50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(972) MARTINIQUE

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 2 Juil - 17:23 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

La Martinique (en créole martiniquais Matinik, Matnik ou Lamatinik), aussi surnommée « l’île aux fleurs », est une région insulaire française située dans les Caraïbes plus précisément dans l'archipel des petites Antilles. Elle est administrée dans le cadre d'une collectivité territoriale unique dirigée par l'assemblée de Martinique. Son code Insee est le 972. C'est également une région ultrapériphérique de l'union européenne.
La première colonie française est établie en 1635 par Pierre Belain d'Esnambuc mais elle doit son nom actuel à Christophe Colomb, premier Européen à la découvrir le 15 juin 1502. Elle était alors appelée Madinina, Madiana ou Mantinino par ses habitants, les Kali'na, qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, Mada et enfin, par influence de l'île voisine de la Dominique, il est devenu « Martinique ». En langue caribe, l’île était aussi appelée Ioüanacaéra (ioüana, « iguane » et caéra, « île »), c'est-à-dire « l'île aux iguanes ».
La Martinique est située dans l'arc volcanique des petites Antilles, dans la mer des Caraïbes, entre la Dominique au nord et Sainte-Lucie au sud, à environ 450 km au nord-est des côtes du Venezuela, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine. Le plateau continental exploitable de façon exclusive par la France a été étendu à 350 milles des côtes en 2015 (soit au-delà de la zone économique exclusive, qui reste fixée à 200 milles des côtes), après l'avis favorable de l'Organisation des Nations unies

D'une superficie totale de 1 128 km2, ce qui la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les petites Antilles ou Îles du Vent, la Martinique s'étire sur environ 70 km de longueur, pour 30 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique (aléa sismique fort) : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île.
On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche.
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 397 m. Les deux dernières grandes phases éruptives ont eu lieu de 1902 à 1905 (l'éruption du 8 mai 1902 détruisit Saint-Pierre et fit 28 000 morts en 2 minutes, celle du 30 août 1902 fit près de 1 100 morts, essentiellement au Morne-Rouge et à L'Ajoupa-Bouillon) et de 1929 à 1932.
À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m d'altitude. Les plaines situées au centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan Atlantique, est exposée directement aux vents alizés et à la houle atlantique venant du large.
La partie nord allant de Grand-Rivière à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limitée à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité, la côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.
 La presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord-atlantique et la côte sud-atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires. À cause du danger qu'ils représentent, ils portent souvent le nom évocateur de « loup », loup bordelais, loup ministre etc. en référence au nom d'un navire qui y a sombré.
Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore et ne présente que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).
Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Située sur une faille de subduction sur le bord oriental de la plaque caraïbe, l'île est soumise à un important risque sismique comme l'ensemble de l'espace insulaire caribéen. L'évènement le plus violent enregistré est le séisme du 11 janvier 1839 qui ruina complètement la ville (qui s'appelait alors Fort-Royal).
Le réseau hydrographique de la Martinique est important : on dénombre 161 rivières ainsi que 43 ravines. On considère que l’île compte 70 cours d’eau principaux, ils coulent en majorité sur la partie nord de l'île. L’essentiel de la ressource en eau est concentré sur seulement 7 bassins versants que sont la Lézarde (116 km2), la Capot (57 km2), le Lorrain (35 km2), le Galion (37 km2), la rivière Salée (36 km2), la rivière Pilote (35 km2), la Roxelane (20 km2).
Avec ses 33 km, la rivière Lézarde est la plus longue de l'île. Son affluent, la rivière Blanche, seconde par sa longueur (20.5 km) a le débit le plus élevé de l'île.
Liste des autres principaux cours d'eau de la Martinique :
Nord : la rivière du Galion, la rivière du Lorrain, la rivière Capot, la rivière Charpentier, la rivière de Bezaudin, la rivière Bambous, la rivière Blanche, la rivière de Basse Pointe, la rivière Hackaert, la rivière de Macouba, la rivière Lagarde, la rivière Roche, la Grande Rivière, la rivière Potiche, la rivière Falaise, la rivière du Prêcheur, la rivière de la Pointe Lamare, la rivière Claire, la rivière Sèche, la rivière Trois Bras, la rivière Roxelane, la rivière des Pères, la rivière du Jardin des Plantes, la rivière du Carbet, la rivière Fond Capot, la rivière de Case Pilote, la rivière Fond Bourlet, la rivière Fond Bellemare, la rivière Fond Lahaye, la rivière Case Navire, la rivière de Ravine Touza.
Centre : la rivière Monsieur, la rivière Madame, la rivière du Longvilliers, le canal Gaigneron, la rivière la Jambette, la rivière Rosière, la rivière Gondeau, la rivière Caleçon, la Petite Rivière.
Sud : la rivière Pilote, la rivière Salée, la rivière du Vauclin, la rivière de Paquemar, la rivière du Simon, la rivière des Coulisses, la rivière la Nau, la rivière Bêtes Rouges, la rivière Trénelle, la rivière des Cacaos, la rivière la Manche, la rivière Massel, la rivière Oman, la rivière Carole, la rivière de Beauregard, la rivière Coulée d'Or, la rivière des Deux-Courants, le canal du François.
La Martinique comporte 50 îlets disséminés autour de l'île.


La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones tropicaux. Suivant les moments de l'année, ces dépressions viennent de l'Atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la Martinique, la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et de novembre et passent préférentiellement, en Martinique, en août, septembre, octobre. Le mois d’octobre est le mois le plus pluvieux de l’année.
Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, ainsi, l'ouragan Edith en septembre 1963, est l'un des ouragans les plus mémorables ayant frappé l'île de la Martinique.Lors de son passage, c'était un ouragan de catégorie 1, frôlant la catégorie 2 avec des vents soutenus de 140–155 km/h et des rafales qui ont atteint les 216 km/h . Il a causé la mort de dix personnes et fait 300 millions de Francs (près de 46 millions d'euros) de dégâts.
L'ouragan Dean en août 2007 a causé de gros dégâts sur les plantations de bananes et de canne à sucre. Les vents soutenus ont atteint 160 km/h en moyenne, avec des rafales de 213 km/h en montagne. Plus de 663 habitations ont été détruites et 5 708 endommagées. Il est considéré comme le cyclone le plus violent qu’ait connu l’île depuis l'ouragan Allen, en 1980.

L'ouragan Lenny en 1999, a également causé de gros dégâts : il a provoqué une marée de tempête gigantesque sur la côte Nord-Caraïbe, accompagnée d'une houle cyclonique dont les vagues dépassaient 10 mètres de hauteur. Dans la ville-basse de Saint-Pierre, les vagues passaient par-dessus le toit de certaines maisons et ont défoncé les murs. Sur la route reliant Saint-Pierre au Carbet, la falaise, très friable, s'est effondrée sur la plage. Les pêcheurs ont été particulièrement touchés par ce cyclone, qui a entièrement détruit les constructions et les infrastructures du bord de mer. On déplore une dizaine de morts, et un recul d'une centaine de mètres du front de mer a été constaté par endroit, la plage ayant été emportée. De même, l'ouragan Omar en 2008, a lui aussi causé de gros dégâts avec une houle un peu moins destructrice mais aux caractéristiques proches de l'ouragan Lenny (houle d'Ouest déferlante sur la côte Caraïbe).

La Martinique possède peu d’espèces animales indigènes. Les animaux sauvages les plus courants restent discrets : les manikous (famille des opossums), les matoutous-falaises qui sont des mygales endémiques, l'iguane délicatissima et l'iguane vert, la mangouste, le serpent trigonocéphale ou fer de lance et les scolopendres.
Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri falle-vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).
Côté terre, les mangoustes ont été importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux aujourd’hui complètement disparues. De nos jours, on rencontre plus facilement de nombreux serpents et quelques petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marron translucide, ils sont très craintifs et sortent la nuit.
Deux espèces de mygales cohabitent :
Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets.
Avicularia versicolor est une mygale arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. Cette espèce, relativement calme et peu agressive, est protégée localement.

La côte atlantique est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.
Le milieu aquatique s'est fortement dégradé au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le manque de structures d'assainissement des eaux usées, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche, sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons.
Cependant, lors des 5 dernières années, on remarque une expansion notable des récifs de corail et d'éponges géantes, ainsi qu'une reconstitution de la population de poissons. Ceci est dû à deux facteurs :
depuis l'ouragan Lenny en 1999, aucune houle cyclonique n'a été assez puissante pour endommager sérieusement les récifs. Ces années de calme relatif ont laissé le temps à la faune et à la flore sous-marine de reprendre pied ;
la mise en place de dispositifs de concentration de poisson ancrés très au large des côtes, souvent par 3 000 mètres de fond, a eu pour conséquence d'inciter les pêcheurs locaux à s'approvisionner au large, du fait d'une meilleure rentabilité, et ainsi à délester les récifs d'une activité de surpêche. La population ichtyenne a donc pu se reconstituer

La forêt pluviale martiniquaise, de type tropicale humide ou équatoriale, est composée de fougères et d'arbres tels que l'acajou (en anglais : mahogany), le courbaril, qui servent à la fabrication de meubles. Certains peuvent atteindre 60 mètres de haut. De nombreuses fleurs de la famille des Zingiberaceae peuplent les sous-bois et sont très prisées par les fleuristes du fait de leurs formes atypiques et de leurs couleurs flamboyantes. Ces fleurs ont donné son nom à la Martinique (Madinina en amérindien), qui signifie « l'île aux fleurs » dans la langue des indiens Caraïbes.
Il est à noter que beaucoup d'épices, comme le Cacao ou le Bois d'Inde, sont originaires de la forêt de l'île.
Dans la forêt pluviale, seulement 1 % de la lumière du soleil parvient à traverser la canopée et à atteindre les jeunes pousses au sol, qui ne se développent donc pas. Il faut attendre qu'un cyclone tropical abatte les grands arbres pour que les jeunes pousses puissent recevoir l'énergie solaire nécessaire à leur développement.
Les cyclones tropicaux sont donc indispensables à la régénération de la forêt humide et font partie intégrante du cycle biologique insulaire.
La forêt tropicale sèche est composée de plantes xérophiles adaptées au climat très sec (acacia, campèche, poirier-pays, gommier rouge) et de plantes grasses (cactus cierge, agave).
En haute-montagne, au-dessus de 900 mètres environ, les vents violents quasi permanents et la température comprise entre 0 °C et 15 °C ne permettent pas à la végétation tropicale de prospérer. Celle-ci est donc remplacée par une végétation subtropicale d'altitude, adaptée aux conditions extrêmes : arbres nains, Bromeliaceae et Araucariaceae nains (petits conifères ne dépassants pas 20 centimètres de hauteur) constituent l'essentiel de la couverture végétale.
Dans sa forme dégradée ou dans des conditions de sol extrême la végétation peut aussi prendre la forme de savane, où les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles.

La mangrove est présente dans toute la Martinique :
presqu'île de la Caravelle (réserve naturelle) ;
baie de Génipa - Ducos ;
baie des Anglais - Sainte-Anne.
Les Strelitziaceae dont l'arbre du voyageur ont été importés d’Amérique du Sud et de l’océan Indien. Certains palmiers sont endémiques de l'île, comme les Acrocomia ou les Roystonea, alors que d'autres ont également été importés d'autres continents (notamment d'Asie ou d'Océanie), tels que les Cyrtostachys ou les Cocos nucifera. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l’île (avocatier, arbre à pain, tamarinier, prune de cythère).


