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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(75) PARIS (EXPOSITIONS INTERNATIONNALES, Conférences, etc...)
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saintluc
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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 06:50 (2017)    Sujet du message: (75) PARIS (EXPOSITIONS INTERNATIONNALES, Conférences, etc...) Répondre en citant

Page 1: exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes -  Exposition philatélique internationale de philatélie de 1925 - Exposition philatélique internationale de Paris - Philatec 1964 - ARPHILA 75

 
Page 2:  PHILEXFRANCE 82 - PHILEXFRANCE 89 -  Conférence de Paris (29 juillet-15 octobre 1946) - Unesco / Conférence de Paris 1946 - UNESCO/Palais de Chaillot/Paris 1948 -    
      
Page 3: Jeux olympiques d'été de 1924 - 13ème Congrès International des Chemins de Fer PARIS 1937 - Exposition Universelle de New York 1939-1940 - Union postale universelle (UPU) 1947 - Assemblée des Présidents de Chambres de Commerce de l´Union Française à Paris 1899 - 1949 - Floralies Internationales de Paris 1969 - Mondial de l'automobile de Paris Coupe du monde de rugby à XV 2007 - Bourse aux timbres - Salon international de l'agriculture - Tour de France 2013 est la 100e édition du Tour de France - 
         
Page 4: Tour de France 2013 est la 100e édition du Tour de France - rame automotrice électrique monocourant 25 kV Z 6181 - Compagnies républicaines de sécurité -  fondation d’Auteuil - PARIS PHILEX 2016 - 
   

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Dernière édition par saintluc le Mer 21 Juin - 11:29 (2017); édité 27 fois
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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 06:50 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 06:58 (2017)    Sujet du message: (75) PARIS (EXPOSITIONS INTERNATIONNALES, Conférences, etc...) Répondre en citant

 
La création artistique en France pendant les années folles est marquée par l'organisation de l'exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui se tient à Paris d'avril à octobre 1925. Située entre l'esplanade des Invalides et les abords des Grand et Petit Palais, l'Exposition regroupe les pavillons des régions de France et des grandes nations invitées.
4 000 personnes assistent à l'inauguration, le 28 avril. Des milliers de visiteurs se pressent chaque jour dans les allées pendant les six mois de manifestation.

Le peintre Charles Dufresne résume l'esprit général en disant que « L'art de 1900 fut l'art du domaine de la fantaisie, celui de 1925 est du domaine de la raison ». Cette tendance générale s'exprime au travers de deux mouvements opposés : le style art déco et l'avant-garde internationale (dite aussi modernisme ou style international).
Le style art déco prend son essor avant la Première Guerre mondiale contre les volutes et formes organiques de l'Art nouveau. Il consiste initialement en un retour à la rigueur classique sur le modèle de la Sécession viennoise : symétrie, ordres classiques (souvent très stylisés), pierre de taille (sans aucun effet pittoresque). Le décor, encore très présent, n'a plus la liberté des années 1900 ; il est sévèrement encadré et son dessin s'inspire de la géométrisation cubiste.
L'exposition de 1925 marque dans ses différents pavillons l'apogée de ce premier style architectural art déco, qui s'exprime d'abord par une réinterprétation des modénatures ornant les volumes, auxquelles appartiennent les pavillons des grands magasins parisiens, où s'exposent surtout les dernières tendances du mobilier (Grands magasins du Louvre, Bon Marché, etc.). Ceux du Printemps et des Galeries Lafayette, formellement plus audacieux, ainsi que le pavillon du Collectionneur sont les pavillons français les plus remarqués, et annoncent, avec les pavillons, autrichien de Josef Hoffmann, tchèque ou danois, ainsi que le pavillon du tourisme de Robert Mallet-Stevens et son campanile emblématique, le style art déco plus géométrique qui triomphera à l'Exposition universelle de 1937. Les arbres cubistes en ciment armé signés par ce dernier architecte, avec les sculpteurs Jean et Joël Martel, défraieront la chronique. D'autres attractions ponctuent l'Exposition, telles que les portes monumentales, dont celle de la Concorde, les fontaines lumineuses, comme celle de verre de Lalique, de plusieurs mètres de haut, ou les vases monumentaux du pavillon de la Manufacture de Sèvres.

