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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME
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saintluc



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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 05:48 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Revue du message précédent :

L'ancienne église Saint-Pierre de Doullens est située dans le centre de Doullens, au nord du département de la Somme, à une trentaine de kilomètres au nord d'Amiens.
L'église Saint-Pierre avait été construite au début du xiiie siècle et furent achevés dans les années 1220. Elle fut remaniée à la Renaissance mais la Révolution française lui fut fatale. Vendue comme bien national, elle perdit son chœur et son transept, ses verrières et son mobilier. Désaffectée en 1790, elle fut vendue comme bien national; le 28 thermidor an VIII. Elle subit des destructions et fut utilisée comme hangar, atelier... Le bâtiment échappe de peu en 1912 à la démolition lors d'un réalignement de rue puis à nouveau en 1924 avec une décision d'achat du conseil municipal pour la détruire. L'action militante de l'association des Amis du vieux Doullens sauva ce qu'il restait de l'édifice. Les vestiges de l'église sont protégés au titre des monuments historiques : classement par décret du 4 septembre 1924
Il ne reste de l'édifice que la nef non-voûtée et non-fermée. Elle s'élève sur trois niveaux. Les arcades brisées, qui séparent la nef des bas-côtés, reposent sur des colonnes jumelées dont les chapiteaux sont ornés de feuillage ou de crochets tandis que les bases sont ornées de griffes. Les baies sont divisées en deux arcs brisés par des colonnettes
 
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saintluc
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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 05:51 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le Beffroi de Lucheux est un beffroi situé à Doullens, au nord du département de la Somme. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de Beffrois de Belgique et de France depuis 2005
En 1286, la commune de Doullens acquit la tour seigneuriale pour en faire son beffroi. Le beffroi fut plusieurs fois détruit par des incendies et fut à chaque fois reconstruit. La dernière reconstruction date de 1613.
En 1653, les Espagnols s’emparèrent de la cloche d'Auxi-le-Château. Le gouverneur de Doullens la reprit et l’installa dans le beffroi. Les habitants d'Auxi vinrent la réclamer aux habitants de Doullens qui ne voulant plus s'en défaire la rachetèrent.
Doullens et son beffroi reçurent la visite d'éminents personnages comme : le Cardinal de Richelieu et Louis XIII pendant le siège d'Arras en 1640 ou Louis XIV et le Dauphin qui y séjournèrent en 1678.


En 1861, la partie supérieure du beffroi fut restaurée avec l'adjonction d'une horloge.
La façade et la couverture de l'ancienne maison commune donnant sur la rue, la tour et beffroi en charpente (cad. N 264) furent inscrit sur la liste des monuments historiques inscription par arrêté du 18 mai 1966
Le beffroi de Doullens haut de 28 m surmonte l'ancienne maison communale. Il est construit en brique et pierre comme beaucoup de monuments de la Picardie aux xviie et xviiie siècles. Il présente une allure quelque peu penchée et son sommet de forme originale abrite la guérite du guetteur recouverte d'ardoise.
Le beffroi s'élève sur quatre niveaux : le rez-de-chaussée, entièrement bâti en pierres de taille, est percé d’un grand porche et de trois portes perchées auxquelles on accède par un perron. À gauche se trouve le corps de garde, à droite la prison qui aujourd’hui abrite l’office de tourisme. La porte centrale s’ouvre sur un vestibule voûté.
Le beffroi contient trois cloches dont le fameux bourdon « Jeanne d'Auxi », fondu en 1541, qui sonne toutes les heures

 

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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 05:59 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Les ruines du château d'Eaucourt sont les vestiges d'un château médiéval (fin XIV° début XV°), situé sur le territoire de la commune d'Eaucourt-sur-Somme, à l'ouest du département de la Somme.
Ces vestiges sont valorisés par une association spécialisée depuis 1983 en travaux d'aménagement du site et de restauration des vestiges Association de Restauration du Château d'Eaucourt-sur-Somme). Elle anime le site par des visites ludiques et pédagogiques autour des bâtisseurs et de la vie quotidienne au xive siècle. Ouvert au public en juillet et août chaque après-midi et toute l'année en journées pédagogiques pour les groupes scolaires et les centres de loisirs.

Le château semblerait avoir été construit au xiiie siècle puisque le pouillé diocésain de 1301 parle de la chapelle Sainte Margherite du château et la désigne ainsi « Aqua curte » (littéralement : le fleuve exigu). Il s'agit de la chapelle Sainte-Marguerite du nom de sa fondatrice, Marguerite de Picquigny, épouse de Mathieu de Roye.
On peut supposer que la construction du château ait été effectuée par les seigneurs de la Ferté en réponse à la volonté du roi Philippe Auguste (1165-1223) d'édifier de nouvelles places fortes afin de défendre les terres nouvellement conquises.
Au xive siècle, vers 1358 et pendant la captivité de Jean le Bon (roi de France), les troupes municipales d'Abbeville le démolissent pour la première fois afin d'ôter aux Navarrois et aux Anglais tout moyen de s'établir dans le Ponthieu. Reconstruit peu de temps après, il avait pour capitaine en 1420, Simon de Boulainvilliers, chevalier, qui le donna à Jacques d'Harcourt (gouverneur du Crotoy). Pris par les Anglo-Bourguignons en juin 1421, il fut aussitôt, quelques jours après, repris d'assaut par les Dauphinois sous le commandement de Jacques d'Harcourt qui le conserva jusqu'au 26-27 juillet suivant. Philippe le Bon, duc de Bourgogne, marchant sur Saint-Riquier fit mettre le feu au château alors abandonné par les Dauphinois (ainsi qu'aux châteaux de Pont-Remy et de Mareuil).
Le château, reconstruit en 1436 par le chevalier Jean d'Eaucourt qui choisit d'y résider, fut de nouveau pillé par Pierre Renaud de Vignolles en 1440 (frère bâtard de la Hire) qui mit le seigneur d'Eaucourt à rançon.

