50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(971) GUADELOUPE
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 27 Juin - 11:44 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

La Guadeloupe (Gwadloup en créole et, par abus de langage confondant les deux parties de l'île, Karukera en amérindien) est à la fois une région monodépartementale de l'Outre-mer français et une région ultrapériphérique européenne, située dans les Caraïbes ; son code départemental officiel est le « 971 ».

Ce territoire des Antilles et département d'outre-mer français, bordé par la mer des Caraïbes et l'océan Atlantique, est situé à environ 6 200 km de la France métropolitaine, à 600 km au nord des côtes du Venezuela en Amérique du Sud, à 700 km à l'est de la République dominicaine et à 2 200 km au sud-est des États-Unis. Il se compose d'îles et îlets, dont deux majeures habitées : la Grande-Terre et la Basse-Terre formant la Guadeloupe proprement dite. Plusieurs terres voisines, Marie-Galante, l'archipel des Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas), La Désirade et les îles de la Petite-Terre sont rattachées administrativement à ce territoire.
Historiquement, la Basse-Terre est d'abord nommée « Karukéra » (« île aux belles eaux », en langue caraïbe) par les Amérindiens qui l'habitent et la Grande-Terre, « Cibuqueira » (« île aux gommiers », en langue caraïbe). La Rivière Salée, bras de mer qui les sépare coupant la Guadeloupe en deux, était appelée « aboukétoutou » qui signifiait « détroit ». L'île prend le nom de Guadeloupe lorsque Christophe Colomb y aborde le 4 novembre 1493, et attribue ce nom en hommage à la Vierge protectrice des navigateurs Notre-Dame de Guadalupe. En Espagne, à Guadalupe, le Monastère royal de Santa María de Guadalupe est dédié à la Vierge des navigateurs. Le nom de Guadalupe viendrait du nom de la rivière qui coule dans cette ville, en arabe wadi-al-lub, qui signifie la « rivière aux cailloux noirs ».

La Guadeloupe et ses dépendances dévoilent des paysages aussi bien variés que contrastés sur un ensemble composé de 1 628 km2 de terres émergées.
D'une superficie de 1 434 km2, la « Guadeloupe continentale » se compose de deux terres distinctes, qui sont séparées par un fin bras de mer n'excédant pas 200 mètres de large, appelé « la Rivière Salée ».
La Basse-Terre à l'ouest, 848 km2 (massif ovale de 45 km sur 20), est montagneuse et recouverte d'une forêt tropicale très dense du nord au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades.
D'origine volcanique (comme certaines îles voisines de La Dominique, Martinique et Sainte-Lucie), son plus haut sommet est le volcan en activité de la Soufrière culminant à 1 467 mètres, soit la plus haute altitude des petites Antilles. Comme dans la plupart des îles volcaniques, on y trouve aussi de nombreuses plages de sable noir et de sable roux.
La Grande-Terre à l'est, 588 km2 (triangle d'environ 40 km de côté) est plate. L'eau douce de consommation y est amenée de l'île de Basse-Terre par des canalisations sous le pont traversant la Rivière Salée qui sépare les deux terres.
Sur un substrat calcaire (comme les îles voisines d'Antigua ou Barbade), elle se compose d'une plaine bordée d'une mangrove au sud-ouest, d'une succession irrégulière de mornes appelés les Grands Fonds au centre, et d'un plateau aride dentelé de côtes rocheuses et sauvages au nord. C'est sur le littoral sud de la Grande-terre, parsemé de plages de sable blanc à l'abri des récifs coralliens, que se concentrent les grandes stations balnéaires.
La Rivière Salée coulant sur un axe nord-sud selon les courants de marée constitue un bras de mer séparant les deux îles, dont la configuration fait qu'elles sont souvent comparées aux ailes d'un « papillon » déployé sur la mer.
À peu de distance, les « dépendances administratives » (ou les îles du sud) se composent de plusieurs îles, d'une superficie globale de 194 km2 qui ne diffèrent pas beaucoup culturellement de la « Guadeloupe continentale », à l'exception des Saintes. Très récemment est apparue l'expression « archipel de la Guadeloupe » ou « îles de Guadeloupe » dans l'essor du tourisme, mais officiellement la Guadeloupe n'est pas reconnue comme étant un archipel au sens propre du terme. Dès lors, on parle de la Guadeloupe et de ses dépendances.

La Désirade, 21 km2, est une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km), qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 mètres d'altitude, est son point culminant.
Les Îles de la Petite-Terre sont un petit archipel de 2 km2 constitué de deux îlots Terre de Haut et Terre de Bas fermés par un récif corallien, situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Pointe des Châteaux et de la Désirade dont il dépend administrativement.
Marie-Galante, 158 km2, est une grande île formée sur un substrat calcaire vallonné, soumis au vent alizé. Par rapport à sa forme arrondie (15 km de diamètre), elle est surnommée la « Grande Galette ou l'île aux cent moulins ».
Les Saintes se présentent comme un petit archipel de 9 îles arides et escarpées. Les deux plus grandes îles sont habitées : Terre-de-Haut, un îlet allongé de 5 km2 à l'est, et Terre-de-Bas, l'îlet le plus grand de 8 km2 à l'ouest de l'archipel et de forme plus arrondie.
La Basse-Terre et les Saintes à l'ouest, sont issues de la formation d'une chaîne volcanique récente qui culmine à la Soufrière, alors que les autres îles à l'est sont d'origine corallienne.
En raison de ses caractéristiques géologiques, les îles du département de la Guadeloupe sont classées en zone III d'après le zonage sismique de la France.
La zone économique exclusive (ZEE normalement fixée à 200 milles des côtes) a été étendue à 350 milles en 2015 après l'avis favorable de l'Organisation des Nations unies

La Guadeloupe et les Antilles constituent un point chaud de biodiversité. Comme les autres Petites Antilles, la Guadeloupe a émergé de l'océan il y a moins de cinq millions d'années. Cet isolement a favorisé l'émergence d'un fort taux d'endémisme. L'archipel était entièrement recouvert de forêt avant l'arrivée des européens au xvie siècle. Cette arrivée s'est accompagnée d'invasions biologique et de défrichements qui ont eu un impact sévère sur la biodiversité.
De nombreuses espèces ont disparu de l'île telles que le Ara des Antilles, l'Amazone de la Guadeloupe, la Perrique de la Guadeloupe, le rat mondoungue, le lamantin des Caraïbes, le phoque moine des Caraïbes, l'agouti doré, l'améive de Guadeloupe, le Boa constricteur ou encore le crapaud de la Dominique.
Les milieux naturels de Guadeloupe souffrent des prélèvements (chasse et pêche en particulier), du recul de la forêt, de l'urbanisation, d'une périurbanisation accélérée ces dernières décennies, ainsi que du fait du développement des cultures, en particulier, celles, intensives, (de banane et canne à sucre surtout) qui ont atteint leur apogée dans les années 1955-75 après avoir longtemps coexisté avec des modes plus extensifs (exploitation en colonat, parcs pour l'élevage), tous ces modes d'exploitation ayant restreint l'importance de la forêt tropicale et l'ayant même fait disparaître à faibles altitudes. Les cultures de la banane et de la canne à sucre ont marqué les paysages non montagneux et sont sources de pollutions sensibles.

Malgré le développement de procédés modernes d'élimination (méthanisation), un certain nombre d'effluents intéressant de petites distilleries sont encore peu ou mal traités. Cette agriculture (majoritairement exportatrice) de sucre de canne, alcool (rhum) et bananes est depuis toujours très grosse importatrice d'engrais de pesticides, dont d'insecticides ; ces consommations ont heureusement une forte tendance à se restreindre, plus encore en volume global (forte régression des surfaces cultivées et des productions). Cette agriculture reste fortement encouragée, pour la rendre plus « durable » et ralentir sa récession par l'Europe, l’État et les collectivités locales (Région et Département).
Les séquelles de l'utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rémanents (chlordécone, paraquat en particulier) posent aujourd'hui problème. Depuis 1973, dans les Antilles françaises, son utilisation était destinée à protéger les bananeraies d'un charançon. Son autorisation à la vente avait été retirée en 1990 par le gouvernement français, mais une dérogation en permettra l'usage jusqu'en 1993, à la suite de la demande pressante des producteurs de banane, relayée par le député de la Martinique, Guy Lordinot. Son usage se poursuivra en réalité jusqu'aux années 2005-2007. Son utilisation a pollué l'ensemble de l'écosystème antillais et se retrouve à des concentrations supérieures à 100 fois la norme, notamment dans les eaux et les sols. Selon le BRGM du fait des 1 250 tonnes de chlordécone épandues avant que l'usage ne soit définitivement interdit (1993), et donc sans même tenir compte des utilisations frauduleuses qui ont perduré jusqu'en 2007, la pollution ne devrait disparaître que dans 7 000 ans.

Outre une pollution durable, de nombreux sols et des écosystèmes (dans les zones dédiées aujourd'hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l'aval des émissaires intéressés jusqu'à la mer), une contamination sensible de certains réseaux d'eau potable par des organochlorés, confirmée à la fin des années 1990. Des mesures ont été prises pour maintenir l'accès à une eau potable, mais les sols de certaines régions du territoire guadeloupéen et des autres îles bananières (françaises, anglophones et hispanophones) des Antilles sont durablement pollués par certains produits, dont le chlordécone. Des études sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santé. Des arrêtés d’interdiction de la pêche sont à respecter en Martinique et en Guadeloupe (poissons et crustacés d'eau douce genre ouassous, certaines espèces de poissons de lagon et de langouste), rappelle l'AFSSA, de même qu'il faut en zone contaminée éviter de consommer les légumes racines du jardin plus de 2 fois par semaine.
Les récifs sont dégradés au moins à 50 % autour des grandes îles, et de nombreux herbiers marins sont également très dégradés. L'environnement végétal et les paysages restent préservés sur quelques parties des îles, constituant un atout sensible pour le tourisme. Ces espaces sont pour partie classés en ZNIEFF et protégés, pour certaines avec un statut de réserve naturelle guadeloupéenne, dont plusieurs grottes abritant des chiroptères protégés. Des cartes d'habitats sous-marins permettent d'envisager une meilleure gestion et protection de ces habitats fragiles et des corridors biologiques sous-marins, vulnérables aux pollutions (nitrates, turbidité, pesticides…), aux pressions anthropiques et aux aléas climatiques qui pourraient devenir plus fréquents et aigus dans le contexte du changement climatique global. Le site du Grand Cul-de-sac Marin est inscrit depuis le 8 décembre 1993 en tant que zone humide d’importance internationale (Convention de Ramsar).
À Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.
Le 15 février 1993 la Guadeloupe et ses dépendances sont classées Réserve de la Biosphère (label UNESCO) avec une superficie de 69 707 ha d'espace protégés et sont inscrites au patrimoine mondial de L'UNESCO. Elle devient le Département d'outre-mer ayant le plus d'espaces protégés, avec notamment un parc national

À l'instar d'autres îles des Petites Antilles, la Guadeloupe est probablement occupée par des groupes amérindiens précéramiques à partir de 3000 av. J.-C. comme semble l'indiquer la découverte récente de traces de culture sur brûlis sur l’île de Marie-Galante. Cette période est dénommée Mésoindien ou Âge Archaïque dans la nomenclature archéologique américaine. Vers le début du premier millénaire, des groupes amérindiens agro-céramistes migrent depuis le nord du Venezuela dans tout l'arc antillais. Cette période, le Néoindien ancien ou Âge Céramique ancien comprend deux cultures bien identifiables par le style de leur production céramique : Huecan- et Cedrosan Saladoïde (anciennement dénommés Arawaks par les archéologues).
Vers le ixe siècle, ils laissent la place à la culture troumassoïde qui inaugure la période du Néoindien récent. Ces groupes ne proviennent pas d'une migration mais d'une transformation sur place des groupes antérieurs, profonde mutation encore mal expliquée mais où le climat, la démographie et des modifications sociétales pourraient avoir joué un rôle. La céramique troumassoïde est dérivée de la céramique cedrosan saladoïde, avec une extrême simplification du registre décoratif qui disparaît presque totalement. C'est sans doute tardivement, peut-être autour du xve siècle, qu'une nouvelle population migre dans l'arc antillais depuis le Plateau des Guyanes. Ces peuples, les Kalinagos ou Caraïbes insulaires décrits par les Espagnols à leur arrivée dans les Petites Antilles, pourraient correspondre aux cultures dénommées Suazoïde et Cayo par les archéologues. Cette période tardive est marquée par l'évidence de contacts avec les Taïnos des Grandes Antilles. Selon une thèse aujourd'hui sujette à controverse, les « Arawaks » auraient été massacrés à l'arrivée des Indiens Caraïbes, un peuple décrit par les chroniqueurs espagnols comme guerrier et pratiquant le cannibalisme.
Ces Indiens baptisèrent l’île Karukera (« île aux belles eaux » en langue caraïbe) ; ils sont les principaux occupants des lieux jusqu'au milieu du xviie siècle, c'est-à-dire peu de temps après l'installation des Français en 1635, mais bien après l'arrivée des premiers Européens.

L'histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb aperçoit, lors de son deuxième voyage, La Dominique, puis Marie-Galante où il débarque le 3 novembre 1493. Il arrive sur l'île de la Basse-Terre le 4 novembre. Il note l'importance de la présence de l'eau, notamment en voyant les chutes du Carbet. Il nomme l'île Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage au monastère espagnol où Christophe Colomb fit un pèlerinage après son premier voyage au Nouveau Monde en 1492 et vint remercier pour cette découverte. Dès 1502, l'archipel de la Guadeloupe est précisément indiquée dans toutes ses composantes (les cinq îles) sur le planisphère de Cantino indiquant l'importance et la connaissance du lieu par les premiers navigateurs européens. La Guadeloupe est alors peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l'île depuis le viiie siècle.
L'archipel de la Guadeloupe fut une colonie Espagnole pendant environ 130 ans, jusqu'en 1635. Les Espagnols, avant 1635, ne furent jamais très nombreux : tout au plus, une centaine de colons, et la colonie ne fut jamais défendue avec ardeur (Information douteuse)[. À l'arrivée des Français, en 1635, la résistance Espagnole fut quasi-inexistante , et au bout de moins d'une semaine, la colonie fut conquise.