Les ateliers d'art sacré participent à la décoration de l'église
Pavillon du collectionneur
Pour ce pavillon, l'architecte Pierre Patout opte pour un style classique : avancée arrondie côté jardin, frises ornées de bas reliefs, saillie du salon ovale, colonnes simplifiées (sans base ni chapiteau). La décoration intérieure, luxueuse, élégante, de grande qualité, revient à Jacques-Émile Ruhlmann qui agrémente les pièces de meubles, d'objets raffinés et précieux, inspirés du xviiie siècle. Ce pavillon suscite l'admiration de tous les visiteurs. La spécificité du créateur art déco, dont Ruhlmann est le meilleur exemple, est qu'il est considéré comme un « ensemblier » ; il doit créer la totalité de la pièce choisie, du sol au plafond en concevant harmonieusement architecture, mobilier et accessoires. Les peintures sont néanmoins confiées à Jean Dupas et Roger Reboussin, les laques à Jean Dunand, les bas-reliefs à Antoine Bourdelle et les ferronneries à Edgar Brandt.
Pavillon d’une ambassade française
Ce pavillon, réalisée par la Société des artistes décorateurs sous le patronage du ministère des Beaux-Arts comprenait des espaces de représentation et des espaces intimes. On y trouvait du mobilier de Ruhlmann, un hall par Mallet-Stevens, un fumoir par Francis Jourdain, une salle à manger par Georges Chevalier, une chambre par André Groult, auteur du célèbre chiffonnier, et le bureau-bibliothèque de Pierre Chareau, aujourd'hui reconstitué au Musée des arts décoratifs. Ce dernier espace, sur un plan circulaire, est coiffé d’une coupole supportée par deux poteaux et composée d’une paroi “éventail”, d’où provient la lumière. Deux pièces attenantes étaient à l’usage des secrétaires. L’espace est modulé par des parois revêtues de bois de palmier dont certaines sont équipées de rayonnages de bibliothèque. Dans l’espace libéré, au centre, un bureau à pans coupés et un fauteuil sont placés sur un tapis dont le motif a été conçu par Jean Lurçat.
Pavillon de Bordeaux
Pour l'exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, le pavillon de Bordeaux est dans une des quatre tours (construites par Charles Plumet) réservées aux vins français. La décoration intérieure de la tour bordelaise est confiée à Pierre Ferret, un architecte bordelais auteur par ailleurs de la Maison Frugès. Quatre peintres bordelais, Jean Dupas, Camille de Buzon, François-Maurice Roganeau et Jean Despujols, présentent des fresques à la gloire de l'Aquitaine. Au centre, le sculpteur parisien Alfred Janniot réalise une sculpture polychrome sur la vigne, l'édifice a été détruit depuis.
Suites de l'Exposition
Le succès de l'exposition de 1925, relayé par la presse, qui offrit une formidable vitrine aux industries de luxe françaises, permit à l'art déco de se propager en France et dans le monde entier (New York, Rio, Casablanca, Shangai…).
Face à cette écrasante domination des pavillons art déco, l'avant-garde internationale a peu de place pour présenter ses idées modernistes. Les deux pavillons majeurs de ce mouvement sont le pavillon de l'URSS, dessiné par Constantin Melnikov et le Pavillon de l'Esprit nouveau de Le Corbusier. En revanche, Theo van Doesburg ne parviendra pas à obtenir un pavillon pour le mouvement De Stijl, le pavillon hollandais ayant été confié à Jan Frederik Staal (nl).
Le Corbusier illustre les concepts du Purisme décrits dans la revue Esprit nouveau fondée avec Ozenfant en 1920. La différence avec les ensembliers art déco est notable : Le Corbusier, assisté de son cousin Pierre Jeanneret, réalise le mobilier mais il le nomme « équipement ». Ce sont des sortes de casiers standards, incorporés aux murs ou modulables. À l'intérieur de la cellule d'habitation, aucun décor n'est toléré. Seules de véritables œuvres d'art de Léger (La Balustre), Ozenfant, Gris, Picasso et Le Corbusier (Nature morte de l'Esprit Nouveau) sont exposées.
Si, à l'époque, l'art déco atteint son apogée, symbolisée par le luxueux mobilier de Ruhlmann, et sort grand vainqueur de cette Exposition, aujourd'hui, les historiens retiennent davantage les propositions avant-gardistes de Le Corbusier, Melnikov et Mallet-Stevens, qui correspondent à la véritable révolution architecturale de la première moitié du xxe siècle.