En 1499, Isabelle d'Eaucourt épouse Louis d'Humières.
En 1575, la seigneurie d'Eaucourt était tenue par Françoise de Soyécourt.
En 1589, durant la Ligue qui oppose les catholiques et les protestants, les ligueurs d'Abbeville attaquent les troupes d'Henri IV installées dans le château et prennent possession des lieux. Après cette période troublée, le château sera démantelé.
En 1700, la seigneurie d'Eaucourt est dirigée par la dame de Belleforière-Soyécourt.
En 1755, elle est la propriété de Joachim-Charles de Seiglière de Belleforière.
En 1777, François Vaillant, chevalier, achète le château et y demeure jusqu'en 1779. Il s'agit de la dernière trace d'occupation des lieux.

En 1983, Damien Maupin fonde l'Association pour la Restauration du CHâteau d'Eaucourt (A.R.CH.E) et organise le premier chantier de restauration du site.
En 1996, une équipe de bénévoles de l'A.R.Ch.E. crée "l'espace médiéval", et organise des visites pédagogiques et ludiques autour des bâtisseurs et du campement du guerrier. Des fêtes médiévales ont aussi été organisées dont celle des 20 ans (en 2003) de l'association avec tournoi de chevalerie.
En 2011-2013, sous l’impulsion de Nicolas Franqueville, président et de Damien Maupin, directeur, la fréquentation du site augmente pour atteindre 15 000 visiteurs dont 2 000 entrées à la fête médiévale des 14-15 août 2013. En 2014, le château a accueilli 17 000 visiteurs (sans fête médiévale) auquel peuvent s'ajouter les 8 000 visiteurs des « rendez-vous du fleuve ».
Les animations participatives (maternelle, primaire, collège) et des stages/chantiers (adultes) ont pour thème la vie et la reconstruction d'un Château : travail de la pierre, travail du cuir, travail du bois, travail du verre, travail du fer, travail des métaux précieux, le jardin médiéval...
Septembre 2014, le Conseil Général de la Somme choisit la commune d'Eaucourt-sur-Somme pour organiser son "Rendez-Vous du Fleuve". À cette occasion, la vallée de l'archéologie est inaugurée. De nombreuses animations rythmenté ces trois journées.
En août 2015, les premiers sondages archéologiques révèlent l'existence d'une tour polygonale et du logis seigneurial, dans la partie du site à l'opposé du châtelet d'entrée.

Le château, entouré de fossés, comportait une enceinte rectangulaire d'environ 40 m x 50 m, haute de six à sept mètres.
Au nord-ouest, le châtelet d'entrée qui jouait un rôle de donjon-refuge, couronné de mâchicoulis, était renforcé de deux tours en façade qui entouraient le pont levis et à l'arrière droit d'une tour de guet avec son escalier en vis. Sur le front d'entrée on reconnaît encore l'arcade en arc surbaissé du passage (restaurée en 1989), la feuillure où venait se rabattre le tablier du pont-levis, et les rainures verticales destinées au passage des bras. L'arcade précédait un vestibule carré (l'entrée du château dite « salle de garde ») dont la voûte sur croisée d'ogives s'appuyait sur quatre voûtes secondaires en tiers point. De l'autre côté, la porte qui ouvrait sur le Baye est en plein cintre et était surmontée d'un tableau décoratif dont l'écu martelé, porté par un sauvage et un triton, était accompagné de la devise « Sans Ayde » (l'ayde était un impôt). le reste des fortifications est à fleur de terre, quelques vestiges de murs subsistent à l'arrière.
Description du château par R. Belleval vers 1860:
« De l'inspection minutieuse des lieux, il résulte pour nous que le donjon était un carré indépendant de la masse principale du château. Ce donjon se composait d'un massif carré, crènelé et ouvert, flanqué aux deux angles de la façade et à l'angle sur la rivière de trois tours rondes couronnée de mâchicoulis en saillie*, surmontées de toits aigus. Ces trois tours avaient une grande analogie avec celles si bien conservées du château de Rambures. La forteresse dont nous voyons les ruines et le château de Rambures avaient été reconstruits à la même époque.

