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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Barye Antoine-Louis

 
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saintluc
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MessagePosté le: Lun 5 Juin - 13:55 (2017)    Sujet du message: Barye Antoine-Louis Répondre en citant

Antoine-Louis Barye, né le 24 septembre 1795 à Paris, mort dans la même ville le 25 juin 1875, est un sculpteur et un peintre français, renommé pour ses sculptures animalières.
Sa pratique du croquis fait sur nature d'après les animaux du jardin des Plantes à Paris l'amenèrent petit à petit à pratiquer aussi la peinture. En essayant de situer ses animaux dans leur milieu naturel, Barye les encadra de paysages exotiques qu'il traita avec vigueur et un très grand sens de la vérité.

Antoine-Louis Barye naît à Paris, le 2 vendémiaire de l'an IV (24 septembre 1795) et y passe tout sa vie. Placé très tôt chez Fourier, un graveur sur acier qui fabrique des matrices destinées à exécuter les parties métalliques des uniformes de la Grande Armée, il s’initie à tous les métiers du traitement du métal et devient un ciseleur hors-pair. Il entre à l’École des beaux-arts de Paris en 1818, où il reçoit une formation classique dans l’atelier du sculpteur François-Joseph Bosio et du peintre Antoine-Jean Gros. Il obtient en 1820, le second prix de Rome de sculpture, derrière Georges Jacquot avec pour sujet : Caïn maudit par Dieu.
C’est en 1831 qu’il se fait connaître du public en exposant au Salon le Tigre dévorant un gavial, œuvre tourmentée et expressive, qui le classe aussitôt comme premier sculpteur romantique, alter ego d'Eugène Delacroix en peinture. Il ne cesse désormais de produire des chefs-d’œuvre, souvent de petites dimensions, qui vont enrichir les collections des cabinets d’amateurs, des deux côtés de l’Atlantique.
En complète rupture avec les tenants de l'académisme qui règnent alors sur l’Institut, Barye ouvre une fonderie et diffuse lui-même sa production, en employant les techniques modernes de son temps. Ses idées républicaines ne l’empêchent pas de se lier avec Ferdinand-Philippe d'Orléans, pour lequel il exécute un surtout de table, chef-d’œuvre des arts décoratifs de cette époque, et de devenir un des sculpteurs favoris de Napoléon III, sous le règne duquel il réalisera des œuvres monumentales telles que La Paix, La Force, La Guerre et L’Ordre pour la décoration du nouveau palais du Louvre, le Napoléon 1er d’Ajaccio, et une statue équestre de Napoléon III, pour les guichets du Louvre.
Malgré son activité commerciale et sa pratique de l’art qui déroutent les membres de l’Institut, ceux-ci finissent par l’accueillir en leur sein, le 30 mars 1868, et l’artiste connaît durant les dix dernières années de sa vie, aisance et reconnaissance. Barye s’éteint le 25 juin 1875, à 21 heures, d’une maladie de cœur dont il souffrait depuis plusieurs années. Il est mort au 4 quai des Célestins à Paris où est apposé une plaque commémorative.
Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (49e division).
Il avait une maison-atelier au no 26 de la Grande Rue à Barbizon.

Son romantisme des années 1830 s'exprime par la mise en scène de combats violents tels La Chasse au taureau sauvage ou Le Tigre et gavial, provoquant l'admiration de la critique au Salon de 1831. À l'instar des artistes romantiques de son temps, Barye apprécie l'exotisme et le Moyen Âge. Il préférera le bronze au marbre qu'il juge trop froid.
Le roi lui commande, en 1833, un grand groupe pour le jardin des Tuileries. Barye réalise alors Le Lion au serpent, une allégorie de la monarchie écrasant la sédition, trois ans après la Révolution de Juillet.
Unanimement appréciée, cette œuvre inspire le commentaire suivant d'Alfred de Musset : « Le lion en bronze de M. Barye est effrayant comme la nature. Quelle vigueur et quelle vérité ! Ce lion rugit, ce serpent siffle… ».
Le style de Barye s'assagit à partir de 1843. Il donne à ses figures humaines inspirées des modèles grecs, tel le groupe en bronze de Thésée et le Minotaure, une énergie et un mouvement propres à la vision romantique.
 
 

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