénoncés par leur sœur Ruth Fischer comme des espions à la solde de l'URSS. Ruth Fischer était en effet convaincue que ses deux frères avaient une responsabilité dans la mort de son amant Arkadi Maslow, dont elle pensait qu'il avait été assassiné par le NKVD.   
   
Hanns Eisler fut entendu par la commission de la Chambre de Représentants sur les activités anti-américaines, de même que Gerhart, que J. Edgar Hoover, chef du FBI, considérait comme une figure centrale de l'espionnage soviétique. Ruth Fischer témoigna à charge contre ses deux frères. Après deux auditions, Hanns Eisler fut accusé d'être « le Karl Marx de la musique » et un agent soviétique à Hollywood, et il fut donc inscrit sur la liste noire du cinéma. Il fut, comme de nombreux artistes compagnons de route, tel Brecht, contraint de quitter les États-Unis en 1948. 
  
  
Hanns Eisler: Sturm-Suite (1957)
  
Il s'installa alors à Vienne, puis à Berlin Est. Il épousa sa troisième femme, Stephanie Peschl, en 1958. Il continua à composer, à enseigner au conservatoire Hochschule für Musik Hanns Eisler. Il composa en 1955 la musique du film Nuit et brouillard d'Alain Resnais (sorti en 1956) et, en 1959, celle de La Rabouilleuse de Louis Daquin d'après le roman de Balzac. Son projet le plus ambitieux, un opéra moderne sur le thème de Faust, fut attaqué par la censure communiste. Sa loyauté politique vis-à-vis du communisme fut mise en cause lors d'une série d'auditions. Ce climat politique et la mort de Brecht en 1956 assombrirent ses dernières années. En 1959 est créée sa Symphonie allemande. Il achève son œuvre ultime Ernste Gesänge (Chants graves), pour baryton et orchestre à cordes avant de mourir en 1962.   

   

   
Tombe d'Hanns Eisler au cimetière de Dorotheenstadt de Berlin, décorée de fleurs lors du cinquantenaire de sa mort, le 6 septembre 2012. Sa tombe est une Ehrengrab (« tombe d'honneur ») du land de Berlin.   

   

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Ninete
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MessagePosté le: Ven 29 Sep - 13:38 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Bechara El-Khoury né le 18 mars 1957 à Beyrouth est un compositeur et poète franco-libanais.
  

  

  
Biographie 

 
El-Khoury est né dans une famille chrétienne du Liban, dès son jeune âge, il est sensibilisé à la musique. À seize ans, il a dirigé le chœur de l'église Saint-Elie à Antélias. En 1979, il se rend à Paris afin de compléter ses études et devient étudiant à la maîtrise de Pierre Petit à l'École normale de musique de Paris.  
  
Sous l'influence de la guerre civile libanaise, qui a éclaté en 1975, il a composé de 1980 à 1985 une Trilogie du Liban: dont les œuvres orchestrales sont Les Ruines de Beyrouth , Le Liban en flammes et Les Martyrs - Requiem aux libanais de la guerre.
 

 

 

 
  
Le concert de gala télévisé de ses œuvres, le 9 décembre 1983, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avec l'Orchestre Colonne sous la direction de Pierre Dervaux, avec le pianiste David Lively , à l'occasion de l'hommage rendu pour le centenaire de la naissance du poète libanais Khalil Gibran enregistré sur l'album Erato a donné le coup d'envoi à sa carrière. En 1987, il a pris la nationalité française.  
  
En 2000, Bechara El-Khoury reçoit le « Prix Rossini » de l’Académie des Beaux-Arts (Institut de France), puis en 2001 il est promu « Chevalier dans l'Ordre national du Cèdre du Liban ».  
  