 

_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 2 Juil - 17:23 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 2 Juil - 19:35 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

L'histoire de la Martinique est relativement récente en raison de la rupture coloniale et du recouvrement des données archéologiques après l'arrivée des Européens : l'île prend le nom de "Martinique" à l'arrivée de Christophe Colomb.
L'île est habitée de façon intermittente par différents peuples amérindiens jusqu'à leur quasi-extermination par les occidentaux à la suite de l'installation des Français en 1635. À partir des années 1670, la déportation massive d'esclaves noirs africains bouleverse une nouvelle fois la composition de la population de l'île. L'histoire de la Martinique est marquée par les guerres d’influence entre empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, les catastrophes naturelles et le choix singulier de la décolonisation par assimilation à la République française.
On pense que les petites Antilles ont connu la présence de l'homme entre −10 000 et −5 000 mais il n'en existe à ce jour aucune trace. Les plus anciennes traces d'êtres humains des petites Antilles se trouvent sur le site de Norman Estate à Saint-Martin et sont datées d'entre −2 400 et −1 900 av. J.-C. (voir Amérindiens des Antilles). Les premières traces des Amérindiens à la Martinique ont été archéologiquement attestées du ier siècle.
Ces premiers habitants viennent d'Amazonie et sont de culture saladoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Saladero. Ils sont généralement qualifiés d'arawaks bien que ce terme imprécis désigne plus largement une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kali'na ou Caraïbe.
Cette population produisant des céramiques extrêmement décorées a occupé surtout les contreforts de la Montagne Pelée. Ils pratiquaient l'agriculture, la pêche et la cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, est caractéristique de cette première occupation de l'île. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001. Il est également au cœur d'un projet de découverte et de recherche porté par la Communauté des communes du Nord de Martinique.
Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du iiie siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan.

Le peuplement de la Martinique est marquée par une rupture liée à l'éruption de la montagne Pelée en 295 qui aurait décimé ou tout du moins forcé à l'exil les populations de l'île.
Les populations arawaks reviennent aux alentours de l'an 400 et ce serait vers 600 que les populations dites « caraïbes » seraient arrivées à leur tour dans l'île.
Ces populations plus récentes semblent s'installer, en revanche, préférentiellement dans la zone sud de la Martinique. Elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme de Savane Suazey à la Grenade, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de « caraïbe ». Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers Européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est, quant à lui, daté du ixe siècle.
Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de « chroniqueurs », premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture.
Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (vers 300) et l'occupation du Diamant (vers 800). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique. Les tombes en conque de lambis dans les cimetières sont des témoignages amérindiens qui utilisaient la conque pour annoncer la mort
Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les Arawaks avaient été exterminés par les Caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée


On prête généralement la découverte de la Martinique à Christophe Colomb le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Néanmoins, il semble probable que ce soit Alonso de Ojeda qui ait découvert l'île en premier lors de son expédition de 1499-1500.
Il existe ainsi des versions contradictoires sur la paternité du nom de l'île:
Il est probable que le premier nom avéré de l'île ait été attribué par un des géographes embarqué avec Ojeda (peut-être Juan de la Cosa) et qu'il s'agisse de Matinino (parfois transcrit Madinina qui signifierait l'île aux femmes et non l'île aux fleurs comme il est souvent admis), qui désignerait le nom d'une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola. Ce nom s'est ainsi retrouvé sur des cartes à cette époque mais comme Colomb avait par décret le monopole des découvertes des nouvelles Indes, il aurait rebaptisé l'île Martinica en 1502.
En langue caraïbe, l’île était aussi appelée Ioüanacéra, ou Joanacaera (formé du préfixe ioüana = iguane et du suffixe caéra = île) c'est-à-dire l'île aux iguanes
Colomb lors de son quatrième voyage ne fit qu'un passage très bref dans l'île qui était occupée par les hostiles indiens Caraïbes. C'est plus d'un siècle plus tard, en 1635 avant que les premiers européens réussiront à s'installer durablement en Martinique.
La Martinique ne reste cependant pas sans contacts avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et peuplées d'Indiens dangereux, les Hollandais, les Français et les Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade (ravitaillement en eau), s'approvisionner en vivres, et commercer avec les Amérindiens.
Le 15 septembre 1635, le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons français qui ont été chassés de l'île Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie dans l'île, pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d'Amérique. Les premiers établissements français en Martinique sont Le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre) fondé par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuellement Fort-de-France) fondée par les gouverneurs De Baas et Blenac.

À la demande de la Compagnie des îles d'Amérique, le marchand de Rouen, d’origine hollandaise, Daniel Trézel a installé en 1640 le premier moulin à sucre de la Martinique, trois ans après que Peter Blower eut fait de même à l’île anglaise de la Barbade. Jacques Dyel, gouverneur du Parquet, exploitera pleinement cet apport une dizaine d'années plus tard en 1650, lorsque la Compagnie des îles d'Amérique sera ruinée et qu'il la rachètera pour 41 500 francs.
En 1654, selon le témoignage d'Antoine Biet, de retour de Guyane, les hollandais fuyant le Brésil sont accueillis plutôt en Guadeloupe, de laquelle il racontait retour de trois bateaux venant du Brésil, que les hollandais venaient d'abandonner définitivement après dix années de combat contre les portugais, la période hollandaise de l'histoire du Pernambouc.
« Ils étaient environ 1200 parmi lesquels il n'y avait pas 50 hollandais naturels », tous les autres étant métis ou esclaves nègres », qui « voulurent suivre » leurs maîtres, écrit-il en 1664 dix ans après, dans un témoignage indirect, le seul du passage des hollandais, sujet à caution car le gouverneur Houel avait besoin de légitimer alors développement de l'esclavage.
Les plus riches des hollandais avaient cependant fui le Brésil dès les années 1640. Au Brésil, les planteurs portugais se soulèvent contre les Hollandais dès 1642, et Fernandès Vieira gagne deux batailles importantes en 1645. En 1636, les premiers esclaves furent tous vendus à crédit mais en 1644 et 1645, la proportion vendue au comptant passe à respectivement 78 % et 100 %, reflet de l'appréhension des hollandais, qui sentent que le Brésil va leur échapper très prochainement

L'installation et l'expansion des Français ont créé tensions et un conflit continu avec les autochtones. Avec la mort du gouverneur du Parquet éclate la guerre de 1658 contre les indiens caraïbes.
Plus de 600 français se regroupent avec la bénédiction des prêtres de l'île pour attaquer les Caraïbes dans leurs territoires réservé par l'accord de paix du 21 décembre 1657 avec la volonté d'éliminer toutes présences indigènes dans l'île. Les Caraïbes sont massacrés et perdent les derniers territoires qui leur étaient réservé. Les survivants se réfugieront dans les îles de Saint-Vincent et de la Dominique. De là, ils organiseront par la suite plusieurs expéditions punitives c
Cette victoire stimule la colonisation française plus à l'est, incarnée par Pierre Dubuc de Rivery, qui fonde une dynastie de planteurs de sucre. Organisateur d'une milice dans le bourg de Trinité pour repousser les caraïbes, il reçut en 1671 des terres à défricher, allant de la presqu'île de la Caravelle au bourg de Trinité. La famille du Buc y construisit 7 sucreries. En 1671, la canne à sucre est encore peu développée en Martinique : elle occupe deux fois moins de terre que la culture du tabac, pratiquée par de nombreux petits colons blancs, sur des plantations nécessitant très peu de capitaux.
Les Amérindiens sont peu à peu repoussés ou chassés. Cependant, une frange de cette population « caraïbe » demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population

Le XVIIe siècle est marquée par de nombreux conflits en Europe. Les alliances se font et se défont entre les grandes puissances et les Antilles sont le théâtre de nombreux affrontements.
Alors que la paix anglo-néerlandaise vient d'être signée, l'imposante flotte hollandaise de l'Amiral de Ruyter attaque la Martinique le 19 juillet 1674. Les hollandais débarquent mais, bien qu'ils soient beaucoup plus nombreux, sont vaincus lors de la bataille du Fort-Royal également appelée bataille du rhum. Cette débâcle et la victoire française lors de la guerre de Hollande marquent la fin des velléités coloniales hollandaises en Amérique.
La lutte se concentre entre les Français et les Anglais (et, après 1707, date de la fondation du Royaume-Uni, les Britanniques). Tous les grands conflits européens ont leur composante caraïbe. C'est notamment le cas de la guerre de Sept Ans qui vaudra à la France la perte de nombreuses possessions au profit de la Grande-Bretagne. La Martinique deviendra ainsi, par deux fois, possession britannique, mais pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.
Au xixe siècle, l’activité économique de la Martinique bénéficie de la perte par la France de Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti et la République dominicaine), principale colonie française des Antilles au xviiie siècle. Saint-Pierre, capitale de la Martinique et principale ville des Antilles au xixe siècle, connaît alors une prospérité que seule l’éruption volcanique catastrophique de la montagne Pelée du 8 mai 1902 viendra interrompre, et dont elle ne se remettra jamais complètement.
Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), roucou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique étant alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du xviie siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La monoculture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du xxe siècle.
La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans « l'habitation sucrière » demande une importante main-d'œuvre que la métropole ne peut fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les « engagés », la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est avancée comme unique solution susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.
Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de « trente-six mois »). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais, à la différence de l'esclave, s'il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail qui lui étaient imposées, l'engagé recouvrait sa liberté à l'issue des trois années de son contrat et se voyait allouer une terre lui permettant de devenir à son tour planteur.
La culture de la canne est synonyme de traite négrière par le commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) ou plus souvent en « droiture », entre les ports français (Bordeaux, Nantes) et la colonie. Par manque chronique d'espèces métalliques, le troc domine, tandis que la piraterie maintient le danger, même au cours des périodes de paix.

Le père Labat décrit dans ses ouvrages la société esclavagiste du xviie siècle. Les pratiques religieuses et militaires européennes y sont jugées plus ritualisées et ordonnancées que celle des amérindiens. Des « engagés » blancs de 36 mois sont utilisés pour la fortification de l'île. Une fois affranchis, ils obtiennent des lopins de terre. Les plus riches planteurs recherchent alors une nouvelle main d'œuvre meilleur marché, en s'inspirant du succès des planteurs de sucre de la Barbade, où une élite militaire proche de la dynastie Stuart a importé des esclaves noirs en masse.
En 1638 l'administration refuse le droit à un capitaine de la Martinique de s'approvisionner en esclaves en Afrique. Les premiers trafics d'esclaves via les hollandais touchèrent la Martinique vers 1641. La culture du sucre fut tentée en Martinique dès les années 1640, en s'inspirant de la réussite de la Barbade, mais sans succès. Il faut attendre les années 1650 pour qu'elle s'implante, et plus lentement qu'ailleurs. Les indiens Caraïbes résistent plus longtemps qu'à la Guadeloupe où un traité fut signé dès 1641 par Charles Liènard de l'Olive pour les déporter à la Dominique.
Mais les esclaves noirs n'arrivent pas assez vite, faute de filière pour la traite négrière, alors pratiquée, à petite échelle, par les seuls hollandais. Le sucre est une culture violente, qui nécessite de grandes propriétés et consomme des esclaves jeunes, rapidement épuisés au travail intensif de la coupe et du transport des cannes, effectué sous la menace du fouet. Leur espérance de vie étant ainsi basse, il faut régulièrement les remplacer par de nouvelles recrues..
L'explosion du nombre d'esclaves correspond aux décisions prises à Versailles par Louis XIV entre 1671 et 1674 pour favoriser la culture du sucre au détriment de celle du tabac. Entre 1674 et 1680, le nombre d'esclaves en Martinique double. Entre 1673 et 1700, il a déjà sextuplé.

Le nombre d'esclaves baisse après 1664 dans les deux îles. La Guadeloupe, défrichée dès les années 1640 et contrôlée par un seul propriétaire, avait en 1660 environ 6 000 esclaves soit deux fois plus que les 3 000 de la Martinique, qui met les bouchées doubles à partir de 1674 et prend l'avantage dès 1680.
La population d'esclaves martiniquais diminua d'abord, dans les neuf années qui suivent la création en 1664 de la Compagnie des Indes occidentales de Colbert. Son remplacement en 1673, par la compagnie du Sénégal entraîne au contraire une multiplication par 4,5 dans les 14 années qui suivent. De 1687 à 1700, la progression se poursuit, mais plus lentement (+32 % en 13 ans), selon L'Administration des finances en Martinique, 1679-1790, de Gérard Marion
En Martinique, les planteurs ne possédaient toujours que 2 400 esclaves en 1673, contre 2 700 dix ans plus tôt en 1664, au moment la création de la Compagnie des Indes occidentales. Le Roi et les grands planteurs reprochent à cette compagnie « fourre-tout » de se disperser en Nouvelle-France (présent Québec) et d'être peu efficace dans la traite négrière.
Louis XIV abolit donc en 1671 le monopole de la Compagnie des Indes occidentales. La traite négrière est alors ouverte à tous les ports français, pour la doper par la concurrence. La Compagnie des Indes occidentales, en faillite, est dissoute en 1674. La Guadeloupe et la Martinique passent sous l'autorité directe du roi Louis XIV, qui pousse la culture de la canne à sucre, plus gourmande en capitaux mais beaucoup plus rentable, en donnant des terres à des officiers supérieurs en Martinique, où le sucre est alors moins développé qu'à la Guadeloupe.
En Guadeloupe aussi, les planteurs de sucre se plaignent de la Compagnie des Indes occidentales: leur population d'esclaves a diminué de 40 % en 7 ans, passant de 6 323 personnes en 1664 à 4 627 en 1671. La diminution se poursuit dans les années 1670: la Guadeloupe ne compte plus que 2 950 esclaves en 1680, deux fois moins qu'en 1664, car la « privatisation » de traite négrière après 1674 bénéficie surtout à la Martinique. La Guadeloupe suit, avec un temps de retard, à partir de 1680, le nombre d'esclaves doublant en 20 ans pour atteindre 6 587 en 1700, puis 9 706 en 1710, selon Histoire et civilisation de la Caraïbe de Jean-Pierre Sainton et Raymond Boutin

SUITE: Histoire de la Martinique
.




