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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(91) ESSONNE

 
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saintluc
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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 18:18 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

 Le département de l’Essonne est un département français situé au sud de Paris, dans la région Île-de-France, pour partie intégré à l’agglomération parisienne, qui tire son nom de la rivière Essonne dont le cours traverse le territoire selon un axe sud-nord jusqu’à la confluence avec la Seine.
Officiellement créé le 1er janvier 1968 par démembrement de l’ancienne Seine-et-Oise, il porte le code Insee et postal 91, couvre un territoire de 1 804 km2
Ses habitants sont appelés les Essonniens.

Le département de l’Essonne est situé dans la région Île-de-France, il est pour 40 % de son territoire intégré à l’agglomération parisienne et géologiquement implanté dans le bassin parisien. Quatre régions naturelles occupent le territoire, délimitées par les cours d’eau. Sur les deux tiers nord-ouest du département, à l’ouest de la rivière l’Essonne et au nord de la Louette se trouve le Hurepoix, au sud-ouest, délimité par la Louette et l’Essonne s’étendent les larges plaines de la Beauce, à l’extrême sud-est, approximativement dans la vallée de l’École se trouve le Gâtinais français et au nord-est, sur la rive droite de la Seine commence le plateau de la Brie. Ce territoire fertile est aujourd’hui encore fortement disparate, avec une urbanisation relativement dense au centre-nord dans la pénéplaine de l’Orge, la Seine et l’Essonne, la présence conjointe de bourgs, de culture maraîchère et d’espaces boisés protégés dans les vallées, de vastes espaces de grande culture céréalières sur les plateaux de l’ouest et du sud où se trouvent des villages ruraux. En 2003, ce sont ainsi près de 78 % du territoire qui étaient encore considérés comme ruraux.
Plusieurs cours d’eau arrosent le département, le fleuve la Seine forme une boucle de l’est au nord, complétée par ses affluents l’Yerres sur la rive droite, sur la rive gauche du sud au nord, l’École, l’Essonne, l’Orge et la Bièvre et les sous-affluents le Réveillon qui se jette dans l’Yerres, la Juine, grossie par la Louette et la Chalouette, qui se jettent dans l’Essonne, la Renarde, la Rémarde, alimentée par la Prédecelle, la Salmouille et l’Yvette, alimentée par la Mérantaise, le Vaularon et le Rouillon se jettent toutes dans l’Orge.


Ces rivières et ruisseaux ont creusé le sous-sol sédimentaire du territoire, caractéristique du bassin parisien et composé principalement de sable, de marne et de calcaire, par endroit complété par de l’argile, du gypse et de la craie ou compacté pour former de la meulière. Le terrain s’étage ainsi en un vaste plateau sur la moitié ouest, descendant en pente douce vers la pénéplaine de la Seine au nord-est et entrecoupé de vallées plus ou moins encaissées. Le point culminant du département est ainsi situé à cent soixante-dix-huit mètres à Pecqueuse tandis que le point le plus bas, en bord de Seine est positionné à trente-et-un mètres à Vigneux-sur-Seine.
Le point le plus bas est d’ailleurs situé à la frontière avec le département limitrophe nord et nord-est du Val-de-Marne, tandis que le plateau ouest s’étend des Hauts-de-Seine au nord-ouest à l’Eure-et-Loir au sud-ouest en passant par les Yvelines à l’ouest. Au Sud, la Beauce occupe une large part du Loiret, complétée par le Gâtinais qui s’étend aussi au Sud-Est en Seine-et-Marne. À l’Est, la Brie constitue le paysage typique de cette même Seine-et-Marne. Aujourd’hui, les communes extrême-cardinales sont Bièvres au Nord, Varennes-Jarcy à l’Est, Angerville au Sud et Chatignonville à l’Ouest. Le centre géographique du département est situé dans la commune de Lardy en lisière du bois des Célestins (48° 31′ 30″ N, 2° 15′ 00″ E). Outre la préfecture Évry et les chefs-lieux Corbeil-Essonnes, Étampes et Palaiseau, plusieurs cités apparaissent comme caractéristiques du département par leurs importance historique, culturelle, économique et administrative, soit Arpajon, Dourdan, La Ferté-Alais, Milly-la-Forêt et Montlhéry.
Elles sont, encore aujourd’hui, reliées au maillage d’infrastructures de transport qui parcourt le département, constitué par les routes nationales 118 au nord-ouest, 20 au centre, 7 à l’est, 6 au nord-est et 104 d’ouest en est, l’autoroute A10 du nord au sud-ouest et A6 du nord au sud-est, le Réseau express régional d'Île-de-France avec les lignes B au nord-ouest, C au centre et D à l’est, les lignes d’autobus et l’aéroport de Paris-Orly implanté au nord du département.

Le département de l’Essonne est traversé par de nombreux cours d'eau d’importances et de tailles diverses. En premier, le fleuve la Seine passe au nord-est du territoire, elle entre par l’est au Coudray-Montceaux et parcourt vingt-quatre kilomètres jusqu’à Vigneux-sur-Seine. Plusieurs de ses affluents parcourent le département, sur la rive droite, l’Yerres parcourt dix-sept kilomètres en Essonne entre Quincy-sous-Sénart et Crosne avant la confluence située dans le département du Val-de-Marne à Villeneuve-Saint-Georges. Sur la rive gauche, l’École fait un court passage au sud-est entre Oncy-sur-École et Soisy-sur-École, la confluence étant située en Seine-et-Marne à Saint-Fargeau-Ponthierry, l’Essonne entre par le sud du département à Boigneville et rejoint le cours du fleuve à Corbeil-Essonnes après un parcours de quarante-quatre kilomètres, l’Orge démarre son tracé essonnien à Dourdan jusqu’à se jeter dans la Seine à Viry-Châtillon et Athis-Mons sur quarante-et-un kilomètres, la Bièvre fait une petite incursion à l’extrême nord-ouest entre Bièvres et Verrières-le-Buisson.
Plusieurs sous-affluents du fleuve sont ensuite répartis sur le territoire. Rejoignant la Bièvre à l’extrême nord, la Sygrie coule depuis le plateau de Vélizy, grossissant la Bièvre par sa rive gauche, au nord-ouest l’Yvette alimentée par la Mérantaise, le Vaularon et le Rouillon trace la vallée de Chevreuse, à l’ouest la Salmouille et la Rémarde alimentée par la Prédecelle descendent du plateau de Limours, sur la rive droite la Renarde descend de la Beauce. Au sud, rejoignant l’Essonne par sa rive gauche coule la Juine, alimentée par la Louette et la Chalouette. À l’extrême nord-est coule enfin le Réveillon qui se jette dans l’Yerres à Yerres.
Plusieurs lacs et étendues d’eau, naturels ou artificiels, sont aussi répartis sur le territoire. En bord de Seine se trouvent le lac de Viry-Châtillon, le lac de Draveil et le lac de Vigneux-sur-Seine. Assurant la régulation et la retenue des eaux, le lac de Saulx-les-Chartreux et les étangs de Saclay constituent aujourd’hui des espaces protégés. Le lac de Vert-le-Petit, le lac de Tigery, l’étang de la Veyssière, l’étang de Trévoix et la fosse Montalbot caractérisent eux aussi le patrimoine hydrique du département.
Enfin, le département est traversé du Sud au Nord par l’aqueduc de la Vanne et du Loing qui est chargé, par son prolongement formé par les aqueducs d'Arcueil et de Cachan et le réservoir de Montsouris, d’alimenter Paris en eau potable. Dans l’Essonne, il démarre son parcours entièrement souterrain à Soisy-sur-École, traverse les communes de Champcueil, Chevannes, Mennecy, Ormoy, Villabé, Lisses, Courcouronnes, Ris-Orangis, Grigny, Viry-Châtillon, Savigny-sur-Orge et Paray-Vieille-Poste où il quitte le territoire départemental en passant sous l’aéroport de Paris-Orly

Le département de l’Essonne occupe un territoire orienté en pente relativement douce de la Beauce au sud-ouest vers la vallée de la Seine au nord-est. Le point culminant du département se trouve à l’ouest sur le territoire de Pecqueuse à cent soixante-dix-huit mètres d’altitude au lieu-dit Chaumusson à proximité de l’ancienne ligne Paris - Chartres par Gallardon. Le point le plus bas est lui situé à trente-et-un mètres d’altitude à Vigneux-sur-Seine à proximité de la station d’épuration en bord de Seine. La moitié sud du département est occupée par le large plateau de la Beauce, creusé par les vallées de l’Essonne et l’École à l’est, de la Juine au centre et de l’Orge au nord-ouest. Le nord-ouest du département alterne plateaux et vallées encaissées avec du sud au nord, le plateau de Limours, la petite vallée de la Salmouille, le plateau de Courtabœuf, la vallée encaissée de l’Yvette, le plateau de Saclay, la vallée encaissée de la Bièvre (affluent de la Seine) et enfin les contreforts du plateau de Villacoublay. Le nord-est du département est occupé par la pénéplaine de la Seine, de l’Essonne et de l’Orge, au relief relativement peu marqué jusqu’au lit du fleuve. Sur la rive droite commence le plateau de la Brie, traversé par la vallée peu profonde de l’Yerres.
Géologiquement intégré au bassin parisien, le sous-sol est relativement homogène sur l’ensemble du territoire avec quelques variations entre le sud et le nord-est. Au sud-est le sous-sol est constitué de couches successives de sable de Fontainebleau et de calcaire. Au nord-ouest et à l’est, le calcaire est remplacé par de la marne et dans les vallées de l’Yvette et de la Bièvre, le sable compacté forme des blocs de meulière. Au centre du territoire, le gypse se mêle au calcaire et la marne. Dans les vallées de l’Essonne et de l’Orge s’ajoutent une couche d’argile à silex, et à l’extrême est du territoire, dans le Gâtinais, en profondeur une couche de craie. Au nord-est de la Seine, le plateau briard est composé de couches successives de marne, de sable et de calcaire

L’appellation de la rivière l’Essonne tire ses origines du nom de la déesse gauloise des rivières, Acionna, vénérée dans l’Orléanais où le cours d’eau prend sa source. À la création du département en 1964, il fut décidé qu’il prendrait le nom de la rivière qui parcourt son territoire du sud au nord jusqu’à la confluence avec la Seine à Corbeil-Essonnes. Ce même nom se retrouvait aussi dans le toponyme de l’ancienne commune d’Essonnes et comme extension de plusieurs communes du département : Ballancourt-sur-Essonne, Boutigny-sur-Essonne, Courdimanche-sur-Essonne, Gironville-sur-Essonne, Guigneville-sur-Essonne, Prunay-sur-Essonne et Vayres-sur-Essonne
Le territoire de l’actuel département de l’Essonne fut occupé de façon certaine dès le Néolithique, comme en témoignent les découvertes en divers points du département de silex taillés et l’élévation de menhirs comme dans la forêt de Sénart à Brunoy. À l’époque gauloise, le territoire était à la frontière entre les domaines des Parisii au nord, des Carnutes au sud-ouest et des Sénons au sud-est. Des premières villes commencèrent alors à se démarquer, dont Dourdan, réputée pour son activité de poterie. L’invasion romaine permit l’édification d’une multitude de villa rustica sur les plateaux dominant les riches vallées, comme en témoignent les résultats de fouilles archéologiques à Orsay. D’autres villages se transformèrent en oppidum à la croisée des routes, tel Arpajon.


Milly-la-Forêt devint par la volonté de Dryus un centre druidique au iie siècle av. J.-C., la région de Dourdan subissant l’autorité du roi païen Dordanus au ive siècle. Au vie siècle s’acheva l’évangélisation du territoire, avec l’édification en 600 d’une première église à Corbeil-Essonnes et le développement à Palaiseau d’un abbaye sous l’impulsion de sainte Bathilde et saint Wandrille. En l’an 604 se déroula la première bataille d’Étampes entre Clotaire II, roi de Neustrie et Thierry II, roi de Bourgogne allié de Thibert II, roi d’Austrasie. À partir du viiie siècle, la plupart du territoire était intégré au domaine royal français, les rois disposant des lieux et distribuant les terres à leurs vassaux. Commença alors au xe siècle l’édification de châteaux forts contrôlant les routes commerciales, comme à Montlhéry, ou pour arrêter les raids Vikings à Corbeil-Essonnes et La Ferté-Alais. À partir du xie siècle, la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde à Longpont-sur-Orge devint la première étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.
Les révoltes des nobles locaux entraînèrent l’intégration complète du territoire dans le domaine royal, Robert II de France construisant le château d'Étampes, Louis VI de France démantelant le château de Montlhéry au xiie siècle et réduisant à néant la puissante famille de Montlhéry, Philippe II de France construisant le château de Dourdan au xiiie siècle. En 1131 se déroula le concile d’Étampes qui se prononça en faveur du futur pape Innocent II. En 1258 fut scellé le traité de Corbeil, fixant les limites territoriales entre le royaume de France et le royaume d'Aragon. Le domaine d’Étampes fut érigé en comté en 1298, créant alors la lignée des comtes puis ducs d’Étampes. De cette époque se fixèrent les deux composantes principales de l’économie locale, l’agriculture pour alimenter la capitale et l’industrie utilisant la force motrice des nombreux cours d’eau. Au xiie siècle, les Grands moulins de Corbeil devinrent « moulins du Roi ».
À partir du xive siècle s’installèrent dans la région d’importantes commanderies templières à Étampes, Longjumeau, Chalou-Moulineux, Auvernaux, organisant de vaste domaines agricoles prospères. En 1305 fut signé le traité d'Athis-sur-Orge qui intégrait au royaume de France les villes de Lille, Douai et Béthune. En 1326 intervint le second traité de Corbeil, renouvelant l’Auld Alliance. En 1346, Philippe VI de France signa l’ordonnance de Brunoy, considérée comme le premier acte juridique en français ayant trait au développement durable. Survint alors la guerre de Cent Ans, causant des ravages et des massacres sur le territoire, comme l’incendie en 1360 de l’église Saint-Clément d’Arpajon par les troupes d’Édouard III d'Angleterre, brûlant vifs huit cent habitants. En 1371, ce fut au tour de Milly-la-Forêt d’être ravagée par le « prince noir » Édouard de Woodstock. Entre 1353 et 1355, Paris frappé par la peste noire utilisa les coches des bateliers de Corbeil, les corbeillards pour évacuer les cadavres, donnant ainsi naissance au mot corbillard. En 1465 eu lieu la bataille de Montlhéry entre Louis XI de France et Charles le Téméraire.


Le Comtois peut être monté en randonnée ou en loisir grâce à son calme, sa douceur, sa patience et sa taille relativement rassurante. Il est de ce fait employé en équithérapie, dans les centres de réadaptation pour handicapés ou personnes en difficulté, enfin, il tire des calèches pour le tourisme, ou les mariages. La robe flatteuse du cheval Comtois lui vaut d'être mis en scène sur des spectacles, Querido joue ainsi dans « Comtois en folie », présenté à Cheval Passion en 2010, et le haras national de Besançon propose régulièrement les spectacles de trois troupes avec les chevaux du pays
Le cheval de trait Comtois est l'un des symboles de la Franche-Comté. Son iconographie est assez rare sous l'Ancien Régime, incluant deux tableaux allégoriques du xviie siècle. Dans Les trois époques de la Franche-Comté des Habsbourg, Charles Quint chevauche un Comtois militaire. Les peintres de bataille qui peignent la région franc-comtoise, comme Jacques Courtois, ne se préoccupent pas de rendre le modèle du cheval du pays. En 1995, le roman régional Les comtois de la liberté met en scène les chevaux du pays. Un cheval Comtois fait une très courte apparition dans Un loup est un loup de Michel Folco.
En 2004 et 2005, à l'occasion de deux expositions pour le 250e anniversaire du haras national de Besançon, l'ouvrage Le cheval comtois: évolution et renouveau d'une race ; éleveurs et haras est publié par les Archives départementales du Doubs.
Un « musée relais du cheval de trait Comtois » existe à Levier, dans la vallée du Lison. Ouvert d'avril à septembre et pendant les vacances scolaires, il se veut une vitrine économique de la race, présente l'élevage et ses savoir-faire, les métiers du cheval, et des témoignages dans un pôle multimédia. Des promenades en calèche ainsi que des visites d'élevages sont possibles sur réservation
Le xviiie siècle vit la région s’équiper de plusieurs hôtels-Dieu à Milly-la-Forêt, Dourdan et Arpajon, de relais de poste sur les routes de Fontainebleau et Orléans. Il s’acheva par la Révolution française, modifiant relativement peu le quotidien des habitants. Un fait-divers marqua cependant cette période troublée, l’assassinat à Étampes du maire Jacques Guillaume Simoneau, entraînant la création par l’Assemblée législative d’une « Fête de la Loi » sur tout le territoire. Relativement peu touché par les conflits en dehors de l’occupation prussienne en 1870, le territoire profita du xixe siècle pour bénéficier d’une modernisation importante, avec la création de plusieurs lignes de chemin de fer, la ligne de Sceaux en 1854, la ligne Brétigny - Tours en 1867, la ligne de la grande ceinture en 1882, plusieurs villages devenant alors un lieu de villégiature pour les riches bourgeois parisiens et les artistes. L’ouverture de la ligne de tramway de l’Arpajonnais en 1894 permit une nouvelle montée en puissance des débouchés agricoles de la région, offrant un accès direct et rapide aux halles de Paris. L’industrie lourde fit aussi son apparition avec l’ouverture des usines Decauville à Évry-Petit-Bourg et des papeteries Darblay à Essonnes, faisant entrer cette riche famille essonnienne dans le cercle des « deux cents familles ».

Le début du xxe siècle vit une nouvelle révolution pour le département, qui devint un des berceau de l’aviation, Viry-Châtillon accueillant en 1909 le premier aéroport organisé du monde à Port-Aviation, en 1910 Louis Blériot et Maurice Farman ouvraient des écoles sur l’aérodrome d'Étampes - Mondésir, Brétigny-sur-Orge disposait dès 1938 de la base aérienne 217, lieu de nombreux records. Autre site emblématique de la course à la vitesse, l’autodrome de Linas-Montlhéry créé en 1924 resta le lieu des plus célèbres courses automobiles jusque dans les années 1960. Relativement épargné par les deux conflits mondiaux, malgré la présence du camp de concentration de Linas-Montlhéry construit en 1940 par les nazis pour l’enfermement des Tsiganes, le futur département connu dès les années 1950 une forte poussée démographique, touché comme ces voisins par l’édification de bidonvilles aux portes de Paris, situation plus tard aggravée par la nécessité d’héberger les nombreux rapatriés d’Algérie venus s’installer dans la région. Ces bouleversements démographiques allaient entraîner le redécoupage administratif.


