50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(90) TERRITOIRE DE BELFORT
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 07:26 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant

Le Territoire de Belfort est un département français créé en 1922 dans l'arrondissement de Belfort, seule partie du Haut-Rhin et de l'Alsace restée à la France après la défaite de 1871. Il était à l'origine nommé « arrondissement subsistant du Haut-Rhin » mais ne réintègre pas le Haut-Rhin après 1919. Par un décret de 1960, il est rattaché à la circonscription d'action régionale de Franche-Comté, avant d'être rattaché à la région Franche-Comté lors de sa création en 1982 suite aux lois sur la décentralisation. Il fait désormais partie de la région Bourgogne-Franche-Comté.
L'Insee et la Poste lui attribuent le code 90. Le point culminant du département est le ballon d'Alsace avec une altitude de 1 247 mètres. Depuis leur séparation du Haut-Rhin, les habitants du Territoire de Belfort n'ont pas de gentilé officiel.

Le Territoire de Belfort est né en 1871 du traité de Francfort qui mettait fin à la guerre de 1870-1871. Il est alors appelé « arrondissement subsistant du Haut-Rhin ». L'Alsace et la Lorraine avaient la particularité d'être deux régions bilingues et leur démantèlement fut organisé selon des critères linguistiques. L’Empire allemand gagnait ainsi par ce traité la plus grande partie de l’Alsace et un quart de la Lorraine, l’extrême sud-ouest du Haut-Rhin, autour de Belfort, fut laissé à la France et ainsi séparé du reste de l’Alsace. La principale raison est que la population des environs de Belfort était majoritairement francophone (tandis que le reste de l’Alsace était majoritairement germanophone, le principal dialecte alsacien faisant partie des langues germaniques).

Ce n'était toutefois pas un critère absolu car on trouvait des francophones et des germanophones aussi bien à Belfort que dans le reste de l'Alsace, seule leur proportion différait. Plusieurs villages francophones des environs de Belfort ainsi que les vallées Welches, bien qu'exclusivement francophones ont été annexés par l'Empire allemand et font aujourd'hui toujours partie du département du Haut-Rhin. L'autre raison de la non-annexion était que les troupes prussiennes n'avaient pu prendre Belfort en raison de la résistance menée par Denfert-Rochereau, ce qui permit au gouvernement de Défense nationale de négocier la conservation de l'arrondissement au sein de la France.

Après avoir longtemps conservé un statut spécial dans l'attente d'un retour de l'intégralité de l'Alsace-Lorraine à la France, le Territoire-de-Belfort devient officiellement le 90e département français en 1922. Le décret du 2 juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives le rattache à la région Franche-Comté plutôt qu'à la région Alsace, décision confirmée en 1982 avec les lois sur la décentralisation qui donnent aux régions françaises le statut de collectivités territoriales.
 

Les habitants du Territoire de Belfort n'ont pas de gentilé officiel : il est donc erroné de les appeler les « Terrifortains » (ou « Belfortains », comme les habitants de Belfort proprement dit) ou d'user de toute autre appellation. Un certain nombre de personnes ont voté le 17 février 2011 pour « Terrifortain(s) », qui n'est cependant pas un terme officiellement reconnu. Il faut toutefois signaler que ce vote n'a rien d'officiel, car il n'a pas été étendu à la totalité des habitants et autres ayants droit figurant sur les listes électorales, et qu'il était possible que la même personne vote plusieurs fois. Ni Terribelfortain, ni Terrifortain, ne sont d'ailleurs usités.
En pratique, la population du Territoire utilise en général le mot « Belfortain » d'une manière assez subtile : pour les habitants de Belfort, cela désigne leur double qualité d'habitant de la ville et du département ; pour les résidents des autres communes, cela fait référence à leur appartenance au Territoire, sans qu'il y ait confusion pour eux avec la ville de Belfort. Cette utilisation du mot « Belfortain » est assez courante entre habitants du département. À l'égard de personnes étrangères au département, on précisera habituellement qu'on est un « habitant du Territoire », lorsque la conversation a lieu dans le département ou à proximité ; si elle a lieu plus loin, ou si l'on s'adresse à une personne ne connaissant pas le département, on précisera que l'on est un « habitant du Territoire de Belfort ».
 

Le département présente une diversité de paysages façonnés par des influences historiques et géologiques, notamment le Ballon d'Alsace, le massif des Vosges et le lac de Malsaucy. La « route des villages fleuris » emprunte le tracé d'une antique voie romaine qui serpentait dans le Pays sous-vosgien. Le sud du Territoire, riche d'étangs et de rivières, offre quelques-uns des plus beaux belvédères de la région. Depuis le plateau de Croix, le panorama s'étend des Monts d'Ajoie en Suisse à ceux du Jura, en passant par la Forêt-Noire, la plaine d'Alsace et les Vosges.
Des centaines de kilomètres de sentiers balisés quadrillent le département et permettent d'en découvrir les paysages, la faune et la flore mais aussi l'histoire au moyen de circuits à thème : fortifications, bornes, mines, canaux, châteaux, églises... Le chemin de halage du canal de la Haute-Saône permet ainsi de se rendre d'Essert à Montbéliard à pied, à cheval ou à vélo.
Chaque année en automne, la Trans-Territoire attire plusieurs milliers d'amateurs de VTT.
La Maison départementale de l'Environnement, au bord du lac du Malsaucy, propose des expositions et animations gratuites de sensibilisation à l'environnement.
S'agissant du patrimoine artistique et architectural, Belfort est notamment connu pour le Lion de Belfort, sculpture monumentale d'Auguste Bartholdi qui commémore la résistance de la ville assiégée par les Prussiens durant la guerre de 1870.

 
 

_________________


Dernière édition par saintluc le Jeu 20 Avr - 14:20 (2017); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 07:26 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 10:55 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant

Belfort est une commune française située au nord-est de la région Bourgogne-Franche-Comté. 
Établie dans la trouée de Belfort, la cité est implantée sur une importante voie de communication où les premières activités humaines se manifestent dès la Préhistoire. Cet emplacement particulier joue un rôle important tout au long de son histoire, notamment au xive siècle, quand la cité est connue sous le nom de Bellumfortum. Cette situation stratégique au cœur de la trouée de Belfort a fait d'elle une place forte militaire et une cité de garnison aux frontières des mondes rhénan et rhodanien.
Historiquement, elle fait partie de la Haute-Alsace, subdivision de la province historique d'Alsace qui correspond aux actuels départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et du Territoire de Belfort ainsi que le territoire de Landau en Allemagne. La ville a toujours fait partie de l'espace linguistique francophone à l'instar des vallées welches d'Alsace. Après l'annexion de l'Alsace-Lorraine de 1871 à 1918 par l'Empire allemand, l'actuel Territoire de Belfort, alors dénommé « arrondissement subsistant du Haut-Rhin », seule partie d'Alsace à n'avoir pas été annexée, demeure détaché puis accède au statut de département en 1922. Le décret du 2 juin 1960 portant sur l'harmonisation des circonscriptions administratives le rattache à la région Franche-Comté plutôt qu'à la région Alsace, décision confirmée en 1982 avec les lois sur la décentralisation qui donnent aux régions françaises le statut de collectivités territoriales.


