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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME
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saintluc



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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 05:48 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Revue du message précédent :

L'ancienne église Saint-Pierre de Doullens est située dans le centre de Doullens, au nord du département de la Somme, à une trentaine de kilomètres au nord d'Amiens.
L'église Saint-Pierre avait été construite au début du xiiie siècle et furent achevés dans les années 1220. Elle fut remaniée à la Renaissance mais la Révolution française lui fut fatale. Vendue comme bien national, elle perdit son chœur et son transept, ses verrières et son mobilier. Désaffectée en 1790, elle fut vendue comme bien national; le 28 thermidor an VIII. Elle subit des destructions et fut utilisée comme hangar, atelier... Le bâtiment échappe de peu en 1912 à la démolition lors d'un réalignement de rue puis à nouveau en 1924 avec une décision d'achat du conseil municipal pour la détruire. L'action militante de l'association des Amis du vieux Doullens sauva ce qu'il restait de l'édifice. Les vestiges de l'église sont protégés au titre des monuments historiques : classement par décret du 4 septembre 1924
Il ne reste de l'édifice que la nef non-voûtée et non-fermée. Elle s'élève sur trois niveaux. Les arcades brisées, qui séparent la nef des bas-côtés, reposent sur des colonnes jumelées dont les chapiteaux sont ornés de feuillage ou de crochets tandis que les bases sont ornées de griffes. Les baies sont divisées en deux arcs brisés par des colonnettes
 
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saintluc
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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 05:51 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le Beffroi de Lucheux est un beffroi situé à Doullens, au nord du département de la Somme. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de Beffrois de Belgique et de France depuis 2005
En 1286, la commune de Doullens acquit la tour seigneuriale pour en faire son beffroi. Le beffroi fut plusieurs fois détruit par des incendies et fut à chaque fois reconstruit. La dernière reconstruction date de 1613.
En 1653, les Espagnols s’emparèrent de la cloche d'Auxi-le-Château. Le gouverneur de Doullens la reprit et l’installa dans le beffroi. Les habitants d'Auxi vinrent la réclamer aux habitants de Doullens qui ne voulant plus s'en défaire la rachetèrent.
Doullens et son beffroi reçurent la visite d'éminents personnages comme : le Cardinal de Richelieu et Louis XIII pendant le siège d'Arras en 1640 ou Louis XIV et le Dauphin qui y séjournèrent en 1678.


En 1861, la partie supérieure du beffroi fut restaurée avec l'adjonction d'une horloge.
La façade et la couverture de l'ancienne maison commune donnant sur la rue, la tour et beffroi en charpente (cad. N 264) furent inscrit sur la liste des monuments historiques inscription par arrêté du 18 mai 1966
Le beffroi de Doullens haut de 28 m surmonte l'ancienne maison communale. Il est construit en brique et pierre comme beaucoup de monuments de la Picardie aux xviie et xviiie siècles. Il présente une allure quelque peu penchée et son sommet de forme originale abrite la guérite du guetteur recouverte d'ardoise.
Le beffroi s'élève sur quatre niveaux : le rez-de-chaussée, entièrement bâti en pierres de taille, est percé d’un grand porche et de trois portes perchées auxquelles on accède par un perron. À gauche se trouve le corps de garde, à droite la prison qui aujourd’hui abrite l’office de tourisme. La porte centrale s’ouvre sur un vestibule voûté.
Le beffroi contient trois cloches dont le fameux bourdon « Jeanne d'Auxi », fondu en 1541, qui sonne toutes les heures

 

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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 05:59 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Les ruines du château d'Eaucourt sont les vestiges d'un château médiéval (fin XIV° début XV°), situé sur le territoire de la commune d'Eaucourt-sur-Somme, à l'ouest du département de la Somme.
Ces vestiges sont valorisés par une association spécialisée depuis 1983 en travaux d'aménagement du site et de restauration des vestiges Association de Restauration du Château d'Eaucourt-sur-Somme). Elle anime le site par des visites ludiques et pédagogiques autour des bâtisseurs et de la vie quotidienne au xive siècle. Ouvert au public en juillet et août chaque après-midi et toute l'année en journées pédagogiques pour les groupes scolaires et les centres de loisirs.

Le château semblerait avoir été construit au xiiie siècle puisque le pouillé diocésain de 1301 parle de la chapelle Sainte Margherite du château et la désigne ainsi « Aqua curte » (littéralement : le fleuve exigu). Il s'agit de la chapelle Sainte-Marguerite du nom de sa fondatrice, Marguerite de Picquigny, épouse de Mathieu de Roye.
On peut supposer que la construction du château ait été effectuée par les seigneurs de la Ferté en réponse à la volonté du roi Philippe Auguste (1165-1223) d'édifier de nouvelles places fortes afin de défendre les terres nouvellement conquises.
Au xive siècle, vers 1358 et pendant la captivité de Jean le Bon (roi de France), les troupes municipales d'Abbeville le démolissent pour la première fois afin d'ôter aux Navarrois et aux Anglais tout moyen de s'établir dans le Ponthieu. Reconstruit peu de temps après, il avait pour capitaine en 1420, Simon de Boulainvilliers, chevalier, qui le donna à Jacques d'Harcourt (gouverneur du Crotoy). Pris par les Anglo-Bourguignons en juin 1421, il fut aussitôt, quelques jours après, repris d'assaut par les Dauphinois sous le commandement de Jacques d'Harcourt qui le conserva jusqu'au 26-27 juillet suivant. Philippe le Bon, duc de Bourgogne, marchant sur Saint-Riquier fit mettre le feu au château alors abandonné par les Dauphinois (ainsi qu'aux châteaux de Pont-Remy et de Mareuil).
Le château, reconstruit en 1436 par le chevalier Jean d'Eaucourt qui choisit d'y résider, fut de nouveau pillé par Pierre Renaud de Vignolles en 1440 (frère bâtard de la Hire) qui mit le seigneur d'Eaucourt à rançon.

En 1499, Isabelle d'Eaucourt épouse Louis d'Humières.
En 1575, la seigneurie d'Eaucourt était tenue par Françoise de Soyécourt.
En 1589, durant la Ligue qui oppose les catholiques et les protestants, les ligueurs d'Abbeville attaquent les troupes d'Henri IV installées dans le château et prennent possession des lieux. Après cette période troublée, le château sera démantelé.
En 1700, la seigneurie d'Eaucourt est dirigée par la dame de Belleforière-Soyécourt.
En 1755, elle est la propriété de Joachim-Charles de Seiglière de Belleforière.
En 1777, François Vaillant, chevalier, achète le château et y demeure jusqu'en 1779. Il s'agit de la dernière trace d'occupation des lieux.

En 1983, Damien Maupin fonde l'Association pour la Restauration du CHâteau d'Eaucourt (A.R.CH.E) et organise le premier chantier de restauration du site.
En 1996, une équipe de bénévoles de l'A.R.Ch.E. crée "l'espace médiéval", et organise des visites pédagogiques et ludiques autour des bâtisseurs et du campement du guerrier. Des fêtes médiévales ont aussi été organisées dont celle des 20 ans (en 2003) de l'association avec tournoi de chevalerie.
En 2011-2013, sous l’impulsion de Nicolas Franqueville, président et de Damien Maupin, directeur, la fréquentation du site augmente pour atteindre 15 000 visiteurs dont 2 000 entrées à la fête médiévale des 14-15 août 2013. En 2014, le château a accueilli 17 000 visiteurs (sans fête médiévale) auquel peuvent s'ajouter les 8 000 visiteurs des « rendez-vous du fleuve ».
Les animations participatives (maternelle, primaire, collège) et des stages/chantiers (adultes) ont pour thème la vie et la reconstruction d'un Château : travail de la pierre, travail du cuir, travail du bois, travail du verre, travail du fer, travail des métaux précieux, le jardin médiéval...
Septembre 2014, le Conseil Général de la Somme choisit la commune d'Eaucourt-sur-Somme pour organiser son "Rendez-Vous du Fleuve". À cette occasion, la vallée de l'archéologie est inaugurée. De nombreuses animations rythmenté ces trois journées.
En août 2015, les premiers sondages archéologiques révèlent l'existence d'une tour polygonale et du logis seigneurial, dans la partie du site à l'opposé du châtelet d'entrée.