Au milieu des années 1960, la région Île-de-France était le théâtre de tractations politiques importantes. Le pouvoir central de la jeune Cinquième République, représenté par le président le général de Gaulle et le premier ministre Michel Debré, décida de la réorganisation de la région capitale. Ainsi, la loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne prévoyait de supprimer les départements de Seine-et-Oise et de la Seine pour en créer six nouveaux, dont le département de l’Essonne comprenant la presque totalité de l’arrondissement de Corbeil, l’arrondissement de Palaiseau et une partie de l’ancien arrondissement de Rambouillet. Le 25 février 1965, le décret no 65-142 fixait le chef-lieu du département à Évry-Petit-Bourg, précédemment officieusement installé à Corbeil-Essonnes. Le 2 juin 1966, un nouveau décret no 66-339 prévoyait le découpage administratif du département avec la création de l’arrondissement d'Évry en remplacement de celui de Corbeil-Essonnes (cette commune conservant cependant son statut de sous-préfecture) et modifiait les limites de l’arrondissement de Palaiseau. Le même jour, le décret no 66-340 créait l’arrondissement d'Étampes. Le 20 juillet 1967, le décret no 67-589 portait création officielle des vingt-sept cantons du département: Arpajon, Athis-Mons, Bièvres, Brétigny-sur-Orge, Brunoy, Corbeil-Essonnes, Dourdan, Étampes, Étréchy, Évry, Juvisy-sur-Orge, La Ferté-Alais, Limours, Longjumeau, Massy, Mennecy, Méréville, Milly-la-Forêt, Montgeron, Montlhéry, Orsay, Palaiseau, Ris-Orangis, Saint-Chéron, Sainte-Geneviève-des-Bois, Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon.
Le 19 septembre 1967, le décret no 67-79235 fixait à la date du 1er janvier 1968 l’entrée en vigueur de la loi du 10 juillet 1964, prévoyant effectivement la création du nouveau département. Ainsi, le département de l’Essonne fut officiellement créé le 1er janvier 1968, les élus du nouveau conseil général désignés lors des élections de 1967 entraient en fonction à cette date. Il fallut cependant attendre 1969 pour l’entrée en fonction du préfet Michel Aurillac. Le 21 novembre 1969 un décret détacha les communes de Châteaufort et Toussus-le-Noble qui sont rattachées au département voisin des Yvelines. Le 30 septembre 1974, un décret actait la fusion des communes d’Angerville et Dommerville, cette dernière quitte alors le département d’Eure-et-Loir pour intégrer l’Essonne. Le 25 novembre 1975 intervient un redécoupage administratif, le décret no 75-1116 portant le nombre de cantons à trente-cinq en ajoutant les cantons de Chilly-Mazarin, Draveil, Gif-sur-Yvette, Morsang-sur-Orge, Saint-Germain-lès-Corbeil, Saint-Michel-sur-Orge, Vigneux-sur-Seine, Villebon-sur-Yvette et Yerres et en supprimant le canton de Juvisy-sur-Orge. Le 17 février 1977, le préfet de l’Essonne Paul Cousserand signait l’arrêté portant création d’une nouvelle commune, Les Ulis. Le 23 janvier 1985, un nouveau décret no 85-83 modifiait encore les limites administratives en portant le nombre de cantons du département à quarante-deux par l’ajout des cantons de Corbeil-Essonnes-Est, Épinay-sous-Sénart, Évry-Nord, Grigny, Juvisy-sur-Orge, Massy-Est et Les Ulis.
En parallèle de cette mise en place administrative, les autorités religieuses décidèrent de suivre le mouvement en créant le 9 octobre 1966, à partir du vaste diocèse de Versailles, le nouveau diocèse de Corbeil-Essonnes. La collégiale Saint-Spire de Corbeil-Essonnes fut alors élevée au rang de cathédrale, avant l’édification à partir de 1991 de la nouvelle cathédrale de la Résurrection à Évry, conformément au changement de nom intervenu en 1988.


Le département de l’Essonne n’est pas intrinsèquement réputé pour être un lieu touristique, cependant le patrimoine dont il dispose sur son territoire et les infrastructures développées permettent au département de recevoir un nombre relativement important de visiteurs. Ainsi, les services du conseil départemental dénombre plus de huit cent mille visiteurs chaque année, plus de deux cent mille pour le seul site du château de Chamarande et la création en 2003 de cent vingt-sept entreprises directement liées au tourisme. Selon le comité départemental du tourisme, le chiffre d’affaires du tourisme s’élève globalement à trois cent soixante-et-un millions d’euros, répartis en soixante-trois millions consacrés aux loisirs dans le département et deux parts approximativement égales (151 millions et 146 millions d’euros) pour le tourisme d’agrément et le tourisme d'affaires. En 2008, divers sites ont ainsi accueilli plus de vingt mille visiteurs, le trio de tête étant la verrerie d’art de Soisy-sur-École avec 96 528 visiteurs, la base de plein air et de loisirs d'Étampes avec 90 952 visiteurs et Koony Parc à Bondoufle avec 70 000 visiteurs.
Le tourisme en Essonne tourne autour de six grands axes, les châteaux et leurs jardins, les édifices religieux, les musées, les maisons d’artistes dont celles de Victor Hugo à Bièvres, d’Alphonse Daudet à Draveil, de Claude François à Dannemois et de Tsugouharu Foujita à Villiers-le-Bâcle, le tourisme d’affaires à destination des grandes entreprises implantées et les activités sportives. Ces dernières se pratiquent dans l’une des deux bases de loisirs d’Étampes et du Port-aux-Cerises, la randonnée pédestre ou le cyclotourisme sur les circuits balisés, dont le GR 1, le GR 2 et le GR 11, les quinze golfs dont celui du Stade français Paris rugby à Courson-Monteloup, les parcours d’accrobranche, les piscines ou les clubs équestres.
En 2009, l’Insee dénombrait quatre-vingt-dix-huit hôtels dans le département totalisant 6 430 chambres et vingt-et-un campings totalisant 3 485 emplacements, auxquels s’ajoutaient les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes
Le département de l’Essonne, pour moitié intégré à l’agglomération parisienne dispose néanmoins d’un environnement préservé sur une large part de son territoire. Ainsi, près de cent trente-neuf mille hectares, soit près de 78 % du territoire sont encore classés par l’Iaurif comme des espaces ruraux. Les quatre régions naturelles qui composent le département, le Hurepoix, la Brie, le Gâtinais et la Beauce présentent chacune des paysages typiques et bien distincts. Au nord-est, la Brie en Essonne est couverte par la vaste forêt de Sénart aux essences de chêne, de châtaignier, de charme et de bouleau, le Hurepoix mélange vallées boisées et plateaux agricoles, le Gâtinais est pour sa plus grande partie recouvert par l’importante forêt de Fontainebleau et sa forêt annexe de Milly, dont le sol sablonneux et rocailleux est couvert de chêne, de pin sylvestre et de hêtre, la plaine de Beauce est elle presque entièrement recouverte de grandes cultures céréalières.
D’ouest en est, le département est traversé par la ceinture verte d’Île-de-France, avec depuis la forêt de Rambouillet dans les Yvelines, un bandeau formé par la forêt de Dourdan et celle d’Angervilliers, puis la forêt de la Roche Turpin, la forêt du Belvédère, la forêt des Grands Avaux et la forêt de Milly-la-Forêt qui rejoint la forêt de Fontainebleau à l’est. Au nord du département, la forêt de Verrières et la forêt de Sénart forment deux espaces préservés en bordure de la première couronne parisienne. Les forêts de Palaiseau, du Rocher de Saulx et de Bellejame complètent ces massifs.
Plusieurs parcs d’envergures départementales parsèment le territoire et permettent une approche plus ou moins naturelle de l’environnement. Les deux plus importants sont la base de plein air et de loisirs d'Étampes et la base de plein air et de loisirs du Port-aux-Cerises au nord. Elles sont complétées dans leur rôle pédagogique par l’arboretum Vilmorin et l’arboretum municipal de Verrières-le-Buisson, l’arboretum de Segrez à Saint-Sulpice-de-Favières et le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles à Milly-la-Forêt. Le parc de Jeurre à Morigny-Champigny, le parc de Chamarande, le parc du château de Courances, le parc de Courson et le parc du château à Saint-Jean-de-Beauregard attirent eux aussi les visiteurs. S’ajoutent deux initiatives environnementale récentes, la coulée verte du sud parisien qui traverse le nord-ouest du département de Verrières-le-Buisson à Gometz-le-Châtel avec une continuation prévue jusque Rambouillet par Limours et la Méridienne verte qui traverse le département en son centre du nord au sud.


Dans ces parcs et forêts plusieurs arbres remarquables ont été recensés dont un tilleul à Boutigny-sur-Essonne, un chêne à Bures-sur-Yvette, des platanes à Chamarande et Morsang-sur-Orge, des séquoias à Courson-Monteloup et Mennecy, un sophora du Japon à Juvisy-sur-Orge et des hêtres communs à Saint-Sulpice-de-Favières.
Deux espaces renommés occupent aussi une part importante du territoire. Au nord-ouest, la Vallée de Chevreuse suit le cours de l’Yvette jusqu’à Palaiseau, avec l’éventualité en 2010 d’une extension du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, seize communes du département ayant déjà approuvé le principe de l’intégration. Au sud-est, le parc naturel régional du Gâtinais français englobe vingt-huit communes du département entre les vallées de l’Essonne et de l’École.
Dépassant pour certains les limites administratives, dix sites ont été recensés par le réseau Natura 2000 dont trois sont classées « Zone de protection spéciale » : les marais d'Itteville et de Fontenay-le-Vicomte sur cinq cent vingt-deux hectares, le Massif de Fontainebleau sur les communes de Courances et Milly-la-Forêt et le Massif de Rambouillet dont 4 % du territoire se trouve en Essonne. S’ajoutent des sites d’importances communautaires comme les champignonnières d’Étampes, les buttes gréseuses de l’Essonne, les marais des basses vallées de la Juine et de l’Essonne, les pelouses calcaires du Gâtinais et de la haute vallée de la Juine et la haute vallée de l’Essonne. Réparties dans plusieurs communes, la Réserve naturelle des sites géologiques de l'Essonne qui occupe près de cinq hectares est classée Réserve naturelle nationale, elle est complétée par plusieurs réserves naturelles régionales dont le bassin de Saulx-les-Chartreux, le parc d’Itteville, les Grands Réages à Varennes-Jarcy et l’arboretum Roger de Vilmorin à Verrières-le-Buisson. Le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer a lui aussi classé un certain nombre de sites dont la vallée de la Juine et ses abords, la vallée de l’Yerres et ses abords. Enfin, le conseil départemental de l’Essonne a acquis des terrains pour les classer en « Espace naturel sensible ».


Principalement résidentielles, les communes du département font des efforts de politique environnementale et d’embellissement, récompensées pour certaines par des fleurs au concours des villes et villages fleuris, Sainte-Geneviève-des-Bois est classée quatre fleurs ; Boutigny-sur-Essonne, Chilly-Mazarin, Corbeil-Essonnes, Dourdan, Étampes, Évry, Les Ulis, Massy, Paray-Vieille-Poste, Ris-Orangis, Villebon-sur-Yvette et Viry-Châtillon sont classées trois fleurs ; Arpajon, Briis-sous-Forges, Épinay-sur-Orge, Étréchy, Grigny, Longjumeau, Morangis, Ollainville, Orsay, Palaiseau, Saint-Germain-lès-Arpajon, Saint-Michel-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Villejust, Wissous et Yerres sont classées deux fleurs ; Baulne, Boussy-Saint-Antoine, Brétigny-sur-Orge, Courcouronnes, Le Coudray-Montceaux, Linas, Mauchamps, Milly-la-Forêt, Morigny-Champigny, Richarville, Saclay, Soisy-sur-Seine et Vert-le-Grand sont classées une fleur.
Pour permettre de visiter ces espaces naturels, le département est équipé de plusieurs circuits de grande randonnée dont le GR 1 et le GR 11 qui ceinturent l’Île-de-France, le GR 2 qui suit le cours de la Seine, le GR 32, le GR 111 qui parcourt l’ensemble du département et le GR 655 qui correspond à l’ancien chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.
est un département français situé au sud de Paris, dans la région Île-de-France, pour partie intégré à l’agglomération parisienne, qui tire son nom de la rivière Essonne dont le cours traverse le territoire selon un axe sud-nord jusqu’à la confluence avec la Seine.
Officiellement créé le 1er janvier 1968 par démembrement de l’ancienne Seine-et-Oise, il porte le code Insee et postal 91, couvre un territoire de 1 804 km2
Ses habitants sont appelés les Essonniens.
Le département de l’Essonne est situé dans la région Île-de-France, il est pour 40 % de son territoire intégré à l’agglomération parisienne et géologiquement implanté dans le bassin parisien. Quatre régions naturelles occupent le territoire, délimitées par les cours d’eau. Sur les deux tiers nord-ouest du département, à l’ouest de la rivière l’Essonne et au nord de la Louette se trouve le Hurepoix, au sud-ouest, délimité par la Louette et l’Essonne s’étendent les larges plaines de la Beauce, à l’extrême sud-est, approximativement dans la vallée de l’École se trouve le Gâtinais français et au nord-est, sur la rive droite de la Seine commence le plateau de la Brie. Ce territoire fertile est aujourd’hui encore fortement disparate, avec une urbanisation relativement dense au centre-nord dans la pénéplaine de l’Orge, la Seine et l’Essonne, la présence conjointe de bourgs, de culture maraîchère et d’espaces boisés protégés dans les vallées, de vastes espaces de grande culture céréalières sur les plateaux de l’ouest et du sud où se trouvent des villages ruraux. En 2003, ce sont ainsi près de 78 % du territoire qui étaient encore considérés comme ruraux.
Plusieurs cours d’eau arrosent le département, le fleuve la Seine forme une boucle de l’est au nord, complétée par ses affluents l’Yerres sur la rive droite, sur la rive gauche du sud au nord, l’École, l’Essonne, l’Orge et la Bièvre et les sous-affluents le Réveillon qui se jette dans l’Yerres, la Juine, grossie par la Louette et la Chalouette, qui se jettent dans l’Essonne, la Renarde, la Rémarde, alimentée par la Prédecelle, la Salmouille et l’Yvette, alimentée par la Mérantaise, le Vaularon et le Rouillon se jettent toutes dans l’Orge.


Ces rivières et ruisseaux ont creusé le sous-sol sédimentaire du territoire, caractéristique du bassin parisien et composé principalement de sable, de marne et de calcaire, par endroit complété par de l’argile, du gypse et de la craie ou compacté pour former de la meulière. Le terrain s’étage ainsi en un vaste plateau sur la moitié ouest, descendant en pente douce vers la pénéplaine de la Seine au nord-est et entrecoupé de vallées plus ou moins encaissées. Le point culminant du département est ainsi situé à cent soixante-dix-huit mètres à Pecqueuse tandis que le point le plus bas, en bord de Seine est positionné à trente-et-un mètres à Vigneux-sur-Seine.
Le point le plus bas est d’ailleurs situé à la frontière avec le département limitrophe nord et nord-est du Val-de-Marne, tandis que le plateau ouest s’étend des Hauts-de-Seine au nord-ouest à l’Eure-et-Loir au sud-ouest en passant par les Yvelines à l’ouest. Au Sud, la Beauce occupe une large part du Loiret, complétée par le Gâtinais qui s’étend aussi au Sud-Est en Seine-et-Marne. À l’Est, la Brie constitue le paysage typique de cette même Seine-et-Marne. Aujourd’hui, les communes extrême-cardinales sont Bièvres au Nord, Varennes-Jarcy à l’Est, Angerville au Sud et Chatignonville à l’Ouest. Le centre géographique du département est situé dans la commune de Lardy en lisière du bois des Célestins (48° 31′ 30″ N, 2° 15′ 00″ E). Outre la préfecture Évry et les chefs-lieux Corbeil-Essonnes, Étampes et Palaiseau, plusieurs cités apparaissent comme caractéristiques du département par leurs importance historique, culturelle, économique et administrative, soit Arpajon, Dourdan, La Ferté-Alais, Milly-la-Forêt et Montlhéry.
Elles sont, encore aujourd’hui, reliées au maillage d’infrastructures de transport qui parcourt le département, constitué par les routes nationales 118 au nord-ouest, 20 au centre, 7 à l’est, 6 au nord-est et 104 d’ouest en est, l’autoroute A10 du nord au sud-ouest et A6 du nord au sud-est, le Réseau express régional d'Île-de-France avec les lignes B au nord-ouest, C au centre et D à l’est, les lignes d’autobus et l’aéroport de Paris-Orly implanté au nord du département.
Le département de l’Essonne est traversé par de nombreux cours d'eau d’importances et de tailles diverses. En premier, le fleuve la Seine passe au nord-est du territoire, elle entre par l’est au Coudray-Montceaux et parcourt vingt-quatre kilomètres jusqu’à Vigneux-sur-Seine. Plusieurs de ses affluents parcourent le département, sur la rive droite, l’Yerres parcourt dix-sept kilomètres en Essonne entre Quincy-sous-Sénart et Crosne avant la confluence située dans le département du Val-de-Marne à Villeneuve-Saint-Georges. Sur la rive gauche, l’École fait un court passage au sud-est entre Oncy-sur-École et Soisy-sur-École, la confluence étant située en Seine-et-Marne à Saint-Fargeau-Ponthierry, l’Essonne entre par le sud du département à Boigneville et rejoint le cours du fleuve à Corbeil-Essonnes après un parcours de quarante-quatre kilomètres, l’Orge démarre son tracé essonnien à Dourdan jusqu’à se jeter dans la Seine à Viry-Châtillon et Athis-Mons sur quarante-et-un kilomètres, la Bièvre fait une petite incursion à l’extrême nord-ouest entre Bièvres et Verrières-le-Buisson.
Plusieurs sous-affluents du fleuve sont ensuite répartis sur le territoire. Rejoignant la Bièvre à l’extrême nord, la Sygrie coule depuis le plateau de Vélizy, grossissant la Bièvre par sa rive gauche, au nord-ouest l’Yvette alimentée par la Mérantaise, le Vaularon et le Rouillon trace la vallée de Chevreuse, à l’ouest la Salmouille et la Rémarde alimentée par la Prédecelle descendent du plateau de Limours, sur la rive droite la Renarde descend de la Beauce. Au sud, rejoignant l’Essonne par sa rive gauche coule la Juine, alimentée par la Louette et la Chalouette. À l’extrême nord-est coule enfin le Réveillon qui se jette dans l’Yerres à Yerres.
Plusieurs lacs et étendues d’eau, naturels ou artificiels, sont aussi répartis sur le territoire. En bord de Seine se trouvent le lac de Viry-Châtillon, le lac de Draveil et le lac de Vigneux-sur-Seine. Assurant la régulation et la retenue des eaux, le lac de Saulx-les-Chartreux et les étangs de Saclay constituent aujourd’hui des espaces protégés. Le lac de Vert-le-Petit, le lac de Tigery, l’étang de la Veyssière, l’étang de Trévoix et la fosse Montalbot caractérisent eux aussi le patrimoine hydrique du département.
Enfin, le département est traversé du Sud au Nord par l’aqueduc de la Vanne et du Loing qui est chargé, par son prolongement formé par les aqueducs d'Arcueil et de Cachan et le réservoir de Montsouris, d’alimenter Paris en eau potable. Dans l’Essonne, il démarre son parcours entièrement souterrain à Soisy-sur-École, traverse les communes de Champcueil, Chevannes, Mennecy, Ormoy, Villabé, Lisses, Courcouronnes, Ris-Orangis, Grigny, Viry-Châtillon, Savigny-sur-Orge et Paray-Vieille-Poste où il quitte le territoire départemental en passant sous l’aéroport de Paris-Orly