Œuvres principales 
  • Aux frontières de nulle part : concerto pour violon et orchestre, op. 62 
  • Suite symphonique (1992)
  • Sérénade No. 2
  • Sérénade No. 1
  • Poème symphonique No. 4
  • Poème symphonique No. 1
  • Poème pour piano et orchestre No. 2
  • Poème pour piano et orchestre No. 1
  • Poème
  • Méditation symphonique
  • Image symphonique
  • Harmonies crépusculaires
  • Le chant d'amour
  • Méditation poétique, op. 41
  • Concerto pour piano et orchestre, op. 36
  • Siymphonie, op. 37
  • Requiem
  • Poème symphonique No. 3, op. 34
  • Ouverture fantaisie, op. 42
  • Danse des aigles, op. 9
  • Œuvres pour Orchesre
  • New York, tears and hope
  • Les Fleuves engloutis
  • Œuvres symphoniques et œuvres concertantes
  • EL-KHOURY, B.: Violin Concerto No. 1 / Horn Concerto / Clarinet Concerto (Nemtanu, Guerrier, Messina, Masur, J.-C. Casadesus, Elts)
  • Three concertos 
  • Paris, mélodie d'automne : op. 69, pour piano
  • New York dreams : op. 68, pour piano
  • Sonate no 3 : Jésus, l'enfant du soleil : op. 67, pour piano.
  
Les œuvres de Bechara El-Khoury ont été interprétées tant en France qu'à l’étranger, par des artistes comme Daniel Hope ou des orchestres dirigés entre autres par Pierre Dervaux, Kurt Masur, Daniele Gatti, Paavo Järvi, James Conlon, Daniel Harding, Hans Graf, Cornelius Meister, Jean-Claude Casadesus, Laurent Petitgirard, Alain Pâris, David Coleman, Martyn Brabbins, Jiří Bělohlávek ou Paul McCreesh,.
 

 

 

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MessagePosté le: Ven 29 Sep - 13:40 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant


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Ninete
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MessagePosté le: Sam 30 Sep - 09:03 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Danny Elfman, né le 29 mai 1953 à Amarillo (Texas), est un compositeur américain de musique de films, ancien leader du groupe rock et new wave Oingo Boingo. Il a composé la musique de la plupart des films de Tim Burton, de plusieurs films de Sam Raimi ainsi que les thèmes musicaux des génériques des séries télévisées Les Simpson, Flash et Desperate Housewives. Il a reçu de nombreuses récompenses pour ses compositions originales et a été nommé quatre fois pour l'Oscar de la meilleure musique de film.



  
Biographie 

 
Il est le fils de Milton Elfman, enseignant dans l'United States Air Force, et de Blossom Elfman (née Bernstein), romancière, ainsi que le frère cadet de Richard Elfman. Il grandit dans le quartier de Baldwin Hills, au sud de Los Angeles. En 1971, il quitte le lycée pour rejoindre son frère à Paris, jouant du violon dans une compagnie théâtrale Le Grand Magic Circus, puis voyage en Afrique pendant un an. Il y acquiert son intérêt pour la musique africaine mais tombe gravement malade, atteint de paludisme. Après s'être rétabli, il retourne aux États-Unis.  
  
Il rejoint en 1973 la formation musicale créée par son frère, The Mystic Knights of Oingo Boingo, et en devient le leader en 1976 quand Richard quitte le groupe. Ce groupe rock « main stream » explore de nouveaux champs musicaux comme le ska. Il décide de quitter la formation en 1995. Il compose sa première musique de film pour Forbidden Zone (1982), réalisé par son frère. En 1985, il rencontre Tim Burton et compose la musique de son premier long métrage, Pee-Wee Big Adventure. Cela marque le début d'une amitié et d'une longue collaboration entre les deux hommes, seulement interrompue par une brouille de trois ans entre les deux hommes survenue à l'occasion de l'enregistrement de la musique de l'Étrange Noël de monsieur Jack (1993). Il prête par ailleurs sa voix à trois personnages dans ce film d'animation  : Jack (pour les chants), Gram (l'un des trois enfants) et le clown. Il prête à nouveau sa voix à des personnages dans Charlie et la Chocolaterie où il interprète les voix des Oompas Loompas pendant les chants et dans Les Noces funèbres pour la voix de Bonejangles. Les seuls films de Burton dont il n'a pas composé la musique sont Ed Wood (1994), remplacé par Howard Shore, et Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street (2007), utilisant des chansons pré-existantes de Stephen Sondheim.
 