Le château, entouré de fossés, comportait une enceinte rectangulaire d'environ 40 m x 50 m, haute de six à sept mètres.
Au nord-ouest, le châtelet d'entrée qui jouait un rôle de donjon-refuge, couronné de mâchicoulis, était renforcé de deux tours en façade qui entouraient le pont levis et à l'arrière droit d'une tour de guet avec son escalier en vis. Sur le front d'entrée on reconnaît encore l'arcade en arc surbaissé du passage (restaurée en 1989), la feuillure où venait se rabattre le tablier du pont-levis, et les rainures verticales destinées au passage des bras. L'arcade précédait un vestibule carré (l'entrée du château dite « salle de garde ») dont la voûte sur croisée d'ogives s'appuyait sur quatre voûtes secondaires en tiers point. De l'autre côté, la porte qui ouvrait sur le Baye est en plein cintre et était surmontée d'un tableau décoratif dont l'écu martelé, porté par un sauvage et un triton, était accompagné de la devise « Sans Ayde » (l'ayde était un impôt). le reste des fortifications est à fleur de terre, quelques vestiges de murs subsistent à l'arrière.
Description du château par R. Belleval vers 1860:
« De l'inspection minutieuse des lieux, il résulte pour nous que le donjon était un carré indépendant de la masse principale du château. Ce donjon se composait d'un massif carré, crènelé et ouvert, flanqué aux deux angles de la façade et à l'angle sur la rivière de trois tours rondes couronnée de mâchicoulis en saillie*, surmontées de toits aigus. Ces trois tours avaient une grande analogie avec celles si bien conservées du château de Rambures. La forteresse dont nous voyons les ruines et le château de Rambures avaient été reconstruits à la même époque.

À la fin du siècle dernier, en 1795, les restes du château d'Eaucourt étaient plus considérables qu'aujourd'hui. Un dessin, fait à cette époque prouve que le donjon était entièrement debout et presque habitable. Les tours se dressent entières, allongées. Les toits sont presque intacts, sauf dans quelques parties où les ardoises** tombées laissent apercevoir le système compliqué des charpentes. À droite et à gauche de la porte à plein cintre s'ouvrant dans la façade, on voit les entrailles destinées à recevoir les poutres du Pont-Levis, lorsqu'il était relevé. Le grand carré du château est entouré de murailles plus ou moins ruinées, mais qui, dans plusieurs parties sont encore couronnées de leurs créneaux. À l'un des angles, une tourelle prismatique se dresse tout entière avec son toit. Cet état des choses n'a rien de surprenant si l'on songe qu'au commencement du xviie siècle, le château était encore habité. Le donjon lui-même l'était peut-être encore au siècle dernier. Il est certain du moins que la destruction du château a précédé de beaucoup celle du donjon. »
* Deux tours rondes couronnées de mâchicoulis en façade et une tour de guet (sans mâchicoulis) voir l'aquarelle collection Maqueron, bibliothèque d'Abbeville
** Toiture en tuiles plates de terre cuite (aucune trace d'ardoise n'est trouvée sur place)

 

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MessagePosté le: Dim 21 Mai - 08:20 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le château d'Essertaux est situé sur la commune d'Essertaux, dans la Somme. Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 19 février 1926
Édifié dans la seconde moitié du xviiie siècle pour la famille de Béry (l'église voisine fut édifiée par la même famille). Le château comprenait alors un vaste corps de logis rectangulaire entièrement en pierre, accosté d'ailes basses et s'organisait autour d'un imposant avant-corps central à trois niveaux richement ornementé. Déclaré bien national à la Révolution, il fut presqu'entièrement démoli, à l'exception de l'avant-corps central et du rez-de-chaussée du corps central, lui conférant son aspect actuel.

La famille de Guillebon ou Le Thoillier de Guillebon est une famille de la noblesse française dont sont issus depuis le xvie siècle de nombreux militaires, dont plusieurs officiers généraux, le Général Jacques de Guillebon est compagnon de la Libération. Cette famille est originaire de Picardie et d'Île-de-France où elle est connue depuis le xve siècle (ancien patronyme : Le Thoillier. La famille de Guillebon a conservé le château jusque dans les années 2000.
Rachat
Monsieur Cocheteux rachète le château dans les années 2000.
Olivier Jardé rachète le chateau et y installe un club hippique "natural ponies".


 

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MessagePosté le: Dim 21 Mai - 08:22 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'Église Saint-Jacques d'Essertaux est située sur le territoire de la commune d'Essertaux, dans le département de la Somme à une vingtaine de kilomètres au sud d'Amiens.
L'église d'Essertaux a été construite en 1769. Elle remplace un édifice antérieur et fut édifiée par la volonté du marquis Henry Gabriel de Béry, seigneur d'Essertaux. Elle est protégée au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 16 décembre 1969
Construite en pierre sur les plans de l'architecte Sénéchal, de Corbie, l'église Saint-Jacques-le-Majeur est de style classique. La façade à trois niveaux est surmontée d'un fronton triangulaire sur lequel sont sculptées des armoiries des famille Béry et Berbier du Metz. Le portail est surmonté d'un oculus. Un clocher quadrangulaire surmonté d'un dôme à lanternon flanque le côté gauche l'église.
Dans l'église, se trouve renferme la pierre tombale de Jean de Béry et de son épouse ren calcaire jaune. Une inscription est gravée sur trois côtés, entrecoupée à gauche et à droite par des personnages et par des écussons aux armes de Béry et de Rubempré, sculptés. On y lit cette dédicace :

« ci gisent les corps des nobles personnes Jean de Béry, seigneur d’Essertaux et de Hainneville, lequel trépassa le jour de la Saint-Firmin, martyr, en septembre 1522 et de sa femme Marguerite Jeanne de Rubempré. »
Le chœur à pans coupés est orné de boiseries. La chaire à prêcher a pour motif une coquille Saint-Jacques, Essertaux étant situé sur le chemin de Compostelle. La nef est flanquée de collatéraux. Le transept est formé de deux bras peu saillants terminés par deux hémicycles servant de chapelles

 

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MessagePosté le: Dim 21 Mai - 08:28 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Pierre de Fieffes est située dans le centre du village de Fieffes, sur le territoire de la commune de Fieffes-Montrelet, dans le département de la Somme, au nord-ouest d'Amiens.
L'église Saint-Pierre est une église romane, dernier témoin d'une commanderie hospitalière de l'ordre de Malte. Elle est protégée au titre des monuments historique : classement par arrêté du 17 novembre 1921.

L'édifice a bénéficié d'une mise en valeur récente. Lors de l'édition 2003 du concours « Un patrimoine pour demain » (compétition ayant permis la sauvegarde de plus de 220 « richesses du patrimoine de proximité », organisée par Le Pèlerin et France Info), 7 500 euros furent alloués pour la restauration du maître-autel.
La restauration de l'édifice s'est achevée le 14 octobre 2007, avec la bénédiction de son autel remis en état, par l'évêque d'Amiens, monseigneur Jean-Luc Bouilleret.
L'église accueille des expositions d'art contemporain (rétrospective Alain Mongrenier en 2010).
L'église de Fieffes est une église romane, remaniée à la période gothique.