Après Josef Hoffmann et son « fauteuil Kubus » de 1910, Gerrit Rietveld influe sur le renouveau formel du mobilier avec ses chaises géométriques en bois (1917-1918), peintes ensuite en « Chaise rouge & bleue » en 1923 et sa « Chaise Berlin », présentées la même année aux expositions De Stijl de Berlin et de la Galerie de l'effort moderne à Paris. Déjà lors de la Première Guerre mondiale, l'utilisation industrielle du métal s'était développée avec l'usage du tube peint pour les lits d'hôpitaux militaires, qui inspirera le terme de « style clinique ». Le métal commence ainsi à s'imposer aux autres matériaux avec notamment la « Coiffeuse » à plateau métallique de Marcel Breuer conçue pour l'aménagement intérieur de la maison prototype Haus am Horn (en), lors de l'exposition du Bauhaus de 1923 à Weimar, jusqu'à constituer l'ossature même du meuble, avec le fauteuil « Transat » en tube de tôle laquée et toile créé par Mallet-Stevens en 1923-1925 pour la Villa Noailles, décorée également en 1925-1926 d'une chambre à coucher de Sybold van Ravesteyn en bois et métal peints, ou encore avec la « Chaise inclinable » de Jean Prouvé de 1924 en tôle pliée d'acier laqué et toile et le fauteuil en cuir à piétement d'acier plat de Louis Sognot de 1925-1929.
Simultanément, à l'exposition de 1925, Le Corbusier présente également dans son Pavillon de l'Esprit nouveau des tables réalisées spécialement par l'équipementier hospitalier Schmittheisler et des meubles-casiers par la firme Ronéo, dont les piétements sont en tubes d'acier, outre des fauteuils Thonet 209 et des chaises de jardin du commerce. C'est donc autour de cette date que le mobilier véritablement moderne fait son apparition chez les créateurs en tirant parti des possibilités du métal, puis du tube d'acier, finalement nickelé ou chromé, dont la « Chaise Wassily » créée au Bauhaus en 1925 par Marcel Breuer constitue le symbole. Ce dernier est alors vite suivi, dans l'usage dominant du métal dans le mobilier, par d'autres designers modernes comme Eileen Gray en 1925-1926, René Herbst, Mart Stam, Charlotte Perriand et Pierre Chareau dès 1926, puis Mies van der Rohe et à nouveau Gerrit Rietveld et Mallet-Stevens en 1927.


Bureau-bibliothèque de Pierre Chareau reconstitué au Musée des arts décoratifs de Paris.