À la fin du siècle dernier, en 1795, les restes du château d'Eaucourt étaient plus considérables qu'aujourd'hui. Un dessin, fait à cette époque prouve que le donjon était entièrement debout et presque habitable. Les tours se dressent entières, allongées. Les toits sont presque intacts, sauf dans quelques parties où les ardoises** tombées laissent apercevoir le système compliqué des charpentes. À droite et à gauche de la porte à plein cintre s'ouvrant dans la façade, on voit les entrailles destinées à recevoir les poutres du Pont-Levis, lorsqu'il était relevé. Le grand carré du château est entouré de murailles plus ou moins ruinées, mais qui, dans plusieurs parties sont encore couronnées de leurs créneaux. À l'un des angles, une tourelle prismatique se dresse tout entière avec son toit. Cet état des choses n'a rien de surprenant si l'on songe qu'au commencement du xviie siècle, le château était encore habité. Le donjon lui-même l'était peut-être encore au siècle dernier. Il est certain du moins que la destruction du château a précédé de beaucoup celle du donjon. »
* Deux tours rondes couronnées de mâchicoulis en façade et une tour de guet (sans mâchicoulis) voir l'aquarelle collection Maqueron, bibliothèque d'Abbeville
** Toiture en tuiles plates de terre cuite (aucune trace d'ardoise n'est trouvée sur place)

 

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MessagePosté le: Dim 21 Mai - 08:20 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le château d'Essertaux est situé sur la commune d'Essertaux, dans la Somme. Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 19 février 1926
Édifié dans la seconde moitié du xviiie siècle pour la famille de Béry (l'église voisine fut édifiée par la même famille). Le château comprenait alors un vaste corps de logis rectangulaire entièrement en pierre, accosté d'ailes basses et s'organisait autour d'un imposant avant-corps central à trois niveaux richement ornementé. Déclaré bien national à la Révolution, il fut presqu'entièrement démoli, à l'exception de l'avant-corps central et du rez-de-chaussée du corps central, lui conférant son aspect actuel.

La famille de Guillebon ou Le Thoillier de Guillebon est une famille de la noblesse française dont sont issus depuis le xvie siècle de nombreux militaires, dont plusieurs officiers généraux, le Général Jacques de Guillebon est compagnon de la Libération. Cette famille est originaire de Picardie et d'Île-de-France où elle est connue depuis le xve siècle (ancien patronyme : Le Thoillier. La famille de Guillebon a conservé le château jusque dans les années 2000.
Rachat
Monsieur Cocheteux rachète le château dans les années 2000.
Olivier Jardé rachète le chateau et y installe un club hippique "natural ponies".


 

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MessagePosté le: Dim 21 Mai - 08:22 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'Église Saint-Jacques d'Essertaux est située sur le territoire de la commune d'Essertaux, dans le département de la Somme à une vingtaine de kilomètres au sud d'Amiens.
L'église d'Essertaux a été construite en 1769. Elle remplace un édifice antérieur et fut édifiée par la volonté du marquis Henry Gabriel de Béry, seigneur d'Essertaux. Elle est protégée au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 16 décembre 1969
Construite en pierre sur les plans de l'architecte Sénéchal, de Corbie, l'église Saint-Jacques-le-Majeur est de style classique. La façade à trois niveaux est surmontée d'un fronton triangulaire sur lequel sont sculptées des armoiries des famille Béry et Berbier du Metz. Le portail est surmonté d'un oculus. Un clocher quadrangulaire surmonté d'un dôme à lanternon flanque le côté gauche l'église.
Dans l'église, se trouve renferme la pierre tombale de Jean de Béry et de son épouse ren calcaire jaune. Une inscription est gravée sur trois côtés, entrecoupée à gauche et à droite par des personnages et par des écussons aux armes de Béry et de Rubempré, sculptés. On y lit cette dédicace :

« ci gisent les corps des nobles personnes Jean de Béry, seigneur d’Essertaux et de Hainneville, lequel trépassa le jour de la Saint-Firmin, martyr, en septembre 1522 et de sa femme Marguerite Jeanne de Rubempré. »
Le chœur à pans coupés est orné de boiseries. La chaire à prêcher a pour motif une coquille Saint-Jacques, Essertaux étant situé sur le chemin de Compostelle. La nef est flanquée de collatéraux. Le transept est formé de deux bras peu saillants terminés par deux hémicycles servant de chapelles

 

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MessagePosté le: Dim 21 Mai - 08:28 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Pierre de Fieffes est située dans le centre du village de Fieffes, sur le territoire de la commune de Fieffes-Montrelet, dans le département de la Somme, au nord-ouest d'Amiens.
L'église Saint-Pierre est une église romane, dernier témoin d'une commanderie hospitalière de l'ordre de Malte. Elle est protégée au titre des monuments historique : classement par arrêté du 17 novembre 1921.

L'édifice a bénéficié d'une mise en valeur récente. Lors de l'édition 2003 du concours « Un patrimoine pour demain » (compétition ayant permis la sauvegarde de plus de 220 « richesses du patrimoine de proximité », organisée par Le Pèlerin et France Info), 7 500 euros furent alloués pour la restauration du maître-autel.
La restauration de l'édifice s'est achevée le 14 octobre 2007, avec la bénédiction de son autel remis en état, par l'évêque d'Amiens, monseigneur Jean-Luc Bouilleret.
L'église accueille des expositions d'art contemporain (rétrospective Alain Mongrenier en 2010).
L'église de Fieffes est une église romane, remaniée à la période gothique.