Entourée encore de son cimetière, à l'ouest et au sud, l'église Saint-Pierre est bâtie à la limite du village, juste au-delà de la petite rivière que l'on franchit par un petit pont. Son clocher en bâtière se dresse contre la façade nord. Son aspect trapu est renforcé par la hauteur de ses contreforts d'angles qui montent jusqu'au toit.
Le portail ouest est protégé par un auvent. Au-dessus, une fenêtre est ornée d'une frise soulignant l'ogive.
Le côté sud est décoré par une frise également, mais celle-ci, contrairement à l'autre, est composée de petits motifs en relief tous différents, et elle parcourt à l'horizontale toute la longueur de la nef, sous le toit.
Une porte est surmontée d'une sculpture, fort abîmée, qui a dû représenter un ange. Juste à droite, à peu près à la même hauteur sur le pilier, on distingue encore, mais avec peine, un cadran solaire, surmonté d'un autre (plus ancien semble-t-il puisque presque effacé par l'érosion).

Quatre sculptures ont également été préservées et restaurées : Saint-Pierre (bois du xvie siècle), une Vierge à l'Oiseau (bois du xviie siècle, Saint-Éloi et Saint-Nicolas (bois du xviiie siècle)
L'église est dotée de deux piscines liturgiques, l'une étant plus décorée que l'autre.
La charpente du chœur est ornée de chaque côté de deux blochets, représentant des visages.
Côté nord (sous le clocher), on remarque un morceau de bois percé en son centre et inséré parmi les pierres de la voûte. Il s'agit du passage pour la corde de la cloche.
Les fonts baptismaux sont dans l'angle sud-ouest.

 

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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 07:29 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le château de Folleville, situé dans la commune de Folleville, dans la Somme, a eu une histoire mouvementée depuis le xive siècle. Malgré les destructions, il en reste aujourd'hui d'importants vestiges
On ne peut remonter, à défaut de sources antérieures, qu'au xive siècle pour obtenir les traces de la présence d'un château à Folleville, traces témoins de la destruction du château féodal pendant la Jacquerie de 1358.
Le château fut pris en 1440 par le capitaine anglais John Talbot fort d'une artillerie de campagne qui vint à bout de la forteresse.
Il fut ensuite racheté par les Bourguignons qui le démantelèrent en partie afin d'empêcher les Anglais devenus leurs ennemis de s'en servir comme base de repli lorsqu'ils menaient des exactions dans la région.
La paix revenue, le château put être reconstruit.
En 1477, Louis XI résida au château de Folleville, il récompensa Raoul de Lannoy pour sa bravoure au siège du Quesnoy et lui offrit une chaîne d'or en lui disant: « Pasque Dieu, mon ami, vous êtes trop furieux en un combat; je veux vous enchaîner pour modérer votre ardeur, car je ne veux point vous perdre, désirant me servir de vous plus d'une fois ».
Charles VIII en 1492 vint lui aussi à Folleville, il nomma Raoul de Lannoy, bailli d'Amiens.
Louis XII le nomma gouverneur de Gênes en 1507.
Des historiens estiment que la construction du château actuel daterait de 1478 environ lorsque Raoul de Lannoy épousa Jeanne II de Poix et devint seigneur de Folleville. Il fut remis en état après les destructions de la période précédente et une aile, aujourd’hui disparue, fut alors construite.

François Ier fut le troisième roi de France à venir à Folleville. En 1544, il résida dans la demeure de Louis de Lannoy, dans le château que nous connaissons. C’est d’ailleurs là qu’il publia une ordonnance royale annonçant les conclusions de la Paix de Crépy-en-Laonnois signée avec Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique.
Quatre ans plus tard, en 1548, la sœur d'Henri II résida au château à l’occasion du baptême du fils de Louis de Lannoy.
En 1589, le château de Folleville tomba entre les mains de la Ligue, des Ligueurs venus d'Amiens s'en emparèrent mais en furent chassés quelques mois plus tard. Un combat fut remporté sans être décisif par Henri IV contre les Espagnols.
Au début du XVIIe siècle, la seigneurie et le château de Folleville devinrent la propriété de Philippe Emmanuel de Gondi, général des galères de France qui résida avec sa famille dans le château. Ses fils eurent pour précepteur Vincent de Paul qui fut également le directeur de conscience de leur mère. L'un des enfants devint le Cardinal de Retz.
Au xviiie siècle, la seigneurie de Folleville passa pour finir à la famille de Mailly qui, ne goûtant guère l’aspect médiéval du château, cessa de l'habiter.
Le château fut dès lors abandonné et détruit. À partir de 1777, ses pierres furent réutilisées par le comte de Mailly pour construire le château de Mailly-Raineval
Il subsiste de l'ancienne forteresse une élégante tour de guet de forme originale, haute de 25 mètres qui domine la campagne alentour.
Le plan du château est celui d'un quadrilatère avec aux angles des tours rondes datant du début du xve siècle. Des restes de murs, de tours et de douves sont toujours visibles ainsi qu'un corps de bâtiment commandant l'entrée.
Les vestiges du château de Folleville sont propriété de la Communauté de communes du Val de Noye.
Ils sont mis en valeur par l'association Le Site de Folleville qui le restaure et l'anime.
Les Médiévales sont une fête organisée sur le site du château par l'association Le Site de Folleville. Elle se déroule chaque année depuis 2003, fin août ou début septembre. Cette fête populaire offre au public, pendant un weekend, différentes attractions en lien avec le Moyen Âge : costumes, tournois équestres, combats singuliers à l'arme blanche, démonstrations artisanales etc.

 

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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 07:37 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste est une église catholique située à Folleville, en France, dans le département de la Somme. De style gothique flamboyant, elle est classée monument historique
À la fin du XVe siècle, le mariage de Jeanne de Poix et Raoul de Lannoy fit entrer la seigneurie de Folleville dans la famille de Lannoy. Raoul de Lannoy qui s'illustra au siège du Quesnoy en 1477 devint bailli d'Amiens sous Charles VIII, puis seigneur de Gênes sous Louis XII. Il fit sculpter son gisant et celui de son épouse et demanda dans son testament qu'ils fussent placés dans un nouveau sanctuaire. C'est ce qu'accomplit sa veuve après son décès en 1512.
Au début du XVIIe siècle, la terre de Folleville échut à Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères de France. Il fit appel à Vincent de Paul pour l'éducation de ses fils dont l'un devint le cardinal de Retz. C'est du haut de la chaire de cette simple église de campagne que Vincent de Paul prononça, le 25 janvier 1617, un sermon qui fut à l'origine de la création de la Congrégation de la Mission (prêtres lazaristes).
Pendant la Révolution Française, les fonts baptismaux et les tombeaux sont protégés par les habitants du village.
L'édifice fut classé au titre des monuments historiques en 1862 et au Patrimoine mondial par l'UNESCO en 1998 au titre du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Cette petite église de campagne, très simple, se compose de deux parties distinctes:
une nef de trois travées et
un chœur plus élevé, lui aussi de trois travées qui était la chapelle seigneuriale adjointe à la nef au xvie siècle, dédié à Saint-Jean-Baptiste.
Une tourelle d'escalier est située à la jonction de la nef et du chœur, côté sud.
Un clocher surmonte la première travée de la nef.
La décoration extérieure de l'édifice se compose de deux statues, saint Jacques au-dessus de la porte d'entrée et la Vierge sur l'un des contreforts du chœur.
La nef très sobre, est voûtée en bois de châtaignier qui laisse apparaître des corbeaux sculptés de têtes humaines. Dédiée à Saint-Jacques-le-Majeur, elle contient la chaire du haut de laquelle Vincent de Paul prononça son célèbre sermon, et des fonts baptismaux. Sur la vasque en marbre de Carrare, figurent la chaîne et les armes de la famille de Lannoy, le socle en pierre calcaire locale est décoré de feuilles d'acanthe.
Le chœur, dédié à saint Jean-Baptiste était la chapelle seigneuriale construite au XVIe siècle, ajointe à la nef. Il est de style gothique flamboyant avec des voûtes de pierre dont les nervures sont décorées de chaînes et de tiges et feuilles de pois.

