50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Un labo d’enfer

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> FOURRE-TOUT DE ROBERTO
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
roberto


Hors ligne

Inscrit le: 21 Déc 2012
Messages: 10 370
Localisation: Montbéliard-Sochaux

MessagePosté le: Mer 3 Mai - 12:26 (2017)    Sujet du message: Un labo d’enfer Répondre en citant

Un labo d’enfer


Le laboratoire d’archéologie des métaux de Jarville-la-Malgrange (54) restaure des pièces historiques de toutes les époques. Autant pour l’archéologie que pour les musées.


La restauration et le nettoyage des pièces se font notamment à l’aide de fraises diamantées.



















Par Jean-Marc Toussaint
Là, on voit très bien la garniture de la ceinture en fer avec ses cabochons », montre Marie-Pierre Lambert en détaillant une radiographie posée sur une table lumineuse. Cet objet métallique vieux de treize siècles, extrait en 2015 d’une nécropole mérovingienne à Koenigsmacker (57), est toujours emprisonné dans une motte de terre. La conservatrice va devoir la mettre au jour, sans dommage. Un travail de fourmi qui impose une grande patience. D’autant plus que cet ornement vestimentaire, une fois extrait de sa gangue terreuse, ira tremper dans un bain de solution alcaline durant six à douze mois, à 50 °C. Un passage obligé pour tous les objets ferreux, qui permet d’évacuer les chlorures et de stopper la corrosion. « Il sera ensuite restauré et rendu avec une fiche de traitement aux archéologues qui se chargeront de l’étudier », indique Marie-Pierre Lambert.
Le LAM (laboratoire d’archéologie des métaux) consacre une bonne part de son activité à remettre en état des objets issus de fouilles réalisées dans le quart nord-est de la France. Mais ce n’est pas sa seule activité. Le laboratoire restaure également des pièces de musées. Ana Ribeiro travaille justement à la remise en état d’un umbo (la partie centrale du bouclier) et d’une imposante épée, deux éléments découverts à Vendenheim (Bas-Rhin). Ces attributs guerriers sont appelés à être exposés au public dans un musée de Strasbourg. Pour les restaurer, Ana Ribeiro utilise aussi bien un scalpel, des fraises diamantées, des pinceaux. Elle fait usage de solvants ou de traitement par microsablage avec des abrasifs doux. « Des billes de verre de 50 microns ou de la poudre d’abricots pour les objets très fragiles » explique-t-elle. Au fur et à mesure de la restauration, il lui faudra consolider le métal fissuré par le temps avec des colles acryliques chauffées, mais aussi des résines pour combler les lacunes. « Dans tous les cas, les parties reconstituées doivent toujours être visibles et réversibles. On ne fait pas d’illusionnisme en archéologie », insiste Marie-Pierre Lambert.
Parfois, le LAM réussit de petits miracles et reconstitue presque intégralement des objets à l’état de puzzle. « Il faut s’adapter en permanence. On ne traite pas le cuivre comme le fer, l’argent comme le plomb », résume Ana Ribeiro. Le plomb justement, c’est ce qui constitue les 39 plaques d’absolution des religieuses de haut rang enterrées autour de l’abbatiale de Remiremont (88). « Les plaques les plus vieilles datent du XIIIe siècle. Elles étaient exposées au musée de la ville sur du bois, ce qui a développé une corrosion blanche. L’assainissement du métal a été fait par électrolyse », explique Ana Ribeiro.
Depuis sa création en 1950, le laboratoire a vu passer des milliers de pièces archéologiques, ethnologiques et industrielles. C’est ici notamment qu’a été restauré le fameux vase de Vix, un héritage exceptionnel de la Grèce antique, mais aussi des vestiges d’Alésia, le microscope de Stanislas, des pièces exposées au musée de la guerre de 1870 à Gravelotte. C’est également grâce au LAM qu’a pu être identifié le corps d’Alain Fournier, l’auteur du « Grand Meaulnes », mort au front dans la Meuse en 1914. Les scientifiques nancéiens sont parvenus à faire parler la plaque d’identification de l’écrivain. Mais c’est assurément l’affaire du casque d’or de Charles VI qui a eu le plus de retentissement. En 1984, lors des travaux de la cour carrée du Louvre, un puits est découvert. À l’intérieur, sont retrouvés 155 fragments de bronze dorés émanant manifestement d’une même pièce. Le LAM est sollicité pour le reconstituer. L’examen des décors comparé à l’inventaire des armureries du roi de 1411 permettra d’établir qu’il s’agissait du casque d’apparat de Charles VI, le roi fou. Après la reconstitution du puzzle, le LAM a été sollicité pour réaliser plusieurs copies. L’une d’elles est toujours exposée au musée du Louvre.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 3 Mai - 12:26 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Marie-Hélène


En ligne

Inscrit le: 14 Juin 2015
Messages: 7 265
Localisation: finistère nord

MessagePosté le: Mer 3 Mai - 12:59 (2017)    Sujet du message: Un labo d’enfer Répondre en citant

Okay


https://www.youtube.com/watch?v=YUmqv5dMvXw


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:19 (2017)    Sujet du message: Un labo d’enfer

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> FOURRE-TOUT DE ROBERTO Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com