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Le rôle de la France dans le génocide rwandais

 
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Ninete
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MessagePosté le: Sam 1 Juil - 09:18 (2017)    Sujet du message: Le rôle de la France dans le génocide rwandais Répondre en citant

Un article paru mercredi dans la revue XXI rapporte le témoignage d’un haut fonctionnaire ayant eu accès aux archives françaises confidentielles sur le Rwanda. Il affirme que les autorités françaises ont ordonné que les responsables du génocide des Tutsis en 1994 soient réarmés trois mois après le début des massacres ayant fait 800 000 morts. Le Rwanda considère que la France a participé au génocide, des accusations toujours rejetées par les autorités françaises. Sur quels éléments se fondent les accusations du gouvernement rwandais ? Que répondent les autorités françaises ? François Hollande a-t-il tenu son engagement d’ouvrir les archives françaises ?

Quels sont les liens entre la France et le Rwanda avant le génocide ?

La France cherche à asseoir son influence au Rwanda, ancienne colonie belge, dès l’indépendance du pays en 1961. Les Hutus (qui représentent 80 % de la population) sont au pouvoir après une guerre civilequi les a opposés en 1959 aux Tutsis (20 % de la population) et à l'issue de laquelle de nombreux Tutsis ont fui en Ouganda. Certains d’entre eux fondent en 1987 le Front patriotique rwandais (FPR). « La France soutient le président hutu Juvénal Habyarimana, qu’elle considère comme un dictateur éclairé parce qu’il contribue au développement du pays, et lui apporte son soutien pour faire face à la rébellion du FPR », explique à Brief.me David Servenay, journaliste et coauteur de deux ouvrages sur le génocide.

Comment s’est déroulé le génocide ?

Le 6 avril 1994, le président rwandais est tué dans un attentat alors que le partage du pouvoir entre les Hutus et les Tutsis, prévu par les accords d’Arusha signés en 1993, est initié. Le lendemain, la Première ministre, une Hutu modérée, est assassinée. Un gouvernement intérimaire, influencé par le mouvement extrémiste Hutu Power, prend le pouvoir le 9 avril. Encouragées par les autorités, des milices procèdent au massacre des Tutsis et des Hutus modérés partout dans le pays durant trois mois, faisant au moins 800 000 victimes. En mai, l’ONU fait état d’une situation de génocide et impose un embargo sur les armes à destination du Rwanda.

En quoi consistait l’opération Turquoise menée par la France ?

La France lance l’opération Turquoise, autorisée par l’ONU et présentée comme « strictement humanitaire », le 23 juin 1994. Elle entend par ce moyen « mettre fin aux massacres partout où cela sera possible » et s’engage à « adopter une attitude de stricte neutralité vis-à-vis des différentes factions en conflit ». Une mission d’information parlementaire ouverte en 1998 pour enquêter sur le rôle de la France au Rwanda note qu’il s’agit là de « faire cesser tant les massacres des Tutsis par les milices que les exactions commises par le FPR en représailles à l’encontre des Hutus ». 2 500 hommes sont déployés au Rwanda.

Sur quoi se fondent les accusations de complicité de la France dans le génocide ?

En mai 1994, Jean-Hervé Bradol, chef de mission de Médecins sans frontières de retour du Rwanda, affirme à la télévision : « Les gens qui massacrent aujourd’hui mettent en œuvre une politique systématique d’extermination. Ils sont financés, entraînés et armés par la France. » Des témoignages de militaires présents au Rwanda corroborent les propos de Jean-Hervé Bradol sur le soutien aux milices. La mission d’information parlementaire sur le Rwanda reconnaît des "erreurs d'appréciation", mais pas une participation de la France au génocide. Interrogé à l’Assemblée nationale en 2014, l’ancien secrétaire général de l’Élysée Hubert Védrine admet que la France a fourni des armes aux forces gouvernementales, mais que celles-ci n'ont « jamais servi au génocide ».

Comment les autorités françaises réagissent-elles ?

Les autorités françaises nient en bloc toute accusation de responsabilité dès 1994. « La réaction est assez unanime de la part de toute la classe politique, car la France vivait alors une période de cohabitation, ce qui mouille tout le monde », explique David Servenay. L’association Survie, qui dénonce les interventions de la France en Afrique, adresse en 2014 une lettre ouverte à Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995, lui reprochant d’avoir « ignoré qu’un génocide était en cours » lorsqu’il a reçu une délégation du gouvernement intérimaire rwandais à Paris en avril 1994. L’ancien ministre condamne alors une « entreprise de falsification historique qui veut faire porter à la France la culpabilité du génocide ». Seuls Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy admettent, en 2008 et 2010, une « faute » et des « erreurs » politiques.

Pourquoi les archives françaises sur le Rwanda sont-elles encore en grande partie fermées ?

François Hollande a autorisé en 2015 l’ouverture des archives de l’Élysée des années 1990-1994. Deux hauts fonctionnaires sont chargés d’en trier le contenu. 83 documents seulement, dont plusieurs déjà connus, sont déclassifiés. Leur accès est toutefois soumis à une dérogation, rarement accordée, ce qui ne permet pas de faire avancer la recherche concernant le rôle de la France au Rwanda. Interrogée par France Inter, la mandataire des archives de la présidence de François Mitterrand, Dominique Bertinotti, explique attendre « que les archives d’Édouard Balladur et d’Alain Juppé et de tous ceux qui sont concernés par cette affaire s’ouvrent ». Le premier était Premier ministre de 1993 à 1995, le second son ministre des Affaires étrangères.

Que révèle le haut fonctionnaire interrogé par la revue XXI ?

Dans son dernier numéro publié mercredi, la revue XXI rapporte le témoignage d’un des hauts fonctionnaires chargés d’examiner les archives de l’Élysée. Celui-ci affirme avoir découvert un document donnant l’ordre, au cours de l’opération Turquoise, soit au moins un mois après la signature de l’embargo de l’ONU sur les armes et la déclaration du génocide, « de réarmer les Hutus qui franchissaient la frontière » vers le Zaïre (actuellement République démocratique du Congo). Il déclare que cet ordre est annoté par Hubert Védrine. Pour David Servenay, si « le réarmement des forces armées rwandaises » par la France a déjà été dévoilé par « d’autres documents », cet article relance la question de la responsabilité de la France dans le génocide rwandais et demande clairement « qu’Emmanuel Macron se positionne par rapport à la question de la déclassification des archives ».

Source : https://www.brief.me/a/
 

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MessagePosté le: Sam 1 Juil - 09:18 (2017)    Sujet du message: Publicité

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