Le département de l’Essonne occupe un territoire orienté en pente relativement douce de la Beauce au sud-ouest vers la vallée de la Seine au nord-est. Le point culminant du département se trouve à l’ouest sur le territoire de Pecqueuse à cent soixante-dix-huit mètres d’altitude au lieu-dit Chaumusson à proximité de l’ancienne ligne Paris - Chartres par Gallardon. Le point le plus bas est lui situé à trente-et-un mètres d’altitude à Vigneux-sur-Seine à proximité de la station d’épuration en bord de Seine. La moitié sud du département est occupée par le large plateau de la Beauce, creusé par les vallées de l’Essonne et l’École à l’est, de la Juine au centre et de l’Orge au nord-ouest. Le nord-ouest du département alterne plateaux et vallées encaissées avec du sud au nord, le plateau de Limours, la petite vallée de la Salmouille, le plateau de Courtabœuf, la vallée encaissée de l’Yvette, le plateau de Saclay, la vallée encaissée de la Bièvre (affluent de la Seine) et enfin les contreforts du plateau de Villacoublay. Le nord-est du département est occupé par la pénéplaine de la Seine, de l’Essonne et de l’Orge, au relief relativement peu marqué jusqu’au lit du fleuve. Sur la rive droite commence le plateau de la Brie, traversé par la vallée peu profonde de l’Yerres.
Géologiquement intégré au bassin parisien, le sous-sol est relativement homogène sur l’ensemble du territoire avec quelques variations entre le sud et le nord-est. Au sud-est le sous-sol est constitué de couches successives de sable de Fontainebleau et de calcaire. Au nord-ouest et à l’est, le calcaire est remplacé par de la marne et dans les vallées de l’Yvette et de la Bièvre, le sable compacté forme des blocs de meulière. Au centre du territoire, le gypse se mêle au calcaire et la marne. Dans les vallées de l’Essonne et de l’Orge s’ajoutent une couche d’argile à silex, et à l’extrême est du territoire, dans le Gâtinais, en profondeur une couche de craie. Au nord-est de la Seine, le plateau briard est composé de couches successives de marne, de sable et de calcaire
L’appellation de la rivière l’Essonne tire ses origines du nom de la déesse gauloise des rivières, Acionna, vénérée dans l’Orléanais où le cours d’eau prend sa source. À la création du département en 1964, il fut décidé qu’il prendrait le nom de la rivière qui parcourt son territoire du sud au nord jusqu’à la confluence avec la Seine à Corbeil-Essonnes. Ce même nom se retrouvait aussi dans le toponyme de l’ancienne commune d’Essonnes et comme extension de plusieurs communes du département : Ballancourt-sur-Essonne, Boutigny-sur-Essonne, Courdimanche-sur-Essonne, Gironville-sur-Essonne, Guigneville-sur-Essonne, Prunay-sur-Essonne et Vayres-sur-Essonne
Le territoire de l’actuel département de l’Essonne fut occupé de façon certaine dès le Néolithique, comme en témoignent les découvertes en divers points du département de silex taillés et l’élévation de menhirs comme dans la forêt de Sénart à Brunoy. À l’époque gauloise, le territoire était à la frontière entre les domaines des Parisii au nord, des Carnutes au sud-ouest et des Sénons au sud-est. Des premières villes commencèrent alors à se démarquer, dont Dourdan, réputée pour son activité de poterie. L’invasion romaine permit l’édification d’une multitude de villa rustica sur les plateaux dominant les riches vallées, comme en témoignent les résultats de fouilles archéologiques à Orsay. D’autres villages se transformèrent en oppidum à la croisée des routes, tel Arpajon.


Milly-la-Forêt devint par la volonté de Dryus un centre druidique au iie siècle av. J.-C., la région de Dourdan subissant l’autorité du roi païen Dordanus au ive siècle. Au vie siècle s’acheva l’évangélisation du territoire, avec l’édification en 600 d’une première église à Corbeil-Essonnes et le développement à Palaiseau d’un abbaye sous l’impulsion de sainte Bathilde et saint Wandrille. En l’an 604 se déroula la première bataille d’Étampes entre Clotaire II, roi de Neustrie et Thierry II, roi de Bourgogne allié de Thibert II, roi d’Austrasie. À partir du viiie siècle, la plupart du territoire était intégré au domaine royal français, les rois disposant des lieux et distribuant les terres à leurs vassaux. Commença alors au xe siècle l’édification de châteaux forts contrôlant les routes commerciales, comme à Montlhéry, ou pour arrêter les raids Vikings à Corbeil-Essonnes et La Ferté-Alais. À partir du xie siècle, la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde à Longpont-sur-Orge devint la première étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.
Les révoltes des nobles locaux entraînèrent l’intégration complète du territoire dans le domaine royal, Robert II de France construisant le château d'Étampes, Louis VI de France démantelant le château de Montlhéry au xiie siècle et réduisant à néant la puissante famille de Montlhéry, Philippe II de France construisant le château de Dourdan au xiiie siècle. En 1131 se déroula le concile d’Étampes qui se prononça en faveur du futur pape Innocent II. En 1258 fut scellé le traité de Corbeil, fixant les limites territoriales entre le royaume de France et le royaume d'Aragon. Le domaine d’Étampes fut érigé en comté en 1298, créant alors la lignée des comtes puis ducs d’Étampes. De cette époque se fixèrent les deux composantes principales de l’économie locale, l’agriculture pour alimenter la capitale et l’industrie utilisant la force motrice des nombreux cours d’eau. Au xiie siècle, les Grands moulins de Corbeil devinrent « moulins du Roi ».
À partir du xive siècle s’installèrent dans la région d’importantes commanderies templières à Étampes, Longjumeau, Chalou-Moulineux, Auvernaux, organisant de vaste domaines agricoles prospères. En 1305 fut signé le traité d'Athis-sur-Orge qui intégrait au royaume de France les villes de Lille, Douai et Béthune. En 1326 intervint le second traité de Corbeil, renouvelant l’Auld Alliance. En 1346, Philippe VI de France signa l’ordonnance de Brunoy, considérée comme le premier acte juridique en français ayant trait au développement durable. Survint alors la guerre de Cent Ans, causant des ravages et des massacres sur le territoire, comme l’incendie en 1360 de l’église Saint-Clément d’Arpajon par les troupes d’Édouard III d'Angleterre, brûlant vifs huit cent habitants. En 1371, ce fut au tour de Milly-la-Forêt d’être ravagée par le « prince noir » Édouard de Woodstock. Entre 1353 et 1355, Paris frappé par la peste noire utilisa les coches des bateliers de Corbeil, les corbeillards pour évacuer les cadavres, donnant ainsi naissance au mot corbillard. En 1465 eu lieu la bataille de Montlhéry entre Louis XI de France et Charles le Téméraire.
Le Comtois peut être monté en randonnée ou en loisir grâce à son calme, sa douceur, sa patience et sa taille relativement rassurante. Il est de ce fait employé en équithérapie, dans les centres de réadaptation pour handicapés ou personnes en difficulté, enfin, il tire des calèches pour le tourisme, ou les mariages. La robe flatteuse du cheval Comtois lui vaut d'être mis en scène sur des spectacles, Querido joue ainsi dans « Comtois en folie », présenté à Cheval Passion en 2010, et le haras national de Besançon propose régulièrement les spectacles de trois troupes avec les chevaux du pays
Le cheval de trait Comtois est l'un des symboles de la Franche-Comté. Son iconographie est assez rare sous l'Ancien Régime, incluant deux tableaux allégoriques du xviie siècle. Dans Les trois époques de la Franche-Comté des Habsbourg, Charles Quint chevauche un Comtois militaire. Les peintres de bataille qui peignent la région franc-comtoise, comme Jacques Courtois, ne se préoccupent pas de rendre le modèle du cheval du pays. En 1995, le roman régional Les comtois de la liberté met en scène les chevaux du pays. Un cheval Comtois fait une très courte apparition dans Un loup est un loup de Michel Folco.
En 2004 et 2005, à l'occasion de deux expositions pour le 250e anniversaire du haras national de Besançon, l'ouvrage Le cheval comtois: évolution et renouveau d'une race ; éleveurs et haras est publié par les Archives départementales du Doubs.
Un « musée relais du cheval de trait Comtois » existe à Levier, dans la vallée du Lison. Ouvert d'avril à septembre et pendant les vacances scolaires, il se veut une vitrine économique de la race, présente l'élevage et ses savoir-faire, les métiers du cheval, et des témoignages dans un pôle multimédia. Des promenades en calèche ainsi que des visites d'élevages sont possibles sur réservation
Le xviiie siècle vit la région s’équiper de plusieurs hôtels-Dieu à Milly-la-Forêt, Dourdan et Arpajon, de relais de poste sur les routes de Fontainebleau et Orléans. Il s’acheva par la Révolution française, modifiant relativement peu le quotidien des habitants. Un fait-divers marqua cependant cette période troublée, l’assassinat à Étampes du maire Jacques Guillaume Simoneau, entraînant la création par l’Assemblée législative d’une « Fête de la Loi » sur tout le territoire. Relativement peu touché par les conflits en dehors de l’occupation prussienne en 1870, le territoire profita du xixe siècle pour bénéficier d’une modernisation importante, avec la création de plusieurs lignes de chemin de fer, la ligne de Sceaux en 1854, la ligne Brétigny - Tours en 1867, la ligne de la grande ceinture en 1882, plusieurs villages devenant alors un lieu de villégiature pour les riches bourgeois parisiens et les artistes. L’ouverture de la ligne de tramway de l’Arpajonnais en 1894 permit une nouvelle montée en puissance des débouchés agricoles de la région, offrant un accès direct et rapide aux halles de Paris. L’industrie lourde fit aussi son apparition avec l’ouverture des usines Decauville à Évry-Petit-Bourg et des papeteries Darblay à Essonnes, faisant entrer cette riche famille essonnienne dans le cercle des « deux cents familles ».


Le début du xxe siècle vit une nouvelle révolution pour le département, qui devint un des berceau de l’aviation, Viry-Châtillon accueillant en 1909 le premier aéroport organisé du monde à Port-Aviation, en 1910 Louis Blériot et Maurice Farman ouvraient des écoles sur l’aérodrome d'Étampes - Mondésir, Brétigny-sur-Orge disposait dès 1938 de la base aérienne 217, lieu de nombreux records. Autre site emblématique de la course à la vitesse, l’autodrome de Linas-Montlhéry créé en 1924 resta le lieu des plus célèbres courses automobiles jusque dans les années 1960. Relativement épargné par les deux conflits mondiaux, malgré la présence du camp de concentration de Linas-Montlhéry construit en 1940 par les nazis pour l’enfermement des Tsiganes, le futur département connu dès les années 1950 une forte poussée démographique, touché comme ces voisins par l’édification de bidonvilles aux portes de Paris, situation plus tard aggravée par la nécessité d’héberger les nombreux rapatriés d’Algérie venus s’installer dans la région. Ces bouleversements démographiques allaient entraîner le redécoupage administratif.
Au milieu des années 1960, la région Île-de-France était le théâtre de tractations politiques importantes. Le pouvoir central de la jeune Cinquième République, représenté par le président le général de Gaulle et le premier ministre Michel Debré, décida de la réorganisation de la région capitale. Ainsi, la loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne prévoyait de supprimer les départements de Seine-et-Oise et de la Seine pour en créer six nouveaux, dont le département de l’Essonne comprenant la presque totalité de l’arrondissement de Corbeil, l’arrondissement de Palaiseau et une partie de l’ancien arrondissement de Rambouillet. Le 25 février 1965, le décret no 65-142 fixait le chef-lieu du département à Évry-Petit-Bourg, précédemment officieusement installé à Corbeil-Essonnes. Le 2 juin 1966, un nouveau décret no 66-339 prévoyait le découpage administratif du département avec la création de l’arrondissement d'Évry en remplacement de celui de Corbeil-Essonnes (cette commune conservant cependant son statut de sous-préfecture) et modifiait les limites de l’arrondissement de Palaiseau. Le même jour, le décret no 66-340 créait l’arrondissement d'Étampes. Le 20 juillet 1967, le décret no 67-589 portait création officielle des vingt-sept cantons du département: Arpajon, Athis-Mons, Bièvres, Brétigny-sur-Orge, Brunoy, Corbeil-Essonnes, Dourdan, Étampes, Étréchy, Évry, Juvisy-sur-Orge, La Ferté-Alais, Limours, Longjumeau, Massy, Mennecy, Méréville, Milly-la-Forêt, Montgeron, Montlhéry, Orsay, Palaiseau, Ris-Orangis, Saint-Chéron, Sainte-Geneviève-des-Bois, Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon.
Le 19 septembre 1967, le décret no 67-79235 fixait à la date du 1er janvier 1968 l’entrée en vigueur de la loi du 10 juillet 1964, prévoyant effectivement la création du nouveau département. Ainsi, le département de l’Essonne fut officiellement créé le 1er janvier 1968, les élus du nouveau conseil général désignés lors des élections de 1967 entraient en fonction à cette date. Il fallut cependant attendre 1969 pour l’entrée en fonction du préfet Michel Aurillac. Le 21 novembre 1969 un décret détacha les communes de Châteaufort et Toussus-le-Noble qui sont rattachées au département voisin des Yvelines. Le 30 septembre 1974, un décret actait la fusion des communes d’Angerville et Dommerville, cette dernière quitte alors le département d’Eure-et-Loir pour intégrer l’Essonne. Le 25 novembre 1975 intervient un redécoupage administratif, le décret no 75-1116 portant le nombre de cantons à trente-cinq en ajoutant les cantons de Chilly-Mazarin, Draveil, Gif-sur-Yvette, Morsang-sur-Orge, Saint-Germain-lès-Corbeil, Saint-Michel-sur-Orge, Vigneux-sur-Seine, Villebon-sur-Yvette et Yerres et en supprimant le canton de Juvisy-sur-Orge. Le 17 février 1977, le préfet de l’Essonne Paul Cousserand signait l’arrêté portant création d’une nouvelle commune, Les Ulis. Le 23 janvier 1985, un nouveau décret no 85-83 modifiait encore les limites administratives en portant le nombre de cantons du département à quarante-deux par l’ajout des cantons de Corbeil-Essonnes-Est, Épinay-sous-Sénart, Évry-Nord, Grigny, Juvisy-sur-Orge, Massy-Est et Les Ulis.
En parallèle de cette mise en place administrative, les autorités religieuses décidèrent de suivre le mouvement en créant le 9 octobre 1966, à partir du vaste diocèse de Versailles, le nouveau diocèse de Corbeil-Essonnes. La collégiale Saint-Spire de Corbeil-Essonnes fut alors élevée au rang de cathédrale, avant l’édification à partir de 1991 de la nouvelle cathédrale de la Résurrection à Évry, conformément au changement de nom intervenu en 1988.