Dans deux enfeus du côté nord de l'abside, sont situés les tombeaux de membres de la famille de Lannoy. À l'extrémité gauche, les gisants de Raoul de Lannoy et de son épouse Jeanne de Poix sont d'Antonio Della Porta et de Pasio Gaggini, deux artistes milanais qui les réalisèrent de 1506 à 1508. Ces gisants en marbre de Carrare, finement sculptés, furent considérés par Léon Palustre comme « la création artistique la plus admirable de la France septentrionale ».
Raoul de Lannoy porte au cou la chaîne que lui donna Louis XI, son épouse a la tête légèrement tournée vers lui.
La décoration des parois, de la voûte et de la façade supérieure de l'enjeu est luxuriante. Elle est l’œuvre d'artistes locaux mêlant les styles flamboyant et Renaissance. On y distingue des sculptures de saints : Antoine ermite, saint Sébastien, saint Adrien ; des scènes bibliques : Piéta, la Décollation de saint Jean-Baptiste ; des symboles funèbres : trompettes de la mort, crânes ; des arabesques et des tiges de pois garnies de feuilles. Les deux pendentifs sculptés de la voûte représentent des saints : Jean, Jacques, Michel, Catherine, Barbe, Marguerite. Au-dessus, une Vierge à l'Enfant dans un grand lys est entourée de fleurs et des symboles des évangélistes. De chaque côté, on reconnaît les statues de saint Claude et de saint Louis.
Le second enfeu, abrite le tombeau de François de Lannoy (fils de Raoul et de Jeanne) et de son épouse Marie d'Hangest. Ce monument, postérieur d'une trentaine d'années au premier, est caractéristique de la première Renaissance française. Ils sont représentés agenouillés et sur la paroi inférieure sont sculptées les vertus cardinales (Justice, Prudence, Tempérance, Force).
Un troisième enfeu, aujourd'hui vide abritait une mise au tombeau transportée par le comte de Joigny dans l'église Saint-Jean de Joigny où elle est toujours. Au-dessus de l'enfeu, on reconnaît sculptés des anges portant les instruments de la Passion et le Christ ressuscité apparaissant à Marie-Madeleine.

Dans le chœur, côté sud, une piscine est sculptée avec des monogrammes de Raoul et de Jeanne de Lannoy.
Au-dessus du maître autel, un crucifix est accompagné à ses pieds d'un groupe sculpté représentant la Vierge et saint Jean l'Évangéliste.
La fenêtre axiale a conservé un vitrail de la Crucifixion pour partie du xvie siècle et restauré au XIXe.
Dans la nef, sont suspendus trois tableaux représentant les épisodes de la vie de Vincent de Paul:
Saint Vincent de Paul au chevet de Louis XIII ;
Saint Vincent de Paul recevant les derniers sacrements, tous deux copies du xixe siècle de tableaux réalisés par Jean-François de Troy en 1732 (tableaux aujourd'hui disparus), reproduits 1737 par les estampes de Bonnart et du graveur Antoine Hérisset. Elles servirent de modèle au peintre. Elles proviendraient du collège lazariste de Montdidier qui en fit don au curé de Folleville en 1913;
Saint Vincent de Paul prêchant aux galériens, copie du xixe siècle du tableau (disparu) de Jean Restout (1732), d'après l'estampe de Bonnart et Antoine Hérisset (1737). Elle proviendrait elle aussi du collège lazariste de Montdidier. Ces trois tableaux sont Logo monument historique Classé MH (2010)

 

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MessagePosté le: Sam 27 Mai - 08:08 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Riquier est une église catholique située à Fontaine-sur-Somme
L’église de Fontaine a été édifiée à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle (règnes de Charles VIII et de Louis XII). L’architecture est de style gothique classique, à l’exception du portail qui est de style gothique flamboyant. Elle a été très gravement touchée par les combats de 1940. Il ne restait debout que les murs.
Les cloches tombèrent suite à l’incendie. Des habitants les ont enterrées durant la guerre pour éviter le pillage. Une seule cloche fut rescapée de l’ancien carillon : Marie Antoinette.
L'édifice fut classé au titre des monuments historiques en 1941. Le portail avait déjà été classé en 1910.
La restauration commencée après la Seconde Guerre mondiale fut longue et s'acheva dans les années 1970.
Une contribution fut lancée auprès des habitants de la Commune afin de constituer un nouveau carillon. L’ancien carillon était composé de : Charlotte Elisabeth (mi bémol de 900 kg), Isidore Sophie (fa de 692 kg), Jeanne Catherine (sol de 498 kg), Marie Antoinette (la de 420 kg) et Jeanne Henriette ou Dindin (ré de 60 kg). Le nouveau carillon est composé de : Elisabeth (fa de 800 kg), Jeanne Armelle Berthe (sol de 530 kg), Marie Antoinette (seule rescapée de l’ancien carillon : la de 420 kg), Claudette Florence (si bémol de 335 kg), Michèle Adrienne (do de 250 kg) et Agnès Françoise (si bémol de 45 kg). Il manque une cloche pour avoir l’octave complète.

Le portail flamboyant du bas-côté nord demeuré intact est décoré de statues de saint Riquier avec sa mitre et sa crosse, au centre, de saint Pierre avec sa clé, à droite, et saint Adrien avec son enclume, à gauche. Au sommet, dans les écoinçons, se reconnaissent les emblèmes de Louis XII, le porc-épic et de François Ier, la salamandre sculptés dans des médaillons où sont gravées les dates de 1510 et 1515.
Le clocher-porche est surmonté d'une flèche en bois recouverte d'ardoise datant du XVIIe siècle et reconstruit après la guerre.
L’intérieur de l’église est composé de trois nefs : une nef centrale et deux nefs latérales. Celle de gauche est la Chapelle de la Vierge dont les pendentifs sont d’origine, sauf un reconstitué après la guerre (ils sont tous en pierre de Richemont), et celle de droite est la Chapelle de Saint Joseph.

Le maître-autel est attribué à Jean-Baptiste Carpentier.
Les voûtes de la chapelle de la Vierge portent la date de 1561, elles sont ornées de clefs pendantes sculptées, longues de 60 centimètres. Cette chapelle se compose de trois travées :

La première travée représente le procès de Paradis. Dieu au centre, avec derrière Adam et Eve. Devant lui, la Paix et la Justice. À sa droite, la Miséricorde et à sa gauche la Vérité, avec les Patriarches.
La seconde travée : au centre, Jérémie et l’Ange Gabriel. Devant la Justice, face à Jérémie, se trouve Isaïe. Devant Gabriel se trouve David. Entre les trois groupes, deux écus représentent les armes de France et celles de la famille d’Egmont.
La troisième travée : au centre, la Visitation et la Fuite en Égypte. Derrière David, face à la Visitation se trouve la Vierge Marie. deux écus représentent un lac d’Amour et le monogramme de l’architecte.
Les clefs de voûtes du chœur sont de style Renaissance, elles ont été reconstruites après 1945.

La voûte de la nef a été refaite en chêne (principe du bateau renversé).
Le sol d’origine, en ardoise (schiste), a été remplacé par un dallage en marbre.
En 1939, à la déclaration de guerre, les vitraux furent enlevés et entreposés à Champs-sur-Marne (région parisienne). Ils furent réinstallés à la fin du XXe siècle. Ils ont été restaurés et des éléments modernes y ont été intégrés.

