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11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1)
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saintluc
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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 04:53 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

Page 1: bataille de San Juan de Ulúa - bataille de Barranca Seca - bataille de Cerro del Borrego - Siège de Puebla - bataille d'Atlixco - bataille de Camerone - bataille de San Pablo del Monte - bataille de San Lorenzo - bataille de Morelia - Second Empire mexicain - bataille de Tacámbaro - bataille de la Loma - combat d'Ixmiquilpan - Bataille de Bagdad - bataille de Camargo - bataille de La Carbonera -
      
Page 2:  occupation américaine de Veracruz révolution mexicaine - combat de Topolobampobataille de ColumbusBataille de San Isidro bataille d'Aguacaliente Incident de Parral - bataille de Puerto Varas - Bataille de Tomochic - bataille d'El Carrizal expédition punitive - Campagne des Philippines de 1944-1945 - bataille de Luçon     
            

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Dernière édition par saintluc le Sam 10 Juin - 22:25 (2017); édité 27 fois
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saintluc
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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 05:35 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

  bataille de San Juan de Ulúa
se déroule le 27 novembre 1838 pendant l’intervention française au Mexique de 1837-1839, souvent appelée en espagnol « guerre des Pâtisseries » (Guerra de los Pasteles) ou encore « première intervention française au Mexique » (Primera Intervención Francesa en Mexico).
Cette opération militaire a pour but, au départ, de régler le différend commercial opposant les deux pays à la suite des troubles qui secouent le Mexique après son indépendance. Le combat, mené par une petite escadre française aux ordres du contre-amiral Charles Baudin contraint le fort de Saint-Jean d’Ulloa à la capitulation le 28 novembre 1838. Devant la résistance du gouvernement mexicain, l'opération se prolonge jusqu'au 5 décembre avec un raid sur Veracruz pour désarmer la ville et tenter de capturer les chefs mexicains Antonio López de Santa Anna et Mariano Arista.
La chute du fort, qui passe pour imprenable, fait découvrir aux observateurs militaires l'efficacité des nouveaux canons Paixhans tirant des obus explosifs à la place des traditionnels boulets. Sur le plan politique, cette bataille contribue à l’instabilité politique du Mexique, et sur le plan militaire à la modernisation des grandes marines de guerre. L'affrontement provoque sur le moment un émoi considérable puis tombe ensuite dans l’oubli à cause des conflits de plus grande envergure auxquels participent le Mexique et la France lors des décennies suivantes.

Dans les années qui suivent son indépendance en 1821, le Mexique connait des troubles politiques graves. Les différents généraux qui se disputent le pouvoir par les armes font de l’ancienne colonie espagnole un pays extrêmement instable : pas moins de vingt Présidents se succèdent en 20 ans. Ces violences portent atteintes aux populations civiles et aux résidents étrangers qui voient leurs entreprises constamment menacées ou saccagées, alors que le Mexique accueille d’importants investissements, notamment dans le secteur minier. Les 6 000 Français installés dans le pays comme commerçants, artisans ou restaurateurs, demandent régulièrement à leurs gouvernements d’intervenir. Pendant près de 10 ans, ceux-ci présentent des réclamations de plus en plus nombreuses et de plus en plus pressantes. Le gouvernement français multiplie les tentatives d’accords commerciaux, les demandes amiables d’indemnisations et les menaces d’interventions armées, sans succès.
La patience des autorités françaises prend fin en 1837 : le gouvernement de Louis-Philippe décide d’en finir en lançant une expédition militaire. Elle intervient alors qu’un pâtissier français, M. Remontel, dont la boutique a été saccagée par des soldats ivres, demande une forte indemnité. Le gouvernement mexicain refuse, ce qui va donner à l’intervention française qui suit le surnom de « guerre des Pâtisseries ». Intervention motivée aussi par les dettes que l’État mexicain a contractées auprès de la France et dont on redoute qu’elles ne soient jamais remboursées.
Une première division navale, aux ordres du capitaine de vaisseau Bazoche, quitte la métropole à la fin de l’année 1837 pour faire une démonstration de force sur les côtes mexicaines. Elle dispose de deux frégates et deux bricks qui mouillent devant Veracruz, l’un des principaux ports mexicains. La marine mexicaine étant inexistante, les Français saisissent de nombreux navires de commerce, mais le président Anastasio Bustamante ne cède pas. Le 16 avril 1838, après plusieurs mois de blocus, les relations diplomatiques sont rompues ce qui laisse place, en théorie, à l’action armée. Mais le fort de Saint-Jean d’Ulloa, qui défend Veracruz, passe pour inexpugnable. Les moyens dont disposent Bazoche sont beaucoup trop limités pour prétendre l’attaquer et les équipages français sont minés par la fièvre jaune.
 

Une seconde intervention, plus conséquente, est montée l’année suivante. Elle est placée sous la responsabilité de Charles Baudin, un vétéran expérimenté des guerres napoléoniennes qui avait soutenu de nombreux combats contre les Anglais et perdu un bras en 1808. Le gros de l’escadre quitte Toulon pendant l’été 1838, fait une escale à Cadix pour attendre les navires qui arrivent de Brest, puis file vers les Antilles. Une tempête disperse partiellement l'escadre pendant la traversée, mais le 29 octobre on mouille devant Veracruz. Au loin on aperçoit la cime neigeuse du pic d’Orizaba. La force navale met quelques jours à se concentrer car une partie des navires se trouvent à La Havane et certains, plus lents ou endommagés par la tempête n’arrivent que pendant la deuxième semaine de novembre
Baudin dispose en additionnant ses forces à celles de son prédécesseur qu’il relève, de 4 frégates : l’Iphigénie (60 canons), la Néréide (50), la Gloire (50) et la Médée (50). Une cinquième frégate, l’Herminie (60) qui faisait partie des forces de Bazoche, manque à l’appel car elle s’est échouée aux Bermudes10. Suivent deux corvettes, la Créole (24) et la Naîade (24), puis les bricks, au nombre de huit : l’Alcibiade (20), le Lapérouse (20), le Voltigeur (20), le Cuirassier (18), l’Eclipse (10), le Dupetit-Thouars (10), le Dunois (10) et le Zèbre (10). Un neuvième brick, le Laurier (10), n’est pas présent car trop endommagé par la tempête, il a dû être dérouté sur La Havane. Deux navires à bombardes, porteurs chacun de deux mortiers, complètent la puissance de feu de l’escadre : le Cyclope et le Vulcain. Le Météore et le Phaéton, deux vapeurs à aubes doivent faciliter les manœuvres dans les eaux portuaires, et deux corvettes de charge non armées, la Fortune et la Caravane complètent la logistique. Baudin, qui a mis son pavillon sur la Néréide, dispose donc de 20 navires et 380 bouches à feu (tout type de canons confondus). C’est, sur le papier, une force respectable, mais on remarque l’absence de vaisseaux de ligne. Un choix qui ne doit rien au hasard, mais qu’il faut interpréter comme un signal envoyé à l’Angleterre que cette expédition, destinée à faire pression sur le Mexique, ne menace en rien sa suprématie navale. Baudin dispose aussi de trois compagnies d’artillerie de marine et d’un détachement du Génie. C’est somme toute fort peu, d’autant qu’il n’y a pas de troupes d’infanterie de marine : on ne voit donc rien qui puisse permettre un débarquement en masse sur un pays grand comme quatre fois la France, même si les instructions sont d’utiliser la force en cas de besoin, c'est-à-dire en cas de nouvel échec des négociations. Les deux bases françaises de la Martinique et de la Guadeloupe, situées à l’autre extrémité de l’arc antillais, sont à plusieurs milliers de kilomètres du golfe du Mexique, ce qui oblige l’escadre à utiliser La Havane comme port de relâche et la rend plus ou moins dépendante du bon vouloir espagnol

Baudin, comme son prédécesseur, reprend les pourparlers avec le gouvernement d’Anastasio Bustamante, mais sans succès. Le blocus français perturbe l’économie mexicaine, mais pas au point de ruiner celle-ci. Le pays, essentiellement agricole, se suffit à lui-même et les Mexicains font passer leurs marchandises depuis le port de Corpus Christi au Texas, indépendant depuis peu, puis à travers le Río Bravo. Les Mexicains, qui n’ont pas de marine de guerre, jouent de leur seule carte possible : gagner du temps dans d’interminables négociations, jusqu’au moment où l’escadre française ayant épuisé ses vivres et devant faire reposer ses équipages, sera forcée de lever le blocus, à moins d’être relevée par une nouvelle force venue d’Europe, ce que n’a pas prévu le gouvernement de Louis-Philippe. Les dernières propositions françaises ayant été rejetées, Baudin fixe un ultimatum au 27 novembre à midi et commence à prendre ses dispositions pour le combat.
Les semaines de négociations qui ont précédé n’ont cependant pas été perdues car elles ont permis aux Français de reconnaître les eaux devant Veracruz. Les plages ont été examinées, les fonds sondés. Les officiers qui ont fait les allers-retours avec les dépêches ont collecté le maximum d’informations sur les troupes dont dispose le général Rincón, commandant supérieur de la province de la ville de Veracruz et de son point de défense principal, le fort de Saint-Jean d’Ulloa. Ce dernier, situé sur une île à 900-1 000 mètres devant la ville, passe pour imprenable, au point d’être surnommé le « Gibraltar des Indes » occidentales. Les renseignements donnent la place défendue par 186 bouches à feu (103 pièces de bronze et 83 pièces de fer) servies par une garnison de 800 hommes. Cependant, nombre de ces pièces sont obsolètes et beaucoup de soldats sont mal armés, nourris et équipés18. L’île est entourée d’un vaste récif qui découvre à marée basse, mais une exploration plus poussée, menée de nuit par le prince de Joinville, qui commande la Créole, montre qu’un débarquement y est impossible. Baudin décide donc d’un bombardement en règle pour réduire la place.


