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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(92) Hauts-de-Seine
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saintluc
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MessagePosté le: Lun 24 Avr - 18:43 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Le département des Hauts-de-Seine se situe entièrement dans la Métropole du Grand Paris et dans la région Île-de-France. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 92. Ses habitants sont appelés les Altoséquanais
La Seine borde 17 des 36 communes des Hauts-de-Seine.
Trente-six ponts, dont vingt-quatre ponts routiers et quatre ponts ferroviaires, y enjambent la Seine. Parmi ces ponts, l'on trouve notamment le pont de Neuilly qui est le plus important pont urbain d'Europe en termes de trafic routier, le pont ferroviaire d'Asnières qui, avec ses dix voies, est le pont ferroviaire le plus large d'Europe, et le pont de Saint-Cloud qui est le plus ancien des ponts des Hauts-de-Seine, la première version remonte en effet au ixe siècle.
Le département des Hauts-de-Seine a la forme d'un croissant qui entoure tout l'ouest de Paris, allant de la plaine Saint-Denis au nord à l'autoroute A6 au sud.
Sa principale caractéristique est d'être traversée par la Seine qui y décrit deux courbes très accentuées, provoquées par la présence de deux massifs de collines :
un plateau calcaire au sud, s'élevant du Plessis-Robinson jusqu'à Vaucresson où le département culmine à 180 mètres,
au centre, une falaise s'étendant de Sèvres à Asnières dont la hauteur la plus visible est le Mont-Valérien qui culmine à 162 mètres.
Au nord, le département se compose de plaines alluviales, alors que le sud est formé d'un plateau calcaire d'où, pendant des siècles, ont été extraites des pierres pour la construction. Les carrières de Châtillon, Bagneux, Clamart ont donné naissance à la plupart des monuments de Paris, et il reste aujourd'hui encore de nombreux souterrains. Le plateau calcaire est entaillé, à l'est, par la vallée de la Bièvre qui délimite par endroits le département.

La découverte d'un large espace d'urbanisation proto-urbain (15 hectares) sur le territoire de l'actuelle Nanterre laisse supposer que Lutèce se trouvait sur la boucle nord des Hauts-de-Seine et non sur l'Île de la Cité.
En effet, en 2003, a été découvert une importante nécropole gauloise datant de la fin du vie siècle - début du iiie siècle avant notre ère.
Le territoire des Hauts-de-Seine est issu des départements de la Seine et de Seine-et-Oise qui furent deux des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province d'Île-de-France.
Le département des Hauts-de-Seine a été créé le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, conformément au décret d'application du 25 février 1965, à partir de la partie ouest de l'ancien département de la Seine (27 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (9 communes : Chaville, Garches, Marnes-la-Coquette, Meudon, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Sèvres, Vaucresson et Ville-d'Avray).
La Préfecture des Hauts-de-Seine se situe à Nanterre dans une tour de 113 mètres de hauteur de l'architecte André Wogenscky, disciple de Le Corbusier.


Les premiers villages toujours existants du département sont contemporains des débuts de Paris. Selon des découvertes récentes à Nanterre, Lutèce se serait trouvée dans le Nord du département des Hauts-de-Seine et non sur l'île de la Cité à Paris.
L'urbanisation du département a fait un bond en avant dans la première moitié du xixe siècle avec le développement du réseau ferré de transport en commun dès 1837.
Certains lieux jusque-là faiblement bâtis ont profité de l'arrivée d'une gare les reliant rapidement à Paris pour se développer. L'avènement du réseau ferré a joué un rôle prépondérant dans l'urbanisation locale et parfois dans l'histoire des communes. Les voies ont localement matérialisé des frontières entre quartiers d'une même ville, qui ont fini par se détacher. En 1910, 73 ans après la séparation physique du quartier de La Garenne de Colombes, La Garenne-Colombes a obtenu son indépendance, démontrant la dynamique qu'avait apporté le réseau ferré au territoire desservi.
Le développement du département a dans un premier temps suivi celui de Paris, qui avec l'arrivée de nombreux provinciaux (exode rural) ou étrangers (européens ou ex-colonies) n'avait pas la place suffisante pour les accueillir.

À la fin du xxe siècle et au début du xxie, le développement des Hauts-de-Seine ne dépend plus de celui de Paris, mais de l'agglomération parisienne dans son ensemble. Paris ne représente plus que 20 % de la population de l'agglomération et n'en concentre plus la majorité des emplois. Les Hauts-de-Seine font largement partie du cœur d'agglomération qui, lui, en comprend la majorité de la population et des emplois.
Les Hauts-de-Seine conservent un potentiel de développement démographique important avec une densité de population en 2006 de 8700 habitants au kilomètre carré, contre 20 800 pour Paris, mais son potentiel de développement économique est moins évident. Deux courants d'idée s'opposent, entre une volonté de rééquilibrage des emplois en Île-de-France qui voudrait que l'emploi se développe davantage dans l'est de l'agglomération, et une volonté de renforcer le rôle de La Défense comme centre d'affaires de premier plan et potentielle place financière.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 04:53 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

La Manufacture nationale de Sèvres est l'une des principales manufactures de porcelaine européennes. Elle est située à Sèvres, dans le département des Hauts-de-Seine, en France.
La manufacture fut successivement, au fil des régimes politiques, manufacture royale, impériale puis nationale. Toujours en activité, la manufacture poursuit l'édition d'objets créés depuis 1740. Sa production est aussi largement orientée aujourd'hui vers la création contemporaine. Elle est devenue en 2010 la Cité de la céramique, avec le musée national de Céramique et, depuis 2012, avec le musée national de la porcelaine Adrien-Dubouché à Limoges.


En 1740, la Manufacture de Vincennes est fondée, grâce au soutien de Louis XV et de Madame de Pompadour, afin de concurrencer les productions de Chantilly et de Meissen. En 1756, la manufacture est transférée à Sèvres dans un bâtiment construit à l'initiative de Madame de Pompadour, à proximité de son château de Bellevue.
Long de 130 mètres et haut de quatre étages, il est édifié entre 1753 et 1756 par l'architecte Lindet à l'emplacement de la ferme dite « de la Guyarde ». De part et d'autre du pavillon central, surmonté, à l'étage des combles, d'un fronton sans sculpture portant l'horloge de l'ancienne Verrerie royale, le bâtiment se développe sur deux longues ailes terminées, aux deux extrémités, par des pavillons d'angle. Le pavillon central est précédé d'une cour dite du public, fermée par une grille en fer forgé. Face à la manufacture est aménagée une demi-lune pour permettre le stationnement des carrosses des visiteurs.

Au rez-de-chaussée, le bâtiment renfermait les réserves de terres, le bucher et les dépôts de matières premières. Le premier étage abritait les ateliers de moulage, de plâtrerie, de sculpture et de gravure ainsi que les fours. Au deuxième étage se trouvaient les sculpteurs, tourneurs, réparateurs et garnisseurs. Enfin, l'étage sous comble abritait les peintres, doreurs, animaliers et figuristes.
La manufacture est rattachée à la Couronne en 1759.

À l'origine, la manufacture produisait une porcelaine tendre. En 1768, le pharmacien bordelais Vilaris et son ami Jean-Baptiste Darnet découvrent le premier gisement de kaolin sur le sol français, à Saint-Yrieix-la-Perche au sud de Limoges. Le 13 février 1771, le Comte de Thy de Milly de l'Académie royale des sciences de Paris, communique à l’académie royale des sciences un mémoire sur la composition de la porcelaine dure. Ce mémoire sera publié en 1777 dans l’encyclopédie au tome 7 nommé : Art de la porcelaine. Ces travaux sont issus de ses observations effectués dans les différentes manufactures établies en Allemagne notamment en Saxe. « Jusqu'à cette époque, on n’avait fait dans les manufactures de porcelaine établies en France, sans excepter celle de Sèvres, que des porcelaines vitreuses, qui n’avaient aucune des qualités réelles…. ».
La porcelaine dure est commercialisée à Sèvres dès 1770.
De 1800 à 1847, la manufacture prend son essor et acquiert sa renommée internationale sous la direction d'Alexandre Brongniart, nommé par Claude Berthollet.
En 1875, la manufacture est déplacée dans des bâtiments spécialement construits par l'État français, en bordure du parc de Saint-Cloud. C'est toujours dans ces lieux, classés monument historique, que la production se poursuit.
À la Manufacture de Vincennes, en plein développement, en 1748, on crée une « fleurisserie » composée d'une vingtaine de jeunes filles sous la direction de Mme Gravant. Elle sera en activité jusqu'en 1753, date à laquelle l'on interdira les femmes au sein de la manufacture. Sèvres comptera, en 1756, deux cents employés de sexe masculin.
« les rares femmes qui continuèrent de travailler à Vincennes puis à Sèvres, après cela (la fleurisserie), le firent désormais chez elles, apportant et reprenant chaque jour, en dépit des risques de casse, les ouvrages délicats de peinture ou de brunissage. »


Le kaolin provenait traditionnellement de Saint-Yrieix, près de Limoges. Actuellement, les sources se sont diversifiées. La couverte, destinée à être appliquée comme émaillage sur la pâte de kaolin après cuisson, est constituée principalement de pegmatite de Marcognac, mélange de feldspath et de quartz.
Le bleu de Sèvres est une couleur caractéristique de la manufacture. Il s'agit d'un oxyde de cobalt qui est incorporé dans la couverte.


Le céramiste Ambroise Milet entre à la manufacture où il sera nommé successivement « directeur des fours et des pâtes » et « chef de fabrication » avant de quitter la manufacture en 1883. L'une des plus grandes tâches qu'Ambroise Milet aura à mener sera la construction de six grands fours à bois en 1877. Ces fours sont aujourd'hui classés monuments historiques.
les fours se composent d'un corps cylindrique séparé en trois niveaux, celui du bas dénommé premier laboratoire (diamètre 2,60 m hauteur 3 m), au milieu le second laboratoire (diamètre 2,60 m hauteur 2 m), et en haut le cône de cheminée (2 m). L'alandier est une ouverture dans le bas du premier laboratoire (hauteur 1 m largeur 0,58 m et profondeur 0,29 m).
Dans la voûte, entre le premier et le deuxième laboratoire, se trouve un grand carneau au centre et neuf petits sur le pourtour. Ces carneaux permettent de guider les flammes et d'évacuer les gaz brûlés. Des grilles appelées « garde-feux » y sont disposés pour diviser la flamme.
Dans le bas du deuxième laboratoire, de petits alandiers permettent d'augmenter encore la température. Le four possède quatre foyers pour bien répartir la chaleur.


Le bois utilisé pour chauffer les fours est exclusivement du bois de bouleau. Sa combustion forte et rapide est uniforme, sa flamme est longue et il dégage peu de cendres. Ce bois est le seul capable de porter le four aux températures recherchées (petit feu vers 800 °C, grand feu vers 1 300 °C). La cuisson se fait avec des bûches de 73 cm de longueur.
Dans ce même four, le biscuit peut être cuit en quinze à seize heures, et le vernis ou glaçure en onze à douze heures.
Une cuisson nécessite vingt cinq stères de bois qui seront brûlées en quarante huit heures avec une technique précise de montée en température. Le four met ensuite entre quinze et vingt jours pour refroidir. Le mur qui obstrue la porte est démantelé pour le défournement.
Une centaine de pièces sont cuites en même temps, en fonction de leur taille et de leur encombrement.
La cuisson dans ces fours donne des qualités d'émaux inégalables impossibles à obtenir avec d'autres techniques de chauffe. La très grande uniformité de la chaleur dans le four et le refroidissement extrêmement progressif explique ces qualités. Par ailleurs, ces fours sont les seuls capables de produire des pièces de taille exceptionnelle, dont Sèvres s'est fait une spécialité.


La dernière grande cuisson au bois a eu lieu en octobre 2016. L'avant dernière était en 2006, près de cent quatre vingt pièces ont été mises à « l'Épreuve du Feu », nom de l'exposition qui a ensuite présenté ces pièces, dans la galerie parisienne de la manufacture, avant d'être dispersées. Près d'un an de travail de l'ensemble des ateliers a été nécessaire pour fabriquer et décorer les pièces. L'ouverture du four, comme sa mise à feu ont été retransmises en direct à la télévision. La prochaine cuisson au bois sera indiquée sur le site officiel de la manufacture.
En dehors de ces cuissons exceptionnelles, la manufacture utilise des fours à gaz pour toute sa production courante.
 


Jusqu'en 2009, la Manufacture nationale de Sèvres fut un service à compétence nationale du ministère français de la Culture et de la Communication.
Au 1er janvier 2010, elle forme, avec le musée national de la Céramique, l'établissement public Sèvres - Cité de la céramique en vertu du décret du 26 décembre 2009. Le 1er mai 2012, le musée national de la porcelaine Adrien-Dubouché est également rattaché à cet établissement public qui prend le nom de Cité de la céramique - Sèvres et Limoges.
Au sein de cet établissement public, sa mission, identique depuis ses origines en 1740, est de produire des objets de céramique d’art selon des techniques artisanales, que ce soit des rééditions de modèles anciens ou bien des créations contemporaines. Elle assure la diffusion de sa production à la fois destinée aux besoins de l’État et à la vente commerciale et se charge de promouvoir la recherche technologique et artistique dans le domaine de la céramique. Ses créations se concentrent sur les pièces de haut de gamme, perpétuant un artisanat d'excellence qui néglige cependant la dimension industrielle de la production céramique.
Les créations de la manufacture sont visibles dans seulement deux galeries : la première à Sèvres, et la seconde au cœur de Paris, no 4 place André-Malraux, entre le palais du Louvre et la Comédie Française. La manufacture organise en outre de nombreuses expositions dans le monde, et participe à de nombreux salons et foires d'art contemporain.

En raison de sa réputation d'excellence et de son prestige, la manufacture a toujours su attirer les meilleurs artistes de son temps. Parmi les plus connus, on peut noter :
François Boucher
Albert-Ernest Carrier-Belleuse
Jean-Claude Duplessis (ou Duplessis père),
Charles-Nicolas Dodin
Martin Drolling, peintre décorateur de 1802 à 1813.
Charles-François Becquet
François Levavasseur
Louis Prosper Levavasseur, l'aîné
Louis Jean Thévenet, père
Vincent Taillandier
Étienne Maurice Falconet
Louis Boizot
Marcel Derny
Jean-Charles Develly
Charles Percier
Alexandre-Évariste Fragonard, fils du peintre célèbre.
Espérance Langlois
Polyclès Langlois
Auguste Rodin
Alexandre Sandier
Clément Massier
Félix Optat Milet
Ernest Chaplet
Hector Guimard
Jacques-Émile Ruhlmann


Henri Rapin
Émile Decoeur
Jean Mayodon
Hermine David
Jean Arp
Étienne Hajdu
Pierre Alechinsky
Alexander Calder
Serge Poliakoff
François-Xavier Lalanne
Bernard Piffaretti
Félix Bracquemond
Albert Dammouse
Louttre B.
Dana Roman
Arthur-Luiz Piza
Antoine Béranger
Pierre Buraglio
Erik Dietman
Adrian Saxe
Betty Woodman
Roberto Matta
Richard Peduzzi
Ettore Sottsass
Arman
Yayoi Kusama
Louise Bourgeois
Philippe Xhrouet ou « Xhrowet, Secroix » et Marie-Claude-Sophie Xhrouet
Théodore Deck, devenu directeur de la Manufacture nationale de Sèvres en 1887
Louis Hista y enseigna l'histoire des styles et compositions décoratives de 1894 à 1920


 

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 16:59 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Le Centre des nouvelles industries et technologies (CNIT) est le premier bâtiment construit à La Défense, dans l'ouest parisien. Sa forme caractéristique est due à la parcelle triangulaire qu'il occupe, en remplacement des anciennes usines Zodiac, sur le territoire de Puteaux. Construit en 1958, le CNIT a fait l'objet de deux restructurations, achevées en 1988 et en 2009. Il est géré par la société Viparis.