 

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MessagePosté le: Sam 27 Mai - 08:16 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Martin de Franleu est une église paroissiale située à Franleu à l'ouest du département de la Somme.
La construction de l'église de Franleu date du XVIe siècle. La reconstruction du chevet date de la deuxième moitié du xviie siècle. L'édifice est protégé au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 15 octobre 2014
L'église était autrefois plus vaste et comportait deux bas-côtés ; celui du nord n'existe plus. L'édifice est principalement en pierre. Son chevet est en brique, et à cinq pans.
La tour carrée du clocher a sa silhouette épaissie par la présence à chaque angle de deux contreforts, dont la décoration supérieure consiste en un éperon surmonté par un pinacle appliqué sous un talus (biseau). Quatre larmiers tronçonnent la hauteur de la tour, pour en rompre la monotonie, en autant d'étages dont le dernier est percé sur chaque côté par une grande et haute baie à archivolte et ayant perdu le meneau qui la géminait.
La face ouest de la tour n'a aucune autre ouverture (ni portail ni fenêtre) et se caractérise par une tourelle octogonale d'escalier flanquant le contrefort gauche jusqu'au troisième étage. (L'accès jusqu'au niveau supérieur se fait alors ensuite par une échelle intérieure.)
Selon le seigneur de Saint-Valery, le clocher de l'église de Franleu aurait abrité autrefois plusieurs cloches. La cloche actuelle porte l'inscription suivante : « Fondue en 1838, j'ai été bénite par M. Antoine Auguste Forestier, curé de Franleu ; nommée Marie Françoise Henriette par M. J. François Humel et Mme Marie Elizabeth Duminil. Marguilliers : Henri Abraham Sanson de Frières, Paul Pingré de Guimicourt, seigneurs du lieu ; P. Demonchy, P. Paschal Peuvrel, P. François Bailleul, Casimir Huguet, Claude Honoré Lesage et P. Honoré Quennehen. »

Sa face sud est la plus équipée en ouvertures : au niveau du sol, d'abord, s'ouvre une petite porte en anse de panier, avec archivolte, que surmonte au niveau suivant une grande fenêtre refendue par un meneau portant deux arcs en accolade, des mouchettes et un trèfle dans le tympan, avec moulures prismatiques. Plus haut encore, au second étage, une petite fenêtre présente son anse de panier. Les deux contreforts sud-est sont réunis à leur angle par un pan coupé, orné de deux arcatures en tiers-point trilobé en application, séparées par un tore et encadrées par un tableau rectangulaire.
La façade ouest de la nef est fortement en retrait par rapport au clocher, qui la déborde de la moitié de sa propre longueur. Toute la moitié inférieure de cette façade, jusqu'aux angles, est appareillée en damier de tuf. À Paris et dans plusieurs églises du Poitou, des fers à cheval étaient cloués sur les portes de l'église. Plus haut, dans le pignon en craie taillée, s'ouvre une grande fenêtre, autrefois à trois formes.
La partie supérieure du mur nord de la nef a été refait en brique.
La façade du bas-côté, au sud, est percée de deux fenêtres à archivoltes, et d'une troisième qui, ayant été agrandie ultérieurement et éclairant la chapelle, entame la corniche.
Le chevet, à cinq pans, est en briques et non en craie taillée comme la majorité des éléments subsistant de l'église d'origine. Bien qu'encore gothique, il n'est pas antérieur à la fin du xviie siècle ainsi que l'attestent deux actes signés par Charles Bonnet, curé de Franleu :
son accord passé le 27 septembre 1680, avec le mandataire du prieur de Saint-Pierre d'Abbeville, fixant la part dudit prieur dans le coût des réparations à faire au chœur de l'église de Franleu, au prorata des dîmes qu'il perçoit dans la paroisse.
sa transaction, le 13 juillet 1685, à laquelle participèrent aussi les gros décimateurs de la paroisse (le prieur de Saint-Pierre d'Abbeville, les abbés et religieux de Saint-Acheul et l'abbé de Saint-Valery), avec Michel Leroy, maître couvreur, François Neudin, maître charpentier, demeurant tous deux à Abbeville. Les gros décimateurs renonçaient aux recours qu'ils pouvaient tenter contre ces artisans quant à l'exécution « du traité de construction du chœur de l'église de Franleu » et pour solidarité avec les autres maîtres ouvriers ayant travaillé à la reconstruction du chœur, Nicolas Cormont, maître vitrier, et Chivot, maître maçon.

Le chevet droit du bas-côté sud était percé jadis d'une grande fenêtre, à présent murée. Son angle sud est agrémenté d'une niche à dais de pierre, de style flamboyant, ayant abrité une petite Vierge-Mère en bois, du xviie siècle.
Le chevet de la chapelle nord n'a jamais eu de fenêtre.
Un petit porche (qui daterait du milieu ou de la seconde moitié du xvie siècle) d'aspect cubique, couvert d'un « toit à coupe » et rappelant ceux de la Renaissance bretonne, s'adosse contre la travée médiane de ce bas-côté. À environ deux mètres du sol, l'arête de chacun de ses deux angles sud se transforme en un pan coupé ménageant la place pour une colonnette ronde, dont le fût galbé, entre la base carrée et le chapiteau rond (d'ordre dorique et composé d'un corps de moulures), supporte la corniche. Un cordon mouluré d'un filet et d'un talon règne à la base des colonnettes jusqu'aux extrémités du plan coupé. Ce porche était autrefois voûté d'ogives. Les culots, en forme d'écu sans ornements, existent encore. La porte extérieure est en anse de panier - sans archivolte - tout comme celle qui, donnant accès à l'église, est ornée d'un tore et surmontée d'une petite fenêtre. Les deux ouvertures rectangulaires, beaucoup plus larges que hautes, qui avaient été aménagées dans les murs latéraux du porche, sont murées.
Dans l'embrasure de la porte extérieure, sur plaque de cuivre, cintrée : (tête de mort, ossements) :
« Ci git le corps de Mr Jacques Antoine Dorémus, prêtre, ancien chapelain et bénéficier du chapitre royal de Saint Wulfran d'Abbeville, décédé chapelain de Frireules le 17 juin 1828 âgé de 75 ans 9 mois. Fidel (sic) et toujours soumis aux décisions de l'église, bien des fois il a exposé sa vie dans le temps malheureux à porter des secours aux vrais catholiques, sa vie entière fut le modèle de toutes les vertus sacerdotales. Priez Dieu pour son âme. Leclercq graveur Abbeville. »