La parfumerie française est mise à l'honneur durant l'exposition : secondé par Pierre Guerlain et Marcel Pellerin, Robert Bienaimé est nommé président de la « Classe 23 - Parfumerie » qui regroupe les pavillons et vitrines des parfumeurs suivants :
Agnel
Bourjois
Cheramy
Corday et Jovoy
Fontanis
Gabilla
Gibbs (Pierre Thibaud et Cie)
Grenoville
Gueldy
Guerlain
Houbigant
Lubin
D'Orsay
L.T. Piver
Rallet
Rigaud
Roger & Gallet
Rosine
Violet
Sont également présents des fournisseurs liés à ce secteur comme l'orfèvre Berlan, Lederlin et Cie (flacons, boîtes), E. Blondy (étuis à fard), le graveur Maquet, les cartons et papiers Evette Germain et Cie, mais aussi la maison « Maurice Leblanc, Bona et Bicart » qui obtient le grand prix dans sa spécialité.
L'Exposition des Arts décoratifs de 1925 a fait l'objet de l'exposition « 1925, quand l'art déco séduit le monde », qui s'est tenue du 16 octobre 2013 au 3 mars 2014 à la Cité de l'architecture et du patrimoine

 

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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 07:17 (2017)    Sujet du message: (75) PARIS (EXPOSITIONS INTERNATIONNALES, Conférences, etc...) Répondre en citant

 Exposition philatélique internationale de philatélie de 1925
Paris 1925 : Placée sous le haut patronage du président de la République Gaston Doumergue, cette exposition se
tient du 02 au 12 mai 1925 dans le pavillon Marsant du Louvre. Plus de 400 participations venues de 32 pays
peuvent y être admirées.

Un cachet à date manuel spécial est utilisé. A cette occasion, un timbre au type Sage (5
F carmin) est imprimé en bloc de quatre sur un feuillet tiré à 50 000 exemplaires et vendu avec une plus value de
5 F correspondant au ticket d’entrée.

 

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MessagePosté le: Ven 12 Mai - 11:51 (2017)    Sujet du message: (75) PARIS (EXPOSITIONS INTERNATIONNALES, Conférences, etc...) Répondre en citant

 L'Exposition universelle de 1937, officiellement Exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne », qui se tient à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937, est la première Exposition organisée en France selon les règles de la Convention de Paris de 1928 sur les Expositions internationales. C'est également le dernier événement de ce genre à avoir eu lieu à Paris.

La loi du 6 juillet 1934 décide l'organisation d'une Exposition internationale à Paris. Le 19 juillet, Edmond Labbé est nommé commissaire général par le gouvernement français. Il a, parmi ses collaborateurs, Henri Giraud et Paul Léon. Edmond Labbé doit rassembler différentes propositions du Parlement français dans un projet d'Exposition cohérent. Il choisit de démontrer que l'Art et la Technique ne s'opposent pas mais que leur union est au contraire indispensable : « le Beau et l'Utile doivent être, dit-il, indissolublement liés ». Dans un contexte de crise économique et de tensions politiques internationales, l'Exposition de 1937 doit également promouvoir la paix : la couleur bleue doit dominer.


Le projet est, à l'origine, regardé comme modeste : l'Exposition s'installe principalement sur le Champ-de-Mars et dans les jardins du Trocadéro. Les terrains font l'objet de deux agrandissements successifs et s'étendent de l’esplanade des Invalides et du pont de l'Alma jusqu'à l'île aux Cygnes, avec des annexes prévues aux portes de l'ouest de Paris.

De l’avis des architectes modernes, la préparation de l’Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne de 1937 avait été mal engagée, ce qu’avait exprimé Robert Mallet-Stevens en démissionnant du comité préparatoire. C’est l’arrivée au pouvoir du Front populaire qui relance la participation de l’avant-garde à cette manifestation, alors que le contexte politique international est préoccupant et que le retour à l’ordre stylistique triomphe. Mallet-Stevens, qui intervient pour soutenir à nouveau les tenants de l'architecture moderne au sein du comité d'organisation, se voit alors confier cinq pavillons. Outre deux pavillons significatifs de la politique du gouvernement : celui de la Solidarité nationale et celui de l’Hygiène, dont il organise l’accès par deux rampes majestueuses, le long de la Seine, trois autres bâtiments lui sont commandés par des établissements industriels et commerciaux : le Palais de l’Électricité et de la Lumière, particulièrement spectaculaire la nuit, le Pavillon de la Régie des tabacs et celui des Cafés du Brésil. Il conçoit également, avec les frères Martel, le Signal des Ciments français, qui prolonge leur expérience des arbres en ciment armé de l’Exposition de 1925.