Son créateur, Emmanuel Pouvreau, président du syndicat des constructeurs de machines-outils rêvait, dès 1950, d'un grand centre d'expositions pour les industries. À force de ténacité, son rêve se réalisa, sans doute facilité par le besoin de vastes surfaces pour plusieurs grandes expositions, le Grand Palais étant devenu trop étriqué.
Le lieu choisi est le rond-point de la Défense, dans l'ouest parisien. À l'époque, le quartier d'affaires de la Défense n'existe pas. Le bâtiment va être construit à l'emplacement d'une ancienne usine Zodiac, sur un terrain triangulaire à côté de son rond-point qui tient son nom d'une statue intitulée La Défense de Paris (la statue existe toujours mais a été déplacée un peu plus à l'Est du quartier de la Défense). Il était sur une colline naturelle à la limite des communes de Puteaux et de Courbevoie et marquait la fin de l'ancienne voie royale tracée par Le Nôtre depuis le Palais du Louvre.
Le chantier se déroula entre 1956 et 1958, suivant une technique de voiles minces doubles en béton armé. Les architectes furent Robert Camelot, Jean de Mailly, Bernard Zehrfuss, tous trois Prix de Rome, accompagnés de Jean Prouvé pour les façades-rideau. L'ingénieur de structure, inventeur de la double coque en voile mince avec raidisseurs (comme une aile d'avion) fut Nicolas Esquillan.
Le bâtiment est ainsi constitué d'une voûte autoportante en béton armé de 22 500 m2 pour seulement 6 cm d'épaisseur et 218 mètres de portée constituant un record du monde. Cette voûte repose sur 3 culées de béton de 84 tonnes et reliées entre elles par 44 tirants de câbles d'acier. Les entrées dans le bâtiment se font alors par de longs blocs rectangulaires. Le bâtiment prit le nom de Centre national des industries et techniques et est inauguré par le général de Gaulle le 12 septembre 1958 et son ministre de la Culture André Malraux déclarera « Depuis les grandes cathédrales gothiques, on n'a rien fait de semblable ! ».
Le CNIT va alors accueillir pendant une vingtaine d'années de grandes expositions comme les Floralies internationales, le SICOB, les Arts ménagers, le salon nautique de Paris avant de connaitre plusieurs modifications et rénovations.

En 1978 est construite la grande dalle piétonnière du parvis de la Défense qui recouvre les gares et voies ferrées et toute la voirie. Cette surélévation du sol a pour conséquence d'enterrer d'un bon tiers de sa hauteur le CNIT. Les trois culées disparaissent visuellement et les entrées formées par les blocs rectangulaires sont supprimées. L'espace d'exposition n'étant plus assez moderne, ni assez grand, le CNIT va alors perdre une grande partie de son activité, les expositions se faisant désormais au parc des expositions de la porte de Versailles.
En 1988, les structures intérieures furent totalement vidées et retravaillées pour y accueillir près de 200 000 m2 (au lieu des 100 000 m2 précédents). Les architectes de cette rénovation, Andrault et Parrat, Torrieri et Lamy avec Zehrfuss comme architecte-conseil, ont été commandités par Christian Pellerin, président de la Sari, alors propriétaire des lieux. C'est alors qu'il fut rebaptisé sous son nom actuel, Centre des nouvelles industries et technologies.
Si la voûte et les façades sont conservées, l'intérieur est profondément transformé avec la construction d'un ensemble de bureaux, d'un hôtel de luxe et d'une zone commerciale accueillant notamment la Fnac, le tout disposé en couronne autour d'un grand patio central. Un espace technologique de nouvelle génération, baptisé Infomart, était installé sur la partie Nord du bâtiment et devait devenir le plus grand show-room européen consacré aux nouvelles technologies. Un centre des congrès est construit en sous-sol, avec deux amphithéâtres de référence (Goethe et Léonard de Vinci). Cette rénovation sera un semi-échec avec des bureaux partiellement occupés et un manque de lumière dans le bâtiment. Enfin, un inconvénient technique (plafonds trop bas) rendait impossible la tenue de salons et manifestations d'envergure.


Le nouveau propriétaire Unibail-Rodamco décide une nouvelle restructuration. Les travaux sont effectués de 2006 à 2009, pilotés par les architectes Cuno Brullmann et Jean-Luc Crochon3 en collaboration avec Pierre Parrat. Le CNIT est à nouveau inauguré le 21 octobre 2009. De nouvelles surfaces de bureaux ont été créés et la vocation commerciale du bâtiment a été renforcée avec l'implantation de plusieurs enseignes. La dalle de la Défense a été partiellement démolie autour du bâtiment afin de retrouver la forme originelle extérieure du bâtiment et ses trois pieds. L'accès depuis la dalle se fait désormais par cinq passerelles. Ce dégagement autour du CNIT, accompagnée d'une destruction partielle de la dalle intérieure du bâtiment, avait également pour but d'exploiter le niveau inférieur, où se trouve désormais l'accès principal au centre de congrès ainsi qu'une liaison directe, nouvellement créée, entre le CNIT et la salle d'échanges de la gare de la Défense.
Sous la voûte, la couronne de bureaux a été conservée, mais remodelée et écartée de la voûte, afin de redonner une dimension et de la lumière à l'espace.
L'extérieur de la voûte du CNIT a également été rénové afin de retrouver sa blancheur initiale.
Il a pour fonction d'être un centre de congrès, actuellement géré par Unibail-Rodamco, sous la marque Paris Expo puis Viparis.
Le CNIT accueille de nombreux salons à dominante technologique. Toutefois, les travaux de la seconde restructuration ont amené les organisateurs de ces salons à déplacer certains d'entre eux à la porte de Versailles.
Les commerces du CNIT sont désormais le pendant du centre commercial Les Quatre Temps situés de l'autre côté du parvis de la Défense. Sur deux niveaux, Le bâtiment accueille de nombreuses enseignes telles que Fnac, Décathlon, Habitat, La Poste ou encore Monoprix (ouverture en 2010), ainsi qu'un hôtel de la chaîne Hilton (autrefois Sofitel). Côté bureaux, le CNIT accueille le "Campus Voyages SNCF" (qui regroupe la Direction Voyages SNCF ainsi que les filiales Voyages-sncf.com, IDTGV et Ouigo) ; ainsi qu'un campus de l'ESSEC sur plusieurs étages, dédié à la formation continue.

  

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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 17:21 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Le mont Valérien est une colline culminant à 162 mètres, située dans le département des Hauts-de-Seine sur les territoires des communes de Suresnes, Nanterre et Rueil-Malmaison, à environ deux kilomètres à l'ouest de Paris.
Sa partie supérieure est occupée par la forteresse du Mont-Valérien, construite à partir de 1841, où plus d'un millier d'otages et de résistants furent exécutés de 1941 à 1944, dont 22 de l'Affiche rouge. Adossé au rempart sud de la forteresse, le Mémorial de la France combattante, inauguré le 18 juin 1960 par le général de Gaulle, fut érigé en l'honneur de tous les morts de la Seconde Guerre mondiale.


Depuis les origines du christianisme en Gaule, le mont Valérien était un lieu de culte et de pèlerinage
Au xve siècle, un certain Antoine y occupait une cellule, puis un calvaire y fut fondé et se développa sous Louis XIII : on y accédait par un chemin bordé de chapelles matérialisant les stations du chemin de croix. Les Parisiens pieux avaient coutume de s'y rendre en procession. Une congrégation, les Prêtres du Calvaire, s'y établit en 1634, mais, à la suite de désordres graves, le pèlerinage fut interdit en 1697 et la congrégation fut dispersée.
Sous Henri II, une Parisienne, nommée Guillemette Faussart, construisit, près du sommet, une maisonnette où elle mourut en 1561. Jean Hausset la remplaça.
En 1633, avec la protection du cardinal de Richelieu, Hubert Charpentier obtint la permission d'y établir trois croix, de bâtir une église dédiée à la Sainte Croix, et d'y loger une congrégation de prêtres ; ce qui fut approuvé en 1640, par lettres patentes données par Louis XIII.
En 1647, un fait divers fait beaucoup de bruit : l'enlèvement de Madame de Miramion par Roger de Bussy-Rabutin.
En 1663, les jacobins achetèrent le calvaire et ses dépendances, mais le chapitre de Notre Dame de Paris refusa de sanctionner le contrat et fit occuper le mont Valérien par des ecclésiastiques. Les jacobins les chassèrent, et, en 1664, le roi ordonna aux anciens possesseurs d'y retourner.
Le pèlerinage du Mont Calvaire était à la mode sous Louis XV, surtout dans la semaine sainte. Les prêtres établis sur le mont se livraient à la dévotion, et les ermites cultivaient le terrain.
Depuis la fin du xvie siècle, le mont Valérien était habité par les « ermites du mont Valérien », des laïcs prononçant des vœux temporaires placés sous la responsabilité de l'archevêque de Paris qui leur envoyait des prêtres. Pendant l'hiver 1703-1704, c'est Louis-Marie Grignion de Montfort qui exerce cette charge pastorale. Le musée de Suresnes conserve un manuscrit contenant la règle des ermites. Les ermites vivaient de leur travail, en particulier celui de la vigne dans un vignoble nommé le « clos des ermites »

En 1791, l'Assemblée constituante supprima les deux communautés. En 1800, soupçonnant des réunions secrètes contre lui, Napoléon fit raser l’église et le couvent5.
Des religieux trappistes vinrent s'y installer dès 1806.
En 1811, Napoléon Ier ayant convoqué un concile à Paris, les évêques, pour délibérer en toute liberté, se réunirent sur le mont Valérien. Alors l'empereur ordonna aux grenadiers de la garde de gravir la montagne, d'arrêter ceux qui s'y trouvaient et de raser l'édifice.
En 1812, Napoléon Ier fit construire au mont Valérien, par l'architecte Nicolas Jacques Antoine Vestier, des bâtiments qui existent encore et qui devaient servir de maison d'éducation de jeunes filles de la Légion d'honneur.
Sous la Restauration, le calvaire fut rétabli et une congrégation religieuse vouée à la rechristianisation du pays, la société des Missions de France, fondée par Jean-Baptiste Rauzan et Charles-Auguste-Marie-Joseph de Forbin-Janson, s'installa dans les bâtiments en vertu d'une ordonnance de Louis XVIII de 1816 qui l'autorisa en France.
Le 22 septembre 1822, une ordonnance royale lui concéda les terrains et bâtiments du mont Valérien pour 60 ans.
En 1824, les prêtres des missions ouvrirent au mont Valérien un cimetière, rapidement devenu un lieu de sépulture privilégié pour l'aristocratie parisienne.
Symbole du légitimisme, le lieu fut vivement attaqué par les vainqueurs des Trois Glorieuses, le calvaire fut détruit, les missionnaires chassés et les bâtiments conservés. Le 25 décembre 1830, une ordonnance de Louis-Philippe prise sous le rapport du ministre des Cultes Joseph Mérilhou, dissout la société des Missions de France et rattache le mont Valérien au domaine de l'État, disposant en son article 3 qu'« à compter de ce jour, il ne sera point fait d'inhumations nouvelles dans les terrains concédés ».
Mais il revint sur cette prohibition dans une ordonnance du 13 janvier 1831 en invoquant des « principes de convenance et d'humanité .
En 1841, Louis-Philippe intégra le mont Valérien dans le réseau des fortifications de Paris et y fit construire une citadelle qui fut terminée en peu d'années, et coûta 4 500 000 francs. Ce fort, toujours debout, joua un rôle important dans le Siège de Paris et la lutte contre la Commune de Paris en 1870-71.
En 1849, le physicien français Hippolyte Fizeau utilise le mont Valérien dans une expérience destinée à mesurer la vitesse de la lumière.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort fut le lieu de plus d'un millier d'exécutions d'otages et de résistants.

Le 18 juin 1960, le général de Gaulle a inauguré au Mont-Valérien le Mémorial de la France combattante, où reposent 16 corps de combattants, originaires de France et des colonies, symbolisant les différentes formes des combats pour la Libération.
Au début des années 1960, sur la partie Rueil-Malmaison, et notamment la rue Cuvier, des bidonvilles y étaient encore installés.
Il existe plusieurs théories quant à l'étymologie du mont Valérien, mais les recherches effectuées et publiées sur son site par l'association « racines en Seine » ont abouti à la thèse suivante :
Les mots « mont Valérien » apparaissent dans les textes à partir du début du xviie siècle (1634), sous Louis XIII. Avant cette période, le site était désigné par les mots « tertre », ou « montagne aux 3 croix ». Les cartes de l'époque semblent confirmer les faits. Après l'assassinat d'Henri IV en 1610, la régence et les débuts difficiles du règne de Louis XIII font que de nombreux pamphlets sont édités dont l'un est intitulé Méditations de l'hermite Valérian, Traduit du Bon Normand en vieux Gaulois, par Fanfan contre Luynes. Dans ce texte de 1621 d'une quarantaine de pages, on décrit la cour et le Louvre « vus de l'ermitage » situé sur un mont qui semble être le mont dont on cherche la toponymie. La notoriété du texte fit que le tertre a pris le nom de « mont Valerian » que l'on trouve sur certaines cartes. Par déformation le mot est devenu « Valérien » lors la construction d'un grand calvaire par l'abbé Charpentier.
Il est parfois affirmé que Gallien, fils de l'empereur Valérien, fit construire sur le mont un édifice en l'honneur de son père, ou que Valérien lui-même se fit construire une demeure sur le mont. Mais il n'y a aucune trace de voie romaine dans ce secteur ni du passage de Valérien dans la région, aucune preuve de la présence d'une construction romaine.
Le mont Valérien contient de nombreux sites mémoriels.
Le Mémorial de la France combattante sous les remparts du fort, au sud :
Le Circuit mémoriel du Mont-Valérien, retraçant le parcours des condamnés de 1941-1944, dans le fort ;
Le « bosquet de la liberté », inauguré lors du bicentenaire de la Révolution française, en 1989, est dédié aux « 165 résistants et otages juifs fusillés par les nazis au mont Valérien ».
La place devant le Mémorial de la France combattante, qui rappelle le souvenir de la résistance des Français à l’armée allemande d’occupation, porte le nom de l’abbé Franz Stock, depuis le 15 septembre 1990.
Plusieurs lieux funéraires :
le cimetière du Mont-Valérien construit dans la première moitié du xixe siècle ;
le cimetière américain de Suresnes, qui contient des tombes de soldats américains tombés durant les deux guerres mondiales, une chapelle et un « mur des disparus » où sont gravés les noms de disparus ;
le « cimetière paysager » ou « cimetière-parc » du Mont Valérien » sur la pente nord, créé par la commune de Nanterre en 1969.
Le crématorium du Mont-Valérien, ouvert en 1999, dépendant du Syndicat des communes de la région parisienne pour le service funéraire (SIFUREP), avec une salle de cérémonie et un « jardin du souvenir » où les familles peuvent disperser les cendres et apposer une plaque.
En mars 2009, dans le cadre de la consultation architecturale internationale sur le « Grand Paris », l'architecte Roland Castro propose l'édification au mont Valérien d'un « mémorial de l'ensemble des mémoires douloureuses de notre pays », traitant notamment de la shoah, de l'esclavage, de la colonisation et des harkis

Aujourd'hui, le Mont-Valérien est le siège du 8e régiment de transmissions, du Musée colombophile militaire, de l'Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés.
Plusieurs réservoirs d'eau sont situés sur les pentes du mont Valérien. Ils alimentent en eau les communes environnantes et dépendent du Syndicat des eaux d'Île-de-France.
Les abords du fort, sous les remparts, ont été aménagés en espace paysager, avec un sentier périphérique qui relie des aménagements sportifs : terrain de patin à roulettes et de skateboard, tennis municipal de Suresnes, poney club du Mont Valérien, le mémorial de la France combattante et le cimetière américain.
Cet espace vert départemental a été inauguré sous le nom de « promenade Jacques Baumel » le 17 février 2008. Il contient plusieurs « arbres majeurs » plantés par le conseil général et destinés à devenir de futurs arbres remarquables. L'altitude permet de découvrir un vaste panorama sur l'Île-de-France. Une table d'orientation située au nord de la promenade détaille la géographie de la vallée de la Seine en aval de Paris.