Toute la voûte est lambrissée de bois. La partie apparente de la charpente de la nef n'est pas sculptée, mais celle du bas-côté est moins brute et présente des sablières divisées en deux registres peu ornés ainsi que des blochets assez grossiers en forme de grosses têtes. Deux dates de restaurations (graffites) y sont gravées, l'une « 1683 AP » sur la sablière même, et l'autre « 1755 JPT » sur un blochet. Le plancher, les poinçons et les entraits ne sont pas ceux d'origine.
La nef est partagée en quatre travées datant du xive siècle. Les colonnes cylindriques et trapues se dressent sur un socle octogonal très surhaussé et dépourvu de moulure. Les chapiteaux ne sont pas identiques et sont restés inachevés. Ceux de droite sont grossiers et leur tailloir, d'épaisseur importante, est circulaire. Un gros tore, dégagé par deux petites gorges, et probablement décoré à l'origine d'une frise de feuillages, fait office de corbeille. L'astragale est constitué de deux biseaux. Les chapiteaux de gauche sont un peu plus élégants et les tailloirs sont dégagés par une gorge ; une des corbeilles se distingue par de petits tronçons de pierre (billettes), qui pourraient avoir été destinés à réaliser un décor plus sophistiqué comme sans doute des feuilles, qui sont restées épannelées. Les arêtes des grandes arcades en tiers-point et doubles sont abattues et leurs cavets sont amortis par des congés en pyramide.
Le bas-côté sud est éclairé par deux fenêtres en tiers-point.
Sur la première travée du bas-côté se dresse la tour qui, ajoutée ultérieurement, empiète sur l'arcade de la deuxième travée de la nef. La deuxième travée donne sur le porche Sud et ne dispose pas de fenêtre. Un gros contrefort, orné d'arcatures, en plein cintre trilobé, obstrue une partie de cette arcade. Des colonnettes, dont la base date du xiiie siècle, encadrent l'arc triomphal du côté du chœur. Une fine scotie est visible entre deux tores (l'inférieur étant beaucoup plus gros que l'autre) et le socle est semi-octogonal. La quatrième travée du bas-côté correspond au chœur, et a son pendant constitué par une chapelle au nord, seule travée subsistant du collatéral démoli. Chacune de ces chapelles est éclairée par une grande fenêtre dépourvue de meneaux. Une piscine sans ornements équipe la chapelle nord.
Le chevet a deux fenêtres perçant ses pans latéraux. Les quatre blochets de sa voûte représentent les symboles des Évangélistes.

Le maître-autel date de l'époque à laquelle fut réalisée la reconstruction du chevet (deuxième moitié du xviie siècle). Le 23 mai 1678, à la suite de la délibération de la fabrique de Franleu du 24 avril précédent, Nicolas Gouchon, maître sculpteur demeurant à Abbeville, paroisse Saint-Wulfran de la Chaussée, s'engage auprès de Charles Bonnet, curé de Franleu, à livrer une table d'autel et trois sièges pour les célébrants. Le contrat stipule que ce mobilier est à exécuter en bon bois de chêne de même que l'ébrasement des fenêtres et le lambris, qui sera percé, de chaque côté, par une porte conduisant dans la sacristie. Un délai de neuf mois est alors prévu pour réaliser la commande, pour un coût de 690 livres, la fabrique devant fournir à ses frais les ferrures et s'engageant en outre à nourrir les ouvriers chargés de monter l'ouvrage. L'église conserve également : un rretable, une chaire à prêcher, un confessionnal, des fonts baptismaux et un chemin de croix.
En 1996, le retable de saint Martin (au-dessus du maître-autel et datant du xviie siècle) fut restauré par une artiste belge, Christine Springel, qui intervint de même sur le chemin de croix.
Après la Seconde Guerre mondiale, les vitraux furent restaurés. L'un d'eux est dédié à saint Martin. Un autre retrace la bataille de 1940 lors de laquelle périrent plusieurs civils de Franleu, dont les noms sont gravés sur le verre. Un troisième représente l'Annonciation.

 

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MessagePosté le: Mer 31 Mai - 09:25 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Pierre de Guerbigny est située dans le centre du village de Guerbigny, dans le sud du département de la Somme, non-loin de Montdidier.
L'existence d'une église à Guerbigny nous est connue depuis 1108. L'église actuelle a été construite au xiiie siècle et remaniée aux xve et xvie siècles. Une restauration du pignon de la façade est fut entreprise en 1776 et au xixe siècle on procéda à la restauration du portail et de la toiture des bas-côtés. L'édifice fut endommagé par les combats de la Première Guerre mondiale et fut restauré pendant l'entre-deux-guerres. L'église de Guerbigny est protégée au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 20 août 1919

La nef à bas-côtés du xiiie siècle comporte cinq travées, le transept non-saillant et le chœur au chevet polygonal à trois pans datent du xve siècle. Une chapelle dédiée à Marie-Madeleine fut construite en 1475.
La façade triangulaire sans décor sculpté est couronnée au sommet par une statue de saint Pierre assis dans la cathèdre et portant. Le portail est de style roman. Les fenêtres du chœur sont ogivales. Sur le côté droit de l'église se trouve la tour-clocher la partie supérieure en encorbellement contient quatre cloches.
Le groupe sculpté qui accompagne le Christ aux liens a été offert par Pierre Noiret, habitant du village, fondateur de la chapelle Sainte Marie-Madeleine, en 1475. Au pied d'une croix en écot, contre laquelle est adossé le Christ aux liens, le donateur agenouillé a été représenté ainsi que son épouse. Un autre Christ au lien est conservé dans l'église de Guerbigny

 

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MessagePosté le: Mer 31 Mai - 09:32 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Notre-Dame de Ham est l’ancienne abbatiale des chanoines génovéfains devenue église paroissiale de la ville de Ham à la Révolution. La construction débuta au xiie siècle, l'église plusieurs fois détruite fut restaurée aux xviie et xviiie siècles et dans l’entre-deux-guerres.
Le plan de l'église a la forme d'une croix latine avec une nef centrale et deux bas-côtés, un transept et un chœur surélevé, suivant ordonnancement bénédictin.
De l’église romane du xiie siècle, on peut voir encore les parties basses de l’édifice, la façade occidentale avec son porche roman très sobre surmonté de trois baies hautes romanes

Elles concernent le chœur et le transept construits entre 1180 et 1220 couverts de voûtes gothiques barlongues. Les piliers avec colonnettes engagées sont surmontés de chapiteaux à crochet formés de palmettes stylisées. Le chevet de l’église est la partie la plus élancée et la plus élégante de l’édifice, il s'élève sur les trois niveaux de la crypte et de l'église avec des fenêtres en tiers-point soutenues par des contreforts
Elles concernent essentiellement la nef détruite par les guerres du xve au xviie siècles. En 1672, la croisée du transept fut surmontée d’un clocher. En 1760, un incendie provoqué par la foudre ruina la nef qui fut restaurée dans le style XVIIIe par le prieur Coste de Champeron.
L’église fut dotée d’un portail latéral en 1701.



 Sous les fenêtres de la nef, au-dessus des grandes arcades, des bas-reliefs en stuc représentent des scènes des Evangiles et des Actes des Apôtres.
Le maître-autel en bois peint noir et rouge surmonté d’un baldaquin soutenu par des colonnes d’ordre corinthien surmontées de vases de fleurs sculptés date du xviiie siècle classé à titre objet en 1915.
La chaire du xviiie siècle en bois peint avec décor en bas-relief. La chaire et sa rampe d’escalier sont ornées de figures en bas-relief. L’abat-voix est surmonté d’un ange sculpté classé à titre objet en 1915.
De belles orgues construites en 1763 par Louis Péronart, facteur d'orgues à Reims3, furent rénovées dans les années 1990.