La plupart des bâtiments sont temporaires, à quelques exceptions:
Le palais de Chaillot remplace l'ancien palais du Trocadéro, qui est détruit.
La tour Eiffel est modernisée : suppression des arcades du premier étage, nouvel éclairage.
Le palais de Tokyo est construit sur les terrains de la manutention militaire et de l'ambassade de Pologne, celle-ci est démolie et l'hôtel de Sagan acheté par l'État français est offert à la Pologne en compensation. Il reçoit le musée d'art moderne de la ville de Paris d'une part et le Musée national d'art moderne d'autre part dont les collections sont jusqu'alors exposées au Palais du Luxembourg.
Le pavillon des Travaux publics est conservé, il abrite aujourd'hui le Conseil économique et social.
La largeur du pont d'Iéna est doublée, cette fois par une construction en dur.

En 1936, les mouvements sociaux nés du Front populaire entraînent de grands retards dans les travaux (sauf pour le pavillon de l'URSS) et de nombreux incidents sur les chantiers : grèves, blocages. L'ouverture est prévue symboliquement le 1er mai, date importante pour un gouvernement de Front Populaire. Tout retard ferait l'objet de moqueries de la part de la droite. Le gouvernement cherche un homme énergique pour la faire respecter : il nomme Max Hymans comme nouveau commissaire général. Il faut payer des sur-salaires pour faire travailler les ouvriers le soir et le dimanche. Max Hymans remplit sa mission, ce qui contribue à former sa réputation d'homme énergique. Certains des bâtiments ne sont pas terminés. D'autres, appelés à durer, ne le seront qu'après l'Exposition, sans que le public ne le remarque, comme le Palais d'Iéna, œuvre d’Auguste Perret, qui ne sera terminé qu'en 1946. Le jour de l'ouverture, les deux pavillons principaux, qui se font face, sont terminés et reçoivent la médaille d'or de l'Exposition : celui de l'Allemagne du IIIe Reich et celui de l'URSS. Mais finalement l'Exposition ouvre le 25 mai, avec moins d'un mois de retard sur le calendrier prévu. Le Triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl y est présenté en grand pompe et reçoit le prix du meilleur documentaire.


Les États souverains, la France et ses colonies, ainsi que des territoires placés sous mandat, disposent chacun d'un pavillon, pour un total de 55 bâtiments. Les sections étrangères se répartissaient dans les jardins du Trocadéro, autour des fontaines, et de l'autre côté du pont de l'Alma, aux pieds de la tour Eiffel et jusqu'à l'avenue bordant l’École militaire. Les colonies françaises sont regroupées sur l'île aux Cygnes. Un pavillon « Comité de la Terre d'Israël » et d'un restaurant roumain sont également présents.
« Cette rencontre est le dernier espoir pour la paix en Europe. Cinquante nations y sont représentées, mais l'image mythique de cette manifestation reste pour le monde entier celle de deux tours qui se font face : le pavillon de l'Allemagne hitlérienne et de la Russie stalinienne, chacune couronnée de motifs sculpturaux symboliques et agressifs : l'aigle nazi, et le couple de kolhoziens brandissant la faucille et le marteau. »


Afrique-Équatoriale française
Afrique-Occidentale française
Algérie
Allemagne
Argentine
Australie
Autriche
Belgique
Brésil
Bulgarie
Canada
Comité de la Terre d'Israël
Congo belge
Danemark
États baltes
États pontificaux
États du Levant
Égypte
États-Unis
Espagne
Finlande
Grande-Bretagne
Grèce
Guadeloupe
Haïti
Hongrie
Indes françaises
Indochine
Irak
Italie
Japon
Luxembourg
Madagascar
Maroc
Martinique
Mexique
Monaco
Norvège
Pays-Bas


