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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(974) REUNION

 
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saintluc
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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 10:24 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION Répondre en citant

La Réunion est une île de l'ouest de l'océan Indien dans l'hémisphère sud ainsi qu'un département et une région d'outre-mer français.
D'une superficie de 2 512 kilomètres carrés, La Réunion est située dans l'archipel des Mascareignes à environ 684 kilomètres à l'est de Madagascar et à 188 kilomètres à l'ouest-sud-ouest de l'île Maurice. Il s'agit d'une île volcanique créée, par un point chaud : culminant à 3 071 mètres au piton des Neiges, elle présente un relief escarpé travaillé par une érosion très marquée. Le piton de la Fournaise, situé dans le sud-est de l'île, est un des volcans les plus actifs du monde. Bénéficiant d'un climat tropical et située sur la route des cyclones, La Réunion abrite un endémisme exceptionnel.

Vraisemblablement repérée par les Arabes dès le Moyen Âge, La Réunion n'a été habitée qu'à compter du milieu du xviie siècle, soit environ 150 ans après son apparition sur les portulans des navigateurs portugais. Jusqu'alors connue sous le nom d'île Mascarin, elle devient sous celui d'île Bourbon une escale de la Compagnie française des Indes orientales sur la route des Indes puis, à partir des années 1710, une véritable colonie pratiquant la culture du café. Devenue une société de plantation, elle passe sous le contrôle direct du roi de France dans les années 1760 avant d'être réaffectée à l'industrie de la canne à sucre au terme des Guerres napoléoniennes. Elle est définitivement rebaptisée de son nom actuel et l'esclavage y est aboli en 1848, remplacé jusque dans les années 1930 par la pratique de l'engagisme.
L'île connait une crise économique rampante à compter des années 1870. Elle devient département français en 1946 (code départemental 974). En dépit de son appartenance à la zone euro, son tissu productif reste structurellement fragile et fortement dépendant de la France métropolitaine. On y relève un taux de chômage particulièrement élevé, de l'ordre de 29 %, dont 60 % chez les jeunes. Le premier secteur économique de l'île est aujourd'hui le tourisme.
D'après le dernier recensement, la population était en 2014 de 842 767 habitants, principalement concentrés sur les côtes où se situent les principales villes dont Saint-Denis, le chef-lieu.

Au moment de sa prise de possession par la France au xviie siècle, l'île est baptisée Bourbon, du nom de la dynastie alors régnante. Pour rompre avec ce nom trop attaché à l'Ancien Régime, la Convention nationale décide le 23 mars 1793, de renommer le territoire île de la Réunion. Ce choix pourrait avoir été fait en hommage à la réunion des fédérés de Marseille et des gardes nationaux parisiens qui a précédé l'insurrection du 10 août 1792 et la marche sur le palais des Tuileries mais aucun document ne le justifie et le sens du mot « réunion » pourrait avoir été purement symbolique.
L'île change de nouveau de nom au xixe siècle : en 1806, sous le Premier Empire, le général Decaen la baptise île Bonaparte puis, en 1810, elle redevient île Bourbon. Elle redevient définitivement île de la Réunion à la chute de la monarchie de Juillet par un arrêté du gouvernement provisoire du 7 mars 1848.
Conformément à la graphie originelle et aux règles orthographiques et typographiques classiques « la Réunion » s'écrit avec une minuscule à l'article mais, au cours de la fin du xxe siècle, la graphie « La Réunion » avec une majuscule s'est développée dans de nombreux écrits pour souligner l'intégration de l'article dans le nom. Cette dernière graphie correspond aux préconisations de la Commission nationale de toponymie et figure notamment dans l'actuelle Constitution de la République française aux articles 72-3 et 73.

La Réunion est une île qui se situe dans l'ouest de l'océan Indien par 21 degrés de latitude sud et 55,5 degrés de longitude est. Elle est située dans l'hémisphère Sud, à 684 km à l'est de Madagascar.
La Réunion est l'île la plus occidentale de l'archipel des Mascareignes dont font également partie l'île Maurice, à 188 km à l'est-nord-est, et Rodrigues, toutes deux faisant partie de la République de Maurice. Les Mascareignes sont traditionnellement rattachées au continent africain.

La Réunion est une île volcanique née il y a quelques trois millions d'années avec l'émergence du volcan du piton des Neiges qui est aujourd'hui, avec une altitude de 3 070,50 m, le sommet le plus élevé des Mascareignes et de l’océan Indien. L'est de l'île est constitué par le piton de la Fournaise, un volcan bien plus récent (500 000 ans) qui est considéré comme l'un des plus actifs de la planète. La partie émergée de l'île ne représente qu’un faible pourcentage (environ 3 %) de la montagne sous-marine qui la forme.
En plus du volcanisme, le relief de l'île est rendu très accidenté par une érosion violente. Le centre abrite ainsi trois vastes cirques creusés par l'érosion (Salazie, Mafate et Cilaos) et les pentes de l'île sont sillonnées par de nombreux cours d'eau creusant des ravines, estimées à au moins 600, généralement profondes et dont les torrents entaillent les flancs de montagnes jusqu'à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Le massif ancien du piton des Neiges est séparé du massif de la Fournaise par une trouée formée de la plaine des Palmistes et de la plaine des Cafres, voie de passage entre l'Est et le Sud de l'île. En dehors des plaines, les espaces côtiers sont en général les régions les plus plates notamment au Nord et à l'Ouest de l'île. Le littoral du Sud sauvage est cependant plus abrupt.
Entre la frange littorale et les Hauts, s’étend une zone transitoire pentue dont la dénivellation varie considérablement avant d'arriver sur les lignes de crêtes sertissant les cirques ou l'Enclos, la caldeira du piton de la Fournaise.


