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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(93) Seine Saint-Denis

 
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saintluc
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MessagePosté le: Jeu 4 Mai - 09:46 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Le département de la Seine-Saint-Denis est un département français situé au nord-est de l'agglomération parisienne, appartenant à la petite couronne de la région Île-de-France. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 93.
Les habitants de la Seine-Saint-Denis sont les Séquano-Dionysiens.
La Seine-Saint-Denis est située au nord-est de Paris. Sa superficie est de 236 km2, ce qui en fait l'un des plus petits départements français. La Seine-Saint-Denis forme avec les deux autres petits départements limitrophes de Paris (les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne) la petite couronne de la région parisienne.
Elle est située dans le Bassin parisien et comprend une part importante du Pays de France. Le département est essentiellement constitué par un bas plateau, la Plaine de France, structuré par les larges vallées de la Seine et de la Marne et surmonté par un relief de buttes-témoins, avec le plateau de Vaujours, culminant à 130 m de hauteur, la colline de Belleville - Ménilmontant (128 m) et le plateau d'Avron (115 m), qui matérialisent l'extrémité du massif de l'Aulnoye ou celle du plateau de la Brie. Ces derniers sont séparés par les dépressions de Gagny et de Rosny-sous-Bois, qui correspondent à un ancien lit de la Marne. Au Nord du département se trouve la Butte-Pinson, qui annonce les premiers contreforts du plateau de Montmorency

La géologie du département est celle, sédimentaire, du Bassin parisien. Une succession d'horizons argilo-marneux s'intercalent dans des formations marno-calcaires, ou calcaires (comme les calcaires de Saint-Ouen ou ceux de Brie), souvent gypseuses, qui ont longtemps été exploitées dans des carrières de pierre à plâtre à ciel ouvert ou en galerie (à Romainville, Rosny-sous-Bois ou Gagny, par exemple). Aujourd'hui, seuls les gypses du massif de l'Aulnoye, sur le plateau dominant Vaujours et Coubron, font encore l'objet d'une exploitation destinée aux usines Placoplatre de Vaujours.
Le département est limité au nord-ouest par la Seine, à la hauteur de la boucle de Gennevilliers. Il est traversé par la Marne dans son extrémité sud-est. Deux canaux construits au début du xixe siècle par la Ville de Paris, le canal de l'Ourcq et le canal Saint-Denis, et le canal de Chelles inauguré en 1865 pour faciliter la navigation de Vaires-sur-Marne à Neuilly-sur-Marne, l'irriguent également.


Le département de la Seine-Saint-Denis a été créé le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, par le décret d'application du 25 février 1965, à partir de la partie nord-est de l'ancien département de la Seine (24 communes formant les actuels arrondissements de Bobigny et de Saint-Denis) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (16 communes formant l'arrondissement du Raincy).
Il hérite du code postal « 93 », autrefois dévolu au département de Constantine. Sa préfecture est Bobigny. La Seine-Saint-Denis possède un riche patrimoine archéologique
Des découvertes archéologiques témoignent d’une occupation de la Seine-Saint-Denis depuis le paléolithique inférieur (outils en silex datés d’environ 300 000 ans avant notre ère). Campement préhistorique, installation d’agriculteurs, village gaulois, agglomération gallo-romaine ou hameau du Moyen Âge…, ainsi, les preuves d’un territoire bien vivant nous sont progressivement révélées.
Le département de la Seine-Saint-Denis a donc beau être récent, le territoire a de tous temps été occupé par l'humain, notamment à l'époque gallo-romaine et à l'époque médiévale.

La création du département, qui répondait à l'origine à la disparition des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, et à la dissolution du District de Paris, a été motivée par le souhait plus ou moins implicite du pouvoir politique de l'époque de cantonner dans un espace déterminé ce qui pouvait constituer un obstacle majeur à la mise en œuvre de la politique gaulliste, c'est-à-dire la présence du Parti communiste français. En effet, celui-ci, grâce à son influence dans les communes de la ceinture rouge de la petite couronne de Paris où il s'était implanté dès les élections municipales de 1935, avait réussi à plusieurs reprises à exercer la présidence du conseil général de la Seine.
La Seine-Saint-Denis était, quelque part, comme la concession tacite d'un territoire donné à la principale force politique d'opposition de l'époque.
Par voie de conséquence, elle permettait d'envisager que les deux autres départements constitués dans la proche banlieue (Hauts-de-Seine et Val-de-Marne) échapperaient à l'influence de cette même force d'opposition, tout en bénéficiant des programmes les plus déterminants d'aménagement urbain (La Défense pour les Hauts-de-Seine notamment, ou encore le secteur de la « nouvelle ville » de Créteil). Cependant, comme pour les deux autres départements de la petite couronne, le subtil découpage territorial était organisé de telle sorte que ce qui avait constitué pour l'essentiel la ceinture rouge depuis l'époque du Front populaire 

La Seine-Saint-Denis constitue le seul site Natura 2000 français en milieu urbain.
Parc Georges-Valbon, (ex-parc départemental de La Courneuve),
Parc départemental de l'Île-Saint-Denis,
Parc départemental du Sausset à Aulnay-sous-Bois et à Villepinte,
Bois de la Tussion à Villepinte,
Parc départemental de la Fosse Maussoin à Clichy-sous-Bois,
Parc départemental Jean Moulin les Guilands à Bagnolet,
Parc départemental de la Haute-Île à Neuilly-sur-Marne,
Promenade de la Dhuis, coulée verte en Seine-Saint-Denis,
Plateau d'Avron avec coulée verte "Voie Lamarque" à Neuilly-Plaisance,
Parc communal du Croissant Vert à Neuilly-sur-Marne,
Parc départemental de la Bergère à Bobigny,
Parc départemental de Romainville,
Parc des Beaumonts à Montreuil,
Parc Montreau-Daniel Renoult à Montreuil,
Murs à pêches à Montreuil,
Bois de Bernouille à Coubron,
Parc paysager communal Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois,
Forêt régionale de Bondy à Clichy-sous-Bois, Montfermeil et Coubron,
Parc forestier de la Poudrerie nationale de Sevran-Livry,

Bois des Ormes à Montfermeil,
Parc Jean Valjean à Montfermeil,
Parc communal Jacques Duclos au Blanc-Mesnil,
Parc de Ladoucette à Drancy,
Parc de la Légion d'Honneur à Saint-Denis,
Grand parc de Saint-Ouen,
Parc départemental de Villetaneuse,
Parcs communaux de la Butte Verte , des Mares Dimanches, des Yvris, Louis-Antoine de Bougainville à Noisy-le-Grand.
Bois régional Saint-Martin de Noisy-le-Grand( pas encore ouvert au public).
Les bords de Marne à Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-Grand et Gournay-sur-Marne.
Les bords de Seine à Epinay-sur-Seine, Saint-Denis et Saint-Ouen.
Les rives du canal de l'Ourcq, du canal Saint-Denis et du canal de Chelles en Seine-Saint-Denis.

Le patrimoine muséal et monumental du département est loin d'être négligeable et est particulièrement varié.
Aulnay-sous-Bois : conservatoire Citroën.
Le Bourget : musée de l'Air et de l'Espace.
La Courneuve : musée des cultures légumières.
Drancy : le conservatoire historique du camp de Drancy, avec le monument de Shelomo Selinger et le wagon-témoin commémoratif, dans le quartier de la Muette, derrière le monument de Shelomo Selinger, qui sont symboliques de l'occupation nazie.
Gournay-sur-Marne : musée associatif Eugène-Carrière.
Les Lilas : musée privé des vampires.
Livry-Gargan/Vaujours/Sevran/Villepinte : la parc de la Poudrerie, avec son musée et son parc historique, ancien lieu de la première poudrerie en Europe.
Montfermeil : moulin du Sempin, musée du Travail Charles-Peyre.
Montreuil : musée de l'Histoire vivante, musée horticole.
Neuilly-sur-Marne : musée de la SERHEP à Ville-Evrard.
Noisy-le-Grand : musée associatif d'histoire locale et du patrimoine (qui devrait devenir municipal), fort de Villiers (en cours de restauration).
Rosny-sous-Bois : Rosny-Rail, musée municipal d'histoire.
Saint-Denis : basilique de Saint-Denis, musée d'art et d'histoire de Saint-Denis (ancien carmel), chapelle des Carmélites, musée de l'orfèvrerie Bouilhet-Christofle (fermé), Maison d'éducation de la Légion d'honneur (ancienne abbaye), la Fabrique de la ville, la Cité du cinéma, le Stade de France, le plus grand stade français (80 000 places).
Saint-Ouen : musée

Liste des châteaux de la Seine-Saint-Denis:
Bagnolet : maison dite du cardinal Perron. Cette maison est l’une des plus anciennes de Bagnolet. Selon la tradition, elle aurait eu pour premier propriétaire le célèbre cardinal Du Perron (1556-1618).
Clichy-sous-Bois : le château du vicomte de Puységur, a été édifié au xvie siècle par le vicomte de Puységur, les murs de l’ancien château de Clichy-sous-Bois ont vu passer Gabrielle d’Estrées et Madame de Sévigné. En 1930, la municipalité devient propriétaire du château, et est depuis, l’hôtel de ville de la commune. Il a été classé monument historique en 1972
Drancy : le château de Ladoucette fut détruit lors de la guerre de 1870 et reconstruit ensuite par la baronne. Il sera centre de convalescence durant la Première Guerre mondiale pour les militaires blessés au Front. Le nouvel édifice sera lui-même victime de destructions durant les deux guerres mondiales.
Gournay-sur-Marne : le château, construit en 1680 par le seigneur Ancelin, frère de lait de Louis XIV, est de style classique, avec façade de pierres blanches et de briques rouges. Il accueille la mairie depuis 1925.
Livry-Gargan : le château de la Forêt fut bâti en 1864. De style Louis XIII, il fut réalisé en pierres et en briques et est situé au milieu d'un parc de dix hectares où l'on trouve également un joli plan d'eau. Il accueille actuellement les deux musées municipaux Sévigné et d'histoire locale.
Montfermeil : château des Cèdres. Denis Néret, procureur à la Chambre de Paris a fait construire ce château vers 1640.
Romainville : château de Romainville. Ses premiers seigneurs apparaissent au xiiie siècle. En fait, la seigneurie ne se constitue véritablement qu’avec l’arrivée de Nicolas Le Quelen. En 1630, celui-ci fait construire derrière l’église, au cœur du village, un château entouré d’un grand parc.
Saint-Ouen : depuis le Moyen Âge, l'ancienne villa Clippiacum de Saint-Ouen est un lieu de résidence royale. Au xiiie siècle, Guillaume de Crépy y fait construire un manoir qu’il cède ensuite à Philippe de Valois. Dans le château construit au xviie siècle par l'architecte Antoine Le Pautre, Louis XVIII signe le 2 mai 1814 la Déclaration qui restaure le trône et institue certaines libertés constitutionnelles. Il fait bâtir à son emplacement le château actuel en 1821.

Tremblay-en-France : le « château bleu » ou château des Tournelles est une ancienne propriété des abbés de Saint-Denis. Vendu par le cardinal de Retz, dernier abbé de Saint-Denis, à la fin du xive siècle, il devient la demeure des seigneurs du fief des Tournelles jusqu’à la Révolution française de 1789.
Villemomble : château seigneurial de Villemomble devenu l’Hôtel-de-Ville, puis utilisé à des fins culturelles, l’ancien château du fief des Bretonvilliers abrita les amours du duc Louis Philippe d'Orléans et de sa maîtresse Etiennette Le Marquis, une danseuse de l’Opéra devenue Madame de Villemomble.
Villepinte : la famille Bignon fait construire le « château rouge » au début du xviie siècle. À l’origine, il est composé de trois corps de bâtiments dont il ne reste aujourd’hui que la partie centrale amputée de ses deux tourelles d’angle. L’enduit de sa façade constitué d’un mélange de pierre de taille et de fausse brique, caractéristique du style Louis XIII, lui vaut son surnom de « château rouge »

 

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saintluc
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MessagePosté le: Jeu 4 Mai - 10:08 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

La basilique Saint-Denis est une église de style gothique située au centre de la ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, à 5 kilomètres au nord de Paris. Fondée en tant qu'abbatiale, elle a le statut de cathédrale du diocèse de Saint-Denis, depuis 1966.
L'ancienne abbaye royale de Saint-Denis est associée à l'histoire du monde des Francs. L'église abbatiale a été dénommée « basilique » dès l'époque mérovingienne. L'église s'élève sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis, martyrisé vers 250. Le transept de l'église abbatiale, d'une ampleur exceptionnelle, fut destiné à accueillir les tombeaux royaux. Elle est ainsi la nécropole des rois de France depuis les Robertiens et Capétiens directs, même si plusieurs rois mérovingiens puis carolingiens avaient choisi avant eux d'y reposer.
La basilique Saint-Denis fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. Le jardin qui l'entoure fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 août 1926.
La basilique est desservie à 400 mètres par la ligne 1 du tramway et par la ligne 13 du métro à la station Basilique de Saint-Denis.