Anastasio Bustamante dirige le Mexique en 1838. Les pays connait des troubles graves qui lèsent les intérêts français et provoquent une intervention armée.

Dans l’après-midi du 26, trois des quatre frégates se positionnent les unes derrière les autres devant le fort, deux d’entre elles étant remorquées près du récif par les petits vapeurs. Le 27 au matin, c’est au tour des deux bombardes d’être tractées sur leurs emplacements de tir, toujours près du récif. Le temps, très calme, favorise les opérations. La corvette la Créole reste sous voile en position d’observation alors que les autres navires se placent en retrait, un peu plus au sud, près de l’île Blanquila ou de l’île Verte (voir plan ci-contre). De nombreux navires neutres, venus depuis plusieurs semaines observer la situation, se massent près de la côte. Ces manœuvres provoquent une ultime tentative mexicaine : deux officiers viennent parlementer à bord de la frégate amirale, mais sans succès. À 14 h 0, Baudin les congédie avec un message de rupture destiné au général Rincón : « J’ai perdu tout espoir d’obtenir par des voies pacifiques l’honorable accommodement que j’avais été chargé de proposer au cabinet mexicain : je me trouve dans la nécessité de commencer les hostilités. »
À 14 h 30, les frégates la Gloire (50), la Néréide (50) et l’Iphigénie (60) ouvrent le feu, suivies par les bombardes Gloire et Vulcains. Baudin commente l’opération en ses termes : « Jamais le feu ne fut plus vif et mieux dirigé. Je n’eus d’autre soin que d’en modérer l’ardeur. De temps à autre je faisais le signal de cesser le feu pour laisser se dissiper le nuage de fumée qui nous dérobait la vue de la forteresse : on rectifiait alors les pointages et le feu recommençait avec une vivacité nouvelle. » Vers 15 h 30, la corvette la Créole, qui vient de contourner le fort le long des récifs nord, demande l’autorisation de se joindre au combat et se place en avant des frégates. Le navire se fait remarquer par la précision de son tir, dirigé par Joinville depuis sa dunette. Deux magasins de poudre sautent, puis c’est la tour des signaux qui explose dans un gigantesque panache de fumée et de débris. Une quatrième explosion se produit vers 17 h. Le tir des batteries mexicaines ralentit alors considérablement. Baudin ordonne le départ de la Gloire et de l’Iphigénie, à la remorque des vapeurs, et reste seul avec la Néréide et les bombardes. Au coucher du soleil, seules quelques pièces répondent encore au tir français. À 20 h 0, Baudin fait cesser le feu pour ne pas gaspiller inutilement les munitions.


La rapidité avec laquelle le fort a été réduit fait découvrir au monde le canon « à la Paixhans » qui tire des obus explosifs au lieu des boulets plein traditionnels.

À 20 h 30, un canot mexicain vient aborder les navires français : ce sont des parlementaires envoyés par le commandant du fort pour demander un délai lui permettant d’en référer au général Rincón à Veracruz. Baudin lui accorde jusqu’à 2 h 0 du matin et écrit lui-même au général en le menaçant d’anéantir la forteresse et en lui offrant une « capitulation honorable ». Les défenseurs, très éprouvés, ont perdu plus de 220 hommes. Outre l’explosion des magasins à poudre, les munitions sont presque épuisées, une batterie haute est entièrement détruite et presque toute la ligne des défenses extérieures est hors d’usage. Les assiégés sont démoralisés, mais à 3 h 00 du matin le gouverneur n’a toujours pas répondu. Baudin durcit sa position en menaçant d’ouvrir le feu sur la ville si le fort ne capitule pas immédiatement. Aux premières heures du jour, Rincón cède et signe la capitulation du fort et de la ville. Le fort est remis le jour même (28 novembre) aux Français qui y débarquent les trois compagnies d’artillerie. Baudin accepte que 1 000 soldats mexicains restent dans Veracruz pour le maintien de l’ordre, la ville n’étant pas investie par les Français dont les effectifs ne sont de toute façon pas suffisant pour une occupation en règle. L’opération se termine alors qu’il faut quitter l’ancrage près des récifs car la mer se durcit. Les pertes sur les navires sont faibles : 4 tués et 29 blessés seulement, ce qui prouve que dès le début du combat, l’artillerie du fort a été surclassée par le feu des canons de marine
La reddition du fort et de la ville provoque la stupeur puis la colère du gouvernement mexicain. Le président Bustamante déclare aussitôt la guerre à la France, ordonne l’expulsion de tous les Français vivant au Mexique, démet de son commandement le général Rincón et décide l’envoi d’une armée de secours. Cette dernière, qui compte sans doute 3 200 hommes, est confiée aux généraux Santa Anna et Arista. Elle fait rapidement son entrée dans Veracruz. De nombreux résidents français, par peur des représailles, se réfugient dans le fort occupé30. Alors que côté français on s’attendait à une reprise des négociations, il faut maintenant envisager d’autres opérations militaires.
Baudin décide de réagir en attaquant Veracruz. Outre la garnison maintenant renforcée, la ville est aussi ceinturée de murailles alors que les Français n’ont que de petits effectifs à engager compte tenu des forces qui occupent le fort d’Ulloa. La ville, à cette époque, n’est cependant pas très étendue puisque les remparts, sur le front de mer ne font guère plus de 1 000 mètres de long et sa profondeur maximum vers l’intérieur des terres est inférieure à 600 mètres. On dispose aussi de bons renseignements sur le plan des quartiers et la localisation des casernes. Une attaque est donc possible si l'on joue de l’effet de surprise. C'est l'option que retient Baudin : un débarquement à l’aube avec le double objectif de « désarmer les forts de la ville et pour enlever le général Santa Anna. » Pour disposer d’un effectif suffisant, on puise dans les équipages : des matelots armés sont amalgamés aux artilleurs et à la compagnie du Génie
Le 5 décembre, à 5 h 0 du matin, les embarcations de l’escadre débarquent sur les plages 1 500 hommes qui se partagent en trois colonnes. Les deux colonnes des ailes escaladent les remparts, au niveau des fortins Santiago et de la Conception (voir carte ci-contre). La surprise des Mexicains est totale : aucun coup de feu n’est tiré, ce qui semble indiquer, chose à peine croyable, que les murailles n’étaient pas gardées. Les deux colonnes renversent les canons, brisent les affûts et continuent leur marche au pas de charge sur les murailles pour se rejoindre de l’autre côté de la ville.
La colonne du centre est confiée au commandant de la Créole, le prince de Joinville, qui s’est illustré lors du siège du fort. Elle est chargée de l’effort principal : faire sauter la porte qui donne sur le môle portuaire, pénétrer dans la ville et foncer vers les bâtiments où l’on pense trouver les généraux mexicains. C’est une pleine réussite : la porte est pulvérisée par un sac de poudre posé par le Génie. La colonne s’élance et arrive rapidement au quartier général mexicain alors que les gardes, enfin alertés, commencent à réagir et que les frégates ouvrent le feu sur les casernes de la ville. Le combat réveille Santa Anna qui n’a que le temps de s’enfuir par les terrasses des maisons voisines mais Arista est capturé. On se replie avec le prisonnier, mais on doit entamer un bref combat avec les troupes qui stationnent dans un monastère transformé en caserne.

Baudin, qui a aussi mis pied à terre, juge que la place est neutralisée et ordonne le rembarquement général. Celui-ci se passe sans encombre pour les deux colonnes placées sur les ailes, mais Santa Anna, qui a regroupé ses forces, décide de contre-attaquer alors que la colonne centrale n’est pas encore totalement montée dans les canots. Le général mexicain, à cheval, traverse la ville à la tête de ses hommes et se précipite sur le môle où se trouve encore Baudin. Mais les Français, qui ont pris la précaution de retourner un canon mexicain pour se couvrir, ouvrent le feu à mitraille, suivis par les petites caronades dont sont équipées les chaloupes. Les assaillants sont balayés, dont Santa Anna qui est très sévèrement blessé alors que son cheval est tué sous lui. Les Français ont perdu 8 hommes et ont eu 56 blessés, touchés essentiellement au moment du rembarquement. Sur la chaloupe de Baudin, on relève même cinq impacts de balle. Les Mexicains, aux dires de Santa Anna, ont eu 31 morts et 26 blessés
La double défaite sur Saint-Jean d’Ulloa et Veracruz pousse le gouvernement mexicain à reprendre les négociations, d’autant que les demandes des Français n’ont pas changé, ces derniers ayant toujours pour objectif limité d’obtenir l’indemnité pour leurs concitoyens lésés dans leurs affaires et assurer leur sécurité sur le territoire mexicain. Paris n’a pas l’intention de faire des conquêtes territoriales : Veracruz reste entre les mains du gouvernement de Bustamante, même si l’armée mexicaine, échaudée, a préféré évacuer aussi la ville qui se trouve de facto démilitarisée. Le fort, toujours conservé par les Français ne sert que de gage pour négocier.
De laborieuses discussions s’engagent alors que le Royaume-Uni offre sa médiation. Une médiation appuyée par une importante escadre aux ordres de l’ambassadeur Richard Pakenham et qui a des airs de menace invitant les Français à ne pas aller trop loin. La paix est finalement signée le 9 mars 1839 à Veracruz. Le gouvernement mexicain accepte de payer les 600 000 pesos demandés et les résidents français ne sont plus inquiétés. Le succès de l’expédition vaut à Baudin le grade de vice-amiral. L’escadre rentre sur Brest le 15 août 1839, pas fâchée d’avoir rendu les ruines du fort aux Mexicains, son occupation ayant encore couté la vie à 24 artilleurs emportés par la fièvre jaune