Entourée encore de son cimetière, à l'ouest et au sud, l'église Saint-Pierre est bâtie à la limite du village, juste au-delà de la petite rivière que l'on franchit par un petit pont. Son clocher en bâtière se dresse contre la façade nord. Son aspect trapu est renforcé par la hauteur de ses contreforts d'angles qui montent jusqu'au toit.
Le portail ouest est protégé par un auvent. Au-dessus, une fenêtre est ornée d'une frise soulignant l'ogive.
Le côté sud est décoré par une frise également, mais celle-ci, contrairement à l'autre, est composée de petits motifs en relief tous différents, et elle parcourt à l'horizontale toute la longueur de la nef, sous le toit.
Une porte est surmontée d'une sculpture, fort abîmée, qui a dû représenter un ange. Juste à droite, à peu près à la même hauteur sur le pilier, on distingue encore, mais avec peine, un cadran solaire, surmonté d'un autre (plus ancien semble-t-il puisque presque effacé par l'érosion).

Quatre sculptures ont également été préservées et restaurées : Saint-Pierre (bois du xvie siècle), une Vierge à l'Oiseau (bois du xviie siècle, Saint-Éloi et Saint-Nicolas (bois du xviiie siècle)
L'église est dotée de deux piscines liturgiques, l'une étant plus décorée que l'autre.
La charpente du chœur est ornée de chaque côté de deux blochets, représentant des visages.
Côté nord (sous le clocher), on remarque un morceau de bois percé en son centre et inséré parmi les pierres de la voûte. Il s'agit du passage pour la corde de la cloche.
Les fonts baptismaux sont dans l'angle sud-ouest.

 

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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 07:29 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le château de Folleville, situé dans la commune de Folleville, dans la Somme, a eu une histoire mouvementée depuis le xive siècle. Malgré les destructions, il en reste aujourd'hui d'importants vestiges
On ne peut remonter, à défaut de sources antérieures, qu'au xive siècle pour obtenir les traces de la présence d'un château à Folleville, traces témoins de la destruction du château féodal pendant la Jacquerie de 1358.
Le château fut pris en 1440 par le capitaine anglais John Talbot fort d'une artillerie de campagne qui vint à bout de la forteresse.
Il fut ensuite racheté par les Bourguignons qui le démantelèrent en partie afin d'empêcher les Anglais devenus leurs ennemis de s'en servir comme base de repli lorsqu'ils menaient des exactions dans la région.
La paix revenue, le château put être reconstruit.
En 1477, Louis XI résida au château de Folleville, il récompensa Raoul de Lannoy pour sa bravoure au siège du Quesnoy et lui offrit une chaîne d'or en lui disant: « Pasque Dieu, mon ami, vous êtes trop furieux en un combat; je veux vous enchaîner pour modérer votre ardeur, car je ne veux point vous perdre, désirant me servir de vous plus d'une fois ».
Charles VIII en 1492 vint lui aussi à Folleville, il nomma Raoul de Lannoy, bailli d'Amiens.
Louis XII le nomma gouverneur de Gênes en 1507.
Des historiens estiment que la construction du château actuel daterait de 1478 environ lorsque Raoul de Lannoy épousa Jeanne II de Poix et devint seigneur de Folleville. Il fut remis en état après les destructions de la période précédente et une aile, aujourd’hui disparue, fut alors construite.

François Ier fut le troisième roi de France à venir à Folleville. En 1544, il résida dans la demeure de Louis de Lannoy, dans le château que nous connaissons. C’est d’ailleurs là qu’il publia une ordonnance royale annonçant les conclusions de la Paix de Crépy-en-Laonnois signée avec Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique.
Quatre ans plus tard, en 1548, la sœur d'Henri II résida au château à l’occasion du baptême du fils de Louis de Lannoy.
En 1589, le château de Folleville tomba entre les mains de la Ligue, des Ligueurs venus d'Amiens s'en emparèrent mais en furent chassés quelques mois plus tard. Un combat fut remporté sans être décisif par Henri IV contre les Espagnols.
Au début du XVIIe siècle, la seigneurie et le château de Folleville devinrent la propriété de Philippe Emmanuel de Gondi, général des galères de France qui résida avec sa famille dans le château. Ses fils eurent pour précepteur Vincent de Paul qui fut également le directeur de conscience de leur mère. L'un des enfants devint le Cardinal de Retz.
Au xviiie siècle, la seigneurie de Folleville passa pour finir à la famille de Mailly qui, ne goûtant guère l’aspect médiéval du château, cessa de l'habiter.
Le château fut dès lors abandonné et détruit. À partir de 1777, ses pierres furent réutilisées par le comte de Mailly pour construire le château de Mailly-Raineval
Il subsiste de l'ancienne forteresse une élégante tour de guet de forme originale, haute de 25 mètres qui domine la campagne alentour.
Le plan du château est celui d'un quadrilatère avec aux angles des tours rondes datant du début du xve siècle. Des restes de murs, de tours et de douves sont toujours visibles ainsi qu'un corps de bâtiment commandant l'entrée.
Les vestiges du château de Folleville sont propriété de la Communauté de communes du Val de Noye.
Ils sont mis en valeur par l'association Le Site de Folleville qui le restaure et l'anime.
Les Médiévales sont une fête organisée sur le site du château par l'association Le Site de Folleville. Elle se déroule chaque année depuis 2003, fin août ou début septembre. Cette fête populaire offre au public, pendant un weekend, différentes attractions en lien avec le Moyen Âge : costumes, tournois équestres, combats singuliers à l'arme blanche, démonstrations artisanales etc.