 

 
  
En dehors de ses collaborations avec Burton, Elfman a également composé les thèmes de la série animée télévisée Les Simpson de Matt Groening ainsi que des séries Les Contes de la crypte et Desperate Housewives. Au cinéma, il a notamment composé les bandes originales de Dick Tracy (1990), Mission impossible (1996), Men in Black (1997), Will Hunting (1997), Chicago (2002) et de plusieurs films réalisés par Sam Raimi, dont les deux premiers Spider-Man. En 2005, il crée au Carnegie Hall de New York sa première œuvre de musique classique, Serenada Schizophrana, composée pour l'American Composers Orchestra.
 

 

 
  
Il interprète une des dix-neuf versions de Daisy Bell (Harry Dacre, 1892) reprises sur l'album concept sorti le 13 mai 2014, The Music Gay Nineties Old Tyme: Daisy Bell, initié par le peintre Mark Ryden.  
  
Danny Elfman s'est marié le 29 novembre 2003 avec l'actrice Bridget Fonda et a un fils prénommé Oliver, né en 2005. Il a deux autres enfants, Lola et Molly, nées en 1979 et 1984 d'un premier mariage.  
  
Influences 

 
Danny Elfman déclare être influencé dans son œuvre par Nino Rota et Bernard Herrmann, ainsi que par Erich Wolfgang Korngold, Max Steiner et Franz Waxman. Parmi les compositeurs de musique classique qui l'ont influencé, il cite les noms de Béla Bartók, Philip Glass, Lou Harrison, Carl Orff, Harry Partch, Sergueï Prokofiev, Maurice Ravel, Erik Satie, Igor Stravinsky et Piotr Ilitch Tchaïkovski.
  
Récompenses 
  
Nominations 

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MessagePosté le: Lun 2 Oct - 19:13 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Sir Edward Elgar (né à Lower Broadheath, près de Worcester, le 2 juin 1857 – mort à Worcester le 23 février 1934), 1er baronnet Elgar de Broadheath, est un compositeur et chef d'orchestre britannique dont les œuvres sont entrées dans le répertoire classique international. Les Variations Enigma, les marches Pomp and Circumstance, son concerto pour violon, son concerto pour violoncelle et deux symphonies font partie des pièces les plus connues de son répertoire. Il a également composé des œuvres chorales, dont l'oratorio The Dream of Gerontius, des chants et de la musique de chambre. Il est nommé Master of the King's Music en 1924.  


 





 

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MessagePosté le: Lun 2 Oct - 19:22 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Edward Kennedy "Duke Ellington. Pilier de la musique américaine du XXe siècle avec une carrière qui dura plus de cinquante ans, Duke Ellington est un des noms incontestables de la musique de jazz. Son œuvre, d’environ trois-mille compositions, est la plus large de l’histoire du jazz et nombre de ses morceaux sont considérés aujourd’hui comme des standards incontournables.
 
   
Ellington a su faire du jazz un art et non simplement une musique, donnant à la fois une intelligence à une musique de danse et un déhanchement à une musique intellectuelle. Les premiers concerts en 1926 au Cotton Club le mènent vite vers une renommée fulgurante, déjà à la direction de son propre « big band » composé de musiciens tels que le saxophoniste Johnny Hodges, et le trompettiste Cootie Williams. En 1933, après une tournée avec son orchestre en Angleterre, Duke Ellington obtient la reconnaissance de nombreux compositeurs de musique dite « sérieuse », ce qui éveille en lui un désir de composer de manière plus approfondie.
   