L’impact de ces combats dépasse cependant le cadre de la guerre franco-mexicaine, tout particulièrement pour ce qui est du bombardement du fort de Saint-Jean d’Ulloa. La chute de cette place considérée comme inexpugnable est une surprise complète à Mexico on l’a vu, mais aussi à Londres et Washington où l’émoi est considérable. Comme dans tout conflit, les observateurs militaires rendent leur rapport et mettent en garde leurs gouvernements respectifs s’ils l’estiment nécessaire. C’est ainsi que parmi les navires « neutres » observant les hostilités au large de Veracruz se trouvait une corvette britannique — le HMS Satellite —, une corvette américaine — l'USS Levant — avec un brick, et même un brick belge.
Le rapport remis par l’officier britannique provoque l’intervention du vieux Lord Wellington (le vainqueur de Waterloo) qui s’exclame au Parlement que « la prise de la forteresse de Saint-Jean d’Ulloa par une division de frégates françaises est le seul exemple que je connaisse d’une place régulièrement fortifiée qui ait été réduite par une force purement navale. » Affirmation qui n’est que partiellement vraie car au xviiie siècle, lors des guerres navales franco-anglaises, on avait vu des forts réduits au silence par le feu des vaisseaux, mais qui témoigne de l’inquiétude anglaise devant cette victoire aussi rapide qu’inattendue. Une victoire acquise grâce à un nouveau modèle de canon tirant des obus explosifs, le « canon à la Paixhans », du nom de son concepteur, le général Paixhans. L’innovation, avait été testée avec succès en 1824 sur un vaisseau de 80 canons déclassé qui était sorti ravagé de l’expérience. L’arme, une fois réglée le délicat problème de la sécurité de la fusée de mise à feu et du stockage des obus dans les cales, est progressivement entré en service à partir de 1827. Les amiraux, très prudents et conservateurs, n’ont doté les navires que d’un nombre réduit de ces nouveaux équipements — quatre par vaisseaux, deux par frégates — conservant en majorité les canons à boulets plein et les caronades dont ils ont l’habitude. Une discrétion qui explique que la Royal Navy, pourtant vigilante vis-à-vis de la France — réflexe hérité de la période napoléonienne — n’a rien vu venir. Un aveuglement qui s’explique aussi par les fait que les munitions explosives existent déjà depuis la fin du xviie siècle avec la galiote à bombes, appelée aussi « bombarde » et dont deux unités, le Vulcain et le Cyclope sont présents dans l’escadre française. Mais la bombarde, qui tire des bombes à l’aide d’un mortier de gros calibre, dispose d’une portée très limitée à cause du tir courbe. Elle doit donc s’approcher assez près de sa cible ce qui la rend vulnérable, alors que le canon de Paixhans qui « permet le tir horizontal des bombes » sur une plus longue portée résout avantageusement le problème et se montre autrement plus menaçant que la bombarde.


David Farragut, futur commandant de la marine américaine, observe le combat et signale immédiatement à son gouvernement l'importance de la nouvelle arme.

L’observateur américain présent sur les lieux se nomme David Farragut. Cet officier alors inconnu commandera plus tard la marine de guerre américaine et sera l’artisan, pendant la guerre de Sécession de la victoire navale du Nord sur le Sud. Lui aussi constate, admiratif, l’effet foudroyant des obus français et en signale l’importance capitale à son gouvernement. Les très faibles pertes sur les navires de Baudin, alors qu’ils sont eux aussi à portée de tir des canons mexicains, témoignent de cette puissance de feu nouvelle qui a rapidement surclassé les défenses du fort. Pourtant, l’examen des rapports remis après le bombardement montrent que se sont essentiellement des munitions traditionnelles qui ont été utilisées puisque les trois frégates et la corvette ont tiré 7 771 boulets contre 177 obus seulement. On remarque même que les traditionnelles bombardes ont tiré 302 bombes, soit presque le double des obus. Bombes qui ont d’ailleurs joué un rôle important puisque ce sont elles qui ont crevé les voûtes des magasins de poudre et provoqué les immenses explosions. Les premiers pas de l’obus sont donc timides, mais assez spectaculaires pour impressionner tous les observateurs qui sentent que les « murailles en bois » des gros vaisseaux de ligne sont clairement menacées. 
Ainsi s’explique l’arrivée tardive et inquiète de l’escadre anglaise de Packenham venue proposer sa « médiation ». Quoi qu’il en soit, toutes les grandes marines vont s'équiper de « canons à la Paixhans » après 1838. Lors de la bataille de Sinope en 1853, à sa première utilisation dans un combat purement navale, la Marine ottomane, qui n'utilise encore que le boulet de canon, est totalement pulvérisée par les obus russes.
Les combats d’Ulloa et de Veracruz ont confirmé aussi l’utilité de la vapeur. Les navires de guerre sont encore tous à voiles, mais les petits navires à vapeur, malgré leurs faibles moteurs (100 cv) et leurs fragiles roues à aubes (l’hélice n’en est qu’au stade expérimental), ont joué un rôle essentiel dans la victoire française en positionnement idéalement frégates et bombardes puis en assurant leur repli. Un rôle d’avenir qui ne surprend cependant personne, la France ayant déjà utilisé un navire à vapeur en 1830 pour manœuvrer la flotte lors du débarquement devant Alger
Côté mexicain, cette courte guerre a des effets politiques importants. Le général Santa Anna, sorti discrédité de la révolution texane où il a été battu et capturé en 1836, est remis en selle par le combat de Veracruz. L’homme n’a pourtant guère brillé dans la mise en défense de la ville et a failli être capturé au pied du lit comme son collègue Arista. Mais la tentative de contre-attaque sur le port fait de lui un héros national, malgré son échec total. Grièvement blessé, Santa Anna est amputé le 6 décembre d’une jambe et reste plusieurs jours entre la vie et la mort. Le combat, qu’il raconte à sa façon dans son rapport comme une victoire contre les Français, lui vaut la plus grande popularité. Sa jambe est enterrée avec les honneurs militaires à Mexico, et Santa Anna, grâce au contrôle de l’armée, va s’emparer du pouvoir le 20 mars 1839 (peu après la paix) en renversant le président Anastasio Bustamante qui va se réfugier plusieurs années en Europe. Cette courte guerre a donc pour effet de renforcer l’instabilité politique du Mexique.


Le conflit renforce l'instabilité politique du Mexique : le général Santa Anna profite de sa popularité pour renverser le président Bustamante et s'emparer du pouvoir après la signature de la paix.

Côté français, cette expédition met en valeur l’expérience, au travers de Baudin, d’un vieil officier qui représente la marine à voile alors à son apogée et celle d’une très jeune combattant qui représente la marine du futur, le prince de Joinville. Celui-ci, fils du roi Louis-Philippe, est entré dans la marine à 13 ans, puis a accédé au grade de capitaine de corvette en mai 1838 et reçu le commandement de la Créole à l’âge de 20 ans. Une rapidité de promotion qui étonne et peut laisser penser que sa naissance a primé sur ses qualités, mais il n’en est rien. Joinville s’est révélé un bon marin doublé d’un officier habile et courageux comme l’a montré son action sur la Créole devant le fort d’Ulloa et lors de l’attaque de Veracruz. Joinville, passionné d’évolution technique, va ensuite se faire le thuriféraire de la marine à vapeur après son entrée au Conseil d'Amirauté (1843) et son accession au grade de vice-amiral (1844).
Ce conflit apparait donc comme étant à la charnière de deux époques dans l’histoire de la marine de guerre. Pourtant, malgré l’émoi qu’il provoque sur l’instant, il ne va guère laisser de trace dans les mémoires. Le Mexique, dont l’histoire au xixe siècle est très mouvementée, va connaitre bientôt face aux États-Unis une guerre malheureuse (1846-1848) lui causant de lourdes pertes territoriales, puis une deuxième intervention française massive et sanglante (1861-1867) ; évènements qui vont reléguer le bombardement du fort d’Ulloa et la prise éphémère de Veracruz au rang de petite expédition côtière. Pour ce qui est de la France, outre la deuxième intervention de 1861, les lourds conflits auxquels elle va participer en Europe avec la guerre de Crimée (1853-1856) et la campagne en Italie contre l’Autriche (1859) ainsi qu'en Asie (guerre de l'Opium), vont avoir pour effet de lui faire rapidement oublier cette affaire qui ne laisse guère aujourd’hui comme souvenir que les tableaux commandés par Louis-Philippe pour décorer Versailles dans les années 1840. Quant à la communauté française du Mexique, elle ne va pas souffrir de ce conflit : renforcée par une immigration régulière, elle va continuer à prospérer, au point de représenter à la fin du xixe siècle un lobby économique et culturel non négligeable sous la présidence de Porfirio Díaz

 