 

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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 07:37 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste est une église catholique située à Folleville, en France, dans le département de la Somme. De style gothique flamboyant, elle est classée monument historique
À la fin du XVe siècle, le mariage de Jeanne de Poix et Raoul de Lannoy fit entrer la seigneurie de Folleville dans la famille de Lannoy. Raoul de Lannoy qui s'illustra au siège du Quesnoy en 1477 devint bailli d'Amiens sous Charles VIII, puis seigneur de Gênes sous Louis XII. Il fit sculpter son gisant et celui de son épouse et demanda dans son testament qu'ils fussent placés dans un nouveau sanctuaire. C'est ce qu'accomplit sa veuve après son décès en 1512.
Au début du XVIIe siècle, la terre de Folleville échut à Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères de France. Il fit appel à Vincent de Paul pour l'éducation de ses fils dont l'un devint le cardinal de Retz. C'est du haut de la chaire de cette simple église de campagne que Vincent de Paul prononça, le 25 janvier 1617, un sermon qui fut à l'origine de la création de la Congrégation de la Mission (prêtres lazaristes).
Pendant la Révolution Française, les fonts baptismaux et les tombeaux sont protégés par les habitants du village.
L'édifice fut classé au titre des monuments historiques en 1862 et au Patrimoine mondial par l'UNESCO en 1998 au titre du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Cette petite église de campagne, très simple, se compose de deux parties distinctes:
une nef de trois travées et
un chœur plus élevé, lui aussi de trois travées qui était la chapelle seigneuriale adjointe à la nef au xvie siècle, dédié à Saint-Jean-Baptiste.
Une tourelle d'escalier est située à la jonction de la nef et du chœur, côté sud.
Un clocher surmonte la première travée de la nef.
La décoration extérieure de l'édifice se compose de deux statues, saint Jacques au-dessus de la porte d'entrée et la Vierge sur l'un des contreforts du chœur.
La nef très sobre, est voûtée en bois de châtaignier qui laisse apparaître des corbeaux sculptés de têtes humaines. Dédiée à Saint-Jacques-le-Majeur, elle contient la chaire du haut de laquelle Vincent de Paul prononça son célèbre sermon, et des fonts baptismaux. Sur la vasque en marbre de Carrare, figurent la chaîne et les armes de la famille de Lannoy, le socle en pierre calcaire locale est décoré de feuilles d'acanthe.
Le chœur, dédié à saint Jean-Baptiste était la chapelle seigneuriale construite au XVIe siècle, ajointe à la nef. Il est de style gothique flamboyant avec des voûtes de pierre dont les nervures sont décorées de chaînes et de tiges et feuilles de pois.

Dans deux enfeus du côté nord de l'abside, sont situés les tombeaux de membres de la famille de Lannoy. À l'extrémité gauche, les gisants de Raoul de Lannoy et de son épouse Jeanne de Poix sont d'Antonio Della Porta et de Pasio Gaggini, deux artistes milanais qui les réalisèrent de 1506 à 1508. Ces gisants en marbre de Carrare, finement sculptés, furent considérés par Léon Palustre comme « la création artistique la plus admirable de la France septentrionale ».
Raoul de Lannoy porte au cou la chaîne que lui donna Louis XI, son épouse a la tête légèrement tournée vers lui.
La décoration des parois, de la voûte et de la façade supérieure de l'enjeu est luxuriante. Elle est l’œuvre d'artistes locaux mêlant les styles flamboyant et Renaissance. On y distingue des sculptures de saints : Antoine ermite, saint Sébastien, saint Adrien ; des scènes bibliques : Piéta, la Décollation de saint Jean-Baptiste ; des symboles funèbres : trompettes de la mort, crânes ; des arabesques et des tiges de pois garnies de feuilles. Les deux pendentifs sculptés de la voûte représentent des saints : Jean, Jacques, Michel, Catherine, Barbe, Marguerite. Au-dessus, une Vierge à l'Enfant dans un grand lys est entourée de fleurs et des symboles des évangélistes. De chaque côté, on reconnaît les statues de saint Claude et de saint Louis.
Le second enfeu, abrite le tombeau de François de Lannoy (fils de Raoul et de Jeanne) et de son épouse Marie d'Hangest. Ce monument, postérieur d'une trentaine d'années au premier, est caractéristique de la première Renaissance française. Ils sont représentés agenouillés et sur la paroi inférieure sont sculptées les vertus cardinales (Justice, Prudence, Tempérance, Force).
Un troisième enfeu, aujourd'hui vide abritait une mise au tombeau transportée par le comte de Joigny dans l'église Saint-Jean de Joigny où elle est toujours. Au-dessus de l'enfeu, on reconnaît sculptés des anges portant les instruments de la Passion et le Christ ressuscité apparaissant à Marie-Madeleine.