   
A la fin de la seconde guerre mondiale, la notoriété d’Ellington s’estompe au profit de nouveaux groupes de jazz « bebop » et de chanteurs comme Frank Sinatra ; ce n’est qu’après le festival de jazz de Newport en 1956 - un concert légendaire dans sa carrière - qu’il trouve l’appréciation d’un nouveau et plus large public. Récompensé à de nombreuses reprises par des distinctions telles que le Prix Pulitzer ou la Légion d’Honneur, Duke Ellington a non seulement contribué à l’évolution du jazz au XXe siècle, mais a joué également un rôle primordial dans l’histoire de ce genre. 
  
Duke Ellington en cinq dates :
   
1914 : Ellington compose son premier morceau
1933 : Tournée en Angleterre
1955 : Newport Jazz Festival
1965 : Premier concert de la serie « Sacred Concerts », un mélange de jazz et religion
1966 : Grammy Lifetime Achievement Award
    

 
Duke Ellington en cinq interprétations :
   
1927 : The Chronological Duke Ellington & His Orchestra 1924-1927
1934 : Jubilee Stomp
1941 : Take the A Train
1957 : Ellington at Newport
1973 : Duke’s Big 4
 
   

   

   

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MessagePosté le: Jeu 5 Oct - 09:10 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Georges Enesco (en roumain : George Enescu
 Écouter
), né le 19 août 1881 à Liveni (Moldavie roumaine) et mort le 4 mai 1955 à Paris, est un compositeur roumain. Il fut également violoniste virtuose, chef d'orchestre, pianiste et pédagogue.
   

   

   
Premiers pas
  

Le père de Georges Enesco, agriculteur moldave propriétaire de ses terres à Dorohoi, dirige parfois des chorales ; il est accompagné occasionnellement à la guitare par sa femme. Très rapidement le petit Georges, huitième enfant mais seul survivant parmi ses frères et sœurs, manifeste des dons extraordinaires pour la musique. Il apprend à jouer du violon, qu'on lui offre pour ses quatre ans, auprès d'un virtuose tzigane. Son père le présente au compositeur Eduard Caudella (en), qui le fait entrer au conservatoire de Iași, puis l'envoie à Vienne (1888-1894) étudier avec des professeurs de renom, Robert Fuchs (composition) et Joseph Hellmesberger (violon). Il fait rapidement partie de la vie musicale ; ses concerts enthousiasment la presse et le public, l'enfant prodige n'a alors que douze ans.   

  
Décoré de la médaille d'argent du conservatoire de Vienne, c'est à Paris que s'établit le jeune Enesco en 1895 pour poursuivre ses études musicales au conservatoire : la composition avec Jules Massenet et Gabriel Fauré, le contrepoint avec André Gedalge, le violon avec Martin-Pierre Marsick. Il s'y lie notamment d'amitié avec Alfred Cortot, Pablo Casals, Jacques Thibaud, Maurice Ravel, Jean Roger-Ducasse, Florent Schmitt et Paul Dukas.   
   
Paris, le compositeur et le virtuose
  

Étudiant, Georges a déjà de nombreuses compositions à son actif, aussi bien pour piano que de musique de chambre, des mélodies, quatre symphonies d'école, et son Poème roumain (1898) créé par Édouard Colonne au théâtre du Châtelet. Bientôt, s'ensuivent les Rhapsodies roumaines (19011902), sa première Suite pour orchestre (1903) et sa Première Symphonie (1905), ainsi qu'un cycle de Sept chansons de Clément Marot (1907–1908) créé en présence de Claude Debussy.
  
   
Il fréquente les salons parisiens, notamment ceux de la princesse Hélène Bibesco, et voyage à travers l'Europe jusqu'en Russie (1909). À New York, Gustav Mahler fait connaître sa Première Suite. Dans sa Roumanie natale, où il est accueilli en résidence d'été au château de Peleș par la reine Carmen Sylva, le musicien dirige en 1913 des compositions de Richard Wagner, l'ouverture des Maîtres Chanteurs et le Voyage de Siegfried sur le Rhin.   