Classée Monument historique en 1862, c’est la partie la plus intéressante de l’édifice datant de la fin xiie -début xiiie siècles. Située sous le chœur, elle en reprend le plan. Le vaisseau central est composé de deux nefs jumelles. Un épi de trois colonnes monolithes donne à cette crypte une voûte triangulaire à nervures qui reposent sur des chapiteaux à crochets ou à feuillage. La colonne centrale située devant l’autel supporte un faisceau de neuf nervures.
Dans les nefs latérales ont été déposées les pierres tombales en pierre d’Odon IV, seigneur de Ham au xiiie siècle et de son épouse Isabelle de Béthencourt classées au titre immeuble en 1888.
L'effigie d'Odon IV est en demi-relief. Il est vêtu d'une cotte de mailles. Il tient la poignée de son épée de la main droite, la gauche étant posée sur un bouclier chargé de trois croissants. À ses pieds se trouve un chien. Autour de la dalle est gravée une inscription latine en lettres onciales : « ...ODO QVARTVS DNS HAMENSIS QVI OBIIT SEXTO KALENDAS OCTOBRIS ANNO DNI MILLESIMO DV CENTISIMO TRIGESIMO QVART ». Ce qui peut être traduit par : « ... Odon IV, seigneur de Ham, qui mourut le six des calendes d'octobre, l'an du Seigneur».
Isabelle de Béthencourt est représentée vêtue d'une longue robe, la taille serrée d'une ceinture décorée de pierreries et à laquelle pend une escarcelle. Elle a les deux mains jointes sur la poitrine. Sur le dos elle porte un manteau agrafé sur le cou. Sa tête repose sur un coussin avec de part et d'autre deux anges soutenant un agneau nimbé tenant un étendard. Autour de la pierre tombale, on lit cette inscription latine : «...ISABELLA FILLIA HVGONIS DE BETHENCOVRT ET VXOR QVARTI ODONIS DOMINI HAMENSIS... » Ce qui signifie: "Isabelle, fille d'Hugues de Béthencout, épouse d'Odon IV, seigneur de Ham."

 

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MessagePosté le: Ven 2 Juin - 09:40 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Martin d'Harbonnières est située à Harbonnières dans le département de la Somme à environ 25 km à l'est d'Amiens. C'est l'une des plus vastes du Santerre ce qui lui valut d'être surnommée la « petite cathédrale du Santerre » par Louis-François-Gabriel d'Orléans de la Motte, évêque d’Amiens au XVIIIe siècle.
L'église fut fondée en 1104 et relevait alors pour moitié du prieuré de Lihons-en-Santerre et pour l’autre de l’abbaye de Saint-Fuscien et du prieuré de Méricourt-sur-Somme.
Aucune trace de l'édifice fondé au XIIe siècle ne subsiste.
Lors de la première moitié du XVIe siècle, la reconstruction de l'église fut entreprise ce qui est confirmée par les dates de 1553 et 1568 inscrites sur la petite niche de la chapelle méridionale et sur le pignon du croisillon sud du transept. Cette reconstruction a été faite sous le patronage de la famille de Lorraine, seigneurs d'Harbonnières depuis la fin du XIVe siècle.
Au cours du XVIIe siècle, les combles, les charpentes ainsi que le portail de la façade occidentale qui fut repris dans le style classique, ont été restaurés. En 1693, le clocher fut construit à la croisée du transept.
Les voûtes de la nef furent ravagées dans un violent incendie en 1782 et refaites en plâtre.
Vers 1840, la structure du clocher, dont le poids altérait les piles du transept, fut allégée.
L'église est classée monument historique depuis 1906

Construite en craie, on distingue, dans cette église, deux styles architecturaux différents : le gothique flamboyant de la nef à cinq travées et le style Renaissance du chœur et du transept. Son plan est celui d'une croix latine avec une nef à cinq travées, un transept peu saillant, un chœur à abside polygonale.

L'extérieur
Façade occidentale

La façade principale de l'église est datée de 1595, elle est renforcée par deux contreforts sculptés. Le portail de style classique a été refait en 1696. Il est surmonté d'une grande rosace de style gothique flamboyant surmontée elle-même par une rosace plus petite.

Façade méridionale
L'avant dernière travée du bas-côté sud de la nef s'ouvre sur un portail en arc surbaissé. Son tympan est décoré des emblèmes des quatre évangélistes et du buste de Dieu le père. Le portail est entouré d'une arcade en tiers point à quatre voussures terminées par un baldaquin en accolade orné d'un blason dont la sculpture est détruite.

Extérieur du transept
Sur le bras sud du transept, à l'extérieur, une tourelle abrite un escalier à vis qui mène aux combles et au clocher. Des modifications ont été apportées à l'édifice au xviie siècle, notamment en ce qui concerne la façade occidentale et le clocher surmontant la croisée du transept. Le clocher est surmonté d'un dôme.

L'intérieur
La nef

La nef à cinq travées est dépourvue d’éclairage direct hormis la rose de la façade occidentale. En 1782, les voûtes en pierre de la nef sont détruites par un incendie, elle furent remplacées par des voûtes en plâtre.
De grandes arcades reposent sur des piles très creusées au-dessus desquelles un important mur opaque porte les voûtes de la nef : cette structure est courante dans le Santerre.
Les chapiteaux des collatéraux traduisent cette évolution : on passe des feuillages flamboyant aux chimères renaissance, les chapiteaux du transept étant doriques.
Un important mobilier de style Louis XIV est venu enrichir l'église : autels, retables, boiseries, buffet d'orgues, chaire en bois sculpté datée de 1680 décorée de sculptures représentant la prédication de Jean-Baptiste au désert, les quatre évangélistes et Martin de Tours renversant les idoles.
Deux reliefs : L' Annonciation et l' Adoration des bergers datent de la première moitié du xviiie siècle. Objets Logo monument historique Classé MH (2004).
Un orgue destiné primitivement à la cathédrale d'Amiens complète la décoration. Elles sont accolées au revers de la façade occidentale et composées d'un buffet à deux corps : le grand buffet à cinq tourelles couronnées de statues d'anges musiciens et le positif à trois tourelles.

Le chœur
Le chœur de style renaissance se termine par une abside à cinq pans. Les baies du chœur ont une forme cintrée et les six quartiers du réseau rappelle le motif de la coquille. Les chapiteaux de l'abside sont de style corinthien3. Des grilles de 1715 et un banc de communion clôturent le chœur qui est décoré de boiseries.

Le transept
La croisée du transept repose sur quatre gros piliers ronds qui supportent le clocher. Les voûtes d'ogives du transept sont en pierre comportes des liernes et des tiercerons. Les chapiteaux du transept son doriques puis ioniques dans les chapelles latérales

 

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MessagePosté le: Ven 2 Juin - 09:55 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le château d'Heilly est un château mi-féodal mi-classique, aujourd'hui détruit pour partie, situé sur le territoire des communes d'Heilly et de Ribemont-sur-Ancre, dans le département de la Somme, non loin d'Amiens.
La forteresse féodale aurait été saccagée par les Espagnols en 1553.
La duchesse d'Étampes y passe une grande partie de son enfance.
Elle y retourne vivre après son exil, depuis la mort de François Ier, en 1547, dont elle était la favorite en titre.
Elle meurt au château d'Heilly durant les premiers jours de septembre 1580.
Le château est à nouveau saccagé par les Espagnols en 1636.

Le château est en grande partie transformé à partir de 1737 par la volonté de Charles Antoine de Gouffier, marquis d’Heilly, suivant des plans de l’architecte Pierre Contant d’Ivry. Celui-ci imagine la construction tout en pierre, d’un corps de logis de style classique sur une seule face du château, en remplacement de murailles d'aspect médiéval, la façade sur le parc conservant, pour sa part, dans ses grandes lignes, son aspect ancien. Il insère cet édifice dans un vaste parc parsemé de magnifiques grilles en fer forgé. Ces grilles sont exécutées par le ferronnier Jean Veyren .
Contant d'Ivry prévoit, face à la façade nouvelle du château, le creusement d’un grand canal, et sur le côté, face à l'orangerie, celui d'un petit canal. Ces aménagements ne seront pas terminés.
L'intérieur du château est, lui aussi, réaménagé avec la création d'un grand escalier tout en pierre, l'ornementation des pièces avec un somptueux décor de style rocaille.
Au rez-de-chaussée, se trouvent les espaces de service : cuisine, office et salles de bains.
Au premier étage, sont les espaces de réception : grand salon, salle à manger, salon d'hiver, petite salle à manger, billard, bibliothèque, appartement du marquis, appartement de la marquise, chapelle (bénie en 1756).
Au second étage, sont les autres chambres