La trouée de Belfort est le passage le plus aisé entre la plaine d'Alsace et le bassin du Rhône. Le site de la ville est entouré de plusieurs collines (de l'est au nord dans le sens des aiguilles d'une montre) : le mont de la Miotte, le mont Justice, le mont des basses Perches, le Haut du Mont et le mont Salbert. Le mont Rudolphe sur la commune d'Offemont est limitrophe de la ville. Les monts de la Miotte, du Salbert, des Hautes, Basses Perches et Rudolphe sont des sites fortifiés. Les terres, sur lesquelles Belfort est bâti aujourd'hui, sont relativement planes, d'une altitude variant entre 345 et 400 mètres.
La ville présente une situation notable d'un point de vue géologique, puisqu'elle est située à cheval sur le sud du massif des Vosges (mont du Salbert) et sur le nord du massif du Jura (monts de la Justice, de la Miotte, des hautes et basses Perches). Elle se situe à l'extrémité sud de la faille géologique du fossé rhénan. Les sols de la ville sont constitués de roches issues de ces massifs : le grès des Vosges, datant du Trias moyen et les calcaires jurassiens du Jurassique. Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend au nord du territoire communal, où il est brièvement exploité de façon artisanale à Anjoutey et Roppe. Le gisement s'étend entre Bouhans-lès-Lure, Ronchamp, Lomont à l'ouest, Thann au nord et Mulhouse à l'est, il est recouvert d'un Permien épais. Des alluvions plus récentes ont été déposées par les cours d'eau dont la Savoureuse sur un axe nord-sud large de plus de 1 km entre Valdoie et Danjoutin. Au nord de la ville, on trouve des dépôts glaciaires du quaternaire et des strates issues du Viséen et Dévono-Dinatien. Une des conséquences de cette situation particulière est la couleur de la roche et donc de la terre. Ainsi à l'ouest de l'étang des Forges, elle est rouge (grès des Vosges), alors qu'à l'est, elle est grise (calcaire du Jura)
L'axe hydrologique principal de la ville est constitué par la Savoureuse7. Cette rivière de 40 kilomètres prend sa source au sommet du ballon d'Alsace et traverse la ville du nord au sud ; elle se jette dans l'Allan à Sochaux dans le Doubs. Dans sa traversée du centre-ville, les quais ont été aménagés pour permettre aux cyclistes et piétons de s'y promener. La ville se situe à quelques kilomètres de la ligne de partage des eaux entre la mer Méditerranée et la mer du Nord.

 Une première mention écrite de la ville date de 1226, dans le Traité de Grandvillars, sous la forme latinisée Bellumfortum ou française Belfort. Il s'agit d'un composé fréquent des éléments Bel-, beau et -fort, forteresse, qui désigne généralement un « château fort » cf. Beaufort.
In castro de Belfort (1226), Castrum meum Bellofortem (1228), Mag. Willelmus de Belloforti clericus (1284), Biafort (1303), Ad ecclesiam de Belloforti/ecclesie Bellifortis (1342), Sloss/Statt und herrschafft Beffort (1492), Befurt (1644), Belfort (1659).
Dès la Préhistoire, le site de Belfort est occupé. Les premières traces d'activités humaines remontent au paléolithique, des éclats de silex datant de 150 000 ans, ont été mis au jour, ce qui correspond à l'époque de l'Homme de Néandertal. Quelques outils datant de Cro-magnon ont été retrouvés. Au mésolithique, la présence de l'Homme moderne est plus probant et les sites se diversifient. Au néolithique, 21 villages sont recensés à proximité de Belfort. Le site des grottes de Cravanche, commune quasi-enclavée dans Belfort, a été révélé en 1876. Il s'agit de l'un des sites locaux les plus remarquables d'où de nombreux objets et squelettes ont été extraits. Ils sont aujourd'hui exposés au Musée d'Histoire et d'Archéologie de Belfort

Avant la conquête romaine en 58 av. J.-C., la partie est du Territoire de Belfort faisait partie de la Rauracie, le pays des Rauraques, dont le siège était Augusta-Rauracorum (Augst, près de Bâle) puis Bâle, tandis que la partie ouest, dont Belfort et d'autres localités, appartenaient à la Séquanie. En 58 av. J.-C., Arioviste et ses Germains, qui dominaient la région, ont été battus en un lieu que les historiens ne parviennent pas à situer, malgré la description qu’en fait Jules César dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules. Ce pourrait être dans la plaine occupée par Belfort. Sous la domination romaine, la trouée de Belfort, lieu de passage entre le bassin du Rhône et la vallée du Rhin, est traversée par deux voies romaines importantes. La voie la plus au sud passe par Mandeure, Delle, Florimont en direction du Rhin, tandis que la plus au nord (Langres-Strasbourg) serpente au pied des Vosges. Des chemins secondaires quadrillent l’actuel Territoire de Belfort et l’un d’eux relie Mandeure, Bavilliers, Belfort, Offemont et rejoint la voie Langres-Strasbourg vers Rougemont-le-Château. Des villas romaines ont été construites à Offemont et à Bavilliers. Des mosaïques et poteries issues de la Villa de Bavilliers sont exposées au Musée d'Histoire et d'Archéologie de la ville.

Pendant la période des invasions barbares, de 250 à 500 environ, la région de Belfort voit s'installer de nombreux Germains de diverses origines comme le montre la toponymie : Francs, Vandales, Alamans, Burgondes. Ils se romanisent rapidement. Le sud de l’Alsace, espace frontière entre les royaumes burgonde et alaman, ne connut guère la tranquillité avant que Charlemagne ne restaure l’ordre qui avait disparu avec l’Empire romain.
Lors de la dissolution de l'Empire carolingien entériné par le traité de Verdun en 843, Lothaire Ier hérite de Belfort et gouverne la Francie médiane. Par le traité de Prüm en 855, la Francie médiane est à son tour dissoute et Belfort échoit cette fois-ci à Lothaire II en tant qu'extrémité sud de la Lotharingie. Le traité de Meerssen en 870 éclate la Lotharingie et l'Alsace dont fait alors partie Belfort qui passe sous l'autorité de Louis II de Germanie puis son fils Louis III de Germanie. Le partage suivant est décrété par le traité de Ribemont en 880 où Charles III le Gros obtient, en récompense de son soutien à son frère Louis III de Germanie contre les héritiers de Louis II de France, des droits sur des terres vosgiennes aux confins de l'Alsace dont Belfort et une partie de la dignité régalienne en Lotharingie. À la suite de la déchéance de Charles III le Gros, l'Alsace (dont Belfort) est intégrée au royaume de France jusqu'à ce qu'Henri l'Oiseleur, roi de Germanie, la reprenne en 923. En 1042, l'empereur germanique Conrad II le Salique fonde le comté de Montbéliard et le donne à son vassal Louis de Mousson et de Bar qui devient le premier comte de Montbéliard d'Altkirch et de Ferrette. À la mort de son fils Thierry Ier de Montbéliard en 1105, le comté revient à Thierry II et le comté de Ferrette et d'Altkirch à Frédéric Ier de Ferrette.
La première mention du château de Belfort a été faite dans le traité de Grandvillars, le 15 mai 1226. Le traité avait pour but de régler un conflit de territoire entre Richard III de Montfaucon et Frédéric Ier de Ferrette. Le château de Belfort est un relais du pouvoir des comtes de Montbéliard et devient progressivement un centre de gravité d'autres seigneuries environnantes, l'ensemble est alors nommé « Terre de Belfort ». En mai 1307, le petit-fils de Richard III, Renaud de Bourgogne, comte de Belfort affranchit la ville de toute corvée et tout servage. L'ensemble est consigné dans la charte de mai 1307. Les lettres d'affranchissement sont cher payées par les habitants du bourg : 1 000 livres estèvenantes, sachant qu'un cheval à l'époque en coûtait. Cependant cette franchise ne s'accorde qu'à un espace précis : le château, le bourg et la ville et aux seules personnes présentes lors de la remise de la charte et à ceux que les Belfortains accepteront dans leur communauté. Cela exclut les autres territoires de la « Terre de Belfort » et les paysans qui y sont rattachés. Elle prévoit également un conseil de neuf membres, le « Conseil des Neuf », à qui est confié le gouvernement et le pouvoir judiciaire. Cette « zone franche » nouvellement créée a une incidence sur le développement de la ville. Artisans, marchands ou hommes de tout corps de métier affluent et s'installent en ville. Bien que leurs origines soient incertaines, ils semblent venir de régions assez proches à l'exception du comté de Montbéliard, clause de la charte. La seule exception fut un affranchissement d'un couple par Alix, marquise de Bade en 1363. La grande épidémie de peste noire, qui frappe l'Europe de 1347 à 1349, touche également les campagnes environnantes, réduit d'un tiers le nombre de serfs environnants et accentue l'essor relatif de Belfort. En 1342, l'église de Saint-Denis est transformée en collégiale de 12 chanoines de 8 prêtres et 4 clercs. Ces douze lettrés donnent une réelle stature institutionnelle à la ville malgré sa petitesse