Pologne
Portugal
Pérou
Réunion
Roumanie
Siam
Suède
Suisse
Tchécoslovaquie
Tunisie
Union d'Afrique du Sud
URSS
Uruguay
Venezuela
Yougoslavie


L'année de cette Exposition universelle est aussi celle des « grands travaux » de Robert et Sonia Delaunay, en même temps que celle des tensions sociales et internationales.
« L'Allemagne, l'URSS, l'Espagne, l'Italie, et même la France, se défient dans un concours de néo-classicisme grandiloquent, avec des bâtiments lourds et agressifs à l'opposé de l'objectif initial de l'Exposition qui était de regrouper tout ce qui unit les hommes et rien de ce qui les sépare. »
La France n'est pas plus novatrice que les autres pays, à l'exception de quelques réalisations comme le Palais de l'air et le palais des chemins de fer décorés par Robert et Sonia Delaunay, ainsi que le pavillon de la lumière de Robert Mallet-Stevens pour lequel Raoul Dufy réalise La Fée Électricité longtemps considéré comme le plus grand tableau du monde jusque dans les années 1970, en hommage aux pionniers de l'électricité. Un disjoncteur de 500 000 volts (record mondial de la puissance) a été installé devant la fresque.
Situé dans l'axe du champ-de-Mars, le pavillon de la lumière en ferme la perspective par un mur incurvé de six cents mètres carrés, dont la surface est recouverte de perles, ce qui permet, le soir, de projeter des films en Cinémascope dont le procédé est dû au professeur Henri Chrétien.
Léon Blum a voulu que l'avant-garde soit présente durant cette manifestation. Il confie la décoration du palais des chemin de fer et du palais de l'air à Robert et Sonia Delaunay à la condition qu'ils fassent travailler cinquante peintres chômeurs. L'entreprise, gigantesque, est constituée d'une peinture de 780 m2 pour le palais de l'air, et d'une composition de 1 772 m2 pour le palais des chemins de fer auxquelles s'ajoutent des bas-reliefs de couleur et un panneau de 150 m2. Réunis dans un garage de la porte Champerret, les artistes ont vécu et travaillé en commun. Il y a notamment Jean Bertholle, Léopold Survage, Pierre Hodé, Roger Bissière et Alfred Manessier.


Pour le palais des chemins de fer, Sonia Delaunay exécute plusieurs grandes peintures murales de 225 mètres carrés chacune, parmi lesquelles : Voyages lointains. Sonia Delaunay a créé d'autres peintures monumentales de très grand format, aujourd'hui disparues notamment Moteur d'avion, Hélice et tableau de bord et elle obtiendra la médaille d'or. Il ne reste, de ses peintures monumentales, qu'une Étude pour Portugal, peinture murale, gouache sur papier, 38,5 × 93 cm, aujourd'hui conservée au National Museum of Women in the Arts, Washington.
Robert Delaunay aborde ainsi l'art mural. Il s'en explique dans la revue Commune : « Moi artiste, moi manuel, je fais la révolution dans les murs. En ce moment, j'ai trouvé des matériaux nouveaux qui transforment le mur, non seulement extérieurement mais dans sa substance même. Séparer l'homme de l'art ? Jamais. Je ne peux pas séparer l'homme de l'art puisque je lui fais des maisons !. » Dès 1935, il était pressenti pour participer à cette gigantesque exposition, mais, contrairement à de nombreux artistes, il n'a fait aucun acte de candidature ; l'attention a été attiré sur lui grâce à une exposition réalisée par la revue Art et décoration, intitulée Revêtements muraux en relief et en couleurs de Robert Delaunay, en 1935. Pour la décoration du palais du chemin de fer et de l'air, il reproduit à grande échelle son tableau Rythme sans fin. Avec la volonté de mettre l'avant-garde à portée de tous. Les travaux de Robert Delaunay et des autres artistes dans les deux pavillons, sont présentés dans la deuxième partie de la présentée au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou à l'occasion de la rétrospective Robert Delaunay du 15 octobre 2014 au 12 janvier 2015