L’île de La Réunion possède une faune et une flore variées, bien que localement menacée par des espèces introduites devenues invasives. Contrairement à la Guyane, on n’y trouve aucun grand mammifère sauvage (jaguar ou autres fauves par exemple). En revanche, de nombreuses espèces endémiques y sont répertoriées. Souvent menacées, comme leur habitat par la périurbanisation, elles font l’objet de plans de sauvegarde.
Net-Biome est un projet coordonné par la région Réunion et aidé par la Commission européenne pour mettre en réseau (à partir de 2008) les politiques publiques de recherche dans le domaine de la restauration et gestion durable de la biodiversité tropicale et subtropicale dans les 7 régions ultrapériphériques et la quasi-totalité des Pays et Territoires d’Outre-Mer de l’UE. Il s'appuiera notamment sur :
le parc national de La Réunion ;
le parc marin de La Réunion.
En 2009, une liste des espèces menacées a été établie dans le cadre d'une mission pilotée par l'Union internationale pour la conservation de la nature, le Muséum national d'histoire naturelle et en partenariat avec la Direction régionale de l'Environnement
Avec la création de son parc national, l'île a été nommée au Patrimoine mondial de l'UNESCO pour ses « Pitons, cirques et remparts » le lundi 2 août 2010

L’île de La Réunion a la particularité de présenter une flore très variée. En effet on recense plus de 1 000 espèces de plantes sur l’île de La Réunion, 230 espèces différentes. Les différentes migrations y ont largement contribué au fil des siècles.
La réserve naturelle de Saint-Philippe Mare-Longue est l’une des dernières forêts primaires mégathermes hygrophiles de basse altitude de l’archipel des Mascareignes. La Réunion contient beaucoup d'espèces endémiques tel le tuit-tuit.
 Comme l'île est relativement jeune (3 millions d'années), les formations coralliennes (âgées de 8 000 ans) sont encore peu développées et occupent une surface faible comparativement à des îles plus anciennes, se présentant pour la plupart sous la forme de récifs frangeants.
Ces formations délimitent des « lagons » (il s'agit plus précisément de « dépressions d'arrière-récif ») peu profonds dont le plus grand ne dépasse pas 200 m de large, pour 1 à 2 m de fond environ. Ces lagons, qui forment une ceinture récifale discontinue de 25 km de long (soit 12% du littoral de l'île) pour une surface totale de 12 km², sont situés sur la côte ouest et sud-ouest de l’île. Les plus importants sont ceux de L’Ermitage (St Gilles), St Leu, L'Étang-Salé et St Pierre.

Il est possible que les explorateurs austronésiens qui sillonnaient l'Océan indien depuis l'Indonésie jusqu'à Madagascar et l'Afrique bien des siècles avant EC, aient repéré les îles des Mascareignes et donc l'île de la Réunion. Plus tard, au xe siècle EC, des navigateurs arabes découvrent l'île de La Réunion et la nomment « Dîna morgabin ».
Néanmoins les premiers habitants de l'île furent des Malgaches rebelles et autres mutins. En effet, l’île semblait totalement inhabitée lors de l'arrivée des navires portugais du xvie siècle en route vers les Indes.
Un navigateur portugais, Diogo Dias, y aurait débarqué en juillet 1500. Un autre navigateur portugais, Pedro de Mascarenhas y débarque le 9 février 1512 ou 1513, jour de la Sainte-Apolline, alors qu’il est sur la route de Goa. L’île apparaît ensuite sur des cartes portugaises sous le nom de Santa Apolonia. Vers 1520, La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues sont appelées archipel des Mascareignes, du nom de Mascarenhas. Aujourd’hui, ces trois îles sont couramment appelées les Mascareignes.
Au début du xviie siècle, l’île est une escale sur la route des Indes pour les bateaux anglais et néerlandais. Le 23 mars 1613, l’amiral néerlandais Pierre-Guillaume Veruff, de retour de Java, fait escale à La Réunion. Un navigateur anglophone baptise par ailleurs l’île encore inhabitée England's forest.
Les Français y ont ensuite débarqué pour en prendre possession au nom du roi en 1642 et l’ont baptisée île Bourbon, du nom de la famille royale. En 1646, douze mutins chassés de Madagascar sont abandonnés à La Réunion.