 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 2 Juil - 20:40 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant



 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Lun 3 Juil - 08:04 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

 Fort-de-France, Fodfrans en créole, est une commune française située dans la collectivité territoriale de Martinique. Ses habitants sont appelés les Foyalais. En tant que chef-lieu de la collectivité territoriale de Martinique, la ville qui a 83 651 habitants en 2014, concentre d'importantes fonctions administratives, militaires et culturelles. C'est aussi un pôle économique, commercial et portuaire majeur de l'archipel des Petites Antilles.
Fort-de-France a changé plusieurs fois d'appellation : les Français baptisent le site du nom de Cul-de-Sac Royal (1635-1672), il devient la paroisse puis la ville de Fort-Royal (1672-1793) avant de devenir Fort-de-la-République ou République-Ville à la suite de la Révolution (1793-1794). La ville redevient Fort-Royal (1794-1807) et enfin Fort-de-France depuis 1807.
Par ailleurs, Fort-de-France est reconnue pour sa baie, la baie des Flamands

La topographie est très variée. La commune de Fort-de-France s'étire des contreforts du massif volcanique des Pitons du Carbet (le point culminant de la commune atteint environ 1 100 mètres d'altitude, près du sommet du Piton Dumauzé) et du Morne Césaire (603 mètres) jusqu'à la mer des Caraïbes. Les pentes volcaniques abruptes et boisées sont entaillées par quelques cours d'eau peu importants mais dont le débit prend un caractère torrentiel par temps de pluie. Les hauteurs qui dominent la partie centrale de la ville, entre les Pitons du Carbet et la plaine du Lamentin, forment une sorte de piémont disséqué en collines (les mornes) et en lambeaux de plateaux en pente douce. Les deux principaux cours d'eau qui débouchent sur la mer à Fort-de-France sont la Rivière Madame et la Rivière Monsieur. L'hypercentre de la commune, appelé ville basse, se déploie dans une zone plate autrefois marécageuse (mangrove) entre le Morne Tartenson et le Morne Pichevin (Hauts du Port). Elle donne sur un éperon rocheux qui forme une avancée de 300 mètres dans la baie sur lequel est bâti le Fort Saint-Louis. Il constitue la principale défense de la ville avec les forts Tartenson et Desaix sur des mornes d'une altitude de 140 mètres surplombant le centre-ville.
La côte, le long du littoral foyalais, alterne donc falaises et parties basses, et les plages, de sable gris, n'y sont guère étendues. Seule quelques reliquats de mangrove subsistent aux abords de la Pointe des Sables.
Située sur une faille de subduction sur le bord oriental de la plaque caraïbe, l'île est soumise à un important risque sismique comme l'ensemble de l'espace insulaire caribéen. L'évènement le plus violent enregistré est le séisme du 11 janvier 1839 qui ruina complètement la ville (qui s'appelait alors Fort-Royal).


Le nom de la commune est dû à la présence du fort que la France a établi au xviie siècle. D'abord appelé cul-de-sac du Fort-Royal (1635-1672), le site devient la paroisse puis la ville de Fort Royal (1672-1793), Fort-de-la-République ou République-Ville (1793-1794), de nouveau Fort-Royal (1794-1807) et Fort-de-France depuis 1807.
L'histoire de Fort-Royal, devenu Fort-de-France en 1807, est marquée dès la fondation de la colonie, par sa rivalité avec Saint-Pierre et par les catastrophes naturelles qui ont dévasté la cité à plusieurs reprises. C'est l'éruption de la montagne Pelée en 1902 qui, en dévastant Saint-Pierre, consacre Fort-de-France comme ville capitale de la Martinique.
Alors que les Caraïbes ont privilégié la côte au vent (côte atlantique) et le sud de l'île pour leurs implantations, les colons français s'installent dès 1635 sur la côte-sous-le-vent (côte caraïbe) sur le site de Saint-Pierre, par la construction d'un fortin à l'embouchure de la rivière Roxelane. Néanmoins, dans un contexte de conflits avec les Caraïbes, les Hollandais et les Anglais, les colons s'intéressent rapidement à ce site stratégique situé à l’entrée de la plus grande baie de l’île. Le site est aisé à défendre et bien protégé des tempêtes, ce qui n'est pas le cas de la rade de Saint-Pierre.
Malgré le climat insalubre des marécages environnants, un premier centre d'habitation est implanté sur le site de l'actuel centre-ville par le gouverneur Jacques Dyel du Parquet, neveu du flibustier Pierre Belain d'Esnambuc, qui y installe sa résidence en 1639. Il y fait construire un premier fort en palissade qu'il nomme Fort-Royal.
Toutefois, c'est le gouverneur Jean-Charles de Baas qui décide de fonder la ville sous nom de le Fort-Royal le 3 octobre 1669. Les travaux d'assainissement des marécages commencent et le plan d'alignement des voies de la future ville est approuvé par Colbert en 1671. Ainsi naît le quadrilatère de 42 hectares, au plan en damier, qui constitue le noyau urbain de la ville actuelle : la ville basse.
Cependant, la décision d'implanter une ville dans un endroit si inhospitalier ne fait pas l'unanimité. Le sol meuble ne favorise pas les constructions et l'air des marécages entraîne une forte mortalité par la malaria. Le développement de la ville impose de nombreux aménagements hydrauliques qui nécessitent près d'un siècle pour être intégralement mis en œuvre.
L'année 1674 est marquée par la célèbre bataille du Fort-Saint-Louis qui voit la défaite de la puissante escadre hollandaise de l'amiral de Ruyter dans sa tentative de prendre la ville, et le rattachement des îles françaises des Antilles à la Couronne de France.
En novembre 1677, le comte de Blénac débarque à la Martinique pour succéder au gouverneur de Baas qui vient de décéder. C'est lui qui achève la construction de la ville, de son fort (l'actuel fort Saint-Louis) et que l'histoire retiendra comme fondateur de la ville. Travailleur opiniâtre, il obtient que le siège du Gouvernement général ainsi que le palais du Gouverneur soient transférés de Saint-Pierre à Fort-Royal en 1692, faisant de la nouvelle cité la capitale administrative de la Martinique.

En 1738, la ville est ravagée par un tremblement de terre.
Après l'échec de l'attaque de 1759 par la mer, les Anglais prennent d'assaut Fort-Royal par la terre en 1762 à la suite du débarquement de leurs troupes à Case Navire. Le fort et la Martinique tombent aux mains des Britanniques en février 1762.
La Martinique est restituée à la France un an plus tard par le traité de Paris. Georges-René Pléville Le Pelley est nommé capitaine du port de Fort-Royal et est chargé de sa réhabilitation. Les installations portuaires de la ville sont alors réduites à leurs plus simples expression. Le bassin est encombré par les épaves de onze bateaux coulés par les Anglais. Au cours de ces travaux, il assèche les marais putrides qui gangrènent les abords de la ville et rend le port accessible aux plus gros bâtiments de commerce. Il supprime les taxes d'accès au port et relance le commerce maritime. Il se consacre ensuite à la correction des cartes des Antilles avant d'être rapatrié à Marseille pour des problèmes de santé. Il est remplacé par Robert Tascher de la Pagerie, le père de la future impératrice Joséphine.



En outre, l'entrée du capitaine général Villaret-Joyeuse à Fort-Royal le 14 septembre 1802 consacre le retour de la Martinique à la France, en application de la Paix d'Amiens signée avec l'Angleterre et c'est sous l'Empire, en 1807, que la ville devient "chef-lieu de la colonie" et prend le nom de Fort-de-France. Ce nom n'est pas remis en cause lors de la nouvelle occupation britannique, de 1809 à 1815. Mais Fort-de-France, ville administrative et militaire, souffre toujours de la concurrence de Saint-Pierre, plus peuplée, enrichie par le commerce et le négoce, dont la renommée culturelle est grande dans tout l'arc antillais. Les deux villes sont cependant complémentaires, car si Saint-Pierre fait office de port de mouillage, Fort-de-France fait fonction de port de carénage. D'ailleurs, de nouveaux aménagements portuaires sont réalisés à Fort-de-France pendant les années 1860 et un bassin de radoub est inauguré en 1868.
La limitation actuelle du territoire communal date de 1888.
L'arrivée d'esclaves, d'affranchis et de mulâtres, puis de populations désormais toutes libres à partir de 1848, consacre l'essor de la ville, qui passe de 9 200 habitants environ au début du xixe siècle à 17 000 environ en 1876. De plus, l'introduction de la machine à vapeur dans le système de production sucrière entre 1840 et 1870 conduit à une importante transformation de l'espace agricole et rural de la Martinique. Cela favorise la concentration foncière dans de grands domaines agricoles autour des usines centrales sucrières et des rhumeries, en même temps qu'un émiettement de petites propriétés et exploitations tenues par des affranchis ou par leurs descendants, et un vaste mouvement d'exode rural. Parallèlement, la baisse de la mortalité accélère la croissance démographique. Aussi, en 1901, le recensement donne 29 000 habitants à Saint-Pierre contre environ 24 700 à Fort-de-France. Mais, alors que la population de la première est essentiellement urbaine, concentrée dans l'espace, celle de Fort-de-France est beaucoup plus dispersée, la partie urbaine ne regroupant que 7 000 habitants, et ses emplois y sont encore en majorité agricoles.
Des catastrophes naturelles ou humaines détruisent à plusieurs reprises la ville. Ainsi, un tremblement de terre ravage la cité le 11 janvier 1839, puis un grand incendie détruit les trois quarts de la ville coloniale, la quasi-totalité des 1 600 maisons construites en bois pour pallier les conséquences d'un futur séisme, le marché, la cathédrale Saint-Louis le 22 juin 1890, et enfin, un cyclone s'abat sur la ville et tue près de 400 personnes le 18 août 1891. Ironie du sort, c'est une autre catastrophe naturelle qui va définitivement consacrer Fort-de-France dans son rôle de première ville de l'île: l'éruption de la montagne Pelée qui dévaste Saint-Pierre le 8 mai 1902.


Après l'éruption de la Montagne Pelée, Saint-Pierre n'est plus une ville commerciale, car elle a perdu tous les habitants qui étaient restés sur place (sauf deux survivants), et son repeuplement s'effectue lentement et très partiellement. Les migrants du nord de l'île arrivent massivement à Fort-de-France, qui récupère l'ensemble des fonctions portuaires, industrielles et de direction économique et commerciale de la Martinique. Pour faire face à cet afflux de population, le maire de la ville, Victor Sévère, relance en 1904 un projet évoqué par les édiles locaux à la fin du siècle précédent : l'assainissement et la municipalisation des Terres-Sainville, un vaste marécage situé au nord-ouest de la ville basse coloniale, alors peuplé de misérables qui y avaient construit leurs cases.
Après une longue bataille juridique pour en exproprier les habitants, les travaux sont réalisés dans la deuxième moitié des années 1920, donnant naissance à un quartier moderne, destiné à une population ouvrière, dont la trame viaire orthogonale prolonge celle du centre-ville, avec des mailles plus petites toutefois. En revanche, les quartiers de Sainte-Thérèse, du Morne Pichevin et de Dillon, de même que d'autres groupement d'habitat individuel spontané (cases) se développent le long des routes allant vers les bourgs avoisinants, sous la pression de la croissance naturelle de la population et de l'exode rural, et donnent l'image d'une dispersion anarchique de l'urbanisation.


