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Les funambules du Hohneck

 
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roberto


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MessagePosté le: Jeu 18 Mai - 08:16 (2017)    Sujet du message: Les funambules du Hohneck Répondre en citant

Les funambules du Hohneck


Depuis son retour au milieu du siècle dernier, le chamois s’est forgé une solide réputation sur les crêtes vosgiennes. Le livre du photographe géromois Jean-Marie Chipot rend un bel hommage à cet acrobate des cimes.


















Par Patrice Costa
Avec les chamois vosgiens, il n’y a pas l’attente et la recherche, le rendez-vous est presque assuré. » Voilà des années que le fringant caprin est le modèle privilégié de Jean-Marie Chipot. Une entente cordiale matérialisée par des milliers d’images prises sur le vif, au fil des quatre saisons, qu’elle que soit l’humeur de la météo. Un tel gisement d’illustrations méritait partage. Le montagnard géromois a donc sélectionné ses plus beaux clichés pour offrir au lecteur une galerie de portraits toniques du quotidien de l’ongulé sur son territoire, qui s’étire grosso modo du Donon au Markstein, sur ces hautes chaumes où la callune joue à saute-myrtille. Jean-Marie a déjà signé deux ouvrages sur la faune et la flore qui palpitent sur les crêtes et les versants du vieux massif où s’accroche la hêtraie tourmentée d’altitude. Un lieu magique, couru par les photographes, chevronnés ou pas, tant il y a matière à immortaliser des instants de vie sauvage. Et comme le dit le Vosgien en préambule de son troisième ouvrage, le chamois ne fait que très rarement défaut au contact : bien qu’assez farouches, ils détalent dès que l’on franchit une frontière invisible d’une centaine de mètres, ces animaux sont devenus avec le temps la coqueluche des touristes dont les yeux s’écarquillent de bonheur quand l’un d’entre eux se laisse surprendre et expose nonchalamment son pelage d’été rougeâtre et ses petites cornes en crochet sur une dalle de granit. Ces moments inoubliables, qui se manifestent principalement au lever et au coucher du soleil - en journée, l’herbivore fuit plutôt la foule en redescendant dans les vallées - ne sont pas le fait du hasard, car l’acrobate doit sa présence sur la ligne bleue aux hommes.
Une population pérenne


Échange de bons procédés, c’est parce que les autorités d’occupation françaises avaient pris, en 1945, des mesures de protection, en classant en réserve cynégétique intégrale tout le massif du Feldberg en Forêt-Noire, que le gouvernement allemand proposa en 1955 au Conseil supérieur de la chasse de lui remettre gracieusement un lot de onze têtes prélevées au Feldberg pour tenter l’acclimatation de l’espèce dans les Vosges.
En 1956, ce noyau fut relâché en forêt de Ranspach, au sud-ouest du Markstein. Ce sont ces pionniers, renforcés plus tard par des sujets originaires des Alpes, qui ont constitué la population du troupeau actuel, soit un millier d’individus environ, dont une bonne partie hante les reliefs escarpés de la Wormspel ou du Kastelberg. Du printemps à l’automne, ces charmants mammifères gambadent dès l’aube de roc en roc, ou baguenaudent sur la pelouse sommitale pour se gaver des jeunes pousses du substrat herbacé. Mais avec l’hiver et la tyrannie du blizzard qui règne sur les hauteurs vosgiennes, ils se replient à couvert pour gratter la neige en quête d’un repas frugal. Le livre de Jean-Marie Chipot n’a pas vocation scientifique, mais le florilège de la bonne centaine de photographies qui dévoile l’intimité de son animal fétiche suffit à comprendre pourquoi ce maître de la cabriole est aujourd’hui élevé au rang de mythe sur la ligne de crêtes. Certes, pour éviter une explosion démographique préjudiciable à l’équilibre écologique du milieu, les effectifs de chamois sont régulés par la chasse depuis les années 1970. Mais son implantation est désormais solidement acquise sur ces hautes chaumes où s’exprime aussi toute une kyrielle d’autres habitués des cimes, enneigées ou pas. L’auteur n’a d’ailleurs pas oublié de glisser dans ses pages quelques instantanés des autres représentants de la faune rupestre, à l’instar du traquet motteux, du pipit spioncelle, du merle à plastron, de la minuscule chouette chevêchette, du faucon pèlerin, de la martre ou du renard qui animent eux aussi le paysage de la lande subalpine. La preuve que le chamois n’est pas le seul témoin de la richesse naturelle de la vénérable montagne.
« Hautes-Vosges, le pays des chamois », de Jean-Marie Chipot, aux éditions Vent d’Est, 192 pages, 25 €.


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MessagePosté le: Jeu 18 Mai - 08:16 (2017)    Sujet du message: Publicité

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