 

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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 19:59 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

L'École centrale Paris (appelée couramment Centrale ou Centrale Paris) — dont le nom officiel est École centrale des arts et manufactures — est une école d'ingénieurs française fondée en 1829. C'est l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses de France. Ses élèves et anciens élèves sont appelés « Centraliens ».
L'établissement forme des ingénieurs généralistes (ingénieurs des arts et manufactures, appelés aussi ingénieurs centraliens) destinés principalement aux entreprises. L'école délivre également des diplômes de mastère spécialisé, de master, de master recherche, et de doctorat. Elle possède un centre de recherche de plus de 400 personnes.
Elle est la fondatrice du réseau d'échange d'étudiants TIME en 1988 et est membre de la Conférence des écoles européennes pour l'enseignement et la recherche des sciences pour l'ingénieur avancées (CESAER).
En janvier 2007, l’École centrale Paris a décidé de rejoindre le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) UniverSud Paris. Elle va déménager sur le plateau de Saclay, dans le cadre de l'opération d'aménagement Paris-Saclay.
Le 1er janvier 2015, le nouveau grand établissement CentraleSupélec est créé et reprend les activités de l'École centrale Paris et de l'École supérieure d'électricité (incluant tous les campus Gif, Metz et Rennes) qui ont été respectivement dissoutes. La dernière promotion recevant le diplôme d'ingénieur des Arts et Manufactures sera donc celle de l'année 2019


L'École centrale des arts et manufactures est fondée en 1829 sur une initiative privée par Alphonse Lavallée, homme d'affaires actionnaire du journal d'inspiration saint simonienne Le Globe et premier directeur, qui s'est entouré de trois scientifiques : Jean-Baptiste Dumas, Eugène Péclet et Théodore Olivier. Elle a pour but de former des ingénieurs généralistes pour l’industrie naissante (« les médecins des usines et des fabriques »), à une époque où les institutions supérieures forment plutôt des cadres de l'État. Elle devient publique en 1857 quand Lavallée la lègue à l'État français pour en assurer la pérennité. Elle est ensuite temporairement renommée École impériale des arts et manufactures. Elle attribue à partir de 1862 le titre d’ingénieur des arts et manufactures, premier titre d'ingénieur diplômé créé en France et devenu maintenant le titre d'ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures. L'École Centrale a disparu lors de sa fusion avec Supelec, et le diplôme d'ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures disparait en 2020 pour devenir un diplôme global d'ingénieur CentraleSupelec

Installée dans un premier temps à Paris, à l’hôtel de Juigné (actuel hôtel Salé, hôte du musée Picasso), puis dans des locaux construits à cet effet rue Montgolfier (qui appartiennent maintenant au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) dont le bâtiment originel est adjacent), elle est transférée en 1969 à Châtenay-Malabry sur un campus regroupant les bâtiments d’enseignement et de recherche, la résidence des élèves et plusieurs équipements communautaires (restaurant universitaire, stade, gymnase). L'architecte du campus est Jean Fayeton. Le président Pompidou, accompagné pour cette occasion par Robert Galley, alors ministre et centralien lui-même, inaugure ce campus.
L'École centrale Paris a acquis rapidement une grande renommée. De grands noms de l’industrie en sortent : Paul Bodin, Gustave Eiffel, Georges Leclanché, André Michelin, Robert Peugeot, Louis Blériot, Francis Bouygues, etc. Des personnalités du domaine artistique en ont été également diplômées, telles l’écrivain Boris Vian, le sculpteur Gérard Chamayou dit Félix (ingénieur de la Géode à Paris) ou le chanteur Antoine.
L'École a célébré en 2004 son 175e anniversaire. Son directeur depuis 2003 est Hervé Biausser. Dans les années 2000, l'importance des effectifs de jeunes diplômés qui entrent dans la finance suscite pour Centrale comme pour d'autres écoles d'ingénieurs des interrogations au vu de l'éloignement par rapport aux missions commerciales ou industrielles auxquelles préparait leur enseignement, dans un contexte où la finance est accusée d'asphyxier l'industrie.

En 2009, l'École centrale prend la décision de déménager sur le plateau de Saclay, dans le quartier du Moulon (à Gif-sur-Yvette) à proximité immédiate de son allié stratégique, l'école d'ingénieurs Supélec (École supérieure d'électricité).
Cette alliance est identifiée par la marque « CentraleSupélec ».
Début 2015, l'école est dissoute, absorbée par un nouvel EPSCP : CentraleSupélec

  

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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 20:09 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Le Bureau international des poids et mesures (BIPM) est une des trois organisations internationales établies pour maintenir le Système international d'unités (SI) sous les termes de la convention du Mètre.
Il est situé au pavillon de Breteuil dans le parc de Saint-Cloud près de Paris, où il jouit d'un statut dérogatoire au droit commun du fait d'un accord de siège du 25 avril 1969. Son accès est au 12 bis Grande Rue à Sèvres (son adresse postale est également rattachée à Sèvres) mais les bâtiments sont situés sur le territoire de Saint-Cloud
Selon le site officiel,


« Le BIPM a pour mission d'assurer l'uniformité mondiale des mesures et leur traçabilité au Système international d'unités (SI).
Il travaille sous l'autorité de la convention du Mètre, qui est un traité diplomatique conclu entre cinquante et une nations. Il exerce son activité avec l'aide d'un certain nombre de Comités consultatifs, dont les membres sont des laboratoires nationaux de métrologie des États membres de la convention du Mètre, et par son travail de laboratoire.
Le BIPM effectue des recherches liées à la métrologie. Il organise ou participe à des comparaisons internationales d'étalons nationaux de mesure et effectue des étalonnages pour les États membres. »
Le BIPM a aussi pour mission de maintenir le Temps atomique international (TAI) et le Temps universel coordonné (UTC), qui sont les échelles de temps à partir desquelles les fréquences de référence et les signaux horaires sont disséminés de manière coordonnée dans le monde.
Les autres organismes de référence sont :
la Conférence générale des poids et mesures (CGPM) ;
le Comité international des poids et mesures (CIPM).

Tout d'abord, l'origine du Bureau international des poids et mesures vient de la décision d'utiliser le système décimal prise sous l'impulsion de Gaspard Monge.
Le 20 mai 1875 a été signée à Paris la convention du Mètre par dix-sept États. Le Bureau international des poids et mesures a été créé à cette occasion.
Le pavillon de Breteuil, à Saint-Cloud (adresse postale toutefois rattachée à Sèvres), abrite le BIPM depuis 1884, date à laquelle le bâtiment destiné à l'aménagement des laboratoires, appelé « Observatoire », fut mis en service.
En 1889 la première Conférence générale des poids et mesures sanctionna les nouveaux prototypes internationaux du mètre et du kilogramme, et demanda qu'ils soient officiellement déposés au Pavillon de Breteuil.
Directeurs du BIPM

No NomPays d'origineMandatNote
1Gilbert Govi
 Italie
1875 - 1877
2J. Pernet
 Suisse
1877 - 1879Directeur par intérim
3Ole Jacob Broch
 Norvège
1879 - 1889
4J.-René Benoît
 France
1889 - 1915
5Charles Édouard Guillaume
 Suisse
1915 - 1936
6Albert Pérard
 France
1936 - 1951
7Charles Volet
 Suisse
1951 - 1961
8Jean Terrien
 France
1962 - 1977
9Pierre Giacomo
 France
1978 - 1988
10Terry J. Quinn
 Royaume-Uni
1988 - 2003Directeur honoraire
11Andrew J. Wallard
 Royaume-Uni
2004 - 2010Directeur honoraire
12Michael Kühne
 Allemagne
2011 - 2012
11Martin J.T. Milton
 Royaume-Uni
depuis 2013Mandat en cours

 

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MessagePosté le: Mer 26 Avr - 08:50 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Le château de Malmaison est situé dans la commune de Rueil-Malmaison dans le département des Hauts-de-Seine.
L'origine du nom « Malmaison » est mal connue. Malmaison, de mala domus (ou mansio), signifie « mauvaise maison ». On avance en général l'hypothèse de la mauvaise fréquentation des lieux (brigands, invasion des Normands) au Moyen Âge (au ixe) mais aussi que ce nom serait dû à l’activité première de la ville qui était la prise en charge de personnes malades.


L'édifice évolue pour devenir un petit château sans fioritures et sans prétention au cours du xviiie siècle.
Il appartient alors à Jacques-Jean Le Couteulx du Molay, un riche banquier, qui possède également un manoir à Le Molay-Littry près de Bayeux.
Le château entre dans l'histoire de France durant le Directoire, lorsque Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Bonaparte, l'achète le 21 avril 1799, pour la somme de 325 000 francs de l'époque, à Le Couteulx du Molay, sur les conseils de Jean Chanorier. On pense que c'est Ouvrard qui finance cet achat. Bonaparte va le reprendre à son compte après le coup d'État de Brumaire, probablement avec des fonds provenant de la première campagne d'Italie.

Napoléon Ier demande à ses architectes Percier et Fontaine de rénover et redécorer la bâtisse au goût du jour. À cette occasion, Pierre Fontaine conçoit un grand projet de reconstruction du château, ambition qui sera freinée par l'empereur, préférant une simple rénovation. Le château sera même le cœur du gouvernement français (avec les Tuileries) pendant le Consulat et Napoléon y séjournera régulièrement jusqu’en 1804 avant de choisir le château de Saint-Cloud plus digne de son nouveau rang. Il y viendra cependant jusqu'à son divorce avec Joséphine en 1809.
Dès lors, le château devient la demeure principale de Joséphine, qui, après le divorce, va y mener une vie désœuvrée sans Bonaparte. Elle y reçoit le tsar Alexandre Ier de Russie, le 28 mai 1814, la veille de sa mort.
Son fils le prince Eugène en hérite, et sa veuve le vend en 1828 au banquier suédois Jonas-Philip Hagerman, l'un des fondateurs du quartier de l'Europe à Paris.
En 1842, la reine Christine d'Espagne (veuve de Ferdinand VII) l'acquiert et en fait sa résidence, et revend le domaine en 1861 à Napoléon III qui le remeuble.
Après la guerre de 1870, où l'armée prussienne saccagea l'intérieur, une caserne est installée dans le château.

En 1877, l'État vend le domaine à un marchand de biens qui lotit la majeure partie du parc. Ce dernier le revend en 1896 à un riche mécène Daniel Iffla (dit Osiris), qui achète le château et son parc réduit à 6 hectares.
L'intention d'Osiris est de rendre à la Malmaison sa splendeur, le château ayant souffert notamment de son occupation par l'armée prussienne. Il choisit pour cela l'architecte Pierre Humbert, célèbre dans toute l'Europe pour ses brillantes restaurations. Ce dernier parvient au terme de longs travaux à rendre à la demeure son aspect d'origine.
Trois ans avant sa mort, en 1904, Osiris lègue la Malmaison avec sa « collection napoléonienne » qu'il a constituée à l'État français.
Le château de Malmaison est aujourd'hui un musée de la Réunion des musées nationaux, qui présente le château en son état restitué sous le Consulat et le Premier Empire. C'est un des rares lieux en France à présenter un ensemble mobilier homogène du Consulat.
À voir en particulier la salle du Conseil, en forme de tente militaire, et la bibliothèque.
Le rond-point du pavillon des Guides fait l'objet d'une inscription depuis le 11 juillet 1942 alors que le domaine de la Malmaison, comprenant le château de la Malmaison avec son parc ainsi que toutes les autres constructions qu'il renferme et sa grille d'entrée, parc du château de Bois-Préau et jardin de la villa des Œillets, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 décembre 1991.
Le Château de Malmaison a reçu en 2010, selon l'Office du Tourisme du département des Hauts-de-Seine, 67 058 visiteurs. C'est le troisième site le plus visité du département derrière le Musée Albert-Kahn et l'Arboretum de la Vallée-aux-Loups.


Joséphine essaya de transformer la grande propriété en "le plus beau et le plus curieux jardin en Europe, un modèle de bonne culture." Elle a activement recherché la flore et la faune avec des spécimens rares et exotiques du monde entier. Joséphine écrira "Je souhaite que Malmaison puisse bientôt devenir la source de richesse pour toute la France..."
En 1800 Joséphine construit une orangerie chauffée assez grande pour conserver 300 plants d'ananas. Cinq ans plus tard, elle commande la construction d'une serre chauffée par une douzaine de fourneaux à charbon, qu'elle accole aux salons de réception qui constituaient le Château de la Petite Malmaison.

De 1803 jusqu'à sa mort en 1814, Joséphine cultiva presque 200 plantes introduites en France pour la première fois.
La propriété a été bien connue pour sa magnifique roseraie. L’impératrice fait appel à l'artiste belge Pierre-Joseph Redouté (1759 - 1840) pour répertorier ses roses (et les lis) et les dessins et notes de Redouté réalisés pour Joséphine sont devenues des références en la matière.
La collection de roses rassemble des plantes de sa Martinique natale et d'autres endroits du monde entier. À cette époque, environ 250 variétés de roses parsèment les jardins.

De l'avant-propos de Jardin de Malmaison (1803) :
"Vous avez rassemblé autour de vous des plantes les plus rares grandissant sur le sol français... comme nous les inspectons dans les beaux jardins de Malmaison, comme un rappel impressionnant des conquêtes de votre illustre mari..."
Les oiseaux et des animaux de toutes sortes ont commencé à enrichir son jardin, où on leur a permis d'errer librement. À cette époque, la femme de l'Empereur avait dans sa propriété des kangourous, des émeus, des cygnes noirs, des zèbres, le mouton, des gazelles, des autruches, le chamois, un phoque, des antilopes et des lamas pour n'en nommer que quelques-uns. Certains animaux venaient notamment de l'expédition de Nicolas Baudin en Australie et les îles alentours entre 1800 et 1803.
Après sa répudiation par Napoléon, Joséphine reçut Malmaison à part entière, ainsi qu'une pension de 2 millions de francs par an et y reste jusqu'à sa mort en 1814. Napoléon lui rend visite régulièrement. Après Waterloo, l'Empereur y retourne une dernière fois après sa seconde abdication entre le 25 et le 29 juin 1815.