C'est en 1665 qu'arrivent les vingt premiers colons de l'île de Bourbon. Cinq navires composaient l’escadre commandée par M. Véron : L’Aigle blanc, La Vierge, le Bon port, Le Saint-Paul et Le Taureau. Le navire amiral battait pavillon de la Compagnie des Indes Orientales. La Loire charriait encore des glaçons quand la flotte quitta le quai de la Fosse à Nantes dans les premiers jours de février 1665. Prenant la direction des ports et des établissements de la côte de Malabar et du golfe de Bengale, elle arriva à l'île Bourbon le 9 juillet 1665. La traversée fut marquée par une tragédie, qui fit douze victimes, lors de l’escale au Cap-Vert le Jeudi saint, le 4 mars 1665. Le 11 avril suivant, ayant rendu à ses morts un dernier hommage, la flotte remit à la voile. « Elle continua son voyage sans accident », note le chroniqueur Rennefort.
Parmi les vingt colons venus de France, on note la présence d'Hervé Dannemont (devenu Dennemont), né le 17 décembre 1635 à Brix (Manche), fils de Jacques Dannemont, maître verrier et de Marie Lecarpentier. Il a épousé vers 1668 à Saint-Paul, Léonarde Pillé, originaire de Granville. Hervé Dennemont serait décédé le 16 novembre 1678. Les Dannemont de Normandie sont représentés, aujourd'hui, par une trentaine de familles sur l'île de la Réunion. On les trouve également à l'île Maurice mais aussi à Madagascar. En Normandie, la famille s'est éteinte au xviiie siècle, le nom ayant muté en Dalmont (sa descendance est bien connue grâce à Camille Ricquebourg, auteur du dictionnaire généalogique des familles de Bourbon).


Françoise Chatelain de Cressy est arrivée pendant cette période et est à l’origine de plusieurs familles connues de Bourbon.
À partir de 1715, l’île connaît un important essor économique avec le développement de la culture et de l’exportation du café. Cette culture a été à l’origine du développement considérable de l’esclavage dans la colonie. Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, gouverneur de l’île de 1735 à 1745, a apporté une dimension stratégique au développement de l’île, devenue pourvoyeuse en vivres de l'Isle de France (aujourd’hui île Maurice) et de la flotte française engagée dans la guerre franco-anglaise des Indes. Citons également le rôle de l’intendant Pierre Poivre, qui a considérablement enrichi la flore locale et diversifié les ressources agricoles par l'introduction de très nombreuses espèces tropicales, et notamment le girofle et la noix de muscade dont le commerce fut florissant au xviiie et début du xixe siècle.

Le 19 mars 1793, pendant la Révolution, son nom devient « île de La Réunion » en hommage à la réunion des fédérés de Marseille et des gardes nationaux parisiens, lors de la marche sur le palais des Tuileries, la journée du 10 août 1792, et pour effacer le nom de la dynastie des Bourbons. Le 26 septembre 1806, l’île prend le nom de Bonaparte et se retrouve en première ligne dans le conflit franco-anglais pour le contrôle de l’océan Indien.
L'abolition de l'esclavage votée par la Convention nationale le 4 février 1794 se heurte au refus de son application par La Réunion, comme par l'Isle de France (île Maurice). Une délégation accompagnée de forces militaires, chargée d'imposer la libération des esclaves, arrive à l'Île de Bourbon le 18 juin 1796 pour se voir aussitôt expulsée sans ménagements. Il s'ensuit une période de troubles et de contestations du pouvoir de la métropole qui n'a plus aucune autorité sur les deux îles. Le Premier consul de la République, Napoléon Bonaparte, y maintient l’esclavage qui n’a jamais été aboli dans la pratique, avec la loi du 20 mai 1802.
Pendant les guerres napoléoniennes, l’île passe en 1810 sous domination britannique après la campagne de Maurice, puis est rétrocédée aux Français lors du traité de Paris en 1814.

Après les catastrophes climatiques de 1806-1807 (cyclones, inondations), la culture du café décline rapidement pour se voir substituer la culture de la canne à sucre, dont la demande métropolitaine augmente, du fait de la perte, par la France, de Saint-Domingue, et bientôt de l'île de France (île Maurice). Du fait de son cycle de croissance, la canne à sucre est en effet insensible à l’effet des cyclones. Survenue en 1841, la découverte d’Edmond Albius sur la pollinisation manuelle des fleurs de la vanille permet bientôt à l’île de devenir le premier producteur mondial de vanille. Essor également de la culture du géranium dont l’essence est très utilisée en parfumerie.
De 1838 à 1841, le contre-amiral Anne Chrétien Louis de Hell est gouverneur de l’île. Un changement profond de la société et des mentalités liés aux événements des dix dernières années conduisent le gouverneur à saisir le Conseil colonial de trois projets d’émancipation.

Le 20 décembre 1848, l’abolition de l'esclavage est finalement proclamée par Sarda Garriga (le 20 décembre est un jour férié à La Réunion). Louis Henri Hubert Delisle devient son premier gouverneur créole le 8 août 1852 et reste à ce poste jusqu’au 8 janvier 1858. L’Europe a de plus en plus recours à la betterave pour remplir ses besoins en sucre. Malgré sa politique d’aménagement et le recours à l’engagisme, la crise économique couve et devient patente à compter des années 1870. Par la suite, le percement du canal de Suez conduit le trafic marchand à s’éloigner de l’île. Cette dépression économique n’empêche toutefois pas la modernisation de l’île, avec le développement du réseau routier, la création du chemin de fer, la réalisation du port artificiel de la Pointe des Galets. Ces grands chantiers offrent une alternative bienvenue aux travailleurs agricoles.