À partir de 1635, Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville prennent possession de la Guadeloupe au nom de la Compagnie des îles d'Amérique, créée le 12 février 1635 par le cardinal de Richelieu afin d'élargir le champ d'intervention de la Compagnie de Saint-Christophe, dans le but d'y développer notamment la culture du tabac pour l'exporter vers la France. C'est le début de la colonisation de l'archipel.
Ces débuts sont difficiles. Une famine décime en 1635 une partie des colons, les rapports entre les Amérindiens Caraïbes, qui leur fournissaient des vivres, et les Français se tendent rapidement, dès lors que ces derniers étendent leurs terres au détriment des populations indigènes, se transformant en guerres ouvertes. En 1641, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres, sont envoyés sur l'île de la Dominique.
La dépréciation du tabac est sensible dès le début de la colonisation : quatre compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes, en raison de la chute des cours et du coût des guerres contre les Caraïbes. La population augmente cependant rapidement et l'esclavage se développe. En 1656, les esclaves sont déjà plus de 3 000 à travailler sur l'archipel, pour une population de 15 000 personnes.
En 1664, la Guadeloupe et la Martinique passent sous l'autorité directe du roi de France, Louis XIV, qui décide alors de développer la culture de la canne à sucre. Celle-ci nécessite des investissements plus onéreux que celle du tabac, mais est beaucoup plus rentable. L'édit de mai 1664 crée la Compagnie française des Indes occidentales, qui reçoit alors pour quarante ans une concession sur l'ensemble des possessions françaises des Caraïbes sous suzeraineté royale. Des terres sont données à des officiers supérieurs qui sont encouragés à y importer des esclaves pour exploiter la canne à sucre ; cependant la population d'esclaves diminue en Guadeloupe entre 1664 et 1671 (passant de 6 323 à 4 627 personnes).

Dès 1671, le monopole de la Compagnie des Indes occidentales est aboli pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des Français et des Anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre. La Guadeloupe est encore habitée par de nombreux colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux.
Après 1671, le nombre de planteurs blancs diminue rapidement et en 1674, la création de la ferme du tabac entraîne leur ruine. Moins taxé, le tabac produit en Virginie par des planteurs jacobites profite de la contrebande et prend son essor.
L'augmentation rapide de la population d'esclaves correspond aussi à la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, ancêtre de la Compagnie de Guinée, dans le sillage de la Compagnie royale d'Afrique, fondée en 1672. Face à cette concurrence, la Compagnie des Indes occidentales sera dissoute en 1674.
L‘essor de l'esclavage en Guadeloupe est cependant moins rapide qu'à la Martinique, à qui la traite négrière réserve les esclaves les plus résistants et où Louis XIV a installé plus de nobles de rang élevé et où la population noire double entre 1673 et 1680. Dès 1700, la population d'esclaves en Guadeloupe est remontée à 6 076 personnes, beaucoup moins qu’en Martinique. 

Après des tentatives infructueuses en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s'emparent une première fois de la Guadeloupe en 1759. Ils ne la conserveront que quatre ans, jusqu'en 1763 (traité de Paris).
Depuis 1757 les forces françaises sont commandées par Nadeau du Treil, gouverneur de la colonie : 250 soldats et entre 200 et 3 000 miliciens. Les principales places fortes sont :
fort St Charles à Basse-Terre
fort Louis au Petit Cul-de-sac
réduits du Dos-d'âne et au Trou-au-Chien (Trois Rivières)
L'escadre anglaise est dirigée par le commodore Moore : 8 000 hommes en tout
La flotte anglaise attaque d'abord la colonie de la Martinique mais est repoussée (15 janvier). Elle se présente devant Basse-Terre le 21 janvier au soir.
Les opérations commencent le 23 janvier; la ville de Basse terre est bombardée, tous les entrepôts sont détruits. Le fort St Charles est évacué le 25 janvier. Les forces françaises se réfugient au réduit du Dos-d'âne. La colonie attend des renforts de la Martinique et de la métropole. Une escadre de secours, commandée par Bompar, est annoncée. Les Anglais poursuivent leur conquête et assiègent le fort Louis au Petit Cul-de-sac (8 et 14 février). Ils occupent toute la partie est de l'île (St Anne et St François) dès le 29 mai.
Les dernières attaques ont lieu mi-avril en prenant à revers le réduit de Dos-d'âne : Petit Bourg tombe le 13 avril, Goyave est abandonnée le 15 et Capesterre se rend le 20. Devant les destructions, les colons demandent un arrêt des combats, ils signent de leur côté une reddition le 1er mai. N'ayant pas de nouvelle de la flotte française, sans espoir de secours, Nadeau doit capituler le lendemain.
Cette période se caractérise par un fort développement de l'économie de l'île25
Reconstruction des quartiers bombardés
Importation massive d'esclaves noirs : 40 525 en 1753 et 77 957 en 1773
Relance la production agricole :
Exportation de sucre, de café, de coton et de cacao en très forte hausse :
Fondation du port de la Pointe à Pitre pour favoriser le commerce (une centaine de vaisseaux chaque année contre dix auparavant)
Libre circulation du commerce avec les colonies anglaises et étrangères
Devant cette expansion économique, les colons blancs sont devenus favorables à un annexion à l'Angleterre. Mais les colonies anglaises de la région (Barbade, Jamaïque) craignent la concurrence des produits guadeloupéens. Ils militent pour rendre la Guadeloupe à la France. En échange les Anglais conservent le Canada et l'Inde.

À partir de 1775, la Guadeloupe n'est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l'autorité du gouverneur des îles du Vent.
En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques reprennent brièvement possession de l'île, après la défaite le 20 avril de Basse-Terre et la capitulation du général et gouverneur depuis 1792, Georges Henri Victor Collot.
Victor Hugues, nommé Commissaire national en Guadeloupe, les en chasse dès le mois de mai 1794, aidé par les esclaves, auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l'abolition de l'esclavage (adopté par la Convention nationale au mois de février par la loi du 16 pluviôse an II). Victor Hugues, dit « Le Terrible », met en place les lois de la Convention et par conséquent le tribunal révolutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l'Angleterre) ne se soumettant pas au nouveau régime, sont traduits devant ce tribunal. La répression du commissaire de la Convention sera étendue aux « anciens » esclaves qui se révoltèrent pour ne pas avoir été payés. En 1798, le Directoire le rappelle en France.
Il est remplacé par le général Desfourneaux, mais malgré sa volonté de réforme de la gestion locale, ce dernier est également remis en cause par la population et par une partie de l'armée. C'est aussi l'époque de l'expansion des corsaires guadeloupéens.
En 1802, le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l'armée les officiers noirs, qui y avaient été intégrés après l'abolition de l'esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camp de Lacrosse, Louis Delgrès, métis, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace.
Bonaparte dépêche alors une expédition de 4 000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rébellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. La loi du 16 pluviôse an II qui avait aboli l'esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.


 

_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 27 Juin - 11:44 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 27 Juin - 14:39 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Après des tentatives infructueuses en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s'emparent une première fois de la Guadeloupe en 1759. Ils ne la conserveront que quatre ans, jusqu'en 1763 (traité de Paris).
Depuis 1757 les forces françaises sont commandées par Nadeau du Treil, gouverneur de la colonie : 250 soldats et entre 200 et 3 000 miliciens. Les principales places fortes sont :
fort St Charles à Basse-Terre
fort Louis au Petit Cul-de-sac
réduits du Dos-d'âne et au Trou-au-Chien (Trois Rivières)
L'escadre anglaise est dirigée par le commodore Moore : 8 000 hommes en tout
La flotte anglaise attaque d'abord la colonie de la Martinique mais est repoussée (15 janvier). Elle se présente devant Basse-Terre le 21 janvier au soir.
Les opérations commencent le 23 janvier; la ville de Basse terre est bombardée, tous les entrepôts sont détruits. Le fort St Charles est évacué le 25 janvier. Les forces françaises se réfugient au réduit du Dos-d'âne. La colonie attend des renforts de la Martinique et de la métropole. Une escadre de secours, commandée par Bompar, est annoncée. Les Anglais poursuivent leur conquête et assiègent le fort Louis au Petit Cul-de-sac (8 et 14 février). Ils occupent toute la partie est de l'île (St Anne et St François) dès le 29 mai.
Les dernières attaques ont lieu mi-avril en prenant à revers le réduit de Dos-d'âne : Petit Bourg tombe le 13 avril, Goyave est abandonnée le 15 et Capesterre se rend le 20. Devant les destructions, les colons demandent un arrêt des combats, ils signent de leur côté une reddition le 1er mai. N'ayant pas de nouvelle de la flotte française, sans espoir de secours, Nadeau doit capituler le lendemain.
Cette période se caractérise par un fort développement de l'économie de l'île
Reconstruction des quartiers bombardés
Importation massive d'esclaves noirs : 40 525 en 1753 et 77 957 en 1773
Relance la production agricole :
Exportation de sucre, de café, de coton et de cacao en très forte hausse :
Fondation du port de la Pointe à Pitre pour favoriser le commerce (une centaine de vaisseaux chaque année contre dix auparavant)
Libre circulation du commerce avec les colonies anglaises et étrangères
Devant cette expansion économique, les colons blancs sont devenus favorables à un annexion à l'Angleterre. Mais les colonies anglaises de la région (Barbade, Jamaïque) craignent la concurrence des produits guadeloupéens. Ils militent pour rendre la Guadeloupe à la France. En échange les Anglais conservent le Canada et l'Inde.

À partir de 1775, la Guadeloupe n'est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l'autorité du gouverneur des îles du Vent.
En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques reprennent brièvement possession de l'île, après la défaite le 20 avril de Basse-Terre et la capitulation du général et gouverneur depuis 1792, Georges Henri Victor Collot.
Victor Hugues, nommé Commissaire national en Guadeloupe, les en chasse dès le mois de mai 1794, aidé par les esclaves, auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l'abolition de l'esclavage (adopté par la Convention nationale au mois de février par la loi du 16 pluviôse an II). Victor Hugues, dit « Le Terrible », met en place les lois de la Convention et par conséquent le tribunal révolutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l'Angleterre) ne se soumettant pas au nouveau régime, sont traduits devant ce tribunal. La répression du commissaire de la Convention sera étendue aux « anciens » esclaves qui se révoltèrent pour ne pas avoir été payés. En 1798, le Directoire le rappelle en France.
Il est remplacé par le général Desfourneaux, mais malgré sa volonté de réforme de la gestion locale, ce dernier est également remis en cause par la population et par une partie de l'armée. C'est aussi l'époque de l'expansion des corsaires guadeloupéens.
En 1802, le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l'armée les officiers noirs, qui y avaient été intégrés après l'abolition de l'esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camp de Lacrosse, Louis Delgrès, métis, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace.
Bonaparte dépêche alors une expédition de 4 000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rébellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. La loi du 16 pluviôse an II qui avait aboli l'esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

En 1808, les Anglais mènent une nouvelle campagne d'invasion des Antilles, prenant Marie-Galante et la Désirade, puis en 1809, les Saintes. Entre le 28 janvier et le 6 février 1810, les troupes britanniques fortes de 6 700 hommes et dirigées par George Beckwith, et soutenues par la Royal Navy commandée par l'amiral Cochrane, envahissent l'île en débarquant sur les plages du Gosier, de Sainte-Marie et de Capesterre. Les Britanniques se dirigent alors vers Basse-Terre où les troupes françaises peu nombreuses (entre 3 000 et 4 000 soldats), mal équipées et commandées par le gouverneur Ernouf sont rapidement prises en tenaille après un nouveau débarquement à Vieux-habitants, et sont obligées de capituler le 5 février 1810. L'aigle du 66e régiment impérial est un trophée rapporté à Londres, en même temps que de nombreuses troupes prisonnières.
La Grande-Bretagne intègre la Guadeloupe dans ses possessions coloniales antillaises tandis que la guerre s'intensifie en Europe (Guerre d'indépendance espagnole, Sixième Coalition) et en Amérique du Nord (Guerre contre les États-Unis, de juin 1812 à février 1815). Afin d'assurer l'intégration de la Suède dans la sixième coalition, les Britanniques signent un traité avec Bernadotte, nouveau prince héritier de Suède, le 3 mars 1813 : la Guadeloupe est cédée à ce prince, pour lui et ses descendants, en dédommagement de l'effort de guerre que la Suède doit fournir pour abattre Napoléon et pour dédommager Bernadotte d'avoir abandonné ses titres dans l'Empire français. En réaction, l'Empire français fait promulguer le 14 octobre 1813 un Sénatus-consulte « concernant l'ile française de la Guadeloupe » : « il ne sera conclu aucun traité de paix entre l'Empire français et la Suède, qu'au préalable la Suède n'ait renoncé à la possession de l'île française de la Guadeloupe ». L'écroulement rapide de l'empire napoléonien, quelques mois plus tard (avril 1814), et le traité de paix de Paris ne laissent pas le temps aux Suédois de remplacer les Britanniques sur l'île : l'article 9 du traité confirme que la Suède laisse la Guadeloupe à la France. L'épisode des Cent-jours replace la Guadeloupe sous occupation anglaise, et le deuxième traité de Paris de novembre 1815, redonne la souveraineté française sur la Guadeloupe. Pour l'anecdote, la Grande-Bretagne dédommagea la Suède de ces retournements de situation avec une somme de 24 millions de francs au profit du trésor suédois, versée sous forme de rente à perpétuité aux monarques suédois (Guadeloupefonden, en langue suédoise), rente qui fut close en 1983, après accord entre le roi de Suède et le parlement suédois.

Entre 1816 et 1825 une série de lois propres à l'île sont promulguées. Les institutions municipales voient le jour en 1837.
En 1848, sous la Deuxième République, l'esclavage est finalement aboli définitivement. En effet, le gouvernement provisoire de 1848 annonce le 4 mars la création d'une commission en vue de l'abolition, présidée par Victor Schœlcher, sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies. Le décret d'abolition est signé le 27 avril 1848. À l'occasion des élections législatives d'août 1848, la Guadeloupe désigne trois députés. Schœlcher est élu à la fois en Guadeloupe et en Martinique, mais opte pour cette dernière et cède son siège guadeloupéen à un nouvel affranchi noir, Louisy Mathieu. L'année suivante, il est élu comme député de la Guadeloupe à l'Assemblée législative.
Le 24 décembre 1854, à bord de l'Aurélie, les premiers Indiens arrivent en Guadeloupe, afin de combler le déficit de main-d'œuvre provoqué par l'abolition de l'esclavage, beaucoup de nouveaux libres décidant d'abandonner la culture de la canne à sucre. Ils viennent de la Côte de Coromandel, Pondichéry, de Madras, de la côte de Malabar ou de Calcutta. Cette population indienne s'accroît considérablement, passant de 5 761 personnes en 1860 à 21 805 en 1885. En 1925, Raymond Poincaré décide d'octroyer définitivement la nationalité française aux ressortissants indiens ainsi que le droit de vote.
Le 16 mars 1878, Saint-Barthélemy est cédée de nouveau par le Royaume de Suède à la France qui l’incorpore dans l’Empire français au sein de la Guadeloupe.