Après l'achat en 1799 du Château de la Malmaison, Joséphine arrangea le jardin dans le style anglais, très à la mode de l'époque. Pour cela, elle s'appuya sur des paysagistes et jardiniers, dont plusieurs venus du Royaume-Uni parmi lesquels Thomas Blaikie, un expert écossais en horticulture et Alexander Howatson, un autre fameux jardinier écossais. Participent également le botaniste Étienne Pierre Ventenat et l’horticulteur français André Dupont, grand amateur de roses.
La plantation de la roseraie fut commencée aussitôt. Joséphine se trouve une grande passion pour les jardins et plus particulièrement les roses et désire cultiver toutes les variétés de roses connues à l'époque. Napoléon, soucieux de rendre heureuse la future Impératrice, ordonne à ses commandants de charger les navires saisis pendant la guerre de toutes sortes de plantes à expédier au Château de la Malmaison.


Pierre-Joseph Redouté fut commissionné par Joséphine pour peindre les fleurs de son jardin. Le livre «Les Roses» illustrée par lui a été publiée en 1817-1820 avec 168 planches des différentes variétés dont 75-80 provenant du jardin de la Malmaison. L'horticulteur anglais Kennedy a été le principal fournisseur des roses pour la roseraie de Joséphine et malgré les guerres entre la France et l’Angleterre les navires de livraison pour la Malmaison avaient la permission de franchir le blocus.
Par exemple, le fameux rosier Hume's Blush Tea-Scented China importé de Chine en Angleterre fut l'objet d'un arrangement spécifique entre les Amirautés britanniques et françaises en 1810 pour traverser les blocus navals et joindre la roseraie de Joséphine. Une partie des roses plantées à la Malmaison provenait également des Jardins botaniques royaux de Kew, en Angleterre. Mais la plupart des roses de la Malmaison provenaient de la Martinique natale de Joséphine, ainsi que des quatre coins du monde, rapportées par les expéditions commissionnées à l'époque par le Premier Consul puis Empereur des Français.
La collection des roses atteint 250 variétés en 1814. Joséphine est à l'origine de la première description de la culture des roses et de leur première exposition en 1810. Dans son jardin on trouvait essentiellement les Rosa centifolia, les roses mousseux, les roses de Damas et les Rosa gallica.


L'hybridation moderne des roses de façon artificielle et sous contrôle commence avec les travaux d'André Dupont dans la roseraie de Joséphine. Avant cette date, la plupart des nouvelles variétés cultivées des roses provenaient des mutations spontanées ou des croisements accidentels et, par conséquent, étaient plutôt rares. Avec la pollinisation contrôlée, l'apparition de nouvelles variétés cultivées est exponentielle. Des quelques 250 types de roses connues par Joséphine, Dupont en a créé 25 en travaillant pour elle.
Dans les 30 ans qui ont suivi la mort de Joséphine, les rosiéristes français ont créé plus de 1000 nouvelles variétés de roses. En 1910, moins de 100 ans après sa mort, il y avait déjà environ 8 000 variétés de roses dans la roseraie de l'Haÿ-les-Roses de Jules Gravereaux. La popularité des roses dans les jardins a considérablement augmentée sous le parrainage de Joséphine. Elle était un véritable modèle pour beaucoup d'autres en la matière. Douglas Brenner et Stephen Scanniello l'appellent « la Marraine des maniaques des roses modernes ». Joséphine attribue également des noms "modernes" à des variétés cultivées vernaculaires, par opposition aux noms latinisés. Par exemple le Rosa alba incarnata devient « La Cuisse de Nymphe Emue » dans son jardin.
Après la mort de Joséphine en 1814, puis l'exil de l'Empereur sur Saint-Hélène, le château et le parc restent inhabités un certain temps et sont finalement vandalisés lors de la guerre franco-prussienne en 1870. La fameuse rose « Souvenir de la Malmaison » apparaît en 1844, 30 ans après sa mort, nommée ainsi en son honneur par le Grand Duc de Russie. Elle a été plantée pour la première fois dans le jardin impérial de Saint-Pétersbourg


Devant l'ampleur des travaux d'aménagement intérieur, les murs du château menacent de se déverser lors des travaux. L'architecte Fontaine note dans son journal le 27 septembre 1800 : " Nous sommes forcés d'élever en pierre des piédroits extérieurement sur les trumeaux. Cela ne gâte pas les façades qui n'ont rien de remarquable. Ces piédroits d’ailleurs porteront des statues, des vases et orneront un peu cette vilaine maison. "
Des statues et des vases prises dans les jardins de Marly sont alors installés sur les piédroits. Du côte du parc on trouve du nord vers les sud quatre statues en marbre ayant décoré les jardins de Marly jusqu'à la Révolution : Flore de René Frémin, une Compagne de Diane de Anselme Flamen, l'Air de Philippe Bertrand et Pomone de Fraçois Barois. Enfin, quatre vases en marbre blanc du xviiie siècle sont installés sur les contreforts ne pouvant pas supporter les statues. Ces vases depuis 1879 décorent le bassin central du Jardin des Tuileries.
Les quatre statues ont été transférées au Louvre et remplacées par d'autres statues.
Les deux autres sculptures, l'Apollon du Belvédère et Diane la chasseresse, ont été choisies par Fontaine dans le dépôt du Musée des Arts. Apollon a été commandé au célèbre sculpteur italien Luigi Valadier par le comte d'Orsay pour décorer son hôtel à Paris. Diane a été réalisé par Barthélemy Prieur en 1602, d'après un marbre antique. Elle avait fait partie de la fontaine de Diane à Fontainebleau.
À partir du 1807 ces deux sculptures ont été remplacées par deux obélisques en marbre de Givet imitant le porphyre, de quatorze pieds de haut, chacun posé sur quatre boules de bronze et leurs piédestaux de même marbre. Les obélisques provenaient du château du Cardinal de Richelieu dans le Poitou.
Aujourd'hui les deux obélisques ornées de hiéroglyphes sous l'Empire ont perdu leurs dorures, tout comme les boules en bronze.
La statue d'Apollon est visible actuellement dans le pavillon des voitures et celle de Diane est revenue à Fontainebleau. Deux copies en fonte réalisées en 1936 sont cependant placées dans le parc du château de Malmaison.


À la mort de Joséphine, le parc de 726 hectares fut surveillé par le botaniste Etienne Soulange-Bodin, qui était très proche des Beauharnais. Une grande partie du domaine est lotie et revendue en parcelles distinctes. Le domaine de la Malmaison actuel est constitué des éléments suivants :
le château de Malmaison et son parc, qui abrite aujourd'hui le musée national napoléonien ouvert au public ;
la Petite Malmaison avec son parc, actuellement une propriété privée ;
le château de Bois-Préau avec son parc abritant l'annexe du musée du château de Malmaison, en restauration actuellement ;
le domaine de Vert-Mont avec son parc, aujourd'hui propriété privée.
Le domaine de la Malmaison est labellisé « jardin remarquable ».



   

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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 05:30 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

  La Grande Arche de la Fraternité, connue sous le nom d'usage de l'arche de la Défense ou Grande Arche, est un monument situé dans le quartier d'affaires de La Défense à l'ouest de Paris, sur le territoire de la commune de Puteaux. Inaugurée en 1989 au moment du bicentenaire de la Révolution, et construite sur l'axe historique parisien, c'est l'un des grands travaux de François Mitterrand réalisés au cours de son premier mandat de président de la République française.
Deux présidents de la République ont pour projet de marquer l'axe historique parisien par une œuvre architecturale monumentale : Georges Pompidou (avec un projet de Ieoh Ming Pei, un projet d'Émile Aillaud, et surtout la Tour Lumière Cybernétique de Nicolas Schöffer), et Valéry Giscard d'Estaing (avec un projet de Jean Willerval). C'est finalement le président François Mitterrand qui concrétise ce projet, sous le nom de projet Tête Défense.


Serge Antoine, conseiller référendaire à la Cour des comptes et passionné de futurologie, est chargé de préciser le programme de ce projet. Il évalue dans son rapport remis en mars 1982, à deux milliards le coût de l'opération, auxquels il faut ajouter 276 millions pour la préparation du terrain par l'EPAD et 300 de manque à gagner. Le 7 juillet 1982, Roger Quilliot, ministre de l'Urbanisme et du Logement, et Robert Lion, président de l'EPAD, lancent officiellement un concours international d'architecture. Ce concours réunit 424 projets anonymes venus du monde entier, dont quatre sont sélectionnés par le jury et présentés au président. Le 25 mai 1983, François Mitterrand retient le projet de l'architecte Danois Johan Otto von Spreckelsen (professeur à l'Académie royale des beaux-arts du Danemark, architecte inconnu sans agence ni associé, mais qui a séduit par sa forme fétiche sur laquelle il travaille depuis de nombreuses années, le cube ouvert pour former une grande arche), se ralliant à la proposition du jury. Pour répondre aux contraintes techniques, Spreckelsen s'associe à l'ingénieur-concepteur danois Erik Reitzel qui s'aperçoit que pour installer les fondations de la structure de l'Arche, il faut respecter l'autoroute et les lignes ferroviaires. Spreckelsen a l'idée alors de placer le cube pas vraiment dans l'axe historique de Paris, avec lequel il forme un angle à 6,33°, donnant ainsi de la profondeur à son monument.

Les relations entre Spreckelsen et ses clients (ministère de l'Équipement, EPAD, la société qui gère le centre de communication et la Caisse des dépôts et consignations) sont difficiles. Le règlement du concours prévoyant que si le vainqueur est étranger, il devra être épaulé par une équipe technique française, familière des rouages administratifs nationaux. L'architecte danois décide en janvier 1984 de confier la responsabilité de la construction à Paul Andreu et de garder la partie conception. Conduits par l'entreprise française de travaux publics Bouygues, les travaux débutent réellement en 1985. Deux mille ouvriers qualifiés travaillent sur ce chantier (deux d'entre eux perdent la vie lors de la construction des structures supérieures). En avril 1986, le nouveau gouvernement de Jacques Chirac remet en cause le caractère public du bâtiment et supprime le Carrefour International de la Communication qui était l'âme du projet. Spreckelsen, ulcéré par la dénaturation de son projet, démissionne et meurt quelques mois plus tard. La construction des deux piliers dure un an environ, deux équipes indépendantes travaillant en parallèle sur chacun d'eux.
L'inauguration a lieu en juillet 1989, deux ans après la mort de Johan Otto von Spreckelsen. L'an 1989 est marqué par des célébrations d'envergure telles que les cent ans de l'inauguration de la Tour Eiffel, le bicentenaire de la Révolution et de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (l'ouverture au public le 26 août 1989 intervient justement pour célébrer ce dernier évènement). Le sommet du G7 intervient au même moment.

En 2007, le gouvernement envisage le regroupement des administrations centrales de l'Équipement dans une nouvelle tour dans le cadre du plan de relance du quartier d'affaires de La Défense. Il envisage le financement de l'opération par la vente des locaux accueillant ces administrations dans la Grande Arche. Dans cet objectif, le classement de la Grande Arche au titre des monuments historiques est étudié, afin de préserver l'architecture de l'édifice.
Depuis le 24 avril 2010, l'accès au toit de la Grande Arche est fermé au public. En effet, la chute d'une poulie le 4 avril avait contraint le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer à suspendre immédiatement l'utilisation des ascenseurs panoramiques pour des raisons de sécurité. Du 4 au 24 avril, il a été toléré que des visiteurs se rendent dans les musées en passant par les ascenseurs situés dans les colonnes de la Grande Arche. Le ministère a engagé un audit pour connaître les causes exactes de cet accident. Les ascenseurs ont néanmoins été réparés pendant l'été.
Le ministère a tout d'abord annoncé un délai de fermeture de quatre mois, puis une réouverture en janvier 2011. Il indique finalement qu'il compte fermer définitivement la Grande Arche au public et récupérer les locaux du toit de la Grande Arche pour les transformer en bureaux et salles de réunion, privant ainsi les Hauts-de-Seine du monument le plus visité du département, avec 250 000 visiteurs par an. La fermeture du toit provoque le licenciement d'une quarantaine de personnes.
En 2013 aboutit le processus juridique d'expulsion de la société d'exploitation du toit de la Grande Arche, qui rend le ministère officiellement propriétaire du toit.


Le 3 décembre 2014, Olivier de Guinaumont, directeur de la maîtrise d'ouvrage d'Eiffage, annonce le lancement d'un chantier de rénovation de la Grande Arche, pour un budget estimé à 192 millions d'euros. Il s’agit de réaménager complètement l'intérieur du pilier Sud, de rouvrir le toit et de remplacer les marbres des façades et des escaliers par du granit. Cette rénovation s'est achevée en mars 2017. L’État devient nu-propriétaire et rembourse Eiffage sous forme d’un loyer versé pendant vingt ans. Le 12 septembre 2016, quinze architectes de renom critiquent, dans une tribune du Monde, les propriétaires de la paroi Nord du bâtiment qui « ont décidé de ne pas se coordonner avec les travaux menés par l'Etat, et même de remplacer les plaques de marbre manquantes par des plaques en tôle émaillée de même ton ». Ils interpellent l'État pour qu'il assure la protection des grands monuments qu'il a lui même contribué à faire construire
Johan Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel conçoivent la Grande Arche comme une version du xxe siècle de l'Arc de triomphe de l'Étoile : un monument consacré à l'humanité et aux idéaux humanitaires plutôt qu'aux victoires militaires.
La Grande Arche a à peu près la forme d'un cube évidé en son centre, mesurant 112 m de long, 106,9 m de large, pour une hauteur de 110,9 m. Le vide intérieur permettrait d'abriter la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Il a été suggéré que la structure ressemble à un hypercube en quatre dimensions (un tesseract) qui est projeté sur le monde tridimensionnel
Johan Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel utilisent des matériaux de grande qualité pour l'œuvre : béton précontraint à base de fumée de silice, alliant solidité et flexibilité (une densité de 350 kg/m3 contre 120 kg/m3 pour un pont normal), 2,5 ha de verre anti-reflets, 3,5 ha du même type de marbre que celui utilisé par Michel-Ange pour ses œuvres : le marbre de Carrare. Trop poreux, le marbre absorbe l’eau, se bombe et se décroche. Le marbre gris des façades nord et sud a dû être remplacé par un granit dix ans après la construction, et le marbre blanc des façades est et ouest connaît le même problème.
Sur ses faces extérieures, la Grande Arche est recouverte de plaques de verre de 5 cm d'épaisseur, traitées spécialement pour empêcher toute déformation optique et résister à des vents de forte puissance. Les autres parements sont recouverts de plaques de marbre blanc de Carrare et de granite gris. Elle est montée sur douze piliers qui s'enfoncent à trente mètres dans le sol et qui supportent sa masse de 300 000 tonnes.
Le monument possède une mégastructure conçue de telle sorte que les forces soient exercées dans toutes les directions : tel un dé, la Grande Arche pourrait reposer sur n'importe quelle face[réf. nécessaire]. Chaque face horizontale du cube est composée de quatre fois quatre traverses de béton de 75 mètres de long.