La ville devient par la suite une possession autrichienne. Alix (marquise de Bade) qui a hérité du château après la mort de sa mère, Jeanne de Montbéliard en 1350, lègue son héritage en 1373 ou 1375 à son neveu Léopold III de Habsbourg qui devient alors seigneur de la ville. En pleine guerre de Cent Ans, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon, cherche une entrée dans le Nord Franche-Comté pour faire diversion et reprendre la Lorraine. Antoine de Vergy, alors maréchal de France, engage une attaque avec 4 000 soldats contre Belfort. L'armée met la ville à feu et à sang en juin-juillet 1431. La paix sera retrouvée pour deux ans grâce à la médiation des clercs de Bâle, alors ville de la chrétienté très active. Cependant les tensions restent vivaces avec les Bourguignons. En 1433, la ville subit plusieurs violentes attaques bourguignonnes. Cependant la ville se positionne dans un réseau de communication liée à l'Autriche et jouit aussi de la solidarité des seigneuries locales telles que celles de Thann, Delle, Masevaux, Altkirch et Ferrette à la suite de l'appel de Jean Fouquet de Soppe, bailli de la ville pour la maison d'Autriche. Des travaux de renforcement des défenses sont aussi engagés ce qu'il lui permet de résister aux attaques. La menace pèse toujours et pousse l'Autriche à fédérer ses quinze villes alsaciennes en unissant les bourgeois des villes et les chevaliers nobles. L'« Union des bonnes villes » est scellée le 20 août 1433 par la fondation de deux ordres : le Landschaft ou « Communauté de pays », et la Société de l'écu de Saint-Georges. Il s'agit d'une première volonté des gouvernés d'être associés à la vie politique les concernant. En 1435, la paix d'Arras est signée entre Charles VII du Saint-Empire et Philippe le Bon et minimisent provisoirement la menace bourguignonne. Les assemblées entre villes et chevalerie deviennent de plus en plus fréquentes. En 1436, le Landtag ou diète se réunit régulièrement et intégrera les prélats, le corps religieux. Entre 1439 et 1445, les Écorcheurs de Charles VII de France, conduits par le Dauphin de France, Louis XI, ravagent l'Alsace. La ville est occupée. Les Bourguignons (1424 à 1431), puis les confédérés suisses (1468) feront encore de nouvelles intrusions dans la Porte d'Alsace.
En 1469, les Habsbourg et le duché de Bourgogne concluent le traité de Saint-Omer qui mentionnent l’abandon des territoires de la Haute-Alsace (dont fait partie Belfort) et de la Forêt-Noire contre une certaine somme d’argent de la part des Bourguignons. Ce rattachement n'est que provisoire puisque la Haute-Alsace est rachetée, contre 76 000 florins, par les villes de la « ligue alémanique » (Berne, Bâle, Strasbourg, et Mulhouse) au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, à l'occasion de la signature du « traité de Basse-Union », le 4 avril 1474. Quelques mois plus tard, la guerre de Bourgogne éclate et précipite la fin du duché et de l'État

En 1525 éclate la guerre des Paysans en Allemagne qui s'étendra jusqu'aux marges du Saint Empire. À la suite des idées véhiculées par le réformateur de l'Église Martin Luther, les paysans se révoltent, le 16 avril, partout en Alsace, forcent et pillent les monastères. La bande de Chaux dirigée par Jean André est constituée de quelques milliers d'hommes. Elle se dirige vers Belfort pour rattacher les habitants à leur cause et pour rançonner les chanoines. Alors que les autres bandes dans le reste de l'Alsace sont réprimées, un accord entre Jean André et les Belfortains est conclu le 25 mai. Les pourparlers engagés par la suite entre paysans et nobles ne sont qu'une diversion de la noblesse pour apaiser la contestation. Jean André de Chaux, qui avait fui dans les Vosges, est arrêté, jugé et décapité en 1527. Ainsi au xvie siècle, Belfort se retrouve à la frontière des mondes catholique et réformateur et voit défiler nombre de Huguenots cherchant refuge auprès des princes allemands acquis à la Réforme protestante ainsi que des mercenaires engagés dans les guerres de Religion. En 1552, Henri II soutient les princes allemands face à l'empereur Charles Quint et prend des positions en Lorraine, notamment Metz, Toul ou encore Verdun. L'Autriche décide alors d'asseoir son autorité sur Belfort, placée en position stratégique pour contrer le monarque français. Les Habsbourg installent alors Jean-Ulrich de Stadion et l'élèvent au titre de Grand Bailli en 1563 en rachetant le gage au seigneur de Morimont. La cité est donc directement administrée par l'Autriche. En 1619, l'archiduc Léopold V d'Autriche-Tyrol fait construire le couvent des Capucins.


Les tensions entre catholiques et protestants qui renaissent en Bohême plongent l'Europe dans la Guerre de Trente Ans. Les armées suédoises viennent prêter main-forte aux princes allemands protestants et pénètrent en Alsace pendant l'été 1632. Les villes alsaciennes sous autorité des Habsbourgs tombent une à une. Belfort capitule sans combattre le 5 janvier 1633. La ville est tantôt sous le contrôle suédois, tantôt français et tantôt du Saint Empire. En 1633, un chevalier lorrain libère Belfort au nom de l'Empire. En 1634, les Suédois siègent de nouveau devant Belfort, qui se rend après une longue résistance. À la suite de la défaite suédoise à Nördlingen, la Suède ne peut plus tenir ses positions en Haute-Alsace. Le Traité de Paris, signé le 1er novembre 1634, place les villes alsaciennes, sauf Belfort restant une possession autrichienne, sous la protection de la France. Louis de Champagne, comte de la Suze, a été placé gouverneur dans la ville voisine de Montbéliard. Rapidement il prend conscience de l'intérêt stratégique de Belfort et s'empare de la ville dans la nuit du 27 au 28 juin 1636. Gaspard de Champagne, fils de Louis de Champagne, devient comte de la Suze à la mort de son père et hérite de Belfort alors ruinée par la guerre, la population a été divisée par deux et ne dépasse pas les 500 habitants. Il continue la conquête de la Franche-Comté appelée Guerre de Dix Ans. En 1648, le Traité de Westphalie met fin aux hostilités. Malgré une période troublée, le jeune comte de la Suze rétablit une stabilité dans la ville, modernise le château médiéval, développe la métallurgie au sud de la Vieille Ville dans le quartier nommé encore aujourd'hui le Fourneau. Belfort devient une ville française. En 1651, Gaspard de Champagne rejoint Condé et la Fronde. Finalement c'est le marquis Henri de La Ferté-Senneterre qui reprendra la ville le 7 janvier 1654 au nom du roi de France.
En décembre 1659, le roi offre Belfort au cardinal Mazarin, dont sa nièce Hortense Mancini hérite deux ans plus tard. La cité est alors pleinement intégrée au royaume de France, tandis que Montbéliard reste une enclave des ducs de Wurtemberg et le reste de la Franche-Comté, espagnol