Dans les années 1930, l'assainissement est encore imparfait, comme en témoignent l'état du canal de la Levée, un ensemble de fossés séparant les Terres-Sainville du centre, la décharge de la pointe Simon et les caniveaux qui servent d'égouts à ciel ouvert. En dehors du centre-ville, des résidences aisées de style colonial escaladent toutefois les hauteurs aérées du plateau Didier, au nord-ouest de la ville (Balata) et à Redoute, sur la route du Morne-Rouge. Fort-de-France apparaît donc comme une ville de contrastes, plus hétérogène et moins riche que ne l'était Saint-Pierre au temps de sa splendeur.
La crise économique des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, en limitant les débouchés sucriers de la Martinique, mettent à mal son système agricole. La fermeture de grandes usines sucrières durant les années 1950 et 1960, les difficultés des petits propriétaires ou exploitants à vivre des revenus des produits de leurs terres, la forte croissance démographique se conjuguent pour attiser l’émigration vers la métropole et l’exode rural vers Fort-de-France.
Bénéficiant de la loi de départementalisation de 1946 et désormais mieux reliée au reste de l’île grâce à l'amélioration du réseau routier, la ville offre alors l’espoir d’y trouver des emplois dans les services et les équipements. La population est donc passée de 16 000 habitants en 1894 à plus de 52 000 en 1936, puis 66 000 en 1946. Si on peut douter de la fiabilité des recensements antérieurs à celui de 1954 - ce dernier accorde 60 600 habitants à Fort-de-France, révélant la surestimation du chiffre de 1946 -, il est indéniable que la croissance démographique est vive jusqu'en 1967 (97 000 habitants), avant de se stabiliser autour de 100 000 habitants entre 1974 et 1990. Elle s'accompagne de la multiplication des bidonvilles et autres quartiers d'habitat spontané qui enserrent alors l'hypercentre (Terres-Sainville et centre colonial) : Texaco, qui a donné son nom au célèbre roman de Patrick Chamoiseau, prix Goncourt en 1992, Canal-Alaric, Volga-Plage, Trénelle, Citron, Fond-d'Or, Renéville, etc.


Au milieu des années 1970, on estime que 40 % des constructions de Fort-de-France avaient été réalisées sans autorisation et les quartiers insalubres regroupaient un quart des logements, contenant un quart de la population de la commune. Pour faire face aux besoins, Aimé Césaire, maire de la ville de 1945 à 2001, a entrepris la construction de grands ensembles de logements sociaux, comme les cités Dillon, Floréal, Bon-Air et Calebasse dans les années 1960 et 1970 ou Châteaubœuf dans les années 1980, ou de quartiers plus résidentiels (Cluny, Bellevue, Des Rochers, etc.), et appuyé la densification des quartiers centraux. La « durcification » de la majorité des anciens bidonvilles qui ont été reliés aux réseaux (eau, électricité, etc.), avec légalisation des installations, a aussi accompagné la politique de résorption de l'habitat insalubre mise en place par les pouvoirs publics.
Depuis 1990, la population de Fort-de-France décline au profit des communes voisines de Schœlcher, Saint-Joseph et Le Lamentin, et même au-delà, au profit de Ducos, où se sont implantés des lotissements pavillonnaires et des ensembles de logements collectifs. Elle est passée en dessous du seuil de 90 000 habitants (population municipale, c'est-à-dire sans double compte) au recensement de 2007. De même, c'est dans ces périphéries que se sont installées les nouvelles zones d'emploi. Ce phénomène a donc conduit la municipalité à réaliser des opérations de restructuration urbaine visant à redonner son attractivité à la ville (centre d'affaires de la Pointe-Simon, centre commercial Perrinon, etc.) et à améliorer son cadre de vie.

Liste des monuments historiques de Fort-de-France.
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Lun 3 Juil - 08:35 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

L'hôtel de préfecture de Martinique est un bâtiment officiel situé à Fort-de-France, en Martinique. Il sert de préfecture de la région Martinique.

Lorsque les Gouverneurs de la colonie de Martinique quittèrent Saint-Pierre, ils s’installèrent d’abord au Fort Saint-Louis dont le marquis de Baas avait fait sa résidence dès 1672. Par la suite, ils occupèrent une grande maison en bois qui abritait le vieux palais du Gouvernement séparé de celui du Petit Gouvernement (emplacement actuel de la Bibliothèque Schœlcher) par la rue du Gouvernement, jusqu’à la construction du nouvel Hôtel du Gouverneur de 1923 à 1928, par l'architecte Germain Olivier (1869-1942) avec comme architecte d'exécution Paul Fraisse. Il est devenu préfecture lors de la départementalisation de mars 1946 et est toujours occupé par les services de la préfecture de Région.
L'Hôtel du Gouvernement, dont l'architecture a été inspirée par le Petit Trianon de Versailles, dans sa forme générale bien que totalement différents dans son vocabulaire et ses détails, fut le premier édifice en béton armé construit à la Martinique.
La préfecture est partiellement inscrite au titre des monuments historiques le 20 mars 1990
















 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 4 Juil - 09:26 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

 
Basse-Pointe est une commune française, située dans le département d'outre-mer de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Pointois.
La ville est le chef-lieu du canton de Basse-Pointe
Localité de la côte atlantique de la Martinique elle se situe sur un versant de la montagne Pelée.
La commune est bordée par Macouba au nord, L'Ajoupa-Bouillon et Le Lorrain.


Habitation Pécoul.

Le nom de Basse-Pointe vient de la situation géographique du bourg : il est surplombé d'une pointe rocheuse peu élevée. En effet c'est la partie la plus basse de son littoral où avait jadis été construit un modeste embarcadère. Les premiers colons y cultivèrent du tabac et du cacao qui disparurent par la suite au profit de la canne à sucre.
C'est ici, entre autres, qu'après l'abolition de l'esclavage en 1848, de nombreux immigrants indiens se sont installés pour travailler dans les champs de cannes. C'est ainsi le sujet d'un des livres de Raphaël Confiant : La Panse du chacal. Aujourd'hui la canne a cédé la place à la banane qui occupe plus de la moitié des surfaces agraires.


Lieux et monuments
Sentier Nature et Découverte de Chalvet.
Habitation Chalvet / Capot.
Habitation Pécoul, classée au titre des Monuments historiques .
Église catholique de Basse-Pointe, dont l'autel est classé parmi les Monuments historiques .
Temple hindou Moulin l'Étang.
Temple hindou Gradis.
l'Habitation Leyritz, inscrite au titre des Monuments historiques
 



 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 4 Juil - 09:46 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

La montagne Pelée est un volcan actif situé dans le Nord de la Martinique, une île des Antilles constituant un département d'outre-mer de France. La montagne est notamment connue pour son éruption de 1902 qui a entraîné la destruction de la ville de Saint-Pierre située à ses pieds et au cours de laquelle près de 30 000 personnes sont mortes. Cette éruption a servi à caractériser le type éruptif péléen tirant son nom du volcan.

La montagne Pelée pourrait tirer son nom, plus précisément son qualificatif, de l'aspect dénudé que présentait son sommet au moment de la colonisation de la Martinique vers 1635. L'absence de végétation à cette époque pourrait être due à une éruption volcanique quelques années auparavant.
Toutefois, d'autres sources affirment que, « contrairement à ce que l’on pourrait penser, la montagne Pelée ne doit pas son nom à la rareté de sa végétation. » Ces sources attribueraient l'origine de ce nom à la déesse du feu des indigènes Caraïbes, Pelé, dont la montagne était une allégorie. Les indigènes attribuaient à cette déesse aux cheveux de feu l'origine de l'activité volcanique. Celle-ci est très susceptible et lorsqu'elle est en colère, elle frappe le sol de son pied, provoquant tremblements de terre ou éruptions volcaniques

La montagne Pelée est située dans le Nord de la Martinique1. Avec 1 397 mètres d'altitude, elle constitue le point culminant de cette île.
D'un diamètre de onze à quinze kilomètres, la montagne occupe une superficie de 120 km2. Il s'agit d'un stratovolcan présentant un dôme de lave en son centre
Les activités volcaniques et sismiques importantes des Petites Antilles résultent de la subduction de la plaque sud-américaine sous la plaque caraïbe. Le dynamisme volcanique péléen se caractérise par des éruptions rares mais violentes : l'andésite contenue dans les profondeurs du volcan est une lave à forte teneur en silice, très visqueuse. Cette lave, presque solide, forme un dôme en couvercle dans la bouche éruptive et lorsque la pression ne peut plus être contenue, l'éjection brutale des gaz détruit le couvercle et provoque des nuées ardentes : un nuage de gaz sous pression, de cendres brûlantes et de blocs de lave, déferle sur les pentes du volcan.

Située en Martinique, la montagne est avant tout sous l'action d'un climat tropical, caractérisé par des températures élevées (+25 °C) dont les variations annuelles sont modestes. La montagne Pelée prenant pied au niveau de la mer et culminant à presque 1 400 mètres d'altitude, on observe un étagement du climat. À sa base, le climat est comparable à celui régnant aux alentours. Dans sa partie supérieure, les températures peuvent descendre en dessous de 10 °C, tandis que la pluviométrie peut avoisiner 10 000 mm par an
En raison des différences importantes d'altitude, la végétation peléenne est étagée. Par ailleurs, elle prend racine sur un sol de nature volcanique.
En bordure de mer, la végétation est relativement sèche, clairsemée de prairies composé de hautes herbes en remontant les pentes douces coté Caraïbes. Se succèdent alors champs de banane et petites forêts isolées, toujours côté Caraïbes. Sur les autres versants plus sauvages, on observe une végétation plus riche composée de grands arbres. Une fois passée une certaine altitude, les grands arbres laissent la place aux fougères et autre plantes de haute montagne.

La montagne Pelée a connu une éruption vers 1300 qui a entraîné une interruption dans le peuplement précolombien de la Martinique.
Lors du débarquement des Français le 15 septembre 1635, le volcan vient de connaître une éruption avec mise en place d'un dôme dans le cratère sommital à partir duquel un certain nombre d'écoulements pyroclastiques se sont épanchés dans les vallées dont celle de la Rivière-des-Pères proche de Saint-Pierre. La végétation a été détruite sur une bonne partie des flancs du volcan et dans toute la zone sommitale, d'où le nom de montagne Pelée que les premiers habitants donnèrent à ce volcan.
Le 8 mai 1902, au cours d'une éruption, une nuée ardente partie du sommet du volcan détruit complètement la ville de Saint-Pierre faisant environ 29 000 morts. Il y eut deux survivants avérés, Louis-Auguste Cyparis, un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot, et Léon Compère-Léandre, un cordonnier qui vivait à la périphérie de la ville. Aujourd'hui reconstruite, Saint-Pierre est une petite cité de 5 000 habitants. Avant l'éruption, la ville était la capitale commerciale de la Martinique et était alors surnommée « le Petit Paris des Antilles ».
À la suite de l'éruption, le volcan conserve une activité soutenue, ce qui attise la curiosité de nombreux scientifiques. L'activité volcanologique du site est alors étudiée par de nombreux scientifiques tant d'Europe que des États-Unis.
La dernière éruption en date est celle de 1929-1932. Elle n'a pas fait de victime grâce aux évacuations de populations. C'est à la suite de cette éruption que la montagne Pelée a acquis sa forme actuelle avec une caldeira bien dessinée.
En mars 2010, alors que la Martinique connaît une grande sécheresse, un incendie se déclare sur la face sud-ouest de la montagne Pelée et consume, pendant plus de cinq jours, l'intégralité du dôme du volcan. Le 17 mai 2010, un lahar dévale la vallée de la rivière du Prêcheur. Bien qu'intervenant peu de temps après l'incendie ces deux évènements n'ont aucun lien de cause à effet. C'est l'éboulement de grande importance de la falaise du piton Marcel qui est à l'origine de ces coulées.