Le monument est construit dans l'axe historique parisien, ou voie royale, rejoignant d'autres monuments tels que l'Arc de triomphe de l'Étoile, l'Obélisque sur la place de la Concorde, les jardins des Tuileries, l'Arc de triomphe du Carrousel, et la statue équestre de Louis XIV dans la cour Napoléon du palais du Louvre.
Toutefois, la Grande Arche fait un angle de 6,33° avec l’axe. La raison est double :
d'un point de vue technique d'abord : Erik Reitzel n'a pu installer les fondations de la structure de la Grande Arche qu'en respectant l'autoroute et les lignes ferroviaires existantes au sous-sol, ainsi que le projet de prolongement de la ligne 1 du métro de Paris,
d'autre part d'un point de vue symbolique : Johan Otto von Spreckelsen a entériné le décalage de la Grande Arche de 6° 33″ qui mettait en valeur le volume du cube et recréait le décalage existant déjà entre la cour carrée du Louvre et l'axe historique.
Cependant en juin 2015, le réalisateur Larbi Chikh, suggère dans son court-métrage expérimental " La Voie Royale" que la Grande Arche est orienté précisément vers la Grande Pyramide de Gizeh en Egypte. En réalité, cela nécessiterait une inclinaison de 0,1 °
Le ministère de l’Équipement, devenu ministère de l’Écologie et du Développement durable en 2007 est propriétaire du pilier sud, du toit et des deux escaliers monumentaux. Axa et la Caisse des dépôts sont propriétaires du pilier nord.
Le toit de la Grande Arche hébergeait, jusqu'à sa fermeture au public, un centre de congrès et d'exposition, le musée de l'informatique, le musée du jeu vidéo, le Toit citoyen (un club d'élus de comités d'entreprise), le ô110 (un restaurant gastronomique), ainsi qu'un belvédère offrant une vue panoramique sur tout le quartier de la Défense et l'ouest de Paris. Ces aménagements étaient accessibles par une batterie d'ascenseurs panoramiques presque entièrement vitrées et situées dans le creux de la Grande Arche.
À partir de la rentrée 2009, l'Institut d'économie scientifique et de gestion — School of Management (IÉSEG) installe son campus parisien dans ses locaux situés dans le socle de la Grande Arche. Une partie de ces locaux ont aussi été temporairement occupés par une antenne de la Faculté libre de Droit de l'Institut catholique de Lille. Ils remplacent le centre d'informations sur l'Europe dit « Sources d'Europe », fermé en juin 2004 mais dont le fonds a été transféré à La Documentation français
connue sous le nom d'usage de l'arche de la Défense ou Grande Arche, est un monument situé dans le quartier d'affaires de La Défense à l'ouest de Paris, sur le territoire de la commune de Puteaux. Inaugurée en 1989 au moment du bicentenaire de la Révolution, et construite sur l'axe historique parisien, c'est l'un des grands travaux de François Mitterrand réalisés au cours de son premier mandat de président de la République française.
Deux présidents de la République ont pour projet de marquer l'axe historique parisien par une œuvre architecturale monumentale : Georges Pompidou (avec un projet de Ieoh Ming Pei, un projet d'Émile Aillaud, et surtout la Tour Lumière Cybernétique de Nicolas Schöffer), et Valéry Giscard d'Estaing (avec un projet de Jean Willerval). C'est finalement le président François Mitterrand qui concrétise ce projet, sous le nom de projet Tête Défense.


Serge Antoine, conseiller référendaire à la Cour des comptes et passionné de futurologie, est chargé de préciser le programme de ce projet. Il évalue dans son rapport remis en mars 1982, à deux milliards le coût de l'opération, auxquels il faut ajouter 276 millions pour la préparation du terrain par l'EPAD et 300 de manque à gagner. Le 7 juillet 1982, Roger Quilliot, ministre de l'Urbanisme et du Logement, et Robert Lion, président de l'EPAD, lancent officiellement un concours international d'architecture. Ce concours réunit 424 projets anonymes venus du monde entier, dont quatre sont sélectionnés par le jury et présentés au président. Le 25 mai 1983, François Mitterrand retient le projet de l'architecte Danois Johan Otto von Spreckelsen (professeur à l'Académie royale des beaux-arts du Danemark, architecte inconnu sans agence ni associé, mais qui a séduit par sa forme fétiche sur laquelle il travaille depuis de nombreuses années, le cube ouvert pour former une grande arche), se ralliant à la proposition du jury. Pour répondre aux contraintes techniques, Spreckelsen s'associe à l'ingénieur-concepteur danois Erik Reitzel qui s'aperçoit que pour installer les fondations de la structure de l'Arche, il faut respecter l'autoroute et les lignes ferroviaires. Spreckelsen a l'idée alors de placer le cube pas vraiment dans l'axe historique de Paris, avec lequel il forme un angle à 6,33°, donnant ainsi de la profondeur à son monument.
Les relations entre Spreckelsen et ses clients (ministère de l'Équipement, EPAD, la société qui gère le centre de communication et la Caisse des dépôts et consignations) sont difficiles. Le règlement du concours prévoyant que si le vainqueur est étranger, il devra être épaulé par une équipe technique française, familière des rouages administratifs nationaux. L'architecte danois décide en janvier 1984 de confier la responsabilité de la construction à Paul Andreu et de garder la partie conception. Conduits par l'entreprise française de travaux publics Bouygues, les travaux débutent réellement en 1985. Deux mille ouvriers qualifiés travaillent sur ce chantier (deux d'entre eux perdent la vie lors de la construction des structures supérieures). En avril 1986, le nouveau gouvernement de Jacques Chirac remet en cause le caractère public du bâtiment et supprime le Carrefour International de la Communication qui était l'âme du projet. Spreckelsen, ulcéré par la dénaturation de son projet, démissionne et meurt quelques mois plus tard. La construction des deux piliers dure un an environ, deux équipes indépendantes travaillant en parallèle sur chacun d'eux.
L'inauguration a lieu en juillet 1989, deux ans après la mort de Johan Otto von Spreckelsen. L'an 1989 est marqué par des célébrations d'envergure telles que les cent ans de l'inauguration de la Tour Eiffel, le bicentenaire de la Révolution et de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (l'ouverture au public le 26 août 1989 intervient justement pour célébrer ce dernier évènement). Le sommet du G7 intervient au même moment.


En 2007, le gouvernement envisage le regroupement des administrations centrales de l'Équipement dans une nouvelle tour dans le cadre du plan de relance du quartier d'affaires de La Défense. Il envisage le financement de l'opération par la vente des locaux accueillant ces administrations dans la Grande Arche. Dans cet objectif, le classement de la Grande Arche au titre des monuments historiques est étudié, afin de préserver l'architecture de l'édifice.
Depuis le 24 avril 2010, l'accès au toit de la Grande Arche est fermé au public. En effet, la chute d'une poulie le 4 avril avait contraint le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer à suspendre immédiatement l'utilisation des ascenseurs panoramiques pour des raisons de sécurité. Du 4 au 24 avril, il a été toléré que des visiteurs se rendent dans les musées en passant par les ascenseurs situés dans les colonnes de la Grande Arche. Le ministère a engagé un audit pour connaître les causes exactes de cet accident. Les ascenseurs ont néanmoins été réparés pendant l'été.
Le ministère a tout d'abord annoncé un délai de fermeture de quatre mois, puis une réouverture en janvier 2011. Il indique finalement qu'il compte fermer définitivement la Grande Arche au public et récupérer les locaux du toit de la Grande Arche pour les transformer en bureaux et salles de réunion, privant ainsi les Hauts-de-Seine du monument le plus visité du département, avec 250 000 visiteurs par an. La fermeture du toit provoque le licenciement d'une quarantaine de personnes.
En 2013 aboutit le processus juridique d'expulsion de la société d'exploitation du toit de la Grande Arche, qui rend le ministère officiellement propriétaire du toit.
Le 3 décembre 2014, Olivier de Guinaumont, directeur de la maîtrise d'ouvrage d'Eiffage, annonce le lancement d'un chantier de rénovation de la Grande Arche, pour un budget estimé à 192 millions d'euros. Il s’agit de réaménager complètement l'intérieur du pilier Sud, de rouvrir le toit et de remplacer les marbres des façades et des escaliers par du granit. Cette rénovation s'est achevée en mars 2017. L’État devient nu-propriétaire et rembourse Eiffage sous forme d’un loyer versé pendant vingt ans. Le 12 septembre 2016, quinze architectes de renom critiquent, dans une tribune du Monde, les propriétaires de la paroi Nord du bâtiment qui « ont décidé de ne pas se coordonner avec les travaux menés par l'Etat, et même de remplacer les plaques de marbre manquantes par des plaques en tôle émaillée de même ton ». Ils interpellent l'État pour qu'il assure la protection des grands monuments qu'il a lui même contribué à faire construire


Johan Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel conçoivent la Grande Arche comme une version du xxe siècle de l'Arc de triomphe de l'Étoile : un monument consacré à l'humanité et aux idéaux humanitaires plutôt qu'aux victoires militaires.
La Grande Arche a à peu près la forme d'un cube évidé en son centre, mesurant 112 m de long, 106,9 m de large, pour une hauteur de 110,9 m. Le vide intérieur permettrait d'abriter la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Il a été suggéré que la structure ressemble à un hypercube en quatre dimensions (un tesseract) qui est projeté sur le monde tridimensionnel
Johan Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel utilisent des matériaux de grande qualité pour l'œuvre : béton précontraint à base de fumée de silice, alliant solidité et flexibilité (une densité de 350 kg/m3 contre 120 kg/m3 pour un pont normal), 2,5 ha de verre anti-reflets, 3,5 ha du même type de marbre que celui utilisé par Michel-Ange pour ses œuvres : le marbre de Carrare. Trop poreux, le marbre absorbe l’eau, se bombe et se décroche. Le marbre gris des façades nord et sud a dû être remplacé par un granit dix ans après la construction, et le marbre blanc des façades est et ouest connaît le même problème.
Sur ses faces extérieures, la Grande Arche est recouverte de plaques de verre de 5 cm d'épaisseur, traitées spécialement pour empêcher toute déformation optique et résister à des vents de forte puissance. Les autres parements sont recouverts de plaques de marbre blanc de Carrare et de granite gris. Elle est montée sur douze piliers qui s'enfoncent à trente mètres dans le sol et qui supportent sa masse de 300 000 tonnes.
Le monument possède une mégastructure conçue de telle sorte que les forces soient exercées dans toutes les directions : tel un dé, la Grande Arche pourrait reposer sur n'importe quelle face[réf. nécessaire]. Chaque face horizontale du cube est composée de quatre fois quatre traverses de béton de 75 mètres de long.


Le monument est construit dans l'axe historique parisien, ou voie royale, rejoignant d'autres monuments tels que l'Arc de triomphe de l'Étoile, l'Obélisque sur la place de la Concorde, les jardins des Tuileries, l'Arc de triomphe du Carrousel, et la statue équestre de Louis XIV dans la cour Napoléon du palais du Louvre.
Toutefois, la Grande Arche fait un angle de 6,33° avec l’axe. La raison est double :
d'un point de vue technique d'abord : Erik Reitzel n'a pu installer les fondations de la structure de la Grande Arche qu'en respectant l'autoroute et les lignes ferroviaires existantes au sous-sol, ainsi que le projet de prolongement de la ligne 1 du métro de Paris,
d'autre part d'un point de vue symbolique : Johan Otto von Spreckelsen a entériné le décalage de la Grande Arche de 6° 33″ qui mettait en valeur le volume du cube et recréait le décalage existant déjà entre la cour carrée du Louvre et l'axe historique.
Cependant en juin 2015, le réalisateur Larbi Chikh, suggère dans son court-métrage expérimental " La Voie Royale" que la Grande Arche est orienté précisément vers la Grande Pyramide de Gizeh en Egypte. En réalité, cela nécessiterait une inclinaison de 0,1 °
Le ministère de l’Équipement, devenu ministère de l’Écologie et du Développement durable en 2007 est propriétaire du pilier sud, du toit et des deux escaliers monumentaux. Axa et la Caisse des dépôts sont propriétaires du pilier nord.
Le toit de la Grande Arche hébergeait, jusqu'à sa fermeture au public, un centre de congrès et d'exposition, le musée de l'informatique, le musée du jeu vidéo, le Toit citoyen (un club d'élus de comités d'entreprise), le ô110 (un restaurant gastronomique), ainsi qu'un belvédère offrant une vue panoramique sur tout le quartier de la Défense et l'ouest de Paris. Ces aménagements étaient accessibles par une batterie d'ascenseurs panoramiques presque entièrement vitrées et situées dans le creux de la Grande Arche.
À partir de la rentrée 2009, l'Institut d'économie scientifique et de gestion — School of Management (IÉSEG) installe son campus parisien dans ses locaux situés dans le socle de la Grande Arche. Une partie de ces locaux ont aussi été temporairement occupés par une antenne de la Faculté libre de Droit de l'Institut catholique de Lille. Ils remplacent le centre d'informations sur l'Europe dit « Sources d'Europe », fermé en juin 2004 mais dont le fonds a été transféré à La Documentation français


 

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MessagePosté le: Ven 28 Avr - 07:59 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Le parc de Saint-Cloud, officiellement domaine national de Saint-Cloud, est un parc situé sur les communes de Saint-Cloud (majoritairement), Marnes-la-Coquette, Sèvres et Garches dans le département des Hauts-de-Seine, près de Paris.
Site naturel protégé depuis 1923, il est considéré, avec ses 460 hectares, comme l'un des plus beaux jardins d'Europe et a obtenu en 2005 le label « Jardin remarquable ». Le domaine a été classé à l'inventaire des monuments historiques dès 1900. La tempête de décembre 1999 a fortement endommagé la forêt et sa restauration continue à ce jour.
Le parc est connu pour abriter le pavillon de Breteuil qui contient le célèbre mètre-étalon.

Le parc de Saint-Cloud est situé au sud de la commune, à l'ouest du bras de la Seine, principalement sur le territoire de la commune de Saint-Cloud et secondairement au sud sur les territoires des communes de Marnes-la-Coquette et de Sèvres. Il recouvre :
le domaine national de Saint-Cloud, domaine appartenant à l’État,
le pré Saint-Jean, vaste stade sportif appartenant au conseil départemental des Hauts-de-Seine. C'est dans le Pré Saint-Jean que chaque année en septembre, est organisé le Famillathlon dans le cadre de la Rendez-vous « Sport, Santé Bien-être ».
C'est sur ce site que fut bâti un château qui fut la résidence ou lieu de plaisir des différentes familles princières, royales et impériales depuis le xvie siècle.
Occupé par les Prussiens, il brûla le 13 octobre 1870 à la suite de l'explosion d'un obus tiré par les Français depuis la forteresse du Mont-Valérien. Trop endommagé, il fut définitivement rasé en août 1892. Son emplacement est actuellement délimité par des ifs.


Au rond-point de la Balustrade, du lieu appelé « la lanterne » ou « Lanterne de Démosthène », on dispose d'un point de vue étendu sur Paris.
Cette lanterne était la reproduction d'un petit édifice original en marbre situé à Athènes. Le comte de Choiseul-Gouffier en avait rapporté quelques moulages en plâtre. Ces moulages complétés par quelques autres travaux, permirent de réaliser une imitation en terre cuite. Elle fut exposée à l'Exposition des produits de l'industrie française, au Louvre, en 1801 et remporta une médaille d'argent. Le ministre de l'Intérieur Jean-Antoine Chaptal l'offrit au Premier Consul qui la fit transporter à Saint-Cloud où elle fut érigée sur une sorte d'obélisque en pierre édifié par Fontaine, surmonté d'une sorte de phare. Lorsque l'empereur Napoléon Ier était présent au château, une lanterne était allumée pour informer les Parisiens de sa présence. Point de repère trop visible (18 mètres de haut), elle fut détruite à l'explosif par les Prussiens dans la nuit du 12 au 13 octobre 1870. Il ne reste à ce jour, que les fondations encore visibles sur la pelouse du rond-point de la balustrade.