Dès le Bas-Empire, une nécropole gallo-romaine est attestée sur le site de Saint-Denis par différentes campagnes archéologiques. Selon une tradition peu solide, Denis, saint légendaire, aurait été martyrisé sur l'emplacement de l'actuelle église Saint-Denys de la Chapelle. Une première Passion de saint Denis, un récit du début du vie siècle, raconte qu'une chrétienne nommée Catulla aurait inhumé son corps dans un champ lui appartenant. Puis, certainement après l'édit de Milan, aurait été élevé un mausolée qui serait rapidement l'objet d'un culte, comme le suggère la présence voisine de plusieurs sarcophages en pierre ou en plâtre d'aristocrates francs. D'après la vie de sainte Geneviève (source hagiographique rédigée vers 520 et qu'il faut manier avec précaution), la sainte patronne de Paris ayant visité le tombeau du martyr, aurait trouvé qu'il était indigne d'un personnage aussi glorieux. Sainte Geneviève obtient du clergé parisien d'acheter des terres sur le « vicus Catulliacus » et y fait édifier une chapelle gallo-romaine entre 450 et 475. Ces traditions incertaines sont reprises dans La Légende dorée de Jacques de Voragine qui popularise le mythe de saint Denis céphalophore qui, après sa décollation, se serait relevé et aurait marché, la tête dans les mains, jusqu'au lieu où il voulait être enterré, dans le cimetière gallo-romain de Catolacus qu'aurait retrouvé sainte Geneviève. Quoi qu'il en soit, il reste difficile pour la recherche actuelle de démêler la vérité historique et les traditions légendaires

Un premier agrandissement de la chapelle dans le cimetière gallo-romain de Catolacus apporte une prolongation de 11 mètres à l’ouest. Alors que Michel Fleury le situait entre 540 et 550, soit sous le règne de Childebert Ier, Patrick Périn l’a récemment estimé aux années 451-459, proposant d’y reconnaître la chapelle de sainte Geneviève.
De fait, le lieu a à cette époque un grand prestige comme en témoigne la découverte en 1959 du sarcophage de la reine Arégonde, épouse de Clotaire Ier et bru de Clovis, morte entre 573 et 579, première personne royale qui y est enterrée. La pratique de l'inhumation ad sanctos (« près des Saints ») inaugurée par Clovis a donc été rapidement imitée par l'aristocratie. Le développement d'une vaste nécropole ad sanctos sur au moins 8 000 m2 au nord du sanctuaire est la conséquence la plus directe de la promotion du culte de Denis.
Les Gesta Dagoberti, rédigés autour de 835 probablement par le jeune Hincmar, alors moine et élève d'Hilduin, racontent la découverte miraculeuse du tombeau des trois martyrs (saint Denis et ses deux compagnons, le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère) par Dagobert Ier et embellissent la tradition selon laquelle le Roi des Francs aurait fait transférer leurs reliques vers la basilique actuelle et aurait fondé un monastère bénédictin. Il y aurait fait placer vers l'an 630 les corps des trois martyrs mais il est plus vraisemblable que leurs corps aient été déplacés sous le règnes précédents, voire même qu'ils aient toujours été à cet emplacement.
Selon Dom Doublet, auteur de l'Histoire de l'abbaye de Saint-Denys en France, la construction de la nouvelle chapelle aurait débuté en 632 et la dédicace le 24 février 636. Dagobert est le premier roi des Francs à être inhumé en l'église de Saint-Denis. Sous les Mérovingiens et les Carolingiens, cette nécropole royale partage ce privilège avec d'autres églises. C'est probablement à partir du viie siècle, sous l'impulsion des rois mérovingiens, que la communauté desservant la basilique adopte le mode de vie monastique, celle-ci comptant tout au long du Moyen Âge, environ cent cinquante religieux. Vers 650, est construit le monastère et au nord de la chapelle une série de sanctuaires secondaires dédiés à saint Barthélemy, saint Paul et saint Pierre

Les liens privilégiés que l’abbaye de Saint-Denis entretient avec la royauté mérovingienne se renforcent sous les Carolingiens qui font des abbés les archi-chapelains du roi, puis de l'empereur, grade le plus élevé de tous les hauts fonctionnaires de cette dynastie. De cette époque naît « la vocation de l'abbaye comme historiographe et gardienne des traditions chrétiennes franques ».
Charles Martel confie l'éducation de ses fils aux moines sandionysiens et ses funérailles en 741 inaugurent une deuxième série d’inhumations royales dans la basilique.
Il semble qu'à l'occasion de son second sacre à Saint-Denis, en 754, Pépin le Bref fasse vœu de bâtir à neuf l'antique basilique. L’abbé Fulrad, en tant que représentant de Pépin, a effectué plusieurs voyages à Rome d’où il tire son inspiration pour reconstruire Saint-Denis, notamment en prenant comme modèles les basiliques romaines de Saint-Pierre-aux-Liens et Saint-Paul-hors-les-Murs. Les travaux ne débutent qu'après sa mort, vers 768-769, et la consécration a lieu en présence de Charlemagne le 24 février 775. Cette nouvelle église, toujours dédiée à saint Pierre, longue de près de 80 mètres, est de plan basilical à trois nefs. Elle comprend un transept faiblement débordant et ouvrant à l’est sur une abside semi-circulaire. La nef présente deux files de colonnes, neuf travées et mesure intérieurement 20,70 mètres de large. Certains fûts de colonnes torsadées sont prélevés dans des monuments antiques d’Italie, notamment plusieurs fragments de marbre de Synnada (Turquie). Sous l’abside, une crypte annulaire, bâtie à la manière de celles de Rome, permet aux pèlerins d’accéder à une confession dans laquelle sont exposées les reliques de saint Denis et de ses deux compagnons, l’archiprêtre saint Rustique et l’archidiacre saint Eleuthère. On peut encore voir dans la crypte actuelle les vestiges de ce corridor qui longeait l’intérieur de l’abside.
Vers 800, sont aménagés un baptistère dédié à St.-Jean Baptiste ou St.-Jean-le-Rond, et une chapelle dédiée à la Vierge en 832 qui devient le caveau royal au xixe siècle.
En 832, l’abbé Hilduin agrandit la crypte vers l’est. Il fait édifier une chapelle à trois vaisseaux dédiée à la Sainte Vierge, à saint Jean et à tous les saints. Les murs de la partie centrale conservaient les reliques de la Passion et étaient décorés de pierres dorées. Il y avait aussi un puits aux eaux réputées curatives.

En 857, le monastère de Saint-Denis subit plusieurs rapines de la part des Vikings qui assiègent Paris depuis décembre 856. Le Vendredi Saint 3 avril 858, deux bandes normandes partent de Jeufosse à cheval en se dirigeant, l'une vers l'abbaye de Saint-Denis, l'autre vers l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, pour capturer leurs abbés et demander une forte rançon. À Saint-Denis plusieurs hommes d'Église sont enlevés dont l'abbé et son demi-frère Gauzlin (834-886), évêque de Paris. De façon générale, le ixe siècle est marqué par de nombreux troubles causés par les raids des Vikings remontant par la Seine jusqu'à Paris et ses alentours.
En 867, l'implication dans la vie politique et le prestige des abbés est tel que Charles II le Chauve s’approprie le titre d’abbé de Saint-Denis.
En 869, Charles II le Chauve devant la menace des invasions des Vikings fortifie le monastère.

Dans la première moitié du xiie siècle, entre 1135 environ et 1144, l'abbé Suger, conseiller des rois Louis VI et Louis VII et abbé de Saint-Denis de 1122 à 1151, souhaite rénover la vieille église carolingienne afin de mettre en valeur les reliques de saint Denis dans un nouveau chœur. Il décide de la reconstruction de l'église en s'inspirant du nouveau style entraperçu dans la cathédrale Saint-Étienne de Sens, avec une élévation importante et des baies qui laissent pénétrer la lumière.
En 1130, il fait édifier un nouveau massif occidental, en s'inspirant de la façade harmonique, modèle normand de l'âge roman comme celle de l'abbatiale Saint-Étienne de Caen. Il agrandit l'abbatiale en remaniant le narthex d'une façade dotée pour la première fois d'une rose et de trois portails de grandes dimensions. Dédicacée le 9 juin 1140, cette façade est flanquée de deux tours réunies par un parapet crénelé évoquant la Jérusalem céleste.
Il modifie aussi le chœur en lui ajoutant des chapelles rayonnantes. Reprenant le principe du déambulatoire à chapelles rayonnantes mais en le doublant, Suger innove en prenant le parti de juxtaposer les chapelles autrefois isolées en les séparant par un simple contrefort. Chacune des chapelles comporte de vastes baies jumelles munies de vitraux filtrant la lumière. Le voûtement adopte la technique de la croisée d'ogives qui permet de mieux répartir les forces vers les piliers.
Le chevet est consacré le 11 juin 1144. L'église inaugure le francigenum opus, appelé plus tard l'art gothique. L'abbaye bénédictine de Saint-Denis devient dès lors un établissement prestigieux et riche.
C'est à partir du règne de Louis VI que rois de France se rendent à l'église pour lever l'oriflamme de Saint-Denis avant de partir en guerre ou en croisade.

Au xiiie siècle, le besoin d’espace pour la nécropole royale impose la reprise des travaux de reconstruction là où Suger les a arrêtés. L’église présentait jusqu’ici une nef carolingienne, vétuste, coincée entre l’avant-corps et le chevet de Suger. Elle n’a été reconstruite au xiie siècle qu’à ses deux extrémités. On entreprend donc la reconstruction de la nef (dont la voûte s'élève à 30 m de hauteur) et d’un vaste transept, ainsi que le rehaussement du chœur de Suger et la reconstruction des deux tours de la façade, dont la flèche nord élevée en 1190-1230 qui culminait à 85 ou 86 mètres de hauteur (ou 90 avec sa croix et qui avait été conçue ainsi pour dépasser celle de Notre-Dame. Cette flèche est attaquée par la foudre en 1837 puis déstabilisée en 1846 par une tornade dite « Trombe de Gonesse » qui fait également choir douze clochers de la région. La flèche est alors démontée pierre par pierre par Viollet-le-Duc, qui était alors en conflit avec François Debret qui l’avait restaurée.
De l’église du xiie siècle, on ne conserve donc que la façade harmonique et la partie basse du chevet. Des travaux de grande ampleur sont menés de 1231 à 1281, soit en moins de cinquante ans. La reconstruction est entreprise grâce à l’association de trois figures d’exception : le jeune roi Louis IX, sa mère Blanche de Castille, régente durant la minorité de Louis et durant sa première croisade, et l'abbé de Saint-Denis, Eudes Clément (1228-1245).m

La maître d'œuvre décide de conserver le déambulatoire de Suger et les chapelles rayonnantes mais fait détruire les parties hautes du chœur de Suger. L’abbé Eudes Clément veut que le nouveau plan puisse s’ajuster à la hauteur de la façade de Suger, avec un chœur et un transept plus hauts. Du coup, les colonnes de Suger sont enlevées et remplacées par des supports plus lourds composés d’une série de tambours horizontaux avec des fûts en saillie orientés vers l’autel. La croisée du transept, plus large que le chœur, entraîne un évasement de la première travée du chœur vers le transept à l’ouest, aussi bien du côté nord que du côté sud. L’idée du nouvel architecte est de raccorder les constructions conservées de l’église de Suger, abside et narthex, avec le plan plus large du nouvel édifice. La jonction du transept et de la nouvelle nef à l’ancien chevet aboutit d’ailleurs à une astuce de l’architecte : les arcs des arcades s’élèvent au fur et à mesure que l’on se dirige vers l’ouest. En outre, la base du triforium monte aussi dans chaque travée en direction des piliers de la croisée. Les dimensions changent donc graduellement depuis les volumes intimes du chœur de Suger, jusqu’au projet monumental et définitif du transept et de la nef. Ce changement est accompli avec une grande subtilité pour que la transition ne puisse pas se voir.
Après l’achèvement du grand transept dans les années 1260, le nouveau programme des monuments funéraires royaux vise à faire apparaître la continuité des trois races royales franques. En 1267, Louis IX inaugure le nouvel ensemble sépulcral. La disposition a été conçue pour illustrer visuellement l’explication des liens entre les trois dynasties royales décrite par un érudit dominicain, proche de la famille royale, Vincent de Beauvais. Vincent affirme le « retour du royaume des Francs à la race de l’empereur Charlemagne » en la personne de Louis VIII, père de Louis IX, dont le sang carolingien lui avait été transmis par sa mère Isabelle de Hainaut. Les monuments de Philippe Auguste et de Louis VIII situés au centre de l'édifice témoignent donc de l'union en leur personne des lignages mérovingien et carolingien d'une part (dont les rois ont leurs tombeaux au sud) et capétien d'autre part (dont les rois ont leurs tombeaux au nord).
Le transept aux tombeaux royaux fait ainsi le lien entre le haut chœur où se trouvaient les reliques à l’est, et le chœur des moines à l’ouest où retentissaient quotidiennement les prières au saint patron de la monarchie.
Le 22 août 1291, une bulle du pape Nicolas IV, datée d'Orvieto, confirmant elle-même une bulle de Célestin III, accorde aux religieux de Saint-Denis le privilège de n'être soumis à aucune sanction canonique, émanée de qui que ce fût, hormis de leurs abbés, sans une licence spéciale du souverain pontife.