Au début du xixe siècle, le château est encore entretenu, mais n'est plus habité qu'épisodiquement et partiellement. Son aspect à cette époque est connu par des dessins des frères Duthoit.
En 1846, le château est cédé, puis démoli l'année suivante, servant de carrière de pierre.
La qualité artistique des éléments décoratifs du château d'Heilly fait que certains d'entre eux sont vendus en 1846 et réemployés en d'autres lieux :
Une des grilles du parc, ornée d'attributs cynégétiques, prend alors place à l'entrée du château de Bertangles, où elle se trouve toujours.
Une autre grille est placée par la famille de Chabrillan en son château de Digoine (Saône & Loire), où elle se trouve toujours
La grille d'entrée du jardin potager, ornée de fruits et de légumes, est placée à l'entrée du château de Marcelcave, où elle est détruite, avec ce château, en 1914-1918. Son aspect est connu par des cartes postales anciennes.
La grille "au chardon", placée au fond du parc, est remontée à Albert (Somme), où elle disparut pendant la première guerre mondiale. Son aspect est connu par une photo.
Les boiseries d'un des salons sont placées dans une maison à Amiens, les Salons Saint Denis, place Saint Denis (aujourd'hui Place René Goblet) et disparaissent ensuite dans un incendie. Leur aspect est connu par des photos.
Deux sphinges en terre cuite placées jusque dans les années 1980 au Musée de Berny, à Amiens, et à présent au Musée de Picardie, aussi à Amiens, étaient réputées dater du xviiie siècle et provenir du château d'Heilly. Une analyse approfondie de ces sphinges, effectuée au début des années 2010, conduit aujourd'hui à discuter ces attributions.
Après 1847, un pavillon resté debout de la façade XVIIIème du château d'Heilly, est accolé à un logis en brique pour former une habitation, qui sera occupée jusqu'au xxe siècle. Après plusieurs décennies d'abandon, ce pavillon et ce logis subsistent aujourd'hui dans un état très dégradé.

 Malgré la destruction de la part la plus importante du château, il en reste beaucoup d'aménagements : des murs de soutènement, l'orangerie, le tracé du canal, etc., En particulier, un pavillon du château subsiste, mais menace aujourd'hui de s'effondrer faute d'entretien. Le domaine appartient pour partie à des propriétaires privés, et pour partie à la commune.
Protection au titre des monuments historiques
Les vestiges du château, sa terrasse supérieure, l'orangerie, le parterre, les rampes d'escaliers, le boulingrin, tous les murs de clôture et de soutènement, ainsi que les talus des aménagements du château, la basse-cour primitive et le canal sont inscrits depuis le 9 juillet 2001

Liste des seigneurs de Heilly
 

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 4 Juin - 09:50 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

L'église Saint-Martin de Frettemolle est située dans la commune associée de Frettemolle, sur le territoire de la commune d'Hescamps, dans le sud-ouest du département de la Somme.
L'église Saint-Martin de Frettemolle a été construite au xvie siècle, la nef fut reconstruite au xviie ; son portail est protégé au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 19 février 1926


L'église Saint-Martin de Frettemolle possède un chœur du xvie siècle à chevet plat, nef à collatéraux rajoutés. Les deux côtés de la nef ont été reconstruits en brique dans la seconde moitié du xixe siècle, ainsi que le côté nord du chœur. Le chevet et le côté sud du chœur sont construits en pierre avec des reprises en brique. Le chevet comporte une baie en tiers point murée et encadrée par deux contreforts, le côté Sud du chœur a deux baies en tiers point.


Le portail est la partie la plus remarquable de l'édifice, il possède une baie voûtée en anse de panier, surmontée d'un tympan et d'un larmier orné de cinq anges sculptés. Au dessus de la baie voûtée, sur une console, se trouve une statue représentant saint Martin sur son cheval, partageant son manteau. Il manque malheureusement à cette statue la tête de Saint Martin.
 

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MessagePosté le: Dim 4 Juin - 09:58 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME Répondre en citant

Le château de Tilloloy est situé sur la commune de Tilloloy, à 7 km au sud de Roye dans la Somme. Le château et le parc sont classés monuments historiques. Le château de Tilloloy est une propriété privée.
Le château de Tilloloy présente la particularité, tout comme les châteaux de Bertangles, Bussy-lès-Poix et Regnière-Ecluse, de n'avoir jamais été vendu et d'être resté dans la même famille. Au xive siècle, la seigneurie relevait de la châtellenie de Nesle et appartenait à Jean du Fay. Elle passa aux Soyécourt au xvie par le mariage d'Antoinette de Rasse (à qui l'on doit la construction de l'église actuelle vers 1530) avec Jean III de Soyécourt, puis au début du xviie siècle à Ponthus de Belleforière. Son petit-fils, Charles-Maximilien de Belleforière, marquis de Soyécourt et comte de Tilloloy fut nommé, en 1669, Grand Veneur ; c'est lui qui fit construire le château en 1645. Passé aux Seiglières qui le feront remanier par Boullée en 1752.


Le château devient propriété de la famille d'Hinnisdäl après la Révolution. Le comte Henri d'Hinnisdäl (1841-1922) fit restaurer le château dans les années 1880 par les frères Duthoit.
Incendié et plusieurs fois bombardé lors de la Première Guerre mondiale, il ne restait en 1918 du château que des pans de murs. Il fut l'objet d'une attentive restauration à l'initiative de la comtesse Thérèse d'Hinnisdal (1878-1959) par l'architecte Montant au début des années 1930. Ce dernier releva le château à l'identique, en réemployant au maximum les éléments de l'ancien château sauvés des décombres. La comtesse mourut sans postérité et le château revint à sa seconde nièce, la marquise d'Andigné, dont la fille est aujourd'hui propriétaire.
Le château, les bâtiments des communs et les trois portails ont été classés monument historique le 4 mars 1994 ainsi que les douves sèches, le jardin à la française avec ses allées, ses vases et ses bancs de pierre, l'ancien portail de l'hôtel parisien d'Hinnisdal et la grande allée (et ses bosquets) qui relie le château au village de Laucourt


Le château a été bâti dans le style brique et pierre caractéristique du xviie siècle. Le pavillon central, peu saillant, est accosté de deux corps latéraux terminés par des pavillons en retour sur la cour d'honneur (et alignés du côté du parc). Il est entouré de douves sèches, dans l'axe d'une vaste avenue. De l'ancien parc à la française il reste un vaste parterre à l'arrière du château (aujourd'hui en friche) ainsi que de nombreuses allées dans le bois, et surtout une grande allée axiale avec bosquets, qui relie le château au village de Laucourt.
L'avant-cour d'honneur est bordée d'une part par les communs, d'autre part par l'ancien portail de l'hôtel parisien d'Hinnisdäl, installé ici au début du xxe siècle et tout à côté, l'église, ancienne chapelle castrale, restaurée après la guerre 1914-1918, avec sa belle façade en briques et ornements de pierre de style Renaissance.
De l'autre côté, les communs également construits en brique, ils sont composés d'un corps rectangulaire ; occupé en son centre par un vaste portail surmonté d'un fronton sculpté, terminé par deux pavillons. Un portail latéral donne accès à la cour bordée de bâtiments à l'architecture composite dont un grand colombier, des remises, des étables... L'ensemble des bâtiments, durement touchés en 1914-1918 a été également reconstruit à l'identique.
Le parc du château de Tilloloy accueille quelques évènements musicaux, comme, par exemple, le festival de rock Rétro'C'Trop depuis 2016. La tenue d'un festival de rock gothique et de dark wave est également prévue en août 2017

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:21 (2017)    Sujet du message: 80: A LA DECOUVERTE DE LA SOMME

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