 En tant que citoyens français, de nombreux Guadeloupéens sont mobilisés comme soldats lors des deux guerres mondiales. De septembre 1939 à la fin juin 1943, l'amiral Robert est commandant en chef de l’Atlantique Ouest et haut commissaire de France aux Antilles, à Saint-Pierre-et-Miquelon et en Guyane. Bien qu'il refuse la résolution votée le 24 juin 1940 par le Conseil général de la Guadeloupe proclamant sa volonté de poursuivre le combat aux côtés des Alliés avec l'Empire français d'outre-mer et qu'il se place sous l'autorité du gouvernement de Vichy, il négocie en août 1940 avec les représentants du gouvernement des États-Unis des facilités d'achat de denrées alimentaires et de matériel dans ce pays et n'obéit pas, en 1943, aux injonctions de Pierre Laval de saborder les navires et avions de guerre français stationnés aux Antilles et de détruire le stock d'or de la Banque de France transféré à Fort-de-France depuis juin 1940. Cependant, Constant Sorin, le gouverneur de la Guadeloupe de 1940 à 1943, applique les décisions de Vichy en supprimant le conseil général en octobre 1940 et en nommant les conseils municipaux. Si bien des Békés, fonctionnaires, commerçants ou employés adhèrent la Révolution nationale, des Guadeloupéens participent aussi à la Résistance extérieure en rejoignant les Forces françaises libres : c'est ce que les Antillais appellent entrer en « dissidence ». En juillet 1943, l'amiral Robert quitte ses fonctions et la Guadeloupe est placée sous l'autorité du Comité français de Libération nationale.

Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place à l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).
Avec l'arrivée des socialistes au pouvoir en France, la loi de décentralisation est votée en 1982 et la région de la Guadeloupe est créée, s'intégrant aux 22 régions de France métropolitaine. Dans la foulée, le Conseil régional de la Guadeloupe voit le jour en 1983.
Le 14 février 1952, dans la commune du Moule, une grève est organisée par les ouvriers de l'usine Gardel en raison d'un retard dans l'application du relèvement du salaire minimum garanti. Des barrages sont érigés par les grévistes. La tension monte et finalement, les gendarmes et CRS présents sur place tirent sur la foule. Le communiqué officiel de l'époque publié par le ministère de l'intérieur dans la presse métropolitaine 4 jours plus tard parle de légitime défense après que les forces de l'ordre aient reçu "des coups de feu blessant un officier et plusieurs gendarmes et C.R.S (...) et des bombes incendiaires"  Le bilan est de 4 morts, tous du côté des manifestants, et de 14 blessés. Selon certains témoignages[réf. nécessaire], certaines victimes n'avaient pas de lien direct avec la grève. Localement ces événements sont appelés le m assacre de la Saint-Valentin.
De nouvelles émeutes ont lieu les 25, 26 et 27 mai 1967 lors des manifestations ouvrières en vue d'obtenir une augmentation salariale de 2,5 %. Ces manifestations donnent lieu à des affrontements avec les CRS, et entraînent la mort de 5 à 87 personnes, selon les sources, dont Jacques Nestor, un célèbre militant du GONG et plusieurs blessés. Les personnes arrêtées seront relâchées par la cour.
En 2009, l'ensemble des secteurs économiques de l'île sont paralysés par une grève générale qui durera un mois et demi, les grévistes dénonçant notamment les prix des biens de consommation de base

Le 1er décembre 1999, la « Déclaration de Basse-Terre » est signée. Les présidents de Région des DFA proposent au président de la République et au Gouvernement une modification législative voire constitutionnelle, visant à créer un statut nouveau de Région d'Outre-mer doté d'un régime fiscal et social spécial pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, dans le cadre de la République française d'une part, et de l'Union européenne d'autre part (article 299-2 du Traité d'Amsterdam).
Le 7 décembre 2003, les électeurs de Guadeloupe ont rejeté à 73 %, le projet de création d'une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire. Le même jour, les électeurs de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont voté en faveur de l'autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 février 2007 deux Collectivités d'outre-mer (COM) distinctes des autres dépendances et de la Guadeloupe.
Le 20 janvier 2009, débutent les grèves générales du L.K.P Liyannaj Kont Pwofitasyon (Union contre les profiteurs) qui dureront jusqu'au 4 mars. Ce collectif rassemble 48 organisations syndicales, associatives et politiques. C'est la première fois que l'on assiste à une telle union de la société civile qui élabore une plateforme de revendications balayant l'ensemble des problèmes de l'ile. Jusqu'à 100 000 personnes, soit 1/4 de la population, défilent dans les rues. Du jamais vu. Le LKP se livre alors à une mise en accusation publique de l'État français en décortiquant brillamment les mécanismes d'un système inégalitaire. Ces 44 jours de paralysie affaiblissent l'économie de la Guadeloupe et révèlent un profond malaise social sur fond de crise économique.
En avril 2009, pour trouver des réponses à la crise sociale en outre-mer, Nicolas Sarkozy ouvre les États généraux ; de nombreux ateliers dont l'atelier gouvernance propose un projet d'évolution statutaire à caractère autonome (art. 74 de la constitution) et un projet d'évolution institutionnel (simplification administrative) relevant de l'assimilation législative (art.73 de la constitution) soumis à consultation référendaire, à l'instar de la Martinique et la Guyane. Les populations de ces dernières se sont prononcées en deux référendums en janvier 2010, rejetant l'autonomie en faveur de la simplification administrative (fusion des assemblées départementale et régionale).
À la demande du président de région, Victorin Lurel, la Guadeloupe décide un report de dix-huit mois des consultations populaires, vu la proximité des scrutins régionaux et la pluralité des évolutions statutaires sollicitées par elle-même et par ses dernières dépendances. Ce délai supplémentaire accordé par le chef de l'État, devait permettre la finalisation du projet guadeloupéen et celui ou ceux des îles du sud. Mais en définitive, la Guadeloupe et ses dépendances s'inscriront dans la réforme nationale des collectivités territoriales. Les collectivités et l'État, qui avaient toutes les cartes en main, se contentent de sauver les apparences et n'ont pas su mettre en place le grand changement promis, devant un LKP réduit au simple rôle d'observateur

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 27 Juin - 20:20 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Gourbeyre (en créole Goubè) est une commune française, située dans le département-région de la Guadeloupe. C'est l'une des villes-centres d'une agglomération de plus de 51 000 habitants, l'unité urbaine de Basse-Terre. Elle est le chef-lieu du canton du même nom. Ses habitants sont appelés les Gourbeyriens et les Gourbeyriennes.
La commune se situe sur l'île de Basse-Terre. Au nord de la commune se trouve le plateau de Palmiste qui domine la ville de Basse-Terre et au sud s'élève les monts Caraïbes, hauts de 700 m environ.

Lieux-dits et hameaux
Blanchet, Champfleury, Dolé, Palmiste, Saint-Charles, Grande-Savane, Dos d'âne, Valkanaërs, le Bourg, Bisdary, Rivière-Sens, Gros Morne-Dolé.
Gourbeyre se situe à une distance de 4,5 km de Basse-Terre (séparé par la rivière Galion), le chef-lieu. Trois-Rivières se trouve à 3,6 km (séparé par la Rivière Grande Anse), Saint-Claude à 5,8 km (dont elle est séparée par la rivière du Galion), Baillif à 6,5 km et Vieux-Fort à 5,1 km. Gourbeyre fait partie de la communauté de communes du sud Basse-Terre.
À l'origine, la commune se nommait « Dos d'âne », ce qui s'explique par le fort dénivelé causé par les formations géologiques du col (entre les monts Caraïbes et le massif volcanique de la Soufrière) permettant de joindre Basse-Terre et Pointe-à-Pitre. Cependant, Dos d'âne n'avait aucune existence communale. Ce n'est qu'en 1837 que l'endroit est détaché de Basse-Terre et organisé comme une commune à part entière.

Le 8 février 1843, un séisme ravagea l’île en grande partie, dont la commune de Dos d'âne. C'est le gouverneur Jean-Baptiste-Marie-Augustin Gourbeyre qui organisa les secours des habitants et pour commémorer ce geste la commune prit son nom, Gourbeyre, le 30 avril 1846.
Monuments et lieux touristiques
Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe, sur le Houëlmont
Habitation Bisdary, inscrite aux Monuments historiques
Archives départementales de la Guadeloupe
Marina de Rivière Sens
Sources chaudes de Dolé

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 27 Juin - 21:51 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Pointe-à-Pitre (en créole : Lapwent) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe.
Pointe-à-Pitre est depuis 2007, l'unique sous-préfecture de la Guadeloupe, elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Pointe-à-Pitre.
L'origine du nom de la commune est incertaine.

Il pourrait provenir d'un anthroponyme. Peter, juif hollandais exilé du Brésil et pêcheur à moins qu'il n'ait été cultivateur de canne à sucre, se serait installé au xviie siècle sur un bout de terre perdue en pleine végétation sur la pointe de la Grande-Terre. Démarrant par la vente de poissons, il aurait selon certaines interprétations développé son commerce. Alors que nombre de bateaux marchands et autres corsaires voguaient dans les eaux guadeloupéennes, Peter aurait créé un négoce pour tous les navires de passage dans la rade. L'endroit serait vite devenu incontournable pour tous les navires qui y trouvaient de quoi acheter ou échanger des biens, vivres ou munitions. Tous les marins allaient chez Pitre à la pointe.

Cette origine est contestée, l'existence de ce personnage étant jugée improbable compte tenu des références antérieures à l'arrivée des Hollandais en Guadeloupe. L'hypothèse privilégiée tend à rapprocher le terme Pitre (ou Pit) d'une plante, possiblement Agave americana L.
Il existe une autre possibilité, un rapport avec le lieudit Pointe-à-Pitre, où se trouve la mairie de Saint-Marcel-Campes, commune du Tarn…
Devenant ainsi la pointe à Pitre, la ville reçoit officiellement son nom en 1772. Elle prend le nom de Port-de-la-Liberté durant la Révolution française.

Pointe-à-Pitre est située à l'ouest de la Grande-Terre, face à la rade ouverte sur la mer des Caraïbes et idéalement placée au centre de la Guadeloupe à la jointure entre la Grande-Terre et la Basse-Terre. La ville, construite sur des marécages, a gagné du terrain sur la mer. C'est une ville de basse altitude située au bord d'une mangrove. Elle détient son propre port de croisière. Tous les quatre ans, la ville reçoit l'arrivée de la Route du Rhum, course transatlantique en solitaire qui part de Saint-Malo. Pointe-à-Pitre a pour code PP selon la liste des quartiers maritimes.
L'îlet à Cochons est rattaché à la commune.



Dès le début de la colonisation de la Guadeloupe, le site de Pointe-à-Pitre retient l'attention des agents royaux. Il présente de nombreux avantages naturels, qui en fait d'emblée une alternative à la ville de Basse-Terre. Pourtant à cause de l'insalubrité du site les autorités hésitent longtemps à établir un centre de peuplement. La ville de Pointe-à-Pitre est fondée au milieu du xviiie siècle sur les rives marécageuses de la baie du Petit Cul-de-sac marin en raison de sa position géographique et des mouillages possibles. L'origine de la ville remonte pourtant à l'occupation anglaise de la Guadeloupe (1759 à 1763). Le bourg n'occupe alors qu'une petite partie du site dit du « morne Renfermé ». Après le retour de la Guadeloupe à la France, lors du traité de Paris (1763) la ville prend son essor avec les premiers aménagements.





Le 8 février 1843, la ville de Pointe-à-Pitre fut en grande partie détruite par un très violent tremblement de terre (d'une magnitude d'environ 7,5). D'autres villes furent endommagées, en particulier Le Moule, mais à Pointe-à-Pitre, un incendie entraîna la destruction des bâtiments subsistants, et fit de nouvelles victimes estimées à plusieurs milliers de morts et blessés. Cet évènement eut un énorme retentissement et provoqua un vaste élan de solidarité, d'abord en Martinique et dans les autres îles et pays riverains du golfe du Mexique, puis en France métropolitaine et ailleurs encore dans le monde. En raison des délais de communication, l'aide de la métropole arriva près de trois mois après la catastrophe. L'évènement est d'une grande importance historique en ce qu'il a facilité le remplacement des anciens moulins de type « Père Labat » par des usines centrales (avec toutes les conséquences sociales que ce changement a entraîné). Il a également entrainé des changements sociaux dans l'île et participé à la question de l'esclavage.

Les 26, 27 et 28 mai 1967 sont des jours sanglants pour l'histoire de la ville et de la Guadeloupe en général. Des CRS (les "Képis rouge") répriment lourdement un mouvement de grève ouvrier visant une augmentation salariale de 2,5 % et mené par le GONG, un mouvement indépendantiste guadeloupéen dont le leader, Jacques Nestor sera l'un des premiers à tomber sous les balles. Le bilan des émeutes de mai 1967 est encore aujourd'hui sujet à controverses.


Lieux et monuments
Place de la Victoire
La rue Frébault, la halle du marché aux Épices (classé MH)
Le musée Saint-John-Perse (classé MH)
Le musée Schœlcher (classé MH)
Le Pavillon L'Herminier (classé MH)
Le Mémorial ACTe
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (classée MH)
L'église de Massabielle et la grotte de Massabielle.

Différents éléments du patrimoine civil et religieux de la commune ont été construits par l'architecte Ali Tur entre 1930 et 1935 dans une politique de grands travaux décidés par différentes institutions après les dégâts de l'ouragan Okeechobee en 1928. Il réalise ainsi le palais de justice de Pointe-à-Pitre, l'hôpital-hospice de l'île, la halle aux poissons, plusieurs écoles, et la caserne des pompiers
Les statues de La Mulâtresse Solitude, du colonel Louis Delgrès, du colonel Ignace, de Marcel Lollia dit « Vélo », et la peinture murale des Émeutes de mai 1967 en Guadeloupe

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mer 28 Juin - 07:29 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

L'îlet du Gosier est un îlet d'un kilomètre de long et situé à quelques centaines de mètres au large de la ville du même nom, Gosier en Guadeloupe.
Il tient son nom de celui de la commune du Gosier. Ce sont les pélicans d'eau grands-gosiers qui chassaient autrefois dans sa lagune nourricière, qui lui valurent ce nom.

L'îlet du Gosier est un îlot de type corallien. Depuis 2003, il est sous la protection du Conservatoire du littoral pour assurer sa préservation, conjointement avec l'Office national des forêts et le service maritime de la DDE. Un garde du littoral veille au maintien de cet espace naturel.
Cet îlet est inhabité mais se fait remarquer par la présence du phare du Gosier implanté à la pointe sud.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mer 28 Juin - 08:05 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

La Soufrière, surnommée « vié madanm la » en créole guadeloupéen ou « la vieille dame » en français, est un volcan en activité situé sur le territoire de la commune de Saint-Claude en Guadeloupe, dans le parc national du même nom, dans le Sud de l'île de Basse-Terre. La commune de Basse-Terre, chef-lieu du département d'outre-mer, se trouve à une dizaine de kilomètres au sud-ouest et les chutes du Carbet sur son flanc est. C’est le seul volcan actif de l’île, actuellement à l’état de repos éruptif.
La Soufrière fait partie d’un ensemble volcanique composé des volcans Carmichaël, le Nez Cassé, l’Échelle, la Citerne et la Madeleine. C'est l’un des neuf volcans actifs des petites Antilles.