En 1378, Charles IV, empereur du Saint-Empire romain germanique, s'arrête à l'abbaye pour se faire présenter les reliques et joyaux du trésor ; celui-ci jouissait auprès des amateurs d'art d'un prestige croissant.
En 1568, débutent les travaux de la rotonde des Valois, chapelle dont la construction est décidée par Catherine de Médicis et dont la vocation est d'accueillir les sépultures des souverains et prince de la maison de Valois.
En 1576, pendant les guerres de religion, les protestants et les catholiques s'y livrent une furieuse bataille, et en 1593 Henri IV y abjure le protestantisme.
Le 13 mai 1610, Marie de Médicis y est couronnée reine de France. Le lendemain, le roi Henri IV est assassiné.
En 1663, la réforme de l'ordre de Saint-Maur est imposée à l'abbaye de Saint-Denis par une sentence du Conseil d'État royal rendue le 21 juillet. Dès le mois d'août, les moines de la nouvelle congrégation prennent possession des lieux.
En 1665, Colbert demande à François Mansart de concevoir un projet de chapelle funéraire des Bourbons. Commandée un an avant la mort de l'architecte, cette chapelle n'est jamais édifiée. Son projet pour la chapelle des Bourbons aurait abouti à l'édification d'une vaste composition à plan central coiffée d'un dôme à l'extrémité est de la basilique Saint-Denis qui en possédait déjà un, celui de la chapelle inachevée des Valois. Un certain nombre de chapelles à dôme, pour abriter les tombeaux, se seraient groupées autour de cet espace central circulaire qui devait être recouvert d'un dôme tronqué complexe, éclairé à l'intérieur par des fenêtres invisibles. Jules Hardouin-Mansart, qui fut formé tout jeune par son grand-oncle, s'inspira souvent des dessins de celui-ci. En particulier, le plan de Hardouin pour la chapelle à dôme des Invalides doit beaucoup au projet non exécuté de Mansart pour une chapelle des Bourbons à la basilique Saint-Denis.
En 1691, Louis XIV supprime le titre d'abbé. À partir de cette époque, les supérieurs de l'abbaye prennent le titre de grands prieurs. Les revenus de l'abbaye sont confiés à la maison d'éducation de Saint-Cyr.

En 1698, Dom Arnoult de Loo, grand prieur de 1696 à 1702 et de 1708 à 1711, s'adresse à Robert de Cotte, pour dresser les plans de nouveaux bâtiments conventuels. Ce projet, qui entraîne la destruction de tous les bâtiments anciens, à l'exception de la porte de Suger et de l'enceinte ouest, est approuvé par le chapitre général de la congrégation. Le plan publié en 1727 par Jean Mariette présente un grand quadrilatère se développant autour d'un cloître, avec deux ailes en retour au sud. Dans les angles formés par ces ailes, l'architecte place, comme Jules Hardouin-Mansart aux Invalides, deux pavillons hors-œuvre, contenant à l'est le grand escalier monumental conduisant au dortoir et à l'ouest les cuisines. Il établit à l'est un parterre. Ce dessin est conforme à l'esprit classique par sa régularité et à la tradition monastique par la disposition des bâtiments. Par son ampleur, il traduit la double fonction du lieu, abbaye et palais.
En 1737, Dom Castel fait reprendre les travaux interrompus douze ans plus tôt et modifie le projet pour l'aile ouest. Il souhaite la mettre au goût du jour en l'agrémentant d'un avant-corps central et l'ouvrir vers la ville en supprimant l'enceinte et la porte de Suger, qu'il veut remplacer par une grille « comme aux Invalides ». Mais le dessin de Robert de Cotte est conservé pour le reste des élévations.
En 1752, frère René Laneau, supérieur général de la congrégation de Saint-Maur à Saint-Germain-des-Prés, approuve « le plan du rez-de-chaussée de ce qui [restait] à faire à l'abbaye royale de Saint-Denis pour fermer le cloître et ouvrir les communications avec l'église ». Le cloître est ainsi doté de ses quatre galeries.
En 1771, le trumeau et une partie du tympan de la porte centrale de la façade occidentale sont démolis pour faciliter le passage du dais des processions. Des colonnes latérales à motifs géométriques remplacent les statues-colonnes des ébrasements.
En 1774, Dom Boudier s'adresse aux architectes Samson-Nicolas Lenoir, François Franque et Charles de Wailly pour dresser le plan de la nouvelle cour d'entrée. Le projet de Wailly est retenu. Il reprend le parti déjà utilisé par lui au château de Montmusard : un portail monumental en arc de triomphe avec porte-cochère entre deux portes piétonnes, donnant accès à une cour d'honneur en hémicycle. Cette cour, bordée de bâtiments à un étage, est rythmés par des arcades en plein cintre semblables à celles qui règnent dans l'ensemble du bâtiment. Ainsi, malgré quatre-vingts ans de travaux, l'abbaye de Saint-Denis présente un décor architectural d'une grande homogénéité.
En 1790, l'abbaye est supprimée et il est décidé de créer un dépôt de farines dans l'édifice.
En 1791, le Directoire du département décide aussi de s'installer dans les bâtiments monastiques.

En 1793, à la suite de la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis, les révolutionnaires jettent les cendres de quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes, dix serviteurs du royaume, ainsi que d’une trentaine d’abbés et de religieux divers, « entre des lits de chaux », dans des fosses communes de l’ancien cimetière des moines alors situé au nord de la basilique.
Une partie du trésor de la basilique est transformée en monnaie. Quant aux gisants, chefs-d’œuvre de l'art funéraire remontant au bas Moyen Âge pour les plus anciens, ils sont en grande partie détériorés. Par exemple, celui de Charles V le Sage a perdu son sceptre, et celui de son épouse Jeanne de Bourbon a quant à lui disparu. Son gisant d'entrailles (sépulture contenant les viscères) provenant de l'église des Célestins de Paris est installé à sa place au xixe siècle.

En 1805, Napoléon Ier fixe le nouveau destin de l'édifice : symbole de la continuité du pouvoir monarchique, il doit devenir le mémorial des quatre dynasties ayant régné sur la France. Le 20 février 1805, il demande qu'on lui fasse connaître l'état de l'abbatiale et deux jours plus tard que le ministère de l'Intérieur procède à sa restauration. En 1805, Jacques-Guillaume Legrand reçoit la charge de restaurer l’ancienne église abbatiale de Saint-Denis. Son premier travail est de rétablir la couverture de l'abbatiale qui a été supprimée en 1794 pour récupérer le plomb et les vitraux. Il découvre pendant les travaux deux corridors de la crypte carolingienne. Il dirige les travaux jusqu'à sa mort et doit être remplacé par Jacques Cellerier. Un devis de 247 830 francs est dressé, la toiture entreprise, le dallage du sol commencé (l'église était entièrement décarrelée), la crypte et les caveaux déblayés. L’empereur précise sa pensée en demandant que:
trois autels expiatoires, « en mémoire des trois races de rois dont les mânes ont été dispersées » soient dressés ;
l'église de Saint-Denis soit consacrée à la sépulture des empereurs ;
l'église soit dotée d'un chapitre de dix chanoines dont les membres soient choisis parmi d'anciens évêques âgés de plus de soixante ans ;
le grand aumônier de l'Empire soit le chef de ce chapitre ;
quatre chapelles soient érigées dans l'église, dont « trois dans l'emplacement qu'avaient occupé les tombeaux des rois des trois races » et la quatrième pour la quatrième dynastie dans l'emplacement destiné à la sépulture des empereurs ;
l'ancien caveau des Bourbons (chapelle d'Hilduin) soit transformé en caveau impérial : la brèche des violeurs de tombe soit remplacée par une porte de bronzeNote 3.
Le 22 juin 1807, Napoléon Ier écrit depuis Tilsit à Cambacérès pour accélérer les travaux de rénovation de la basilique. En effet, il vient de perdre son neveu et héritier putatif, Napoléon-Charles, fils aîné de son frère Louis, roi de Hollande, et souhaite placer son corps dans la basilique29. La dépouille, déposée en attendant dans une chapelle de Notre-Dame de Paris, n'ira finalement pas à Saint-Denis, le retour des Bourbons en 1814-1815 plaçant les préoccupations funéraires pour d'autres défunts. Napoléon-Charles Bonaparte repose à l'église de Saint-Leu-la-Forêt.
En 1809, Napoléon Ier décide de :
faire de l'ancienne abbaye une maison d'éducation de la Légion d'honneur. L'abbaye est aménagée par l'architecte Peyre le Jeune. Il conserve la salle capitulaire, aujourd’hui salle de Dessin, fait construire une nouvelle chapelle à l'emplacement de l'ancienne, transforme les cellules en dortoirs. L'école est inaugurée le 1er juillet 1811 ; Napoléon Ier et Marie-Louise lui rendent visite le 5 août suivant.
construire une nouvelle sacristie indispensable au service canonial au flanc sud du chœur, selon un axe oblique imposé par la présence des anciens bâtiments abbatiaux. Jacques Cellerier mène le gros œuvre en érigeant un parallélépipède rectangle couvert d'un berceau en plein cintre et éclairé par deux lunettes hémicirculaires dans l'axe longitudina.. Vivant Denon préconise que le caveau impérial qui avait été recouvert de peinture rapidement dégradée par l'humidité soit revêtu de marbre pour ses murs et de porcelaine blanche couverte d'abeilles d'or pour ses voûtes.
En 1811, Napoléon Ier demande la réalisation d'un appartement au rez-de-chaussée de la maison d'éducation, « pour les grandes cérémonies ». Il demande que les noms des rois qui avaient eu leur sépulture à Saint-Denis soient gravés sur des tables de bronze ou de marbre. Après avoir hésité à faire installer à nouveau les monuments funéraires des rois, il renonce à cette idée, finalement mise en œuvre sous la Restauration. Opposé à ce que l'on donne à la décoration un aspect trop funéraire, Napoléon Ier fait enlever les ajouts de marbre noir ou blanc. Par ailleurs, après la visite effectuée par le comte de Montalivet, ministre de l'Intérieur, le 2 mai 1811, et à l'inspiration de Vivant Denon, un projet de décoration pour la nouvelle sacristie est arrêté
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MessagePosté le: Ven 5 Mai - 08:30 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Le canal de l’Ourcq est un canal du Bassin parisien.
Avant de commencer à Mareuil-sur-Ourcq pour rejoindre le bassin de la Villette à Paris, la rivière l'Ourcq est canalisée et navigable depuis le « Port aux Perches » sur la commune de Silly-la-Poterie.
Avec le canal Saint-Denis, le bassin de la Villette et le canal Saint-Martin, il constitue le réseau des canaux parisiens, long de 130 km et qui appartient à la ville de Paris. Sa construction débute en 1802 et s'achève en 1825. Il fait l'objet par la suite de plusieurs remaniements notamment l'ajout de cinq écluses, d'une usine alimentant le canal en eau à Trilbardou et l'élargissement du gabarit sur les onze premiers kilomètres.
À l'origine, le canal a pour premier objectif d'alimenter Paris en eau potable ; aujourd'hui, son utilisation est réservée à la voirie. Jusque dans les années 1960, il est parcouru sur toute sa longueur par les flûtes d'Ourcq, péniches adaptées au petit gabarit de la plus grande partie du canal. Depuis 1962, seuls les onze premiers kilomètres, entre la bassin de la Villette et Aulnay-sous-Bois, exempts d'écluses, sont ouverts au trafic commercial : environ un million de tonnes sont transportées chaque année par des péniches dont le port en lourd ne peut excéder 400 tonnes. Au-delà, le canal, dont la profondeur est désormais de 80 cm, est dédié à la plaisance. Le canal de l'Ourcq est également utilisé depuis sa création pour alimenter en eau les canaux Saint-Martin et Saint-Denis. Depuis la fin des années 1990, les abords du canal situés dans l'agglomération parisienne sont réhabilités et aménagés pour en faire un axe vert ouvert aux activités de loisir tels que le cyclotourisme et la randonnée pédestre.

La rivière Ourcq prend sa source dans une prairie humide au sud de Courmont (Aisne) à quelques pas de l'autoroute A4 dans le département de l'Aisne.
À partir du petit village de Silly-la-Poterie, au lieu-dit Port-aux-Perches au bord de la forêt de Retz, commence la partie canalisée de la rivière. Cette petite rivière suit une large vallée et se jette dans la Marne, à Mary-sur-Marne, près de Lizy-sur-Ourcq, après un cours d'environ 87 km. Les travaux de canalisation ont détourné la rivière à partir de Mareuil. La majeure partie de son eau se dirige alors vers Paris par un canal en site propre, le canal de l'Ourcq proprement dit, d'une longueur de 96,6 km.
En entrant dans Paris le canal passe sous le pont levant de la rue de Crimée pour s'élargir dans la grande gare d'eau de la Villette. Il alimente alors le canal Saint-Martin et le canal Saint-Denis
Les premiers travaux furent inspirés par les besoins de l'approvisionnement de la capitale en bois de chauffage et de construction tirés de la forêt de Retz, propriété sous l'Ancien Régime des familles de Valois et d'Orléans. Cette forêt fut un immense domaine de chasse mais surtout la source de revenus considérables. François de Valois, futur François Ier, réorganise la forêt pour y assouvir sa passion. Il crée la capitainerie des chasses de Villers-Cotterêts, fait percer les premières laies forestières, construire le château et capter les sources. C'est Léonard de Vinci qui aurait réalisé les premiers essais d'écluse à sas de France, sur la rivière de l'Ourcq. Après 1560 commence la canalisation de l'Ourcq, la construction de réservoirs dont les étangs de la Ramée et d'un système de flottage et d'écluses simples (des pertuis) permettant d'acheminer vers Paris les produits de la forêt. En 1661, les privilèges et péages de l'Ourcq sont attribués à Philippe d'Orléans, par Louis XIV, son frère. Cette mesure est à l'origine du « canal des Ducs », œuvre de Louis de Régemortes au xviiie siècle.