La seconde moitié du xixe siècle voit la population réunionnaise évoluer, par l’arrivée massive d’engagés indiens dont une partie s’installe définitivement dans l’île, et par la libération de l’immigration en 1862. De nombreux Chinois et musulmans indiens s’installent alors, et forment deux importantes communautés qui participent à la diversification ethnique et culturelle. À partir de la fin du xixe siècle, les sources d’engagements se tarissent peu à peu. Nombre de propriétaires terriens louent alors leurs terres (pratique du colonage), d’où l’émergence d’une population de travailleurs agricoles indépendants.
La participation de La Réunion à la Première Guerre mondiale se traduit par l’envoi de nombreux Réunionnais aux combats dans la métropole et sur le front grec. L’aviateur Roland Garros se couvre de gloire et meurt en plein ciel en 1918. L’amiral Lucien Lacaze est nommé ministre de la Marine puis ministre de la Guerre de 1915 à 1917. La guerre a des conséquences économiques favorables pour La Réunion : la production de sucre augmente fortement et les cours grimpent, la métropole étant privée de ses terres betteravières, théâtre des combats.

Pendant l’entre-deux-guerres, la modernisation se poursuit : l’électricité apparaît dans les foyers aisés, et assure l’éclairage public de Saint-Denis. Le télégraphe (1923) et la radio (1926) mettent les Réunionnais en contact avec le monde. En 1939, 1 500 foyers privilégiés sont abonnés au téléphone. On voit apparaître automobiles et avions. L’industrie sucrière se concentre et les sociétés anonymes se substituent aux exploitants individuels de sucreries. Ces progrès profitent essentiellement aux foyers de propriétaires terriens, d’industriels, de cadres, de gros commerçants, et la masse de la population demeure pauvre. Autre évolution importante de l’entre-deux-guerres : la mortalité baisse et la natalité, très forte, augmente, d’où une croissance exponentielle de la population, croissance qui se poursuit de nos jours.
La Seconde Guerre mondiale est une épreuve très dure : bien que La Réunion soit épargnée par les combats, elle souffre terriblement de l’arrêt quasi total de ses approvisionnements. Le 28 novembre 1942, un débarquement des Forces françaises libres a lieu sur l'île : l'administration locale fidèle au gouvernement de Vichy est renversée, le territoire passant sous contrôle de la France libre

Le 19 mars 1946, La Réunion devient un département d’outre-mer français puis, en 1997, l’une des sept régions ultrapériphériques de l’Union européenne.
À la départementalisation, La Réunion est en ruines. Mais la métropole est amenée à consentir de gros efforts pour la reconstruction de l’économie et le progrès social. L’instruction obligatoire constitue un progrès décisif. La mise en place, avec un léger décalage, du système de sécurité sociale hexagonal apporte un mieux être considérable. Au début des années cinquante, le paludisme, fléau sanitaire majeur depuis un siècle, est éradiqué. Le nombre de lits d’hôpital triple en dix ans. Il s’ensuit une amélioration importante de la santé publique, une chute considérable de la mortalité et une augmentation galopante de la population, la natalité culminant à un niveau record proche de 50 pour mille. Dès la fin de la guerre, des liaisons aériennes régulières mettent La Réunion à trois journées seulement de la métropole. Autre conséquence de la départementalisation : une augmentation considérable du nombre de fonctionnaires, bien rémunérés, qui génèrent un flux commercial nouveau provoquant l’émergence d’une classe moyenne vivant du commerce, d’activités libérales et de fonctions d’encadrement. L’élection de Michel Debré à la députation, en 1962, apporte un atout considérable au développement, du fait de la dimension du personnage et de son poids politique en métropole.

Au début des années 1960, La Réunion fût envisagée comme site d'essais nucléaires.
Dans les années 1970 et 80, La Réunion accède vraiment à la modernité. Une université apparaît et se développe, ainsi que l’enseignement technique. La télévision supplante la radio. Les commerçants abandonnent leurs « boutiques chinois » et « bazar zarabs » pour créer supérettes et supermarchés. Le tourisme commence à se développer. Le réseau routier se densifie et se modernise, mais le parc automobile évolue plus rapidement encore. L’habitat s’améliore, et la construction de logements, dopée par des avantages fiscaux spécifiques aux DOM, est très active. L’économie change. Dans l’agriculture, les cultures maraîchères et fruitières, l’élevage se développent pour satisfaire les besoins d’une population qui augmente et consomme. La canne à sucre, toutefois, maintient son rang de première production agricole. Le BTP se porte bien. Mais c’est désormais le secteur tertiaire qui tire l’économie : commerce, services, et, de plus en plus, tourisme. Aujourd’hui, le tourisme est la première activité de l’île, avec la construction.
En mai 2004, la Commission de l'Union africaine émet un Plan stratégique dans lequel le continent africain désigne l'occupation étrangère de La Réunion, considérée comme africaine

   

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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 10:24 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 16:57 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION Répondre en citant