Le pavillon des temps nouveaux
Conçu par Le Corbusier et Pierre Jeanneret, cet édifice n'avait aucun rapport avec l'architecture quelque peu « antiquisante » des pavillons de l'URSS, de l'Allemagne et même de certaines réalisations françaises parmi les plus spectaculaires. Le Corbusier avait proposé de construire en grandeur réelle une unité d'habitation pour trois mille habitants, permettant de montrer aux visiteurs toutes les techniques nouvelles en ce domaine (isothermie, insonorisation, chauffage...). Une telle réalisation ne pouvait être financée que si le bâtiment restait en l'état après l'Exposition et, de fait, se trouvait définitivement utilisé. Le Parlement et la direction générale des Beaux-Arts donna son aval au projet, mais se réserva le droit, en tant que propriétaire du terrain, de tout démolir après l'Exposition.
L'ambitieux projet fut réduit à un pavillon de toile, sorte de tente dite pavillon des Temps nouveaux, soutenue par des pylônes d'acier, et située sur un terrain annexe de la porte Maillot.

   

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Exposition philatélique internationale de Paris
Philatec 1964





L'exposition philatélique internationale « Philatec » s'est tenue au Grand Palais du 5 au 21 juin 1964. Outre des expositions de collections philatéliques elle présentait les dernières innovations techniques de la Poste et des Télécommunications

La trilogie républicaine "Liberté - Egalité - Fraternité" est symbolisée par les ailes de la femme, par la balance de la justice et par les angelots qui s'embrassent.

 

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MessagePosté le: Lun 15 Mai - 17:06 (2017)    Sujet du message: (75) PARIS (EXPOSITIONS INTERNATIONNALES, Conférences, etc...) Répondre en citant

Du 6 au 16 juin 1975, l’Exposition Internationale ARPHILA va être le rendez-vous des collectionneurs du monde entier. Les visiteurs pourront admirer les merveilles artistiques et philatéliques exposées au Grand Palais et dans les Galeries Nationales par des particuliers, des groupements et par les administrations postales des 113 pays étrangers présents à ARPHILA 75.

 Durant l’Exposition, diverses manifestations auront lieu chaque jour selon le programme suivant :
7 juin : Presse philatélique spécialisée
8 juin : Provinces françaises
9 juin : Espace,et Poste aérienne
10 juin : Académie de philatélie - Amis du Musée Postal -Santé publique
11 juin : Jeunesse et sports
12 juin : Nature (flore, faune, environnement) - Expertise
13 juin : Coopération postale internationale
14 juin : Nations Unies, U.P.U. Colloque international
15 juin : Art, dessinateurs et graveurs des P.T.T.
16 juin : Clôture de l’Exposition et tirage de la Loterie nationale.



Le thème central d’Arphila 75 est développé aux Galeries Nationales à travers « l’importance du timbre-poste », « ce qui a été fait jusqu’ici » et « ce que l’on pourrait aussi faire ». La galerie centrale a fait appel au Louvre, au Jeu de Paume, au Musée National d’Art Moderne pour exposer les œuvres d’art ayant inspiré certains timbres de la série « Musée Imaginaire ». Dans une autre salle plus tournée vers l’avenir, on verra les compositions d’artistes contemporains de grand renom présentant des maquettes de timbres de libre inspiration appuyées par quelques unes de leurs œuvres. Le public découvrira également les différents modes d’impression de l’Atelier de Périgueux ainsi qu’une importante prestation des artistes français créateurs de timbres-poste et de leurs œuvres personnelles. Ce beau visage surgi du passé, levant un clair regard vers l’avenir annonce donc bien le double thème « Art et Philatélie » de cet événement international.









    

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saintluc
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