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 21:38 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

bataille de Barranca Seca
a lieu le 18 mai 1862 lors de l'expédition du Mexique.
Après sa défaite à la bataille de Puebla, l'armée française se replie à Orizaba le 18 mai. Les troupes républicaines lancées à leur poursuite et commandée par le général Tapia, se heurte alors à 2 500 cavaliers mexicains réactionnaires commandés par le général Marquez.
Le combat s'engage dans l'après-midi du 18 mai. Les cavaliers de Marquez sont renforcés par 450 fantassins français du 99e régiment d'infanterie de ligne, sortis d'Ingenio et dirigés par le commandant Lefèvre. Les 500 cavaliers de Tapia sont quant à eux rejoints par 1 400 hommes à pied.
Les cavaliers de Marquez, d'abord en difficulté, profitent de l'arrivée des fantassins français pour attaquer sur le flanc gauche des républicains. Un grand nombre de ces derniers sont surpris et faits prisonniers. Un bon nombre de ces derniers sont incorporés de force dans les troupes du général Marquez

  bataille de Cerro del Borrego
est un combat de la guerre de l’intervention française au Mexique qui eut lieu non loin d’Orizaba, sous le commandement du capitaine Paul Alexandre Détrie.
Cette bataille qui est, avec celle de Camerone, un des plus célèbres combats de l’expédition du Mexique, vit une compagnie de seulement 150 hommes du 99e de ligne mettre en déroute plus de 2 000 Mexicains de l’armée du général Jesús González Ortega (es) dont la retraite mit fin à la campagne de 1862 et aux opérations contre la division du général Charles de Lorencez retranchée dans la ville d'Orizaba. Cette célèbre bataille, qui donna une rue à Paris, fut déterminante pour le moral des troupes françaises durement éprouvées après la défaite de Puebla.
Après sa défaite devant Puebla du 5 mai, le corps expéditionnaire du général Charles de Lorencez bat en retraite jusqu’à Orizaba où il se retranche à partir du 19 mai 1862. Le 13 juin, les troupes du général mexicain Ortega qui encerclent la ville s’emparent du Cerro del Borego, une hauteur qui domine Orizaba et que l’état-major français avait négligé d’occuper. Peu après, les Mexicains y installent une garnison et entreprennent d’y mettre plusieurs pièces en batterie afin de bombarder Orizaba.
Averti par une femme locale, le colonel L'Hériller envoie le capitaine Paul Alexandre Détrie et une compagnie du 99e de ligne effectuer une marche de nuit sur le Cerro del Borego afin de surprendre et de déloger les Mexicains. À minuit, le capitaine Détrie et ses hommes commencent leur ascension. Profitant de l’obscurité, ils approchent des positions mexicaines sans se faire repérer.
Lorsque les Français parviennent au premier ressaut, ils sont accueillis par un feu de mousqueterie nourri mais imprécis en raison de l’obscurité. le capitaine Paul Alexandre Détrie donne l’ordre de charger les Mexicains à la baïonnette. Les Français prennent rapidement l’avantage dans le combat qui s’ensuit et contraignent les Mexicains à battre en retraite. Pendant le court répit qui s’ensuit, la dernière section de Détrie rejoint le reste de la compagnie. Les Français passent aussitôt à l’offensive et font refluer une contre-attaque mexicaine. Ils s’emparent de trois canons qu’ils jettent dans le vide. Conscient de l’énorme supériorité numérique des Mexicains, Détrie décide alors de rester sur la défensive en attendant des renforts.

À deux heures, le colonel L'Hérillier, alerté par le bruit de la fusillade, envoie la compagnie du capitaine Leclerc assister Détrie. À trois heures et demie, Leclerc et ses hommes rejoignent la compagnie de Détrie. À quatre heures, les Français reprennent l’offensive et repoussent les tentatives de débordement des Mexicains. Les troupes d’Ortega, croyant avoir à faire au gros de l’armée française, paniquent et sont mises en déroute. Dans la confusion, des soldats mexicains tombent dans le vide ou sont victimes de tirs amis. Un drapeau, trois fanions et trois obusiers sont pris à l’ennemi qui compta dans ses rangs 250 morts ou blessés et 200 prisonniers. Les Français eurent 6 morts et 28 blessés dont le capitaine Paul Alexandre Détrie.
Plus tard dans la journée, les Mexicains déclenchent une vive canonnade contre Orizaba. Mais la riposte française les oblige à se retirer. Le général Ortega abandonne le siège d’Orizaba et se retire vers Tehuacan. Sa retraite met fin à la campagne de 1862 et aux opérations contre la division du général Charles de Lorencez retranché dans Orizaba.

Associé à la victoire de la Barranca Seca (es) du 18 mai 1862, le succès du Cerro del Borego permet de remonter le moral des troupes françaises après la défaite de Puebla. Les Mexicains, quant à eux, renoncent à affronter les Français en bataille rangée.
Cette bataille eut un retentissement considérable au second Empire et valut au capitaine Paul Alexandre Détrie une grande célébrité en son temps et d’être reçu en héros avec tous les honneurs par l’empereur Napoléon III au palais des Tuileries. Après avoir combattu en Afrique (expédition de l’Oued Guir en Algérie et dans le sud Oranais), il terminera sa brillante carrière avec le grade de général de division et fut fait Grand officier et membre du conseil de l'Ordre de la Légion d'honneur.
Lors de sa mort en 1899, d’importantes funérailles furent organisés en son honneur dans l’église du Val-de-Grâce, l’éloge funèbre ayant été prononcée par le duc d’Auerstaedt.
Une rue du 20e arrondissement de Paris porte le nom de rue du Borrégo et une avenue du 7° arrondissement porte le nom de Paul Alexandre Détrie.

 

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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 21:46 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

Siège de Puebla
a lieu en 1863, pendant l'expédition du Mexique.
Le 24 octobre 1862, le général de Lorencez fut remplacé par le général Forey, débarqué le 21 septembre à Veracruz. L'hiver fut occupé à préparer la reprise de la campagne au printemps. Il disposait alors de 26 300 hommes et 56 pièces d'artillerie, ainsi que de 2 300 auxiliaires et 2 000 soldats mexicains commandés par le général conservateur Márquez.
À Puebla, la défense était dirigée par le général Ortega avec 22 000 hommes. Les fortifications s'étaient enrichies du rancho de Toledo et des forts Santa Anita, San Javier, Carmen, Los Ingenios, Zaragoza et Independencía. L'état de siège est déclaré le 10 mars.

Le siège débuta le 16 mars par une manœuvre d'encerclement menée par les généraux Douay et Bazaine. Le 18, l'encerclement était effectif et le 22 une tentative de secours des Mexicains sur Cholula fut repoussée.
Le 29 mars, le premier assaut est lancé sur le fort San Javier. Face à la sérieuse résistance des Mexicains, il faudra 20 heures aux Français pour sortir victorieux d'une mêlée particulièrement confuse. Le 31 mars, les Français s'emparaient du couvent de Guadalupita.
À partir de ce moment-là, la résistance mexicaine devint plus opiniâtre, avec des barricades dans chaque quartier. Désormais les Français devront se battre maison par maison. En même temps il fallait repousser toute contre-offensive extérieure des Mexicains.
Le 25 avril, après un échec pour prendre le couvent Santa Inès, décision est prise de se maintenir sur ses positions et d'attendre un renfort d'artillerie pour réduire la ville par un bombardement. C'est à cette période qu'eut lieu la bataille de Camerone pour des légionnaires escortant le matériel de siège.
À partir du 5 mai, le général Ignacio Comonfort tente de briser le siège, mais échoue aussi bien à San Pablo del Monte qu'à San Lorenzo. Une grande tentative le 8 mai, avec 7 000 hommes fut victorieusement repoussée par Bazaine.
Le 16 mai, les assiégés demandèrent l'armistice. Le 17, les Mexicains débandèrent leur troupe et la ville fut occupée le 19.
La route de Mexico était désormais ouverte.


  bataille d'Atlixco 
a lieu le 14 avril 1863 lors de l'expédition du Mexique.
Le 14 avril 1863, lors du siège de Puebla, un détachement de 1 500 soldats français et mexicains est envoyé à Atlixco afin de couvrir le ravitaillement des assiégeants. Le détachement est sous les ordres du colonel Brincourt et est composé côté français de 500 zouaves, 260 chasseurs d'Afrique et côté mexicain de 500 fantassins et 200 cavaliers.
Deux colonnes républicaines font alors mouvement contre les Français. La première est commandée par le général Carbajal et forte de huit escadrons arrive par la route d'Axocopan. La seconde, constituée d'hommes à pied et à cheval, et sous les ordres du général Etchegaray, arrive par San Juan Tianguismanalco.

La cavalerie franco-mexicaine parvient à surprendre les cavaliers de Carbajal en les attaquant sur leur flanc droit. Les républicains battent en retraite et se rallient sous la protection de deux bataillons d'infanterie arrivés en secours. Mais ce derniers se retrouvent ensuite sous le feu de l'infanterie et de la cavalerie franco-mexicaine. Trois charges de cavalerie viennent finalement à bout des républicains qui sont mis en déroute. Puis, les forces d'Etchegaray sont attaquées avant d'avoir eu le temps de se déployer, et mises en fuite à leur tour.
Les Mexicains républicains laissèrent environ 200 hommes dans le combats, dont le général Portfirio Garcia. Du côté des Français et des Mexicains réactionnaires, les pertes furent de trois chasseurs tués et neuf blessés pour les premiers et 17 cavaliers tués et 32 blessés pour les seconds.
Le 20 avril, les forces du colonel Brincourt peuvent regagner Puebla

 

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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 22:04 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

 
bataille de Camerone
est un combat qui opposa une compagnie de la Légion étrangère aux troupes mexicaines le 30 avril 1863 lors de l'expédition française au Mexique. Soixante-deux soldats de la Légion, assiégés dans un bâtiment d'une hacienda du petit village de Camarón de Tejeda, résistèrent plus d'une journée à l'assaut de 2 000 soldats mexicains. À la fin de la journée, les six légionnaires encore en état de combattre, à court de munitions, se rendent à leurs adversaires à condition de garder leurs armes et de pouvoir secourir leurs camarades blessés.
Camerone est célébré chaque année comme un haut fait de la Légion étrangère, le 30 avril, dans toutes ses unités.
En 1863, pendant l'expédition française au Mexique, l'armée française assiège Puebla. Le 29 avril 1863, un convoi français part du port de Veracruz, chargé de vivres, matériel de siège et de 3 millions de francs en numéraire.
Le colonel Jeanningros, commandant le Régiment étranger, ayant eu des renseignements concernant l'attaque probable du convoi, décide d'envoyer la 3e compagnie explorer les abords de Palo Verde avant l'arrivée du convoi.
Soixante fantassins et trois officiers de la 3e compagnie du Régiment étranger de la Légion étrangère sont donc envoyés à la rencontre du convoi, à l'aube du 30 avril.
La compagnie n'ayant pas d'officiers disponibles (ceux-ci étant atteints par le « vomito negro », la fièvre jaune, comme nombre de membres du corps expéditionnaire), le capitaine Jean Danjou, adjudant-major du régiment, se porte volontaire pour la commander. Le sous-lieutenant Jean Vilain, payeur par intérim du régiment, et le sous-lieutenant Clément Maudet, porte-drapeau, demandent à l'accompagner.
Le colonel mexicain Francisco de Paula Milán, qui commande 6 000 fantassins et 2 000 cavaliers autochtones, averti de leur passage, met ses troupes en branle.