Dans le chœur, côté sud, une piscine est sculptée avec des monogrammes de Raoul et de Jeanne de Lannoy.
Au-dessus du maître autel, un crucifix est accompagné à ses pieds d'un groupe sculpté représentant la Vierge et saint Jean l'Évangéliste.
La fenêtre axiale a conservé un vitrail de la Crucifixion pour partie du xvie siècle et restauré au XIXe.
Dans la nef, sont suspendus trois tableaux représentant les épisodes de la vie de Vincent de Paul:
Saint Vincent de Paul au chevet de Louis XIII ;
Saint Vincent de Paul recevant les derniers sacrements, tous deux copies du xixe siècle de tableaux réalisés par Jean-François de Troy en 1732 (tableaux aujourd'hui disparus), reproduits 1737 par les estampes de Bonnart et du graveur Antoine Hérisset. Elles servirent de modèle au peintre. Elles proviendraient du collège lazariste de Montdidier qui en fit don au curé de Folleville en 1913;
Saint Vincent de Paul prêchant aux galériens, copie du xixe siècle du tableau (disparu) de Jean Restout (1732), d'après l'estampe de Bonnart et Antoine Hérisset (1737). Elle proviendrait elle aussi du collège lazariste de Montdidier. Ces trois tableaux sont Logo monument historique Classé MH (2010)

 

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saintluc
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:08 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Riquier est une église catholique située à Fontaine-sur-Somme
L’église de Fontaine a été édifiée à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle (règnes de Charles VIII et de Louis XII). L’architecture est de style gothique classique, à l’exception du portail qui est de style gothique flamboyant. Elle a été très gravement touchée par les combats de 1940. Il ne restait debout que les murs.
Les cloches tombèrent suite à l’incendie. Des habitants les ont enterrées durant la guerre pour éviter le pillage. Une seule cloche fut rescapée de l’ancien carillon : Marie Antoinette.
L'édifice fut classé au titre des monuments historiques en 1941. Le portail avait déjà été classé en 1910.
La restauration commencée après la Seconde Guerre mondiale fut longue et s'acheva dans les années 1970.
Une contribution fut lancée auprès des habitants de la Commune afin de constituer un nouveau carillon. L’ancien carillon était composé de : Charlotte Elisabeth (mi bémol de 900 kg), Isidore Sophie (fa de 692 kg), Jeanne Catherine (sol de 498 kg), Marie Antoinette (la de 420 kg) et Jeanne Henriette ou Dindin (ré de 60 kg). Le nouveau carillon est composé de : Elisabeth (fa de 800 kg), Jeanne Armelle Berthe (sol de 530 kg), Marie Antoinette (seule rescapée de l’ancien carillon : la de 420 kg), Claudette Florence (si bémol de 335 kg), Michèle Adrienne (do de 250 kg) et Agnès Françoise (si bémol de 45 kg). Il manque une cloche pour avoir l’octave complète.

Le portail flamboyant du bas-côté nord demeuré intact est décoré de statues de saint Riquier avec sa mitre et sa crosse, au centre, de saint Pierre avec sa clé, à droite, et saint Adrien avec son enclume, à gauche. Au sommet, dans les écoinçons, se reconnaissent les emblèmes de Louis XII, le porc-épic et de François Ier, la salamandre sculptés dans des médaillons où sont gravées les dates de 1510 et 1515.
Le clocher-porche est surmonté d'une flèche en bois recouverte d'ardoise datant du XVIIe siècle et reconstruit après la guerre.
L’intérieur de l’église est composé de trois nefs : une nef centrale et deux nefs latérales. Celle de gauche est la Chapelle de la Vierge dont les pendentifs sont d’origine, sauf un reconstitué après la guerre (ils sont tous en pierre de Richemont), et celle de droite est la Chapelle de Saint Joseph.

Le maître-autel est attribué à Jean-Baptiste Carpentier.
Les voûtes de la chapelle de la Vierge portent la date de 1561, elles sont ornées de clefs pendantes sculptées, longues de 60 centimètres. Cette chapelle se compose de trois travées :

La première travée représente le procès de Paradis. Dieu au centre, avec derrière Adam et Eve. Devant lui, la Paix et la Justice. À sa droite, la Miséricorde et à sa gauche la Vérité, avec les Patriarches.
La seconde travée : au centre, Jérémie et l’Ange Gabriel. Devant la Justice, face à Jérémie, se trouve Isaïe. Devant Gabriel se trouve David. Entre les trois groupes, deux écus représentent les armes de France et celles de la famille d’Egmont.
La troisième travée : au centre, la Visitation et la Fuite en Égypte. Derrière David, face à la Visitation se trouve la Vierge Marie. deux écus représentent un lac d’Amour et le monogramme de l’architecte.
Les clefs de voûtes du chœur sont de style Renaissance, elles ont été reconstruites après 1945.

La voûte de la nef a été refaite en chêne (principe du bateau renversé).
Le sol d’origine, en ardoise (schiste), a été remplacé par un dallage en marbre.
En 1939, à la déclaration de guerre, les vitraux furent enlevés et entreposés à Champs-sur-Marne (région parisienne). Ils furent réinstallés à la fin du XXe siècle. Ils ont été restaurés et des éléments modernes y ont été intégrés.