Louis XIV alors qu'il séjourne à Toulouse pour préparer son mariage avec l'infante d'Espagne en décembre 1659 signe une lettre de donation du comté de Ferrette et des seigneuries de Belfort, Thann, Altkirch et Issenheim : elle offre une partie essentielle des seigneuries alsaciennes du Sundgau, récemment prises aux Habsbourg, à son Premier ministre, le cardinal Mazarin, habile négociateur des traités de Westphalie. Peu avant sa mort le 9 mars 1661, le cardinal lègue cette principauté alsacienne à sa nièce Hortense Mancini le jour de son mariage le 1er mars, à la condition que son époux Charles-Armand, duc de la Meilleraye, marquis de la Porte, prenne désormais le patronyme de Mazarin et la dénomination noble de "duc de Mazarin".
L'intendant de la province, Charles Colbert de Croissy, nommé par Mazarin, a déjà restructuré le legs du cardinal. En cinq voyages entre 1661 et 1672, le nouveau duc de Mazarin organise la gestion des biens et droits multiples, d'autant plus facilement que la Régence d'Ensisheim est placée désormais sous la tutelle souveraine des princes d'Alsace méridionale. Le duc Charles-Armand, dévot brouillé avec son épouse après 1667, vit solitaire dans ses terres bretonnes pendant plus de trente ans. Ensuite, les héritiers du couple qui vivent à la cour ou à Paris, délaissent leurs terres du Sundgau confiées à une multitudes d'intendants et de représentants, à l'exception de deux grands voyages inauguraux entre 1713 et 1789.
Entre 1665 et 1682, Belfort est choisie comme centre d'une subdélégation, dépendante de l'intendance d'Alsace.
Quand Vauban découvre Belfort en juin 1675, il donne une description négative de la villotte de cent vingt deux maisons et du château qu'il découvre. Louis XIV l'a missionné pour établir une ceinture de fer sur les frontières du Royaume de France. La nécessité première de Vauban est d'agrandir la ville et de la fortifier pour empêcher des possibles incursions allemandes. Il revient par deux fois à Belfort en 1677 et en 1679 avec le ministre de Guerre Louvois pour organiser le pré carré. En juin 1686, la Ligue d'Augsbourg se crée pour contrer les aspirations annexionnistes du Roi de France. Le grand projet de fortification de Belfort devient une priorité et Vauban s'attèle à la tâche en accélérant les travaux en 1687. Les aménagements gigantesques entrepris, tels que la fortification de la ville en pentagone avec des tours bastionnées, la déviation du canal, dureront jusqu'en 1703.

Le visage de Belfort a totalement changé en quinze ans, la cité a doublé de taille et la population passe de 1 200 à 4 000 habitants. La garnison de plus de 2500 hommes constitue la majeure partie de la population.
Mais la ville, siège d'une délégation permanente d'Alsace, s'affirme progressivement comme un important centre administratif. François Noblat occupe l'accaparante fonction de subdélégué de 1715 à 1752. Il laisse la charge à celui qui l'a secondé, son neveu François-Bernardin Noblat, en poste jusqu'en 1770.
Autrefois, la grande ville locale était Montbéliard, mais, après une brève conquête par l'armée de Louis XIV, elle est demeurée sous l'égide de sa principauté allemande d'origine. Elle se retrouve logiquement délaissée par l'administration royale et les grandes routes traversant la région vont se croiser au seuil stratégique de Belfort. De ce nouveau nœud routier partent les routes vers Paris, Remiremont, Colmar, mais aussi la ville-république de Mulhouse, Bâle et Porrentruy en Suisse, Montbéliard dans le duché de Wurtemberg.
Par ses prérogatives administratives, judiciaires et militaires, Belfort s'impose au milieu du xviiie siècle comme la capitale alsacienne du Sundgau. Ayant assuré la sécurité militaire, les autorités françaises construisent de nombreuses routes, ponts et digues pour contrer les inondations. La route entre Belfort et Lepuix est prolongée par les ingénieurs des Ponts et Chaussées du Roi entre 1753 et 1760 vers le Ballon d'Alsace.
Une des deux pépinières royales d'Alsace est implantée à Belfort, elle fournit des arbres d'alignement et des arbres fruitiers pour les vergers.
En 1719, certaines prérogatives de la charte de 1307 sont rétablies, notamment l'élection du « Conseil des Neuf », mais au lieu d'être renouvelés tous les ans, les conseillers sont élus à vie. Des protestations éclatent et conduisent à l'expulsion de deux conseillers hors de la ville. Ces enjeux politiques sont par la suite davantage des rivalités entre grandes familles de la ville, telles les Antonin, Viellard ou Migeon. Cette oligarchie bourgeoise est parfois plus riche que la noblesse environnante ce qui entraîne des conflits d'intérêts entre la représentation municipale du « Conseil des Neuf » et la représentation ducale, le prévôt François-Bernardin Noblat.
Par le jeu des héritages et descendances, le duché de Mazarin se retrouve en 1777 sous l'autorité de Louise d'Aumont, duchesse de Valentinois par son mariage avec Honoré Grimaldi, duc de Valentinois, prince héréditaire de Monaco. Leur train de vie les pousse à prélever davantage de taxes au comté de Belfort pour faire face à leur endettement. Cette tutelle est difficilement supportable par les Belfortains qui engagent des avocats pour se défendre.
Les procès durent jusqu'en 1788.
La donation au cardinal Mazarin, sur proposition d'un rapport soumis le 17 juillet 1791 à l'Assemblée nationale par le député de Saône-et-Loire Jean-Baptiste Geoffroy, est annulée le 25 juillet 1791, au moment des événements révolutionnaires au nom de la souveraineté nationale


Les idées de la Révolution française gagnent Belfort. Un cercle de personnalités locales et régionales se crée avec Jean-Baptiste Kléber, son demi-frère Burger, les familles Parisot, Strolz, Antonin et Felemez. Kléber participe activement à la rédaction des cahiers de doléances du comté de Belfort. De ce fait, lui et le chanoine Lubert poussent Marc David Lavie à représenter le comté à l'Assemblée constituante en tant que député du Tiers état. La Grande Peur, qui s'est propagée en France lors de l'été 1789, n'atteint guère Belfort, car la ville n'était pas assez rurale pour connaître les émeutes paysannes et pas assez citadine pour générer un mouvement de sans-culottes important. Lors de la création des départements, le 26 février 1790, Belfort devient chef-lieu de district du Haut-Rhin. Le 21 octobre de la même année, l'affaire de Belfort éclate, scandale dû à quelques soldats du régiment de Lauzun et du Royal-Liégeois. Une quinzaine d'officiers royalistes tentent d'entrer dans l'hôtel de ville. Kléber disperse les trouble-fêtes.
Le contexte de guerre opposant la France révolutionnaire face aux puissances monarchiques européennes, dont l'Autriche, inquiète les Belfortains. Les troupes ennemies se massent à la frontière du Rhin. Des doutes se lèvent sur la neutralité affichée de Frédéric-Eugène, duc de Wurtemberg et prince de Montbéliard. Sous impulsion du conseil municipal, un détachement de troupes de la garnison et la garde nationale de Belfort, deux canons, rejoints par 150 hommes de la garde nationale d'Héricourt se réunissent. Plus de 5 000 hommes se massent devant Montbéliard qui se rend sans combattre, étonné d'une telle incursion, étant donné la position pacifique du prince. Cependant cette entreprise locale est désavouée par deux commissaires du Haut-Rhin. En effet cette agression pourrait avoir des conséquences diplomatiques lourdes, le duché de Wurtemberg pourrait rejoindre activement la coalition monarchique liée contre la France. Or la victoire française à Valmy le 20 septembre 1792 évite à Belfort d'être sanctionnée et permet aux idées de la Révolution de gagner les Montbéliardais
Au début du Consulat en 1800, Belfort est une sous-préfecture du Haut-Rhin. La défaite de l'Empire napoléonien à Leipzig entraîne l'occupation de Belfort, due à sa position de voie de communication. Le 24 décembre 1813, l'armée bavaroise s'installe devant la cité, elle est rejointe par des Autrichiens, des Cosaques et des Hongrois. Le siège est le plus long et un des plus durs que la ville ait connus, 113 jours sans ravitaillement. Le commandant Jean Legrand qui défend la ville se rend le 12 avril 1814. La ville est alors occupée par les armées autrichiennes jusqu'en juin 1814. En mars 1815, Napoléon Ier s'échappe de l'île d'Elbe et reprend temporairement le pouvoir en France, la défense du Rhin est confiée au général Claude Jacques Lecourbe. Face aux armées autrichiennes, il résiste pendant 15 jours, du 27 juin au 8 juillet 1815. La défaite de Napoléon à Waterloo entraîne la cessation des hostilités à Belfort qui n'a subi que de faibles dégâts. La ville évite ainsi une nouvelle occupation.