Le sommet de la Soufrière, appelé La Découverte, culmine à une altitude de 1 467 mètres. C’est le plus haut sommet de la Guadeloupe et des petites Antilles. Son dôme de lave prend la forme d’un cône tronqué de 900 mètres de diamètre à sa base. Il n’y a pas de véritable cratère, mais plusieurs bouches éruptives, des gouffres d’où s’échappent des vapeurs sulfureuses et des entailles profondes.
Le paysage est rocheux et chaotique, quasi lunaire, hérissé de pitons. Il est souvent recouvert de brumes. Plusieurs pistes balisées parcourent le sommet volcanique.
C’est un volcan actif de type péléen — explosif à nuées ardentes —, donc très dangereux, et de formation récente (100 000 à 200 000 ans). Son activité est marquée par des fumerolles, des vapeurs sulfureuses et des sources chaudes sur différents points du sommet. Il est le seul à être actif en Guadeloupe depuis 10 000 ans.



La végétation sur les flancs de la Soufrière est remarquable pour sa biodiversité. Elle s'étage sur trois niveaux :
la forêt tropicale dense jusqu'à 1 100 mètres ;
les maquis humides denses, entre 1 100 et 1 400 mètres, composés d'arbustes ne dépassant pas deux mètres de hauteur (entre autres, Schefflera attenuata, Clusia mangle, Miconia coriacea) ;
les prairies sommitales d'où émergent des bromeliaceae : Guzmania plumieri omniprésent, et surtout Pitcairnia bifrons, espèce pionnière présente jusqu'au bord des bouches éruptives.



La première éruption magmatique explosive de la Soufrière est établie vers 1440 avec plus ou moins un siècle d'incertitude ou peut-être vers 1530 avec plus ou moins 30 ans d'incertitude.
La première description de la Soufrière est le fait du père Jacques Du Tertre dans L'Histoire générale des Antilles habitées par les François paru en 1667-1671.
En 1797, une éruption phréatique d’importance eut lieu. Il ne peut être exclu que cette éruption-là ait été elle aussi celle d’une nappe captive et non d’une nappe phréatique, c’est-à-dire mise à la pression atmosphérique. Une autre éruption phréatique mineure a lieu en 1956

La dernière éruption de la Soufrière date de 19762 ; il s'agissait d'une éruption phréatique. Elle a conduit à l’évacuation de la partie sud de la Basse-Terre ainsi que de la préfecture, soit 73 600 personnes sur trois mois et demi. Aucun mort n'a été déploré. À partir de 1975, un certain nombre de tremblements de terre (16 000 séismes et 26 explosions sont répertoriés de 1975 à 1977) ont alerté les sismographes de l'observatoire volcanologique. Ces secousses sont allées en s’intensifiant dans le courant de l’année 1976. Dès novembre 1975, le préfet fut averti des dangers potentiels et de la nécessité de mettre en place un plan d’évacuation. La première explosion eut lieu le 8 juillet 1976. Les séismes ont très probablement réactivé une série de failles colmatées par de vieux matériaux (argiles et roches magmatiques). Cette crise de tremblements de terre fut la cause vraisemblable de la baisse brutale de la pression accumulée à l’intérieur d'une nappe captive chauffée, telle une cocotte minute, par les gaz échappés du magma profond, provoquant la pulvérisation de roches, et la sortie de coulées de boues (lahar), de gaz acides et de vapeurs d’eau.

25 000 personnes du sud de Basse-Terre évacuèrent spontanément la zone pour se réfugier vers la Grande-Terre, hors d'atteinte. L’activité volcanique continua encore quelques mois après cette éruption, avec d'autres coulées de boues et émissions de cendres. Le 8 juillet 1976, un important lahar dévale la vallée de la rivière du Carbet sur 3,5 km de longueur. Il a 30 à 50 mètres de largeur et une épaisseur de 15 à 20 mètres. Un second dévale la rivière du Galion le 30 août 1976. Le 15 août, l'évacuation totale et obligatoire du sud de Basse-Terre fut ordonnée. Elle dura jusqu’au 18 novembre 1976.
Le réalisateur Werner Herzog parcourut la ville déserte de Basse-Terre durant l'évacuation totale et décrivit la situation et l'attente de la catastrophe avec le court métrage La Soufrière.
Une polémique très médiatisée éclata entre les scientifiques Claude Allègre et Haroun Tazieff sur la nécessité de l’évacuation. Claude Allègre préconisa l’évacuation de la population, affirmant catégoriquement qu'avec l'hypothèse de l'intrusion magmatique, l’éruption serait grave, alors qu'Haroun Tazieff soutint que l’éruption était sans danger, toutes les analyses d’échantillons prélevés sur le volcan établissant qu’il n’y avait pas de montée de magma frais et qu'il s'agissait uniquement d'un phénomène phréatique. Le préfet décida tout de même l’évacuation mais l’éruption ne fit d’autres dommages que matériels.

L’observation de la Soufrière débuta en 1950 avec la création du laboratoire de physique du globe à Saint-Claude, dépendant de l’institut de physique du globe de Paris. Deux sismographes furent installés immédiatement. C’est grâce à cet observatoire que l’éruption phréatique de 1976 fut détectée à l’avance.
En 1989, un observatoire plus moderne fut construit sur la commune du Gourbeyre, à neuf kilomètres au sud-ouest de la Soufrière : l'observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe. Ses missions sont :
la surveillance de l’activité volcanique de la Soufrière ;
la surveillance de la sismicité régionale ;
la participation à des travaux de recherche ;
l’information préventive sur les risques sismiques et volcaniques.


 L’accès au sommet de la Soufrière est possible via des circuits de randonnée pédestre. Certains secteurs au sommet restent interdits en raison de gaz acides et toxiques. L'ascension est relativement facile, mais certaines précautions restent nécessaires.
Le départ classique se fait à partir des « Bains Jaunes » (altitude 950 mètres), puis il faut prendre la « trace du Pas du Roy ». L'accès direct en voiture au parking de la « Savane à Mulets » (altitude 1 140 mètres) n'est plus possible depuis le séisme des Saintes du 21 novembre 2004 qui a entrainé l’éboulement d’un flanc du piton Tarade

  

_________________


Dernière édition par saintluc le Sam 1 Juil - 11:13 (2017); édité 1 fois
Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 29 Juin - 06:42 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Saint-Barthélemy est une île française des Petites Antilles et une collectivité d'outre-mer (COM) au sens de l'article 74 de la Constitution depuis le 15 juillet 2007. Avant cette date, à laquelle le changement de statut a pris effet lors de la réunion du conseil territorial nouvellement élu, elle était une commune et un arrondissement, dépendant du département d’outre-mer de la Guadeloupe.
Elle est familièrement appelée Saint-Barth (ou St Barts par les anglophones). Ses habitants s’appellent eux-mêmes St-Barth.
Son code postal est le 97133 et son code officiel géographique (code Insee) est le 977 depuis le 1er janvier 20084 (ou le 97701 en forme longue).

L'île a été découverte par Christophe Colomb, qui l'a baptisée ainsi en l'honneur de son frère Bartolomé, lors de son deuxième voyage en 1493. Il la revendiqua alors pour l'Espagne. À l'origine, le nom caribéen de l'île était Ouanalao.
En 1648 eut lieu la première occupation par les Français, sur décision du commandeur Lonvilliers de Poincy. De 1651 à 1656, l'île est gouvernée par les chevaliers de Malte. Elle fut ensuite abandonnée jusqu'en 1659, date à laquelle elle redevient colonie française. Dotée d'un sol pauvre et d'un climat très sec, elle n'offre aucun potentiel économique, mais demeure cependant un enjeu stratégique dans le nord des Petites Antilles notamment de par son port naturellement protégé du Carénage. Les habitants y développent surtout la pêche, l'élevage de chèvres, la récolte de sel, la culture du coton et de l'indigo.
En 1784, l'île est cédée par Louis XVI au roi Gustave III de Suède contre un droit d'entrepôt à Göteborg. Les Suédois font de Saint-Barthélemy un port franc en 1785. En hommage au roi de Suède, le principal bourg de l'île (Le Carénage) est renommé Gustavia vers 1787. Une ordonnance de « Police générale » suédoise légifère l'esclavage à Saint-Barthélemy à partir de 1787 en lieu et place du Code Noir français ; l'esclavage y fut définitivement aboli le 9 octobre 1847.
L'île est rétrocédée à la France officiellement le 16 mars 1878 et rattachée alors à la Guadeloupe dont elle devient une commune en 1946.
En 1957, David Rockefeller y achète une propriété. Le milliardaire est imité, et depuis les années 1960 l'île s'est transformée en une destination touristique de luxe, renforcée par l'interdiction de construire des immeubles de grande hauteur et l'absence d'un tourisme de masse.
De 1962 à 2007, les communes de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy ont constitué le 3e arrondissement de la Guadeloupe (« les îles du Nord »), étant administrées par un sous-préfet ayant sa résidence principale à Saint-Martin. Le 7 décembre 2003, les électeurs de Saint-Barthélemy ont approuvé par consultation populaire, avec une participation de 78,71 % et 95,51 % des suffrages exprimés, un projet institutionnel faisant de leur île une collectivité territoriale à assemblée unique détachée du DOM-ROM de la Guadeloupe. Les premières élections territoriales de Saint-Barthélemy sont convoquées en juillet 2007 et l'île devient, le 15 juillet 2007, officiellement collectivité d'outre-mer : la commune de Saint-Barthélemy est dissoute, de même que l’arrondissement départemental et le canton.


Saint-Barthélemy se situe à 230 km au nord-ouest de la Guadeloupe et à 25 km au sud-est de Saint-Martin.
C’est une île montagneuse faite essentiellement de roches volcaniques d’environ 21 km2 (24 km2 avec ses îlets). Elle possède 32 km de côtes.
Sa population totale au 1er janvier 2012 s’élève à 9 072 habitants.
Le point culminant de l’île est le morne de Vitet à 286 m.
L’île est entourée de nombreux îlets parmi lesquels l’île Chevreau, Coco, île Fourchue (important mouillage de plaisance), île Frégate, La Tortue, Île le Boulanger, Les Grenadins, Pain de Sucre, île Pelé, île Petit-Jean, Toc Vers, Gros Îlets…
L’île dispose d’une zone économique exclusive (ZEE) de 4 000 km2. Il existe cependant un litige maritime entre la France et Antigua-et-Barbuda
Saint-Barthélemy est une île dite "sèche" ; la nature de son socle rocheux, son relief, la déforestation ancienne et les faibles précipitations font que l'eau n'est pas assez retenue pour fournir les habitants en eau potable. Celle-ci est importée (bouteilles) ou est fournie au robinet à partir d'eau de mer dessalée par osmose inverse, ce qui explique un prix au mètre cube le plus élevé de France. La récolte d'eau de pluie est aussi pratiquée. En 2007, l'île a une capacité de 3 500 m3/j qui devrait atteindre 4 300 m3/j début 2008. Pour supprimer les pollutions et nuisances dues aux décharges et se mettre en règle avec les directives européenne et la loi, un incinérateur de déchets a été construit. Sa vapeur alimente une unité de dessalement d'eau de mer (ce double processus industriel est une première mondiale selon la collectivité).
Le milieu naturel est le principal atout de développement de l'île.

Le milieu naturel terrestre s'est dégradé avec l'arrivée des premiers colons, pratiquement toutes les forêts d’origines ont été détruites pour l’élevage des caprins et ont été remplacées par une végétation secondaire. La plupart des arbres visibles sont jeunes, mais il reste encore quelques-uns centenaires. La beauté de ces paysages rustiques et de ses plages de sable blanc est appréciée des touristes.
Contrairement à d’autres îles des Antilles, la faune d’origine est pratiquement intacte et les extinctions ont été jusqu’alors minimes. Mais avec l’urbanisation et les troupeaux de caprins devenus sauvages, elle s'est fortement raréfiée. C’est la seule île française à posséder encore des couleuvres (Alsophis rijgersmaei). Quelques tortues marines viennent encore pondre sur le littoral, où leurs œufs sont depuis longtemps collectés ou braconnés (une surveillance n'est organisée que sur la réserve). Ce sont surtout la tortue verte (Chelonia mydas) et tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) ; la dernière ponte de tortue Luth daterait de 1982 (sur la plage de Flamands, selon le site de la réserve naturelle). La tortue charbonnière (Chelonoidis carbonaria), espèce terrestre, est très abondante sur toute l’île (cf. amphibiens et reptiles de Saint-Barthélemy).
Les oiseaux, plus difficiles à chasser, sont encore nombreux, avec 13 espèces nicheuses qui font de cette île la plus riche en oiseaux marins nicheurs des petites Antilles. Hormis l'herminier (Puffinus lherminieri) et les paille-en-queue (Phaeton aethereus et Phaeton lepturus) qui s'alimentent au large, toutes les autres espèces dépendent du littoral. Les îlets Frégate et Toc-Vers abritent la reproduction de la sterne bridée (Onychoprion anaethetus), la sterne fuligineuse (Onychoprion fuscatus) et le noddi brun (Anous stolidus). Les poussins d'oiseaux marins tropicaux semblent très sensibles au phénomène dit de pollution lumineuse qui tend à se développer sur les îles habitées. Dauphins (Tursiops truncatus) et baleines sont occasionnellement observés.
Les espèces endémiques strictes à l’île sont le Typhlops de St-Barth (Typhlops annae), la Solifuge de Béatrice (Ammotrechella beatriceae), la Mini 24-heures de St-Barth (Charinus bruneti) et le Scorpion de St-Barth (Oiclus questeli)

Le milieu naturel du littoral et sous-marin est la seconde richesse naturelle de l'île, avec notamment ses coraux (51 espèces, et 31 genres différents), récifs bioconstruits et les herbiers de phanérogames marines. Là aussi, d'importantes dégradations sont constatées, comme sur toutes les îles de l'arc antillais.
Ceci peut amplifier le risque ciguatera. Rien que dans la réserve naturelle, 183 espèces de poissons étaient comptabilisés en 2007, avec une densité moyenne de 238 individus/100 m2, taux honorable par rapport à d'autres réserves antillaises.
Le SEI (Sustainable Ecosystems Institute) a déjà montré que les populations se reconstituaient nettement depuis 1996 autour de Gros-Ilets et de Pain de Sucre, restauration qui semble liée à la mise en réserve (la pêche n'est pas interdite dans toute la réserve).
Comme sur toutes les îles, les espèces introduites sont source de disparition d'espèces locales et d'appauvrissement de la biodiversité. Et les flux importants de touristes venant du monde entier augmentent les risques d'épidémies et de zoonoses, de même que les apports en mer d'eaux usées et de ruissèlement mal épurées.
Une réserve naturelle a été créée en 1996 par un arrêté préfectoral au sein de laquelle la pêche est interdite dans les zones de protection renforcée et réglementée ailleurs. La gestion de la réserve a été confiée, depuis sa création, à l'association "GRENAT", dont le conseil d'administration est composé d'élus de la collectivité et des représentants de la société civile.
La pollution générale de l'environnement marin est responsable de la bioconcentration de métaux lourds (et probablement de résidus de pesticides) chez les mammifères marins et poissons du sommet de la pyramide alimentaire. Le mercure méthylé, en particulier, atteint fréquemment des taux préoccupants dans la chair des espèces prédatrices (thazards, thons, colas, espadons, marlins et voiliers) recherchés par les pêcheurs locaux et les touristes pêcheurs dits « sportifs ». Étant donné la forte augmentation de l'orpaillage sauvage et autorisé dans le nord de l'Amérique du Sud (Suriname, Guyane…) la situation ne devrait pas s'améliorer. Certaines espèces considérées comme de bons indicateurs de naturalité et qualité de l'environnement sont en forte régression, dont le Lambi maintenant protégé (pêche très réglementée, en tout temps et tout lieu, mort ou vif).
Toutes les dégradations environnementales semblent pouvoir être attribuées aux modes de développement.