Lorsque Paris était encore Lutèce, les habitants de l'île de la Cité utilisaient l’eau fournie par la Seine. À l’époque gallo-romaine, lorsque la montagne Sainte-Geneviève fut habitée, la qualité de l’eau était médiocre et la population allait découvrir les thermes romains ou les bains publics en se romanisant.
Au ive siècle, on entreprit donc la construction de l'aqueduc d’Arcueil, attribué à l'empereur Julien. Il amenait aux thermes de Cluny les eaux de sources des coteaux de Rungis, de L'Haÿ, de Cachan et d'Arcueil par la voie romaine d’Orléans (actuelle rue Saint-Jacques). Il y avait aussi un second aqueduc qui longeait la Seine.
Après la chute de Rome, les aqueducs furent en grande partie détruits. Les Mérovingiens, autant que les Carolingiens, puisaient l’eau de Seine, les sources de Belleville et du Pré-Saint-Gervais. Cela pendant quatre siècles. Les abbayes de Saint-Laurent et de Saint-Martin-des-Champs firent dériver les eaux des Prés Saint-Gervais venant des hauteurs de Romainville et de Ménilmontant. Les religieux établirent auprès de leur couvent des fontaines.
Philippe-Auguste, en établissant les Halles de Paris, y fit arriver l'eau des Prés Saint-Gervais pour la distribuer dans deux fontaines, dont l'une était celle des Innocents. Elle était d'abord placée à l'angle des rues aux Fers et Saint-Denis et adossée à l'église des Saints-Innocents. Elle fut reconstruite au milieu du marché en 1786 puis placée au milieu du square des Innocents.
Au début du xviie siècle, on construisit la pompe de La Samaritaine et on ordonna les travaux du nouvel aqueduc d'Arcueil.
Un grand nombre de nouvelles fontaines sont dues à Louis XIV mais globalement, malgré quelques travaux sous le Roi Soleil, le début du xviiie siècle ne fut marqué par aucune amélioration notable sur le volume d'eau par tête d'habitant : la ville grandissait et le débit était même inférieur à celui du xiiie siècle ! Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos et ingénieur du canal du Midi, proposa déjà d'amener l'Ourcq à Paris par un canal navigable, jusqu'à l'actuelle place de la Nation. Sa mort en 1680 et la disgrâce de son protecteur Colbert firent avorter ce projet au demeurant fort coûteux.
Devant une telle situation, les milieux éclairés, Voltaire et Beaumarchais en tête, se mirent au travail. Le mathématicien Antoine Deparcieux proposa en 1762 de capter les eaux de l'Yvette, ce qui aurait donné 40 000 m3 supplémentaires d'eau potable et permis de nettoyer les rues et les quelques égouts qui en avaient bien besoin. Louis XV approuva le projet qui n'eut aucune suite.

Au cours de cette même période, en 1749, le duc d'Orléans confia à l'ingénieur Louis de Régemortes la mission de moderniser les ouvrages de navigation de l'Ourcq. C'est ainsi que l'ingénieur dota la rivière de véritables écluses à sas en remplacement des pertuis et des bassins à portes marinières qui l'équipaient depuis l'origine. Ces travaux s'achevèrent vers 1756 avec la construction d'une grande écluse dans le parc du château de Lizy-sur-Ourcq, sur une dérivation artificielle de l'Ourcq.
En 1782, Nicolas Defer de la Nouere proposa de détourner les eaux de la Bièvre ce qui avait le mérite de diminuer le devis de Deparcieux. Louis XVI appuya le projet, les travaux commencèrent en 1788 et furent immédiatement interrompus par l'action des puissantes corporations, mégissiers, tanneurs et teinturiers qui bordaient la Bièvre et voyaient déjà la rivière à sec.
Dès la fin du xviiie siècle, l'idée de Riquet fut reprise notamment par Jean-Pierre Brullée qui proposa la dérivation de la Beuvronne, un affluent de l'Ourcq, projet repris par l'académicien-abbé Charles Bossut et Solages qui avaient racheté les droits.
Ces projets furent interrompus lors de la Révolution. Néanmoins, le droit au travail devint, dès 1789, une préoccupation des constituants. Ainsi, selon le politiste Pierre Rosanvallon, « moins de deux mois après la prise de la Bastille, les pouvoirs publics » organisent de grands travaux, dont « la canalisation de l'Ourcq, enlèvement d'immondices sur les bords de la Seine, travaux divers d'aménagement des faubourgs, etc. »
L'historien Georges Poisson raconte qu'en 1801 un projet à la fois utilitaire et architectural allait naître :
« Chaptal, dans ses mémoires, a essayé de s'en attribuer la conception. Il raconte que, un jour de 1801, se promenant dans les jardins de Malmaison avec Bonaparte, celui-ci lui déclara : "J'ai l'intention de faire de Paris la plus belle capitale du monde... Je veux faire quelque chose de grand et d'utile pour Paris. Quelles seraient vos idées à ce sujet ? — Donnez-lui de l'eau. — Bah, de l'eau ! Plusieurs fontaines et un grand fleuve coulent dans Paris. — Il est vrai que des fontaines et un grand fleuve coulent dans Paris, mais il n'est pas moins vrai que l'eau s'y vend à la bouteille et que c'est un impôt énorme que paie le peuple, car il faut une voie d'eau par personne et par ménage, ce qui, à 25 sous la voie, fait plus de 36 francs par an, et vous n'avez aujourd'hui ni fontaines publiques ni abreuvoirs, ni moyen de laver les rues. — Quels seraient vos moyens pour donner de l'eau à Paris ? — Je vous en proposerai deux. Le premier serait de construire trois pompes à feu... Le second projet consisterait à amener la rivière Ourcq à Paris : cette rivière qui est à 22 lieues, verse ses eaux dans la Marne ; la Marne se vide dans la Seine ; de sorte que l'Ourcq peut être aisément amené au haut de la Villette, d'où ses eaux se répandraient dans Paris. — J'adopte ce dernier projet, envoyez chercher M. Gauthey, et dites-lui de placer demain 500 hommes pour creuser le canal."
(Émiland Gauthey avait déjà montré avec brio son savoir-faire en matière de canaux en construisant, de 1783 à 1793, le canal du Centre)
« Les choses n'allèrent pas tout à fait aussi vite, continue Chaptal, mais, le lendemain, Gauthey reçut l'ordre de se rendre sur les lieux et de parcourir la ligne pour faire un rapport. À son retour, le rapport fut approuvé et l'exécution ordonnée. On en estima approximativement la dépense à 12 ou 15 millions. »
« Il est bien certain que Chaptal, entraîné par son animosité contre Bonaparte, a voulu dans ce passage, se donner le beau rôle : il l'a fait avec une maladresse naïve. Comment supposer que le Premier Consul, avec la clarté d'esprit qu'on lui connaît, ait pu, sur le simple énoncé d'un projet, en ordonner immédiatement l'exécution, sans se soucier des expropriations, sans savoir si les plans étaient prêts et à combien s'élèverait la dépense. Mais l'idée lui plut, il la mûrit et en mai 1802, une loi décida de capter les eaux de l'Ourcq et de les amener à Paris. »

Une fois le décret du 29 floréal an X (19 mai 1802) promulgué, les études pour le tracé du canal débutèrent rapidement : la première pierre est posée le 23 septembre. Le financement est pris sur le produit de l’octroi, complété par une taxe sur les vins. Le décret ordonne l'ouverture d'un canal de dérivation de la rivière de l'Ourcq, vers un bassin de la ville, situé près du village de la Villette, et l'ouverture d'un canal qui part de la Seine (au-dessus du bassin de l'Arsenal) et rejoint les bassins de partage de la Villette. Il passe par Saint-Denis, la vallée de Montmorency, et rejoint la rivière d'Oise près de Pontoise.
Bonaparte, qui avait le choix parmi de grands ingénieurs du corps des Ponts et Chaussées, nomma à la tête des travaux Pierre-Simon Girard, l'un des 160 savants qui l'avaient accompagné lors de la campagne d'Égypte de 1798. Cette nomination, purement politique, sera certainement à l'origine des incessantes querelles techniques dont l'ingénieur sera l'objet.
Le projet initial est soumis en janvier 1804. Il comporte la grande originalité de concevoir un canal à la fois navigable, et donc avec une vitesse de flux lente, et d'eau potable, pour lequel il faut absolument éviter les eaux stagnantes (tels dans les biefs d'écluses). Sa troisième fonction consiste à alimenter les canaux Saint-Martin et Saint-Denis, conçus en même temps dans le but d'éviter aux bateaux la dangereuse traversée de Paris par la Seine au courant vif et pas encore régularisée par les barrages qui seront construits au cours de la seconde moitié du xixe siècle. Girard répond à ces trois contraintes antinomiques par des études de modélisation montrant l'intérêt d'une pente variable. Cette idée est combattue par les autres membres des Ponts et Chaussées, en particulier par son directeur, Gaspard de Prony, mais les travaux ayant déjà commencé, un plan à deux pentes est retenu.

Dès l’ouverture du Canal de l’Ourcq, pendant l’hiver de 1804, il se manifeste des glissements de terrain considérables dans les talus de la tranchée des bois de Saint-Denis. Girard donnera par la suite (Mémoire sur le Canal de l’Ourcq... , impr. Carilian-Gœury, 1831-1845) la description et l’explication de ces glissements, ainsi que le détails des moyens qu’il avait employés pour les réparer.
Les multiples querelles font que Girard sera évincé à la Restauration.
Pour les travaux des canaux Saint-Denis et Saint-Martin, le choix se porte sur René-Édouard de Villiers du Terrage.
Dans un premier temps, le canal est creusé en direction de la Beuvronne vers Claye-Souilly, il connaît plusieurs éboulements dans la tranchée du bois Saint-Denis vers Tremblay-en-France.
Après une mise en eaux du bassin de la Villette le 2 décembre 1808, le 15 août 1809 les eaux de la Beuvronne coulent à la fontaine des Innocents à Paris, puis le 15 août 1813, le premier bateau part de Claye-Souilly et arrive à la Villette.
Les travaux ayant été un temps stoppés à la chute de l'Empire, le gouvernement de la Restauration va confier la concession du canal en 1818 à la Compagnie Vassal et Saint-Didier. Celle-ci doit terminer les travaux, entretenir et exploiter le canal pendant 99 ans. En contrepartie, elle recevra les péages et les revenus, tandis que la Ville de Paris se charge de l’achat des terrains et verse une somme de 7 500 000 francs de l'époque pour financer les travaux d'investissement.
C'est au cours de cette période que l'on s'aperçoit que la pente du canal est trop importante et le courant trop vif. L'ingénieur Émile Vuigner place alors sur son parcours cinq écluses à faible chute (autour de 50 cm) couplées chacune à un déversoir. Ses écluses sont constituées de deux sas jumeaux auxquels il donne un gabarit très bizarre : 58 m de long sur 3,20 m de large. Les grands bateaux dits marnois ne peuvent plus emprunter le canal, et un type nouveau de bateau, la « flûte d'Ourcq », de 28 m sur 3 et amphidrome, sera mis en chantier.
Le canal Saint-Denis est ouvert à la navigation le 13 mai 1821, ce n’est qu’à la fin 1822 que la navigation est ouverte de Saint-Denis à Mareuil-sur-Ourcq, tandis qu’au-delà, l’Ourcq canalisée depuis le xvie siècle, et remanié par Régemortes puis par Girard reste en service. Les premiers bateaux venant de La Ferté-Milon arrivent au bassin de la Villette. Enfin, les premiers bateaux venant de Mareuil-sur-Ourcq entrent sur le canal Saint-Martin le 4 novembre 1825.
Un service de bateaux-poste a été institué en 1838. Il permettait de relier le bassin de la Villette et Meaux en trois heures, dans des conditions de confort bien supérieures à la diligence ou au chemin de fer, qui sera mis en service le 5 juillet 1849. Ce dernier, plus rapide, scellera le destin de cette liaison fluviale. La gare de Meaux et le débarcadère auraient été voisins, de part et d'autre de la route départementale 603, si le service fluvial avait survécu.
Le réseau des canaux de Paris est achevé après vingt-trois ans de travaux.
En 1866, un décret impérial est pris, autorisant le pompage dans la Marne pour parfaire le débit du canal de l’Ourcq en période d’étiage. On entreprend alors la construction de l'usine élévatoire de Trilbardou qui sera équipée entre autres de pompes et moteur hydraulique Sagebien et l'usine élévatoire de Villers-lès-Rigault, à Isles-lès-Meldeuses, avec une machine à roues turbines de Louis Dominique Girard.
À la fin du xixe siècle, la Villette, et ses deux bassins, est devenue l'un des principaux quartiers industriels de Paris. Le port permet l'arrivage de denrées alimentaires et de matières premières venant de différentes régions du monde. Il est alors un des principaux ports français.