Le département de l’Essonne n’est pas intrinsèquement réputé pour être un lieu touristique, cependant le patrimoine dont il dispose sur son territoire et les infrastructures développées permettent au département de recevoir un nombre relativement important de visiteurs. Ainsi, les services du conseil départemental dénombre plus de huit cent mille visiteurs chaque année, plus de deux cent mille pour le seul site du château de Chamarande et la création en 2003 de cent vingt-sept entreprises directement liées au tourisme. Selon le comité départemental du tourisme, le chiffre d’affaires du tourisme s’élève globalement à trois cent soixante-et-un millions d’euros, répartis en soixante-trois millions consacrés aux loisirs dans le département et deux parts approximativement égales (151 millions et 146 millions d’euros) pour le tourisme d’agrément et le tourisme d'affaires. En 2008, divers sites ont ainsi accueilli plus de vingt mille visiteurs, le trio de tête étant la verrerie d’art de Soisy-sur-École avec 96 528 visiteurs, la base de plein air et de loisirs d'Étampes avec 90 952 visiteurs et Koony Parc à Bondoufle avec 70 000 visiteurs.
Le tourisme en Essonne tourne autour de six grands axes, les châteaux et leurs jardins, les édifices religieux, les musées, les maisons d’artistes dont celles de Victor Hugo à Bièvres, d’Alphonse Daudet à Draveil, de Claude François à Dannemois et de Tsugouharu Foujita à Villiers-le-Bâcle, le tourisme d’affaires à destination des grandes entreprises implantées et les activités sportives. Ces dernières se pratiquent dans l’une des deux bases de loisirs d’Étampes et du Port-aux-Cerises, la randonnée pédestre ou le cyclotourisme sur les circuits balisés, dont le GR 1, le GR 2 et le GR 11, les quinze golfs dont celui du Stade français Paris rugby à Courson-Monteloup, les parcours d’accrobranche, les piscines ou les clubs équestres.
En 2009, l’Insee dénombrait quatre-vingt-dix-huit hôtels dans le département totalisant 6 430 chambres et vingt-et-un campings totalisant 3 485 emplacements, auxquels s’ajoutaient les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes
Le département de l’Essonne, pour moitié intégré à l’agglomération parisienne dispose néanmoins d’un environnement préservé sur une large part de son territoire. Ainsi, près de cent trente-neuf mille hectares, soit près de 78 % du territoire sont encore classés par l’Iaurif comme des espaces ruraux. Les quatre régions naturelles qui composent le département, le Hurepoix, la Brie, le Gâtinais et la Beauce présentent chacune des paysages typiques et bien distincts. Au nord-est, la Brie en Essonne est couverte par la vaste forêt de Sénart aux essences de chêne, de châtaignier, de charme et de bouleau, le Hurepoix mélange vallées boisées et plateaux agricoles, le Gâtinais est pour sa plus grande partie recouvert par l’importante forêt de Fontainebleau et sa forêt annexe de Milly, dont le sol sablonneux et rocailleux est couvert de chêne, de pin sylvestre et de hêtre, la plaine de Beauce est elle presque entièrement recouverte de grandes cultures céréalières.
D’ouest en est, le département est traversé par la ceinture verte d’Île-de-France, avec depuis la forêt de Rambouillet dans les Yvelines, un bandeau formé par la forêt de Dourdan et celle d’Angervilliers, puis la forêt de la Roche Turpin, la forêt du Belvédère, la forêt des Grands Avaux et la forêt de Milly-la-Forêt qui rejoint la forêt de Fontainebleau à l’est. Au nord du département, la forêt de Verrières et la forêt de Sénart forment deux espaces préservés en bordure de la première couronne parisienne. Les forêts de Palaiseau, du Rocher de Saulx et de Bellejame complètent ces massifs.
Plusieurs parcs d’envergures départementales parsèment le territoire et permettent une approche plus ou moins naturelle de l’environnement. Les deux plus importants sont la base de plein air et de loisirs d'Étampes et la base de plein air et de loisirs du Port-aux-Cerises au nord. Elles sont complétées dans leur rôle pédagogique par l’arboretum Vilmorin et l’arboretum municipal de Verrières-le-Buisson, l’arboretum de Segrez à Saint-Sulpice-de-Favières et le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles à Milly-la-Forêt. Le parc de Jeurre à Morigny-Champigny, le parc de Chamarande, le parc du château de Courances, le parc de Courson et le parc du château à Saint-Jean-de-Beauregard attirent eux aussi les visiteurs. S’ajoutent deux initiatives environnementale récentes, la coulée verte du sud parisien qui traverse le nord-ouest du département de Verrières-le-Buisson à Gometz-le-Châtel avec une continuation prévue jusque Rambouillet par Limours et la Méridienne verte qui traverse le département en son centre du nord au sud.


Dans ces parcs et forêts plusieurs arbres remarquables ont été recensés dont un tilleul à Boutigny-sur-Essonne, un chêne à Bures-sur-Yvette, des platanes à Chamarande et Morsang-sur-Orge, des séquoias à Courson-Monteloup et Mennecy, un sophora du Japon à Juvisy-sur-Orge et des hêtres communs à Saint-Sulpice-de-Favières.
Deux espaces renommés occupent aussi une part importante du territoire. Au nord-ouest, la Vallée de Chevreuse suit le cours de l’Yvette jusqu’à Palaiseau, avec l’éventualité en 2010 d’une extension du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, seize communes du département ayant déjà approuvé le principe de l’intégration. Au sud-est, le parc naturel régional du Gâtinais français englobe vingt-huit communes du département entre les vallées de l’Essonne et de l’École.
Dépassant pour certains les limites administratives, dix sites ont été recensés par le réseau Natura 2000 dont trois sont classées « Zone de protection spéciale » : les marais d'Itteville et de Fontenay-le-Vicomte sur cinq cent vingt-deux hectares, le Massif de Fontainebleau sur les communes de Courances et Milly-la-Forêt et le Massif de Rambouillet dont 4 % du territoire se trouve en Essonne. S’ajoutent des sites d’importances communautaires comme les champignonnières d’Étampes, les buttes gréseuses de l’Essonne, les marais des basses vallées de la Juine et de l’Essonne, les pelouses calcaires du Gâtinais et de la haute vallée de la Juine et la haute vallée de l’Essonne. Réparties dans plusieurs communes, la Réserve naturelle des sites géologiques de l'Essonne qui occupe près de cinq hectares est classée Réserve naturelle nationale, elle est complétée par plusieurs réserves naturelles régionales dont le bassin de Saulx-les-Chartreux, le parc d’Itteville, les Grands Réages à Varennes-Jarcy et l’arboretum Roger de Vilmorin à Verrières-le-Buisson. Le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer a lui aussi classé un certain nombre de sites dont la vallée de la Juine et ses abords, la vallée de l’Yerres et ses abords. Enfin, le conseil départemental de l’Essonne a acquis des terrains pour les classer en « Espace naturel sensible ».
Principalement résidentielles, les communes du département font des efforts de politique environnementale et d’embellissement, récompensées pour certaines par des fleurs au concours des villes et villages fleuris, Sainte-Geneviève-des-Bois est classée quatre fleurs ; Boutigny-sur-Essonne, Chilly-Mazarin, Corbeil-Essonnes, Dourdan, Étampes, Évry, Les Ulis, Massy, Paray-Vieille-Poste, Ris-Orangis, Villebon-sur-Yvette et Viry-Châtillon sont classées trois fleurs ; Arpajon, Briis-sous-Forges, Épinay-sur-Orge, Étréchy, Grigny, Longjumeau, Morangis, Ollainville, Orsay, Palaiseau, Saint-Germain-lès-Arpajon, Saint-Michel-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Villejust, Wissous et Yerres sont classées deux fleurs ; Baulne, Boussy-Saint-Antoine, Brétigny-sur-Orge, Courcouronnes, Le Coudray-Montceaux, Linas, Mauchamps, Milly-la-Forêt, Morigny-Champigny, Richarville, Saclay, Soisy-sur-Seine et Vert-le-Grand sont classées une fleur.
Pour permettre de visiter ces espaces naturels, le département est équipé de plusieurs circuits de grande randonnée dont le GR 1 et le GR 11 qui ceinturent l’Île-de-France, le GR 2 qui suit le cours de la Seine, le GR 32, le GR 111 qui parcourt l’ensemble du département et le GR 655 qui correspond à l’ancien chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.


 Liste des monuments historiques de l'EssonneListe des châteaux de l'Essonne et Liste des monuments religieux de l'Essonne.
 

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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 18:18 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 19:26 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

Le château de Montlhéry est un château fort français situé dans la commune de Montlhéry, au cœur de l'ancien pays de Hurepoix, sur la rive gauche de l'Orge, dans le département de l'Essonne et la région d'Île-de-France.
Le château de Montlhéry est situé dans la commune homonyme dans la région naturelle du Hurepoix qui se caractérisait au Moyen Âge par une forêt dense. Il est situé sur une colline culminant à cent trente-sept mètres au-dessus du niveau de la mer, qui domine la vallée de l'Orge et de son affluent la Sallemouille. Il repose sur une butte d'âge stampien composée de sables de Fontainebleau et de grès sur soixante mètres d'épaisseur, recouvrant une couche de marne. Le sol alentour est couvert de végétation composée de pin, genêt, bruyère et fougère aigle


Vers 991, Thibaud de Montlhéry, premier seigneur du lieu par sa charge de forestier, fortifia la butte d'une motte castrale, composée d'une tour de bois protégée par une enceinte. Les ruines de fondation laissent apparaître un polygone ovalisé de trente mètres sur vingt-cinq, avec une plate-forme de dix mètres de diamètre à sept mètres de hauteur.
Ce fut son fils, Gui Ier de Montlhéry, qui épousant Hodierne de Gometz, dame de Gometz et de La Ferté devint plus puissant. Il bâtit le prieuré Saint-Pierre et l'église Notre-Dame, sa femme fit construire le monastère de Longpont. Leurs enfants accrurent ce pouvoir, Milon Ier de Montlhéry devint vicomte de Troyes et Gui Ier de Rochefort devint comte de Rochefort. Tous trois furent liés à Philippe Ier jusqu'à l'annulation du mariage de Lucienne de Rochefort, sa fille avec Louis VI, héritier du trône.
En 1096, Milon Ier et son fils Gui II, son frère Gui de Rochefort et son neveu Hugues de Crécy partirent pour la Première croisade.Mais Gui II de Montlhéry dit Gui Trousseau s'enfuit devant Antioche et fut déshonoré. Il fut contraint en 1104 d'abandonner son château au roi en échange du mariage de sa fille Élisabeth de Montlhéry avec l'héritier du trône Philippe de Mantes.
Mais en 1105, Milon II de Montlhéry revendiqua la seigneurie et attaqua le château par ruse. Il fut une première fois débouté par Gui Ier de Rochefort. Par sécurité et malgré la paix retrouvée, Louis VI fit détruire les fortifications à l'exception de la tour. Il en donna les restes à son frère Philippe de Mantes qui l'offrit à Hugues de Crécy. Contraint de l'abandonner par le roi, le château revint enfin à Milon II. En 1118, son cousin Hugues dépité l'enleva et l'assassina dans son château de Châteaufort. Puni, il dut définitivement rendre ses terres au pouvoir royal.

En 1144, Louis VII de France séjourna avec son ministre Suger au château. En 1227, Saint Louis se réfugia au château devant les risques d'enlèvement à Étampes. En 1311, le comte de Flandre, Louis Ier de Flandre, dit Louis de Dampierre, Louis de Nevers ou Louis de Crécy, fût emprisonné ici. En 1358, les Anglais assiégèrent le château mais ne le prirent pas. En 1360, ils y réussirent jusqu'à la nomination d'un nouveau prévôt par Charles VI. En 1409, les Armagnacs prirent le château, chassés en 1413 par Jean Sans Peur lui-même battu en 1418 par le prévôt de Paris Tanneguy III du Chastel. En 1423, le château tomba entre les mains de Jean de Lancastre jusqu'en 1436 où elle revint à Charles VII.
Le 16 juillet 1465, le château servit de base arrière aux troupes de Louis XI au cours de la bataille de Montlhéry contre Charles le Téméraire. En 1529, François de Pérusse des Cars devint comte de Montlhéry. En 1562, Louis Ier de Bourbon-Condé prit le château qui devint le quartier-général des Calvinistes. En 1585, il revint à Henri III qui ordonna la réfection des fortifications. Le 5 avril 1590, Henri IV séjourna une dernière fois au château avant que le gouverneur de Paris ne décide en 1591 de son démantèlement à l'exception du donjon.
En 1764 et 1772, Philippe de Noailles, comte de Montlhéry établit un procès verbal stigmatisant l'état de délabrement du château. Les fossés furent alors comblés et devinrent des jardins entre 1767 et 1771.
En 1822, François Arago, accompagné de Louis Joseph Gay-Lussac et Urbain Le Verrier, entreprirent de calculer la vitesse du son en tirant un coup de canon du sommet de la tour par nuit noire, visible et entendu à l'observatoire de Villejuif. En 1823 fut installée une tour de Chappe au sommet, visible depuis Fontenay-aux-Roses et Torfou. Le 5 avril 1842, l'État prit possession de la tour qui fut classée monument historique deux ans plus tôt. Henri Labrouste entreprit la réfection de la tour et aménagea la terrasse jusqu'en 1846, Garrez, ajouta les passerelles et la grille d'entrée, Selmersheim acheva les travaux en 1889. Le 5 juin 1874, Alfred Cornu mesura à son sommet la vitesse de la lumière depuis l'observatoire de Paris. Le 7 mai 1914, un inventeur nommé Defieber y testa un modèle de parachute. Le 20 juin 1934, la foudre tombée sur la tour l'endommagea


Le château est construit sur un pignon rocheux, le plus haut de la contrée. Des fossés ont été creusés pour défendre la forteresse. Elle est bâtie sur un axe est-ouest, l'entrée principale se trouvant orientée plein est. Elle a la forme d'un pentagone, composé d'un rectangle de vingt-six à trente mètres de largeur et trente-cinq mètres de longueur. S'ajoute un triangle isocèle dont la pointe est couronnée par la tour maîtresse primitivement isolé. Elle était complétée de quatre tours circulaires à chaque angle de la forteresse et d'un châtelet d'entrée rectangulaire ouvrant sur un pont-levis. Dans la cour, accolé à l'enceinte nord se dressait un bâtiment divisé en deux salles surmonté d'un étage long de seize mètres cinquante et large de sept, côté sud se trouvait une galerie à arcades.
Les courtines avaient une épaisseur de 2,3 à 2,9 mètres à la base et un mètre au sommet, situé à huit mètres du sol des fossés. Les quatre tours avaient un diamètre de 7,5 mètres et leur épaisseur s'établissait à deux mètres.
La tour maîtresse culminait à trente mètres au-dessus de la cour intérieure, d'un diamètre de 9,6 mètres, ses murs avaient une épaisseur de deux mètres. Elle était répartie en six niveaux, le premier d'un diamètre de 4,5 mètres sous une voûte à croisée d'ogives à six pans, culminant à six mètres, le deuxième niveau reprenait les mêmes proportions et donnait accès à une tourelle de 3,45 mètres de diamètre. Le troisième niveau est de plan carré d'un côté de 5,10 mètres, il était équipé d'une cheminée et de latrines suspendues au-dessus du vide de la cour. Le quatrième étage était semblable. Le cinquième étage présentait la spécificité de disposer d'un chemin de ronde avec mâchicoulis large d'un mètre cinquante et culminant à vingt-deux mètres au-dessus de la cour. Le sixième étage était le seul avec un plan rectangulaire de quatre mètres cinquante de largeur et cinq mètres cinquante de longueur. Un toit en poivrière couvrait la tour, il fut remplacé au xixe siècle par une terrasse. Un escalier rampant intégré à la muraille permettait l'accès aux étages.
Un puits profond de soixante et onze mètres était creusé à l'angle sud-est de la cour. Une cave à vin voûtée, longue de cinq mètres, large d'un mètre soixante-quinze et haute de deux mètres, complétées par quatre cellules profondes de deux mètres dix.
Trois basses-cours étaient construites en avant de l'entrée du château. Une chapelle, longue de quinze mètres et large de huit était construite dans la seconde basse-cour


Intérieur de la tour en septembre 2012.

En 1992, la tour du château est fermée au public. Plusieurs études de restauration sont alors entreprises mais n'aboutissent pas. Un projet est finalement retenu en décembre 2000. Les travaux de restauration consistent en la stabilisation et l'étanchéification du sommet de la tour, la fortification des sols et des murs du château et la mise en sécurité et la protection du pont d’accès et abords du site. Les travaux sont terminés en 2009 et des visites de la tour rénovée sont organisées lors des journées du patrimoine de 2009. Puis, en 2010 et en 2011, des « journées test » sont à nouveau organisées afin de tester la fréquentation du site et la rentabilité d'une ouverture permanente au public. La tour est officiellement rouverte au public le 15 septembre 2012 lors des journées du patrimoine de 2012

 

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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 06:36 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

La cathédrale de la Résurrection Saint-Corbinien est une cathédrale diocésaine de confession catholique, dédiée à l'évêque Corbinien de Freising qui était né au viie siècle à Arpajon dans l'actuel diocèse d'Évry. La cathédrale est située dans la commune française d'Évry et le département de l'Essonne. Si l'on excepte la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille, achevée en 1999 mais entamée en 1854, et la cathédrale de Créteil, construite au xxe siècle pour être une église et élevée seulement ensuite au rang de cathédrale, la cathédrale d'Évry est la seule construite en France au xxe siècle.
Comme jadis, la cathédrale est construite au cœur du centre-ville à proximité directe de l'hôtel de ville, de l'hôtel de la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne, non loin de l'université d'Évry-Val d'Essonne, de la gare d'Évry - Courcouronnes et du centre commercial Évry 2. Elle est complétée par la maison diocésaine et le monastère de la Croix et de la Miséricorde des dominicaines. Un espace fermé attenant à la cathédrale constitue le « clos cathédrale », composé de cent logements, six mille cinq cents mètres carrés de bureaux et mille neuf cents mètres carrés de commerces. Au centre se trouve le square Jean-Paul-II.


Le diocèse de Corbeil-Essonnes fut créé le 9 octobre 1966, il disposait alors de la co-cathédrale Saint-Spire à Corbeil-Essonnes, l'évêché étant situé à quelques kilomètres de là, à Saint-Germain-lès-Corbeil dans une ancienne école primaire.
Dès 1988, l'évêque Guy Herbulot envisageait la construction d'une cathédrale en centre-ville, de premières esquisses furent présentées. En 1989, pour recentrer les services diocésains près du centre administratif du département dont la préfecture est située à Évry, le diocèse prit l'appellation de Évry-Corbeil-Essonnes. La présentation du projet intervint le 3 mai 1990 au Vatican et la première pierre fut bénie et posée lors des fêtes de Pâques 1991 en présence du nonce apostolique mais le chantier ne commença effectivement qu'en juillet 1992. Les fondations furent achevées en novembre, l'ossature composée de deux cylindres en béton fut terminée en mai 1993 et le 2 octobre 1993 les cloches furent baptisées, posées en 1994 en même temps que les vingt-quatre tilleuls au mois d'octobre. La cathédrale fut ouverte au culte dès le Mardi Saint 11 avril 1995 à l'occasion de la messe chrismale, la première messe dominicale fut célébrée le jour de Pâques, 16 avril. Le 11 décembre 1995 fut édité un timbre à 2,80 francs présentant le plan au sol et les volumes extérieurs, dessiné par l'architecte Mario Botta et gravé par André Lavergne. Elle ne fut officiellement inaugurée que l'année suivante. La dédicace intervint 8 mai 1997 suivie par la visite du pape Jean-Paul II le 22 août 1997. Depuis 2006, la Schola Cantorum réunit l'organiste et seize choristes. Le 25 décembre 2008 fut célébrée dans la cathédrale la messe de minuit retransmise en direct sur France 2.
Le 24 novembre 2011, l'édifice a été labellisé « Patrimoine du xxe siècle »
 

Mario Botta, connu pour ses réalisations et notamment le musée d'art moderne de San Francisco, explique avoir été inspiré par les constructions byzantines et romanes d'Italie du Nord pour la sobriété des formes et l'utilisation de matériaux bruts utilisées dans l'architecture de cette nouvelle cathédrale. Cette inspiration byzantine se retrouve dans la forme choisie, le cercle, fortement symbolique, car étant la première forme des habitations humaines, la forme spontanée de regroupement des assemblées et le symbole de la perfection divine, l'architecte reprenant les propos de saint Augustin : « Dieu est semblable à un cercle dont la circonférence est partout et le centre nulle part ». Autre symbole, habituel de Mario Botta et manifié ici, l'utilisation de la brique de Toulouse pour la communion des quatre éléments (faite de terre et d'eau, séchée à l'air et cuite au feu).
Le bâtiment adopte un plan cylindrique d'un diamètre de trente-huit mètres avec une emprise au sol de mille six cents mètres carrés, sur des fondations profondes repose une ossature constituée d'un double cylindre de quatre mille mètres cubes de béton recouverts de huit cent quarante mille briques artisanales, son point culminant orienté au nord-ouest atteignant trente-quatre mètres. La forme cylindrique empêchant la mise en place d'une véritable façade, l'architecte décida de couper le cylindre en biseau, la pente orientée vers le sud-est, plaçant le point bas du toit à dix-sept mètres du sol. Ce toit est percé de deux larges verrières en escalier et en arc de cercle apportant une lumière zénithale, au centre desquels se trouve une charpente métallique en triangle reposant sur trois corbeaux. Le toit est sommé par une couronne de béton, éclairée d'or la nuit et surmonté par vingt-quatre tilleuls argentés, symbole de vie, de résurrection, des vingt-quatre heures du jour, des douze apôtres additionné des douze tribus d'Israël. Ils sont plantés dans mille deux cents mètres cubes de terre végétale. Au nord-ouest, au-dessus d'une excroissance renfermant un escalier, se trouve un campanile soutenant cinq cloches et une croix métallique, le tout pesant trois tonnes. Trois portails permettent d'accéder à la cathédrale, le traditionnel au sud-est, le portail de cérémonie à l'ouest, surmonté d'un pont pour l'accès au musée, et le portail de l'est, les deux derniers donnant de plain-pied dans la nef.