Partie de Chiquihuite vers 1 h du matin, la compagnie passe devant le poste de Paso del Macho (Le Pas du mulet), commandé par le capitaine Saussier et poursuit sa route. Après avoir dépassé le groupe de maisons appelé Camarón de Tejeda (55 km à l'ouest de Veracruz), elle arrive à Palo Verde vers 7 h du matin, après avoir parcouru à marche forcée les vingt-quatre kilomètres qui la séparent de sa garnison de départ. Les légionnaires s'arrêtent pour faire le café.
C'est alors qu'ils repèrent les Mexicains. Le capitaine Danjou décide de se replier sur le village. À peine sont-ils arrivés sur les lieux qu'un coup de feu claque, blessant un légionnaire. La colonne dépasse alors le groupe de maisons. C'est à ce moment que les cavaliers du colonel Milán chargent la troupe qui est contrainte de former le carré. La première salve brise la charge et met en fuite les Mexicains.
Après avoir brisé une seconde charge de cavalerie, le capitaine Danjou et ses hommes se réfugient dans l'hacienda, espérant retarder au maximum la tentative de prise du convoi du colonel Milán. Malheureusement pour les légionnaires, au cours du repli, les deux mules qui transportent les vivres et les munitions, effrayées par le bruit, échappent à leur contrôle et s'enfuient.
Une fois dans l'hacienda, les légionnaires s'empressent de barricader l'enceinte du mieux qu'ils le peuvent. Les Mexicains mettent pieds dans les pièces du rez-de-chaussée et interdisent, dès lors, l'accès à l'étage. Le sergent Morzycki est sur le toit du bâtiment principal pour observer les mouvements de l'ennemi.
Il est déjà dix heures du matin et les hommes du capitaine Danjou, qui n'ont rien mangé depuis la veille commencent à souffrir de la soif et de la chaleur. Un officier mexicain, le capitaine Ramon Laisné somme les Français de se rendre, ce à quoi le capitaine Danjou fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ! ». Il fait alors jurer à ses hommes de lutter jusqu’au bout.
Les Mexicains mettent le feu à l’hacienda mais n'osent pas donner l’assaut de manière frontale. Certains, depuis les chambres de l'étage tentent de pénétrer dans la pièce tenue par les légionnaires. Le capitaine Danjou est frappé d'une balle en plein cœur à la mi-journée et c’est au sous-lieutenant Jean Vilain que revient le commandement. Les Mexicains sont alors les seuls maîtres du corps de ferme.
Vers 14 h, c’est au tour du sous-lieutenant Jean Vilain de tomber, frappé en plein front. Le sous-lieutenant Maudet prend alors le commandement.
À 17 h, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste plus que douze hommes en état de combattre. C'est à ce moment-là que le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves.

Neuf heures durant, les légionnaires vont affronter les troupes mexicaines sans boire, accablés par la chaleur des Hautes-Plaines, étouffés par la fumée des incendies. En fin d'après-midi, il ne reste en état de combattre que le sous-lieutenant Maudet, le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin et Leonhard. Au signal de l’officier, ils déchargent leurs fusils et chargent à la baïonnette. Victor Catteau, légionnaire d'origine belge, meurt, criblé de balles en protégeant le sous-lieutenant de son corps ; celui-ci est lui-même blessé à deux reprises. Le colonel Cambas, un officier mexicain d'origine française, somme alors les survivants de se rendre. Maine répond : « Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. » « On ne refuse rien à des hommes comme vous », répond alors l'officier mexicain. Il ajoute ensuite : « Mais parlez-moi en français. Mes hommes pourraient croire que vous êtes des Espagnols du parti conservateur, et ils vous massacreraient. »
Les rescapés sont présentés au colonel Milan, qui s'écrie : “¡Pero estos no son hombres, son demonios!” (en français : « Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons »).
Lorsque les renforts arrivent sur les lieux, dans les ruines calcinées, il ne reste que les cadavres français et mexicains. Aux alentours, le tambour de la compagnie (Casimir Laï, de nationalité italienne, et né à Cagliari en Sardaigne), seul rescapé libre, est retrouvé par un éclaireur de la colonne de secours. Laissé pour mort sur le terrain (il avait été blessé de sept coups de lance et de deux balles), il avait été dépouillé de ses vêtements, jeté dans le fossé bordant la route avant d’être mis en fosse commune. Sa volonté de vivre hors du commun lui permit de faire plusieurs kilomètres en direction de Chiquihuite dans les broussailles. Il raconta la bataille et ses explications servirent au premier compte-rendu de la bataille. Il fut ensuite décoré de la croix de chevalier de la Légion d’honneur, le 14 août 1863.

Ordre de bataille de la 3e compagnie
Cet ordre de bataille ne correspond pas à celui de la 3e compagnie au cours de l'intervention mais bien à celui de cette compagnie de marche formée pour la mission d'escorte de convoi.
Officiers
Capitaine Danjou, Sous-lieutenant Maudet et Sous-lieutenant Vilain.
Sous-officiers
Sergent Major Henri Tonel, Sergents Germeys, Louis Morzycki, Alfred Palmaert et Charles Schaffner.
Caporaux
Evariste Berg, Adolphe Del Caretto, Amé Favas, Charles Magnin, Louis Philippe Maine et André Pinzinger.
Tambour
Casimir Laï.
Légionnaires
Jean Baas, Aloyse Bernardo, Gustave Bertolotto, Claude Billod, Antoine Bogucki, Félix Brunswick, Nicolas Burgiser, Georges Cathenhusen, Victor Catteau, Laurent Constantin, Constant Dael, François Daglincks, Hartog De Vries, Pierre Dicken, Charles Dubois, Frédéric Friedrich, Frédéric Fritz, Georges Fursbaz, Aloïse Gaertner, Léon Gorski, Louis Groux, Hiller, Emile Hipp, Adolphe Jeannin, Ulrich Konrad, Hippolyte Kunasseg, Jean Kurz, Félix Langmeier, Frédéric Lemmer, Jean-Baptiste Leonard, Louis Lernoud, Edouard Merlet, Joseph Rerbers, Jean-Guillaume Reuss, Louis Rohr, Hernann Schifer, Joseph Schreiblich, Jean Seffrin, Daniel Seiler, Joseph Sergers, Louis Stoller, Jean-Louis Timmermans, Clovis Pharaon Van Den Bulcke, Jacques Van Der Meersche, Luitpog Van Opstal, Henricus Vandesavel, Jean-Baptiste Verjus, Geoffroy Wensel, Karl Wittgens et Nicolas Zey.

La moitié de la compagnie fut tuée ou mortellement blessée. Les blessés furent transportés aux hôpitaux de Huatusco et de Jalapa où ils furent soignés. Les prisonniers furent ensuite échangés contre des prisonniers mexicains. Le premier échange eut lieu trois mois plus tard et permit à huit légionnaires d'être échangés contre deux cents Mexicains.
Le convoi français put cependant éviter l'attaque mexicaine et parvenir sans encombre à Puebla.
Par décision du 4 octobre 1863, le ministre de la Guerre, le général Randon, ordonna que le nom de « Camerone » soit inscrit sur le drapeau du régiment étranger. De plus, l'empereur Napoléon III décida que les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés sur les murs des Invalides.
Un monument est érigé sur le site du combat en 1892. Mais son abandon incita en 1948 le colonel Penette à en dresser un nouveau, inauguré officiellement en 1963. C'est sur ce dernier que figure l'inscription :
Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats français
À Camerone le 30 avril 1863
Depuis, les militaires mexicains rendent hommage aux soldats mexicains et français tombés ce jour-là en présentant les armes lorsqu'ils passent devant ce monument. L'usage militaire mexicain veut que cette présentation d'armes se déroule dans le plus grand silence, sans sonnerie de musique ni ordre vocal, il est toujours en usage et les tombes des soldats français morts sont entretenues par le gouvernement mexicain sous le contrôle de l'ambassadeur de France et de son attaché militaire.L'expression « faire Camerone » est toujours usitée dans la Légion étrangère.
Chaque 30 avril, les héros de ce combat sont honorés dans tous les régiments et par toutes les amicales de la Légion ; à cette occasion est lu le récit « officiel » du combat de Camerone. L'idée du « serment de Camerone » est là pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le respect à la parole donnée accomplie jusqu'au sacrifice suprême. Chaque année depuis 1906, sur le front des troupes qui présentent les armes, est lue l'inscription du monument.
Aujourd'hui, la main du capitaine Danjou est conservée dans la crypte du musée de la Légion étrangère à Aubagne.