Le gabarit initial du canal ne permettait qu'une navigation limitée, en raison de sa faible section qui ne permettait d’y affecter que des bateaux étroits et de faible capacité (50 à 90 tonnes). Ces flûtes d’Ourcq et demi-flûtes de l'Ourcq ont des dimensions (28 m ou 14 m de longueur sur 3 de largeur), dérivées de celles des écluses installées sur le canal par Émile Vuigner, dont les sas n'étaient que de 58 m sur 3,20 m, comme nous l'avons dit plus haut.
Afin d'y remédier et d'adapter le canal aux évolutions des besoins, le canal fut élargi à la fin du xixe siècle, puis, à nouveau de 1925 à 1934. Le canal est à grand gabarit depuis le « carrefour des canaux » (au débouché du canal Saint-Denis à la Villette) jusqu'aux Pavillons-sous-Bois, et y accepte les bateaux de 1 000 tonnes.
Afin de tenir compte des volumes d'eau supplémentaires nécessités par ces élargissements, l'usine élévatoire de Trilbardou fut agrandie, et bénéficia de l'installation d'une machine à vapeur comme source d'énergie. Cette usine, comme celle de Villers-lès-Rigault, fonctionne toujours.
D'autres travaux d'aménagements ponctuels du canal eurent lieu, tels que la création d'un port de 800 m de long et 50 m de large à Pantin, bordé à l'époque de docks à alcool.
À la fin du xixe siècle, une jonction par un plan incliné a été créée à Beauval, à l'amont de Meaux, entre la Marne et le canal, par Jules Fourier, entrepreneur en navigation, assisté des ingénieurs Sautter et Lemonnier, reprenant là une idée émise un siècle auparavant par l'ingénieur François Bossu. Cette installation a bien fonctionné plusieurs années, avant d'être abandonnée et démontée.
La navigation de commerce a cessé en 1962 sur la partie navigable du canal demeurée à petit gabarit. La navigation de plaisance a remplacé l'ancien trafic à partir de 1983

La partie à grand gabarit du canal, dépourvue d'écluse sur 10 km, dispose de 4 ports de fret : les ports Sérurier à Paris, de Pantin, de Bondy et de la Poudrette aux Pavillons-sous-Bois.
Selon le site de la ville de Paris, les ports des trois canaux parisiens ont un trafic annuel d'environ 1 000 000 de tonnes constitué à plus de 90 % par des matériaux de construction, sables et graviers et de produits de démolition.
Afin de limiter les transports par camion, il est régulièrement proposé d'accroître le rôle de ces canaux à grand gabarit pour le transport fluvial. À ce sujet, on peut faire remarquer qu'au moment de l'implantation du Grand Stade de France à Saint-Denis la proximité du canal Saint-Denis a permis d'imposer l'évacuation des gravats et l'approvisionnement en matériaux de construction par la voie d'eau. Cette remarque vaut aussi pour la Bibliothèque François-Mitterrand, implantée en bord de Seine.
La création d'un nouveau port est envisagée à Bobigny sur le site Mora-Le Bronze, situé entre la RN 3 et la ligne de Grande Ceinture.
Le Conseil de Paris en date des 7 et 8 février 2005 a approuvé le lancement d'une étude sur les conditions d’implantation. La construction de ce port s'inscrit dans le projet d'aménagement de la ZAC Eco-Cité de l'Ourcq portée par la Ville de Bobigny. Il jouxte les communes de Pantin, Romainville et Noisy-le-Sec.
Ce port permettra l'évacuation des déchets valorisés par le futur centre de traitement des déchets de Romainville du Syctom (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne), évitant ainsi le trafic d'au moins 15 000 semi-remorques par an sur la RN 3. « Dès 2008-2009, 350 000 t. de marchandises transiteront par le port. À terme, nous tablons sur 500 000 t. », estime Myriam Constantin, maire adjointe de Paris chargée des canaux.
Le programme d'aménagement du futur port est destiné à permettre :
la fonction de manutention portuaire;
la fonction de réception, de pré-tri et d’expédition des objets encombrants ;
la fonction de transit des conteneurs depuis ou en direction du centre multifilière de méthanisation des ordures ménagères et de tri des collectes sélectives de Romainville;
la fonction d’accueil des entreprises avec l’hôtel d’activité de l'éco-park, pour permettre une diversification de l’activité portuaire ;
la fonction d’immobilier de bureaux qui s’inscrit dans la perspective à plus long terme de la réalisation d’une gare sur le Tram Express Nord.
Le Conseil de Paris a été saisi le 2 octobre 2007 du projet de protocole relatif à ce projet, qui doit être signé avec les villes de Bobigny et de Paris et avec le Port Autonome de Paris, le SYCTOM de l’agglomération parisienne, le SITOM 93 (Syndicat Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères de la Seine-Saint-Denis) et le département de la Seine-Saint-Denis, dans le cadre d'une démarche de développement durable et de lutte contre le réchauffement climatique consistant à favoriser un mode de transport alternatif au transport routier, qui constitue en outre un exemple de concrétisation de la coopération territoriale entre Paris et les collectivités riveraines du canal de l’Ourcq. Le port en est la première étape prévue pour 2012. Le reste de la ZAC se construira au fur et à mesure jusqu'à la fin de la décennie.
Les communes de Pantin (ZAC du Port), Romainville (ZAC de l'Ourcq), Noisy-le-Sec (ZAC du territoire de l'Ourcq) et Bondy (écoquartier du canal) ont aussi des projets pour aménager le bord du Canal.
Le projet d'une « écluse ascenseur » à hauteur de Villers-les-Rigault n'est plus à l'ordre du jour. Elle aurait permis la jonction avec la Marne afin d'améliorer la desserte de la plaisance en région parisienne.

Outre ses fonctions utilitaires, le Canal a toujours eu un rôle dans les loisirs et la sociabilité des habitants du voisinage, qui venaient y pêcher, s'y délasser...
La création de la ligne des Coquetiers en rendit l'accès aisé pour les parisiens, qui en firent au début du xxe siècle un lieu d'excursion.
Aujourd'hui, le canal reste un lieu d'excursion fort apprécié des cyclistes, qui apprécient la piste cyclable aménagée du Bassin de la Villette à Claye-Souilly, puis le chemin de halage (quoique explicitement interdit à la circulation cycliste, celui-ci est très fréquenté) jusqu'à La Rosée à Claye-Souilly et Meaux, ce qui représente une cinquantaine de kilomètres.
Le canal est poissonneux ; il est possible d'y pêcher lorsqu'on est membre d'une association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique
Diverses initiatives sportives et ludiques y sont organisées, telles que l'Ourcq'Athlon, l'Intégrathlon, l'été du canal.
Au bord de l'écluse de Sevran, se trouve une base et un club de canoë-kayak, hébergé dans l'ancienne maison de l'éclusier.
Au départ de Pantin, le canal est bordé d'une piste cyclable sur le côté nord et d'activités diverses sur le côté sud.
Puis, sur la commune de Bobigny, l'axe sud fourmille d'activités industrielles et tertiaires ; depuis le métro vers l'autoroute A86, se trouvent un fabricant de tuyaux de poêle, une concession automobile, des commerces spécialisés, une école hôtelière, une forge, des grossistes industriels, ainsi que quelques îlots d'habitation et un certain nombre de parcelles en friche.

 

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MessagePosté le: Sam 6 Mai - 08:09 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Le Stade de France est le plus grand stade de football français avec 81 338 places en configuration football/rugby. Il se situe dans le quartier de la Plaine Saint-Denis à Saint-Denis, dans la proche banlieue nord de Paris. Il est l'œuvre de quatre architectes : Michel Macary, Aymeric Zublena, Michel Regembal et Claude Costantini. L'architecture de ce stade s'inspire du Worldport de la compagnie aérienne américaine Pan Am qui se situe à l'aéroport international de New York-John F. Kennedy.
Il est inauguré le 28 janvier 1998 par Jacques Chirac, président de la République, lors du match de football France - Espagne. Construit pour les besoins de la Coupe du monde de football en France afin de remplacer le Parc des Princes jugé trop petit, il a également été conçu pour accueillir différents événements sportifs : football, rugby, athlétisme, courses automobiles. Il peut également abriter des concerts, des grands spectacles et des animations (rêve de neige et la plage au stade). Sa capacité évolue entre 75 000 (athlétisme) et 81 338 places (football, rugby, concerts et spectacles) grâce à des tribunes basses rétractables.
À ce jour, c'est le seul stade au monde à avoir accueilli une finale de Coupe du monde de football et une finale de Coupe du monde de rugby. Il accueille également le 10 juillet 2016 la finale du Championnat d'Europe de football.
Le soir du 13 novembre 2015, lors d'un match de football amical France-Allemagne, trois explosions dans le périmètre du stade font quatre morts. Il s'agit d'actes terroristes faisant partie d'une série d'attentats qui ont lieu à Paris durant cette même soirée.

Le 2 juillet 1992, la Fédération internationale de football association (FIFA) choisit la France pour organiser la Coupe du monde de football de 1998. En contrepartie, la France s'engage à construire un stade d'une capacité de 80 000 places, assises et couvertes. Il y a plus de 70 ans que l'État n'avait pas construit de stade (stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes pour les Jeux olympiques d'été de 1924), laissant les villes opérer seules dans le domaine.
Un concours fut organisé entre deux projets : celui de Macary-Zublena et l'autre de Jean Nouvel. Le paradoxe est que le projet de Nouvel fut lauréat du jury mais à cause d'un surcoût, il fut exclut par le gouvernement Balladur. Même si on accuse que l'appel d'offre est trop favorable au consortium SGE-Bouygues-Dumez porté par le projet des architectes Zublena-Macary-Regenbal-Costantini. Le projet de Nouvel proposait une modularité inédite avec les quatre tribunes qui s'écarteraient et se déplaceraient sur des roues et des coussins d'airs (même si on est dubitatif sur la faisabilité). L'architecte justifie cela car une piste d'athlétisme provoque au moins le recul de 17 mètres des tribunes du terrain et proposait même un dispositif arena (l'équivalent serait le stade Pierre-Mauroy).

Seul l'État pouvait conduire un investissement de cette envergure. La concession est la meilleure réponse à l'importance du coût. Le principe, inédit pour la construction d’un équipement sportif, est le suivant : le concessionnaire prend à sa charge la construction et l'exploitation du stade, et obtient en échange de l'État une concession de 30 ans et une participation financière à son investissement. Ce principe, envisagé dès 1988, a eu des conséquences importantes sur le choix du site (qui devait être bien desservi et proche de Paris) et sur la polyvalence du programme (compétitions de haut niveau en football, rugby et athlétisme, spectacles et manifestations de grande envergure). Après le choix des constructeurs et la signature du permis de construire (le 30 avril 1995), il ne restait plus que 31 mois pour bâtir le stade.
Le chantier commence le 2 mai 1995 mais la pose de la première pierre a lieu le 6 septembre 1995. La construction du Stade de France a fait appel à la fois à des techniques de travaux publics (structures des gradins, haubans et ancrage du toit) et de bâtiment (locaux intérieurs, surfaces habitables sous les gradins, façades vitrées).

L'une des caractéristiques de ce chantier fut sa rapidité d'exécution. Les 800 000 m2 de terrassement ont été effectués en cinq mois et les 180 000 m3 de béton coulés en un an. Les aménagements techniques, la pose du toit, l'installation de la tribune mobile de 25 000 places se sont également effectués en un an. En outre, 40 000 plans ont été nécessaires.
Longtemps nommée « Grand Stade », l'enceinte est baptisée « Stade de France » le 4 décembre 1995 par un jury réuni par le ministre des Sports de l'époque, Guy Drut, spécialement pour lui trouver un nom : « Le stade que la France entière attendait depuis si longtemps… s'appellera tout simplement Stade de France. ». Un concours d'idées avait été lancé par le ministère des Sports, et le nom de Michel Platini fut le plus souvent cité. Le jury écarta toutefois les noms de personnes et opta pour « Stade de France » après une proposition de Francis Huster

Avant l'inauguration en grande pompe, un match de football eu lieu le 19 novembre 1997 opposant les « bâtisseurs du Stade » (plusieurs dizaines d'ouvriers sélectionnés) au Variétés Club de France. Il s'agit à la fois d'un test technique et d'une fête de fin de chantier.
Le stade est inauguré le 28 janvier 1998 lors du match de football France – Espagne, en présence de Jacques Chirac, président de la République.
Le soir du match, l'événement est présenté au journal de 20 heures de France 2 comme un événement historique, Daniel Bilalian déclarant que « pour la première fois de son histoire, la France possède un stade digne de son football »15. Le stade vient d'être inauguré quelques minutes plus tôt par le président de la République, dont la présence confère à cet événement une importance de dimension nationale. La nouvelle enceinte est comparée à une « cathédrale du sport que l'on attendait depuis presque un siècle », traduisant là l'attente du football français, et les conséquences pour l'équipe de France, pour laquelle il y a désormais « un avant et un après ». Un grand stade en France s'apparentait à un rêve fantasmagorique, tel un « serpent de mer ou une chimère » selon le journaliste, le rêve est pourtant devenu réalité le 28 janvier 1998 à l'occasion d'un match amical opposant l'équipe de France à l'équipe d'Espagne. La France avait été sacré championne d'Europe en 1984 mais ne disposait toujours pas de grand stade alors que toutes les grandes nations disposaient de stades pouvant accueillir près du double de la capacité du Parc des Princes. La finale de la coupe du monde en 1982 s'était déroulée devant 90 000 personnes à Madrid.

Le Stade de France est inauguré en présence des plus illustres sportifs français, parmi lesquels Luc Alphand, Alain Prost, Jeannie Longo et Michel Platini, dont l'entrée dans l'arène succède à un spectacle animé par 1 200 jeunes pour un coût estimé à 3 millions de francs. Selon France 2, la fête rappelle la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques d'hiver de 1992. Deux jeunes de Seine-Saint-Denis clôturent la cérémonie en coupant un immense drapeau français de 80 mètres de long et 4,5 mètres de larges, pour enfin laisser place aux acteurs du match France - Espagne.
Avec ce match inaugural, le football français passe bien dans une nouvelle dimension. Il y a un « après », la Fédération française de football rappelant que ce soir-là, « l'histoire ne faisait que commencer » . Dans le journal de 20 h, on évoque l'engouement que représente cet évènement, et ces 79 000 personnes ayant bravé le froid « pour vivre ces instants historiques ». Manolo a fait le déplacement en bon supporter de l'Espagne, mais il n'a pas voulu que son billet soit déchiré, pour que le souvenir de ce moment historique reste entier. « Grandiose, immense, fabuleux » sont les trois qualificatifs les plus repris parmi le public.
Zinédine Zidane est le premier joueur de football à y avoir marqué un but, contre l'Espagne.
Le Stade de France accueillera également les matchs de l'équipe de France de rugby. Philippe Bernat-Salles sera le premier joueur de rugby à XV à y avoir marqué un essai, contre l'Angleterre.