La nef occupe un cylindre de vingt-neuf mètres de diamètre, son sol placé en contrebas de l'entrée principale, comme dans l'ancienne église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, est couvert de granit noir. L'accès au chœur, large de quinze mètres et derrière lequel se trouve un vitrail symbolisant un arbre, se fait par un déambulatoire avec des marches « au pas de l'âne », larges et peu élevées, éclairé lui par douze vitraux œuvres de Kim En Joong de douze couleurs, du gris au blanc, symbolisant les douze apôtres et la progression des ténèbres vers la lumière, mais pour l'artiste « une couleur ne correspond pas à un apôtre en particulier. On ne peut pas mettre un nom sur chaque vitrail ». Au-dessus de ce chœur, une volute accueille le musée Paul-Delouvrier et le Centre d'art sacré. Au centre du chœur, l'autel est en marbre blanc de Carrare, son pied descend jusqu'au centre de la crypte où sont disposées vingt-quatre tombeaux pour les évêques du diocèse. Dans celle-ci sont exposées deux toiles grand format de Vasarely représentant le Christ et Saint Pierre. À gauche du chœur le baptistère cylindrique, lui aussi en marbre blanc, permettant les baptêmes par immersion, pèse neuf tonnes. La cathèdre de l'évêque à droite est mise en valeur par une disposition particulière des briques.
Au fond de la nef, sous l'entrée principale au sud-est se trouve la chapelle de Jour, aussi appelée chapelle du Saint-Sacrement, de forme octogonale, symbolisant les sept jours de la semaine plus celui de la Résurrection. Elle est éclairée par un puits de lumière au levant derrière l'autel, le sol est couvert de dalles de granit noir polies et brutes dessinant un labyrinthe rappelant celui de la cathédrale Notre-Dame de Chartres. La chapelle est meublée d'un autel et de sièges en chêne, elle est décorée par trois sculptures de Gérard Garouste, une Vierge à l'Enfant en fer forgé, un tabernacle et un Christ sur une croix figurée par un cep de vigne avec l'inscription gravée « Je suis l'alpha et l'omega », soit je suis le commencement et la fin.
Le mobilier de la cathédrale a lui aussi été conçu par l'architecte Mario Botta et réalisé en chêne de Bourgogne. La nef est décorée de diverses œuvres, au centre, dominant l'autel, une croix en tau d'acier noirci reçoit un Christ d'un mètre soixante-dix en bois sculpté au début du xxe siècle en Tanzanie et ramené par un missionnaire, à gauche, une Vierge Marie du xvie siècle d'un mètre vingt provenant de Chaource domine le baptistère, à droite, la statue de Saint-Corbinien en bronze, œuvre de Fr

 

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MessagePosté le: Sam 22 Avr - 06:28 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

Henri Louis Honoré d’Estienne d’Orves, né le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson et mort le 29 août 1941 à Suresnes, est un officier de marine français, héros de la Seconde Guerre mondiale, martyr de la Résistance, mort pour la France.
Le réseau de renseignement de la France libre, qu'il a organisé avec Jan Doornik, Maurice Barlier et d'autres s'appelait Nemrod
Honoré d’Estienne d’Orves naît à Verrières-le-Buisson, fief de sa famille maternelle, les Vilmorin (il était le cousin germain de Louise de Vilmorin). Sa famille paternelle (son père porte le titre de noblesse de comte), de vieille souche provençale est royaliste légitimiste ; c'est une branche de la famille d'Estienne de Saint-Jean. Il descend du général vendéen Charles d'Autichamp, et à la maison le drapeau blanc est, comme chez les Hauteclocque d’ailleurs, de rigueur.
Il entre, en 1910, au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, puis rejoint Louis-le-Grand en 1919 (il étudie aussi au lycée privé Sainte-Geneviève) pour préparer le concours d'entrée à l'École polytechnique, où il entre en 1921. Parallèlement, il participe au groupement confessionnel catholique des Équipes sociales de Robert Garric. Lycéen proche de l'Action française, il abandonne la politique en entrant à Polytechnique. Sorti de l'École polytechnique en 1923, Honoré d'Estienne d'Orves s'engage dans la Marine nationale, élève officier à l'École navale. Il participe à la campagne d'application à bord du croiseur école Jeanne d'Arc.
En 1929, il épouse Éliane de Lorgeril, descendante de Louis de Lorgeril, maire de Rennes, avec qui il aura cinq enfants.
Lieutenant de vaisseau à partir de 1930, il est affecté en décembre 1939 à bord du croiseur lourd Duquesne, en tant qu'aide de camp de l'amiral Godfroy, commandant la Force X. Cette escadre se trouvant internée à Alexandrie au moment de l'armistice de juin 1940, d'Estienne d'Orves ne se satisfait pas de l'inaction à laquelle il est contraint.


 En juillet 1940, avec plusieurs de ses camarades, il tente de rejoindre le général Legentilhomme, commandant supérieur des troupes de la Côte française des Somalis, qui a annoncé son intention de refuser l'armistice. La colonie s'étant finalement ralliée au gouvernement de Vichy en évinçant le général Legentilhomme, d'Estienne d'Orves décide, en août 1940, de rejoindre l'Angleterre.
Il parvient à Londres à la fin de septembre après un long périple autour de l'Afrique, il prend le nom de « Chateauvieux » et se présente au quartier-général du général de Gaulle. Il est affecté au 2e bureau des Forces navales françaises libres
Le 21 décembre 1940, il est envoyé en mission en France : il traverse la Manche à bord d'un petit chalutier, accompagné du quartier-maître radiotélégraphiste « Georges Marty » (un alsacien dont le vrai nom est Alfred Gaessler). Ils débarquent à Plogoff. Installé à Nantes dans le quartier de Chantenay, il organise un réseau de renseignement en France, le réseau Nemrod. Il établit la première liaison radio entre la France occupée et Londres. Du 6 au 19 janvier 1941, il est à Paris, où il séjourne entre autres chez Max André, une connaissance d'avant-guerre, qui accepte, à sa demande, de monter un réseau de renseignement dans la capitale.
À son retour à Nantes, il est trahi par Alfred Gaessler7 qui est en réalité un agent du contre-espionnage allemand8. Il est arrêté le 22 janvier 1941, ainsi que les époux Clément, chez qui il se trouvait, et, par la suite, les vingt-trois autres membres du réseau. Les accusés sont transférés à Berlin puis à Paris où, le 23 mai, la cour martiale allemande condamne à mort d'Estienne d'Orves ainsi que huit de ses camarades qui sont transférés à Fresnes. Cependant les condamnés ne sont pas immédiatement exécutés. Ce sursis peut s'expliquer par la volonté du général von Stülpnagel, commandant des forces d'occupation en France, de garder des otages pour une occasion spectaculaire. Il est aussi possible qu'il ait été tenu compte de la forte émotion provoquée par la condamnation d'un officier de marine, au point de susciter l'intervention du gouvernement de Vichy auprès des autorités allemandes. L'amiral Darlan, vice-président du Conseil, intervient, le 25 mai 1941, dans le cadre de ses tractations avec les Allemands concernant les Protocoles de Paris, pour demander la grâce de d'Estienne d'Orves à l'amiral Canaris, en proposant en échange la fourniture de renseignements provenant du centre d'écoutes secret des Oudaïas (Rabat), afin que les Allemands soient informés sur les mouvements de la Marine britannique et le 27 mai des militaires français, proches de la Résistance, sont arrêtés, dont André Beaufre, semble-t-il (selon Loustaunau-Lacau9) sur instructions de Darlan

Le 22 juin 1941, c'est l'entrée en guerre de l'URSS et le 21 août 1941, le résistant communiste Pierre Georges, le futur colonel Fabien, abat l'aspirant d'intendance de la Kriegsmarine Alfons Moser au métro Barbès. Le lendemain, les Allemands promulguent une ordonnance transformant les prisonniers français en otages et le général von Stülpnagel profite de l'occasion pour faire un exemple.
En représailles, cent otages sont exécutés dont d’Estienne d’Orves le 29 août 1941 au Mont-Valérien, en compagnie de Maurice Barlier, sous-lieutenant FFL et de Jan Doornik, officier hollandais.
D’Estienne d’Orves a laissé un journal où il exalte sa foi patriotique et sa ferveur religieuse, ainsi que des lettres émouvantes à sa famille.
Ses enfants sont recueillis par des camarades de l'X, dont Jean Freysselinard, gendre du président Albert Lebrun, installé à Vizille (Isère)

 

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MessagePosté le: Sam 22 Avr - 06:47 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

Michel Serrault est un acteur français né le 24 janvier 1928 à Brunoy (Essonne) et mort le 29 juillet 2007 à Vasouy (Calvados).
Un des acteurs les plus populaires de sa génération, Serrault a tourné au total dans 135 longs métrages, endossant des rôles très différents et originaux : du boulevard (La Cage aux folles) et de la comédie absurde ou délirante (Buffet froid, Le Miraculé, Rien ne va plus) à un registre plus sombre (Garde à vue, Les Fantômes du chapelier, Mortelle Randonnée, Docteur Petiot) en passant par une palette d'interprétations dramatiques nuancées (Nelly et Monsieur Arnaud, Le Monde de Marty). Il est le seul comédien à avoir obtenu le César du meilleur acteur à trois reprises.
Il est le fils de Robert Serrault, représentant en cartes postales le jour et contrôleur de théâtre la nuit, et d'Adeline Foulon. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, sa mère l'envoie à Argentat en Corrèze, avec ses deux frères Raoul et Guy, et sa sœur Denise. Issu d'une « famille très simple de tradition chrétienne », il devient enfant de chœur dans l'église de ce village. Il y découvre la théâtralité de la cérémonie religieuse et côtoie la mort lors du sacrement de l'extrême onction et des funérailles religieuses.


Portant en lui le germe d'une foi naissante, il annonce à sa mère en octobre 1941 vouloir devenir prêtre. En octobre 1942, il entre au petit séminaire de Conflans à Charenton-le-Pont. Dès cette époque, il proclame avoir deux passions, « faire rire et m'occuper de Dieu» et dira plus tard qu'il n'aurait pas aimé le vœu de chasteté. Après deux ans de séminaire marqué par l'austérité, le père Modeste Van Hamme, son directeur spirituel, l'oriente alors vers son métier de comédien, considérant qu'il servirait mieux le Seigneur dans ce domaine. Michel Serrault restera un fervent catholique.
Il s’inscrit au printemps 1944 dans le centre d’art dramatique de la Rue Blanche et suit les cours gratuits de Jean Le Goff, comme José Artur. Parallèlement, il suit des cours payants au conservatoire Maubel où il rencontre une autre élève, Juanita Saint-Peyron, qu'il épousera le 27 janvier 1958. Refusé au Conservatoire en 1946, il décroche ses premiers contrats de comédien de théâtre, part en tournée en Allemagne, monte un spectacle de clown avant de faire son service militaire à Dijon en 1948. À son retour, il intègre la troupe des Branquignols de Robert Dhéry, est initié au théâtre d'avant-garde par Jean-Marie Serreau, étudie l'art du mimodrame avec Étienne Decroux et fait de la figuration à la Comédie-Française. Dans les années 1950 et 1960, il fait les belles heures des cabarets parisiens en duo avec Jean Poiret, qu'il rencontre en 1952 à une audition des matinées classiques du Théâtre Sarah-Bernhardt. Ils se font connaître en interprétant ensemble le sketch « Jerry Scott, vedette internationale » dont la première représentation a lieu au cabaret Tabou le 11 janvier 1953. Il débute au cinéma avec les Branquignols par un petit rôle dans Ah ! les belles bacchantes(1954), puis dans Les Diaboliques (1955) d’Henri-Georges Clouzot. Il participera à leurs nombreux autres films.
Il se lance dans une longue aventure dans le film comique : Assassins et Voleurs (1957) de Sacha Guitry, avec Jean Poiret, Le Viager (1972) de Pierre Tchernia, qui le fera jouer dans plusieurs autres films, où il a pour partenaire Michel Galabru, avec lequel il participera à un grand nombre de films comme Les Gaspards, Room service. Il tourne aussi avec Louis de Funès, alors encore peu connu : Nous irons à Deauville, Des pissenlits par la racine, Carambolages, ou encore avec Jean Lefebvre et Bernard Blier : Quand passent les faisans (1965), Le Fou du labo 4 (1967), C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule (1974).

Figure du théâtre de boulevard, avec ses rôles dans des pièces télévisées d'Au théâtre ce soir, il triomphe en 1973 dans le rôle de l'excentrique travesti « Zaza Napoli » de La Cage aux folles, qu’il rejouera plus tard avec un succès international dans ses adaptations au cinéma et dont le premier opus lui vaut le César du meilleur acteur en 1979.
Puis arrive L'Ibis rouge (1975) de Jean-Pierre Mocky avec Michel Simon. C'est un grand ami du cinéaste avec lequel il tourne un grand nombre de films dont le plus gros succès reste Le Miraculé (1987) où il joue pour la dernière fois avec son vieil ami Jean Poiret et donne la réplique à Jeanne Moreau qu'il retrouve pour un autre face à face truculent dans La Vieille qui marchait dans la mer (d'après Frédéric Dard) de Laurent Heynemann en 1991. Il reviendra à la comédie incisive avec Rien ne va plus (1997) de Claude Chabrol où il forme avec Isabelle Huppert un couple d'arnaqueurs à la petite semaine pris dans les mailles du filet d'un parrain des Antilles interprété par Jean-François Balmer. Serrault a également servi le comique grinçant, absurde et ubuesque de Bertrand Blier en l'espace de trois collaborations: Préparez vos mouchoirs (1978), Buffet froid (1979) et Les Acteurs (2000) : dans ce dernier, comme presque tout le reste de la prestigieuse distribution, il interprète son propre rôle.
L’adaptation de la pièce La Cage aux folles au cinéma étant un succès international14, il est un des rares acteurs français à pouvoir se permettre de tourner à la fois dans de grosses productions mais aussi des films d’art et essai, souvent moins grand public.
Le 30 août 1977, il perd sa fille Caroline (alors âgée de 19 ans) dans un accident de la route à Neuilly-sur-Seine. L'acteur, Nita et leur fille cadette ne surmonteront jamais vraiment cette tragédie.
Ce drame familial est parallèle à un changement de cap artistique : c'est désormais dans des rôles dramatiques que l'acteur va exceller, soulevant parfois au passage de vives polémiques comme en 1997 lors de la présentation à Cannes d'Assassin(s) de Mathieu Kassovitz. Après l'obtention d'un deuxième César pour Garde à vue (1981) de Claude Miller, où il campe un notaire cynique et équivoque, soupçonné d'être l'auteur d'un double viol et homicide sur mineures, son dialoguiste Michel Audiard déclare à son sujet : « il est le plus grand acteur du monde ». Ce huis-clos policier où il se confronte à Lino Ventura marque sans conteste un grand tournant dans sa carrière puisque s'ouvre devant lui la porte d'interprétations plus ténébreuses : il apparaît en 1982 aux côtés de Charles Aznavour en petit commerçant provincial voué aux meurtres de vieilles dames dans Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol (adapté de Georges Simenon) ou devient, dans Mortelle Randonnée (1983) de Claude Miller, un père croyant reconnaître sa fille disparue en la personne d'une jeune meurtrière interprétée par Isabelle Adjani et qu'il suit avant d'effacer les traces laissées sur les scènes de crime.

Il affronte ensuite, paralysé et aphone, sa bru adultère campée par Nathalie Baye dans En toute innocence (1988) d'Alain Jessua et endosse, pour Christian de Chalonge, les oripeaux du médecin, tueur en série, Marcel Petiot dans Docteur Petiot (1990). C'était par ailleurs ce réalisateur qui avait révélé ses capacités à endosser des rôles ambigus avec L'Argent des autres en 1978 où il était un inquiétant banquier. En 1995, Nelly et Monsieur Arnaud, le film testament de Claude Sautet, est une autre étape décisive pour Serrault puisqu'il y fait preuve d'une nuance dramatique qu'il avait peu manifestée auparavant. Il y interprète un magistrat retraité, désenchanté, solitaire et mélancolique, sollicitant les services d'une jeune femme délaissée (jouée par Emmanuelle Béart) pour rédiger ses mémoires. Sa prestation est unanimement reconnue comme sa composition la plus aboutie. Elle lui permet de remporter un ultime César en 1996. En 1999 dans Le Monde de Marty de Denis Bardiau, il tient le rôle d'un vieillard muet et paralysé, atteint de la maladie d'Alzheimer mais dont la voix commente en off les récits de son amitié naissante avec un jeune garçon souffrant de leucémie. À la fin de sa vie, l'acteur jouait plutôt des rôles de « pépé » campagnard à la française, bougon, un peu rustre, mais avec un grand cœur, comme dans Les Enfants du marais (1999) de Jean Becker, avec Jacques Villeret et Jacques Gamblin, Une hirondelle a fait le printemps (2001) de Christian Carion, Le Papillon (2002) de Philippe Muyl, Albert est méchant (2003) ou Les Enfants du pays de Pierre Javaux.