Saint-Denis est une commune française située au nord du département et de la région de La Réunion, dont la population s'élevait à 144 642 habitants au dernier recensement de 2014. Cette situation démographique en faisait la 21e commune de France. Saint-Denis est aussi la 41e agglomération de France et la 2e d'outre-mer, avec 176 834 habitants en 2012. Son aire urbaine compte près de 200 000 habitants en 2012.
Fondée en 1663, la bourgade connaît un développement lent, au rythme des cycles économiques de la culture du café puis de la canne à sucre, des cyclones et des épidémies. Ce n'est qu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale que la ville se transforme profondément par le déversement massif de population à la suite de l'exode rural, couplé à une croissance due à une transition démographique en devenir.
Positionnée sur un espace littoral, Saint-Denis est aujourd'hui la capitale de la région-département de la Réunion, et la principale porte d'entrée de l'île de par la présence de l'aéroport de La Réunion Roland-Garros. Possédant un réseau routier développé, la cité dyonisienne est le principal bassin économique de l'île, où se concentrent de nombreux services et administrations.

Bien que situé dans le département - région de La Réunion, espace ultra-périphérique de l'Union européenne, le territoire communal de Saint-Denis fait partie intégrante du territoire français. Le chef-lieu réunionnais est situé dans la partie la plus au nord de l'île, sur un espace littoral accolé aux pentes du massif du Piton des Neiges. Le point culminant de la commune est la Roche Écrite, à 2 276 mètres d'altitude. Saint-Denis, porte internationale de La Réunion, est accessible depuis Paris (9345 km) ou Marseille moyennant une dizaine d'heures de vol.
Sur le plan régional, la sous-préfecture Saint-Pierre est située à 51 km à vol d'oiseau et 80 km par la route, Saint-Benoît à 40 km par la route, Le Port à 21 km, Saint-Paul à 28 km. Saint-Denis est diamétralement opposée à Saint-Philippe, dans le Sud Sauvage, accessible après 90 km de route

Bien que l'île de La Réunion ait été découverte au xiie siècle, voire au viiie siècle, il n'existait aucune population indigène avant la venue des Européens qui débarquèrent au cours du xviie siècle, sur la côte Ouest. Officiellement rattachée aux possessions du Roi dès 1642, il faut attendre 1663 pour que l'île reçoive ses premiers habitants permanents, et quatre ans de plus pour Saint-Denis. À cette époque, Saint-Paul dont la baie offrait de meilleures conditions d'ancrage et de vent,était le point d'entrée de l'île, mais elle fut délaissée pour Saint-Denis, dont les atouts du climat et des terres conféraient un autre avantage, celui d'être aux portes du Beau Pays. Cette dualité entraînera un partage de pouvoir et d'influence entre les deux cités, qui basculera au profit de Saint-Denis en 1738, lorsque le gouverneur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais lui conféra le statut de chef-lieu.
Au cours de ces décennies, la culture du café occupe la population locale, tandis que le pouvoir entreprend les premiers aménagements urbains.



La croissance de Saint-Denis est perturbée par la disparition de la Compagnie des Indes en 1764 qui marginalise l'île, finalement rétrocédée au roi. Parallèlement, la culture du café est concurrencée de plus en plus fortement par celle des Antilles,ce qui pousse l'agriculture à la diversification, en essayant d'autres cultures. Malgré deux tentatives de planifications urbaines durant la première moitié du siècle, la croissance de population se traduit par une urbanisation anarchique, qui fera l'objet de tentatives de prise en main par trois plans ultérieurs (1774, 1777, 1808).
La culture de la canne à sucre commence à la Réunion au début du xixe siècle, et permet à la cité dyonisienne un fort développement. Cette période faste se traduit par un développement urbain et des investissements de la part de la puissance publique, mais ne dure pas. En 1863, la culture de la canne est frappée par le Chilo sacchariphagus, tandis que l'île est balayée par plusieurs cyclones. Par la suite, le paludisme touche la population à la fin des années 1860. Enfin, l'ouverture du canal de Suez en 1869 additionnée aux ambitions françaises sur Madagascar marginalisent la Réunion



1669 : Saint-Denis est fondée par le premier gouverneur de l'île Bourbon, Étienne Regnault.
xviiie siècle
1738 : Saint-Denis devient chef-lieu de l'île au détriment de Saint-Paul sous le gouverneur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais. Elle compte alors 2 166 habitants.
1766 : L'ordonnance royale du 17 août divise l'île en cinq quartiers dont celui de Saint-Denis.
1777 : Le plan de la ville en damier est établi par le chevalier Banks.
1790 : Saint-Denis devient une municipalité. Jean-Baptiste Delestrac devient le premier maire de Saint-Denis
xixe siècle


8 juillet 1810 : débarqués la veille à la Grande Chaloupe, les Britanniques prennent la ville, ce qui provoque la capitulation de l'île, alors appelée île Bonaparte.
1855 : ouverture du Muséum d'histoire naturelle.
21 avril 1860 : inauguration de l'hôtel de ville construit à partir de 1846.
1868 : émeutes et état de siège dans la ville pendant six mois.
1874 : construction du pont sur le Barachois qui deviendra le lieu de promenade favori des Dionysiens.
11 février 1882 : livraison d'une ligne de chemin de fer liant le chef-lieu à Saint-Benoît.