L'objectif sous-jacent était d'accueillir les Jeux olympiques d'été, L'Île-de-France n'ayant pas de grands stades d'athlétismes car ce stade a une particularité : il est à la fois adapté aux sports collectifs (foot et rugby) et à l'athlétisme grâce à ses tribunes rétractables au premier niveau. Dès le départ, il a été conçu comme espace multifonctionnel, pluridisciplinaire.
À partir de là, il y a eu également toute une réflexion autour des effets bénéfiques de synergie que ce stade pourrait engendrer sur l'environnement local et le tissu urbain, notamment comme locomotive pour développer le territoire dans lequel il est implanté.
Le Stade de France est situé à Saint-Denis, dans le quartier de La Plaine Saint-Denis, au nord de Paris, sur des terrains d'anciennes cokeries de Gaz de France ayant appartenu à la ville de Paris. Jacques Chirac, l'ancien maire de Paris et futur président de la République française (RPR), ainsi que tous les maires des communes de Seine-Saint-Denis environnantes (à l'époque, du parti communiste) ont fait poids contre le projet opposé du grand sud-est de Paris, à Melun-Sénart, défendu par des personnalités politiques proches du parti socialiste. Comme il s'agissait d'un département de banlieue ayant des difficultés sociales et culturelles, avec des populations plutôt défavorisées et que la région de Plaine Saint-Denis était devenue une friche industrielle, la volonté politique était aussi d’utiliser ce stade comme élément moteur pour rénover et re-développer tout le territoire.

C'est ce qui s'est réalisé avec un nouvel espace urbain aménagé, de la Porte de la Chapelle au stade, notamment la construction de nouvelles infrastructures (A86 et rénovation A1, métro et train), de bureaux (KIA, AFNOR, Agences de Santé, plateaux de télévision et sociétés de production), de nouveaux équipements et projets (centre commercial, TV-Cité, Cité du cinéma, Siège SFR et Orange), de centres universitaires et culturels (antenne du CNAM, IUT, CESTI, annexe Musée Arts et Métiers, Multiplex Gaumont) et de logements du secteur social ou privé et hôtels (Accor Novotel et Ibis, Adagio, Marriott Courtyard, Campanile).
Le Stade de France a aussi noué différents accords avec des associations qui ont souvent un but éducatif, afin de mieux s'intégrer à son environnement. Il permet à de jeunes enfants d’avoir accès à la culture, aux loisirs, notamment avec le Secours populaire français qui, chaque année ou tous les deux ans, invite des enfants de Seine-Saint-Denis à venir partager une expérience au Stade de France. Ce qui favorise le développement culturel du territoire.
On déclara que le stade fut à plusieurs reprises menacé par le risque de devenir un éléphant blanc. La menace fut au maximum quand le projet de la fédération de rugby d'avoir son propre stade (son « Twickenham ») à Évry faillit aboutir mais fut annulé fin 2016. Les autres événements sont mitigées, la FFF doit faire jouer un nombre de match minimum mais délocalise la finale de la coupe de la ligue depuis 2017, le meeting annuel d'athlétisme à partir de 2017 se déplace au Stade Charléty.
On proposa un plan de modernisation de 500 millions €, avec des loges et la suppression de la piste d'athlétisme, sauf si la candidature olympique pour 2024 aboutit. Même si on souhaite surtout le déplacement d'un club de football résident

Le coût total de réalisation du Stade de France est de 2 milliards de francs (305 000 000 €) HT dont 290 millions € HT de travaux répartis en :
122 millions € de gros œuvre ;
45 millions € de toiture ;
122 millions € de corps d'états secondaires (équipements, éclairage, ventilation, sonorisation, habillage, sièges, pelouse, etc.).

Le Stade de France en chiffres
Voici quelques chiffres concernant le Stade de France:
3 millions d'euros de bénéfices en 2011
4,6 millions d'euros de billetterie (record) pour un match des Bleus (France-Irlande, 1-1, le 18 novembre 2009)
Sixième au classement des lieux d'Île-de-France les plus prisés sur Facebook en 2012
8 minutes, le temps suffisant pour que 80 000 spectateurs quittent les tribunes
17 hectares, la superficie du stade de France dont 4,5 pour le parvis
250 évènements d'entreprises organisés dans les salons du Stade de France annuellement
320 mètres, la longueur du stade pour 280 de largeur et 35 de hauteur depuis le parvis (46 m de hauteur au total).
13 000 tonnes, le poids du toit du stade

Plus de 1300 stadiers mobilisés pour chaque match
35 000, le nombre d'emplois créés dans le quartier du Stade de France
52 000, le nombre de places vendues en deux heures pour le concert de Metallica, le 12 mai 2012
80 056, record d'affluence à l'occasion de la finale de Coupe de France entre Rennes et Guingamp (), le 9 mai 2009
100 000, le nombre de personnes qui effectue une visite guidée par an
170, le nombre de loges réparties autour du stade
163 457 le nombre de places vendues en moins de trois heures pour les concerts de Mylene FARMER en 2009
96 540, record d'affluence toutes manifestations confondues, à l'occasion du concert de U2 du 18 septembre 2010



Beaucoup d'autres timbres sont sortis concernant les coupes du monde de foot et
rugby


  

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 07:04 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Épinay-sur-Seine est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Elle se trouve à l'extrémité occidentale du département, à la limite des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise. Ses habitants sont appelés les Spinassiens.
La commune d'Épinay-sur-Seine est la plus occidentale du département de la Seine-Saint-Denis. Située à 12 km au nord de Paris sur la rive droite de la Seine, elle est limitrophe des communes de Saint-Denis, Villetaneuse et L'Île-Saint-Denis dans le même département de la Seine-Saint-Denis, et de celles d'Argenteuil, Saint-Gratien, Enghien-les-Bains, Deuil-la-Barre et Montmagny dans le département du Val-d'Oise.

Le territoire communal est limité au sud par la Seine. Le territoire présente une dénivellation progressive du nord vers le sud, des versants du plateau de Montmorency en direction de la Seine. Trois ruisseaux s'écoulent sur le territoire communal : le ru des Econdeaux à l'ouest, il est également traversé sur toute sa longueur du nord au sud-est par un petit cours d'eau : le ru d'Enghien, ainsi que par son affluent, le ru des Haras ou ru d'Arra.
D'une longueur de 14,2 kilomètres, le ru d'Enghien prend sa source en forêt de Montmorency au nord de la commune dans le Val-d'Oise et se jette dans la Seine après avoir traversé, canalisé pour l'essentiel, les territoires de Montlignon, Margency, Enghien-les-Bains et Épinay-sur-Seine et alimenté l'étang de la chasse, en amont en forêt, puis les étangs du parc de Maugarny (en limite de Montlignon et Margency), ceux du parc de Bury à Margency et le bassin de retenue des Moulinets à Eaubonne. Il se dirige ensuite vers le lac d'Enghien avant d'atteindre Épinay.
Le ru des Haras ou ru d'Arra, d'une longueur de 6,3 kilomètres, naît dans le vallon des Haras à l'est de Montmorency (Val-d'Oise) et se jette dans le ru d'Enghien à peu de distance de la Seine après avoir traversé, en souterrain pour une grande part, les territoires de Groslay, Montmagny et Villetaneuse. La Direction de l'eau et de l'assainissement du département de la Seine-Saint-Denis a engagé plusieurs études en vue de la requalification de ce ruisseau, notamment dans sa partie où il se trouve en limite communale de Montmagny et de Villetaneuse. La réalisation de ce projet implique une amélioration significative de la qualité de l'eau en amont.

Le nom est attesté sous les formes Spinogelo au viie siècle et Spinogilium 862. Ipinacum est une mauvaise latinisation du viie siècle, par confusion avec le suffixe *-ACU.
Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent cet archétype toponymique fréquent par le terme roman epinay signifiant « lieu planté d'(arbres à) épines ». On disait en ancien français un epinay, comme on disait un chesnay, un saussay, etc.
Pour eux, les Épinay (homonymie) (cf. Épinay, Spinetum xiie siècle) de la partie nord de la France et les Épinoy du Nord (cf. Épinoy, Spinetum 880) remontent tous au gallo-roman *SPINETU, basé sur les deux éléments d'origine latine spina, épine et -etu(m) suffixe collectif servant à désigner un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce. Ce suffixe explique les terminaisons -ey, -ay, (parfois -et, et -oy). Il est devenu féminin en français moderne -aie (Chênaie, Saulaie, etc.).
Cependant, pour Ernest Nègre, les différents Épinay de l'Île-de-France et du Centre admettent une autre explication, d'après leurs formes anciennes latinisées. En effet, on y distingue une autre finale -gelo, -olium, -gilo qui renvoie à l'évidence aux noms en -ueil / -euil (Type Verneuil « clairière des aulnes »), issu de l'appellatif gaulois ialon 'clairière', 'défrichement', puis 'village'. Xavier Delamarre souligne l'extension récente de cet appellatif en Gaule qui a bien pu se combiner avec un élément d'origine latine.
Cependant, il est probable qu'il n'ait plus été compris au Haut Moyen Âge, d'où son remplacement par -ay.
La présence humaine en ces lieux est attestée dès l'âge du fer celtique par la découverte au xixe siècle d'épées en fer et en bronze dans le lit de la Seine.
Le plus ancien établissement attesté sur le site de la commune remonte à l'époque mérovingienne au viie siècle. Le lieu est mentionné dans un document rédigé en latin médiéval pour la première fois l'existence du village de Spinogelum par le chroniqueur Frédégaire, en l'an 638.
Dagobert Ier fit son testament à « Ipinacum » ; il donna sa terre à l'abbaye de Saint-Denis, mais les Montmorency en volèrent une partie.
Au xiie siècle, les Spinassiens vivent des activités portuaires sur la Seine, ainsi que des cultures maraîchères et céréalières et de la viticulture.
 En 1741, la seigneurie d'Épinay fut achetée par Louis Denis Lalive de Bellegarde, mais le prince de Condé, héritier des Montmorency, y conserva des droits féodaux, et donna des fonds pour reconstruire l'église terminée en 1743.
Au xviiie siècle, une société brillante fréquente les propriétés du lieu, les séjours de Diderot, Grimm ou encore Jean-Jacques Rousseau chez Madame d'Épinay sont fréquents.

Par la suite, Gian Battista Sommariva acquit la terre seigneuriale d'Épinay.
Au xixe siècle, il y avait une ferme située sur la commune d'Épinay du nom de Temps Perdu située au nord du fort de la Briche.
Au xixe siècle, la commune perd une partie de son territoire : le château de la Briche est transféré à Saint-Denis et la création de la commune d'Enghien-les-Bains le 7 août 1850 lui faire perdre les rives sud du lac d'Enghien.
Après Guerre franco-allemande de 1870 et la bataille dite du Combat d'Épinay (30 novembre 1870), commémoré au carrefour des Mobiles par un monument, et la difficile occupation par les Prussiens durant l'hiver 1870/1871, la commune s'industrialise peu à peu.
La ville à été marquée dans les années 1960 et 1970 par la construction de Grands ensembles notamment dans les quartiers d'Orgemont et de la Source, afin d'accueillir des travailleurs d'origine immigrés avec leurs familles
La commune est notamment connue pour avoir abrité en 1971 le 58e congrès de la SFIO, dit Congrès d'Épinay, qui vit la « réunification » de la « famille » socialiste.
Elle est aussi connue pour les Studios Éclair, réputés dans le cinéma et pour le traitement des pellicules, etc.
Le 27 octobre 2005, au premier jour des « émeutes de 2005 », Jean-Claude Irvoas, un employé d'une firme de mobilier urbain, est battu à mort par deux individus de 19 et 23 ans au moment des faits dans le quartier d'Orgemont. Il était occupé à photographier un lampadaire pour le catalogue de la compagnie havraise ETI, qui fabrique des lampadaires anti-vandalisme. Le 30 novembre, deux suspects ont été mis en examen, pour « vol suivi de violences ayant entraîné la mort ». Ceux-ci étaient déjà connus des services de police pour vols, recels, trafic de drogue

 

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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 08:51 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Très belles photos


La Seine St Denis devenue le 9   3  Embarassed


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saintluc
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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 08:54 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

De beaux coins autour de Paris Wink
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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 18:45 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Le Bourget est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Bourgetins.

Petit village avant l'industrialisation, le Bourget a connu quelques batailles pendant la guerre franco-allemande de 1870. Néanmoins, la commune est surtout connue pour accueillir l'aéroport Paris-Le Bourget, qui est ouvert au trafic national et international commercial non régulier et aux avions privés. Ouvert en 1919, il est le premier aéroport civil de Paris et reste le seul jusqu'à la construction de l'aéroport d'Orly. L'histoire de la ville est d'ailleurs fortement liée à l'aéronautique. Le Bourget abrite par ailleurs le musée de l'air et de l'espace et accueille tous les deux ans le salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget.

Le Bourget est une commune de la banlieue nord de Paris. Elle se situe à 7 kilomètres des boulevards des Maréchaux à Paris, et à 10,4 kilomètres au nord-est de la cathédrale Notre-Dame de Paris, centre de la capitale française.
La ville se situe également à une dizaine de kilomètres de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et de paus zone aéroportuaire. Elle se trouve proche de la Plaine Saint-Denis et fait partie de la zone économique de l'aéroport du Bourget.
La commune est située dans le pays de France, dans sa partie méridionale, et qui est aujourd'hui fortement urbanisée.
La ville est limitrophe de Dugny, la Courneuve, Drancy et le Blanc-Mesnil

À l'époque glaciaire, les berges et les lits de la Marne et de la Seine recouvraient entièrement la ville. Aussi le sol de la commune est-il composé en partie de limons et de marnes.
Avant son industrialisation et l'urbanisation, la ville était quelque peu marécageuse et possédait même un étang, encore visible sur quelques anciennes cartes postales.
Un ruisseau aujourd'hui busé, la Molette, traversait la ville avant de se jeter dans le Rouillon à Dugny. Il servait de séparation entre Le Blanc-Mesnil et Le Bourget

À l’époque gallo-romaine, un chemin fort fréquenté se situe près de l’emplacement actuel du Bourget. C'est donc tout naturellement que des hommes s'installent sur le territoire actuel de la commune.
La première mention du lieu date de 1134, lorsque Louis VI cède la terre du Bourget à l'abbaye de Montmartre. Le Bourget est alors un village agricole relié à Paris par la route des Flandres, ancienne voie romaine.
Au xie siècle, l'ancien hameau de Burgellum possède une léproserie. Le Bourget abritait également des tavernes sur la route des Flandres dès le xie siècle, et un relais de poste créé au xve siècle. Des chevaux loués au niveau de l'actuelle avenue Jean-Jaurès, renforçaient les attelages des charrois montant la rue de Flandre jusqu'au-delà de l'église Saint-Nicolas.