Saint-Barthélemy compte sept monuments inscrits, six sont situés à Gustavia et un dans le quartier de Lorient :
batterie suédoise du fort Gustav III ;
clocher suédois de Gustavia abritant une cloche fondue en 1799 à Stockholm ;
église catholique de Gustavia ;
maison Dinzey , dite Le Brigantin ;
maison des Gouverneurs de Gustavia, (ancien hôtel de ville de Gustavia) ;
ancien presbytère de l'église catholique de Gustavia ;
église de Lorient.
à Gustavia
Le phare
Wall House (musée - bibliothèque)
Fort Karl
Sous-préfecture (ancienne prison suédoise)
Musée « Le p’tit Collectionneur »
Ancre
Quartier Public
Cimetière suédois
Quartier Corossol
Musée international du coquillage (Inter-Oceans Museum) à Corossol répertorie plus de 9 000 spécimens du monde entier.
Quartier du Col de la Tourmente
La statue "Savaku" représentant un indien arawak à Saint-Jean, dominant l'aérodrome au niveau du col de la Tourmente

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Ven 30 Juin - 10:23 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Le musée Saint-John Perse est un musée municipal situé dans le quartier historique de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Il abrite une exposition permanente sur les costumes créoles et sur la vie de Saint-John Perse.

Construit en 1880, le bâtiment présente une structure en métal et brique. À l'origine maison d'habitation du directeur de l'usine sucrière Darboussier, il était à l'abandon dans les années 1970 lorsque la mairie de Pointe-à-Pitre le rachète pour en faire le Musée Saint-John Perse. Il est inauguré en 1987, à l'occasion du centenaire de la naissance du poète-diplomate.
Le bâtiment est partiellement classé au titre des monuments historiques le 17 août 1979. Le Musée est labellisé « Musée de France » et « Maison des Illustres

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Ven 30 Juin - 10:45 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Le Houëlmont est un sommet culminant à 428 mètres d'altitude dans les monts Caraïbes, sur Basse-Terre (Guadeloupe). Une route mène à l'observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe situé au sommet.


Le Houëlmont tire son nom de celui de Charles Houël, gouverneur de la Guadeloupe de 1643 à 1664.
Le Houëlmont est situé en Guadeloupe, sur la commune de Gourbeyre, à l'extrémité sud de Basse-Terre. Il s'élève à 428 mètres d'altitude dans les monts Caraïbes. Le point culminant du massif, le morne Vent Soufflé, se trouve à environ 1 700 mètres au sud-est. Le Houëlmont domine l'anse Turlet, dans la mer des Caraïbes, à l'ouest. Il a un aspect arrondi.

À l'époque révolutionnaire, le Houëlmont constitua un site stratégique pendant les combats entre royalistes et révolutionnaires qui eurent lieu à proximité de Basse-Terre. On y trouve encore des canons abandonnés
Les pentes du Houëlmont, comme d'autres zones de la commune, étaient autrefois occupées par des bananeraies. Le Houëlmont abrite aujourd'hui l'Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe, qui surveille l'activité de la Soufrière. Des sentiers de randonnée serpentent dans la forêt.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Sam 1 Juil - 14:37 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Les îles des Saintes (en créole : Lésent ) sont un archipel d'îlots volcaniques des Antilles françaises dans la mer des Caraïbes. Divisé entre les communes de Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, les Saintes sont rattachées administrativement à la Guadeloupe. Leurs habitants se nomment les Saintois.
Ces îles tropicales se situent au sud de la Guadeloupe continentale, à l'ouest de Marie-Galante et au nord de la Dominique, au cœur de l'arc interne des Petites Antilles, Caraïbes. Parmi les neuf îlots qui la composent, deux seulement, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, sont habitées principalement par les descendants des colons venus de l'ouest de la France. Leurs 2 862 habitants ont pour gentilé : Saintois et Saintoises. Ce petit archipel fut découvert par Christophe Colomb le 4 novembre 1493, qui le baptisa « los Santos ». Ce n'est que le 18 octobre 1648, que ce « Gibraltar des Antilles » devient une possession française, et fera l'objet dès lors de nombreuses batailles de colonisation entre les deux principales puissances navales de l'époque que sont la France et l'Angleterre. La plus célèbre eut lieu le 12 avril 1782, vers la fin de la guerre d'indépendance des États-Unis et entre dans l'histoire sous le nom de « bataille des Saintes ». Les vestiges de ce passé militaire sont encore visibles et font partie du patrimoine culturel de l'archipel. Aujourd'hui, les Saintes forment une dépendance administrative du département d'outre-mer de la Guadeloupe et sont définitivement intégrées à la République française, en tant que communes. Elles participent activement à la politique de ce département et votent à l'ensemble des scrutins nationaux. De par sa localisation dans l'archipel des Îles du vent, ce territoire bénéficie d'un climat tropical tempéré par les alizés et connaît une biocénose typique de la région, dont certaines espèces endémiques à ces îlots sont protégées. La population dont l'économie est fortement orientée vers la mer a développé une culture riche de par ses origines européennes et créoles qui s'intègre aisément dans l'identité franco-caribéenne. Longtemps isolées, les îles des Saintes se sont ouvertes sur le monde et sont devenues un lieu touristique d'envergure aux Antilles

Les Saintes sont un chapelet d'îles volcaniques entièrement encerclées par des récifs peu profonds. L'archipel est issu de la ceinture volcanique récente datant du Pliocène que forme l'arc interne des Petites Antilles. Il est composé de roches apparues à l'époque Tertiaire (entre 4,7 et 2 millions d'années). Une île unique à l'origine fut divisée par des tremblements de terre d'origine Tectonique et Volcanique pour créer un archipel notamment en raison de la subduction des plaques sud-américaine, nord-américaine et Caraïbes.
Les Saintes se composent de deux îles habitées très montagneuses, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, auxquelles viennent s’ajouter sept autres îlets inhabités :
    l'îlet à Cabrit ;
    le Grand-Îlet ;
    la Coche ;
    les Augustins ;
    la Redonde;
    le Pâté.
    Les Roches percées
La superficie totale est de 13 km2. L'archipel compte environ 22 km de côtes et son point culminant est le morne du Chameau, sur l'île de Terre-de Haut atteignant les 309 mètres
Les îles des Saintes sont situées dans l'hémisphère nord. Elles appartiennent au groupe d'îles du bassin caribéen, au sud-est du continent nord-américain, entre le tropique du Cancer et l'équateur. Elles sont localisées par 15°51 Nord, la même latitude que la Thaïlande ou le Honduras et par 61°36 Ouest, la même longitude que le Labrador et les îles Malouines.
Le climat de ces îles est tropical, tempéré par les alizés. Malgré son emplacement entre la Guadeloupe continentale et la Dominique, le climat de l'archipel des Saintes est différent de ses voisines et est plus chaud et sec. Il a tendance à se rapprocher du climat de la plupart des petites îles aux sommets peu élevés des Petites Antilles (Saint-Barthélemy, la Désirade, Saint-Martin...).
Terre-de-Bas, l'île occidentale de l'archipel, est plus arrosée que Terre-de-Haut, l'île orientale qui demeure très ventilée. L'archipel bénéficie de plus de 300 jours de soleil par an, la pluviométrie peut atteindre 900 millimètres annuels mais varie fortement. La saison des pluies ou hivernage s'étale de mai à novembre qui est aussi la saison chaude. La saison sèche, de décembre à avril, est appelée le carême. L'humidité, cependant, n'est pas très élevée à cause des vents.
La température moyenne est de 25 °C (77 °F) avec des températures de jour montant à 34 °C (93 °F). La température moyenne en janvier est 28 °C (82 °F) tandis qu'en juillet elle est de 31 °C (88 °F). La température la plus basse de nuit peut être de 16 °C (61 °F). Les eaux de la mer des Caraïbes maintiennent généralement une température d'environ 27 °C (81 °F).
L'archipel est fréquemment sous la menace de tempêtes cycloniques comme l'ensemble des îles antillaises.




Les Saintes, par leur situation au cœur de l'arc des petites Antilles, ont tout d'abord été fréquentées par des tribus indiennes venues du bassin caribéens et d'Amérique centrale. Caaroucaëra (nom arawak des îles Saintes), bien qu'inhabitée, en l'absence de source d'eau, fut l'objet de visites régulières des peuples Arawaks puis Caraïbes vivant sur la Guadeloupe et la Dominique voisine vers le IXe siècle. Ils y venaient pratiquer la chasse et la pêche. Les vestiges archéologiques des haches de guerre et de poteries déterrées sur le site de l'Anse Rodrigue et entreposées au musée du fort Napoléon témoignent du passage de ces populations.
C'est lors de sa deuxième expédition pour l'Amérique, que Christophe Colomb découvre le petit archipel, le 4 novembre 1493, qu'il baptise « Los Santos », en référence à la fête de la Toussaint qui venait d'être célébrée. Tout comme ses voisines, ces îles dépourvues de métaux précieux sont rapidement délaissées par les Espagnols qui favorisent les Grandes Antilles et le continent sud-américain, vers 1523.
Le 18 octobre 1648, une expédition française conduite par le Sieur du Mé annexe les Saintes déjà sous influence anglaise, à la demande du gouverneur de la Guadeloupe Charles Houël. Dès 1649, les îles deviennent une colonie exploitée par la Compagnie des Indes occidentales françaises qui tente d'y établir l'agriculture. Mais le sol inhospitalier et l'aridité climatique de Terre-de-Haut empêchent la pérennité de l'activité qui persiste cependant quelque temps encore à Terre-de-Bas, plus humide et fertile, sous les ordres du Sieur Hazier du Buisson à partir de 1652.
En 1653, le comte de l'Étoile repousse les Indiens Caraïbes, qui tentent d'investir les Saintes en représailles des attaques françaises contre les tribus de la Dominique, décidées par le sieur du Mé en réponse aux massacres des troupes françaises de Marie-Galante. Les Caraïbes seront définitivement chassés en 1658. Au nom du roi de France, les Saintes sont rachetées au domaine royal par Colbert qui décide la dissolution de la Compagnie des Indes occidentales françaises en 1664.
Le 4 août 1666, alors que les Anglais attaquent l'archipel, leur flotte est mise en déroute par le passage d'un cyclone et les quelques Britanniques qui assiègent ce « Gibraltar des Indes occidentales » sont rapidement expulsés par les hommes des sieurs Du Lion et Desmeuriers, avec l'aide des Caraïbes. Les Anglais se rendent le 15 août 1666, jour de l'Assomption de la Vierge Marie, et un Te Deum est entonné à la demande de du Lion qui institue la commémoration annuelle de cette victoire. Ainsi est établie la fête patronale de l'île de Terre-de-Haut qui est célébrée avec ferveur jusqu'à ce jour. Notre-Dame-de-l'Assomption devient la Sainte Patronne de la paroisse.
Afin de protéger les colonies françaises de la zone, les Anglais sont repoussées jusqu'à la Barbade par le gouverneur de Saint-Domingue, Jean-Baptiste du Casse, en 1691.
De 1759 à 1763, les Anglais prennent possession des Saintes et d'une partie de la Guadeloupe continentale.
Les Saintes ne sont restituées au royaume de France qu'après la signature du Traité de Paris le 10 février 1763, par lequel la France cède l'Île Royale (Cap-Breton), l'île Saint-Jean, l'Acadie et le Canada, le bassin des Grands Lacs et la rive gauche du Mississippi aux Britanniques.
Pour prévenir les ambitions anglaises, le roi Louis XVI ordonne la construction de fortifications. Les Saintes prennent définitivement leur vocation militaire navale. C'est alors que débute, en 1777, la construction du fort Louis sur la colline du morne Mire et du fort de la Reine sur la « petite Martinique », qui sont rebaptisés, fort Napoléon et fort Joséphine en 1805, en l'honneur de Napoléon 1er et de son épouse. Ces fortifications sont complétées par les batteries du morne Morel et du morne Mouillage, puis par une tour d'observation, dite tour Modèle, sur le morne de la Vigie)

Le 12 avril 1782, après la campagne de janvier à Basseterre sur l'île de Saint-Christophe une célèbre défaite française entre dans l'histoire sous le nom de bataille des Saintes. La flotte française du comte de Grasse, mandatée pour annexer la Jamaïque anglaise, quitte la Martinique et fait route vers l'archipel des Saintes qu'elle atteindra dans la soirée. Rattrapée dans le canal par les Anglais et inférieure en nombre, elle sera écrasée par les vaisseaux des vice-amiraux d'Angleterre, George Rodney à bord du Formidable et Samuel Hood à bord du Barfleur. La légende veut qu'après avoir tiré les derniers boulets des caronades, le comte de Grasse fit tirer son argenterie. En un peu plus de cinq heures, l'affrontement fait côté français 2 000 morts, 5 000 prisonniers et 5 bateaux capturés dont l'Impétueux rebaptisé Ville de Paris, à bord duquel se trouvait le comte de Grasse, et le César qui se faisant exploser permet au reste de l'escadre de s'enfuir. Cette défaite ancrera les Saintes sous domination britannique de manière quasi permanente pendant vingt ans, mais portera un coup fatal à la Royal Navy, après celui de la bataille de la baie de Chesapeake (Virginie) en 1781, qui ne pourra renforcer les troupes coloniales contre les indépendantistes américains. Ainsi, la bataille des Saintes achève la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.
En 1794, la France de la Convention, représentée par Victor Hugues, qui a instauré les acquis de la Révolution de 1789 et la première abolition de l'esclavage en Guadeloupe tente de reconquérir les Saintes britanniques, mais ne parvient à l'occuper que provisoirement, repoussée par le puissant vaisseau anglais le Queen Charlotte (qui est à l'origine de l'appellation Reine charlotte que prend le buste de la Marianne française aux Saintes, ressemblant fortement à la statue de proue du navire).
En 1802, les bonapartistes parvinrent à obtenir des Britanniques l'abandon de l'archipel, sous la pression de leurs assauts militaires. Le 14 avril 1809, l'armada anglaise de l'amiral Sir Alexander Forrester Inglis Cochrane occupe la baie des Saintes et bloque la Passe du sud et le Pain de Sucre, et reconquiert l'archipel. Trois jeunes Saintois, Jean Calo, Cointre et Solitaire parviennent à guider trois vaisseaux français, le d'Hautpoul, le Courageux, et la Félicité, commandés par l'amiral Aimable-Gilles Troude, pris dans la rade et les font s'enfuir par la passe nord de la Baleine. Ces héros seront décorés de la Légion d'honneur, longtemps après leur mort.
L'île est conquise le 26 février 1810 par les Anglais, lors de l'Invasion de la Guadeloupe de 1810 (en). Le gouverneur français Jean Augustin Ernouf est contraint de capituler.
Par traité bilatéral signé à Stockholm le 3 mars 1813, la Suède promet aux Anglais de faire front commun contre la France napoléonienne. En retour, les Anglais doivent soutenir les ambitions de Stockholm sur la Norvège. Charles XIV Jean de Suède a en effet compris qu'il était temps pour la Suède d'abandonner la Finlande (perdue en 1809) et d'étendre le royaume vers l'ouest. Pour sceller cette nouvelle alliance, l'Angleterre offre la colonie de la Guadeloupe et ses dépendances à Charles XIV Jean de Suède personnellement.
Par ratification du Traité de Paris, le 30 mai 1814, le Royaume-Uni accepte de restituer la Guadeloupe à la France. Le roi Charles XIV Jean de Suède rétrocède la Guadeloupe à la France et gagne en échange la reconnaissance de l'Union de la Suède et la Norvège et le paiement à la maison royale suédoise de 24 millions de francs en dédommagement, connu sous le nom de « Fonds de la Guadeloupe » (la dernière traite a été honorée en 1983).