Liste des Légionnaires
GradeNomDate de naissanceLieu de naissanceDate de décèsCombat de Camerone
Officiers
CapitaineJean Danjou15/04/1828Chalabre (France)30/04/1863Tué
Sous-lieutenantClément Maudet08/08/1829Saint-Mars-d'Outillé (France)08/05/1863Mortellement blessé
Sous-lieutenantJean Vilain03/08/1836Poitiers (France)30/04/1863Tué
Sous-officiers
Sergent-majorHenri Tonnel15/04/1831Soissons (France)30/04/1863Tué
SergentVicente Morzycki05/01/1840La Clayette (France)30/04/1863Tué
SergentJean Germeys11/03/18321Saint-Trond (Belgique)11/05/1863Mortellement blessé
SergentCharles Schaefner26/10/1831Berne (Suisse)15/08/1865Blessé
SergentAlfred Palmaert03/06/1842Anvers (Belgique)20/08/1863Blessé
Caporaux
CaporalLouis Maine04/09/1830Mussidan (France)27/06/1893Blessé
CaporalAdolphe Del Caretto16/12/1835Oran (Algérie)13/05/1863Mortellement blessé
CaporalAme Favas20/09/1837Genève (Suisse)30/04/1863Tué
CaporalÉvariste Berg13/01/1834Saint-Benoît (La Réunion) (France)13/06/1864Blessé
CaporalCharles Magnin04/03/1843Gérics (France)
Blessé
CaporalAndré Pinzinger17/04/1831Landau (Allemagne)24/06/1899
Tambour
TambourCasimir Lai227/11/1839Cagliari (Italie)
Blessé
Légionnaires
LégionnaireJean Bass26/12/1842Mouscron (Belgique)04/08/1863Mortellement blessé
Aloyse Bernardo20/05/1830Willaricho (Espagne)30/04/1863Tué
Gustave Bertolotto23/12/1839Toulon (France)30/04/1863Tué
Claude Billod10/11/1832Dijon (France)11/06/1863Mortellement blessé
Antoine Bogucki11/06/1833Poznań (Pologne)30/04/1863Tué
Nicolas Brugiser1833Oberlandbrofer (Allemagne)30/04/1863Tué
Félix Brunswick24/09/1832Bruxelles (Belgique)20/09/1896
Victor Cateau07/04/1837Comines (Belgique)30/04/1863Tué
Georges Catenhusen23/06/1837Lavenurg30/04/1863Tué
Laurent Constantin06/07/1826Bruxelles (Belgique)

Constant Dael20/12/1842Bruxelles (Belgique)23/05/1863Mortellement blessé
François Daglincks31/10/1834Anvers (Belgique)30/04/1863Tué
Hartog De Vriess13/03/1838Amsterdam (Pays-Bas)30/04/1863Tué
Pierre Dicken29/05/1842Erkumer30/04/1863Tué
Charles Dubois11/04/1843Le Locle (Suisse)30/04/1863Tué
Frédéric Friedrich04/05/1832Langenbieelan30/04/1863Tué
Frédéric Fritz22/11/1822Kemm30/04/1863Tué
Georges Furbasz24/02/1842Dingling30/04/1863Tué
Aloïse Gaertner17/11/1839Bülach (Suisse)
Blessé
Léon Gorski01/03/1844Nîmes (France)14/12/1864Blessé
Louis Groux21/07/1840Payerne30/04/1863Tué
Hiller ??? ???
Blessé
Emile Hipp18/05/1838Paris (France)30/04/1863Tué
Adolphe Jeannin23/01/1836Genève (Suisse)10/10/1863Blessé
Ulrich Konrad ???Bavière30/04/1863Tué
Hippolyte Kuwasseg22/07/1843Villeneuve-Saint-Georges (France)04/12/1906
Jean Kurz02/03/1844Kalenberg28/05/1863Mortellement blessé
Félix Langmeier16/03/1842Buchs30/04/1863Tué
Frédéric Lemmer03/03/1836Hesselbach (Allemagne30/04/1863Tué
Jean-Baptiste Leonhard19/03/1834Liège (Belgique)
Mortellement blessé
Louis Lernould06/05/1845Francfort (Allemagne)30/04/1863Tué
FusilierEdouard Merlet04/04/1836Messkirch (Suisse)
Blessé
LégionnaireJoseph Rebers15/12/1837Odenkirchen (Allemagne)30/04/1863Tué
Louis Rohr01/10/1832Niedererbach (Allemagne)25/05/1863Mortellement blessé
Hermann Schiffer19/10/1839Stuttgart (Allemagne)
Blessé
Joseph Schreiblich25/08/1843Gruben (Suisse)
Blessé
Jean Seffrin22/12/1838Niersinten
Blessé
Daniel Seiler27/12/1837Lensbourg30/04/1863Tué
Joseph Sergers ??? ???
Blessé
Louis Stoller24/09/1834Bruxelles (Belgique)
Tué
Jean-Louis Timmermans02/08/1845
15/05/1863Mortellement blessé
Pharaon Van Den Bulcke21/12/1845Lille (France)03/01/1894Blessé
Jacques Van Der Meersche31/12/1832Alost30/04/1863Tué
Luitpog Van Opstal ??? ???02/02/1864
Henry Vandesavel17/05/1832Hasselt (Belgique)30/04/1863Tué
Jean-Baptiste Verjus12/02/1839Paris (France)
Blessé
Geoffroy Wensel04/11/1822Nettrich
Blessé
Karl Wittgens ??? ???30/04/1863Tué
Nicolas Zey17/02/1842Beuren




Morts au combat31
Mortellement blessés9
Total décédés40
Blessés18
Survivants24 au total

 

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MessagePosté le: Mer 7 Juin - 18:08 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

bataille de San Pablo del Monte
a eu lieu le 5 mai 1863, durant le siège de Puebla.
Le 6e escadron du 1er régiment de chasseurs d’Afrique commandé par le capitaine de Montarby se distingua en chargeant plus de mille Mexicains. Le commandant Aymard de Foucauld trouva la mort lors du combat.
L’armée mexicaine assiégée dans Puebla tenta une sortie, le 5 mai 1863, combinée avec un mouvement de Comonfort. Un corps de cavalerie évalué à un millier de chevaux, soutenu en arrière par des colonnes d’infanterie et d’artillerie, se présenta en avant du village de San Pablo del Monte. Le général L’Hérillier dirigea de ce côté une reconnaissance composée d’un escadron du 1er régiment de chasseurs d’Afrique et d’une section de grenadiers du 99e de ligne aux ordres du commandant Aymard de Foucauld. Les Mexicains furent refoulés et poursuivis. Le commandant de Foucauld voyant l’ennemi à bonne portée se précipita le sabre au poing sur les escadrons mexicains. L’ennemi céda du terrain et se replia en combattant vers la ferme d’Acapulco où il fut de nouveau attaqué. Là, le commandant de Foucauld tomba percé d’un coup de lance et expira quelques instants après.

Cependant, la garde mexicaine qui protégeait le porte-étendard du 1er régiment de Durango était assaillie par les cavaliers Bordes et Imbert, du 1er chasseurs d’Afrique. Bordes s'empara du trophée tandis qu’Imbert poursuivit le porte-étendard et lui enleva le baudrier de l'emblème qu’il portait sur lui. Le capitaine de Montarby se mit à la tête de l’escadron et continua la poursuite que le commandant de Foucauld avait commencée. Il mena trois charges contre ses adversaires jusqu’à ce que, blessé lui-même, il dût se retirer. Les Français ramassèrent les blessés, les armes et rapportèrent à leur campement l'étendard brodé des lanciers de Durango ainsi que 21 prisonniers et une grande quantité de lances et de fusils. Ce fait d'armes valut au régiment d'être décoré de la Légion d'honneur, fait unique dans la cavalerie.

 

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MessagePosté le: Mer 7 Juin - 18:14 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

 
bataille de San Lorenzo
a lieu le 8 mai 1863 lors de l'expédition du Mexique.
Le 5 mai 1863, alors que l'armée française assiège Puebla, l'armée républicaine mexicaine commandée par Ignacio Comonfort gagne le village de San Lorenzo, où elle entreprend des travaux de fortifications.
Le général Forey donne alors l'ordre d'attaquer cette position et la nuit du 7 au 8 mai, le général Bazaine part du pont de Mexico avec quatre bataillons issus du 3e régiment de zouaves, du 51e régiment d'infanterie de ligne, du 81e régiment d'infanterie de ligne, du 2e régiment de tirailleurs algériens et du 3e régiment de tirailleurs algériens, trois escadrons de cavalerie français, un escadron mexicain, la batterie d'artillerie à cheval de la Garde impériale, une section d'artillerie de montagne des marins et un détachement du génie.
Les Français suivent la route de Mexico puis coupent à travers champ au niveau du village de Cuautlancingo afin d'éviter les avants-postes républicains. Le général Bazaine place ses cavaliers mexicains en tête de la colonne, ce qui ajouté à l'obscurité, parvient à tromper une première avant-garde adverse. Vers quatre heures et demie du matin, alors que le jour se lève et qu'ils ne peuvent plus profiter de l'obscurité, les Français prennent d'assaut un premier poste et arrivent à deux kilomètres au sud du village de San Lorenzo

À cinq heures du matin, les Français se déploient face au village, situé sur une hauteur. L'artillerie est placée sur le flanc droit et au centre, tandis que les cavaliers sont sur le flanc gauche. Les troupes de Bazaine attaquent par le sud, là où le relief est le moins abrupt. L'est de la colline de San Lorenzo est rocheuse, sillonnée de ravines, et tombe brusquement sur la rivière Atoyac. De deux côté, l'artillerie ouvre, puis l'infanterie française avance en échelon, flanc gauche en tête, afin de couper la retraite des Mexicains par l'ouest.
Rapidement, les républicains battent en retraite par le gué de Pensacola, tandis qu'une partie de la cavalerie française se lance à la poursuite de la cavalerie mexicaine. L'autre partie sabre les fuyards qui tentent de fuir par les gués de l'Atoyac. La 1re division mexicaine est détruite, la 2e subit également de lourdes pertes et la 3e, commandée par le général O'Horan, se replie sans combattre sur Tlaxcala.
Des troupes mexicaines du parti conservateur arrive alors en renfort par le cerro de la Cruz. Fortes de deux bataillons et d'un escadron commandés par le général Marquez, elles se lancent à la poursuite des fuyards jusqu'à Santa Inès Zacatelco. À neuf heures et demi du matin, les combats sont finis. Les républicains se replient sur Tlaxcala, mais ils ne s'y arrêtent pas, le général Comonfort réunit ses hommes à San Martin Texmelucan
Les pertes républicaines sont estimées à 800 tués ou blessés et 1 000 prisonniers par les Français. Ces derniers déplorent un officier et 10 soldats tués et 80 blessés, tandis que les Mexicains alliés ont cinq morts et 18 blessés. Les républicains laissent également trois drapeaux, huit fanions et leurs huit canons aux mains des assaillants.
Après les combats, les troupes franco-mexicaines passent la nuit à San Lorenzo, puis Bazaine regagne sont quartier-général de Molino en Medio