xxe siècle
28 novembre 1905 : inauguration de la mosquée Noor-e-Islam.
1910 : incendie du lycée de la Réunion, actuel lycée Leconte-de-Lisle.
1911 : création du musée des Beaux-Arts, l'actuel musée Léon-Dierx.
1946 : création des archives départementales de La Réunion
5 mars 1976 : livraison de la nouvelle route du Littoral, qui lie la commune à La Possession.
1979 : inauguration d'un nouvel hôtel de ville.
1983 : Saint-Denis totalise 109 072 habitants.
1991 : Événements du Chaudron.
xxie siècle
2009 : Ouverture du consulat général de la République populaire de Chine

Lieux et monuments
Le Barachois.
La cathédrale.
La rue de Paris et ses bâtiments remarquables, parmi lesquels la villa Déramond-Barre, et la Maison Carrère, imposantes cases créoles.
La mosquée Noor-e-Islam, la plus grande de La Réunion et la plus ancienne existant sur le sol français (1905).
Le musée Léon Dierx, qui abrite une importante collection d'œuvres impressionnistes, don de la collection Ambroise Vollard.
La Maison de la Bière Dodo.
Le Jardin de l'État et le Muséum d'histoire naturelle de La Réunion, en son sein.
La Roche Écrite, un sommet accessible depuis Le Brûlé.
La base de loisirs du parc du Colorado, à La Montagne.
La Maison du Premier président de la cour d'appel.

La chapelle de La Redoute.
La chapelle de l'Immaculée-Conception.
Le temple Kalikambal.
Le cimetière du Père Raimbault, inscrit aux Monuments historiques.
Dotée de 57 monuments classés et inscrits au titre des monuments historiques ou à l'inventaire supplémentaire de ceux-ci, Saint-Denis de la Réunion s'est vu attribuer le label national « Ville d'art et d'histoire » par le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, en février 2012, sur proposition de la commission nationale en novembre 2011. Le centre historique de la ville bénéficie depuis décembre 2013 d'une aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine (AVAP)


 

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 17:19 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION Répondre en citant

Le musée Léon-Dierx est un musée d'art de l'île de La Réunion, département d'outre-mer français dans le sud-ouest de l'océan Indien. Il est situé dans la rue de Paris à Saint-Denis, le chef-lieu.

Dès le milieu du xixe siècle, l’élite intellectuelle et politique de La Réunion réclame la création d’un musée consacré, selon la formule de l’époque, aux « Beaux-Arts ». Il faut attendre le début du xxe siècle pour assister à sa naissance, grâce à l’action de deux créoles, amis d’enfance, Georges Athénas et Aimé Merlo, connus en littérature sous le pseudonyme littéraire de Marius-Ary Leblond. Ils reçoivent dans leur démarche le soutien du Conseil Général (à l'époque, Conseil Colonial) de La Réunion qui affecte au projet l’ancienne résidence des évêques de Saint-Denis. Le 12 novembre 1912, le public découvre le nouveau musée, le second créé à La Réunion après le Muséum d’Histoire naturelle. Il porte depuis sa création le nom de Léon Dierx, poète, peintre et sculpteur réunionnais.



Lors de sa création, les collections du musée sont installées dans une ancienne maison d’habitation, bâtie vers 1843. Située le long de la rue de Paris, artère la plus prestigieuse de Saint-Denis, elle se distingue par sa façade originale en pierre qui masque un bâtiment construit en bois. Construite par les frères Fraixe, architectes, pour Gustave Manès, notable de la colonie, la demeure figure parmi les édifices les plus remarquables de Saint-Denis, au point d’être dessinée par Louis Antoine Roussin dès 1847. En 1860, elle devient la propriété du Conseil Général qui la met à disposition des évêques de la colonie. L’évêché quitte les lieux en 1911.

De 1912 aux années 1950, le musée ne subit aucune modification : les administrateurs du musée se contentent de procéder à des réparations urgentes ou à des travaux d’entretien. Au début des années 1960, un projet de reconstruction est élaboré par les architectes Jean Hébrard et Daniel de Montfreid, alors responsable des bâtiments publics dans le département. En 1963, les collections sont mises en réserve et la vielle maison Manès est alors entièrement détruite, y compris la façade en pierre. En 1965, le nouveau musée rouvre ses portes au public. Le portique et la façade ont été reconstruits en béton et des salles modernes et fonctionnelles permettent un meilleur accrochage. L’ensemble est complété à l’arrière par des bureaux et des réserves terminés en 1970.




On peut y admirer des marines de Numa Desjardins, des estampes d'Alfred Richard, un bronze de Pablo Picasso, des œuvres de la collection Lucien Vollard, parmi lesquelles celles de Gustave Caillebotte, Paul Cézanne, Paul Gauguin, Auguste Renoir, Odilon Redon, Georges Rouault, etc. Mer et rochers rouges de Louis Valtat, Fleurs de Maurice de Vlaminck, font partie de la collection du musée ainsi que des photographies du xixe siècle (photographies de François Cudenet et de ses toiles) et des toiles d'artistes locaux (dont Arthur Grimaud, Adolphe Le Roy, Antoine-Louis Roussin) ainsi que du peintre Montmartrois Georges Michel.