 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Sam 1 Juil - 14:41 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Le 19 juin 1815, le sieur comte de Linois (monarchiste) est séquestré dans son palais à Basse-Terre (Guadeloupe) et contraint par le bonapartiste Boyer de Peyreleau de rejoindre les ordres de l'empereur. Il fait chasser une frégate britannique mandatée pour ramener l'ordre monarchique de Louis XVIII, par le sieur Pierre René Marie, comte de Vaugiraud, gouverneur de la Martinique et des îles du vent.
Dès lors le comte de Vaugiraud les destitua de leurs fonctions et les Anglais passent à l'attaque. Les Saintes sont annexées de nouveau par la couronne d'Angleterre le 6 juillet 1815, Marie-Galante le 18 juillet et la Guadeloupe le 10 août.
Malgré la défaite des bonapartistes et la Restauration de Louis XVIII, à la demande des planteurs de la Guadeloupe et par l'ordre du général James Leith, les Anglais restèrent pour purger la colonie du bonapartisme. Les bonapartistes furent jugés devant un tribunal de guerre et déportés.
Les troupes anglaises laissèrent la colonie aux Français définitivement que le 22 juillet 1816. Antoine Philippe, comte de Lardenoy est nommé par le roi Louis XVIII, gouverneur et administrateur de la Guadeloupe et des dépendances le 25 juillet 1816.
C'est en 1822 que naît le récit du Chevalier de Fréminville. En effet, Christophe-Paulin de la Poix, marin-naturaliste en campagne aux Saintes à bord du vaisseau la Néréïde va partager un amour dramatique avec une Saintoise, Caroline, plus connue sous le titre de Princesse Caroline en référence à sa beauté légendaire. Cette dernière se suicide du haut de la batterie du morne Morel qui porte aujourd'hui son nom, pensant son cher et tendre mort à Saint-Christophe ne le voyant pas revenir de campagne. Elle condamne ainsi le chevalier à la folie ; pris de chagrin, ce dernier retourne à Brest, emportant les habits de Caroline, où il se travestit jusqu'à la fin de ses jours. Les gravures et récits sont conservés au musée du Fort Napoléon.
En 1844, sous le règne de Louis-Philippe, débute la construction d'un fort sur les ruines de l'ancien fort Louis, il est décidé d'une fortification à la technique de Vauban, pour protéger l'archipel d'une éventuelle reconquête anglaise.
En 1851, un pénitencier est construit sur la « Petite Martinique » devenue « îlet à Cabrit » ; le remplace en 1856 une prison réservée aux femmes, qui sera détruite en 1865 après le passage d'un ouragan. Le fort, commencé sous le règne de Louis-Philippe, est achevé en 1867 celui de Napoléon III. Un lazaret de quarantaine voit le jour en 1871 en lieu et place du pénitencier.
Le 9 août 1882, sous le mandat de Jules Grévy, à la demande des conseillers municipaux et avec l'appui de l'Église revendiquant la création de la paroisse de Saint Nicolas de Myre, la commune de Terre-de-Bas voit le jour, mettant fin à la commune des Saintes. La fête patronale est alors instituée le 6 décembre, jour de la Saint Nicolas, en l'honneur du saint patron de l'île.
En 1903, les garnisons militaires et disciplinaires sont définitivement abandonnées, c'est la fin du « Gibraltar des Antilles », mais en l'honneur de son passé militaire, les navires de la Marine nationale y feront traditionnellement escale. En 1906, le célèbre croiseur Duguay-Trouin fait escale aux Saintes. En septembre 1928, les Saintes, tout comme les îles avoisinantes de la Guadeloupe, sont violemment frappées par un cyclone de forte intensité qui détruit une grande partie des archives municipales. À partir de 1934, les premières auberges voient le jour et marquent le début de la fréquentation de l'île par le monde extérieur


En juin 1940, répondant à l'appel du général de Gaulle, les Antilles françaises sont entrées dans un mouvement de Résistance contre le régime de Vichy et la collaboration avec l'Allemagne nazie, qu'ils appelèrent « la Dissidence ». Le gouverneur, nommé par le maréchal Pétain, Constant Sorin, est chargé d'administrer la Guadeloupe et ses dépendances. Les Saintes deviennent un haut lieu de la dissidence.
Les Antilles françaises subissent le pouvoir arbitraire et l'idéologie autoritaire de Philippe Pétain et Pierre Laval. Le ministère des Colonies de Vichy, par ses représentants coloniaux, Constant Sorin et l'amiral Georges Robert, haut commissaire de France, applique entièrement sa législation incluant les lois antisémites. Un état policier fort est mis en place et toute résistance est sévèrement réprimée. Compte tenu du ralliement des Antilles françaises au régime de Vichy, les forces anglo-américaines décrètent un embargo sur les îles. Elles sont coupées de toute relation avec la France, en particulier l'importation de carburants et de produits alimentaires. Constant Sorin applique dès lors une politique de rationnement et d'autosuffisance, en diversifiant et en augmentant la production locale. C'est l'époque de la débrouillardise.
Le 27 octobre 1940, le conseil général est dissous et les maires de la Guadeloupe et des dépendances sont relevés de leurs fonctions et remplacés par des notables nommés par le gouvernement de Vichy. Le maire de Terre-de-Haut, Théodore Samson, est destitué et remplacé par un blanc martiniquais, de Meynard. Les réunions populaires sont interdites et la liberté d'expression supprimée par le régime. Une résistance passive à Vichy et ses représentants locaux est alors organisée de 1940 à 1943.
Plus de 4 000 Antillais quittent leurs îles, au risque de leur vie, pour se rendre dans les colonies britanniques voisines. Ainsi, ils rejoignent les Forces françaises libres, en effectuant d'abord une formation militaire aux États-Unis, au Canada ou en Grande-Bretagne.
Dans ce contexte, les Saintois s'embarquent massivement à bord de leurs saintoises traditionnelles pour rejoindre clandestinement les côtes guadeloupéennes et récupérer les volontaires au départ. Ils traversent ensuite les canaux des Saintes et de la Dominique, pour atteindre l'île britannique voisine et être recueillis par les soldats alliés, en prenant garde d'éviter les patrouilleurs de l'amiral Robert. Beaucoup ont intégré le bataillon antillais des Forces françaises libres sur les Fronts d'Afrique du Nord et participèrent au débarquement de Provence et au débarquement d'Italie aux côtés des Alliés.
À la même période, le Fort Napoléon devint une prison politique où sont enfermés les dissidents. Le capitaine Sabine en prend le commandement.
En mars 1943, les Guyanais se rebellent contre le régime et rejoignent la France libre. Les Antillais suivent le mouvement et en avril, mai et juin 1943. En Guadeloupe, un mouvement civil de résistance prend les armes et se rebelle contre l'administration de Vichy, influencé par Paul Valentino (opposant au régime, arrêté le 21 avril 1940, enfermé au Fort Napoléon des Saintes et déporté au bagne des Îles du Salut (Guyane française) revenu clandestinement dans l'île depuis la révolte guyanaise. En Martinique, les fusiliers marins de Fort-de-France se rebellent à leur tour contre l'amiral Robert.
Les pénuries liées à l'embargo rendent la vie de plus en plus difficile. L’amiral Robert voulant mettre un terme au blocus, envoie une lettre de capitulation aux Américains, le 30 juin 1943.
Le 3 juillet 1943, l'amiral américain John Howard Hoover arrive en Martinique et le 8 juillet 1943, le gouvernement américain exige une reddition inconditionnelle à l'autorité du Comité français de la Libération nationale (CFLN) et offre l'asile politique à l'amiral Robert.
Le 15 juillet 1943, le gouverneur Constant Sorin et l'amiral Robert sont relevés de leurs fonctions par Henri Hoppenot, l'ambassadeur de Forces françaises libres. Les Antilles françaises rejoignent ainsi à leur tour la France libre. L’amiral Robert quitte la Martinique le même jour pour Porto Rico puis les États-Unis.
Le maire de Terre-de-Haut, Théodore Samson, retrouve ses fonctions dès la libération de la Guadeloupe.
Le 19 mars 1946, le Président du Gouvernement provisoire de la République française promulgue la loi de départementalisation érigeant les colonies de la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et la Guyane. Dès lors, les Saintes, Marie-Galante, La Désirade, Saint-Barthélemy et la partie française de Saint-Martin sont rattachées au nouveau département de la Guadeloupe en tant que communes. Le statut colonial connu jusqu'alors est remplacé par une politique d'assimilation au territoire métropolitain.
En 1957, en pleine campagne des municipales, le décès mystérieux du maire de Terre-de-Haut, Théodore Samson, alors qu'il se trouvait dans les bureaux de la Gendarmerie nationale de l'île pour régler un différend entre son petit-fils et un riverain à propos d'une jarre en terre cuite, provoque un soulèvement de la population contre l'institution qui est saccagée par des coups de conques de strombes géants et de pierres. La révolte dure deux jours avant d'être estompée par les renforts militaires et policiers venus de la Guadeloupe continentale qui dissipent la foule, cherchent et arrêtent les insurgés issus principalement de la famille Pineau, soutien politique de Théodore Samson. Une frégate de la Marine nationale reste quelques semaines en rade des Saintes pour ramener le calme.


Le 21 novembre 2004, les îles des Saintes sont frappées par un séisme de magnitude 6,3. Il s'agit d'un tremblement de terre intraplaque situé sur un système de failles normales allant des Saintes au nord de la Dominique. Ces failles sont globalement dirigées sur un axe à 135° (du nord-ouest au sud-est), avec des pendages vers le nord-est (faille de Roseau, faille de Marigot) ou vers le sud-ouest (failles du Souffleur, de Rodrigues, de Redonda). Ces failles délimitent des fossés correspondant à une extension localisée sur le volcan de Roseau et le volcan Colibri, un volcan sous-marin inactif. L'épicentre a été localisé à 15°47'N 61°28'O, en pleine mer entre l'île de la Dominique et l'archipel des Saintes, approximativement sur la faille du Souffleur. La profondeur du foyer sur la croûte terrestre est superficielle, et estimée à environ 10 000 mètres.
La secousse du choc principal et des nombreuses répliques est puissante, atteignant une intensité MSK de VIII (dégâts structuraux importants) aux Saintes. Les dégâts matériels aux Saintes, à Trois-Rivières (Guadeloupe) et dans le nord de la Dominique sont considérables sur les bâtiments les plus vulnérables. À Trois-Rivières, la chute d'un mur de cloison a tué une fillette endormie et gravement blessé sa sœur. Aux Saintes, même s'il n'y eut aucun mort ni blessé grave dénombré, beaucoup furent traumatisés et terrorisés par les fortes et nombreuses répliques. Comme toutes les petites Antilles, la zone autour des Saintes comporte un grand nombre de failles de toutes tailles, qui se perturbent mutuellement et font durer plusieurs années la décroissance en magnitude et en fréquence des répliques, facilement ressenties à cause de la proximité des îles.
Ce séisme a rappelé aux Antillais la nécessité de vivre avec les séismes comme avec les cyclones et de s'y préparer au mieux pour minimiser les risques. Il a aussi permis de lancer le « Plan Séisme » au niveau national, dont un volet est spécifiquement consacré aux Antilles.


 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Sam 1 Juil - 17:05 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Les Arawaks (Arahuacos en espagnol, Aroüagues dans les écrits français du xviie siècle) sont des Amérindiens des Antilles issus de la forêt amazonienne, proches de la culture saladoïde. Le nom d'Arawaks qu'on leur a donné ne désigne pas un peuple en particulier, mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie, dont les populations Kali'na ou Caraïbes.
À la fin du xve siècle, les Arawaks étaient dispersés en Amazonie, sur toutes les Grandes Antilles, aux Bahamas, en Floride et sur les contreforts des Andes.
Les plus connues des peuplades arawaks sont les Taïnos qui vivaient principalement sur l'île d'Hispaniola, à Porto Rico et dans la partie orientale de Cuba. Ceux qui peuplaient les Bahamas s'appelaient les Lucayens.
Il s'agit de populations néolithiques pratiquant l'agriculture, la pêche et la cueillette, mais ils produisirent une céramique typique extrêmement décorée par la technique de l'adorno et les peintures blanches, noires, ocre. Les populations amérindiennes des Antilles ne connaissaient pas l'écriture.
Dans leur phase la plus récente (800-900 apr. J.-C.) et aux Petites Antilles, les Arawaks se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site de Savane Suazey sur l'île de Grenade. Ceux-ci ont été longtemps désignés sous l'appellation de caraïbe. Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes.
On dit que les Arawaks avaient une doctrine bien particulière quant aux animaux qu'ils tuaient : ils s'excusaient et les remerciaient pour leur viande.