  
La Première Guerre mondiale le voit s'installer en Roumanie, où il donne la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven qui n'avait encore jamais été jouée dans son intégralité à Bucarest. À côté de multiples concerts de bienfaisance pour la Croix-Rouge, et de ses efforts pour forger l'orchestre philharmonique de Iași, Georges Enesco compose sa Deuxième suite pour orchestre (1915) et sa Seconde symphonie (1918), un Trio pour violon, violoncelle et piano qui anticipe le dernier Fauré et sept Pièces impromptues pour piano, dont le final (Carillon nocturne) fait preuve d'une puissante originalité.
  
De la Sonate « dans le caractère populaire roumain » à Œdipe
  
À la fin du conflit, il partage sa vie entre la France (où il acquiert une villa à Meudon) qui le fera chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur (1924) puis membre correspondant de l'Académie des beaux-arts (1929), et la Roumanie, où il a rencontré la princesse Marie Cantacuzène qu'il finira par épouser, et bientôt le Nouveau Monde. Fondateur et premier président de la Société des compositeurs roumains et, en même temps, membre de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de France, il continue de composer : sa célèbre Sonate pour violon et piano no 3 « dans le caractère populaire roumain » (1926), son œuvre maîtresse l'opéra Œdipe (1923-1930), ses Sonates pour piano (1924-1934), sa Suite Villageoise (1938) commandée par l'orchestre philharmonique de New York, qu'il est d'ailleurs régulièrement invité à diriger. Il donne de très nombreux récitals et concerts en France, où il est accompagné par Gabriel Fauré et Richard Strauss, il effectue aussi des tournées qui le mènent dans tout le pays (comme en 1922, avec le pianiste Léon Kartun) et se produit sous la direction de chefs comme Inghelbrecht, Monteux ou Paray ; aux États-Unis, où il joue, à plusieurs reprises, sous la baguette de Leopold Stokowski (ou en récital avec le pianiste Sanford Schlüssel), en Roumanie où, à côté de ses apparitions multiples comme chef d'orchestre ou au violon (souvent accompagnées par le pianiste Nicolae Caravia), il se lie avec Béla Bartók ; en Autriche, en Belgique, en Hongrie, en Pologne, en Espagne, au Portugal, au Canada, etc. Il est doté d'une mémoire musicale prodigieuse et assure les créations françaises ou roumaines de compositions, entre autres, de Gabriel Fauré, Guy Ropartz et Maurice Ravel.   
   

   

Enesco, à gauche, avec la reine de Roumanie, au centre, et Grigoraș Dinicu à droite.   
   
Son activité de pédagogue prend aussi une importance croissante. Yehudi Menuhin a toujours affirmé devoir l'épanouissement humaniste de son génie de violoniste à sa rencontre déterminante avec Georges Enesco : « Ce qu'il m'a transmis, par son exemple, et non par ses paroles, ce fut l'aptitude de transformer la note en un message vital, de donner une forme, un sens à la phrase, d'insuffler vie à la musique ». Christian Ferras, Ivry Gitlis, Arthur Grumiaux, Michel Schwalbé, Serge Blanc ont également compté parmi ses élèves. Et tandis que le Quatuor Amadeus n'a jamais caché sa dette à son égard, son filleul le pianiste Dinu Lipatti le considérait comme son père spirituel. À Paris, ses « classes de maître » le mènent à l'Institut instrumental d'Yvonne Astruc, à l'Académie internationale de Fontainebleau et à l'École normale de musique. Enesco considérait les Sonates & Partitas pour violon seul de Jean-Sébastien Bach comme « l'Himalaya des violonistes ». Une version de la partition annotée  de cette œuvre de Bach rassemble l'ensemble de ses indications, sonorités, phrasés, tempi, musicalité, doigtés, expressions.   
   