 

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MessagePosté le: Mer 7 Juin - 18:19 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

( Parti conservateur) bataille de Morelia
(République mexicaine) a lieu le 18 décembre 1863 lors de l'expédition du Mexique.
Le 30 novembre 1863, la ville de Morelia est prise sans résistance par les troupes françaises. Ces derniers laissent ensuite leur alliés mexicains commandés par le général Marquez pour occuper la ville. Le général républicain José López Uraga rassemble alors 12 000 hommes et 38 canons et arrive en vue de Morelia le 17 décembre. Le 18, il passe à l'attaque. Les républicains parviennent jusqu'à la place centrale de la ville, mais les troupes de Marquez résistent vigoureusement et parviennent à repousser les assaillants.
Dans les combats, le général Uraga aurait laissé 600 morts et 600 prisonniers. Marquez est grièvement blessé à la figure, et ses hommes déplorent de 45 morts et 48 blessés

 

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MessagePosté le: Mer 7 Juin - 18:32 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

Le Second Empire mexicain est l'État gouverné par Maximilien de Habsbourg comme empereur du Mexique. Le Second Empire a été établi en 1864 après l'intervention des troupes françaises et des troupes conservatrices mexicaines.
Durant tout le Second Empire mexicain, la République mexicaine continua d'exister dans les territoires non contrôlés par les forces impérialistes et les troupes françaises, le gouvernement républicain, les pouvoirs constitués de la République et le président de la république en la personne de Benito Juárez continuèrent leur mandat, à aucun moment ils ne quittèrent le pays.
Appuyé par une nouvelle génération de libéraux soucieux de rénover la structure économique, sociale et politique du pays, Ignacio Comonfort est proclamé président. Il s'efforce de réconcilier tous les partis et de moderniser la structure économique du pays. Comonfort abolit les tribunaux religieux et militaires en 1856, supprime la propriété collective en matière de biens fonciers. Le clergé qui était le principal propriétaire foncier du pays se voit contraint de vendre ses terres, mais seuls les riches purent les acquérir. Quelques soulèvements éclatèrent, dirigés parfois par des catholiques (comme Miguel Miramón et Tomás Mejía) financés par l'Église et les conservateurs.

En 1857, une nouvelle Constitution est proclamée, mais le général conservateur Ignacio Zuloaga, se fait nommer président et abroge les lois de Réforme, ce qui provoque une nouvelle guerre civile. Après trois années de lutte, Benito Juárez est élu président. les libéraux décident alors la confiscation des biens du clergé, la séparation de l'Église et de l'État et la suppression des ordres religieux. Ruiné par les troubles et l'absence momentanée de rentrées fiscales l'État doit suspendre le remboursement de sa dette extérieure. La France, l'Angleterre et l'Espagne décident alors d'intervenir.
L'assemblée des notables, composée de 250 membres y compris les 35 nommés du 16 juin, se prononça le 10 juillet de 1863 sur les questions de gouvernement.
La nation mexicaine adopte pour forme de gouvernement la monarchie tempérée et héréditaire, sous un prince catholique.
Le souverain prendra le titre d'empereur du Mexique.
La couronne impériale sera offerte à S.A.I. le prince Ferdinand-Maximilien, archiduc d'Autriche pour lui et ses descendants.
Dans le cas où, par des circonstances qu'on ne peut prévoir l'archiduc Ferdinand-Maximilien ne prendrait pas possession du trône qui lui est offert, la nation mexicaine s'en remet à la bienveillance de S.M. Napoléon III, empereur des Français, pour qu'il désigne un autre prince catholique à qui la couronne sera offerte.

Les membres de la commission mexicaine qui ont été envoyés à Miramare pour inviter Maximilien à occuper le trône du Mexique.
José María Gutiérrez Estrada
José Manuel Hidalgo
Ignacio Aguilar y Marocho
Francisco Javier Miranda
Joaquín Velázquez de León
Adrián Woll
Tomás Murphy
Antonio Escandón
Antonio Suárez Peredo
José Maria de Landa
Angel Iglesias y Domínguez

Alors que l'Angleterre et l'Espagne se contentent finalement d'un compromis, l'armée française, après avoir débarqué à Veracruz, monte jusqu'à Orizaba, puis jusqu'à Puebla qu'elle tente de prendre d'assaut. Elle est repoussée le 5 mai 1862. Cette victoire est célébrée, à présent, chaque année au Mexique comme le Cinco de Mayo. L'année suivante, grâce à de nouveaux renforts, le général Forey s'empare de Puebla, et finalement occupe Mexico. Mais déjà Benito Juárez organise la défense dans le Nord. En 1864, l'archiduc Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche, accepte le trône que lui proposent les conservateurs mexicains, en accord avec Napoléon III qui, en échange, promet de les soutenir militairement. Partout, les forces de l'Empire sont repoussées par les armées de la République et les guérilleros juaristes, appuyés matériellement par les États-Unis. Face aux critiques du Corps législatif, à Paris, Napoléon doit finalement céder et retirer ses troupes. Avec sa petite armée de partisans mexicains, Maximilien tentera de résister, mais, encerclé à Querétaro avec les généraux conservateurs Mejia et Miguel Miramón, il doit se rendre. Il est fusillé en 1867.

L'Archiduc Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François-Joseph, et son épouse, la princesse Charlotte Émilie, fille du roi des Belges, auraient pu connaître la vie sans histoire des cadets de familles régnantes. Le sort, en la personne de Napoléon III, en décida autrement. Le 24 mai 1864, le couple impérial débarqua à Veracruz, sous la protection des troupes françaises. Mais, aveuglés par le faste de leur mission, Maximilien et Charlotte ne réalisèrent pas immédiatement qu'ils entraient dans le processus aléatoire d'une guerre de conquête. Bien que libéral, Maximilien restait un Habsbourg. Pétri d'étiquette et persuadé de ses dons politiques, il se heurta à une réalité mexicaine dont il ne saisit pas toute la complexité. Le malentendu ne fit que s'aggraver au cours des années. Poussé par Bazaine, il accepta de cautionner les exactions contre les représentants des autorités républicaines de Benito Juárez. Lorsqu'elle prit conscience de la gravité de la situation, renforcée par le retrait des troupes françaises, l'impératrice Charlotte entreprit un voyage dans les capitales européennes pour tenter, sans succès, d'obtenir un soutien militaire et financier. Peut-être trahi par certains de ses proches, Maximilien fut arrêté, condamné à mort par une cour martiale et exécuté le 19 juin 1867.



 

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MessagePosté le: Mer 7 Juin - 18:38 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

 
(République mexicaine)  bataille de Tacámbaro
(Empire mexicain)
(Légion Belge) est livrée le 11 avril 1865, pendant l'expédition du Mexique.
Le 3 avril 1865, deux cents cinquante et un hommes de la légion belge, troupe composée de volontaires belges envoyés servir dans l'armée de l'empereur Maximilien, dont l'épouse, Charlotte de Belgique est la fille du roi Léopold Ier de Belgique, occupent la ville mexicaine de Tacámbaro, dans l'État du Michoacan. Sous les ordres du major Tydgadt, ils se retranchent dans la ville, et notamment dans l'église qu'ils transforment en place forte.

Le 11 avril, ils sont attaqués par les troupes du général Nicolás Régules (es), qui dispose d'une supériorité numérique écrasante. Cernés de toutes parts, les Belges résistent désespérément dans l'attente de renforts qui n'arriveront pas, et sont finalement contraints de capituler. Grièvement blessé lors des combats, le major Tydgat succombe peu après. Son adjoint, le capitaine Ernest Chazal (fils du ministre belge de la Guerre) figure également parmi les victimes belges.

La nouvelle du désastre sera accueillie avec consternation en Belgique, où l'envoi de volontaires pour le Mexique avait suscité des critiques de la part de la presse. Mais la légion belge, commandée par son chef le lieutenant-colonel Alfred van der Smissen, prend sa revanche à la bataille de la Loma le 16 juillet 1865 ; cependant, l'expédition du Mexique lui coûtera très cher : seule la moitié de ses 2 000 hommes rentreront au pays à la fin des hostilités.

 

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MessagePosté le: Mer 7 Juin - 19:30 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

  bataille de la Loma
a eu lieu le 16 juillet 1865 dans les environs de la hacienda de la Loma, actuellement Tacámbaro, dans l'État de Michoacán, au Mexique, entre l'armée républicaine mexicaine sous les ordres du général Porfirio Diaz et la légion belge commandée par le lieutenant-colonel Alfred van der Smissen, qui combat au profit de l'Empire mexicain. Prenant sa revanche de sa défaite de Tacambaro subie trois mois plus tôt, la légion belge remporte la victoire. Cependant l'expédition du Mexique lui coûtera très cher : seule la moitié de ses 1 500 hommes rentreront au pays à la fin des hostilités.

 
combat d'Ixmiquilpan
est livré le 25 septembre 1865 pendant l'expédition du Mexique. Il oppose 350 hommes de la légion belge aux juaristes, et se termine par la victoire de ces derniers.
En septembre 1866, alors que les troupes françaises commencent à évacuer le nord du Mexique, la légion belge reçoit l'ordre de les remplacer dans la région de Tula. Les Belges, commandés par le lieutenant-colonel Alfred van der Smissen arrivent dans cette ville le 24 septembre et sont immédiatement informés que les Juaristes se sont emparés du village d'Ixmiquilpan, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord. La garnison impériale chargée de sa défense non seulement n'a pas combattue mais elle s'est ralliée aux républicains. Van der Smissen décide de passer à l'offensive, espérant, sur la foi des informations reçues, surprendre les juaristes et reprendre sans trop de difficultés la localité.