Chronologie des éruptions
Peu avant 1635 : éruption magmatique
1792 : éruption phréatique
1851-1852 avec un pic d'activité le 5 août 1851 : éruption phréatique
1889 : reprise des fumerolles
1902-1905 avec l'éruption majeure du 8 mai 1902 : éruption péléenne
1929-1932 avec un pic d'activité le 18 octobre 1929 : éruption magmatique

La montagne Pelée peut être parcourue sur des sentiers aménagés sur certains tronçons. Deux itinéraires accèdent au sommet, dont le cratère est également entouré de sentiers. La randonnée offerte est rude en raison d'une dénivellation très forte, voire extrême en certains endroits. L’ascension débute dans un climat chaud et très ensoleillé, et se termine dans un environnement froid, venteux et presque toujours brumeux. La difficulté des sentiers tient aussi du fait que, dans de longs passages pentus, l'ascension se fait sur des amas pierreux. Lors de la remontée du cratère, l'itinéraire tient de l'escalade. Du fait qu'il n'existe aucun ravitaillement au sommet, après le premier refuge, accessible par la route, la randonnée se fait en autonomie complète.
Il existe au sommet deux refuges permettant de passer la nuit en bivouac dans des conditions relativement austères. Le deuxième refuge est situé sur la pourtour du cratère, dans sa partie basse. Il offre deux salles de 12 m2 en terre battue, souvent boueuses en raison de l'humidité du climat et des fenêtres endommagées. Le troisième refuge, construit près du sommet est une pièce de 10 m2, sans fenêtre ni porte.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 05:46 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

Le rocher du Diamant est une petite île inhabitée située dans la mer des Caraïbes au sud-ouest de la Martinique, à deux kilomètres environ de la pointe du Diamant, dans le canal de Sainte-Lucie. L'îlot doit son nom à sa forme générale, en pointe et biseautée, ainsi qu'aux reflets de ses parois à certaines heures du jour, évoquant ceux d'une pierre précieuse. Il a donné son nom à la ville qui lui fait face sur la côte.
Vestige de la forte activité volcanique qui a affecté cette région, voilà près d'un million d'années, cette île se présente comme un roc basaltique de 175 mètres de haut
Couvert de buissons et de cactées, difficilement accessible, le rocher a pourtant joué un grand rôle durant les guerres napoléoniennes. Le Diamant occupait en effet une position stratégique au nord du canal de Sainte-Lucie, permettant de contrôler la navigation entre la Martinique et sa voisine méridionale, l'île de Sainte-Lucie.

Au début du xixe siècle, la guerre faisant rage aux Antilles entre la France et l'Angleterre qui tentaient de s'assurer le contrôle de cet arc insulaire, les Britanniques décidèrent d'occuper l'îlot. En janvier 1804, profitant de l'effet de surprise et aidé par des conditions météorologiques favorables, le contre-amiral Samuel Hood (à bord du HMS Centaur) s'empara du rocher du Diamant qu'il s'empressa de fortifier, installant cinq canons à son sommet (trois de 24 livres et deux de 18 livres).
Une garnison de plusieurs dizaines d'hommes (107 d'après certaines sources), placés sous les ordres du lieutenant Maurice, fut laissée sur place pour harceler la marine française. Les grottes servaient alors de dortoirs aux hommes (les officiers bénéficiant de tentes), pour pallier un ravitaillement incertain acheminé à l'aide de paniers hissés jusqu'au sommet grâce à des poulies et des cordes, un petit élevage de chèvres, de pintades et de poules se développa sur les maigres herbages du lieu. Position inexpugnable, le rocher se vit conférer par la marine britannique le titre honorifique de « navire de guerre » et devint le HMS Diamond Rock (rocher du Diamant), le préfixe HMS étant l’abréviation de His (ou Her) Majesty's Ship (navire de sa Majesté).

Les troupes françaises tentèrent en vain de reconquérir l'îlot, puis laissèrent les britanniques l'occuper dix-sept mois. En 1805, le gouverneur de l'île Villaret de Joyeuse convainquit l'amiral Villeneuve, qui était arrivé dans les parages avec une grande flotte, de le reprendre. Celui-ci confia cette mission à une division commandée par le capitaine de vaisseau Cosmao-Kerjulien, qui parvint, avec de nombreuses pertes, à finalement reprendre le Diamant aux britanniques. La garnison, manquant de nourriture et d'eau (les citernes ayant été fissurées), se rendit aux forces françaises, le 2 juin 1805
D'après l'état des lieux de la D.R.E. (Direction régionale de l'Environnement) de Martinique, le rocher du Diamant est probablement le dernier refuge d'un reptile endémique de la Martinique, la couleuvre couresse (Liophis cursor). Comme les quarante sept autres îlets qui entourent la Martinique, le rocher du Diamant possède ses propres caractéristiques écologiques, bénéficiant par rapport à l'île principale d'un ensoleillement plus important, de précipitations moindres et d'une période de sécheresse saisonnière plus longue. Ces spécificités, auxquelles s'ajoute l'absence d'occupation humaine permanente, a donc permis au rocher d'être le sanctuaire d'une espèce que l'on croyait disparue

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 07:54 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

Saint-Pierre est une commune française et une sous-préfecture du département de la Martinique en région Martinique. Saint-Pierre est située à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée. C'est la plus ancienne localité de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Pierrotains (aussi écrit Pierrotins) et les Pierrotines.
La ville de Saint-Pierre est située sur le côte nord-ouest de l'île de la Martinique à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée qui culmine à 1397 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le climat y est de type tropical.
La rade de Saint-Pierre est profonde et n'a à craindre que les vents de l'ouest. Elle constitue un excellent lieu de mouillage. Une partie de la rade, nommé le Plateau, possède des fonds avec moins de déclivité qui forment, relativement à ceux qui existent devant la ville, un exhaussement qui permet d'y mouiller par 24 brasses d'eau, en se tenant a deux encablures de la côte.
La ville de Saint-Pierre est bâtie au bord de la mer des Caraïbes, le long d'une plage de sable, et s'élève en amphithéâtre sur un terrain dont les pentes sont généralement peu rapides. Elle est traversée par une rivière, la Roxelane, qui la divise en deux parties formant, l'une, le quartier du Fort, en souvenir du fortin qu'y éleva d'Esnambuc à son arrivée, et l'autre, le quartier du Mouillage. Avant 1902, la ville se divisait en trois paroisses, celle du Fort, du Centre et du Mouillage, la rivière limitant la paroisse du Centre, au nord, et la rue du Petit-Versailles, numéros pairs, la limitant au sud.
La position topographique des quartiers de Saint-Pierre a une grande influence sur leur climat. Dans le quartier du Mouillage, les vents d'est sont interceptés par les mornes qui le cernent, à savoir, du sud au nord, le parapet de la batterie Sainte-Marthe (43 mètres), le morne d'Orange (124 mètres) et le morne Tricolore (195 mètres), d'où résulte une chaleur qui se trouve encore accrue par les rayons du soleil que les escarpements réfléchissent sur cette partie de la ville. Il en est de même pour le quartier du Centre que dominent le plateau Trouvaillant (153,70 mètres) et le morne Abel (140 mètres). Le quartier du Fort n'étant dominé par aucune hauteur voisine du côté de l'est, les vents de cette direction y soufflent avec liberté et tendent sans cesse à rafraîchir l'atmosphère.
 Dans les environs de la montagne Pelée, les terres ne présentent que des débris de pierres-ponces mêlés aux détritus végétaux. Cette terre légère est d'un bon rapport et d'un travail facile.

Le 15 septembre 1635, le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons de la colonie française de Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie permanente dans l'île de la Martinique, le Fort Saint-Pierre de la Martinique (actuelle ville de Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d'Amérique.
De ce premier établissement, les premiers colons de Martinique partent à la conquête du reste de l'île. Afin d'éviter de se soumettre au joug colonisateur, les derniers autochtones de Martinique, les Caraïbes, se seraient alors suicidés en se jetant d'une falaise au nord de la ville, nommée depuis le Tombeau des Caraïbes. Il s'agit d'une interprétation erronée d'un épisode de la colonisation de Grenade par les Français, durant laquelle les Caraïbes, surpris lors d'une fête, préférèrent mourir ainsi que sous les coups des assaillants. Durant les premières décennies de l'implantation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (pétun), roucou, indigo, cacao. La crise du tabac de la seconde moitié du xviie siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre.
Saint-Pierre est alors la capitale administrative de la Martinique puisqu'elle abrite le Palais du Gouverneur. Un hôpital est établi à Saint-Pierre en 1665 : le prix de la journée y est fixé à cinq livres de tabac. En 1671, la ville est victime d'un incendie. En 1692, le Palais du Gouverneur est transféré à Fort-Royal et Saint-Pierre perd son statut de capitale administrative, mais reste la capitale économique et le centre culturel de la Martinique jusqu'en 1902.
Une ordonnance du gouverneur, publiée en 1724, enjoint d'envoyer hiverner à Fort-Royal les navires en rade à Saint-Pierre à cause des ouragans. Saint-Pierre se dote d'une chambre de commerce et d'agriculture en 1760, qui envoie un député à Paris. Le grand ouragan de 1780 produit un raz-de-marée de 7,6 m qui inonde la ville en détruisant toutes les maisons et tue 9 000 personnes.

En 1789, les Pierrotins soutiennent le pouvoir révolutionnaire contre les békés, partisans de la royauté.
La ville se développe grâce à l'industrie sucrière et au commerce des esclaves. Le port de Saint-Pierre attire alors des navires et marchands du monde entier. Une riche bourgeoisie commerçante prend essor, qui se fait construire des maisons de campagne au-dessus de Saint-Pierre, au Morne-Rouge, pour profiter de la fraîcheur le dimanche, et qui modernise la ville en la dotant d'équipements publics et de loisirs n'ayant rien à envier à ses modèles européens. Surnommée le Petit Paris, le Paris des Isles, la Perle des Antilles ou encore la Venise tropicale, la ville est alors le chef-lieu, mais aussi la capitale économique et culturelle de toutes les Antilles.
Dans son volume 3 de la France pittoresque, publié en 1835, Abel Hugo dresse une description détaillée de la ville de Saint-Pierre à son apogée : « Cette ville forme deux paroisses distinctes, celle du Mouillage et celle du Fort. Par sa position et son commerce, c'est la ville la plus importante des Antilles françaises : elle possède plus de 1800 maisons, formant environ 8 000 feux sans y comprendre la banlieue qui fait partie des deux paroisses. Ses rues nombreuses sont toutes pavées : des ruisseaux d'eau vive et abondante y entretiennent la fraîcheur et contribuent à la salubrité de l'air. Les maisons sont bien bâties et possèdent des fontaines alimentées, comme les fontaines publiques, par la rivière du Fort qui partage la ville en deux parties distinctes, dont l'une conserve le nom de Saint-Pierre, et l'autre prend le nom de paroisse du Fort. Le Mouillage, partie nord de Saint-Pierre, renferme 9 400 habitants. On y compte plus de 760 maisons, sans compter celles de la campagne. L'église est d'une belle construction. Ce quartier, particulièrement affecté au commerce, possède peu de monuments publics. On y remarque le ci-devant collège royal, dit des pères blancs, un couvent de dames, une maison d'éducation pour les jeunes filles et un hospice de charité et l'hôpital maritime. On y trouve d'assez jolies promenades, un marché et des bains public. Plusieurs sucreries, un très grand nombre de maisons de plaisance et d'habitations à vivres, font partie de cette paroisse. La paroisse du Fort, située loin du commerce, est habitée par les personnes que leurs affaires n'appellent pas à commercer au Mouillage : sa population est de 13 600 hab. On y remarque, parmi les édifices publics, l'hôtel des douanes, le trésor, la salle de spectacle, l'hôtel du gouvernement, les greffes, les casernes, les prisons, le tribunal de première instance, un couvent des ursulines et la promenade dite le cours de Laustat, près de laquelle se trouve le jardin des plantes, établi en 1803, dans le but de naturaliser, à la Martinique, les plantes des Indes orientales. 