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:16 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Martin de Franleu est une église paroissiale située à Franleu à l'ouest du département de la Somme.
La construction de l'église de Franleu date du XVIe siècle. La reconstruction du chevet date de la deuxième moitié du xviie siècle. L'édifice est protégé au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 15 octobre 2014
L'église était autrefois plus vaste et comportait deux bas-côtés ; celui du nord n'existe plus. L'édifice est principalement en pierre. Son chevet est en brique, et à cinq pans.
La tour carrée du clocher a sa silhouette épaissie par la présence à chaque angle de deux contreforts, dont la décoration supérieure consiste en un éperon surmonté par un pinacle appliqué sous un talus (biseau). Quatre larmiers tronçonnent la hauteur de la tour, pour en rompre la monotonie, en autant d'étages dont le dernier est percé sur chaque côté par une grande et haute baie à archivolte et ayant perdu le meneau qui la géminait.
La face ouest de la tour n'a aucune autre ouverture (ni portail ni fenêtre) et se caractérise par une tourelle octogonale d'escalier flanquant le contrefort gauche jusqu'au troisième étage. (L'accès jusqu'au niveau supérieur se fait alors ensuite par une échelle intérieure.)
Selon le seigneur de Saint-Valery, le clocher de l'église de Franleu aurait abrité autrefois plusieurs cloches. La cloche actuelle porte l'inscription suivante : « Fondue en 1838, j'ai été bénite par M. Antoine Auguste Forestier, curé de Franleu ; nommée Marie Françoise Henriette par M. J. François Humel et Mme Marie Elizabeth Duminil. Marguilliers : Henri Abraham Sanson de Frières, Paul Pingré de Guimicourt, seigneurs du lieu ; P. Demonchy, P. Paschal Peuvrel, P. François Bailleul, Casimir Huguet, Claude Honoré Lesage et P. Honoré Quennehen. »

Sa face sud est la plus équipée en ouvertures : au niveau du sol, d'abord, s'ouvre une petite porte en anse de panier, avec archivolte, que surmonte au niveau suivant une grande fenêtre refendue par un meneau portant deux arcs en accolade, des mouchettes et un trèfle dans le tympan, avec moulures prismatiques. Plus haut encore, au second étage, une petite fenêtre présente son anse de panier. Les deux contreforts sud-est sont réunis à leur angle par un pan coupé, orné de deux arcatures en tiers-point trilobé en application, séparées par un tore et encadrées par un tableau rectangulaire.
La façade ouest de la nef est fortement en retrait par rapport au clocher, qui la déborde de la moitié de sa propre longueur. Toute la moitié inférieure de cette façade, jusqu'aux angles, est appareillée en damier de tuf. À Paris et dans plusieurs églises du Poitou, des fers à cheval étaient cloués sur les portes de l'église. Plus haut, dans le pignon en craie taillée, s'ouvre une grande fenêtre, autrefois à trois formes.
La partie supérieure du mur nord de la nef a été refait en brique.
La façade du bas-côté, au sud, est percée de deux fenêtres à archivoltes, et d'une troisième qui, ayant été agrandie ultérieurement et éclairant la chapelle, entame la corniche.
Le chevet, à cinq pans, est en briques et non en craie taillée comme la majorité des éléments subsistant de l'église d'origine. Bien qu'encore gothique, il n'est pas antérieur à la fin du xviie siècle ainsi que l'attestent deux actes signés par Charles Bonnet, curé de Franleu :
son accord passé le 27 septembre 1680, avec le mandataire du prieur de Saint-Pierre d'Abbeville, fixant la part dudit prieur dans le coût des réparations à faire au chœur de l'église de Franleu, au prorata des dîmes qu'il perçoit dans la paroisse.
sa transaction, le 13 juillet 1685, à laquelle participèrent aussi les gros décimateurs de la paroisse (le prieur de Saint-Pierre d'Abbeville, les abbés et religieux de Saint-Acheul et l'abbé de Saint-Valery), avec Michel Leroy, maître couvreur, François Neudin, maître charpentier, demeurant tous deux à Abbeville. Les gros décimateurs renonçaient aux recours qu'ils pouvaient tenter contre ces artisans quant à l'exécution « du traité de construction du chœur de l'église de Franleu » et pour solidarité avec les autres maîtres ouvriers ayant travaillé à la reconstruction du chœur, Nicolas Cormont, maître vitrier, et Chivot, maître maçon.