La ferme du piqueur est actuellement une ferme pédagogique ouverte au public. Anciennes écuries transformées en ferme avec actuellement jardin potager, verger, prés pour les animaux et ruches.
L'orangerie et la salle de théâtre ont été détruites vers 1863 sur décision de Napoléon III.
La gare des Chaumes, petite gare réservée au couple impérial, dont la voie privative se raccordait au niveau de la gare de Saint-Cloud a également été détruite.
Ne subsistent au xxie siècle que quelques-uns des bâtiments annexes d'origine. La structure du parc demeure, avec son jardin à la française dessiné par Le Nôtre, un jardin à l'anglaise (jardin du Trocadéro), des carrés boisés, le jardin fleuriste de Marie-Antoinette (où sont cultivées les roses destinées à l’État), une dizaine de fontaines et de grandes allées  L'alimentation en eau des bassins et des cascades provient des étangs de Ville-d'Avray, via un parcours comprenant un aqueduc souterrain.

Ce lieu a été témoin de multiples événements historiques :
assassinat du roi Henri III par le moine Jacques Clément dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1589 ;
Bonaparte prend le pouvoir par le Coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799) dans l'Orangerie du château ;
proclamation de Napoléon Ier comme empereur des Français, le 18 mai 1804 ;
mariage civil de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche le 1er avril 1810 ;
Louis-Napoléon reçoit dans la galerie d’Apollon, le Sénatus-consulte qui rétablit l'Empire, le 1er décembre 1852.

Le parc au xxie siècle
Bureau international des poids et mesures
Le Bureau international des poids et mesures (BIPM) est installé dans le pavillon de Breteuil, sur les hauteurs de la porte du Mail à Sèvres. Deux exemplaires du mètre et du kilogramme étalons y sont déposés.
Caserne Sully
La direction générale de l'Armement (DGA) disposait de locaux situés dans l'ancienne caserne Sully, en contrebas de la grille d’honneur. Ceux-ci sont vendus en 2016 au département des Hauts-de-Seine. Le bâtiment Charles X doit accueillir les archives départementales des Hauts-de-Seine.
École normale supérieure
L'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud disposait entre 1872 et 2002 de locaux situés dans le pavillon de Valois, à proximité de la grille d’honneur. L'institution a déménagé à Lyon en 2000, pour devenir l'École normale supérieure de Lyon.
Institut Pasteur
L'Institut Pasteur dispose de locaux situés dans le pavillon des Cent Gardes, dépendance du château de Villeneuve-l’Étang, sur le territoire de la commune de Marnes-la-Coquette. Le site accueille des sociétés pharmaceutiques, filiales de Pasteur-Mérieux, et le Musée des applications de la recherche.
Musée du château de Saint-Cloud

Situé au niveau de la grille d'honneur, dans le bâtiment des Écuries basses, le musée comprend cinq salles invitant à redécouvrir le château disparu.
Reconstruction au xxie siècle ?
Depuis 2006, l'association « Reconstruisons Saint-Cloud ! » milite en faveur de la reconstruction du château dont subsiste l'ensemble des fondations, soit 25 % de l'édifice, que ce soit en termes de volume ou de coût financier, selon Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques. S'inspirant directement de l'actuelle construction, totalement autofinancée, du château fort de Guédelon dans l'Yonne, cette association propose que la reconstruction du château de Saint-Cloud soit effectuée également dans le cadre d'un chantier ouvert au public dont les entrées payantes serviraient au financement des travaux, permettant ainsi la création d'un musée vivant des métiers d'art. Ce projet — soutenu entre autres par Jack Lang — a reçu un bon accueil tant des partis politiques que de la presse

  

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Dernière édition par saintluc le Sam 29 Avr - 10:04 (2017); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 10:00 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

 L’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (lettres et sciences humaines), parfois appelée informellement École normale supérieure lettres et sciences humaines (« ENS-LSH »), est un ancien établissement d'enseignement supérieur ; elle fait partie depuis le 1er janvier 2010 de l'École normale supérieure de Lyon.
Son directeur en 2009 est Olivier Faron, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris IV-Sorbonne. Elle fait partie du réseau des écoles normales supérieures.
L'École normale supérieure lettres et sciences humaines (Fontenay-Saint-Cloud) recrute ses élèves grâce à un concours très sélectif. Les élèves ainsi admis sont couramment nommés normaliens. Les anciens élèves sont appelés archicubes.
Par ailleurs, l'École accueille des auditeurs, des doctorants et des pensionnaires étrangers, après une sélection sur dossier.
Selon le décret du 26 août 1987, l'École « prépare, par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l'enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles, ainsi qu'à l'enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l'Etat et des collectivités territoriales de leurs établissements ou des entreprises. Elle exerce principalement ses missions dans les disciplines littéraires et les sciences humaines, sociales, économiques et politiques ».


Près d'un siècle après la création de l'École normale supérieure de Paris (aujourd'hui installée rue d'Ulm à Paris), Jules Ferry crée les Écoles normales supérieures de l'enseignement primaire de Fontenay-aux-Roses pour les jeunes filles (1880) puis de Saint-Cloud pour les garçons (1882). Elles sont toutes les deux situées en région parisienne, l'une dans les communs du Domaine national du parc de Saint-Cloud (Pavillon de Valois), plus tard avec des annexes dites « Latouche » et « Pozzo » (du nom des rues Latouche et Pozzo di Borgo où se trouvaient les bâtiments), l'autre dans un « Port-Royal » laïque construit par un disciple de Labrouste. Avant la fusion et le transfert des écoles, les élèves de l'école de Saint-Cloud étaient surnommés « cloutiers », alors que ceux qui préparaient le concours d'entrée s'appelaient les « cloutards ». Les jeunes filles étaient connues sous le nom de « Fontenaisiennes ».
Elles ont d'abord pour mission de former les professeurs des écoles normales d'instituteurs et des écoles primaires supérieures, ainsi que les inspecteurs de l'enseignement primaire. Sous Vichy, les écoles prennent le nom d'Écoles nationales préparatoires à l'enseignement dans les collèges, puis, à la Libération, celui d'Écoles normales supérieures préparatoires à l'enseignement du second degré . En 1954, les élèves-professeurs sont fonctionnarisés, en même temps que ceux des autres ENS, sous l'impulsion du Ministre de l'Éducation nationale André Marie. Depuis le début des années 1950, elles étaient autorisées à préparer l'agrégation, puis, en 1966, leur régime fut tardivement aligné sur celui de la rue d'Ulm, et elles purent officiellement préparer leurs élèves à l'enseignement supérieur. En 1976, certaines sections littéraires de l'École normale supérieure de l'enseignement technique sont déplacées à l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Elles devinrent mixtes en 1981. Cette ouverture à la mixité s'accompagne d'une chute drastique du nombre de candidates dans la filière scientifique.
En 1986, le site de Fontenay-aux-Roses se spécialise dans les lettres et les sciences humaines, prenant le nom d'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, tandis que les sections scientifiques forment la nouvelle École normale supérieure de Lyon, et s'installent dans le quartier de Gerland.
Après une décennie d'incertitude sur l'avenir de l'École de Fontenay-Saint-Cloud, en septembre 2000, elle est finalement installée à Lyon, auprès de l'école scientifique. Depuis lors, elle est couramment désignée sous le nom d'École normale supérieure lettres et sciences humaines (ENS LSH), même si elle a gardé officiellement son ancien nom jusqu'en 2010. Au 1er janvier 2010, les ENS de Lyon et de Fontenay Saint-Cloud ont fusionné pour former un même établissement6. Le décret de fusion est annulé par le Conseil d’État pour vices de procédure en décembre 2011 avec effet le 30 juin 2012. Un nouveau décret de fusion est publié le 8 mai 2012.
Depuis plusieurs années, l'École est engagée dans une politique de rapprochement avec les universités et les autres grandes écoles de la région lyonnaise. Elle est l'un des membres fondateurs du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Lyon : l'université de Lyon.

Aux lendemains du premier conflit mondial, l'Amicale des anciens élèves érige un monument aux morts. Ce monument se trouve aujourd'hui à l'École normale supérieure de Lyon.
Ces écoles ont d'abord pour mission de former les professeurs des écoles normales d'instituteurs et des écoles primaires supérieures, ainsi que les inspecteurs de l'enseignement primaire. Sous Vichy, les écoles prennent le nom d'Écoles nationales préparatoires à l'enseignement dans les collèges, puis, à la Libération, celui d'Écoles normales supérieures préparatoires à l'enseignement du second degré .
En 1954, les élèves-professeurs sont fonctionnarisés, en même temps que ceux des autres ENS, sous l'impulsion du ministre de l'éducation nationale André Marie. Depuis le début des années 1950, ces écoles étaient autorisées à préparer l'agrégation, puis, en 1966, leur régime fut tardivement aligné sur celui de la rue d'Ulm, et elles purent officiellement préparer leurs élèves à l'enseignement supérieur. En 1976, la restructuration de toutes les ENS fut décidée et certaines sections littéraires de l'École normale supérieure de l'enseignement technique furent déplacées à Saint-Cloud et à Fontenay-au-Roses. Elles devinrent mixtes en 1981.
En 1986, le site de Fontenay-au-Roses se spécialise dans les lettres et les sciences humaines, prenant le nom d'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, tandis que les sections scientifiques forment la nouvelle École normale supérieure de Lyon, et s'installent dans le quartier de Gerland.

 

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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 10:22 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Le musée départemental Albert-Kahn est situé à Boulogne-Billancourt, dans le département des Hauts-de-Seine en France.
Visant à faire connaître et valoriser l'œuvre d'Albert Kahn, il se compose d'une galerie présentant, sous forme d'expositions temporaires, une partie des collections des « Archives de la Planète » constituées par Albert Kahn entre 1909 et 1931 (72 000 photographies couleur sur plaques autochromes, ce qui en fait la plus importante collection au monde de ce type, 140 000 mètres soit une centaine d'heures de film noir et blanc et couleur) et de jardins étendus sur près de quatre hectares qui font partie intégrante des collections du musée.
En 2015, le domaine est partiellement inscrit à l'inventaire des monuments historiques

Les jardins ont été créés par Albert Kahn sur des terrains acquis à partir de 1895. Jusqu'en 1910, il élabore sur 3,9 hectares un ensemble de jardins aux styles différents, dont l'ensemble forme un jardin de scènes, style de jardin caractéristique de la fin du xixe siècle.
Albert Kahn croyait à la paix universelle. Pour appuyer son utopie, il crée un jardin fait de plusieurs jardins réconciliant les styles de chaque pays.
Il se compose de :
un village japonais, créé en 1898, au retour du premier voyage au Japon d'Albert Kahn, par des jardiniers venus de ce pays (entre autres un maître jardinier « offert » par l’empereur). De son voyage au Japon en 1909, Albert Kahn rapporte en pièces détachées, deux maisons ainsi qu'un ensemble mobilier (pagode, torii, sōrintō, ponts, portes) et un pavillon de thé remplacé en 1967 par la société des maîtres de thé de l'école Urazenke de Kyoto (des cérémonies du thé y sont toujours pratiquées) ;
un jardin japonais moderne, qui a remplacé partiellement en 1990 le premier jardin, avec ses deux ponts de bois, sa montagne couverte d'azalées (évocation du mont Fuji) et ses berges de galets conçus par le paysagiste Fumiaki Takano. En hommage à Albert Kahn, F. Takano a organisé son jardin autour d'un cours d'eau qui évoque la vie et l'œuvre du banquier, de la naissance (cône de galets) à la mort (tourbillon inversé) ;
un jardin à la française, créé en 1895 par deux prestigieux paysagistes de l'époque : Henri et Achille Duchêne, il comprend un salon de verdure dont les parterres symétriques s'organisent devant les serres d'un jardin d'hiver et un verger ornemental, où des arbres fruitiers taillés (essentiellement des poiriers et des pommiers) sont associés à des rosiers anciens sur des parterres géométriques ;

un jardin anglais où des fabriques de jardins (un cottage, un pont de rocailles, un puits -unique vestige d'une laiterie détruite en 1952 dans un incendie) sont disposées sur le pourtour d'une vaste pelouse vallonnée où serpente une rivière. De très grands arbres présentent une large diversité d'essences (séquoïa, ginkgo, palmiers chanvres, tulipiers de Virginie, etc.) témoignent du goût d'Albert Kahn pour la richesse végétale ;
une forêt vosgienne rappelle au banquier les paysages de son enfance. L'ensemble planté de pins et d'épicéa, reconstitue sur 3 000 m2 le versant lorrain du massif des Vosges parsemé de rochers de granit, tandis que le versant alsacien des Vosges s'organise autour d'une combe parsemée de quartiers de grès. Cette partie du site a beaucoup souffert de la tempête de 1999 et a bénéficié d'une restauration exemplaire ; une « forêt bleue » présente un ensemble de cèdres de l'Atlas et d'épicéas du Colorado dont les aiguilles forment un écran végétal gris-bleu où contrastent au printemps des fleurs d'azalées et de rhododendrons. L'ensemble évoque un tableau végétal dédié à la couleur au centre duquel un marais, double plan d'eau agrémenté de plantes aquatiques, permet des jeux de lumière ;
une forêt dorée et sa prairie d'herbes hautes mêlées de fleurs vivaces, sont plantés de bouleaux qui se parent de teintes dorées à l'automne.
Les jardins sont ouverts au public.

Après la faillite de la banque Kahn en 1932 à la suite de la crise de 1929, la propriété d'Albert Kahn est saisie en 1933. En 1936, elle est acquise, ainsi que les Archives de la Planète, par la préfecture de la Seine. En 1937, les jardins sont ouverts au public et les projections d'autochromes reprennent. Le département des Hauts-de-Seine, à la suite de sa création en 1968, devient propriétaire du site et des collections dont il est garant de la conservation. Le musée Albert-Kahn est aujourd'hui un service du conseil départemental des Hauts-de-Seine et le financement est intégralement départemental.
En avril 1974, succédant à Mme Magné de Lalonde, Jeanne Beausoleil est nommée responsable des collections d'images. Elle constitue sa propre équipe de chercheurs et de techniciens et entame un important travail de recherches historiques sur la personnalité du banquier philanthrope, mais également de restauration des films et des plaques photographiques. Cette action lui vaut d'être nommée directrice conservateur territorial du Patrimoine puis conservateur en chef des collections Albert-Kahn. Elle porte enfin à la connaissance du public les divers aspects de l'œuvre d'Albert Kahn en créant des expositions thématiques permanentes et temporaires, en France et à l'étranger et par la publication de nombreux ouvrages. En 1986, l'établissement devient juridiquement un musée. Depuis la loi no 2002-5 du 4 janvier 2002 « relative aux musées de France », le musée est labellisé « musée de France ». En 1990, une galerie d'exposition de 650 m2 y est ouverte.
Jeanne Beausoleil quitte ses fonctions fin 2003, remplacée par l'historien Gilles Baud-Berthier, puis en 2011 par l'ethnologue Valérie Perlès, conservateur du patrimoine-directrice.