Une partie de ce jardin est consacrée à la culture des plantes médicinales, pour les pauvres. L'église du Fort, placée dans un lieu élevé, est bien bâtie ; le presbytère est vaste et se trouve au milieu de l'allée de Perinelle, qui conduit à la belle sucrerie de ce nom. Il y a, comme à la paroisse du Mouillage, un curé et deux vicaires. Depuis 1819, il existe une glacière à Saint-Pierre. »
En 1900, Saint-Pierre, cas unique dans la région, possède un équipement particulièrement moderne : un réseau d'éclairage urbain électrique, un tramway hippomobile, une chambre de commerce, l'un des premiers asiles soignant les aliénés, un jardin botanique, un port particulièrement actif et un théâtre de 800 places construit en 1786 sur le modèle du grand théâtre de Bordeaux. Outre des spectacles divertissants que viennent voir des spectateurs aussi célèbres que Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau ou de Ferdinand de Lesseps, ce théâtre sert également de lieu de réunions publiques, mais déficitaire, il est fermé en 1901.
 Début avril 1902, des fumerolles apparaissent au sommet de la montagne Pelée, suivies d'une pluie de cendres et des grondements souterrains le 23 avril et d'un grand nuage de roches et de cendres qui s’échappe du sommet le 25 avril. Le 27 avril, jour du premier tour de l’élection législative, une forte odeur de souffre envahit Saint-Pierre. Le 2 mai, la montagne produit de fortes détonations, des tremblements de terre, et un panache noir de fumée s'élève qui masque le soleil. Bien que les événements soient inquiétants, l’administration souhaite que le second tour de l’élection législative se déroule normalement et les personnalités de la ville se partagent alors en partisans et adversaires de l’évacuation de la ville selon leurs opinions politiques. Les chutes de cendres s'intensifient le 4 mai et les routes vers le nord sont coupées à cause des ravines en crue, ce qui créé un début d’affolement de la population et les premiers départs. Le 5 mai, les rues de Saint-Pierre sont envahies de serpents fer-de-lance chassés des hauteurs par les cendres brûlantes et dont la morsure mortelle tue 50 personnes et plus de 200 animaux4, alors qu'à l’embouchure de la rivière Blanche, l’usine sucrière Guérin est envahie pour les mêmes raisons par des myriades de fourmis et de scolopendres venimeux, avant d'être ensevelie sous plus de 6 m de boue brûlante, faisant 25 victimes. Au même moment, la mer se retire de 100 m et provoque un tsunami qui envahit le bas de Saint-Pierre. Des dizaines d’habitants ont déjà quitté Saint-Pierre et certaines voix recommandent une évacuation totale de la ville, mais en raison de la proximité du second tour des élections législatives partielles du dimanche 11 mai qu'il est trop compliqué de reporter, aucune mesure d'évacuation n'est mise en place par les autorités et les notables, tels le maire Rodolphe Fouché, le gouverneur Mouttet, le directeur du principal journal Les Colonies Marius Hurard ou le gros usinier Eugène Guérin qui minimisent le danger. Le jeudi 8 mai, jour de l'Ascension, à 7 h 52, une nuée ardente dévale le volcan vers Saint-Pierre à la vitesse de 670 km/h. Cette masse gazeuse et solide de plus de 1 000° C rase en quelques minutes toute la ville en tuant 26 000 personnes et en détruisant 40 navires dans la rade. Un prisonnier, Cyparis, protégé par les murs épais de sa cellule, put survivre à la catastrophe. Le cordonnier Léon Compère-Léandre aurait également survécu, protégé, lui aussi, par des murs épais5. Une seconde éruption, plus violente que la première, a lieu le 20 mai et finit de dévaster la ville.
Aux lendemains de la destruction de Saint-Pierre par la montagne Pelé, des gens venus des îles d'à côté et des communes voisines organisent un pillage systématique de la ville, sous le prétexte de retrouver leur famille. Un pillage officiel est ensuite organisé par l'État français, qui se dépêche de récupérer l'or et les numéraires des banques de Saint-Pierre. L'État délègue une commission chargée de récupérer les bijoux se trouvant sur les cadavres, avec la promesse de les restituer aux familles des défunts, mais la promesse n'est pas tenue. Les gens viennent à Saint-Pierre pour récupérer des fontaines, chercher du marbre, s'attribuer des statues et s'emparer des canons. La ville reste en cendres pendant plusieurs années, malgré l'affluence des dons venus de toute part, et sa grande rivale, Fort-de-France, lui ravit alors logiquement le titre de capitale économique et culturelle de l'île. 
La cité martyre tombe sous le coup de la loi du 15 février 1910 qui la raye de la carte des communes de France et qui confie son territoire à la gestion de la commune voisine du Carbet. Cette loi autorise la commune receveuse à vendre le patrimoine de la commune supprimée, et à en garder le bénéfice qui se dégage de la liquidation de cette dernière. Ainsi Saint-Pierre perd en grande partie la richesse de son patrimoine archéologique.
Saint-Pierre redevient une commune en 1923 et la ville commence alors à renaître de ses cendres. Elle est progressivement reconstruite (la Chambre de commerce est reconstruite à l'identique).
L'ensemble de la ville est labellisée ville d'Art et d'Histoire en 1990 par la ministère de la Culture et de la Communication. De ce fait, l'activité de Saint-Pierre est basée essentiellement sur le tourisme et notamment sur la plongée, le port présentant de nombreuses épaves de navires.

La prise en compte du patrimoine archéologique est assurée sur le territoire communal au moyen d'un arrêté préfectoral du 20 juin 2008 instituant des zones de présomption de prescriptions archéologiques (ZPPA). Dans le périmètre de ces zones, les projets d'aménagement sont présumés faire l'objet d'opérations d'archéologie préventive préalablement à leur réalisation. La principale synthèse concernant la recherche archéologique à Saint-Pierre a été publiée en 1999 dans la collection des Documents d'évaluation du patrimoine archéologique des villes de France.
La commune de Saint-Pierre est labellisée ville d'art et d'histoire depuis la signature de la convention avec le ministère de la Culture et de la Communication en 1990 et présente de nombreux vestiges de ses anciens bâtiments publics ou privés ruinés, dont certains sont protégés au titre des Monuments historiques .
La cathédrale de Notre-Dame-de-l’Assomption ou cathédrale Notre-Dame-du-Bon-Port auparavant appelée église du Mouillage reconstruite à l'initiative de Victor Depaz, avec le concours de monseigneur Lequien. Ce bâtiment fait l'objet de travaux de restauration depuis début 2015 sous la direction de monsieur Pierre Bortolussi - architecte en chef des Monuments historiques. Cet immeuble est classé MH.
La batterie Sainte-Marthe, immeuble inscrit MH.
Les ruines du Bureau du Génie, immeuble classé MH.
Les ruines de la Maison coloniale de santé, immeuble classé MH.
La poudrière Trouvaillant, inscription conservatoire au titre des MH.
L'Habitation Perrinelle, immeuble inscrit MH.
Les ruines du théâtre, construit à la fin du xviiie siècle sur le modèle du grand théâtre de Bordeaux suivant la légende urbaine. Toutefois selon ses proportions, et son échelle architecturale, il est de dimensions beaucoup plus réduites que celui de la cité bordelaise. Il en va de même pour sa décoration et dans le traitement de l'ordre monumental qui est mis en œuvre sur sa façade principale. Immeuble classé MH.
Les ruines de l'église du Fort, immeuble classé MH.
Le cimetière du Fort, immeuble classé MH.
Les ruines de l'asile Bethléem, immeuble inscrit MH.
Les ruines de la rue Bouillé, immeuble inscrit MH.
Les ruines de la prison et le cachot de Cyparis, immeuble inscrit MH.
Les piliers du pont Verger, immeuble inscrit MH.
Le pont militaire, immeuble inscrit MH.
Le pont Roche sur la Roxelane, immeuble inscrit MH.
La mairie, labellisée "Patrimoine du XXe siècle".
La maison Roy-Camille, labellisée "Patrimoine du xxe siècle".
La rue Mont-au-Ciel.
La place Bertin.
L'ancienne bourse du commerce, actuel siège du Bureau du Patrimoine de la Ville (animatrice du patrimoine de la Ville d'Art et d'Histoire).
Les différentes fontaines (place Ernoult, rue Levassor, etc.).
La distillerie Depaz où est produit le rhum Depaz..
Les épaves sous-marines.
Le quartier la Galère.
Le Fond Coré.
L'ancien jardin botanique, actuellement fermé pour travaux de restauration.
L'habitation Duchamp.
L'Habitation Anse Latouche dont la plus grande partie se situe sur la commune du Carbet.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 20:06 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

Louis Delgrès né le 2 août 1766, à Saint-Pierre, et mort le 28 mai 1802 (à 35 ans), à Matouba (commune de Saint-Claude) en Guadeloupe, est une personnalité de l'histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées de la Basse-Terre, abolitionniste, il est connu pour la proclamation anti-esclavagistes signée de son nom, datée du 10 mai 1802, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes.
Juridiquement Louis Delgrès est né « libre de couleur ». Il est, selon l'hypothèse la plus probable, le fils naturel d'Elisabeth Morin (dite Guiby) et de Louis Delgrès blanc créole martiniquais de Saint-Pierre qui fut receveur du Roi et directeur des Domaines du Roi à Tobago. Les Archives nationales possèdent les dossiers de Louis Delgrès père, et de Louis Delgrès fils, chef de bataillon. Ces documents établissent avec une grande certitude la filiation entre les deux hommes.
Louis Delgrès fils vit avec ses parents en Martinique puis à Tobago. Un document de septembre 1799 indique qu'il est un excellent militaire et qu'il sait très bien lire, écrire et calculer. Ces indications révèlent la qualité de son éducation.
Louis Delgrès commence sa carrière militaire le 10 novembre 1783 dans la milice, aux colonies. Il est bientôt nommé sergent, en garnison à la Martinique. Les conséquences des mouvements révolutionnaires dans les colonies américaines le pousseront à affirmer ses opinions anti-esclavagistes et abolitionnistes tout en favorisant sa progression dans l'armée régulière.

Le 8 septembre 1791, le « patriote » Louis Delgrès s'exile à la Dominique après la prise du pouvoir par les royalistes en Martinique. Le 28 octobre 1792, Louis Delgrès participe à l'élection des députés des Îles du Vent à la Convention nationale.
En décembre 1792, Louis Delgrès rejoint les rangs des républicains et monte à bord de la Félicité, navire commandé par Lacrosse. Il est alors élu provisoirement lieutenant par ses concitoyens. Il sert sous les ordres de Rochambeau et est nommé capitaine à titre provisoire. En avril 1794, il est capturé par les Anglais à la suite de leur débarquement pour la prise de la Guadeloupe, emmené en Grande-Bretagne mais il est rapidement libéré et rejoint la France.
À Brest, il reçoit son brevet de lieutenant, lors de la formation du bataillon des Antilles le 27 novembre 1794. Le 6 janvier 1795, Louis Delgrès arrive en Guadeloupe, en compagnie des commissaires de la convention Goyrand et Lebas. Il quitte la Guadeloupe le 21 mars 1795 pour reconquérir Sainte-Lucie sur les Anglais. Il se distingue dans cette campagne et est grièvement blessé le 22 avril 1795.
Le 19 juin 1795, il hisse le drapeau tricolore au morne Rabot. Le 25 juin 1795, il est nommé capitaine par Goyrand. Le lendemain, il embarque pour Saint-Vincent, où il combat aux côtés des Garifunas (métis amérindiens Caraïbes noirs). Le 16 juin 1796, il est fait prisonnier par les Anglais et conduit dans les prisons britanniques.
Le 21 septembre 1797, il fait l'objet d'un échange de prisonniers : parti de Portchester, il débarque au Havre.

En janvier 1798, Louis Delgrès est en garnison dans les casernes Martinville à Rouen. Puis, il est envoyé à l'île d'Aix où il retrouve Magloire Pélage. En septembre 1799, il est en congé à Paris. Le 1er octobre 1799, il est nommé chef de bataillon. Destiné à accompagner les agents de la Convention Jeannet, Laveaux et Baco en Guadeloupe, il refuse cette nouvelle affectation car il lui est dû des arriérés de sa solde. Finalement, Victor Hugues lui fait une avance et il embarque le 16 novembre 1799.
À son arrivée en Guadeloupe le 11 décembre 1799, Louis Delgrès est aide de camp de Baco. En octobre 1801, il est aide de camp du capitaine général Jean-Baptiste Raymond de Lacrosse. Ce dernier le qualifie de sans-culotte, ce qui indique son profond engagement révolutionnaire en cette époque du Consulat. Mais, le 1er novembre 1801, lorsque Lacrosse est emprisonné, il se rallie aux officiers rebelles. Il est nommé chef de la place de Basse-Terre par le général Magloire Pélage tandis que Lacrosse est chassé hors de Guadeloupe et se réfugie sur l'île voisine de la Dominique.
Le 5 janvier 1802, Louis Delgrès destitue les fonctionnaires blancs accusés de correspondre avec le général Lacrosse. Deux jours plus tard, il devient chef de l'arrondissement de Basse-Terre. Les 15 et 16 février 1802, en collaboration avec le capitaine Massoteau, Louis Delgrès fait arrêter des officiers blancs.