   

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MessagePosté le: Mar 11 Juil - 17:54 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION Répondre en citant

Sainte-Rose est une commune française, située dans le département en région de La Réunion.
Ses habitants sont appelés les Sainte-Rosiens.

Située sur le territoire communal, la Pointe des Cascades est le point le plus à l'est de La Réunion. L'île formant une région française à part entière, c'est aussi le point le plus oriental de France. L'île étant par ailleurs une région ultrapériphérique de l'Union européenne, c'est également le point le plus à l'est sur lequel l'organisation européenne est compétente.
Le territoire communal est limitrophe de ceux de La Plaine-des-Palmistes, Saint-Benoît, Saint-Joseph, Saint-Philippe et du Tampon.
Il est délimité par la Rivière de l'Est au nord et le grand Brûlé au sud.

Le volcan actif du Piton de la Fournaise est situé en partie sur le territoire de la commune, qui est donc sujette à de fréquentes éruptions et coulées de laves, dont celle qui ensevelit une partie de Piton-Sainte-Rose en 1977.
Le 16 août 1809, les Britanniques débarquent à Sainte-Rose. Ils sont complètement repoussés par la garde nationale de Saint-Benoît le 25 août.
En janvier 1901, le bateau à vapeur britannique Kaisairi, pris dans une tempête, s’échoue près de Sainte-Rose, faisant 23 morts sur les 75 membres d’équipage.







 

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MessagePosté le: Mer 12 Juil - 08:37 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION Répondre en citant

Situé au centre de l'île, Salazie est l'un des trois Cirques de La Réunion.
Salazie vous séduira par ses montagnes, ses cascades mais aussi par la richesse de son patrimoine architectural, artisanal et agricole



 •Voile de la mariée
          •Bras des Demoiselles
          •Trois Cascades
          •Trou Blanc
          •Source Pétrifiante
          •Rivière Fleurs Jaunes
          •Ravine Blanche



Salazie se situe au centre de l'île, au nord-est du Piton des Neiges, dans le cirque naturel du même nom. L'ensemble du territoire communal se trouve dans les Hauts. Ceci explique la devise de Salazie : « Au cœur de l'île rayonne ».
Les communes limitrophes sont Bras-Panon, Cilaos, La Possession, Saint-André, Saint-Benoît, Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne.
Le cirque est surplombé au nord-ouest par la Roche Écrite.






 

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MessagePosté le: Mer 12 Juil - 08:43 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION Répondre en citant

Cilaos est une commune française située dans le département et la région de La Réunion.
Cilaos se situe au centre de l'île, dans le cirque naturel du même nom, dans la partie sud du massif du Piton des Neiges. L'ensemble de son territoire communal se trouve dans les Hauts. Cilaos détient le record mondial de précipitations diurnes, établi à 1,87 m en 1952.
Les communes limitrophes sont Les Avirons, Entre-Deux, Saint-Benoît, Saint-Leu, Saint-Louis, Saint-Paul, Salazie et Trois-Bassins.
La commune comporte des lieux-dits dont Bras-Sec. L'ilet se situe au nord-est du cirque, bordant le rempart, près du Bonnet de Prêtre. Cet endroit est le point de départ de plusieurs randonnées pédestres.

Le mot Cilaos viendrait du mot malgache Tsilaosa, qui signifie « lieu où l'on est en sécurité ». En référence à cette origine supposée, la devise de la commune est « Cilaos, on y revient toujours ».
Néanmoins, selon certains historiens, le mot Cilaos trouverait plutôt ses origines dans le nom d'un esclave malgache nommé "Tsilaos", qui se serait réfugié dans ce cirque. C'est d'ailleurs par ces esclaves « marrons » (ou « noirs marrons ») en fuite que Cilaos fut d'abord peuplé au xviiie siècle. Évadés de chez leurs maîtres, les marrons profitèrent de la difficulté d'accès du site pour y vivre en toute liberté et en pleine nature.
Certains de ces esclaves s'étaient installés à l'Ilet à Cordes, qui devrait son nom au fait que les esclaves marrons qui s'y cachaient ne pouvaient accéder à ce plateau que par des cordes jetées depuis le haut des remparts. Se croyant en sécurité, ils furent très vite pris en chasse par des "chasseurs de marrons" armés et organisés. Dans leur fuite, beaucoup de marrons furent tués. Parmi ces chasseurs figurait Mussard (l'un des plus connus à La Réunion), qui fit en octobre 1751 une incursion à Ilet à Cordes, où il découvrit deux camps d'esclaves en fuite. Des traces du marronnage subsistent notamment dans la forêt de Tapcal, où des expéditions récentes ont mis au jour des ossements.
Après l'histoire tragique de ces premiers habitants marrons, qui furent certainement aussi les premiers à tracer ces "sentiers de chèvres" qui escaladent la plupart des montagnes abruptes du cirque, Cilaos resta un moment inhabité. C'est à 1850 que remonte officiellement son premier peuplement. Mais dès 1835 arrivèrent les "petits blancs" pauvres et sans terres. Ces colons développèrent une agriculture vivrière d'autosubsistance (lentilles, maïs, vin, petits pois, haricots, agrumes, élevage...). Les premières familles s'installent alors au Bras de Saint-Paul et d'autres sur Ilet à Cordes. Certaines installations remontent à la quatrième génération mais il semble que les premiers propriétaires, arrivés au début du xxe siècle, étaient les Gonthier et les Picard.
En 1866, la population atteint 960 habitants. Au début du xxe siècle, Cilaos comptait 2 500 habitants. Elle atteignait au recensement de 1982 le nombre de 5 629 habitants.