Dans la nuit du 24 au 25 septembre, une colonne de 350 hommes quitte Tula sous le commandement de Van der Smissen. La marche est éprouvante, car elle s'effectue sous des pluies battantes, et ce sont des hommes fatigués qui arrivent au matin devant Ixmiquilpan. Contrairement à son attente, Van der Smissen à la mauvaise surprise de découvrir un village fortifié. Les juaristes, qui redoutaient probablement une contre-attaque, ont en effet érigé des barricades derrière lesquelles des sentinelles veillent. Van der Smissen ordonne tout de même l'assaut. Il est accueilli par un feu dévastateur et malgré leur allant et leur courage, les Belges sont repoussés avec de très lourdes pertes. Réalisant l'inanité de son attaque, Van der Smissen ordonne la retraite, et les Belges se replient sur Tula en laissant une soixantaine des leurs sur le champ de bataille.
Cet affrontement est le dernier combat d'importance livré par la légion belge. Le 6 décembre 1866, un décret impérial dissout les troupes étrangères au service de Maximilien, dont le gouvernement désargenté ne peut plus assurer le financement.

 

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MessagePosté le: Jeu 8 Juin - 18:36 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

République du Mexique
union
Bataille de Bagdad (
Second Empire mexicain,
Second Empire français, Volontaires autrichiens)
 À la suite de l'indépendance du Mexique, le pays était sujet à de multiples coups d'État. Napoléon III voulait alors profiter de la guerre de Sécession aux États-Unis pour mettre en place un empire catholique allié à la France afin de contrer son voisin du nord : l'Expédition du Mexique.
Le village de Bagdad à l'embouchure du Río Grande contrôle l'accès par le fleuve aux villes jumelles de Matamoros (Mexique) et Brownsville (Texas). Pendant l'expédition du Mexique, Matamoros était le principal point de passage de l'aide américaine aux Républicains mexicains. La ville était gardée par le colonel conservateur Tomás Mejía avec 2 000 hommes et soutenue par la marine française. Ce fut le point le plus important à l'origine des pressions nordistes, en vertu de la doctrine Monroe vis-à-vis des Français.
En 1864, Mejía est menacé par le général mexicain républicain Miguel Negrete. Mais ce dernier est dissuadé par le débarquement de 500 soldats et 140 artilleurs français à Bagdad, arrivés par les navires Var, Magellan et Tactique. En 1865, la situation se complique. L'armée des États-Unis chasse de Brownsville les forces des États confédérés d'Amérique favorables aux conservateurs de Mejía, plusieurs groupes se réfugient alors au Mexique, et alors que les américains les réclament, Mejia déclarent qu'ils seront désarmés mais sous la protection du Mexique. Ils concentrent ensuite 40 000 hommes sur la frontière. Le Tisiphone arrive alors en renfort à Bagdad. Le 28 septembre, le général républicain Escobedo entre en jeu, appuyé par une artillerie de 11 canons avec leurs artilleurs fournis par les militaires nordistes. Le futur amiral français Cloué renforça la ville avec l'Adonis, le Magellan, le Tactique et le Tartare. Après le repli d'Escobedo, l'amiral adressa une réclamation au général nordiste Wetzel, commandant de Brownsville, sur l'affaire des artilleurs américains et pour porter secours aux blessés mexicains. L’Antonia est ajouté à la défense de Bagdad. En novembre, nouvelle tentative d'Escobedo sur Matamoros que vient renforcer l'Antonia. Le maréchal français Bazaine envoya deux colonnes en renfort, respectivement commandées par le colonel d'Ornano et le général Jeanningros ainsi que l’Allier pour débarquer 300 Autrichiens, 20 Mexicains et 60 chevaux à Bagdad le 20 novembre.

Tous les éléments étaient alors réunis pour la bataille principale qui eut lieu en janvier 1866: Le 4 janvier 1866, profitant du départ de l’Adonis, du Tartare et du Tisiphone, Escobedo appuyé par 2 000 hommes des régiments noirs de l'US Army attaque le village. La bataille dure deux heures. Alors que les Mexicains et les Autrichiens se replient sur leur navire, les 30 marins de l’Antonia assurent leur couverture. Le général nordiste Wetzel envoie 150 hommes pour rétablir l'ordre en occupant le village tenant à leur merci les hommes rassemblés sur l'Antonia. Les Buffalo Soldiers voulurent livrer la ville aux Libéraux mais le général Meija qui arrivé de Matamoros avec la majeure partie de ses troupes arriva sur eux, les contraignant à repasser la frontière. Après une nouvelle protestation auprès des autorités américaines du général Meija et de l'amiral Cloué, le village est libéré le 25 janvier, le général Crawford, commandant le corps d'armée de l'US Army à la frontière américano-mexicaine emprisonné et une batterie d'artillerie que ses troupes avaient prise à Bagdad restitué.
En juin, une double colonne de conservateurs de 2 000 hommes part en renfort de Monterrey pour Matamoros. Une première moitié s'arrête pour cause de maladie. Les 300 hommes du général Olverade de la seconde colonne, sont attaqués le 15 juin à Camargo par 5 000 Mexicains et mercenaires américains. Seuls 150 hommes parvinrent à Matamoros et au général Meija. Se voyant désormais dans l'impossibilité de tenir la ville, il dut capituler et céder son artillerie mais obtint d'évacuer les 300 ou 400 hommes qui lui restait sur l’Adonis vers Veracruz

  

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MessagePosté le: Jeu 8 Juin - 18:42 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

 
Empire mexicain 
Empire d'Autriche  bataille de Camargo
Républicains mexicains a lieu le 15 juin 1866, lors de l'expédition du Mexique.
Le 15 juin 1866, un convoi de 200 véhicules défendu par 1 900 soldats mexicains et 300 Autrichiens est attaqué par les républicains au nombre de 5 000 hommes, dont 1 200 à 1 500 Américains.
Le convoi est totalement enlevé, le général Rafael Olvera parvient à trouver refuge à Matamoros avec 150 cavaliers.
Selon le rapport du général Escobedo, ses pertes sont de 155 morts et 78 blessés. Côté Impériaux, les pertes sont de 251 morts, 121 blessés et 858 prisonniers. Les Autrichiens ont quant à eux 145 morts, 45 blessés et 143 prisonniers

 

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MessagePosté le: Ven 9 Juin - 05:03 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

 
Empire mexicain
Empire d'Autriche bataille de La Carbonera
Républicains mexicains fut livrée le 18 octobre 1866, pendant l'expédition du Mexique (1861-1867).
Après avoir remporté une victoire sur les forces impériales à la bataille de Miahuatlan, le général juariste Porfirio Díaz assiégea la ville de Oaxaca, défendue par le général conservateur Carlos Oronoz.

Le siège durait depuis 11 jours, lorsque les juaristes apprirent qu'une colonne de 1 500 hommes, composée de soldats impériaux, français et autrichiens s'approchait. Díaz redoutant d'être pris entre deux feux, décida de se porter à la rencontre de cette armée.
La bataille eut lieu le 18 octobre à onze heures et fut extrêmement brève : attaquée par surprise, la colonne de renfort fut anéantie en une heure. Outre la victoire totale, les troupes de Díaz obtenaient un important butin en armes, munitions et chevaux, qui leur permit de se rééquiper complètement.

  

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MessagePosté le: Ven 9 Juin - 05:10 (2017)    Sujet du message: 11A Les conflits concernant les pays latino-américains MEXIQUE (sommaire page 1) Répondre en citant

 
Empire mexicain
Empire d'Autriche siège de Querétaro
Républicains mexicains a lieu du 6 mars au 15 mai 1867, après le départ des Français, lors de l'Expédition du Mexique. Refusant d'abdiquer, Maximilien de Habsbourg choisit la ville de Querétaro pour affronter les troupes de Benito Juárez.
Dernière ville avant la capitale Mexico, en venant du nord ou de l'ouest, d'où arrivaient les troupes républicaines, Querétaro pouvait facilement être mise en défense.
Le 19 février 1867, l'empereur y arrive, et en fait le « point de regroupement » des forces impériales qui s'élèvent à 8 ou 9 000 hommes. Malgré un plan d'offensive décidé le 26 février, l'armée impériale reste sur place. Et le 5 mars le siège débute.
L'armée républicaine du général Escobedo, comprenait des mercenaires américains et disposait du matériel donné par les États-Unis d'Amérique après la guerre de Sécession qui venait de se terminer. Leurs forces s'élèvent alors à 40 000 hommes.
Les combats débutent le 12 mars. Ils sont particulièrement rudes le 14 et le 17.

Le 22, le général Márquez est envoyé quérir des renforts à Mexico. Il ne reviendra pas à temps.
Le 10 avril, Maximilien donne une fête pour célébrer l'anniversaire de son acceptation du trône.
Le « dernier affrontement d'envergure » eut lieu le 26 avril.
Le 14 mai Maximilien décide une sortie pour rejoindre Mexico. C'est dans la nuit du 14 au 15 mai qu'il fut trahi par le colonel Miguel López, qui laisse les forces républicaines s'emparer des retranchements impériaux, permettant ainsi la prise de la ville sans combat. Maximilien est alors arrêté.
Il est jugé, condamné à mort le 14 juin et fusillé avec les généraux Tomás Mejía et Miguel Miramón le 19 juin 1867. Son exécution a donné lieu à une célèbre illustration imaginaire...(à comparer avec les photographies de l'exécution) d'Édouard Manet, L'exécution de l'Empereur Maximilien du Mexique, réalisée dès 1867.

  

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