En 1822, un complot, qui part de Belfort, vise à détrôner le roi Louis XVIII ; cette tentative avorte. Le général François Nicolas Benoît Haxo est chargé de fortifier les défenses de la frontière dont Belfort. Il réalise le camp retranché aux monts de la Justice et de la Miotte. Les travaux du fort de la Justice commencent en 1826 et ceux du fort de la Miotte en 1831 après la venue du roi Louis-Philippe Ier à Belfort. Haxo renforce également la citadelle en créant des enceintes supplémentaires élargissant de fait la place forte de la cité. Il remplace l'ancienne caserne construite par Vauban par une nouvelle à l'épreuve des bombes. Ces aménagements font appel à une importante main d'œuvre pendant les vingt années que durent les travaux, entraînant une augmentation de population d'un millier d'âmes qui stimule le commerce. Ce nouvel essor décline lors de l'épidémie de choléra subie par la cité en 1832. La ville reste une sous-préfecture et le premier Journal hebdomadaire de la ville et de l'arrondissement de Belfort est publié en 1831. Bien que ce journal soit apolitique, il reflète l'intérêt des Belfortains pour la vie politique. Les libéraux modérés dominent la ville et sont partisans de la monarchie constitutionnelle.
La IIIe République est proclamée deux jours après la défaite de l'empereur Napoléon III à Sedan le 2 septembre 1870. Le Colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau est alors nommé par le ministre de la Guerre Léon Gambetta, commandant de Belfort, le 17 octobre 1870. Les deux hommes croient en une possible victoire face à la Prusse et poussent la résistance à outrance. Les armées du général Von Treskow encerclent la ville dès le 4 novembre et le 3 décembre tirent les premiers obus. Le 28 janvier 1871, Paris capitule et l'armistice est signé entre la France et la Prusse. Cependant Denfert-Rochereau poursuit la résistance malgré les morts, le manque de ravitaillement et les maladies, telle le typhus. Il rend les armes après 103 jours de siège le 13 février 1871. Plus de 100 000 projectiles ont été lancés, laissant la ville dévastéeG 8. Avec le traité de Francfort négocié entre Otto von Bismarck, alors chancelier de l'empereur Guillaume Ier d'Allemagne et Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif français (il devient président de la République française fin août 1871), le 10 mai 1871, la majeure partie de l'Alsace et une partie de la Lorraine sont annexées à l'Empire allemand. Seul l'arrondissement de Belfort du Haut-Rhin reste français. Un préfet est nommé dès le 14 mai, faisant du Territoire de Belfort un département de facto


Les Prussiens quittent la ville le 2 août 1873 et, un an après, on entreprend la construction des forts du Système Séré de Rivières, dont le fort du Salbert, autour de la place fortifiée de Belfort. Ils seront achevés vers 1885. En 1875, Bartholdi s'attèle à la réalisation du Lion de Belfort qui symbolise la résistance de la ville pendant le siège de la ville en 1870-1871. Son œuvre sera achevée en 1879.
La ville connaît une hausse significative de sa population grâce à l'arrivée d'immigrés alsaciens dont la plupart suivent les activités économiques déplacées pour conserver leur accès au marché français, quelques-uns, plus rares, refusant l'annexion. Jusqu'en 1870, Belfort était moins peuplée que Thann ou Luxeuil. De 1870 à 1914, la population passe de 8 000 à 34 000 habitants. Les deux tiers des nouveaux venus sont originaires d'Alsace. Paul Lévy écrit: « À ce moment encore on y entendait des chefs d'usine interpeller leurs ouvriers dans le plus pur dialecte de Mulhouse, et, dans les rues, des yô dont le circonflexe s'allongeait à n'en plus finir, et des jurons d'Alsace sonores comme des tambours, tandis que le Mülhauser Tagblatt arrivait tous les jours par ballots. Le lycée s'y recruta en partie parmi les enfants des communes allemandes du voisinage, qui venaient en foule y apprendre le français. ». En 1879, plusieurs sociétés industrielles alsaciennes installent à Belfort des établissements qui leur permettront de conserver l'accès au marché français dont la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM), fabriquant des locomotives, moteurs et alternateurs qui deviendra ALS-THOM en 1929 puis ALSTHOM, et depuis 1998 Alstom, ainsi que l'entreprise DMC (Dollfus-Mieg et Compagnie) spécialisée dans l'industrie du textile. Cet important apport alsacien explique que les patronymes alsaciens soient aujourd'hui extrêmement communs à Belfort et dans les environs (par exemple, l'un des ex-présidents du Conseil général se nomme Yves Ackermann, l'un des ex-maires de Belfort, Étienne Butzbach, l'un des deux députés du département, Zumkeller…).
C'est durant la période 1904-1905 qu'Eugène Lux réalise le marché couvert de Fréry sur le modèle des Halles de Paris