En 1573, les religieuses de Montmartre échangent 60 livres de rente à prendre sur le Bourget avec Antoine de Brolly, seigneur du Ménil.
À partir de la fin du xvie siècle, la seigneurie du Bourget est le plus souvent regroupée avec celle de Blanc-Mesnil. En 1580, Nicolas Potier est ainsi seigneur du Bourget, de même que René Potier l'un de ses descendants, qui porte le titre de seigneur du Blanc-Mesnil et du Bourget en 1646-1680. Jusqu’en 1700, le village est en effet sous l’obédience des châtelains du Blanc-Mesnil, mais à la mort de mademoiselle de Blanc-Mesnil, la dernière héritière, le Bourget décide d’autorité d’accéder à l’autonomie administrative et de se séparer de la tutelle de la paroisse de Dugny

En 1870, le Bourget compte 850 habitants. Avec l’arrivée de la révolution industrielle, le village se développe. Dès la fin du xixe siècle, la commune accueille de nombreuses entreprises industrielles (telle la cristallerie émaillerie de Charles Paris, créée en 1867), grâce à sa desserte par la route des Flandres, le chemin de fer de la compagnie du nord ou la ligne de Grande Ceinture.
Lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et du siège de Paris, le Bourget va être annexée vers septembre 1870 par l'armée prussienne et va être le lieu d'une anecdote mais surtout de plusieurs affrontements:
Le 17 octobre 1870, le ballon monté baptisé Liberté est emporté, vide, par le vent violent de l'usine à gaz de la Villette à Paris alors assiégé. Il échappe aux aéronautes et s'échoue au Bourget après avoir parcouru 11 km. Les restes du ballon sont récupérés par les Prussiens.

Du 28 octobre au 30 octobre 1870, le Bourget est le théâtre d’affrontements contre les Prussiens. L'évènement est connu comme la première bataille du Bourget. Le 28 octobre 1870, le général de Bellemare, commandant à Saint-Denis envoie, sans l'autorisation du général Trochu, le commandant Roland s'installer avec 300 francs-tireurs au Bourget. L'amiral Saisset avait envoyé à Drancy un bataillon d'infanterie de marine afin d'occuper le village et de s'y fortifier, et d'ainsi soutenir le Bourget. La garnison allemande est alors chassée du village. Mais le 30 octobre 1870 les Allemands contre-attaquent avec un déluge d'artillerie pendant que les fantassins prussiens avancent de trois côtés sur Le Bourget, côté Drancy, côté Dugny et côté Blanc-Mesnil. Cernés au nord, à l'est et au sud-est, nombre de soldats français fuient vers la Courneuve et Aubervilliers, au sud-ouest. Les Allemands coupent alors la route de la Courneuve. Seuls les commandants Brasseur et Baroche, avec leurs troupes, restent au Bourget et défendent la ville dans l’église Saint-Nicolas et dans les rues. À 13 h, les Allemands ont récupéré la place, laissant les troupes françaises en grand désordre. La rue où Ernest Baroche est décédé porte aujourd’hui son nom

La nouvelle de la défaite du Bourget arrive à Paris en même temps que celle de la capitulation de Metz du 27 octobre 1870. Elles provoquent un grand mécontentement à Paris.
Le 21 décembre 1870, les troupes de l'amiral de La Roncière composées de canonniers et de fusiliers marins, des 134e et 138e régiments d'infanterie de ligne et de gardes mobiles de la Seine attaquent le Bourget et Stains lors de la deuxième bataille du Bourget (1870). Les troupes françaises attaquent alors sur deux axes. Sur le premier axe d'attaque, après 7 h, les forts de l'Est parisien et d'Aubervilliers, des batteries à la Courneuve et des wagons blindés sur la ligne de Soissons ouvrent le feu sur le Bourget. L'offensive commence alors et un premier bataillon attaque par le nord-ouest, s'emparant du cimetière et faisant une centaine de prisonniers prussiens. Une seconde brigade attaque elle par le sud-ouest sur la route de Flandre mais ne peut entrer dans le village à cause des fortifications faites par les Prussiens durant le mois de novembre. L'attaque échoue et les soldats et marins français repartent avec quelques prisonniers. Sur le second axe, le général Ducrot prend position à Drancy avec de nombreuses troupes. Il est informé que l'offensive sur le premier axe a été un échec et l'on décide alors d'entreprendre un siège du village du Bourget. Drancy est alors armé de batteries, sans aucun résultat toutefois.


Les lieutenants de vaisseau Bousset, Morant, Patin, Wyats, l'enseigne de vaisseau Duquesne ont trouvé la mort au Bourget le 21 décembre 1870.
Plusieurs tableaux, dans l'église Saint-Nicolas du Bourget, relatent ces combats.
Avec la défaite française en 1871 et la signature du traité de Francfort du 10 mai 1871, les Bourgetins, alors réfugiés à Paris, peuvent rentrer chez eux. Les combats ont alors laissé de nombreuses ruines.
Le 2 juin 1907, des jeunes gens du quartier des Batignolles de Paris, revenant d'une procession de la Fête-Dieu à Dugny, furent attaqués au Bourget, l'un de ces jeunes Hippolyte Debroise y fut blessé mortellement. Le procès de ces agresseurs présentés comme Les apaches du Bourget eut lieu par la suite. Le journal La Libre Parole, fit un long article sur cet assassinat en première page de son numéro du 6 juin 1907.

Dès septembre 1914, l’armée implante au Bourget et à Dugny une réserve aérienne, plus proche du front que celles de Saint-Cyr. Elle crée rapidement un terrain d’aviation, afin de protéger le « camp retranché » de Paris contre les attaques aériennes allemandes. La réquisition des terres agricoles est immédiatement suivie de l’installation de sept hangars en bois et toile, et de baraquements destinés aux ateliers et aux bureaux de l’administration.
En 1915, l’efficacité des escadrilles contre les attaques de nuit menées par les zeppelins reste décevante et les escadrilles sont envoyées au front par roulement d’un tiers. Le site du Bourget connaît néanmoins une densification de ses infrastructures, principalement sur le territoire de la commune de Dugny, où la réserve aérienne ne cesse de se développer pour atteindre jusqu’à 500 appareils
Après la Première Guerre mondiale, la réserve aérienne continue ses activités sur le site du Bourget, poursuivant la gestion des stocks. Au lendemain du conflit, l'aviation civile bénéficie sur l'aéroport du Bourget d'installation et de matériel qui en font rapidement l'aéroport parisien de référence. Les premières lignes régulières desservent Londres, Bruxelles et Amsterdam puis, petit à petit, toute l'Europe.

Le Bourget devient aussi un lieu de promenade où l'on vient admirer ces machines qui vont bientôt relier les quatre coins du monde. C'est un lieu de départs ou d'arrivées de grands raids aériens. Le 8 mai 1927, l'Oiseau blanc décolle du Bourget et ses pilotes, Charles Nungesser et François Coli, espèrent atteindre New York sans escale ; malheureusement l'avion disparaît inexplicablement. C'est finalement Charles Lindbergh qui réalise la première traversée aérienne de l'Atlantique Nord entre New York et Paris, le 21 mai 1927. On vient applaudir l'aviateur, « vainqueur » de l'Atlantique Nord, posant sur son Spirit of Saint Louis. Une foule énorme accueillit aussi Édouard Daladier le 29 septembre 1938, après la signature des accords de Munich

En 1935, l’architecte Georges Labro remporte le concours en vue de la construction d'une nouvelle aérogare pour l'exposition internationale de Paris de 1937. Le projet lauréat est un bâtiment à l’architecture sobre, long de 233 mètres, intégrant l’ensemble des fonctions pour l’accueil des passagers et la gestion de l’aéroport. Pas entièrement achevée pour accueillir les premiers visiteurs de l’exposition universelle en juin, l’aérogare est officiellement inaugurée le 12 novembre 1937.
En 1939, l'aéroport du Bourget, avec 21 000 mouvements d’avions et 138 000 passagers, est le second aéroport d’Europe après celui de Berlin-Tempelhof.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands prennent possession de l’aéroport et l’agrandissent considérablement tout en occupant la ville. Le 16 août 1943, les forces américaines et anglaises bombardent les pistes mais la base aérienne reste occupée jusqu’à sa libération. Ce bombardement du 16 août 1943, appelé « opération Starkey », destiné à détruire l'aéroport, rase la commune de Dugny à 98 % et le nord de la ville du Bourget

À la Libération, l'aéroport du Bourget est remis en état par les Américains et les Britanniques. À partir de mai 1945, 42 000 prisonniers de guerre et déportés sont rapatriés et transitent alors par le Bourget.
Au sortir de la guerre, le trafic de l'aéroport s'accroît rapidement et en 1952 Paris, s'équipe d’un nouvel aéroport, celui d'Orly. Dans les années 1960, la saturation de ce dernier entraîne un retour d’activités au Bourget mais en 1974, l’aéroport de Roissy-en-France est ouvert au trafic. L'aéroport du Bourget est peu à peu délaissé.
La création du nouvel aéroport de Roissy-en-France libère de la place au Bourget et le regroupement des collections dispersées dans une partie du hall de l'aéroport est étudié. C'est à partir de 1973 que le Musée de l'air et de l'espace déménage progressivement de Chalais-Meudon à l'aéroport du Bourget. Le premier hall, le hall B, est inauguré en 1975 peu avant le Salon du Bourget.
Avant le 1er janvier 1968, la ville du Bourget est une commune du département de la Seine, département par la suite supprimé (tout comme le département de Seine-et-Oise dans lequel il était enclavé), en application de la loi du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne. Il est dès lors intégré dans le département de la Seine-Saint-Denis.

En novembre 2005, comme de nombreuses communes de l'agglomération parisienne et celles des grandes villes de province, des faits de délinquance touchent la ville mais restent plus modérés que dans d'autres communes du département, même voisines telle celle du Blanc-Mesnil. Il n'y a pas eu de violences accrues au Bourget comme le montre la chronologie des émeutes de 2005 en France. Néanmoins, cet épisode, relayé par les médias de nombreux pays, montre alors l'état de ghettoïsation ethnique et sociale de nombreux secteurs de banlieue et l'incapacité du pouvoir politique à faire face à l'échec de l'intégration d'une importante population immigrée


 

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MessagePosté le: Lun 8 Mai - 08:05 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Eugène Émile Paul Grindel, dit Paul Éluard, est un poète français né à Saint-Denis le 14 décembre 1895 et mort à Charenton-le-Pont le 18 novembre 1952.
En 1916, il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhère au dadaïsme et devient l'un des piliers du surréalisme en ouvrant la voie à une action artistique engagée.
Il est connu également sous les noms de plume de Didier Desroches et de Brun
Paul Éluard est né à Saint-Denis, au 46 boulevard Châteaudun (actuellement rue Jules Guesde), le 14 décembre 1895 à 11 heures du matin. Son père, Clément Eugène Grindel, est comptable lorsque naît son fils mais ouvre, peu après 1900, un bureau d'agence immobilière. Sa mère, Jeanne-Marie Cousin, est couturière. Éluard fréquente l'école communale de Saint-Denis, celle d'Aulnay-sous-Bois. Vers 1908, la famille s'installe à Paris, rue Louis-Blanc, il entre comme boursier à l'école supérieure Colbert. Il obtient en 1912 son brevet et en juillet part se reposer, sa santé apparaissant fragile, avec sa mère, à Glion, en Suisse. Une grave crise hémoptysique l'oblige à prolonger son séjour et il est alors contraint, à l'âge de seize ans, d'interrompre ses études, car il est atteint de tuberculose. Il reste hospitalisé jusqu'en février 1914 au sanatorium de Clavadel, près de Davos. Il y rencontre une jeune russe de son âge en exil Helena Diakonova qu'il surnomme Gala. La forte personnalité, l'impétuosité, l'esprit de décision, la culture de la jeune fille impressionnent le jeune Éluard qui prend avec elle son premier élan de poésie amoureuse, un élan qui se prolongera dans tous ses écrits. Elle dessine son profil, et il ajoute à la main : « Je suis votre disciple ». Ils lisent ensemble les poèmes de Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, Lautréamont et Guillaume Apollinaire.
Mobilisé en 1914, il part sur le front comme infirmier militaire avant d’être éloigné des combats en raison d’une bronchite aiguë. Cette expérience de la guerre et de ses champs de bataille le traumatise et lui inspire Poèmes pour la Paix (publiés en 1918).
Devenu majeur le 14 décembre 1916, il épouse Gala dès le 21 février suivant.
Le 11 mai 1918, il écrit à l'un de ses amis : « J'ai assisté à l'arrivée au monde, très simplement, d'une belle petite fille, Cécile, ma fille ».