Peu de temps avant sa mort, on a pu le voir aux obsèques de Jean-Claude Brialy, à Paris. Il mettait également la dernière main à un ouvrage dans lequel il souhaitait raconter ses souvenirs, en se retournant sur sa carrière exceptionnelle. Cet ouvrage, qui s'intitule À bientôt, est paru le 12 novembre 2007 chez Oh ! Éditions. Il envisageait aussi de porter à l'écran la vie de monsieur Pouget, prêtre de Paris que nombre de personnes illustres consultaient pour sa vaste science et ses conseils. Michel Serrault rêvait d'interpréter un jour la vie de ce prêtre qu'il admirait beaucoup.
« Homme au physique de monsieur-tout-le-monde et au caractère fougueux, cabotin, provocateur, franc et chaleureux », il a joué dans 135 longs métrages.
Il est mort chez lui, dans sa propriété du Val la Reine à Équemauville, le 29 juillet 2007 (un jour avant Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni), à l’âge de 79 ans, des suites d’un cancer alors qu'il souffrait depuis plusieurs années d'une maladie rare, la polychondrite chronique atrophiante, d'où la déformation de son nez. Le 2 août 2007, de nombreux amis du monde du cinéma et quelques représentants officiels ont assisté à ses obsèques en l'église Sainte-Catherine de Honfleur20 (près de sa résidence secondaire). Il est inhumé au cimetière y attenant, avant que sa dépouille soit transférée en 2009 au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (lieu de sa résidence principale) auprès de son épouse et de sa fille
Michel Serrault avait rencontré Juanita Saint-Peyron au conservatoire Maubel à Paris alors qu'il prenait des cours de comédie. Il l'épouse le 27 janvier 1958, avec pour témoins Jean Poiret et Françoise Dorin. Ils ont deux filles : Caroline, qui trouvera la mort dans un accident de voiture en 1977 à l'âge de 19 ans, et Nathalie. Juanita Saint-Peyron, dite Nita, décédée le 15 novembre 2008, aura été jusqu'à la fin l'amour de sa vie.

  

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MessagePosté le: Dim 23 Avr - 10:58 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

Louis IX, né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Tunis, dit « le Prudhomme», communément appelé Saint Louis, est un roi de France capétien du xiiie siècle, qui régna pendant plus de 43 ans de 1226 jusqu'à sa mort. Considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l'Église catholique en 1297. Quarante-quatrième roi de France, et neuvième issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le cinquième enfant et deuxième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion » et de la reine Blanche de Castille, de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance. Aîné des membres survivants de sa fratrie, il hérite de la couronne à la mort de son père, alors qu'il n'est âgé que de douze ans. Il est alors sacré le 29 novembre 1226 en la cathédrale de Reims, mais c'est la reine mère qui, conformément au testament de Louis VIII, exerce la régence du royaume jusqu'à la majorité du nouveau monarque.
Devenu adulte, Louis IX met fin au conflit entre Capétiens et Plantagenêt et se soucie de l'extension du domaine royal, auquel il rattache notamment les baillies d'Aix-en-Provence, Beaucaire et Carcassonne ainsi que les comtés de Blois, Chartres, Chateaudun et Sancerre, tout en consolidant sa souveraineté sur la Normandie, l'Anjou, la Touraine, le Maine et le Poitou. Il mène un règne inspiré des valeurs du christianisme qui contribue à fonder l'idée que les pouvoirs spirituel et politique peuvent être incarnés par un seul homme. Il atténue les excès de la féodalité au profit de la notion de bien commun et développe la justice royale où le souverain apparaît comme « le justicier suprême ». De cette manière, il fait progressivement passer la France d'une monarchie féodale à une monarchie moderne, ne reposant plus seulement sur les rapports personnels du roi avec ses vassaux, mais sur ceux du roi en tant que chef de l'État avec ses « sujets ».
Louis IX est effectivement un roi réformateur qui veut léguer un royaume dont les sujets seront soumis à un pouvoir juste : il renouvelle la « Quarantaine-le-roi », introduit dans le pays des baillis et des prévôts, ordonne la présomption d'innocence, atténue l'usage de la torture, interdit l'ordalie et la vendetta et institue la supplicatio, consistant à pouvoir faire appel au roi pour l'amendement d'un jugement. Sa réputation dépassant les frontières du royaume, son arbitrage est parallèlement sollicité par les différentes monarchies d'Europe. Il établit également dans le royaume une monnaie unique et se fait l'instigateur des institutions qui deviendront le Parlement et la Cour des comptes. Très pieux, il fait d'autre part construire plusieurs églises, abbayes et hospices, vient en aide aux plus faibles, travaille à la conversion des princes mongols, soutient la fondation du collège de Sorbonne et se procure des reliques de la Passion pour lesquelles il fait construire la Sainte-Chapelle en 1242.
Conformément à son vœu prononcé à la suite d'une grave maladie, puis confirmé à la suite d'une guérison considérée comme miraculeuse, Saint Louis part se battre avec ses frères Robert d'Artois, Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou, tout d'abord en Égypte lors de la septième croisade. À son retour, alors qu'il est persuadé que son échec est dû à l'état d'immoralité du royaume, il travaille à renforcer son autorité et à rétablir la moralité chrétienne. Il décide ainsi de punir le blasphème, les jeux d'argent, les prêts à intérêts et la prostitution ; il tente également de convertir de gré ou de force les juifs de France. À cette fin, il finit par leur imposer diverses mesures, dont le brûlement du Talmud et, vers la fin de son règne, le port de la rouelle, tout en les protégeant lorsqu'ils sont injustement attaqués. Enfin, en 1270, il repart en Tunisie pour la huitième croisade, au cours de laquelle il meurt, probablement de la dysenterie.
Il est canonisé le 11 août 1297 sous le nom de saint Louis de France par le pape Boniface VIII. Sa fête liturgique est fixée au jour anniversaire de sa mort, c'est-à-dire le 25 août. Aujourd'hui considéré comme un monarque ayant offert à la France un renouveau économique, intellectuel et artistique, il est considéré comme l'un des trois grands Capétiens directs avec son grand-père Philippe Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel.


Né le 25 avril 1214 sous le règne de son grand-père Philippe Auguste, au château de Poissy, le futur Louis IX est le cinquième enfant et deuxième fils connu du futur roi Louis VIII, dit « le Lion », et de la princesse Blanche de Castillec. Il ne devient en effet l'héritier qu'à l'âge de quatre ans, après la mort précoce de son frère aîné : Philippe. Immédiatement après sa naissance, il est baptisé en la collégiale Notre-Dame de Poissy ; ce lieu demeurera cher au roi, qui aimera signer ses lettres du nom de « Louis de Poissy », ou encore, « Louis, seigneur de Poissy », considérant que sa vraie naissance demeure son baptême.
Ses parents, et plus particulièrement la princesse Blanche de Castille, lui font donner une éducation très poussée afin qu'il soit religieusement et moralement formé à la fonction royale et préparé à protéger l'Église. Le petit prince vit également auprès de son grand-père vieillissant, le roi Philippe Auguste, qui exerce sur lui une grande influence. Philippe est le premier roi de France à connaître son petit-fils, ce qui accentue la force dynastique de l'enfant
 Louis est âgé de neuf ans lorsque son grand-père Philippe Auguste meurt, le 14 juillet 1223. C'est alors son père, Louis « le Lion » qui devient roi mais pour une courte durée puisqu'il meurt trois ans plus tard, le 8 novembre 1226. Le 3 novembre, soit quelques jours avant sa mort, Louis VIII fait venir dans sa chambre les barons, prélats et personnages importants de l'armée pour leur faire promettre que, dès qu'il serait mort, ils prêteraient hommage et foi à son fils, et qu'ils le couronneraient roi au plus vitee. Selon le chroniqueur Philippe Mouskes, Louis VIII missionne également ses plus proches conseillers, Barthélemy de Roye, Jean de Nesle et le frère Guérin, pour veiller sur ses enfants.
Louis est âgé de douze ans à la mort de son père, l'angoisse et l'inquiétude d'être gouverné par un enfant envahissent alors le royaume. Cependant, bien qu'enfant, le nouveau roi fait preuve d'une grande maturité et, alors qu'aucun texte ni aucune tradition ne prévoit qui doit gouverner sous le règne d'un roi trop jeune, la tutelle passe entre les mains de la reine mère, Blanche de Castille, dès les premiers jours qui suivent la mort de son époux. Cette situation est légalisée par un acte inédit, dans lequel l'archevêque de Sens et les évêques de Chartres et de Beauvais affirment que Louis VIII, sur son lit de mort, avait fait savoir qu'il décidait de placer son fils héritier, le royaume et ses autres enfants sous le « bail et la tutelle » de sa femme jusqu'à ce que Louis atteigne sa majorité

Louis IX est sacré roi le 29 novembre 1226 en la cathédrale Notre-Dame de Reims par l'évêque de Soissons, Jacques de Bazoches. Son sacre est marqué par trois aspects. D'abord, la rapidité de l'événement, afin que Louis IX soit rapidement « complètement » roi et que personne ne puisse faire pression sur lui ou son entourage. Ensuite, il est vite adoubé, lors d'une étape à Soissons sur le chemin menant à Reims, car le roi de France doit nécessairement être chevalier. Enfin, le troisième aspect sur lequel insistent les chroniqueurs est l'absence des grandes personnalités du royaume, tant ecclésiastiques que laïcs. Les chroniqueurs ont souvent donné des motifs politiques à ces absences mais, selon Jacques Le Goff, même s'il est vrai que certains boudent le sacre pour des raisons politiques, la plupart n'ont simplement pas eu le temps de préparer leur voyage en raison de la précipitation de la cérémonie. De plus, le sacre d'un enfant n'est pas particulièrement attrayant pour les prélats et les grands seigneurs.
Blanche de Castille exerce le pouvoir avec le titre de « baillistre » et reste peu de temps entourée des conseillers expérimentés — mais vieillissants — des deux règnes précédents : le frère Guérin, chancelier de France, rend les sceaux et meurt en 1227 ; Barthélemy de Roye, Grand chambrier de France, s'efface peu à peu et meurt en 1237 et Jean de Nesle n'apparaît plus que par intermittences. Le principal soutien de la reine reste alors Gauthier Cornut, évêque de Sens
En 1226, Blanche de Castille et ses conseillers s'occupent du cas de quelques seigneurs mécontents. Pour concilier Philippe Hurepel, demi-frère de Louis VIII, son royal neveu lui donne les châteaux de Mortain et Lillebonne ainsi que l'hommage du comté de Saint-Pol et une rente viagère de six mille livres tournois. À la demande de plusieurs seigneurs, à l'Épiphanie, le 6 janvier 1227, Blanche, son fils et leurs conseillers décident également de libérer, en échange d'une rançon et de sa fidélité, Ferrand de Flandre qui avait trahi Philippe Auguste lors de la bataille de Bouvines. Louis IX fait ensuite un effort en direction des grands seigneurs trop remuants : il promet de marier son frère Jean à la fille de Pierre Mauclerc, qui lui offre en gage Angers, Le Mans, Baugé et Beaufort-en-Vallée et promet de marier son frère Alphonse à une fille de Hugues X de Lusignan ainsi que sa sœur Isabelle à l'un de ses fils. L'effort le plus important est fait envers le roi d'Angleterre Henri III et, en avril 1227, une trêve est conclue entre le roi de France et Richard de Cornouailles, frère du roi d'Angleterre. Le mois suivant, c'est Henri III en personne qui demande à Louis une trêve officielle. Celle-ci prend effet en juin.
Ainsi, au début de l'été 1227, le jeune roi est à la tête d'un royaume pacifié. Cependant, les barons ne supportent plus d'être conduits par un enfant et une femme étrangère. De nombreux seigneurs se rassemblent à Corbeil et prévoient d'enlever le roi afin de le séparer de sa mère et de ses conseillers pour gouverner en son nom et s'approprier le pouvoir, les terres et les richesses. À la tête de cette révolte se trouvent alors Philippe Hurepel, comte de Boulogne et oncle du roi, qui a accepté de devenir l'un de leurs chefs, mais sans conviction, et Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, le plus puissant des vassaux du roi de France. Le jeune roi et la reine mère, qui reviennent de Vendôme, où ils sont allés négocier avec les barons de l'ouest, rentrent à Paris par Orléans mais toute leur suite est bloquée à Montlhéry par les barons rassemblés. Bientôt, les Parisiens, auxquels Blanche et ses conseillers avaient envoyé des messages requérant leur fidélité et leur soutien, prennent les armes, volent au secours du roi et le ramènent en triomphe. Contre cette première révolte, le roi est également soutenu par le comte Ferrand de Flandre, libéré et resté fidèle, et Thibaud IV de Champagne, avec lequel il est réconcilié.
En 1228, la coalition des barons se reforme. Cette fois, la révolte, soutenue par Philippe Hurepel, est dirigée par Enguerrand III de Coucy. Les coalisés ne s'en prennent plus directement au roi et à sa tutrice mais à Thibaud IV de Champagne, leur plus puissant soutien. Cette campagne commence par la propagation de rumeurs injurieuses à l'égard de Blanche : les barons l'accusent de vider les caisses du royaume et d'être la maîtresse de son conseiller Romain Frangipani ou encore de Thibaut de Champagne. Heureusement pour le roi, les barons sont instables et impressionnés par la royauté, même représentée par un adolescent. Certains d'entre eux passent donc de la rébellion à une obéissance totale. Mais il faut tout de même recourir aux opérations militaires et, en 1230, le jeune roi, âgé de moins de seize ans, prend la tête de l'ost royal. Il part en campagne dans l'ouest, contre Pierre Mauclerc, qui vient de prêter hommage au roi d'Angleterre en octobre 1229, et ses complices, puis en Champagne pour y protéger Thibaud. La campagne de janvier se termine avec la prise de Bellême et la reprise d'Angers, Baugé et Beaufort. Sur les conseils de Romain Frangipani. L'armée royale ravage également les champs, les récoltes et les possessions de Raymond VII de Toulouse, celui-ci étant ainsi forcé de faire la paix avec le gouvernement du royaume.
En mai, Henri III, appelé à l'aide par Pierre Mauclerc, débarque à Saint-Malo mais n'ose pas engager les hostilités et s'enferme dans Nantes, sans combattre. Louis prend la tête d'une nouvelle armée et, grâce à l'aide de Hugues X de Lusignan, prend Clisson, assiège Ancenis et rase le château de La Haye-Pesnel, appartenant au rebelle Fouques Pesnel. Au printemps 1231, il entreprend une nouvelle campagne dans l'ouest et impose à Pierre Mauclerc une trêve de trois ans à Saint-Aubin-du-Cormier. Entre-temps, Louis IX se tient en Champagne et les barons révoltés contre Thibaud n'osent pas attaquer le roi ; ils abandonnent ainsi les hostilités.
Victorieux, Louis apparaît comme un roi guerrier : les anciens coalisés, à l'exception de Pierre Mauclerc qui ne se soumettra qu'en novembre 1234, lui obéissent désormais

Louis IX est probablement reconnu majeur en 1234, à vingt ans, voire en 1235, à vingt et un ans
Guillaume de Nangis fait du mariage la conséquence d'un désir du roi mais, selon Jacques Le Goff et Gérard Sivéry, le jeune roi n'a fait que se conformer à l'usage et à l'avis de sa mère et de ses conseillers.
Marguerite, aînée des quatre filles de Raimond-Bérenger IV de Provence, est à peine nubile car elle n'a que treize ans. Jean de Nesle et Gauthier Cornut sont alors nommés principaux négociateurs du contrat de mariage et, selon le chroniqueur Philippe Mouskes, Maurice de Sully, archevêque de Bourges, se serait également chargé des premières démarches. En 1233, le roi Louis IX ordonne au chevalier Gilles de Flagy, en mission à Toulouse, de passer par la cour comtale de Provence, probablement afin, selon Gérard Sivéry, de se renseigner sur la jeune princesse dont les rumeurs louent la perfection. Louis et Marguerite sont de lointains parents, mais, le 2 janvier 1234, le pape Grégoire IX les relève de l'empêchement de mariage pour consanguinité.
Le 30 avril 1234, à Sisteron, le comte et la comtesse de Provence reconnaissent devoir une dot de 8 000 marcs d'argent, à payer avant le 1er novembre 1239, et donnent en gages le château de Tarascon et ses revenus au roi de France. La réponse se fait peu attendre ; Jean de Nesle et Gauthier Cornut, chargés d'aller chercher la fiancée en Provence et de l'accompagner jusqu'au lieu du mariage, font rédiger par écrit la promesse de mariage du roi qui s'engage à épouser Marguerite avant l'Ascension, célébrée cette année le 1er juin. Le 17 mai 1234, Raimond Bérenger complète la dot de 2 000 marcs supplémentaires en désignant Raimond Audibert, archevêque d'Aix, garant envers son futur gendre ; le comte cède alors les revenus du château d'Aix ainsi que la baillie d'Aix que détenait Guillaume de Cottignac. Mais la somme considérable de 10 000 marcs d'argent dépasse les capacités financières du comte qui n'en paiera en fait que le cinquième
Le 27 mai 1234, le mariage de Louis et Marguerite est célébré en la cathédrale de Sens, par Gauthier le Cornu. Les personnages importants du royaume sont présents et la suite de Louis comprend sa mère, ses frères Robert et Alphonse, son cousin Alphonse de Portugal, de nombreux nobles dont le fidèle Barthélemy de Roye et plusieurs dames qui assurent la suite de Marguerite. La cérémonie se déroule en deux temps. La première phase, une cérémonie extérieure devant l'église, commence par la jonction des mains des fiancés par Guillaume de Savoie, évêque de Valence et oncle de Marguerite, symbolisant leur consentement, puis les anneaux sont échangés et, enfin, elle se termine par la bénédiction et l'encensement des époux. La seconde phase est essentiellement une messe lors de laquelle sont lus et chantés plusieurs textes. Au moment de l'invocation, le roi reçoit un baiser de l'archevêque qu'il va porter à sa jeune épouse, lui promettant ainsi amour et protection. Enfin, vient la bénédiction de la chambre nuptiale, rite soulignant leur devoir de procréer. Le lendemain du mariage, le 28 mai 1234, la jeune Marguerite est couronnée reine.
Selon Guillaume de Saint-Pathus, confesseur et confident de la reine Marguerite de Provence, Saint Louis ne touche pas sa femme pendant la nuit de noces ; il passe ses trois premières nuits de jeune marié à prier, respectant ainsi les trois « nuits de Tobie » recommandées par l'Église