Avant 1932, le voyage pour aller de Saint-Louis au village de Cilaos se faisait, pour les plus riches, en chaise à porteurs ou chaise à bricoles. Les voyageurs et les porteurs passaient en général la nuit à l'îlet du Pavillon, qui comptait au début de l'exploitation des thermes une quarantaine d'habitants. C'était la première halte des voyageurs et des porteurs avant d'affronter les pentes raides du sentier de Cap Noir.
La suite du voyage était alors vertigineuse : il existait un chemin du Pavillon jusqu'à Peterboth, qui était tracé sur l'arête de la montagne entre le Bras de Cilaos et le Petit Bras. À certains endroits, le chemin était si resserré que le croisement de personnes pouvait effrayer. Les villageois qui emmenaient leurs récoltes vers la côte avec leurs bœufs chargés de sacs de grains et de racines, de fruits et légumes, passaient dans le calme en laissant la priorité aux personnes d'en face.
Pavillon tomba dans une sorte de "léthargie économique", les maisons se vidèrent petit à petit et son rôle d'îlet d'accueil disparut.
Après de longues hésitations quant à la faisabilité et quelques années de négociation, la construction de la route de Cilaos (la RN 5) débuta en 1927. Malgré son trajet relativement long (35 km depuis Saint-Louis), les travaux avancèrent assez rapidement grâce à la roche très friable caractérisant la géologie du cirque.
En 1930, 30 km de route avaient été percés dans la roche mais, cette année-là, un problème tout à fait particulier se posa aux ingénieurs. En effet, lorsque les deux équipes se rejoignirent à quelques centaines de mètres de Pavillon, les deux tronçons n'étaient pas face à face. L'ingénieur Telmar proposa alors de prolonger les deux tronçons de deux virages chacun, de faire une boucle, pour que la route s'enroule sur elle-même.
La route fut terminée en 1931 et ouverte à la circulation en 1932.
Le 15 mars 1965, Cilaos est érigé en commune et devient administrativement indépendante de la commune de Saint-Louis dont elle était une ancienne section. Elle est la commune la plus récente de La Réunion.

Ses principales activités sont le tourisme, la viticulture et la culture de la lentille. Sa broderie, plus connue sous le nom de jours de Cilaos, est par ailleurs réputée, le musée situé au centre-ville en direction de la « mare à joncs » est à visiter.
Les eaux sont réputées bienfaisantes, des thermes ont été aménagés à cet endroit à la plus grande joie des créoles. Une eau minérale gazeuse existe également depuis novembre 1999 et constitue la première de l'île.
Depuis 2008, ces eaux sont également utilisées dans une gamme de produits cosmétiques.
Les lentilles de Cilaos sont cultivées principalement à l'Îlet à Cordes et ont été introduites dans les années 1850. Le cirque en produit déjà 25 tonnes en 1881. En 2004, la production est de 50 tonnes. C’est le climat et la formation géologique du Cirque qui donnent un goût particulier aux lentilles de Cilaos, dont sont très friands les gastronomes. La commune les fête chaque année en octobre.
Le vin de Cilaos (rouge, rosé et blanc) est apparu dès le début de la colonisation. En 1975, un décret de loi interdit la production de vin à partir du cépage Isabelle qui était le seul cultivé. L’État confie alors au CIRAD la sélection de cépages nobles pour donner aux viticulteurs une alternative à Isabelle. Trois cépages ont été sélectionnés : le Malbec, le Chenin et le Pinot noir. Ce n'est qu'en 1998 que 8 hectares de cépages sont mis en place et permettent de réaliser des vinifications de bonne qualité. Aujourd’hui, une vingtaine d’hectares sont cultivés et font la fierté de ses villageois.

 

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MessagePosté le: Mar 18 Juil - 21:23 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION Répondre en citant

Le piton d'Anchaing, d'Enchaing ou d'Anchain est un sommet montagneux de l'île de La Réunion, département d'outre-mer français dans le sud-ouest de l'océan Indien. Culminant à 1 356 mètres d'altitude, il surplombe le centre du cirque naturel de Salazie, où il aurait glissé après s'être détaché du Gros Morne.

Il doit son nom à l'esclave marron légendaire appelé Anchaing, qui l'aurait choisi pour refuge dans sa fuite.
Le piton d'Anchaing est, avec La Grande Chaloupe, la forêt de Mare Longue et la Chapelle de Cilaos, l'un des quatre sites naturels réunionnais qui ne font pas partie du parc national de La Réunion, ou pas entièrement, mais relèvent pourtant des pitons, cirques et remparts de l'île de La Réunion, un bien du patrimoine mondial depuis 2010.

















 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:21 (2017)    Sujet du message: (974) REUNION

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