Seconde Guerre mondiale et exil
  

La Seconde Guerre mondiale voit le retour d'Enesco dans son pays natal (qui l'avait élu membre de l'Académie roumaine en 1932) à Bucarest, ou encore dans la villa nichée au cœur des Carpates qu'il s'était fait construire au milieu des années 1920, à Sinaia. Il s'immerge dans la vie musicale de la capitale roumaine, ardent défenseur de la musique contemporaine du pays : à côté des classiques et des romantiques, il interprète des compositions de Constantin Silvestri, Mihail Jora, Marțian Negrea, Sabin Drăgoi, etc. Il compose alors un triptyque incandescent de musique de chambre : les Impressions d'enfance pour violon et piano (1940), un Quintette pour piano et cordes (1940) et son second Quatuor avec piano (1944).   

  
La paix revenue, Enesco se produit comme chef ou violoniste à Moscou avec David Oïstrakh et Emil Gilels, à Bucarest avec Yehudi Menuhin ou au piano au côté de Ernst Wallfisch. L'instauration du régime communiste le conduit à s'exiler définitivement. Réfugié à Paris et bien qu'en butte à des difficultés tant financières que de santé, il reste toujours très actif sans se départir ni d'humour, ni d'éloquence, ni d'humilité. Il apparaît au violon en compagnie d'Alfred Cortot pour le bicentenaire de la mort de Bach comme à la baguette avec Monique Haas. Tandis qu'il enseigne un peu partout en Europe (Sienne, Brighton, Bryanstone…) et dirige entre autres l'orchestre de la BBC, il achève le poème symphonique Vox Maris, son Second Quatuor à cordes (1951) à l'atmosphère épurée et, avec l'aide de son compatriote Marcel Mihalovici, en 1954, sa testamentaire Symphonie de chambre pour douze instruments solistes. Enesco s'éteint au cœur de Paris, veillé notamment par la reine de Belgique, dans la nuit du 3 au 4 mai 1955 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (section 68, à l'angle des avenues de la Chapelle et des Ailantes).   

Œuvre musicale
  

Le langage musical d'Enesco, foncièrement original, est inspiré avant tout par le folklore réinventé tantôt nostalgique (« doïnas »), tantôt dansant (« horas »), de son pays natal, mais les traditions françaises (Debussy, Fauré) et germaniques (Brahms, Strauss) y affleurent parfois aussi. Libre et puissant, au geste lyrique ample, d'une modernité à la fois discrète et exigeante, il constitue un trait d'union musical entre l'Orient et l'Occident de l'Europe. L'œuvre musicale d'Enesco est ainsi à comparer, entre autres, à celles de ses frères de l'Est que furent Bartók, Kodály, Janáček, Szymanowski ou Chostakovitch.   
   
Sa démarche artistique s'incarne bien sûr dans sa musique, « sa vérité », mais Georges Enesco s'est aussi exprimé avec clarté en paroles. Une citation de ses Souvenirs peut ainsi l'éclairer : « La perfection, qui passionne tant de gens, ne m'intéresse pas. Ce qui importe, en art, c'est de vibrer soi-même et de faire vibrer les autres ».   

  
Bien que le compositeur n'ait laissé officiellement que trente-trois numéros d'opus, il existe plusieurs centaines d'entrées à son catalogue complet incluant ses esquisses. Enesco a touché à tous les genres : piano seul, musique de chambre (un domaine de prédilection), symphonies, mélodies (en particulier dans sa jeunesse) et opéra avec son Œdipe tout entier marqué par un profond humanisme et salué comme un chef-d'œuvre dès sa création en 1936 à l'opéra Garnier.   
 
  
Il faut donc ajouter au catalogue établi du vivant du musicien de multiples compositions sans opus, achevées ou non (ainsi que des transcriptions et arrangements) ; les manuscrits sont conservés, pour la plupart, au Musée national Georges-Enesco.   

   

Palais Cantacuzène, musée National Georges Enesco, Bucarest 
  
   
Enesco a ainsi composé des pièces « de concours » ou « de déchiffrage » pour le Conservatoire de Paris ou d'autres destinataires qui mettent en valeur chaque instrumentiste (flûte, trompette, harpe, violon, alto, violoncelle, etc.). Parmi ses œuvres posthumes, on relève un Trio pour cordes et piano contemporain de celui de Maurice Ravel, un Caprice roumain pour violon et orchestre complété par Cornel Țăranu, et surtout, outre le poème symphonique Isis (1923), ses ultimes Quatrième Symphonie (1934) et Cinquième Symphonie (1941) sur des vers du poète roumain Mihai Eminescu (à l'orchestration achevée par le compositeur Pascal Bentoiu à partir d'esquisses originales complètes).   
 