À partir du 10 mai 1802, dans la région de Basse-Terre, Louis Delgrès est le chef de la résistance contre les troupes consulaires du général Richepance, envoyées par Bonaparte pour rétablir l'esclavage. C'est alors qu'il fait afficher sur les murs de Basse-Terre la proclamation À l'Univers entier, le dernier cri de l'innocence et du désespoir:
« Le lendemain 10, dans la matinée, quelques instants avant que l'escadre française n'eût été signalée, Delgrès fit publier une proclamation qu'avait rédigée le jeune Monnereau, créole de la Martinique, adjudant de place. (Auguste Lacour)»
Le 20 mai 1802, Delgrès et ses troupes sont obligés de se replier au fort de Basse-Terre qu’il doivent ensuite abandonner le 22 mai 1802 (en s'échappant secrètement avec ses hommes par la poterne du Galion à l'arrière du fort) pour se réfugier au pied de la Soufrière à Matouba, vers Saint-Claude.
Le 28 mai 1802, se voyant perdus, Louis Delgrès et ses 300 compagnons se suicident à l'explosif dans leur refuge de l'Habitation Danglemont à Matouba, en vertu de la devise révolutionnaire « Vivre libre ou mourir »

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 20:19 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France (Martinique), est un écrivain et homme politique français, à la fois poète, dramaturge, essayiste, et biographe.
Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude avec Léopold Sédar Senghor, anticolonialiste résolu, il mena en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique, et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.
D'origine afro-caribéenne, Aimé Fernand David Césaire faisait partie d'une famille de sept enfants. Son père, Fernand Césaire, était administrateur, gérant d'une habitation à Basse-Pointe, puis après concours nommé au bureau des impôts comme contrôleur des contributions, et sa mère, Éléonore Hermine, était couturière
. Son grand-père paternel, Fernand Césaire, après des études à l'école normale supérieure de Saint-Cloud, fut professeur de lettres au lycée de Saint-Pierre et le premier instituteur noir en Martinique[réf. nécessaire] et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire, aptitudes qu'elle enseigna très tôt à ses petits-enfants.
De 1919 à 1924, Aimé Césaire fréquente l’école primaire de Basse-Pointe, commune dont son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor-Schœlcher à Fort-de-France. En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier pour entrer en classe d’hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Ousmane Socé Diop à la Sorbonne puis Léopold Sédar Senghor dans les couloirs du lycée Louis-le-Grand, avec qui il noue une amitié qui durera pendant plusieurs années.

À Paris, il côtoie d'autres étudiants noirs d'horizons différents et fréquente le salon littéraire de Paulette Nardal. Il découvre ainsi le mouvement de la Renaissance de Harlem et fait la connaissance de Claude McKay. Le jeune Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu’il connaît depuis la Martinique, découvrent progressivement une part refoulée de leur identité, la composante africaine, victime de l'aliénation culturelle caractérisant les sociétés coloniales de Martinique et de Guyane.
En septembre 1934, Césaire fonde, avec d’autres étudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels le Guyanais Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'Étudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.
Construit contre l'idéologie coloniale française de l'époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».
Ayant réussi en 1935 le concours d'entrée à l'École normale supérieure, Césaire passe l'été en Dalmatie chez son ami Petar Guberina et commence à y écrire le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il achèvera en 1938. Il lit en 1936 la traduction de l’Histoire de la civilisation africaine de Leo Frobenius. Il prépare sa sortie en 1938 de l'École normale supérieure avec un mémoire : Le Thème du Sud dans la littérature noire-américaine des États-Unis. Épousant en 1937 une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, licencié en lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au lycée Schœlcher.

La situation martiniquaise à la fin des années 1930 est celle d'une île en proie à une aliénation culturelle profonde, les élites privilégiant, avant tout, les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l'époque vont jusqu'à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Ce doudouisme, dont des auteurs tels que Mayotte Capécia sont les tenants, allait nettement alimenter les clichés frappant la population martiniquaise.
C'est en réaction à cette situation que le couple Césaire, épaulé par d'autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée, fonde en 1941 la revue Tropiques. Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les États-Unis (qui ne font pas confiance au régime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se dégradent. Le régime instauré par l’Amiral Robert, envoyé spécial du gouvernement de Vichy, est répressif. Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.
Le conflit mondial marque également le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton (qui relate ses péripéties dans un bref ouvrage, Martinique, charmeuse de serpents). Breton découvre la poésie de Césaire à travers le Cahier d'un retour au pays natal et le rencontre en 1941. En 1943, il rédige la préface de l'édition bilingue du Cahier d'un retour au pays natal, publiée dans la revue Fontaine (no 35) dirigée par Max-Pol Fouchet et en 1944 celle du recueil Les Armes miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme.
Surnommé « le nègre fondamental », il influencera des auteurs tels que Frantz Fanon, Édouard Glissant (qui ont été élèves de Césaire au lycée Schœlcher), le guadeloupéen Daniel Maximin et bien d'autres. Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d’un renouveau[réf. nécessaire], est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946.
Il s'agit là d'une revendication qui remonte aux dernières années du xixe siècle et qui avait pris corps en 1935, année du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique déjà proches de l'indépendantisme, à contre-courant des mouvements de libération survenant déjà en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon Césaire, à lutter contre l'emprise béké sur la politique martiniquaise, son clientélisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le développement économique et social de la Martinique, que le jeune député prend cette décision.
En 1947, Césaire crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, préfacée par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la « négritude ».
En 1950, il publie le Discours sur le colonialisme, où il met en exergue l'étroite parenté qui existe selon lui entre nazisme et colonialisme. Il y écrit entre autres choses :
« Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du xxe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique»

En 1956, après la révélation par le rapport Khrouchtchev des crimes de Staline qui l'a « plongé dans un abîme de stupeur, de douleur et de honte »6, Césaire rompt avec le Parti communiste français dont il dénonce l'ambiguïté face à la déstalinisation7. Il s'inscrit alors au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Il siège à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.
Le 17 janvier 1975, Aimé Césaire vote la loi dépénalisant l'avortement dite "loi Veil".
En 1966, Césaire est le vice-président du Festival mondial des Arts nègres à Dakar.
Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la préfecture de la Martinique depuis la Seconde Guerre mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population. L'émergence de quartiers populaires constituant une base électorale stable pour le PPM, et la création d'emplois pléthoriques à la mairie de Fort-de-France furent les solutions trouvées pour parer à court terme aux urgences sociales de l'époque.
La politique culturelle d'Aimé Césaire est incarnée par sa volonté de mettre la culture à la portée du peuple et de valoriser les artistes du terroir. Elle est marquée par la mise en place des premiers festivals annuels de Fort-de-France en 1972, avec la collaboration de Jean-Marie Serreau et Yvan Labéjof, puis la mise en place d'une structure culturelle permanente grâce à l'installation au Parc Floral de Fort-de-France et dans les quartiers, pour la première fois en Martinique d'une équipe professionnelle autour de Yves Marie Séraline missionné pour cette tâche, à partir d'août 1974. En 1976, à partir des fondations de l'équipe de l'office de la culture provisoire, ce sera la création officielle du Service Municipal d'Action Culturelle (SERMAC) dirigé par Jean-Paul Césaire, qui par le biais d'ateliers d'arts populaires (danse, artisanat, musique) et du prestigieux Festival de Fort-de-France, met en avant des parts jusqu'alors méprisées de la culture martiniquaise. Le Sermac est dirigé depuis quelques années par Lydie Bétis. Cette même année, il reçoit Léopold Sédar Senghor son ami et président du Sénégal à Fort-de-France.

Son Discours du colonialisme fut pour la première fois au programme du baccalauréat littéraire (épreuve de lettres en Terminale) en 1995, avec le Cahier d'un retour au pays natal.
Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France en 2001, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.
Jusqu'à sa mort, Aimé Césaire a toujours été sollicité et influent. On notera sa réaction à la loi française du 23 février 2005 sur les aspects positifs de la colonisation qu'il faudrait évoquer dans les programmes scolaires, loi dont il dénonce la lettre et l'esprit et qui l'amène à refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, Aimé Césaire revient sur sa décision, à la suite de la médiation de Patrick Karam[réf. nécessaire], et reçoit Nicolas Sarkozy puisque l'un des articles les plus controversés de la loi du 23 février 2005 a été abrogé. Il commente ainsi sa rencontre : « C'est un homme nouveau. On sent en lui une force, une volonté, des idées. C'est sur cette base-là que nous le jugerons. » À la suite de cette rencontre, Patrick Karam obtiendra du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy qu'il agisse pour donner le nom Aimé Césaire à l'aéroport de Martinique. Durant la campagne de l'élection présidentielle française de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, en l'accompagnant lors du dernier rassemblement de sa vie publique. « Vous nous apportez la confiance et permettez-moi de vous dire aussi l'espérance».
Rétrospectivement, le cheminement politique d'Aimé Césaire apparaît étrangement contourné, en contraste avec la pensée de la négritude qu'il a développée par ailleurs. Tour à tour assimilationniste (départementaliste), indépendantiste et autonomiste (sans que l'on sache précisément ce qu'il entendait par là), Césaire semble avoir été davantage à la remorque des initiatives prises par les gouvernements métropolitains (en matière de décentralisation tout particulièrement) qu'un élément moteur de l'émancipation de son peuple. Il restera sans doute dans les mémoires comme le « nègre fondamental » et comme l'un des grands poètes de langue française du xxe siècle, mais non comme un chef politique ayant véritablement influencé son époque.
En 2007, il devient président d'honneur de la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme
Le 9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Son état de santé s'y aggrave et il meurt le 17 avril 2008 au matin

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 20:57 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

Raphaël Élizé est un homme politique français, né au Lamentin (Martinique) le 4 février 1891 et mort à Buchenwald le 9 février 1945, à 54 ans.
Maire de Sablé-sur-Sarthe, dans le département de la Sarthe, il est connu pour avoir été l'un des premiers maires métis d'une commune de la France métropolitaine
Sa famille est originaire de la Martinique. Son père Augustin est fonctionnaire des impôts et un franc-maçon de haut grade. Lui et son épouse Jeanne auront 8 enfants. Son grand-père paternel Gustave est charpentier de marine et conseiller municipal. Né esclave, celui-ci a été affranchi en 1832, à l'âge de 9 ans ainsi que sa mère Élize (d'où la famille Élizé tient son nom) à l'âge de 33 ans. Il est noté alors qu'elle était « lessivière » et son fils « mulâtre » ce qui signifie que son père devait être un blanc mais on ne sait rien de lui. Du côté maternel, on trouve également des esclaves mais aussi des blancs créoles dont Pierre-Timothée Le Camus (c. 1738 à Heuilley-Cotton en Champagne - 1810 à Fort-Royal, actuel Fort-de-France), procureur de la Martinique et esclavagiste notoire. La famille Élizé est typique de cette communauté des métis qui à cette époque était bien distincte aux Antilles. Chez les Élizé, les études et les valeurs républicaines sont importantes.
Raphaël Élizé arrive en France à 11 ans, après la catastrophe de la montagne Pelée. Son père avait fait évacuer toute sa famille de Saint-Pierre vers Fort-de-France et le Diamant juste avant l'explosion. Comme fonctionnaire, il est alors nommé à Paris dans le cadre du plan d'aide aux sinistrés de Saint-Pierre
Raphaël suivra les cours des lycées Montaigne, Saint-Louis et Buffon, avant d'intégrer en 1910 l'école vétérinaire de Lyon. Il obtient son diplôme en juillet 1914, un mois avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Affecté au 36e régiment d'infanterie coloniale, il sert comme soldat puis comme vétérinaire, son courage lui valant la croix de guerre