Chaque année, des expositions temporaires sont organisées. Celles-ci ont pu aborder un pays, une région ou une ville : le Japon (à deux reprises), l'Italie, la Normandie, l'Auvergne, la Grèce (le Mont-Athos puis Thessalonique), la Suède, l'Irlande, le Maghreb, l'Inde, la Bretagne, la Mongolie ; mais également traiter d'une question plus transversale comme les multiples facettes de l'œuvre philanthropique d'Albert Kahn, le centenaire de la photographie en couleur ou un thème plus particulier comme les jardins de ville privés, le jardin du lettré en Chine du Sud, l'état actuel des recherches sur Albert Kahn (2013-2016). Parallèlement, un festival de photographie contemporaine intitulé « Allers Retours » s'y déroule régulièrement depuis 2012, visant à mettre en perspective l'oeuvre d'Albert Kahn au regard d'enquêtes photographiques sur des problématiques contemporaines
Le musée a reçu 113 566 visiteurs en 2010 selon l'office du tourisme du département des Hauts-de-Seine. C'est le site le plus visité du département.
Depuis septembre 2014, de grands travaux sont entrepris sous la direction de l'architecte Kengo Kuma, pour la construction d'un bâtiment d'exposition et la rénovation des bâtiments existants, permettant l'accès au public à un parcours permanent dans le courant 2018. Dans le même temps, la collection des Archives de la Planète est accessible en ligne sur le portail Collections

 

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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 10:26 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Parc de la Vallée-aux-Loups
Situé au cœur du Val d’Aulnay à Châtenay-Malabry, le parc de la Vallée-aux-Loups est un ensemble de parcs et jardins de 56 hectares, propriété du Conseil général des Hauts-de-Seine.
On peut y trouver :
l'Arboretum de la Vallée-aux-Loups
la Vallée-aux-Loups, maison et parc de François-René de Chateaubriand
L'Île Verte
Le parc boisé
Ce parc, durement touché par la tempête de 1999, fait l'objet d'un projet de réhabilitation et d'aménagement.
Il est au sein d'un domaine de préemption de 82 hectares comprenant aussi de vastes propriétés privées qui ne pourront être loties et seront à terme ajoutées au parc :
la propriété d'Aulnay (ou propriété Thévenin)
la propriété de la Ceriseraie
la propriété des Porchères
la propriété des Glycines, demeure de la famille de pépiniéristes Croux

L'arboretum de la Vallée-aux-Loups est situé au cœur du Val d'Aulnay au 102 rue de Chateaubriand à Châtenay-Malabry, dans les Hauts-de-Seine.
Il s'agit des anciennes pépinières Croux. Le cœur historique de l'établissement des pépinières Croux, avec le château du xviiie siècle où la famille Croux a longtemps résidé, est acheté en 1986 par le conseil départemental des Hauts-de-Seine.
C'est actuellement un arboretum de 13,5 hectares ouvert gratuitement au public, au sein du parc de la Vallée-aux-Loups.
En 2012, l'arboretum a accueilli 224 012 visiteurs selon l'office du tourisme du département des Hauts-de-Seine. C'est le premier site le plus visité du département devant le Musée Albert-Kahn
L'arboretum possède de nombreux arbres remarquables, dont deux ont reçu le label « Arbre remarquable de France » par l'association A.R.B.R.E.S. : un cèdre bleu pleureur de l’Atlas et un chêne à feuilles de myrsine.
Le cèdre bleu pleureur de l'Atlas

À cet endroit, un pépiniériste planta un cèdre bleu de l'Atlas (Cedrus atlantica 'Glauca'). Mais une mutation apparut qui donnait un caractère pleureur à cet arbre. C'est donc le premier individu de la variété Cèdre bleu pleureur de l'Atlas (Cedrus atlantica 'Glauca Pendula') qui est encore visible à l'arboretum et qui fut, bien sûr, exploité par la suite par ce pépiniériste.
Cet arbre est en réalité le seul de sa variété, car les graines qu'il donne produisent des arbres ordinaires non pleureurs. Tous les autres cèdres bleus pleureurs de l'Atlas sont des boutures ou des greffes réalisées à partir de cet exemplaire unique.
Il couvre plus de 600 m2.
En 2011, les structures servant au soutien des branches en cas d'intempéries (vent ou neige principalement) ont été remplacées par des sculptures en résine de l'artiste-sculpteur Francis Ballu.
Le chêne à feuilles de myrsine
L'arboretum possède un des rares exemplaires européens de chêne à feuilles de myrsine (Quercus myrsinifolia).
Cet arbre a obtenu le label « Arbre remarquable de France » délivré par l'association A.R.B.R.E.S. en 2001.

 La Vallée-aux-Loups est une propriété sise au 87 rue de Chateaubriand à Châtenay-Malabry, au cœur du Val d’Aulnay, dans le parc de la Vallée-aux-Loups (Hauts-de-Seine). Elle fut occupée par François-René de Chateaubriand de 1807 à 1818 et est aujourd'hui protégée au titre des monuments historiques par deux arrêtés successifs.
Désormais musée départemental sous le nom de Maison de Chateaubriand, elle propose des expositions temporaires, des spectacles, des visites guidées, des conférences ainsi que des rencontres-débats et est dotée d’une bibliothèque consacrée à Chateaubriand, au romantisme et au xixe siècle français.
La maison fut construite à la fin du xviiie siècle par un riche brasseur, André-Arnoult Acloque.
Le 22 août 1807, Chateaubriand fit l'acquisition du domaine de la Vallée-aux-Loups dans le hameau d'Aulnay, au prix de 20 000 francs, probablement grâce à un prêt de la comtesse de Choiseul-Beaupré. Il y rédigea plusieurs de ses œuvres, en particulier les Mémoires d'outre-tombe, dans la tour Velléda (nommée d'après l'héroïne du roman Les Martyrs) où il avait aménagé son bureau et sa bibliothèque. Il aménagea le domaine et créa le parc de la Vallée-aux-Loups sur 14 hectares.
 Après avoir perdu son poste de ministre d'État en 1816, il se retrouva dans une situation financière catastrophique. Le domaine de la Vallée-aux-Loups fut alors vendu et acheté par Mathieu de Montmorency, ami et créancier de Chateaubriand. Il y construisit une aile avec tourelle ainsi qu'une orangerie. Le domaine fut transmis par succession aux ducs de La Rochefoucauld-Doudeauville qui y firent d'importants aménagements.

À partir de 1914, le domaine fut propriété du docteur Henri le Savoureux, médecin aliéniste, qui y installa une maison de repos. Il fonda en 1929 la Société Chateaubriand qui y a toujours son siège social. Le docteur et sa femme recevaient régulièrement à déjeuner de nombreuses personnalités du monde littéraire, artistique et scientifique : Anna de Noailles, Valery, Léautaud, Benda, l'abbé Mugnier, Paulhan, le professeur Débré et d'autres. Le 6 novembre 1929, l'écrivain Jacques Rigaut s'y suicide d’une balle tirée en plein cœur. Paul Léautaud y meurt en 1956. En 1967, le domaine de la Vallée-aux-Loups est vendu au département de la Seine, et en 1987 devient la propriété du conseil départemental des Hauts-de-Seine.
La Maison de Chateaubriand est désormais un musée départemental permettant de découvrir un mobilier d'époque et des documents sur Chateaubriand. Il y est exposé, en particulier, la méridienne qui servit de siège à Madame Récamier dans son portrait par Jacques-Louis David (1800).
L'ensemble — comprenant les façades et toitures (ainsi que l'escalier intérieur et sa rampe), la tour Velléda et le parc — fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 janvier 1978. Le reste de la propriété (à savoir la maison, ainsi que l'aile du duc de Montmorency avec sa tourelle) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 31 janvier 1964

 

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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 17:07 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

L’île de la Jatte, autrefois appelée île de la Grande Jatte, est une île sur la Seine située dans le département des Hauts-de-Seine et partagée entre les communes de Neuilly-sur-Seine et Levallois-Perret, à 2 km de Paris.
Rendue célèbre par les peintres impressionnistes du xixe siècle, en particulier Seurat, Monet, van Gogh et Sisley, l'île a connu plusieurs périodes : d’abord populaire avec ses guinguettes, puis ancien site industriel automobile et aéronautique, aujourd'hui l'île est un quartier résidentiel chic et cossu : des immeubles de standing et quelques maisons ou hôtels particuliers, c'est aussi un lieu très apprécié des joggeurs et promeneurs. Noyée dans la verdure et les bords de seine, l'île de la Jatte offre un cadre de vie privilégié pour ses 4000 habitants actuels, loin du stress et de l'agitation bien qu'étant aux portes de Paris et du quartier d'affaires de la Défense. De nombreuses célébrités y ont habité, ou y habitent encore dans la plus grande intimité


Selon le Littré, le mot Jatte vient du latin gabata désignant une « coupe de forme ronde, sans rebord » et son contenu (exemple : une jatte de lait).
Une jatte est également un terme employé par les mineurs pour désigner un bateau. Même si l’étymologie du nom est incertaine, cette dernière version est sans doute la bonne, l’île ayant effectivement la forme d’une barque.
À cheval, en amont, sur la commune de Neuilly-sur-Seine, et en aval, sur la commune de Levallois-Perret, l’île de la Jatte est une des principales îles de la Seine.
Sa longueur est de près de 2 km et sa largeur maximale de 200 m. Le tour de l’île fait à peine 5km.
L’île de la Jatte est traversée par un pont routier, le pont de Levallois, à sa pointe nord-est. Dans sa partie centrale, la route D 908 traverse l’île et entre et sort de l’île par deux ponts routiers, le pont du Maréchal-Juin entre l’île et le reste de Neuilly et le pont de Courbevoie entre l’île et Courbevoie. Deux passerelles piétonnes la relient également aux parties non insulaires de Neuilly-sur-Seine et de Levallois-Perret.

En 1818, le futur Louis-Philippe fait l’acquisition du château de Neuilly, il entreprend son réaménagement pour y loger sa nombreuse famille (dix enfants). Il achète des terrains et aménage le parc qui s’étend jusqu’à la Seine, englobant l’île de la Grande Jatte reliée à la propriété par un pont de bateaux. À la pointe nord de l’île, il fait placer le Temple de l’amour, que son père, le duc de Chartres, bientôt Philippe Égalité, avait érigé en 1774 dans le parc Monceau à Paris.

En 1877, un industriel alsacien, Antoine Herzog, fit l'acquisition de divers terrains achetés notamment à la famille d'Orléans, et devint propriétaire de la quasi totalité de la partie droite de l'île, à partir du pont Bineau en venant de Paris. Désireux de faire prendre l’air à ses petits-enfants, issus du mariage de sa fille unique Marie avec le magistrat Émile Fauconneau Dufresne, qui résidaient comme lui à l'époque en bordure du parc Monceau, il fit construire un manège couvert, avec écuries et sellerie, sans oublier une ménagerie et un petit port, le tout situé dans un parc de plusieurs hectares. Le manège abrita plus tard le peintre Benjamin Constant à qui M. Herzog loua sa propriété, puis la Société française d’électrographie, et enfin les décors de l’Opéra. C'est l'actuel café de la Jatte. Antoine Herzog était aussi propriétaire de deux autres maisons et la pointe de l'île du côté de Levallois-Perret restée préservée est un vestige du parc qui entourait ses propriétés.
À la fin du xixe siècle, L’île de la Grande-Jatte devient un lieu de fête réputé avec ses nombreuses guinguettes. C'est aussi à cette époque que de nombreux ateliers, aujourd'hui disparus, s’installent sur l'île. L'île de la Jatte devint à cette époque le repère de quelques bandits et aussi de filles de petite vertu.


Mais ce sont surtout les peintres impressionnistes qui apportent à l'île sa célébrité, en particulier avec le tableau de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte, exposé pour la première fois en mai 1886 (tableau acquis par l’Institut d'art de Chicago en 1924).
De nombreux artistes célèbres ont déposé leur chevalet dans l’île : Claude Monet, Vincent van Gogh, Alfred Sisley, Charles Angrand, Albert Gleizes, Pierre Bonnard et bien d’autres. Ce qui en fait « l’île des impressionnistes la plus proche de Paris ».
En juin 2009, un parcours des impressionnistes conçu par l'Association « Jatte Livres & Culture » long de 4 km y est inauguré
L'île fut également le berceau de l'industrie ; c'est là que le Levalloisien Adolphe Clément inventa le premier avion à moteur à combustion interne de l'aviation française. On y trouvait aussi de nombreux sous-traitants automobiles, spécialisés principalement dans la course. Des bateaux et des voitures de luxe furent aussi construits sur l'île. Vers 1960, l’activité industrielle n'est plus l'unique rôle de l'île puisque des imprimeries et les premières habitations y voient le jour.
Dans les années 1980 et 1990, les maires des deux villes de Neuilly-sur-Seine (Nicolas Sarkozy à l'époque) et Levallois-Perret (Patrick Balkany) lancent un grand projet d'aménagement immobilier de l'île, ainsi qu'une mise en valeur des berges de Seine et des espaces verts. En vis-à-vis de l'île, dans sa partie amont, le port de Courbevoie a ainsi été transformé en promenade et en jardin en 2013.
Des sièges sociaux s’installent sur l'île, entre autres Orangina-Schweppes,illy caffé,lilly France,Payot. L'île devient également le repaire des publicitaires. Les restaurants de l’île (le Nouveau Paris,le Café de la Jatte, Le Petit Poucet, la Guinguette, les Pieds dans l’eau) deviennent des institutions très fréquentées par de nombreuses célébrités.

 

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MessagePosté le: Dim 30 Avr - 06:53 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Clamart est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud-ouest de Paris, et fait partie de la Métropole du Grand Paris.
La superficie de la commune est de 877 hectares ; l'altitude varie de 64 à 175 mètres
Attestée sous la forme Clanmar ou Claumar (le nom est signalé comme étant de lecture très difficile) sur une charte du viie siècle où en 690, Landebert abbé de Saint-Germain l'Auxerrois et Magnoald abbé proche de Beaumont-sur-Oise indiquent être passé à Claumar. Au xiie siècle on trouve Clamardum ou Clemartium en latin et Clamard ou Clamart en français. A pris le nom de Le Vignoble pendant les années de la Révolution française puis a demandé à s’appeler Clamart le Vignoble en 1794.
Le chanoine Falc'hun et Bernard Tanguy lui donnent une origine gauloise *Clunia-maros. De même que le gallois clyn ou clun et le breton c'hleun, le gaulois clunia signifie « prairie ». Le gaulois mar- est semblable au breton meur et signifie « grand ». Clamart correspond donc au gallois Clynmawr « grande prairie ».