Avec la Première Guerre mondiale, Belfort connaît son quatrième siège en l'espace d'un siècle. La place, de nouveau fortifiée quelques décennies plus tôt, accueille à l'aube de la guerre les 35e et 42e régiments d'infanterie, rejoints par les 171e et 172e régiments d'infanterie, doublant les effectifs. Lorsque la guerre éclate, les Allemands violent la neutralité belge pour attaquer directement Paris. Ils voulaient éviter d'attaquer à la frontière alsacienne fortement protégée par le Séré de Rivières des places fortes de Verdun, Toul, Épinal et Belfort. De fait, les 35e et 42e régiments d'infanterie marchent vers Mulhouse qu'ils prennent par deux fois mais sont rapidement repoussés. Le front se stabilise au sud du Sundgau pour s'y enterrer jusqu'en 1918. Belfort se prépare dès le lendemain de la mobilisation à la guerre. Le général Frederic Thevenet (1851-1927) fait évacuer les populations les plus exposées, ainsi que les ressortissants étrangers et représentants d'entreprises suspectées de traiter avec l'ennemi. Un laisser-passer est instauré pour les Belfortains restant sur place. La ville sera une ville de ravitaillement, qui vivra pendant quatre ans au rythme des soldats, des blessés et des convois funéraires. L'Union sacrée jouera son plein dans la ville où toutes les synergies militaires et civiles sont activées pour résister. Les usines SACM auront produit cinq millions d'obus, fabriqués par deux équipes féminines. Bien que les combats aient lieu à 15 km, Belfort est régulièrement bombardée par l'aviation, nouvelle arme militaire, et un canon longue portée, le langer Max, situé à Zillisheim. La fin de la guerre le 11 novembre 1918 se traduira par une « fête nationale, même internationale, étant donné la présence des Américains ».
La commune a été décorée 6 janvier 1920 (remise le 20 juillet) de la croix de guerre 1914-1918
Le rattachement de l'Alsace à la France pose de nouveau le problème du statut de Belfort : est-ce que la ville doit réintégrer le Haut-Rhin ? Administrativement, elle dépend depuis 1871 de Besançon pour les services de l'Éducation nationale et de Vesoul pour la Poste et les services fiscaux. De même les paroisses belfortaines ont été rattachées à l'archevêché de Besançon. De plus la législation applicable dans le Haut-Rhin, pour partie héritée de celle allemande, mais qui surtout n'a pas connu les évolutions du droit français depuis 1871 et notamment la Loi de séparation des Églises et de l'État, diffère de celle s'appliquant à Belfort. En outre, Belfort aurait été déclassée de préfecture à sous-préfecture. Enfin, les élus locaux se seraient sans doute peu satisfaits de perdre l'autonomie politique acquise, et que soient prises à Colmar les décisions les concernant. Pour ces raisons, le Territoire de Belfort devient, en mars 1922, le 90e département.
Le 3 mai 1936, le Front Populaire remporte les élections législatives et Léon Blum est nommé président du ConseilE 38. La série de mesures sociales prises par les accords Matignon, signés dans la nuit du 7 au 8 juin de la même année connaissent un écho particulier à Belfort. Fortement industrialisée, la ville connaît d'importants mouvements de grève, notamment dans les usines Alsthom, à l'usine à gaz (centrale électrique), ce qui prive même la ville d'électricité, et à DMC. Ce mouvement s'est même étendu aux grands commerces comme les Galeries modernes, futures Galeries Lafayette et au magasin Monoprix. Les employés de l'usine à gaz obtiennent, à titre d'exemple, une troisième semaine de congés payés, alors que les accords de Matignon n'en prévoyaient que deux


Après la défaite française, Belfort fait partie de la zone occupée et subit l'occupation allemande. Le secteur de la gare, nœud de communication ferroviaire, est régulièrement bombardé par l'aviation américaine engendrant des dégâts collatéraux, le quartier de la Pépinière sera presque entièrement détruit. Le ravitaillement est relativement assuré pendant l'occupation, cependant la stagnation du front en septembre 1944 complique la situation. À la fin du mois d'août, le gouvernement de Vichy se réfugie dans le Territoire, le maréchal Philippe Pétain s'installe à Morvillars et Pierre Laval, son premier ministre, à Belfort même. Les miliciens et collaborateurs, qui les accompagnent, commettent des exécutions sommaires et autres actes mafieux au mois de septembre. La Gestapo s'installe faubourg des Ancêtres, arrête, torture et exécute le résistant Henri Veit. Les Alliés sont stationnés depuis le 16 septembre sur la ligne de front Ronchamp-Pont-de-Roide-Vermondans.
Le 15 août 1944, les prisonniers politiques et alliés arrivés de l’ouest de la France par le convoi de Langeais et ceux du sud-ouest de la France sont internés au fort Hatry dans l'attente d'une déportation vers l'Allemagne. Ils resteront près de 15 jours enfermés dans la caserne avant d’être déportés en Allemagne par quatre convois :
le 26 août, 278 hommes sont déportés à Natzweiler puis Dachau.
le 29 août, 702 hommes vers le KL Neuengamme
le 1er septembre, 188 femmes sont déportées vers Ravensbrück.
un autre convoi de plus de 400 prisonniers alliés (Américains, Anglais et Canadiens) est aussi acheminé pendant cette période vers l'Allemagne.
Entre le 24 août et le 29 août 1944, 241 prisonniers sont libérés par petits groupes dans la ville.
le 5 septembre, 176 hommes sont déportés vers Buchenwald.
le 3 octobre, 60 détenus à la caserne Friedrich sont déportés vers Buchenwald.
le 17 novembre, un dernier transport de 89 hommes est dirigé vers Gaggenau, situé en Pays de Bade près de Rastatt au sud de Karlsruhe.
Afin d'éviter que les jeunes belfortains ne les rallient, ils sont réunis sous un prétexte au fort Hatry et raflés le 14 septembre 1944 pour être affectés au travail forcé dans les usines allemandes. Ils ne retourneront en France que peu avant la capitulation du Troisième Reich, le 8 mai 1945. La Première armée française dirigée par le général Jean de Lattre de Tassigny est obligée de maintenir le front en attendant la réfection des voies de communication pour permettre le ravitaillement des armées. À la suite du renoncement de Tassigny dans les Vosges le 17 octobre, le général décide de reprendre le plan initial en libérant en premier lieu Montbéliard. Cette ville sera libérée le 17 novembre à la suite d'un plan secret établi par de Lattre de Tassigny laissant la voie ouverte à la libération de Belfort. Cependant le fort du Salbert, au nord-ouest de la ville, bloque l'accès à la ville. Le 19 novembre, une attaque est entreprise contre le fort. Pendant la nuit, 1 500 hommes des Commandos d'Afrique, armées de mitraillettes et de grenades, infiltrent la forêt du Salbert, supprimant silencieusement sur leur passage les postes de garde allemands. Les fossés sont descendus à la corde, les remparts escaladés à l'aide d'échelles démontables. Après cinq heures de marche, la colonne surprend la garnison du fort et la maîtrise rapidement. Le 20 novembre, à l'aube, dévalant les pentes du Salbert, les commandos, bientôt suivis des chars, pénètrent dans Belfort. Après deux jours de combats de rues, Belfort est libérée, le 25 novembre 1944. Le Territoire sera totalement libéré trois jours plus tard.
La commune a été décorée, le 30 juin 1948, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze


L'ancien maire Pierre Dreyfus-Schmidt (parti radical) a participé activement à la libération de la ville et retrouve son poste par arrêté préfectoral en novembre 1944. Il est confirmé à cette fonction par sa réélection en mai 1945. Les cinq années d'après-guerre sont florissantes, grâce à la relance économique liée à la reconstruction. Patronat et syndicats s'entendent, avec par exemple la création du comité d'entreprise d'Alstom. Cette embellie est de courte durée et les usines locales connaissent des grèves, quasiment chaque année, les plus sévères ayant lieu en 1950 et 1955. Le décès de Pierre Dreyfus-Schmidt en 1964 entraîne une guerre de succession entre différents partis de sensibilité de gauche et du centre dont le Parti socialiste unifié (PSU), la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), le Parti communiste (PC) et le Mouvement républicain populaire (MRP). Ce conflit permet à Jean-Marie Bailly de l'Union des démocrates pour la République (UDR) d'accéder à la mairie en 1971. Ceci et le relatif échec des événements de mai 1968 entraînent une chute du nombre de syndiqués à Alsthom passant de plus de 2 000 à moins de mille. La société Alsthom connaît également, en 1979, année de son centième anniversaire, 60 jours d'une grève appelée « Grève du Centenaire ». En 1970, la municipalité engage des travaux de rénovation et d'embellissement, en passant par la rénovation des façades, l'aménagement ou le réaménagement de parcs urbains et le fleurissement de la ville. La réalisation des différents projets a pris une trentaine d'années. En 1983, Jean-Pierre Chevènement est élu maire de Belfort. Ses mandats et son rôle dans la vie politique du département ont marqué et marquent encore la ville, il développe le tissu universitaire (notamment grâce à ses actions comme ministre de l'Éducation nationale), contribue à la fondation de la communauté de l'agglomération belfortaine en 1999 (en application de la loi qu'il fait voter en tant que ministre de l'Intérieur), à la rénovation et à la colorisation du centre-ville, ainsi qu'à la promotion du projet de LGV Rhin-Rhône. Belfort fête en 2007 le 700e anniversaire de l'affranchissement de la ville par Renaud de Bourgogne et en 2011, les 130 ans du Lion, année où il a été enfin inauguré.