Les Arawaks sont les premiers Amérindiens à avoir eu un contact avec les Espagnols du xve siècle, c’est-à-dire Christophe Colomb et son équipage. Le bateau de Colomb arrivait alors aux Bahamas, l'étrange gros navire attirait la curiosité des Amérindiens, qui, émerveillés, s'en allèrent à la nage à la rencontre des visiteurs. Quand Colomb et ses marins débarquèrent, armés de leurs épées, parlant leur étrange langage, les Arawaks leur apportèrent rapidement de la nourriture, de l'eau, des cadeaux. Plus tard Colomb écrira ceci : « Ils nous apportèrent des perroquets, des ballots de coton, des javelots et bien d'autres choses, qu'ils échangèrent contre des perles de verre et des grelots. Ils échangèrent de bon cœur tout ce qu'ils possédaient. Ils étaient bien bâtis, avec des corps harmonieux et des visages gracieux  Ils ne portent pas d'armes - et ne les connaissent d'ailleurs pas, car lorsque je leur ai montré une épée, ils la prirent par la lame et se coupèrent, par ignorance. Ils ne connaissent pas le fer. Leurs javelots sont faits de roseaux. Ils feraient de bons serviteurs. Avec cinquante hommes, on pourrait les asservir tous et leur faire faire tout ce que l'on veut. »
Colomb, fasciné par ces gens si hospitaliers écrira plus tard : « Dès que j'arrivai aux Indes sur la première île que je rencontrai, je m'emparai par la force de quelques indigènes, afin qu'ils apprennent et puissent me donner des renseignements sur tout ce qu'on pouvait trouver dans ces régions. »
Les Arawaks d'Haïti furent réduits en esclavage. Exploitée, la population de l'île fut réduite de moitié en deux ans (250 000 personnes). En 1515, il ne subsistait plus que 15 000 indiens. En 1650, tous les Arawaks et leurs descendants avaient disparu

Les quelques éléments ayant trait aux mythes et légendes du peuple Arawak, ont été rapportés des voyages d'Urbain du Roissey, un corsaire normand. Ce dernier interceptait les galions espagnols dans la mer des Antilles et se réfugiait sur la rade de Basse-Terre à l'île Saint-Christophe pour réparer des avaries subies pendant ses combats navals. Durant ces périodes de repos forcé, il aimait bien se rendre dans l'île de Saint Martin, qu'il trouvait paradisiaque. Il a rédigé plusieurs notes et a écrit des lettres à son fidèle ami, le sieur Chevalier des Deffends. Il subsiste quelques exemplaires, précieusement conservés dans la demeure familiale de ce dernier.
Les Arawaks ont toujours été très attentifs aux caractères du raffinement, de la beauté et de l'art. Ils vivaient en parfaite harmonie avec la nature, mais étaient aussi de redoutables commerçants. Il semblerait que les Arawaks s'appuyaient sur une autorité matriarcale.
Dans la tradition populaire, le mythe le plus répandu serait celui d'une princesse Arawak, "Momand'Loup", ayant réussi à devenir reine sur le continent des "conquistadors". Toutes les 48 lunes, les Arawaks organisent, entre les différents clans, une épreuve pour élire la meilleure d'entre eux, celle qui représente le mieux leur peuple. Cette élue a alors pour mission de rejoindre une terre étrangère, telle une ambassadrice, et doit créer des liens commerciaux entre cette nouvelle nation et sa patrie d'origine. Urbain du Roissey dans un de ses extraits écrit : « Par hasard, j'assistais en ce jour saint, à l'arrivée de la femme vainqueur de toutes les épreuves, jamais, je n'avais vu autant de visages souriants, et une telle liesse chez les Arawaks, généralement, peu démonstratifs. Elle était petite de taille, mais bien proportionnée et magnifiquement jolie, on devinait sous son pagne, des jambes galbées et musclées. Elle avait hérité d'un visage gracieux. Elle avançait doucement à travers la foule. Elle porta son regard sur moi, un regard débordant d'intelligence et de malice à la fois. Une onde étrange me traversa, et je restais paralysé, comme émerveillé. Je sentis plusieurs fois mon cœur défaillir. Je sus que j'avais devant moi, un personnage extraordinaire, hors du commun. L'avenir me le confirma... »

Ses notes, précises, permettent de suivre l'histoire de "Momand'Loup". On sait qu'elle débarqua à Nantes en 1645, sur un bateau transportant du sucre, des bois précieux et de l'huile de palme utilisée par les savonneries. Dans cette période, la guerre contre l'Espagne, mal comprise et mal acceptée par l'opinion publique, avait entraîné une formidable et impopulaire augmentation des impôts. Des émeutes se produisaient un peu partout, dans les villes et les villages. Les routes n'étaient pas sûres, mais Momand'Loup put compter sur la protection du Chevalier des Deffends. À de nombreuses reprises, ils combattirent dos à dos, en usant assez habilement de leur mousquets. C'est à Nantes que la princesse Arawak rencontra le marquis de Goulaine et en tomba amoureuse. La famille de Goulaine disposait d'un domaine appréciable de plus de 30 000 hectares. Mathieu de Goulaine, l'aïeul, fut le médiateur entre les rois de France et d’Angleterre qui octroyèrent à sa famille l’insigne faveur d’unir sur leur blason les léopards et les fleurs de lys

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Sam 1 Juil - 20:08 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Armand Barbès, né à Pointe-à-Pitre le 18 septembre 1809, mort à La Haye le 26 juin 1870 est un républicain français, opposant à la monarchie de Juillet, qui reste dans l'Histoire comme l’homme de deux journées :
celle du 12 mai 1839, insurrection où les républicains des Saisons tentent de renverser Louis-Philippe, et pour laquelle il est condamné à la détention perpétuelle, puis libéré par la révolution de 1848 ;
celle du 15 mai 1848, par laquelle les militants des clubs tentent d’imposer leur loi au gouvernement provisoire. Incarcéré puis amnistié en 1854, il choisit de s'exiler.
Surnommé par ses admirateurs « le conspirateur hors pair » et « le Bayard de la démocratie », Barbès est aujourd'hui le paradigme du « révolutionnaire romantique » du xixe siècle, courageux et démocrate véritable, mais aussi, « un homme d'action sans programme» et « fléau de l'establishement» (Karl Marx)
Armand Barbès naît en 1809 en Guadeloupe, fils ainé d'une famille bourgeoise. Son père est un chirurgien militaire, né à Capendu dans l'Aude, vétéran de la campagne d'Égypte, muté en Guadeloupe en 1801, il y reste jusqu'à la chute de l'Empire napoléonien.
La famille revenue dans l'Aude, à Carcassonne, Armand y reçoit en 1830, son baptême révolutionnaire. À 20 ans, avec une fibre républicaine aussi forte que précoce et un physique imposant, il a été choisi pour mener le bataillon local de la Garde nationale pendant la révolution de 1830, bataillon que son père a équipé avec ses propres deniers. Par chance, il n'est pas blessé.
En 1832, Armand s’installe à Paris pour étudier. Ses parents lui ont laissé le choix entre la médecine et le droit. Étant révulsé par la vue du sang, il choisit le droit1. Ses parents meurent, lui laissant un « gros héritage », si gros que Barbès, libéré de la nécessité de travailler est enfin libre de se soumettre à la grande passion de sa vie : « conspirer pour renverser le régime en place » et en l'occurrence, la Monarchie de juillet. En effet, à peine arrivé à Paris il avait répondu à Étienne Arago, un ami de ses parents, qui lui proposait de le faire entrer gratuitement à son théâtre : « Monsieur, je viens à Paris pour m'instruire, mais aussi pour mettre au service de la cause démocratique ma fortune, mon sang, ma vie. Mon plus grand désir est d'être présenté à Godefroy Cavaignac. »
En 1834, son adhésion à la Société des Droits de l'Homme, accusée d’avoir préparé l’insurrection de 1834, vaut à Barbès sa première arrestation et son incarcération à la prison Sainte-Pélagie. Il est libéré début 1835.
Le 12 juillet 1835, il aide Godefroy Cavaignac à organiser « la grande évasion » de 27 prisonniers (dont Armand Marrast et Joseph Guinard) de cette prison parisienne pourtant réputée « infranchissable », grâce à un souterrain dégagé sous la prison et donnant accès au jardin d’une maison mitoyenne. Armand Barbès les y attendaient, s’assurant que la propriétaire de la maison ne donne pas l’alerte.
En 1834, la SDH est à peine démantelée par la police que Barbès fonde l'éphémère Société des Vengeurs suivie, l'année suivante, par la Société des Familles. Société dont il compose le serment d'adhésion, passage obligé pour tous les aspirants conspirateurs. C'est le commencement de sa longue et tumultueuse « collaboration » avec Blanqui. Le 10 mars 1836, Barbès et Blanqui sont arrêtés par la police, en train de charger des cartouches dans l'appartement qu'ils partageaient à Paris. Barbès, condamné à un an d'emprisonnement, amnistié en 1837 demeurera quelque temps, en famille à Carcassonne, où il échafaude les plans d'une nouvelle société secrète et écrit la brochure qui restera sa seule contribution à la littérature révolutionnaire, Quelques mots à ceux qui possèdent en faveur des Prolétaires sans travail.
Retourné à Paris en 1838, Barbès se joint à Blanqui pour former encore une autre société secrète républicaine, la très prolétaire Société des Saisons.

Membres fondateurs de cette société, Barbès, Blanqui et Martin Bernard préparent l'insurrection du 12 mai 1839. Trois républicains de la même veine, de la même génération, celle du combat révolutionnaire contre la monarchie de Juillet au temps de leur jeunesse, mais dont les itinéraires divergèrent ensuite. Martin Bernard, Blanqui et Barbès, sont de la génération des sociétés secrètes. Ils ont connu les procès et la prison. Ces trois figures se ressemblent tellement mais seuls Barbès et Blanqui deviendront des figures emblématiques du mouvement républicain.
Ainsi, pour des raisons qui parfois se rejoignent (le sacrifice de leur liberté consenti par les deux hommes) ou diffèrent au niveau des doctrines et des caractères, ces deux grandes figures appartiennent en effet au Panthéon républicain où ils bénéficient tous deux d’une réputation de révolutionnaires intransigeants, jamais entamée par les inévitables compromis induit par l’exercice du pouvoir. Les deux hommes qui se côtoient depuis 1836 ont bien appris à se connaître.
En 1839 la Société des Saisons, qu'ils ont tous deux contribué à former, est beaucoup plus prolétarienne que les sociétés secrètes précédentes et compte environ neuf cents membres. Avec son appui, Blanqui prépare un coup d’État à Paris. Il demande à Barbès, retourné à Carcassonne, d’y participer. Barbès commence par refuser, puis finit par accepter lorsque Blanqui le traite de lâche. Le 12 mai 1839, quatre cents insurgés parviennent à occuper brièvement l’Assemblée, l’Hôtel de ville et le Palais de Justice, mais le nombre et les armes leur font défaut. Barbès est arrêté tandis que Blanqui parvient à s’échapper et se cacher quelques mois. Barbès est condamné à mort, puis gracié après une intervention en sa faveur de Victor Hugo.
L'échec du coup d'État de 1839 amène le divorce entre Barbès et Blanqui, ce qui nuit profondément par la suite à l'extrême-gauche lors de la révolution de 1848, mais également plus tard. Blanqui, premier chef de ce coup, semble avoir cru que Barbès, qui était resté à l'écart pendant un certain temps, avait fini, épuisé par se décourager, davantage que ses camarades insurgés. De fait, libéré de prison en 1848, Barbès semble s'être mis à la disposition des révolutionnaires modérés afin de contrecarrer Blanqui. Guidé par Lamartine, il forme le club de la Révolution pour contrer la Société centrale insurrectionnelle de Blanqui prudemment rebaptisée Société républicaine centrale.
Nommé colonel de la Garde nationale du douzième arrondissement, Barbès mène ses troupes, le 16 avril contre une manifestation ouvrière menée par Louis Blanc et Blanqui. Les ouvriers exigeaient un programme social plus actif et surtout l'ajournement des élections à l'Assemblée nationale constitutive, toutes proches. Les manifestants pressentaient que si le gouvernement n'avait pas le temps d'« instruire » les provinciaux, la nouvelle assemblée serait dominée par les Parisiens conservateurs.
En mars 1848 l'hostilité entre Barbès et Blanqui éclate au grand jour avec la publication par le journaliste Taschereau d'un prétendu document (tiré des dossiers de police…) et qui prouverait que Blanqui avait trahi ses camarades conspirateurs en 1839. Bon nombre d'historiens jugent maintenant hautement probable que ce document soit « un faux diffusé (sous forme de fuites) par le gouvernement » pour déstabiliser Blanqui. Barbès, lui semble croire à l'authenticité de ce document, ce qui provoquera de « terribles divisions » parmi l'extrême gauche, divisions toujours présentes à la fin du siècle.
Les deux hommes qui en quelques années en arriveront à se méfier l'un de l'autre, finiront par se détester : affrontement de deux caractères, de deux logiques mais aussi séquelles des mauvais coups (insurrectionnels).

Élu à l'assemblée constituante du 23 avril 1848, Barbès, à l'extrême gauche de l'hémicycle, représentera son département d'origine l'Aude. Sa carrière parlementaire fut brève, car le 15 mai, des manifestants envahissent l'Assemblée, sous le prétexte de présenter une pétition invitant le gouvernement à s'impliquer davantage pour la libération de la Pologne. Barbès, à l'origine opposé à la démonstration, a d'abord tenté de disperser la foule, mais il semble avoir perdu la tête en voyant Auguste Blanqui dans l'assemblée. Dans un effort pour prendre la tête de la démonstration face à son ennemi, il détourne l’émeute vers l'hôtel de ville, où une nouvelle république, plus radicale, serait proclamée. Véritable ballon de baudruche, l'insurrection se dégonfla d'elle-même avec l'arrivée de la garde nationale qui arrêtera Barbès. Il fut condamné à la déportation, en avril 1849, par la Haute Cour de justice de Bourges, jugé coupable d’un double attentat ayant eu pour but de renverser le gouvernement et d’exciter à la guerre civile.
Plus tard, Karl Marx écrira dans les Luttes de classe en France : « Le 12 mai [1839, le prolétariat] a cherché en vain à reprendre son influence révolutionnaire et seulement réussi à livrer des chefs énergiques aux geôliers de la bourgeoisie. » Des historiens modernes ont été beaucoup moins aimables : Georges Duveau a qualifié l'événement « de farce tragique et absurde n'ayant, dès le départ, aucune chance d'aboutir ».
Barbès connaîtra donc les geôles des différents régimes: celles de Louis-Philippe (de 1836 à 1837, de 1839 à 1848), de la Deuxième République et du Second Empire (de 1848 à 1854). Il montre un courage indomptable et chevaleresque (le « Bayard de la démocratie »), un goût du sacrifice, une acceptation de ses responsabilités qui expliquent certainement le charisme qui était le sien et dont témoignent tous les contemporains. Il y a là une part d’irrationnel qui échappe à l’analyse, un « mythe Barbès ».
Condamné à la prison à vie en 1849, Barbès fut libéré par Napoléon III en 1854. Mais, il ne revint jamais en France, se retirant dans un exil volontaire à la Haye aux Pays-Bas, où il mourut le 26 juin 1870, quelques semaines avant que la république ne succède au Second Empire, « événement qui l'aurait, sans aucun doute, réjoui au-delà de tout » selon Bernard Martin (Correspondance).
Il est inhumé au domaine privé de Fourtou, à Villalier dans le département de l'Aude.
Cependant, les Français ne revinrent aux Saintes que le 5 décembre 1814, quand le général anglais Sir James Leith, commandant en chef des forces armées aux Antilles et gouverneur des Îles Sous le vent accepta de quitter l'archipel.
Le nouveau gouverneur de la Guadeloupe et des dépendances, le contre-amiral Charles Alexandre Léon Durand, comte de Linois et son sous gouverneur le sieur Eugène Édouard Boyer, baron de Peyreleau, envoyés par Louis XVIII pour reprendre possession de la colonie sont rapidement perturbés par le retour de Napoléon Ier en avril 1815 (Cent Jours). Un conflit éclate dès lors entre bonapartistes et monarchistes dans la colonie.