Les premiers habitants de Clamart remontent à la Préhistoire comme l'indique la découverte, dans le bois de Clamart, du monument mégalithique appelé La Pierre-aux-Moines ainsi que d'outils en pierre polie.
Un nom latin Clemartium était connu dès le viie siècle. Églises, couvents, évêques ont possédé la terre de Clamart sous Meudon tour à tour.
Quatre familles nobles étaient seigneurs « par partie » de Clamart, divisé alors en quatre fiefs : de Saint-Martin, de l'Hôtel-Dieu, de Clamart ou Desprez, et de Chef-de-Ville. La plus célèbre de ces familles est Cuigy ou Cuisy, dont l’un des représentants était l’ami de Cyrano de Bergerac : la pièce de Rostand lui accorde une place, et le vrai Cyrano déclare que c’est en revenant de chez lui qu’il a admiré la Lune attentivement et formé le projet de s’y rendre. Les quatre fiefs furent réunis à la fin du xviiie siècle, lorsque Louis XVI acheta le fief de Chef-de-Ville.
Le cimetière intercommunal de Clamart, également appelé cimetière du Parc créé en 1957 à ne pas confondre avec le cimetière de Clamart situé à Paris (5e) qui se trouvait à l'emplacement des anciens jardins de l'Hôtel de Clamart, propriété de certains seigneurs de Clamart ; ceux-ci avaient en outre fait élever une croix portant le nom de leur fief sur la place appelée aujourd'hui Poliveau.
Au xviie siècle, Clamart est considéré loin de Paris. Jean de La Fontaine, se dirigeant vers le Limousin, s'arrête pour la première couchée à Clamart, tout heureux, écrit-il à sa femme, « d'avoir déjà fait trois lieues sans aucun mauvais accident ».
Le 27 mars 1794, Condorcet, célèbre philosophe et acteur important de la Révolution française est arrêté dans une taverne de Clamart alors qu'il fuit Paris à la suite du mandat d'arrêt prononcé contre lui par Hérault de Séchelles du parti des Jacobins
Le 3 juillet 1815, à la fin des Cent-jours, une vive fusillade s'engagea auprès de Clamart entre les Anglais placés sur les hauteurs de Meudon, Sèvres, Châtillon et le général Vandamme. Le résultat fut un certain nombre de prisonniers conduits à Paris.
Les premières photographies aériennes au monde, réalisées par Nadar en 1858 depuis un ballon, étaient des vues du Petit-Bicêtre, nom que portait alors le Petit-Clamart.
Les Lettres de mon moulin, d'Alphonse Daudet, ont été rédigées lors du séjour de l'auteur à Clamart en 1865 (46 rue Paul-Vaillant-Couturier - anciennement rue de Sèvres), en compagnie de son ami Paul Arène. Elles parurent initialement dans L'Événement sous le titre de Chroniques provençales, puis dans le Moniteur universel du soir.

Lors du siège de Paris de 1870, Clamart fut fortement éprouvée. Le village fut en première ligne lors de la première et deuxième bataille de Châtillon, en septembre et octobre 1870.
Le 1er juin 1961, dans le quartier des Monts, à la limite entre Clamart et Issy-les-Moulineaux, un glissement de terrain dû à l’effondrement de carrières de craie, sous l'effet de pluies exceptionnelles, emporta  personnes dans la mort (rue Antoine-Courbarien, rue du Général-Négrier...). immeubles et plus de 6 hectares de zone urbanisée furent détruits, six rues rayées de la carte.
C'est au Petit-Clamart qu'eut lieu un attentat manqué contre le général de Gaulle, le 22 août 1962.
C'est à l'hôpital Antoine-Béclère que naquit le premier bébé-éprouvette de France, Amandine, le 24 février 1982, grâce à l'équipe dirigée par le professeur Émile Papiernik dans laquelle se trouvait René Frydman.
L'hôpital d'instruction des armées Percy se situe au Bas-Clamart ; Yasser Arafat y mourut le 11 novembre 2004 après une courte hospitalisation. Clamart est restée sous le feu de l'actualité internationale tout au long des deux semaines passées par le leader palestinien sur son territoire.
Le plateau de Clamart fut longtemps un espace agricole sur lequel on cultivait des petits pois. Les « petits pois clamartois » de par leur qualité furent à l'origine de la qualification culinaire « à la clamartoise » qui signifie qu'un plat est accompagné de petits pois frais. Dans la cuisine française, l'expression « à la Clamart » signifie accompagné d'une garniture aux petits pois (exemple : escalope de veau à la Clamart). Chaque année au mois de juin, Clamart organise sa Fête des Petits pois, qui si elle n'a que peu de rapport avec la gastronomie, est prétexte à de nombreux rassemblements culturels, populaires et festifs.
La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France.
Hôtel de ville, XVIIe/XIXe comprenant 3 salles différentes : la salle des commissions, la salle des mariages, la salle du conseil.
Place Maurice-Gunsburg, fontaine inaugurée en 1943, évoquant la vie sylvestre et bucolique de Clamart.
Maison de retraite Ferrari, du xixe siècle construite par l'architecte Léon Ginain dans un style Renaissance italienne.
Médiathèque Buanderie-Anne Capezzuoli [archive], bâtiment inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et faisant partie du Réseau des médiathèques de Clamart
L'association La Petite Bibliothèque ronde, (autrefois Bibliothèque des enfants et des jeunes de la Plaine), 1965, œuvre de l'architecte Gérard Thurnauer, membre de l'Atelier de Montrouge, est inscrit au titre des monuments historiques en cours de classement.
Cité de la Plaine, dessinée par l'architecte-urbaniste Robert Auzelle et construite entre 1950 et 1965, elle s'étend sur 22,25 ha dont 12 ha d'espaces verts. Elle se compose de 77 immeubles, formant un total de 1993 logements.
Cimetière inter-communal de Clamart, créé également par Robert Auzelle à côté de la Cité de la Plaine.
Fondation Arp, sise en les lieux où vécut l'artiste.
Centre d'arts plastiques contemporains Albert-Chanot


 

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MessagePosté le: Dim 30 Avr - 07:51 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine Répondre en citant

Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot, né à Neuilly-sur-Seine le 15 juillet 1867 et mort en mer (à 30 milles au nord-ouest de Reykjavik), le 16 septembre 1936, est un médecin et explorateur polaire.
Sportif, il fut champion de France de rugby à XV en 1896 et fut également double médaillé d'argent en voile aux Jeux olympiques d'été de 1900

Né le 15 juillet 1867 à Neuilly-sur-Seine, il est le fils du médecin Jean-Martin Charcot. De 1876 à 1885, il fréquente l'École alsacienne, y pratique beaucoup le sport (boxe, rugby à XV, escrime). C'est en classe de 5e qu'il fonde avec quinze camarades de classe les « Sans Noms », une société scolaire avec laquelle il organise en 1880 un des premiers voire le premier match scolaire de Rugby à XV en France.
C'est aussi à cette époque qu'il rédige les aventures d'un trois-mâts en Patagonie pour un petit journal illustré. L'été, il pratique la voile à Ouistreham.
De 1883 à 1887, il fait de nombreux voyages avec son père (Pays de Galles, Shetland, Hébrides, îles Féroé, en Islande, Jan Mayen, Pays-Bas, Espagne et Maroc, et gardera une véritable phobie des pays trop chauds). En 1888, il accomplit son service militaire au 23e bataillon de chasseurs alpins en qualité de médecin auxiliaire.
En 1891, reçu au concours d'internat d'Études de médecine, il fait, en qualité de médecin, un voyage en Russie avec son père.


En 1892, il achète son premier yacht (Daisy, un petit cotre qu'il rebaptise le Courlis), un sloop de 8,30 m avec lequel il apprend à régater. En 1893, son père, Jean-Martin Charcot, meurt d'un œdème du poumon. Jean-Baptiste fait construire son premier Pourquoi-Pas ?, un cotre de 19,50 m (20 tonneaux), par le chantier Bonnin à Lormont/Bordeaux. Cette même année, il est interne à l'hôpital de la Salpêtrière puis à l'hôpital Saint-Antoine.
En 1894, il fait une croisière de deux semaines. L'année suivante, il soutient sa thèse de doctorat L'atrophie musculaire progressive et devient docteur en médecine à la faculté de Paris le 5 juin 1895. L'année de son doctorat en médecine, une infirmière de l'Hôpital de la Salpêtrière meurt en couches en lui donnant une fille, Marie-Louise surnommée Marion (1895-1927). Cette même année, il est également finaliste du championnat de France de rugby au poste de pilier droit avec l'Olympique, club qu'il a fondé avec des amis du Racing Club de France.
Le 18 novembre 1896, il épouse Jeanne Hugo, petite-fille de Victor Hugo, divorcée de son ami d'études Léon Daudet. Cette même année, il est champion de France de rugby 1896 toujours avec l'Olympique.
Il revend son bateau qu'il remplace par une goélette en bois de 26 m, le Pourquoi-Pas ? II. En 1897, il change de bateau, pour une goélette en fer de 31 m, avec moteur à vapeur, le Pourquoi-Pas ? III. En 1898, il remonte le Nil jusqu'à Assouan en compagnie du milliardaire Vanderbilt.



En 1899, séduit par les modifications et les améliorations apportées par le propriétaire intermédiaire, il rachète son ancienne goélette, le Pourquoi-Pas ? II, et va croiser dans les eaux britanniques.
Il est double médaillé d'argent aux Jeux olympiques d'été de 1900 dans l'épreuve de voile.
En 1901, il réalise des recherches nautiques, météorologiques et microbiologiques vers l'archipel des Shetland, les Hébrides et les îles Féroé.
En 1902, il est versé dans la marine de réserve. Il acquiert une goélette en fer de 214 tonneaux (la Rose-Marine), réalise une croisière avec son épouse à l'île Jan Mayen. Puis, il navigue vers l'Islande, franchit pour la première fois le cercle polaire arctique et approche des glaces.
Il a aussi acquis dans les années 1895-1900 un chalet en bois de style suisse dans la ville d'eau d'Aix-les-Bains en Savoie.

En 1903, il fait construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 mètres, le Français. Pour suivre de plus près les travaux, il s'installe à proximité de Saint-Servan dans une demeure dominant la Rance, La Passagère. Il monte la première expédition française en Antarctique qui hiverne sous le vent de l'île Wandel. Le 4 mars 1905, l'expédition quitte la péninsule Antarctique après un hivernage sans encombre. Il s'agit du premier hivernage d'une expédition scientifique dans les Pôles. Les objectifs scientifiques sont dépassés : 1 000 km de côtes découvertes et relevées, trois cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au Muséum national d'histoire naturelle. Le bateau est revendu à la marine argentine. Dès son retour en France, Charcot divorce et s'installe chez sa sœur Jeanne, avec sa fille Marion.
 Le 24 janvier 1907, il se remarie avec Élisabeth Marcelle Marguerite (Meg) Cléry (fille d'un célèbre avocat parisien Léon Cléry), peintre qui l'accompagnera souvent dans ses voyages. Monique, sa deuxième fille et la première du couple, naît le 8 décembre 1907. Il lance une nouvelle expédition antarctique et commence la construction d'un nouveau Pourquoi-Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 mètres gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque.

En août de 1908, Charcot part hiverner à l'île Petermann pour sa deuxième expédition polaire. De retour en juin 1910 après un deuxième hivernage, l'expédition est riche en expériences scientifiques : des mesures océanographiques (salinité, sondage), des relevés de météorologie, une étude des marées, une étude du magnétisme, des collections de zoologie et de botanique confiées au Muséum et à l'Institut Océanographique de Monaco. Il rapporte aussi des découvertes géographiques comme le tracé de la Terre Alexandre et une nouvelle terre, la Terre de Charcot. Résultats de l'expédition considérables qui comprennent aussi le relevé cartographique de 2 000 km de côtes. Mais Charcot, victime du scorbut, revient considérablement affaibli.
En 1911, naissance de Martine (1911-1979), troisième fille de Jean-Baptiste Charcot. Il mène cette année-là une courte campagne océanographique en Manche. En décembre 1911, il participe, avec le lieutenant de vaisseau Nicolas Benoît, à la création des Éclaireurs de France l'un des deux premiers mouvements de scoutisme en France (aujourd'hui Éclaireuses éclaireurs de France) dont il est le premier président. En 1912 le Pourquoi-Pas ? IV devient le premier navire-école de la marine. De 1913 à 1936, il est président du Yacht club de France.

De 1914 à 1918, durant la guerre, il est d'abord mobilisé dans la marine, avec le grade de médecin de la marine de première classe, et affecté à l'hôpital maritime de Cherbourg. En juillet 1915, il obtient de l'Amirauté britannique le commandement d'un navire spécialement étudié et construit par les Britanniques pour la chasse aux sous-marins. En 1916, il réussit à convaincre la marine militaire française de construire à Nantes trois navires-leurres pour la lutte anti-sous-marine, avec des équipages déguisés en marins de commerce. Affecté au commandement du premier des trois sorti du chantier, il bourlingue pendant deux ans le long des côtes bretonnes et normandes. Charcot termine la guerre avec les Croix de Guerre britannique puis française et une citation à l'ordre de l'Armée pour ses actes de courage.
De 1918 à 1925, Charcot, obtient, dans la réserve, successivement les grades d'enseigne de vaisseau, de lieutenant de vaisseau puis de capitaine de corvette avant d'être promu capitaine de frégate en 1923. Durant cette période, il assure avec son navire le Pourquoi-Pas ? IV des missions scientifiques dans le golfe de Gascogne, en Manche, dans l'Atlantique nord, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point du matériel et des méthodes.

À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, il ne peut plus commander le Pourquoi-pas ?, mais reste à bord en qualité de chef des missions. Il va effectuer de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, il est élu membre libre de l'Académie des sciences et se voit confier une mission à la Terre de Jameson. Il explore la côte orientale du Groenland et rapporte une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore locaux.
En 1928, le Pourquoi-Pas ? IV et le croiseur Strasbourg (ex Allemand KMS Regensburg) vont à la recherche du gros hydravion français, un « Latham 47 », disparu avec aux commandes le grand explorateur norvégien Roald Amundsen, lui-même à la recherche du général italien Nobile, parti survoler le pôle Nord à bord du dirigeable Italia dont on est sans nouvelles. Les recherches seront vaines. En 1929, Charcot est reçu à l'Académie de marine.

À partir de 1930, il prépare l'Année polaire internationale. De 1931 à 1933, il s'occupe de la définition de la mission, de l'implantation et de l'organisation de la station du Scoresby Sund avec le concours de scientifiques, des autorités danoises locales et de la main d'œuvre du pays. En 1934, il est nommé grand officier de la Légion d'honneur. L'été 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagsalik pour vivre au milieu d'une population d'eskimo. En septembre de cette même année, il co-fonde, avec le Muséum national d'histoire naturelle, l'Aquarium et musée de la mer de Dinard. En 1935, il revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter), puis va poursuivre l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l'Islande et le bateau parvient à se réfugier dans un petit port.

En septembre 1936, de retour du Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas ? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer la chaudière du bateau. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et coule corps et biens sur les récifs d'Álftanes vers 5 h 30. Le bilan est de 23 morts, 17 disparus et un seul survivant : le maître timonier Eugène Gonidec, originaire de Douarnenez et surnommé Pingouin. Il racontera que le commandant Charcot, comprenant la destruction inévitable du Pourquoi-Pas ? IV sur les récifs, libéra de sa cage une mouette (Rita) qui était la mascotte du bord. Le docteur Charcot, avec à ses côtés le commandant, officier des équipages de 1re classe Le Conniat et le maître principal pilote de la flotte Floury, restèrent à bord et coulèrent avec le navire, selon les plus pures traditions de la marine.
Jean-Baptiste Charcot, mort en mer, mais dont le corps est retrouvé, est enterré à Paris au cimetière de Montmartre, le 12 octobre 1936 après des funérailles nationales qui se déroulèrent à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:30 (2017)    Sujet du message: (92) Hauts-de-Seine

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