Après guerre, il choisit de s'installer à Sablé-sur-Sarthe, région d'élevage de chevaux et de bovins qui n'a pas encore de vétérinaire où il arrive en octobre 1919. Son épouse et lui sont alors les seuls noirs de la ville sarthoise. Il va alors s'intégrer progressivement dans la société locale devenant vice-président des Comices agricoles, administrateur de la Caisse d'épargne, président des Anciens combattants et de l'organisme des logements sociaux.
Il entre en politique en adhérant en 1924 à la section locale de la SFIO. Sa liste est battue aux élections municipales de 1925 mais il entre néanmoins au conseil municipal, dans l'opposition. Les socialistes, alliés aux radicaux (Cartel des gauches), remportent de justesse l'élection municipale de 1929 et Raphaël Élizé passe pour le premier métis et le premier Antillais maire d'une commune métropolitaine, même si Louis Guizot l'avait précédé en 1790 à Saint Géniès de Malgoirès.
Cette élection n'était pas une mince réussite. Elle fut sans doute facilitée par le fait qu'il était en terre cartelliste (six députés sur six) et vétérinaire en pays d'élevage. Son élection est moquée (« le roi-nègre ») dans le quotidien satirique d'extrême-droite Le Charivari
Il est réélu en 1935. Cette même année, il est mandaté pour représenter l'Association des maires de France pour les célébrations du 300e anniversaire du rattachement des Antilles à la France, son premier retour à la Martinique depuis qu'il en était parti enfant. Il se rend alors à Saint-Pierre dont le maire est son jeune frère Maxence. Il y manifeste dans un discours sa position « assimilationniste égalitaire » que l'on rencontre alors chez beaucoup de notables antillais.
On lui doit à Sablé-sur-Sarthe la création d'un cours préparatoire et d'un service de pédiatrie, « La Goutte de lait», une maternité, une maison du peuple pour les syndicats, une cantine communale, un terrain de football et la première piscine homologuée de l'Ouest de la France

D'abord mobilisé le 3 septembre 1939 comme vétérinaire à Hirson dans l'Aisne avec le grade de capitaine, il est démobilisé en 1940, rentrant à Sablé où il tente de reprendre ses fonctions de vétérinaire, s'attirant cette objection de la Feldkommandantur en septembre 1940 : « Il est incompréhensible pour le ressentiment allemand et pour le sens du droit allemand qu'un homme de couleur puisse revêtir la charge de maire».
Destitué par le préfet de la Sarthe en mars 19411, Élizé reprend son métier et à partir du printemps 1943 participe à la Résistance (réseau Buckmaster, circuit Butler, groupe Max), notamment en rapportant les informations qu'il peut glaner en tant que vétérinaire de la Kommandantur (il parle allemand) et grâce à son permis de circuler. Dénoncé et arrêté en septembre 1943, il passe quelques mois à la prison d'Angers, puis au camp de Royallieu, près de Compiègne, avant d'être finalement déporté à Buchenwald le 17 janvier 1944. Il est grièvement blessé lors du bombardement allié de l'usine d'armement allemande de la Gustloff-Weimar le 9 février 1945 et meurt à Buchenwald le soir même.
Il avait supplié : « Bon Dieu, qu'ils nous tuent tous, et que la terre soit débarrassée de ces sauvages! ».
Il s'est marié en 1919 avec Caroline Hayot, une métisse martiniquaise rencontrée à Paris. Ils auront une fille unique, Janine née en 1920. Elle meurt en 1937 peu après avoir obtenu son bac, à 17 ans, d'une péritonite mal diagnostiquée. Son épouse meurt un an après son mari, en 1946, d'un problème cardiaque.
Raphaël Elizé était un passionné de musique classique et un photographe amateur, ayant installé un petit laboratoire de développement dans sa maison de Sablé, place de la République.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 20:59 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

Iguana delicatissima est une espèce de sauriens de la famille des Iguanidae. En français, elle est nommée Iguane des Petites Antilles et est classée en danger.

Cette espèce est endémique des Petites Antilles. Historiquement, il est admis qu'elle occupait tout le nord des Petites Antilles depuis Anguilla jusqu’en Martinique. Ce territoire incluait Anguilla, Saint Martin, Saint Barthélemy (y compris les ilets de Fourchue et Frégates), Antigua-et-Barbuda, Saint-Christophe-et-Niévès, les îles de Guadeloupe (y compris Grande Terre et Basse Terre, l'île de la Désirade, Les îles de Petite Terre, Marie-Galante, Les Saintes), la Dominique et la Martinique (y compris l’îlet Chancel).
À la suite de la destruction de son habitat, la chasse, l'introduction de prédateurs, et de l'iguane commun (avec lequel il s'hybride) L’iguane des Petites Antilles a aujourd’hui disparu de Saint Martin, Antigua-et-Barbuda, Saint-Christophe-et-Niévès et de la Martinique. En revanche il subsiste encore en Guadeloupe et à la Dominique.
Le plus grand iguane des Petites Antilles capturé était un mâle en Dominique et mesurait 43.4 cm de longueur de corps (SVL) pour un poids de 3.5 kg. La plus grande femelle capturée jusqu'aujourd'hui mesurait 40.1 cm de corps pour un poids de 2.6 kg, et venait également de Dominique. Le mâle le plus lourd pesait 3.7 kg pour une longueur de 42.8 cm, et venait lui aussi de Dominique.
Toutefois, la taille et le poids moyens varient fortement entre les îles. En moyenne, les iguanes des petites Antilles sont beaucoup plus petits dans la plupart des zones.
La taille de la queue représente environ 70% de la taille totale de l'animal.
Le dimorphisme sexuel étant plutôt marqué chez cette espèce, les mâles sont facilement différenciables des femelles. Plusieurs spécificités morphologiques permettent de déterminer les sexes. Deux critères sont évidents : les mâles ont des pores fémoraux (c'est une série de pores permettant l'excrétion d'une substance cireuse par des glandes situées en face ventrale des cuisses) de diamètre beaucoup plus important que les femelles, et à la base de la queue sur quelques centimètres il est assez aisé de voir les hémipénis dans leur fourreau, qui paraissent l'élargir. Les mâles ont aussi une crête dorsale comportant des épines beaucoup plus hautes, et ont des épines gulaires plus grandes. La tête est aussi proportionnellement au corps beaucoup plus large chez le mâle lui conférant un aspect moins gracile.

Les femelles sont en général vertes à vert-brunes et les mâles gris à gris-noirâtres, avec une tête qui blanchit. Leur joues peuvent prendre une coloration très rose notamment en période de reproduction. Dans une moindre mesure cette coloration rose se retrouve aussi chez les femelles. Cependant, la couleur à elle seule n'est pas un critère entièrement fiable pour différencier les sexes. Certaines femelles ressemblent à s'y méprendre à des mâles et certains mâles, pouvant être à taille adulte parfaitement verts et avec des caractéristiques sexuelles secondaires propres au mâles nettement moins marquées que chez la majorité des individus.
D'une façon générale la couleur du corps varie entre les individus et au cours de la vie d'un individu selon l'âge, le sexe, et le statut social. D'un vert pomme brillant chez les juvéniles, et certaines femelles subadultes et adultes, cette couleur évolue vers un vert mat et plus sombre à gris verdâtre chez les femelles, et un gris foncé brun à noirâtre chez les mâles. D'une façon générale, la tête tend à blanchir dans les deux sexes.
Il est très facilement différenciable de l'iguane commun ou iguane vert (Iguana iguana). Deux critères, permettent à distance d'identifier facilement et à coup sûr l'iguane commun : la présence d'une écaille élargie sous le tympan nommée écaille ou bouclier subtympanique, et de bandes noires striant la queue sur toute sa longueur. De nombreux autres critères permettent l'identification des deux espèces et de leurs hybrides. Une fiche est disponible pour le grand public sur les sites des DEAL de Guadeloupe et Martinique, indiquant les quelques principaux traits morphologiques propres à chaque espèce

Cette espèce est classée en danger par la Liste Rouge de l'UICN Elle souffre de l'introduction de l'iguane vert (Iguana iguana) avec lequel elle peut s'hybrider.
Sur la Petite terre, la population est estimée à plusieurs milliers d'individus. Sur l'ile de la Désirade, une petite zone de 16 Ha à la Pointe des Colibris (partie Sud Ouest- de l'île) a été suivie et la population sur ces 16Ha estimée à environ 300 femelles pour 100 mâles en période de ponte.
La Désirade, Les Îles de la Petite-Terre et la Dominique comptent les populations les plus nombreuses.
La menace concernant sa conservation n'est donc pas relative au nombre d'individus, mais bien à l'isolement et à la disparité de ses habitats, où la menace d'une invasion par l'Iguane commun (Iguana iguana) est très importante.
L'iguane antillais est protégé par un arrêté ministériel depuis 1989 du fait de sa forte régression.

  

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 20:59 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

La chèvre Créole est élevée en Guadeloupe pour la production de chevreaux. Son adaptation au milieu tropical et ses performances de reproduction en font l’une des meilleures chèvres de la zone tropicale.

Nombre de chèvres contrôlés en 2010 : 300
La chèvre Créole s'est adaptée au milieu tropical dans lequel elle est élevée : les contraintes climatiques, alimentaires et pathologiques sont surmontées grâce à une grande souplesse d'adaptation des animaux.
Les chèvres ont une activité sexuelle toute l'année, une bonne fertilité et sont rapidement capables de se reproduire à nouveau après chaque mise-bas. Ces caractéristiques sont utilisées par les éleveurs, qui conduisent la reproduction de manière assez intensive.
Les chevreaux sont quant à eux conduits la plupart du temps au pâturage, où leur croissance est limitée compte-tenu des conditions difficiles auxquelles ils sont soumis (intempéries, fluctuations de la disponibilité alimentaire). Néanmoins les performances restent correctes, comparativement aux autres espèces tropicales et tempérées élevées dans des conditions comparables.

Le programme de sélection allie caractères de production, qualités maternelles et adaptation, pour ce génotype allaitant strict.
Elle mesure en moyenne 61cm pour le male et 51cm pour la femelle , son poids adulte est d'environ 28kg pour la femelle et 38 kg pour le male.Des cornes sont visibles chez les deux sexes, la robe est généralement Noire , mais elle peut être aussi rouge , blanche, grise ou fauve ; mais la peau est toujours noire.

  

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 939
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 6 Juil - 21:11 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE Répondre en citant

Anthurium andraeanum - Anthurium grandifolium
Anthurium est un genre de plantes de la famille des Araceae comportant de 600 à 800 espèces, voire 1 000 espèces : c'est un des genres les plus importants et les plus complexes de la famille. De nouvelles espèces sont décrites chaque année.
Les espèces ont une distribution néotropicale : la plupart croissent dans les forêts tropicales humides d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud mais quelques-unes poussent dans des milieux semi-arides.
On les trouve du nord du Mexique à l'Argentine et plus particulièrement au Panama, en Colombie, au Brésil, en Guyane, en Équateur. Elles seraient absentes d'Asie bien qu'on les trouve dans quelques forêts humides asiatiques où elles auraient été introduites : par exemple, l'anthurium rouge au Sri Lanka

Plusieurs espèces sont multipliées comme plante d'appartement pour la valeur ornementale de leur feuillage, comme Anthurium crystallinum, ou pour celle de leur inflorescence (spathe et spadice rouges), comme Anthurium scherzerianum.
L'anthurium est une plante dépolluante extrêmement efficace pour éliminer l'ammoniac, dans une moindre mesure pour le xylène.
Son parfum peut également provoquer migraine et allergie.

Les Anthurium apprécient d'être brumisés régulièrement. Ajoutez de l'engrais à l'eau d'arrosage non calcaire au printemps et l'été, mais arrosez-les moins souvent en hiver. Coupez en premier les fleurs fanées puis les feuilles quand votre plante devient touffue.
Les Anthurium s'accommodent d'un sol composé de terre de bruyère, de sable et de terreau ; cependant ils préféreront un mélange de sphaigne, perlite et tourbe éventuellement additionnés d'écorces de pin. Certaines espèces acceptent volontiers d'être fixées sur des morceaux d'écorces comme on le fait pour certaines orchidées.

Les Anthurium peuvent être reproduits par semis ; il faut alors retirer la graine du fruit qui se présente comme une grappe de petites baies charnues souvent de couleur chatoyante, puis installer cette graine sur le support voulu. La durée de vie des graines est très courte et oblige de les semer sans attendre. Une vaporisation régulière et une bonne hygrométrie ambiante permettront à la plante de se développer.
Les racines aériennes des plantes montées en épiphytes auraient des propriétés très semblables à celles des orchidées.



  

_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:26 (2017)    Sujet du message: (972) MARTINIQUE

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com