Point stratégique depuis le xiie siècle, la Citadelle fut construite par Gaspard de Champagne, comte de la Suze à partir de 1648. Louis XIV confie à Vauban le projet de fortifier Belfort en se basant sur les ruines de l'ancien château médiéval. C'est l'unique exemple en France du deuxième système de fortification de Vauban. Puis à partir de 1817, le général Haxo transforme le château en une forteresse moderne, en particulier en remplaçant la caserne construite sous Vauban par une caserne à l'épreuve de la bombe, que l'on peut voir au-dessus du Lion. Les glacis du château, les batteries Haxo et la cour d'honneur sont librement accessibles ainsi que la Tour des Bourgeois, vestige du château féodal. Depuis 2007, le grand souterrain offre une visite moderne et patrimoniale en son et lumière sous le nom la Citadelle de la Liberté. L'ancienne caserne au sommet de l'édifice renferme le Musée d'Histoire et d'Archéologie de Belfort. L'enceinte est encore partiellement érigée dans sa partie nord et sud. La Porte de Brisach, datant de 1687, est surmontée d'un fronton aux armes du Roi Soleil et a été conservée dans son état primitif. Les remparts qui l'entourent sont du xviie siècle.


Divers sites fortifiés
D'autres forts ont été construits, notamment au sommet des collines entourant la ville :le fort de la Justice ;
le fort de la Miotte, avec sa tour surplombant l'étang des Forges est un endroit facilement accessible d'où on peut profiter d'un vaste panorama sur la ville et le massif des Vosges ;
le fort des Barres (Hatry) ;
le fort des Basses-Perches ;
le fort des Hautes-Perches.
Le fort du Salbert est une fortification de type Séré de Rivières datant du xixe siècle. La visite en est dangereuse du fait des trous et des puits non sécurisés. Il a été intégré au milieu du xxe siècle au sein de l'ouvrage "G" de la D.A.T. dont la partie souterraine est aussi dangereuse.


Le quartier le plus ancien de la ville s'est développé au pied de la Citadelle. L'architecture est un héritage de l'Alsace avec des maisons à colombage aux couleurs vives et gaies. Sur la Place d'Armes se trouvent la Cathédrale Saint-Christophe et l'Hôtel de Ville. La Cathédrale, en grès des Vosges, a été construite en 1727 pour remplacer l'ancienne collégiale de Saint-Denis devenue trop exiguë. L'hôtel de ville résulte d'un achat fait en 1785 auprès du notable François-Bernardin Noblat, et Jean-Baptiste Kléber fut chargé de sa transformation. La Salle d'Honneur, abritant les Cinq tableaux retraçant l'Histoire de Belfort, fut aménagée en 1810. Le monument des Trois Sièges (1813, 1815 et 1870), place de la République, est une œuvre posthume de Bartholdi érigée le 15 août 1913 en hommage aux trois défenseurs de Belfort : Jean Legrand, Claude Jacques Lecourbe et Pierre Philippe Denfert-Rochereau. Le monument est surmonté d'un groupe de quatre personnages symbolisant la France (avec le coq national) soutenant la ville de Belfort (épée à la main), un jeune combattant et une petite Alsacienne. La statue Quand-Même d'Antonin Mercié, située place d'Armes, représente également une Alsacienne en costume traditionnel soutenant un soldat d'une main et tenant, de l'autre, un fusil en direction de l'est118. Le Musée des Beaux-Arts occupe la Tour 41 et les expositions temporaires des Musées de Belfort, la Tour 46.
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 11:08 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant

Delle est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté, chef-lieu de canton. Son territoire communal jouxte la frontière avec la Suisse (et, plus précisément, le canton du Jura), et son agglomération se prolonge au-delà de cette frontière. Par sa population, c'est la deuxième ville du Territoire de Belfort après Belfort.
Ses habitants sont appelés les Dellois.


Toponymie
Datira (728), Dadila (913), Daile (1226), Diele (1232), Villam Tatinriet (1232), L'Avoerie de Deyle (1282), In oppido de Tannenriet (1284), In villa seu castro nostro de Dela (1340), In dem ampte ze Tatenriet (1303), Seigneurie de Delles (1659), Delle-sur-Joncs (sans date).
En allemand: Dattenried
Le centre-ville de Delle comprend de nombreux témoignages du Bas Moyen Âge et de la Renaissance : ancien hôpital, remparts, maison des cariatides, mairie (ancien château), maison à tourelle (ancien presbytère)…



À l'époque gallo-romaine, Delle (Datira ou Dadila) était située à l'intersection de la voie principale reliant Mandeure (département du Doubs) à Augusta Raurica (Augst dans le canton de Bâle-Campagne) et deux voies secondaires remontant vers Grandvillars et Boron. Après avoir fait partie du duché d'Alémanie au viie siècle, Delle devient terre mérovingienne avec le duché d'Alsace. En 728 le duc d'Alsace Eberhard fait don à l'abbaye de Murbach de la villa de Delle et de son église qui conservait les restes de saint Dizier. Cette donation est confirmée en 913 par le roi de Germanie, Conrad. Au début du xiiie siècle, Delle, en tant que domaine ecclésiastique, est sous la protection de Frédéric II, comte de Ferrette. Vers 1232-1235, Delle fut l'objet de conflit entre les comtés de Ferrette et de Montbéliard. C'est vraisemblablement à cette époque que fut construit le château.







 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:19 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant

Grandvillars est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté, chef-lieu de canton.
Ses habitants sont appelés les Grandvellais.


La ville est arrosée par un affluent du Doubs, l'Allaine.
Grandivillari (1147), Grandvilers (1222), Granwil (1226), Grandivilario (1282), Grantveler (1282), Grantvillers (1332), Grandweiler (xviie siècle), Grandvillard (1793).
En allemand : Granwiller
Un tumulus contenant une tombe à char de l'Âge du fer a été fouillés en 1919. Les objets provenant de cette sepulture sont présentés au Musée d'histoire de Belfort.
À l'époque romaine, Grandvillars était déjà un lieu de passage habité puisqu'un embranchement de la voie romaine Mandeure-Augst et reliant Bourogne à Delle traversait son territoire. Un établissement gallo-romain aurait même occupé le lieu où la ville s'est développée si l'on en croit les vestiges retrouvés vers 1850. On trouve mention du nom du village en 1147 à propos des chapelles de Sainte-Marie et de Sainte-Ursanne que possédait le prieuré de Lanthenans.
Le 15 mai 1226 fut signé à Grandvillars le traité de paix réconciliant le comte Frédéric II de Ferrette et le comte Richard III de Montbéliard. Le fief de Grandvillars fut ensuite l'objet d'un litige entre Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard et l'évêque de Bâle. Différend qui dégénéra en conflit quand Renaud se fut attaqué aux possessions de l'évêché. L'empereur Rodolphe de Habsbourg dut intervenir pour ramener le comte de Montbéliard à la raison. Le fief de Grandvillars fut ainsi partagé entre l'évêché et Henri de Grandvillars, vassal du comte de Montbéliard. C'est à cette époque que le bourg fut fortifié et le château construit.