Henri III, grand adversaire de Saint Louis et de la monarchie française, n'a pas renoncé à récupérer les territoires anglais en France, reconquis par Philippe Auguste. Il conteste en effet la légitimité de la confiscation des fiefs de son père Jean sans Terre dans l'ouest de la France. Mais occupé par les barons anglais qui avaient limité son pouvoir en arrachant la Grande Charte à son père et par les barons français coalisés qui lui demandèrent de l'aide pour s'émanciper, Henri III n'a jamais manifesté ses désirs de reconquête.
En France, une nouvelle rébellion commence à prendre vie. Tout d'abord, Hugues X de Lusignan s'insurge en raison d'un accord non respecté : lorsqu'en 1227, la reine Blanche et ses conseillers avaient neutralisé Hugues, un accord avait prévu le mariage d'une fille de ce dernier avec Alphonse de France mais celui-ci était déjà fiancé à Jeanne de Toulouse ; en compensation, il était prévu qu'Isabelle de France épouse le futur Hugues XI de Lusignan mais celui-ci épousa Yolande de Bretagne en 1238, tandis qu'Alphonse se maria effectivement avec sa fiancée, Jeanne. En plus de cela, à sa majorité, en 1241, Alphonse reçoit de son royal frère le comté de Poitiers et l'Auvergne, conformément à la volonté de leur père. Ses nouvelles terres absorbent alors le comté de la Marche et Hugues X doit transférer son hommage de vassal du roi de France à Alphonse de Poitiers, seigneur de rang inférieur. Hugues X prête finalement l'hommage mais la situation déplaît fortement à sa femme, Isabelle d'Angoulême, veuve de Jean sans Terre et mère d'Henri III, qui souhaite conserver son rang de reine.
Le conflit éclate lorsque Louis IX, prétextant la rupture des fiançailles, réclame l'Aunis et Saint-Jean-d'Angély, remis en gage à Hugues X en 1230 à l'occasion de la promesse de mariage entre sa sœur Isabelle et le jeune Hugues. Hugues X, décidé à se battre, détruit symboliquement la maison qu'il possède à Poitiers et, en décembre 1241, s'oppose publiquement au roi lors de l'assemblée solennelle des vassaux du comte de Poitou. Louis tente d'abord vainement de faire revenir le comte sur sa décision puis présente son cas à la cour des pairs de France, qui prononce la confiscation des domaines du rebelle. Immédiatement, il constitue une ligue contre Louis IX, à laquelle la plupart des barons poitevins adhèrent. Dès les débuts de cette coalition, le roi d'Angleterre s'y intéresse mais se voit retenu par ses engagements pris lors des trêves de 1238. Après la destitution de Hugues X, Henri III décide de prendre part à la coalition afin de faire valoir ses droits en France
 La guerre de Saintonge dure environ un an, du 28 avril 1242 au 7 avril 1243. Selon Jacques Le Goff, elle se déroule en trois phases : du 28 avril au 20 juillet 1242, c'est une guerre de siège lors de laquelle Louis ne se bat qu'avec le comte de la Marche et ses alliés ; du 21 juillet au 4 août 1242, l'ost royale bat les Anglais devant Saintes et les repousse jusqu'à Blaye ; et enfin, du 4 août 1242 au 7 avril 1243, la guerre s'oriente contre le comte de Toulouse, puis se termine par une trêve entre Henri d'Angleterre et Saint Louis
Le 28 avril 1242, Louis convoque l'ost royal à Chinon. Le 4 mai, à Poitiers, il lance le début de la campagne : il est à la tête de 1 000 chariots, 4 000 chevaliers et 20 000 écuyers, sergents et arbalétriers. Son armée assiège et prend successivement les châteaux rebelles de Montreuil, Béruges, Fontenay, Prez, Saint-Gelais, Tonnay-Boutonne, Matus, Thoré et Saint-Affaire.
Henri III quitte Portsmouth le 9 mai et débarque à Royan le 13. Le 16 juin, il déclare la guerre à Louis pendant que celui-ci achève la conquête du Poitou. Le 20 juillet, les Français arrivent devant Taillebourg. Le lendemain, les ennemis se retrouvent face à face mais sont séparés par la Charente. Les Anglais tentent de rejoindre les Français par le pont de pierre reliant Taillebourg à Saintes mais sont rapidement repoussés par les troupes de Saint Louis qui les mènent à s'enfuir à toute allure vers Saintes. Le lendemain, 22 juillet, Louis et son armée traversent la Charente et la bataille s'engage devant Saintes. Selon Guillaume de Nangis, la bataille dure très longtemps mais les Anglais ne peuvent endurer les assauts des Français et se mettent à fuir. Les Français les poursuivent et en font prisonniers un grand nombre. Le roi d'Angleterre s'enfuit quant à lui vers Saintes, d'où il s'enfuit à la nuit tombée avec Hugues X et leurs troupes. Enfin, le lendemain matin, 24 juillet, les clés de la ville sont remises à Louis par les citoyens de Saintes.
Henri III se replie à Pons mais, le 25 juillet, Renaud, seigneur de Pons, se soumet à Louis IX qui arrive de Colombières. Le lendemain, Hugues X se soumet à son tourm. Le roi d'Angleterre se réfugie alors à Barbezieux d'où il s'échappe dans la nuit du 26 au 27 juillet. Il rejoint ensuite Blaye, mais doit repartir vers Bordeaux dès le 4 août, devant la progression du roi de France.
Louis IX perd relativement peu d'hommes durant la campagne mais doit affronter une épidémie de dysenterie qui décime son armée. Louis en est également atteint mais rapidement guéri. Bien qu'affaibli, il rentre à Paris en août 1242

De son côté, Raymond VII de Toulouse, qui a pourtant renouvelé son hommage à Louis en 1241, s'allie à la coalition des barons poitevins et du roi d'AngleterreL 44. Il rejoint Henri III à Blaye à la fin juillet, se fait remettre Narbonne le 17 août 1242, par le vicomte Aimery, s'empare d'Albi et proclame le retour des deux villes parmi ses possessions.
Saint Louis, qui vient de remporter la bataille de Taillebourg, envoie deux armées en Languedoc. Le comte de Foix lâche alors aussitôt le comte de Toulouse et Louis le délie de sa vassalité envers celui-ci. Le 20 octobre, Raymond VII est contraint de demander pardon au roi de France, qui le lui accorde en échange de sa renonciation à Narbonne et Albi ainsi que des promesses de combattre l'hérésie et d'accomplir son vœu de croisade.
Entre octobre et novembre 1242, Henri III tente une dernière fois de faire valoir ses droits en organisant le blocus de La Rochelle par la mer. Mais son blocus échoue, de même que la reconstitution de son armée et de ses alliances. En janvier 1243, il envoie une lettre à Frédéric II, empereur du Saint-Empire, à qui il avait fait une demande d'alliance en juin 1242, lui annonçant la fin de ses espérances. Et enfin, le 12 mars 1243, il est contraint de demander à Louis une trêve pour cinq ans.
En 1253 et 1254, Louis IX autorise Henri III à se rendre en France pour visiter l'abbaye de Fontevraud, nécropole de ses ancêtres, celle de Pontigny, où reposent les reliques de saint Edmond, qu'il avait contraint à l'exil, ainsi que la cathédrale de Chartres. À cette occasion, Louis invite Henri III, qui est aussi son beau-frère, à Paris, où ils fêtent ensemble Noël. Une vive amitié naît entre les deux rois au point que, quelque temps après, Louis offre à Henri un éléphant qui lui avait été offert par le sultan d'Égypte. Dès cette année, Henri demande le renouvellement des trêves, que Louis lui accorde volontiers



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MessagePosté le: Lun 24 Avr - 05:52 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

Palaiseau est une commune française située à dix-huit kilomètres au sud-ouest de Paris, sous-préfecture du département de l’Essonne, dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu de l’arrondissement de Palaiseau et du canton de Palaiseau.
Domaine royal au vie siècle puis à nouveau au xviiie siècle sur la route importante de Chartres à Paris, la commune se développa fortement dès le xixe siècle avec l’arrivée du chemin de fer. Palaiseau devint alors un lieu de villégiature, des écrivains tels que George Sand, Alexandre Dumas, Charles Péguy bâtirent leurs villas et petits castels près des gares. Devenue sous-préfecture de Seine-et-Oise en 1962 puis de l’Essonne en 1968, associée au développement de Massy et du plateau de Saclay, elle accueille sur son territoire l’École polytechnique, l'Institut d'optique et l’ENSTA ParisTech, ainsi que des centres de recherche de l’ONERA, Danone, Thales et EDF. Elle fait l'objet d'une importante opération d'aménagement dans le cadre du développement du pôle technologique Paris-Saclay.
Ses habitants sont appelés les Palaisiens


Le territoire de la commune est séparé d’Orsay et Villebon-sur-Yvette par la rivière l’Yvette qui marque ainsi toute la frontière est et sud de la commune. Un lac naturel fait office de bassin de retenue dans le quartier de Lozère, à proximité d’Orsay. Un ruisseau souterrain suit le trajet de l’autoroute A 10 pour se jeter dans la rivière. Un grand lac artificiel a été aménagé dans le parc de l’École polytechnique. Sur le plateau, des rigoles canalisent le ruisseau de Corbeville depuis Orsay jusqu’à l’étang de Saclay en passant par la forêt domaniale : rigole de l’État, rigole des Granges et rigole Domaniale.
Le relief de Palaiseau se développe entre quarante-sept mètres sur la rive de l’Yvette et cent cinquante-neuf mètres sur le plateau de Saclay. Sur le versant sud, sept cents mètres linéaires séparent le lit de la rivière et le plateau, le dénivelé est donc relativement important. Sur le versant est, la pente est plus douce vers le lit de la Bièvre à Igny. À proximité de la gare de Lozère, un escalier, appelé « Sentier de la Gloire » par les étudiants, mène au plateau et à l’École polytechnique par la Troche sur un dénivelé de cinquante mètres. La commune est située sur un terrain mêlant argile dans le fond de la vallée, sable et meulière sur les hauteurs

Palaciola, Palaceolo sur une pièce de monnaie mérovingiene, Palatiolum au ixe siècle, Palesolium, Palleisel en 1205, Paleisol et Palesel au xiiie siècle.
Le nom de la commune serait issu du mot latin Palatiolum, au ixe siècle, signifiant « petit palais », en référence au petit château royal que possédait Childebert Ier.
Le nom de la commune était parfois orthographié Palaizeau.
L’histoire de Palaiseau débute avec la construction pour Childebert Ier d’un petit château, dénommé palatiolum en latin, qui donna son nom au lieu. Plus tard, la reine Bathilde, épouse du roi Clovis II s’y installa avec son fils, Clotaire. Elle fut à l’origine d’une abbaye à proximité du château, avec le moine saint Wandrille venu de Rouen pour une affaire concernant l’abbaye des Fontanelles.
L’existence du site est attestée à partir du 25 juillet 754, date à laquelle Pépin le Bref fit don du domaine de Palaiseau et de ses dépendances à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés lors, dit on, de l’exhumation des restes de saint Germain en présence du pape. Le cercueil semblait trop lourd pour être transféré lorsqu’un spectateur aurait prétendu que c’était à cause du conflit entre le domaine royal et l’abbaye au sujet de Palaiseau que le corps du saint était bloqué. Pépin ayant effectué la donation, le corps de saint Germain aurait immédiatement pu être déplacé. Cette terre s’étendait alors sur les communes actuelles de Palaiseau, Orsay, Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Saclay, Vauhallan et Villebon-sur-Yvette. Des impôts importants devaient alors être versés à l’abbaye.
En 950, le domaine fut cédé à Guérin dit « le Vieux », premier seigneur laïc, vassal du roi de France. Mais vers l’an mil, et jusqu’au règne de Philippe-Auguste, le domaine était éclaté entre près de dix seigneurs. Hugues le Grand, abbé de Saint Germain des Prés vendit Palaiseau. En 1099, l’un d’eux, le chevalier Gontran de L'Ozerre (déformé plus tard en Lozère) se signala lors de la prise de Jérusalem en égorgeant plus de cent musulmans. De retour, il céda son fief du lieu-dit Fourcherolle à l’abbé Bertrand.
En 1262, le seigneur de Palaiseau décéda, saint Louis donna sa fille Jeanne en mariage à un Le Brun, qui devint seigneur de Palaiseau. Cette famille resta sur le domaine jusqu’au xve siècle, date à laquelle Jacques Le Brun décéda sans descendance. La seigneurie fut alors transmise à sa sœur, une autre Jeanne, épouse du chevalier Guillaume II de Harville. Ce dernier fut tué en 1415 à la bataille d'Azincourt. Son fils étant trop jeune, le domaine sans chef tomba en 1417 devant les assauts de Jean sans Peur, comme les châteaux de Montlhéry, Marcoussis et Dourdan. La cité fut alors confiée par Henri V à la garnison de Montlhéry. En 1430, Thomas Burcho, écuyer anglais, fut fait seigneur de Palaiseau. En 1436, Guillaume III de Harville récupéra le fief de Palaiseau. La famille resta implantée jusqu’au xviiie siècle.
Au xviie siècle, Louis XIII érigea le domaine en marquisat pour récompenser Anne-Antoine de Harville, qui fut gouverneur de Calais de 1622 à 1627. En 1652, la ville fut frappée par la peste. En 1701, François de Harville décéda et le domaine revint à son gendre, Nicolas-Simon Arnauld de Pomponne, fils du diplomate et ministre Simon Arnauld de Pomponne. En 1714, le prêtre Joseph Lambert ouvrit la première institution d’instruction gratuite pour garçons à Palaiseau. Le 1er août 1758, la seigneurie et « chastellenie » fut vendue au roi Louis XV et en 1760, Mademoiselle de Sens échangea avec le roi la seigneurie de Palaiseau contre celle du Charollais, mais elle décéda en 1765. La seigneurie revint donc à son demi-frère, le prince Louis-Joseph de Condé. Il posséda Palaiseau, son château et son domaine jusqu’à la Révolution. C’est lui qui engagea le père de Joseph Bara comme garde-chasse.
La Révolution fit son office, le 24 janvier 1790 : l’assemblée locale fut élue, le prince Louis-Joseph de Condé fut le dernier seigneur de Palaiseau. Le 14 novembre 1790 a lieu la deuxième élection de l’assemblée locale. Première grande décision de cette assemblée, en 1805, la constitution d’un corps de sapeurs-pompiers. En 1815, Palaiseau devint célèbre avec une représentation au théâtre de la Porte-Saint-Martin de la pièce La Pie Voleuse ou la Servante de Palaiseau écrite par Laigniez et D’Aubigny. En 1833, la ville fit l’acquisition d’une pompe à bras. En 1848, fut décidée l’implantation à Palaiseau d’une brigade de gendarmes à pied. En 1856, la tour de l’église Saint-Martin fut dotée d’une flèche de vingt-six mètres et d’un paratonnerre. Et en 1864, Palaiseau vit l’ouverture d’un bureau de Postes et télégraphes.

 En 1845 débuta la construction de la ligne de Sceaux, inaugurée le 23 juin 1846. Le 29 juillet 1854, elle fut prolongée jusqu’Orsay, et fusionna avec la Compagnie d’Orléans. Palaiseau qui était depuis longtemps un relais de poste sur la route de Chartres à Paris devint accessible rapidement par les Parisiens grâce à ses trois gares : Palaiseau, Palaiseau-Villebon et Lozère. D’abord des écrivains (George Sand, Alexandre Dumas Fils, Charles Péguy, et autres) puis des anonymes construisirent de riches demeures sur les coteaux ou dans la vallée. Une de ces demeures est le château de la Saussaye en face de la gare de Palaiseau. Le Chateau d'Ardenay est une autre de ces demeures.
En 1870, Palaiseau accueillit une usine à gaz d’éclairage qui remplaçait l’éclairage public à huile installé en 1843. Mais le 18 septembre 1870, Palaiseau fut occupée par 35 000 Prussiens, ils ne quittèrent la commune que le 14 mai 1871. Cet épisode décida l’État-major à protéger la capitale par des places fortes. Palaiseau, par sa situation dominante sur la vallée de l’Yvette, fut choisie. Un fort et deux batteries furent construits sur les hauteurs en 1879.
En 1880, la ville devint carrefour de communication. À la ligne de Sceaux s’ajouta la ligne de Grande Ceinture dont la gare de Massy - Palaiseau fut inaugurée le 1er mai 1880. Le 11 septembre 1881, le sculpteur Louis Albert-Lefeuvre offrit à la commune une sculpture représentant le héros « adoptif » de la commune, Joseph Bara. Néanmoins, il participe à la légende en le représentant un sabre à la main, alors que le jeune homme n’était que tambour dans le 8e régiment de hussards.
En 1913, la commune passa à l’éclairage électrique avec une concession accordée à Sud-Lumière. Mais à nouveau la Grande Guerre meurtrit la ville. D’autant plus qu’en février 1917, l’explosion de l’usine de munition Loyer située près de la gare de Massy - Palaiseau déclencha un petit cataclysme dans toute la vallée. En 1922, la ville poursuivit son essor avec l’ouverture des établissements Despreux Frères, qui devinrent plus tard la Société de fabrication d’instruments de mesures. En 1932 ouvrit un hôpital-hospice. En 1937, à la gendarmerie s’ajouta un commissariat de police.
La guerre toucha une nouvelle fois Palaiseau, occupée par les Allemands qui établirent une Kommandantur et stationnèrent deux bataillons de la Wehrmacht et la SS au château de Villebon-sur-Yvette. Elle ne fut libérée que le 24 août 1944 par la division Leclerc. En parallèle se tenaient à Palaiseau les réunions du Comité militaire national (CMN) du mouvement de résistance des Francs-tireurs et partisans.
Depuis, Palaiseau qui a longtemps fait partie de la « banlieue rouge » de Paris a poursuivi son essor pour devenir le pôle principal du Nord-Ouest essonnien. En 1948, elle devint Centre principal de secours contre l’incendie, en 1962 sous-préfecture du département de Seine-et-Oise, puis en 1968 du département de l'Essonne. Le 1er janvier 1968, après le démembrement de la Seine-et-Oise, Palaiseau fut intégrée au nouveau département français de l’Essonne et abandonna son ancien code postal, le 78477. En 1976, l’École polytechnique s’installa sur le territoire de la commune, suivie par l’ENSTA ParisTech. Les quartiers du Pileu, des Garennes furent lotis, des grands ensembles furent construits et des équipements collectifs ajoutés pour répondre aux nouveaux besoins des Palaisiens.