En 1831, Blanqui fonde la Société des Amis du Peuple qui fait suite à ses Cercles Républicains. Selon Vidocq  : « en 1833, il y a à, plus de cent sociétés secrètes gangrènent Paris qui n'en peut mais ».
En 1834, La Société Droits de l'Homme fondée par Barbès est démantelée par la police. Le 12 juillet 1835, Barbès parvient à faire évader 28 conjurés de la prison Sainte-Pélagie à Paris. Aussitôt, il organise l'éphémère Société des Vengeurs puis la Société des Familles, association clandestine de révolutionnaires républicains qui comptera bientôt de 900 à 1 600 membres, recrutés parmi les artisans de la capitale, les étudiants ou les volontaires de la Garde nationale. Il en compose le serment.
Son action est bientôt interrompue. Barbès est condamné à un an de prison pour fabrication de poudres, rue de l'Oursine, le gouvernement profitant à cette époque de l’émoi suscité par l’attentat de Fieschi, le 28 juillet 1835, pour décapiter l’opposition.
La SDF comptait, divisée en "Familles", des petits groupes de 5 initiés dirigés par un "Chef de Famille". En 1837, la SDF se scinda en deux groupes : la Société des saisons (SDS) et les Phalanges Démocratiques.
La SDS se subdivisait en "Semaines" qui regroupaient 6 hommes et un chef. Quatre semaines formaient un Mois de 28 jours (comptant donc 28 initiés et un chef). Trois Mois constituaient une Saison et quatre Saisons formaient une Année. Il existait au moins trois Années dirigées par Blanqui, Barbès et Martin Bernard.
Les Phalanges Démocratiques étaient dirigées par Mathieu d’Épinal, Pornin et Vilcocq. Leur programme d'inspiration anarcho-communiste réclamait : « l'abolition de la propriété et de la famille, communauté des femmes, éducation gratuite, destruction des objets de luxe, dictature populaire... » Le 8 mars 1836 est découvert la « Conspiration des poudres », rue de l'Oursine à Paris. Barbès et Blanqui sont arrêtés le 11, alors qu'ils déconditionnaient des cartouches pour en récupérer la poudre.
D'avril à juillet 1837 parait une campagne d'affichage de sept proclamations enflammées, sortant de l'"Imprimerie de la République", la première étant intitulée Au Peuple. Elles annoncent la réorganisation de la Société des Familles sous le nom de "Pelotons".
Les 12 et 13 mai 1839, l'insurrection des Saisons qui visait au renversement du gouvernement monarchique et à l'instauration d'une république sociale tourne mal. Barbès, blessé, est arrêté. On relève 77 tués et au moins 51 blessés du côté des insurgés, 28 tués et 62 blessés de l'autre. C'était en fait une tentative de coup d'État mais un coup d'État mal préparé, sans objectifs intermédiaires, sans porte de sortie, sans alternative vraie… Suivront 692 interpellations. Il y a plus de 750 dossiers d'inculpés au procès devant la Cour des pairs. Les archives de ce procès constituent une source intéressante pour l'étude des sociétés secrètes. La SDS qui avait succédé à la SDF mais aussi à d'autres sociétés plus fugitives comme la Société des Vengeurs.

Du 11 juin au 12 juillet 1839 se tient le premier procès des insurgés de mai (19 accusés). Fidèles aux traditions carbonaristes, Barbès et Bernard refusent de se défendre. Ce dernier est condamné à la déportation et Barbès à mort. À son insu, sa sœur obtient du roi, le 14, la commutation de sa peine en travaux forcés à perpétuité, de nouveau commuée en déportation le 31 décembre.
Le 14 octobre 1839, Blanqui et cinq de ses compagnons sont arrêtés, ces derniers ne seront pas poursuivis.
En décembre 1840 est formée des Nouvelles saisons (Henri Dourille, Lucien Delahodde).
Du 13 au 31 janvier 1840 se tient le second procès des insurgés de mai 1839 (34 accusés). Comme Barbès et Bernard, Blanqui refuse de répondre. Condamné à mort le 31 janvier, sur intervention de sa femme et à son insu, à l'instar de Barbès, sa peine sera commuée en déportation le 1er février. Il rejoindra Barbès et les autres au mont Saint-Michel, alors prison d'État froide et ventée.
En 1854, Barbès, amnistié, est libéré par Napoléon III. Il part comme exilé volontaire en Hollande et ne reviendra jamais en France. Il y meurt le 26 juin 1870, à la Haye, juste quelques semaines avant la chute du Second Empire et « la proclamation de la République, événement qui sans aucun doute aurait réjoui ses derniers instants ».

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Sam 1 Juil - 20:38 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Alexis Leger, dit Saint-John Perse, né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe et mort le 20 septembre 1975 à Hyères dans le Var, est un poète, écrivain et diplomate français, lauréat du prix Nobel de littérature.
En marge des mouvements littéraires de son époque, sa poésie, en prose, est réputée pour son hermétisme, mais aussi pour sa force d’évocation. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1960 « pour l’envolée altière et la richesse imaginative de sa création poétique, qui donne un reflet visionnaire de l’heure présente».
Fils d'Édouard Pierre Amédée Leger, avocat-avoué en Guadeloupe à partir de 1873, et de Marie Pauline Françoise Renée Dormoy, fille d'une famille de planteurs, Alexis Leger naît au no 5 rue Achille-René-Boisneuf4 à Pointe-à-Pitre. Il y passe son enfance, ainsi qu'à l'îlet Feuille où il découvre la nature, et surtout dans les deux importantes demeures familiales que sont « La Joséphine » — une caféière sur les hauteurs de Saint-Claude au sud de Basse Terre — et « Le Bois-Debout » — une exploitation de canne à sucre à Capesterre — qui marqueront son imaginaire. Il fait son entrée en huitième au lycée de Pointe-à-Pitre tout récemment créé (futur lycée Carnot) mais suit ses parents partis pour Pau en mars 1899. Il entre en classe de cinquième au lycée de la ville, l'actuel lycée Louis-Barthou (c'est un autre lycée de Pau qui porte aujourd'hui son nom). Il fait ensuite des études de droit à Bordeaux dès 1904, puis fait son service militaire dans l'infanterie à Pau dès la fin de ses études.
Il rencontre assez tôt le poète Francis Jammes, en 1902, qui habite alors à Orthez, lequel le présente notamment à Paul Claudel, avec qui il entretient des relations mouvementées. Grâce à Jammes encore, il entre en relation avec André Gide et le milieu de la NRF. Gide et Jacques Rivière le poussent à publier ses premiers poèmes. Les poèmes Images à Crusoé puis Éloges paraissent dans La Nouvelle Revue française en 1909 et 1910, puis en recueil sous le titre Éloges en 1911. Valery Larbaud consacre un article très élogieux au recueil dans la revue La Phalange.

Ayant réussi le concours des consulats en 1914, Alexis Leger est affecté au service de presse du ministre Théophile Delcassé, puis à la Maison de la presse du ministère des Affaires étrangères avant d'être nommé secrétaire de la légation française de Pékin où il reste de 1916 à 1921. Remarqué par Aristide Briand, il est nommé à l'administration centrale du ministère en 1922 puis devient en 1925 directeur du cabinet du ministre. En février 1933, il remplace Philippe Berthelot souffrant au poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, poste qu'il occupe jusqu'en 1940, avec les rang et dignité d'ambassadeur de France.
Peu de temps après avoir été nommé directeur de cabinet d'Aristide Briand, Alexis Leger, alors germanophile, est l'un des principaux auteurs des accords de Locarno en octobre 1925, plaidant pour une « conciliation franco-allemande pour assurer la sécurité de la France puis de l'Europe ».
En 1929, il rédige pour Aristide Briand le Mémorandum sur l'organisation d'un régime d'union fédérale européenne sur mandat de l'Assemblée générale de la Société des Nations. Aristide Briand a été son mentor et après sa mort en 1932, son disciple prolonge son influence au quai d'Orsay et ce tout le temps qu'il y reste. Ce que l'on a appelé la « pactomanie » lui a ensuite été reprochée par ses ennemis politiques. Toute sa vie, Alexis Leger a défendu la mémoire de Briand ; par exemple, en 1942, dans un discours à sa mémoire à New York
En tant que secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, il participe en avril 1935 à la conférence de Stresa. À ce poste pendant sept ans, il assure la continuité de la diplomatie française devant la valse des ministres (plus d'un par an en moyenne, dont Pierre Laval).
Ainsi, en mai 1936, au moment de son arrivée au pouvoir, Léon Blum, sur plusieurs sujets, aurait demandé : « Qu'en pense Leger ? » par exemple sur l'attitude à adopter face à la remilitarisation de la rive gauche du Rhin. S'agissant de la guerre d'Espagne et de la politique de non-intervention, le rôle de Leger a peut-être été déterminant. Lors des accords de Munich, il semble moins complaisant que Daladier et surtout que Georges Bonnet, son ministre, devant l'abandon de la Tchécoslovaquie : Hitler le qualifie à cette occasion de « petit martiniquais sautillant ». En juin 1940, Paul Reynaud le démet brutalement de ses fonctions pour marquer une rupture avec la politique de passivité pratiquée vis-à-vis du Reich depuis sept ans et, accessoirement, pour complaire à sa maîtresse. Objet d'un fort ressentiment général, il est soupçonné d'avoir brûlé des archives diplomatiques, dont notamment la version française des accords de Munich de 1938, pour complaire au régime hitlérien. Leger, remplacé par François Charles-Roux, en est blessé, refuse les affectations qui lui sont proposées en compensation et s'exile aux États-Unis.
Il est passé par Londres, mais tout rapprochement avec de Gaulle était impossible, Leger lui dénie toute légitimité. Dans la France partiellement occupée, le régime de Vichy le déchoit de sa nationalité française, son appartement parisien est mis à sac. Leger est également radié de l'ordre de la Légion d'honneur. À Washington, il trouve un emploi à la bibliothèque du Congrès grâce à Archibald MacLeish, poète américain, qui en est le bibliothécaire. Il devient, avec Jean Monnet peut-être, le seul Français qu'accepte d'écouter le président Roosevelt, réputé pour avoir été très méfiant à l’égard du général de Gaulle. Le chef de la France libre essaie de rallier Leger à sa cause, qui s'y refuse. Le Général ne lui pardonnera pas : par exemple en 1960, à l'occasion de l'attribution de son prix Nobel, de Gaulle ne lui adresse aucune félicitation.
Après la publication de ses Œuvres Complètes dans La Pléiade, en 1972, deux anciens diplomates notables du quai d'Orsay, René Massigli et Léon Noël, le qualifient de faussaire (sic). En effet, dans une lettre datée de février 1917, il prétend avoir écrit : «la marche finale de la communauté chinoise vers un collectivisme proche du communisme léniniste le plus orthodoxe». A l’époque, Lénine vit en Suisse, et la révolution russe n’a pas commencé.

Aux États-Unis, en Argentine et en France, il publie successivement Exil en 1942, Pluies et Poème à l'étrangère en 1943, Neiges en 1944. À la Libération, depuis les États-Unis, il publie Vents chez Gallimard en 1946, puis Amers en 1957. À cette date, il revient chaque été faire de longs séjours en France, sur la presqu'île de Giens où des amis américains ont acquis pour lui une propriété, « Les Vigneaux ». Il se marie avec une Américaine, Dorothy Russel, dédicataire de Poème à l'étrangère, qu'il appelle « Dot » et surtout « Diane », de vingt ans plus jeune que lui. Il publie son poème Chronique en 1960, année où lui est attribué, grâce à ses amis américains et à Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations unies, le Prix Nobel de littérature. Son allocution au banquet Nobel du 10 décembre 1960 est consacrée aux rapports entre science et poésie. Il publiera encore le recueil Oiseaux, inspiré par Georges Braque en 1963, et encore quelques poèmes dans la Nouvelle Revue Française : Chanté par Celle qui fut là en 1969, Chant pour un équinoxe en 1971, Nocturne en 1973 et Sécheresse en 1974. Il meurt le 20 septembre 1975, sur la presqu'île de Giens, dans le Var, où il repose désormais. Ses quatre derniers poèmes paraissent peu après en recueil sous le titre Chant pour un équinoxe. Peu avant sa mort, il avait légué tous ses manuscrits, papiers et objets personnels, ainsi que les livres de sa bibliothèque, à la Ville d'Aix-en-Provence, qui aujourd'hui encore abrite la Fondation Saint-John Perse. Son épouse Dorothy est décédée en 1985.
Alexis Leger a utilisé d'autres noms de plume comme Saint Leger Leger en trois mots ou Saintleger Leger en deux, ou St L. Leger, et enfin Saint-John Perse à partir d’Anabase en 1924, recueil qui fut lui-même signé un temps « St-J. Perse ». On trouve une multitude d'interprétations quant à ces pseudonymes, mais, de son aveu même, la nécessité d'un pseudonyme avait pour rôle de séparer sa mission diplomatique de sa fonction plus officieuse de poète. Concernant l'origine du pseudonyme définitif de Saint-John Perse, « il fut librement accueilli tel qu'il s'imposait mystérieusement à l'esprit du poète, pour des raisons inconnues de lui-même ». Quant au choix que l'on a pu lier avec une admiration avouée pour le poète latin Perse, il a toujours affirmé qu'il s'agissait d'une simple coïncidence.
Il n'y a pas d'accent à son nom, le diplomate y tenait30, de même qu'à la prononciation « Leuger ». De son vivant, il a voulu faire croire que Saint-Leger Leger était son vrai nom et Leger seulement une abréviation. D’ailleurs, dans le volume de ses Œuvres complètes (dans la collection Pléiade), il répète cette fiction. Dans sa vie privée, il s'est fait appeler par bien d'autres « petits noms » tels que Allan, Diego, Pierre Fenestre

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 950
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 2 Juil - 10:22 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE Répondre en citant

Le raton laveur de la Guadeloupe (Procyon minor ou Procyon lotor minor), aussi appelé rakoun en Guadeloupe, serait une espèce de raton laveur, parfois considérée comme une sous-espèce du raton laveur commun.

Le rakoun peut s'observer à l'état sauvage dans le Parc national de la Guadeloupe, sur l'île de Basse-Terre.

On peut admirer cet animal au parc zoologique et botanique des Mamelles (route de la Traversée).
Le rakoun est l'espèce symbole du parc national de la Guadeloupe.

Il existe trois espèces attestées de raton laveur : Procyon lotor, le raton laveur commun et deux espèces plus rares : Procyon insularis sur trois îles mexicaines du Pacifique et Procyon cancrivorus en Amérique centrale et du Sud.Pour une minorité de chercheurs le Procyon lotor aurait été introduit dans plusieurs îles de la Caraïbe, donnant lieu à la description, à tort, de nouvelles espèces comme : Procyon minor en Guadeloupe, mais aussi Procyon gloveralleni, éteint à la Barbade ou encore Procyon maynardi dans les Bahamas. Elles sont généralement considérées comme la même espèce ou des sous-espèces, le rakoun de la Guadeloupe est ainsi nommé Procyon lotor minor.


Autres espèces





 

_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:04 (2017)    Sujet du message: (971) GUADELOUPE

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com