  
Une discographie de plus en plus abondante permet désormais d'accéder, à l'exception de rares œuvres posthumes ou sans opus, à l'essentiel de l'œuvre musicale, qui est disponible aux éditions Enoch et Salabert (Paris) ainsi qu'aux Éditions musicales (Bucarest).   

   

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MessagePosté le: Mar 10 Oct - 08:24 (2017)    Sujet du message: E Répondre en citant

Brian Eno, nom de scène de Brian Peter George St. John le Baptiste de la Salle EnoBrian Peter George Eno le 15 mai 1948 à Woodbridge (Suffolk, Angleterre), est un musicien, arrangeur et producteur britannique.  

  

  
Biographie 

 
Titulaire d'un diplôme de l'école des Beaux-Arts de Winchester, il s'intéresse à l'art conceptuel, à la sculpture sonore et aux travaux musicaux de John Cage, John Tilbury et Steve Reich, dont il s'inspire pour ses premières expérimentations faites au magnétophone.  
  
Il rejoint différents groupes (Merchant Taylor's Simultaneous Cabinet, Maxwell Demon, Cardew's Scratch Orchestra, Portsmouth Sinfonia) avant d'intégrer, en 1971, le groupe de glam rock Roxy Music. D'abord chargé de la table de mixage, chanteur dans les chœurs, il prend toujours plus de place au sein du groupe, dont il crée le son avec l'utilisation du synthétiseur EMS VCS3. Il apparaît sur scène vêtu de costumes extravagants. Mais une incompatibilité d'humeur et d'intérêts avec le chanteur Bryan Ferry le pousse à quitter le groupe en 1973. Commence alors une carrière toujours poussée vers la recherche, l'expérimentation, l'ouverture à toutes les formes de musique et d'art.  
  
Il collabore avec Robert Fripp, le guitariste et fondateur du groupe King Crimson, leur disque No Pussyfooting, inspiré des techniques d'enregistrement du compositeur minimaliste Terry Riley, paraît en 1972. En 1974 sort le premier album solo d'Eno, Here Come The Warm Jets (auquel participent entre autres Robert Fripp et John Wetton), un de ceux qui connaîtront le plus de succès, il reste pendant deux semaines à la 26e place des charts en Angleterre. En 1974 après une lourde opération chirurgicale, il part pour San Francisco où il enregistre Taking Tiger Mountain by Strategy, publié en 1975. Cette même année Fripp et Eno réalisent un second album, Evening Star, qu'ils jouent en tournée en Europe. Eno est crédité aux enossifications (c'est-à-dire traitement du son) sur la pièce The grand parade of lifeless packaging de l'album The Lamb Lies Down on Broadway de Genesis en 1975.  
  
Avec Discreet Music et Music for Airports, Eno définit de manière concrète une nouvelle perspective musicale : l'ambient, une musique très réfléchie, aux atmosphères minimalistes, sombres (ou froides) qui peut aussi bien se prêter à une écoute attentive que distraite. Music for Airports a été conçue en Allemagne grâce à l'ingénieur du son Conny Plank, qui a travaillé auprès de Kraftwerk, Neu!, Cluster, et à l'ex Soft Machine Robert Wyatt, au piano sur Music for Airports. Before and After Science marque un bref retour à la pop, avec les contributions des groupes allemands Harmonia, de Michael Rother, Dieter Moebius et J. Roedelius, et Cluster. Eno entame alors une carrière de producteur renommé et respecté.  
  
En 1977, il publie une compilation de divers groupes expérimentaux du Lower East Side. Baptisée No New York, cette compilation est considérée comme l'acte fondateur du courant musical