Des mains de Jeanne de Montbéliard, comtesse de Ferrette, Grandvillars passa en 1347 à Ursule, seconde fille de Jeanne et de Ulrich III de Ferrette. On trouve ensuite un Guillaume puis un Thiébaut, sires de Grandvillars. En 1444 le bourg fut dévasté par les Écorcheurs. Après 1648, Grandvillars, devenu français, est le chef-lieu d'une mairie regroupant également Thiancourt et Morvillars.
La famille des anciens barons de Grandvillars n'eut pas de descendant direct. Une branche cadette de la famille s’était installée à Delémont en Suisse et donna plusieurs notables comme François Conrad de Grandvillers, chevalier de cour et chef bailli de Saint-Ursanne, Saint-Imier et de l’Ajoie. Le xviiie siècle vit l'expansion de la famille dans la région de Bâle, dont les membres furent connus sous divers noms tels que Granwiller et Grauwiler. C'est à cette époque qu'aurait été détruit le château féodal. À son emplacement fut construit vers 1787 sur les plans de l'architecte Jean-Baptiste Kléber, le futur général du Premier Empire, un château (voir photo) vendu comme bien national à la Révolution.
En 1828, l'industriel Jean-Baptiste Migeon y installe une fabrique de visserie. L'industrie, qui se développa dans le courant du xixe siècle, provoqua une augmentation nette de la population qui passa de 761 habitants en 1803 à 1954 en 1872. L'arrivée de nombreux Alsaciens fuyant la germanisation de leur province porta à 3072 le nombre d'habitants en 1911. La voie ferrée et la gare ont été mis en service le 29 juin 1868.
Dans les années 1980, Grandvillars a connu de réelles difficultés économiques avec la suppression de 600 emplois industriels à la suite de la démolition de l’usine du Moulin, de la fermeture des établissements Châtel et de l’arrêt de plusieurs activités sur le site de l’usine des Forges. Cela s’est traduit par une perte de 450 habitants au recensement de 1989.

 


 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:24 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant

Frédéric Auguste Bartholdi, né le 2 août 1834 à Colmar et mort le 4 octobre 1904 à Paris, est un sculpteur français.


Il est notamment l'auteur de la célèbre Statue de la Liberté (dont le titre exact est La Liberté éclairant le monde), offerte par la France aux États-Unis et placée ensuite sur Bedloe's island, à l'entrée du port de New York ; il est aussi l'auteur du groupe Les Fleuves et les Sources allant à l'Océan de la fontaine située place des Terreaux à Lyon, ainsi que du monumental Lion de Belfort, sculpté dans une falaise pour célébrer la résistance héroïque de la ville lors du siège de 1870-71. Ses peintures sont généralement signées du pseudonyme d'Amilcar Hasenfratz

Né à Colmar le 2 août 1834, fils de Jean Charles Bartholdi (1791-1836), conseiller de préfecture, et d’Augusta Charlotte, née Beysser (1801-1891), fille d'un maire de Ribeauvillé. Quatre enfants, dont seul l'aîné, Jean-Charles (avocat-éditeur, puis interné pour maladie), et le cadet, Auguste, survivront. À la mort prématurée de son père en 1836, la mère, de condition aisée, décide d'aller vivre à Paris, tout en conservant la maison familiale du 30 rue des marchands, qui abrite, depuis 1922, le musée Bartholdi (après avoir été léguée à la ville en 1907).

De 1843 à 1851, il étudie dans le lycée Louis-le-Grand à Paris. Parallèlement, sa mère l'inscrit comme élève dans l'atelier du sculpteur Antoine Étex et du peintre Ary Scheffer, rue Chaptal (aujourd'hui Musée de la vie romantique qui y conserve deux bronzes, La Gravure et L’Orfèvrerie). Ce dernier décèle chez Auguste que sa vocation est dans la sculpture. Auguste Bartholdi obtient son baccalauréat en 1852 et un an plus tard, afin qu'il s'installe, sa mère lui achète un atelier rue Vavin qu'il occupera pendant quarante ans. De 1855 à 1856, il voyage avec ses amis Édouard-Auguste Imer et Jean-Léon Gérôme en Égypte où il découvre la sculpture monumentale, puis en Arabie heureuse. Il en rapporte des dessins et photographies orientalistes qui l'influenceront.

Son premier monument, une sculpture en bronze dédiée au général Rapp, est inauguré au Champ-de-Mars de Colmar le 31 août 1856.
Pendant la guerre franco-allemande de 1870, chef d'escadron des gardes nationales, il est aide de camp du général Giuseppe Garibaldi et agent de liaison du gouvernement, particulièrement chargé de s'occuper des besoins de l'armée des Vosges. C'est au cours de engagement patriotique que Garibaldi et Gambetta le confortent dans son amour de la République et de la démocratie. Très marqué par l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine par l'Empire allemand, il veut dès lors exalter les valeurs de la Liberté.

En 1871, à la demande d'Édouard Lefebvre de Laboulaye (dont Bartholdi a réalisé un buste en 1866) et de l'union franco-américaine, il effectue son premier voyage aux États-Unis pour sélectionner en personne le site où sera installée la Statue de la Liberté. Le projet ressemblera d'ailleurs beaucoup à un projet semblable (« l'Égypte éclairant l'Orient ») qui aurait dû être installé à l'entrée du canal de Suez, si Ismaïl Pacha l'avait accepté en 1869.

Sa carrière prend dès lors une ampleur internationale. Il devient un des sculpteurs les plus célèbres du xixe siècle en Europe et en Amérique du Nord.
Voulant exalter la portée universelle du message républicain, il est Franc-maçon depuis 1875, adhérant à la loge Alsace-Lorraine à Paris. C'est à partir de cette date qu'il commence la construction de la statue de la Liberté dans ses ateliers parisiens, rue Vavin. La pose de la première pierre du piédestal le 5 août 1884, est d'ailleurs une cérémonie maçonnique (c'est le Grand Maître de la loge new-yorkaise William A. Brodie (en) qui la pose), rappelant que les loges l'ont aidé dans son projet.
    

La même année, le 20 décembre, il conclut un mariage « rocambolesque » avec Jeanne-Émilie Baheux de Puysieux (simple modiste mais descendante d'une grande famille alsacienne, elle est son modèle), qui se serait rajeunie de 13 ans aux yeux de son mari, à l'hôtel de ville de Newport (Rhode Island) aux États-Unis. Lors de son séjour chez son ami John LaFarge, ce dernier le convainc en effet de l'épouser afin de se conformer aux valeurs morales des hommes d'affaires américains qui financent sa statue de la Liberté. LaFarge fait ainsi venir chez lui le pasteur Charles T. Brooks pour célébrer dans la précipitation un mariage improvisé. Leur mariage sera cependant heureux et sans enfants.

 Il effectuera son dernier voyage aux États-Unis pour l'inauguration, le 28 octobre 1886, de la statue de la Liberté à New-York.
Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur en 1886, vingt-deux ans après avoir été fait chevalier.
Il meurt dans le 6e arrondissement de Paris, le 4 octobre 1904, à la suite d'une tuberculose. Il est enterré au cimetière du Montparnasse (28e division).

 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:25 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant












 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:26 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant









 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:27 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant











 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:28 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant











 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:29 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant









 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:29 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant










 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:30 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant










 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:31 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant












 
  

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:32 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant













 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 56 322
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 15:03 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT Répondre en citant










 
 

_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:09 (2017)    Sujet du message: (90) TERRITOIRE DE BELFORT

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com