En 1918, lorsque la victoire est proclamée, Paul Éluard allie la plénitude de son amour à une profonde remise en question du monde : c'est le mouvement Dada qui va commencer cette remise en question, dans l'absurdité, la folie, la drôlerie et le non-sens. C'est ensuite le surréalisme qui lui donnera son contenu. Juste avant les surréalistes, les dadaïstes font scandale. Éluard, ami intime d'André Breton, est de toutes les manifestations dada. Il fonde sa propre revue Proverbe dans laquelle il se montre, comme Jean Paulhan, obsédé par les problèmes du langage. Tous deux veulent bien contester les notions de beau / laid, mais refusent de remettre en question le langage lui-même. En 1920, Éluard est le seul du groupe à affirmer que le langage peut être un « but », alors que les autres le considèrent surtout comme un « moyen de détruire ».
En 1922, il promet à André Breton de « ruiner la littérature » et de ne plus rien produire. Le 24 mars 1924, il embarque à Marseille pour un voyage autour du monde. Le lendemain, paraît le recueil Mourir de ne pas mourir qui porte en exergue « Pour tout simplifier je dédie mon dernier livre à André Breton ». Il est de retour à Paris au début du mois d'octobre comme si de rien n'était. Breton en dit : « Alors il m'a mis un petit mot, qu'il m'attendait hier [au café]. Cyrano, ni plus ni moins. C'est bien le même, à n'en pas douter. Des vacances, quoi ! ». Tout naturellement, il participe au pamphlet Un cadavre écrit par les surréalistes en réaction aux funérailles nationales faites à l'écrivain Anatole France.
Toute la vie d'Éluard se confond à présent avec celle du mouvement surréaliste. C'est cependant lui qui échappe le mieux à la réputation de violence et qui est le mieux accepté comme écrivain par la critique traditionnelle. Éluard se plie à la règle surréaliste résumée par cette phrase du Comte de Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous, non par un ». Avec Benjamin Péret, il écrit 152 proverbes mis au goût du jour. Avec André Breton, L'Immaculée Conception. Avec Breton et René Char, Ralentir travaux.
Dès 1925, il soutient la révolte des Marocains et en janvier 1927, il adhère au parti communiste français, avec Louis Aragon, Breton, Benjamin Péret et Pierre Unik. Ils s’en justifient dans le tract collectif, Au grand jour.
C'est aussi l'époque où il publie deux recueils essentiels : Capitale de la douleur (1926) et L'Amour la poésie (1929).
En 1928, malade, il repart dans un sanatorium avec Gala, où ils passeront leur dernier hiver ensemble. C'est à ce moment que Gala, qui était ouvertement la maîtresse de Max Ernst rencontre Salvador Dalí et quitte le poète pour le peintre. Paul Éluard dit à Gala : « Ta chevelure glisse dans l'abîme qui justifie notre éloignement. » Peu après, il fait la connaissance de Maria Benz, une artiste de music-hall d'origine Alsacienne surnommée "Nusch" avec qui il se mariera en 1934

Les années 1931-1935 comptent parmi les plus heureuses de sa vie. Marié avec Nusch en 1934, il voit en elle l'incarnation même de la femme, compagne et complice, sensuelle et fière, sensible et fidèle. En 1931, il s'insurge contre l'Exposition coloniale organisée à Paris et signe un tract où est écrit : « Si vous voulez la paix, préparez la guerre civile ».
Exclu du parti communiste, il continue sa lutte pour la révolution, pour toutes les révolutions.
Ambassadeur du surréalisme, il voyage dans toute l'Europe soumise à des régimes fascisants. En mars 1935, avec André Breton, il est en Tchécoslovaquie, une des rares démocraties européennes, où la capitale Prague, les accueille avec chaleur. L'organe du parti communiste hongrois les présente comme deux poètes, les plus grands de la France contemporaine. En Espagne en 1936, il apprend le soulèvement franquiste, contre lequel il s'insurge violemment. L'année suivante, le bombardement de Guernica lui inspire le poème Victoire de Guernica. Pendant ces deux années terribles pour l'Espagne, Éluard et Picasso ne se quittent guère. Le poète dit au peintre : « Tu tiens la flamme entre tes doigts et tu peins comme un incendie ». Des désaccords politiques mais aussi littéraires (refus de l’écriture automatique) conduisent à la rupture entre Éluard et le groupe surréaliste organisé autour d'André Breton en 1938.
Mobilisé dès septembre 1939 dans l'intendance, il s'installe avec Nusch à Paris après l'armistice (22 juin 1940). En janvier 1942, il s'installe chez des amis, Christian et Yvonne Zervos, près de Vézelay à proximité des maquis. Éluard demande sa réinscription, clandestine, au parti communiste. Les vingt et une strophes de Liberté, publiés dans le premier numéro de la revue Choix, sont parachutées par les avions anglais à des milliers d'exemplaires au-dessus de la France (ce poème est mis en musique par Francis Poulenc dès 1944).
En 1943, avec Pierre Seghers et Jean Lescure, il rassemble les textes de nombreux poètes résistants et publie un livre controversé intitulé L'Honneur des poètes. Face à l'oppression, les poètes chantent en chœur l'espoir, la liberté. C'est la première anthologie d'Éluard où il montre sa volonté d'ouverture et de rassemblement. En novembre 1943, Éluard se réfugie à l'hôpital psychiatrique de Saint-Alban dirigé par le docteur Lucien Bonnafé et François Tosquelles où se cachaient de nombreux juifs et résistants. À la Libération, il est fêté avec Louis Aragon comme le grand poète de la Résistance.

Avec Nusch, il multiplie tournées et conférences. Mais le 28 novembre 1946, pendant un séjour en Suisse, il reçoit un appel téléphonique lui apprenant la mort subite de Nusch, d'une hémorragie cérébrale. Terrassé, il écrit :
Vingt huit novembre mil neuf cent quarante-six
Nous ne vieillirons pas ensemble.
Voici le jour
En trop : le temps déborde.
Mon amour si léger prend le poids d'un supplice.
Un couple d'amis intimes, Jacqueline et Alain Trutat (pour qui il écrit Corps Mémorable), lui redonnent peu à peu le « dur désir de durer ». Son recueil De l'horizon d'un homme à l'horizon de tous retrace ce cheminement qui mène Éluard de la souffrance à l'espoir retrouvé.
La bataille de Grèce n'est pas terminée, et son amour et sa lutte avec Nusch se poursuit au-delà de la mort :
Il y a les maquis couleur de sang d'Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l'espoir
Toi que j'aime à jamais toi qui m'as inventé
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d'être libre et je te continue.

En avril 1948, Paul Éluard et Picasso sont invités à participer au Congrès pour la paix à Wrocław (Pologne). En juin, Éluard publie des Poèmes politiques préfacés par Louis Aragon. L'année suivante, au mois d'avril, c'est en tant que délégué du Conseil mondial de la paix, qu'Éluard participe aux travaux du congrès qui se tient à la salle Pleyel à Paris. Au mois de juin, il passe quelques jours auprès des partisans grecs retranchés sur les monts Gramos face aux soldats du gouvernement grec. Puis il se rend à Budapest pour assister aux fêtes commémoratives du centenaire de la mort du poète Sándor Petőfi. Il y rencontre Pablo Neruda. En septembre, il est à Mexico pour un nouveau congrès de la paix. Il rencontre Dominique Lemort avec qui il rentre en France. Ils se marieront en 1951. Éluard publie cette même année le recueil Le Phénix entièrement consacré à la joie retrouvée.
En 1950, avec Dominique, il se rend à Prague pour une exposition consacrée à Vladimir Maïakovski, à Sofia en tant que délégué de l'association France-URSS et à Moscou pour les cérémonies du 1er mai.
En février 1952, il est à Genève pour une conférence sur le thème La Poésie de circonstance. Le 25 février, il représente « le peuple français » à Moscou pour commémorer le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Victor Hugo.
Le 18 novembre 1952 à neuf heures du matin, Paul Éluard succombe à une crise cardiaque à son domicile, 52 avenue de Gravelle à Charenton-le-Pont. Les obsèques ont lieu le 22 novembre au cimetière du Père-Lachaise où il est inhumé. Le gouvernement refuse les funérailles nationales.
L'écrivain Robert Sabatier déclare : « Ce jour-là, le monde entier était en deuil ».


 

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MessagePosté le: Mar 9 Mai - 07:21 (2017)    Sujet du message: (93) Seine Saint-Denis Répondre en citant

Jules Charles Toussaint Védrines, né à la Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le 21 décembre 1881 et mort le 21 avril 1919, est un aviateur français.
Jules Védrines fut d'abord un ouvrier, puis un metteur au point aux Usines Gnôme (Moteur), avant de devenir mécanicien du pilote-acteur anglais Robert Loraine (en). Cette expérience lui donne le désir de devenir aviateur. Il passe son brevet de pilote le 7 décembre 1910 à Pau.
Le 11 mars 1911, il effectue à bord d'un Morane-Borel le vol Toulouse-Carcassonne et devient ainsi le premier aviateur de l'Aude.
Le 23 mars 1911 il survole Paris et, à basse altitude, le cortège de la Mi-Carême, sur lequel il lance une pluie de fleurs.
Embauché chez Morane, il gagne la course Paris-Madrid, course de 1 197 kilomètres à vol d'oiseau organisée par le journal Le Petit Parisien, le 26 mai 1911 avec un monoplan Morane-Saulnier A à moteur rotatif Gnome de 70 chevaux et empoche la coquette somme de 100 000 francs pour cet exploit, soit la moitié de la dotation totale prévue pour cette course

D'origine creusoise, Jules Védrines était marié à une Bussiéroise, née Amélie Mélanie Noémie Lejeune, du Hameau dit "Le Mont", commune de Bussière-Dunoise. Il eut de cette union quatre enfants : Jeanne, Henri, Suzanne, Emile. En 1911, Jules Védrines a atterri à Bussière à bord de son Morane-Borel alors qu’il participait au rallye aérien Paris-Pau, en partie à cause du brouillard et en partie pour voir sa famille. Une stèle a été érigée à l’endroit même où Védrines a atterri. Celle-ci représente une aile du Morane et, en son centre, le visage stylisé et évidé de Védrines qui laisse voir au travers la bourgade de Bussière-Dunoise, une partie du moteur et une demi- hélice.
En novembre 1911, Védrines voit son nom apparaître dans les chroniques judiciaires, ce dernier étant condamné par le tribunal correctionnel de Reims à une amende de 16 francs avec sursis pour s'être battu avec l'aviateur allemand Willy Hahn, qui souhaitait faire un duel avec le Français et qui n'a pas supporté que Védrines refuse, venant même jusqu'à lui armé d'un revolver !
Le 13 janvier 1912, à Pau, il bat le record de vitesse pure en avion : sur un « Déperdussin » de type monoplan à moteur Gnome de 100 chevaux et bougies Oléo, il atteint la vitesse de 145,177 km/h. Le 22 février 1912, il joue une nouvelle fois de l'accélérateur, parvenant ainsi à couvrir 159,303 kilomètres en une heure avec un monoplan Déperdussin à moteur Gnome de 140 chevaux. Le 21 avril 1912 il s'écrase rue de l'Yser à Epinay-sur-Seine au cours d'un trajet Douai-Madrid. Il est grièvement blessé, mais tiendra plus tard son propre rôle dans un film réalisé aux studios Éclair : Le Roman de Védrines. Deux ans plus tard, du 20 novembre au 29 décembre 1913, il réalise la première liaison aérienne France-Égypte (avec escales) à bord de son monoplan Blériot. Il part de Nancy le 20 novembre et arrive au Caire le 29 décembre. Il est également le premier pilote à se poser à l'aéroport international de Beyrouth au Liban.

Le 1er avril 1914, son frère Émile se tue en avion à Reims.
Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé dans l'aviation à l'âge de trente-deux ans. Il signe ses avions d'une tête de vache ou de l'inscription « la vache », sans doute en souvenir de ses origines limousines et aussi peut-être en guise de provocation. Il se spécialise dans des missions difficiles, voire impossibles, comme aller déposer des espions français derrière les lignes allemandes puis venir les récupérer. Le 31 août 1916, Védrines se laisse photographier par Carlo Verbessem, pilote de chasse belge; très fier, il est aux commandes d'un triplan Astoux sur le terrain de la base "belge" de Villesauvage (sic) comprenez Ville Sauvage à Étampes. En remerciement de la dédicace accordée par Védrines, Verbessem lui accorde un chapitre dans son journal de guerre (complété par Robert Sainte, celui qui va le publier en 1999). Plusieurs photos de cet avion conçu par l'ingénieur Astoux (publiées dans le journal de guerre de Carlo Verbessem), considéré par les Français comme une arme secrète et d'avenir, furent réalisées par Verbessem mais les essais de celui-ci ne furent pas concluants. Celui-ci possédait un trop tortueux mécanisme actionnant les ailes; pas de freins, comme sur les premiers modèles d'avion, etc.
Après la Première Guerre mondiale, il est décoré pour ses talents d'instructeur — il fut entre autres l'instructeur du jeune Georges Guynemer. Le 19 janvier 1919, il se pose à bord d'un « Caudron G III » sur le toit des galeries Lafayette du boulevard Haussmann, malgré l'interdiction de la préfecture de Paris. Il empoche ainsi le prix de 25 000 francs offert pour cet exploit, mais devient le premier délinquant aérien de l'histoire de l'aviation. Une plaque commémore l'évènement.
Il meurt à Saint-Rambert-d'Albon le 21 avril 1919, avec son mécanicien Guillain, lors de l'inauguration de la ligne Paris-Rome, à bord d’un bimoteur Caudron C-23 rempli de 1 600 litres d’essence. Il est enterré au cimetière parisien de Pantin après des funérailles grandioses.
Intéressé par la politique, il s'était lui-même présenté aux élections cantonales de Limoux en 1910 et aux élections législatives de 1912, sans plus de succès. Son fils, Henri Védrines, sera député de l'Allier.

 

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