Palaiseau est située à l'extrémité de la vallée de Chevreuse et à proximité de la vallée de la Bièvre. Relativement urbanisée, la commune possède encore de nombreux espaces verts, dont une forêt domaniale de plus ou moins cent-vingt hectares, les bois de Fourcherolle et du Pileu, et de nombreux parcs et squares : la promenade Leconte-de-Lisle, le parc de l’Hôtel-de-Ville, le parc George-Sand, le parc Henri-Poincaré, le parc des Prés, le parc Eugène-Chanlon, le parc Pierre-et-Marie-Curie, le parc Jean-Pierre-Chabrol, le square des Joncherettes, le square des Basses-Garennes, le square du Pileu, le square du Cèdre de Lozère, le square du Cottage, le square de la rue de Paris et le square des Champs-Frétauts. La commune a obtenu sa première fleur au concours des villes et villages fleuris en 2008 et une seconde en 2011. Les berges de l'Yvette et les bois sur les coteaux ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne.
La commune dans le cadre de ses grands projets prévoit l'aménagement des rives de l'Yvette, la création d’une piste cyclable de cinq kilomètres sur le plateau de Saclay, reliée au travaux de site propre de transports en commun et de circulation douce en centre-ville. Le GR 655, ancien sentier de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, passe par la commune en descendant du plateau de Saclay et en suivant les rives de l'Yvette.
Palaiseau a conservé, protégé et mis en valeur un patrimoine architectural riche. La poterne de l’ancien château du xiiie siècle, aujourd’hui l’entrée du lycée saint-Eugène, l’église Saint-Martin au clocher du xiie siècle et à la nef du xve siècle, classée au titre des monuments historiques depuis 1930, l’hôtel de Brière et l’hôtel de Condé du xviie siècle, aujourd’hui musée du Hurepoix et office de tourisme, la maison de François Denis Tronchet, devenue l’hôtel de ville du xviiie siècle, les maisons de la rue de Paris, du iie, xive et xviiie siècles, le tribunal d'instance du xviiie siècle constituent les monuments remarquables.
Le fort de Palaiseau de 1879 et ses annexes, batteries de la Pointe et de l’Yvette, le château d'Ardenay du xixe siècle et son bois dans la résidence du même nom, le château de la Saussaye du xixe siècle, aujourd’hui une crèche parentale, l’hôtel de la Pie Voleuse du xviiie siècle, le boulevard Bara et ses demeures de style beaux-arts et Art nouveau, la maison de George Sand et son parc, la maison de Charles Péguy à Lozère, la statue de Joseph Bara élevée place de la Victoire en 1881, la salle des fêtes de l’avenue de la République, à la charpente métallique, construite en 1930 pour la Foire agricole, la chapelle Sainte-Geneviève construite par Xavier Arsène-Henry mélangent les styles architecturaux des xixe et xxe siècles.
Le syndicat d’initiative propose un circuit de découverte de la ville, intitulé Palaiseau, entre cours et jardins.



  

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MessagePosté le: Lun 24 Avr - 18:17 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

Gif-sur-Yvette est une commune française située à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Gif-sur-Yvette.
Du village celte installé sur le plateau du Moulon au vie siècle av. J.-C. à l’abbaye bénédictine fondée au xiie siècle, Gif fut très tôt un site agricole et spirituel important du Hurepoix. Implantée dans une vallée de Chevreuse verdoyante et reliée dès le milieu du xixe siècle à la capitale par le chemin de fer, la commune devint un lieu de villégiature pour les bourgeois et les artistes, tels Juliette Adam, Fernand Léger ou le duc de Windsor.
La seconde moitié du xxe siècle vit l’évolution rapide de la commune avec l’implantation d’importants centres de recherche et de formation scientifique, au nombre desquels le CNRS ou Supélec, et le lotissement « à l’américaine » du plateau sud avec la création du nouveau quartier de Chevry, multipliant par trois sa population. Celle-ci devrait encore s'accroître dans les années à venir avec la réalisation d'une opération d'aménagement dans le quartier de Moulon, qui prévoit la construction de logements et de grandes écoles dans le cadre du projet de pôle technologique Paris-Saclay.
Ses habitants sont appelés les Giffois


La commune est implantée sur les deux versants de la vallée de l’Yvette qui traverse son territoire d’ouest en est sur une distance de trois kilomètres quatre cents mètres depuis Saint-Rémy-lès-Chevreuse vers Bures-sur-Yvette. Dans le hameau de Courcelle-sur-Yvette, elle est rejointe par un affluent de rive droite, le Vaugondran ou Ruisseau des Fonds, puis enserre une petite île et alimente plusieurs petits étangs du parc de la Maison blanche. À proximité du Clos Rose, un vaste bassin de retenue des crues a été aménagé (bassin de Coupières, 200 000 m³), obligeant la rivière à se séparer en trois bras distincts avant de se regrouper au niveau du Moulin de l’Abbaye. Avant son entrée dans le centre-ville, la rivière est rejointe par son affluent de rive gauche la Mérantaise, les deux cours d’eau coulant ensuite vers un second bassin de rétention à Grignon (bassin de Gif-Bures, 190 000 m³), partagé sur le territoire de la commune voisine de Bures-sur-Yvette. Plusieurs mares sont disséminées sur le territoire, formant des réservoirs naturels. Au nord, sur le plateau de Saclay ont été aménagées des rigoles, dont la rigole de Saint-Aubin qui se jette pour partie dans la Mérantaise et la rigole de Corbeville qui coule à l’extrême nord-est du territoire.
Gif-sur-Yvette a la particularité d’être implantée à la fois dans le talweg de la vallée de l’Yvette pour son centre-ville, sur les versants nord et sud et sur le plateau de Saclay au nord et le plateau de Courtabœuf au sud. Il en résulte une importante variation d’altitude sur le territoire, le point le plus bas étant situé à cinquante-sept mètres en centre-ville au bord de la rivière18 et le point le plus élevé à cent soixante-douze mètres d’altitude dans le hameau de Chevry sur le plateau sud de Courtabœuf. Au sud, la déclivité du vallon est importante, avec une variation d’altitude de trente mètres entre le centre-ville et le quartier de l’Abbaye, distants d’un kilomètre et une variation de soixante-six mètres entre l’Abbaye et le plateau de Belleville, distants de seulement quatre cents mètres. Au nord, elle est relativement plus mesurée, la variation entre le cours de la rivière et l’église, distants de quatre cents mètres atteint vingt mètres d’altitude en sus, puis quatre-vingts mètres en plus sur le plateau de Saclay, dont la borne de référence est distante de près de quatre kilomètres. Caractéristique de l’Île-de-France et du Bassin parisien dans son ensemble, le sous-sol est composé de couches successives de sable de Fontainebleau mêlé à la meulière, puis de marne et gypse, de calcaire et au fond de la vallée érodée, d’argile

Au viie siècle fut entreprise la construction d’une église qui ne fut achevée qu’à la fin du ixe siècle. Au xiie siècle fut mentionnée l’existence de l’abbaye du Val-de-Gif, tenue par des bénédictines qui disposait alors d’un domaine de dix hectares. L’abbaye bénéficia d’une restauration commandée par l’évêque de Paris Maurice de Sully.
Des vestiges d'habitations dans le bourg actuel, datant du ixe siècle et du xie siècle, ont été mises en jour lors de fouilles réalisées en 2011. Durant la guerre de Cent Ans, le territoire et l’abbaye furent dévastés.
Au xviie siècle, l’abbaye proche du jansénisme fut disgraciée et le domaine partagé. Deux familles se succédèrent à la tête de la seigneurie, les Mérault puis les Débonnaire. À cette époque, le bourgeois parisien Gilles de Trapu fit construire le château de Belleville. En 1754, Claude Mérault commanda la construction du château de Button, qu’il ne vit jamais fini puisqu’il en fut achevé qu’en 1771 alors que la famille Débonnaire avait pris possession du domaine.
Lors de la Révolution, l’abbaye fut dissoute et vendue le 29 janvier 1791 à un bourgeois versaillais qui démantela les bâtiments pour en vendre les pierres.
Au xixe siècle, Gif restait un village agricole cultivant en particulier la fraise dans la vallée et les céréales sur les plateaux. Des équipements importants furent ajoutés, des lavoirs, une école, un marché. En 1859, Napoléon III offrit à la paroisse un tableau de Louis Dauberon représentant un Ecce Homo. En 1867, Gif fut reliée à la Ligne de Sceaux et sa Gare de Gif-sur-Yvette fut inaugurée le 26 août 1867. En 1831, le baron Claude François de Méneval, secrétaire de Napoléon Ier fit construire le château de l’Ermitage.
En 1882, l’écrivain et salonnière Juliette Adam s’installa dans l’ancien domaine de l’abbaye et y organisa des fêtes littéraires. Elle participa ainsi à la mode des résidences secondaires, construites par les bourgeois parisiens dans la vallée de Chevreuse.


En 1912, Édouard Noetzlin, directeur de la Banque de Paris et des Pays-Bas, acquit le château de Button. Après la Première Guerre mondiale qui vit la perte de quarante-cinq Giffois, la commune de Gif connut une importante croissance démographique. La ville prit le nom de Gif-sur-Yvette en 1932. Le 24 juillet 1921 fut inauguré le monument aux morts communal. En 1922, le château de Belleville fut transformé en école agricole et ménagère par sa propriétaire Léontine Thome. En 1938, la commune acheta le château de l’Ermitage pour y installer la mairie.
En 1946, le Centre national de la recherche scientifique racheta au fils d’Édouard Noetzlin, le géologue Jacques Noetzlin, la propriété de Button pour y construire des laboratoires de recherche, dont le Phytotron. Des logements de fonction du Commissariat à l'énergie atomique furent construits dans la propriété du Val Fleury, acquise en 1947. En 1952, Fernand Léger acheta l’ancienne guinguette du Gros Tilleul pour y installer son atelier. À la même époque s’installèrent au moulin de la Tuilerie le duc de Windsor et Wallis Simpson.
Dans les années 1960 et 1970 Gif connut un important développement démographique. Au début des années 1960, la municipalité décida la construction d'un vaste ensemble de logements mêlant HLM, « immeubles à loyers normaux » et appartements en accession à la propriété. Elle acquit alors un terrain vierge de 17 ha à l'emplacement du potager de l'ancienne abbaye. Selon Robert Trimbach, maire de 1959 à 2001, il s'agissait de créer « un jardin au sein duquel on habite et on vit », les voitures seraient parquées à l'écart et les immeubles s'ouvriraient sur des espaces verts avec cheminements pour piétons. Les premiers habitants de ce programme de 600 logements s'installèrent en 1967. Des équipements collectifs suivirent : centre social en 1968, école en 1969, bibliothèque en 1970. Un autre projet d'envergure prit naissance en 1969 : la création d'une zone d'habitation majoritairement pavillonnaire « à l'américaine » sur le plateau sud de la vallée, qui allait devenir le quartier de Chevry. La zone envisagée se trouvait sur trois communes : Gometz-la-Ville (52 %), Gif-sur-Yvette (42 %) et Gometz-le-Châtel (5 %). Les trois communes créèrent une zone d'aménagement concerté (ZAC), dont le rattachement entier à Gif-sur-Yvette fut finalement décidé en 1974.
En 1972, l’ancienne demeure de Fernand Léger accueillit les diplomates Henry Kissinger et Lê Đức Thọ pour négocier les Accords de paix de Paris. En 1974 s’installa sur le plateau du Moulon l’École supérieure d'électricité, confirmant encore la vocation de la ville dans les domaines des sciences et de l'enseignement. En 1976, elle compléta l'acquisition du quartier de Chevry en achetant à la commune de Gometz-la-Ville le château de Belleville pour y installer une maison des associations.
En 1985, l’église Saint-Rémi bénéficia d’une campagne de restauration.
En 2003, la commune racheta le château du Val Fleury. Le 29 avril 2007, la ville subit un très fort orage entraînant une crue imprévue des cours d’eau, nécessitant l’évacuation de deux cents personnes. Le quartier du centre-ville, où coule la Mérantaise fut inondé, l’eau y atteignant deux mètres par endroits.


La commune accueille depuis 1975 dans le quartier du Moulon le campus francilien de l’École supérieure d'électricité (Supélec) et une partie de l’université Paris-Sud 11 : l’institut universitaire de technologie (IUT) d'Orsay et l’Polytech Paris-Sud. Le centre national d’études et de formation de la police nationale est également implanté sur le plateau de Moulon.
L’École centrale Paris devrait elle aussi s’implanter sur le plateau du Moulon à l'horizon 2017 et l'École normale supérieure de Cachan en septembre 2018.
Le patrimoine architectural de Gif-sur-Yvette est constitué de divers bâtiments:
L’église Saint-Rémi, la plus remarquable, fut construite au xiie siècle dans un style roman et remaniée au xve siècle dans un style gothique, inscrite aux monuments historiques depuis le 21 décembre 1938.
L'Ancienne Abbaye du val-de-Gif : Il subsiste encore des bâtiments de l’ancienne abbaye du Val-de-Gif fondée par les bénédictines au xiie siècle, dont la ferme et du moulin.
L'ancien Château de l'Ermitage : La mairie occupe actuellement l’ancien château de l’Ermitage, de style Empire
le Château de Button : le Centre National de la Recherche Scientifique occupe le château de Button, du xviiie siècle, construit par l’architecte de Louis XV, Pierre Desmaisons pour Claude Merault, vicomte de Gif et Châteaufort dans un style classique. Commandé en 1754, le château ne fut achevé qu’en 1777, dans un parc inspiré des réalisations d’André Le Nôtre réalisé par Pillet. Revenu à Pierre-Charles Débonnaire entre-temps, il passe entre les mains de son fils cadet en 1788 puis devient la propriété de diverses personnes qui agrandissent le domaine pour atteindre soixante-sept hectares lors de la cession au CNRS en 1946.
Le Château du Val Fleuri (Privé)
Les lavoirs de Courcelle construit en 1876 et des Gibeciaux en 1805 complètent ce patrimoine.

 

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MessagePosté le: Lun 24 Avr - 18:28 (2017)    Sujet du message: (91) ESSONNE Répondre en citant

Les Z 6100 marquent le paysage de la banlieue Nord de Paris depuis les années 1960 jusqu’à leur disparition en 2013. Courtes, avec seulement trois caisses, mais pouvant circuler en unité multiple de trois éléments (soit neuf caisses), elles ont été conçues pour accompagner l'électrification du réseau Nord durant les années 1960 et ont définitivement remplacé les anciennes rames tractées par des locomotives à vapeur 2-141 TC 1 à 72 fin 1970.
Ces éléments sont équipés d'un régulateur de vitesse imposée (VI), équivalent ferroviaire du limitateur de vitesse des automobiles, et de semelles de frein en matériau composite. Ils reçoivent la radio sol-train durant les années 1970. Au milieu des années 1980, le vandalisme croissant entraîne deux modifications sur ce matériel : les rideaux orange qui équipent les baies sont déposés, trop fréquemment enflammées avec un briquet et victimes d'incendies ; les porte-bagages sont également déposés, mais sur un seul côté. Ils sont quelquefois en effet utilisés par des vandales comme point d'appui pour pousser violemment avec les pieds sur les baies vitrées, pour les projeter hors du train sur l'extérieur.


Hormis quelques éléments réformés, les éléments sont pour l'essentiel dotés du contrôle de vitesse par balises (KVB) en 1992 suivant l'équipement du réseau en balises au sol, ainsi que du signal d'alarme par interphonie en 1995, qui remplace le signal d'alarme pneumatique. Ce nouveau système permet au conducteur de marquer ou non l'arrêt en fonction du motif donné, en raison de la multiplication des signaux d'alarmes abusifs à l'origine de retards chroniques. Ces rames se différencient par un préfixe « S » et le haut de leur attelage est peint en rouge. En plus des pédales, les éléments sont en outre dotés d'une commande tactile de veille automatique (VA) placée sur le pupitre.
Enfin, les poignées montoires, ou rembardes, sont déposées lors de la mise en place de la fermeture automatique des portes avec blocage en marche, imposé par une directive européenne et effective le 1er janvier 2004 ; l'élément Z 6141 est alors le seul à voir ses portes peintes en rouge, à l'image des Z 5300. Les éléments sont alors dotés de ronfleurs sonores annonçant la fermeture des portes, similaires à ceux des Z 5300. Seuls les Z 6101 à 6120, radiés en 2003 au vu de leur très faible potentiel kilométrique, n'en sont pas équipés. Les éléments sont tous équipés d'un dispositif de correspondance qui nécessite la présence d'un agent de train, assurant la fermeture des portes.

Une troisième sous-série (Z 6151 à 6185) complète le parc ; elle ne se distingue de la seconde que par sa motorisation à thyristors, directement dérivée des BB 15000. Les sablières sont alors supprimées des éléments du parc, et remplacées par un système d'antipatinage. Ces deux séries ont été livrées du 7 décembre 1969 au 22 octobre 1971 et permettent la desserte des axes de Paris-Nord à Pontoise et Valmondois ainsi que de Paris à Persan - Beaumont et Luzarches via Montsoult - Maffliers.
L'aspect modulable des éléments, constitués de trois voitures pouvant former des unité multiples de trois éléments soit neuf voitures, permet de s'adapter aux besoins : un élément seul est engagé aux heures creuses, plusieurs assemblés rapidement aux heures de pointe grâce aux attelages automatiques.Cette nouvelle pratique permet de rompre avec le manque de souplesse des voitures tractées de type Nord, nécessitant des manœuvres contraignantes et la mise en tête d'une locomotive.
Pour le réseau de Paris Saint-Lazare, la version courte, représentée par les automotrices Z 6300, est utilisée en raison de la longueur courte des quais de la gare Saint-Lazare.

 

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