Le chevet droit du bas-côté sud était percé jadis d'une grande fenêtre, à présent murée. Son angle sud est agrémenté d'une niche à dais de pierre, de style flamboyant, ayant abrité une petite Vierge-Mère en bois, du xviie siècle.
Le chevet de la chapelle nord n'a jamais eu de fenêtre.
Un petit porche (qui daterait du milieu ou de la seconde moitié du xvie siècle) d'aspect cubique, couvert d'un « toit à coupe » et rappelant ceux de la Renaissance bretonne, s'adosse contre la travée médiane de ce bas-côté. À environ deux mètres du sol, l'arête de chacun de ses deux angles sud se transforme en un pan coupé ménageant la place pour une colonnette ronde, dont le fût galbé, entre la base carrée et le chapiteau rond (d'ordre dorique et composé d'un corps de moulures), supporte la corniche. Un cordon mouluré d'un filet et d'un talon règne à la base des colonnettes jusqu'aux extrémités du plan coupé. Ce porche était autrefois voûté d'ogives. Les culots, en forme d'écu sans ornements, existent encore. La porte extérieure est en anse de panier - sans archivolte - tout comme celle qui, donnant accès à l'église, est ornée d'un tore et surmontée d'une petite fenêtre. Les deux ouvertures rectangulaires, beaucoup plus larges que hautes, qui avaient été aménagées dans les murs latéraux du porche, sont murées.
Dans l'embrasure de la porte extérieure, sur plaque de cuivre, cintrée : (tête de mort, ossements) :
« Ci git le corps de Mr Jacques Antoine Dorémus, prêtre, ancien chapelain et bénéficier du chapitre royal de Saint Wulfran d'Abbeville, décédé chapelain de Frireules le 17 juin 1828 âgé de 75 ans 9 mois. Fidel (sic) et toujours soumis aux décisions de l'église, bien des fois il a exposé sa vie dans le temps malheureux à porter des secours aux vrais catholiques, sa vie entière fut le modèle de toutes les vertus sacerdotales. Priez Dieu pour son âme. Leclercq graveur Abbeville. »

Toute la voûte est lambrissée de bois. La partie apparente de la charpente de la nef n'est pas sculptée, mais celle du bas-côté est moins brute et présente des sablières divisées en deux registres peu ornés ainsi que des blochets assez grossiers en forme de grosses têtes. Deux dates de restaurations (graffites) y sont gravées, l'une « 1683 AP » sur la sablière même, et l'autre « 1755 JPT » sur un blochet. Le plancher, les poinçons et les entraits ne sont pas ceux d'origine.
La nef est partagée en quatre travées datant du xive siècle. Les colonnes cylindriques et trapues se dressent sur un socle octogonal très surhaussé et dépourvu de moulure. Les chapiteaux ne sont pas identiques et sont restés inachevés. Ceux de droite sont grossiers et leur tailloir, d'épaisseur importante, est circulaire. Un gros tore, dégagé par deux petites gorges, et probablement décoré à l'origine d'une frise de feuillages, fait office de corbeille. L'astragale est constitué de deux biseaux. Les chapiteaux de gauche sont un peu plus élégants et les tailloirs sont dégagés par une gorge ; une des corbeilles se distingue par de petits tronçons de pierre (billettes), qui pourraient avoir été destinés à réaliser un décor plus sophistiqué comme sans doute des feuilles, qui sont restées épannelées. Les arêtes des grandes arcades en tiers-point et doubles sont abattues et leurs cavets sont amortis par des congés en pyramide.
Le bas-côté sud est éclairé par deux fenêtres en tiers-point.
Sur la première travée du bas-côté se dresse la tour qui, ajoutée ultérieurement, empiète sur l'arcade de la deuxième travée de la nef. La deuxième travée donne sur le porche Sud et ne dispose pas de fenêtre. Un gros contrefort, orné d'arcatures, en plein cintre trilobé, obstrue une partie de cette arcade. Des colonnettes, dont la base date du xiiie siècle, encadrent l'arc triomphal du côté du chœur. Une fine scotie est visible entre deux tores (l'inférieur étant beaucoup plus gros que l'autre) et le socle est semi-octogonal. La quatrième travée du bas-côté correspond au chœur, et a son pendant constitué par une chapelle au nord, seule travée subsistant du collatéral démoli. Chacune de ces chapelles est éclairée par une grande fenêtre dépourvue de meneaux. Une piscine sans ornements équipe la chapelle nord.
Le chevet a deux fenêtres perçant ses pans latéraux. Les quatre blochets de sa voûte représentent les symboles des Évangélistes.

Le maître-autel date de l'époque à laquelle fut réalisée la reconstruction du chevet (deuxième moitié du xviie siècle). Le 23 mai 1678, à la suite de la délibération de la fabrique de Franleu du 24 avril précédent, Nicolas Gouchon, maître sculpteur demeurant à Abbeville, paroisse Saint-Wulfran de la Chaussée, s'engage auprès de Charles Bonnet, curé de Franleu, à livrer une table d'autel et trois sièges pour les célébrants. Le contrat stipule que ce mobilier est à exécuter en bon bois de chêne de même que l'ébrasement des fenêtres et le lambris, qui sera percé, de chaque côté, par une porte conduisant dans la sacristie. Un délai de neuf mois est alors prévu pour réaliser la commande, pour un coût de 690 livres, la fabrique devant fournir à ses frais les ferrures et s'engageant en outre à nourrir les ouvriers chargés de monter l'ouvrage. L'église conserve également : un rretable, une chaire à prêcher, un confessionnal, des fonts baptismaux et un chemin de croix.
En 1996, le retable de saint Martin (au-dessus du maître-autel et datant du xviie siècle) fut restauré par une artiste belge, Christine Springel, qui intervint de même sur le chemin de croix.
Après la Seconde Guerre mondiale, les vitraux furent restaurés. L'un d'eux est dédié à saint Martin. Un autre retrace la bataille de 1940 lors de laquelle périrent plusieurs civils de Franleu, dont les noms sont gravés sur le verre. Un troisième représente l'Annonciation.

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:25 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME

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