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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1)
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saintluc
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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 04:15 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Page 1:  Première Guerre mondiale en Belgique et en France dans les départements de la Meuse, des Ardennes et de Meurthe-et-Moselle. -

Page 2:
Première Guerre mondiale en Belgique et en France dans les départements de la Meuse, des Ardennes et de Meurthe-et-Moselle. - génocide arménien - massacres hamidiens - massacres d'Adana - rafle des intellectuels arméniens du 24 avril 1915 - bataille de Sarıkamış - défense de Van - génocide grec pontique - génocide assyrien ou araméen / chaldéen / syriaque (également connu sous le nom Sayfo ou Seyfo) - Nombre de victimes du génocide arménien - bataille d'Aigos Potamos - bataille de Changping -

Page 3:
siège d'Avaricum massacre des Innocents - massacre de la légion thébaine - massacre de Thessalonique - sédition Nika - martyrs de Najran - Les Banu Qurayza - bataille de la tranché - Procès de Cannstatt - Massacre de la Saint-Brice - Croisade de Barbastro - Massacre de Grenade siège de Jérusalem - massacre des Latins de Constantinople - Siège de Saint-Jean-d'Acre - siège de Constantinople de 1204 siège de Béziers siège de Minerve - siège de Lavaur siège de Marmande - château de Montségur -  bataille de Bagdad en 1258 - Vêpres siciliennes - pogrom de Rintfleisch - matines de Bruges - bataille d'Arnemuiden - siège de Caen Pogrom de Strasbourg sac de Limoges

Page 4:
Massacre d'Ispahan - bataille d'Azincourt - chute de Constantinople - siège de Nesle - Bain de sang de Stockholm - massacre de Tlatelolco - guerre des Paysans allemands - massacre de Cholula - massacre de Mérindol - La Michelade - massacre de la Saint-Barthélemy - sac de Magdebourg - sac de Wexford - massacre de Lachine - massacre de Glencoe - massacre du moulin de l’Agau - massacre d'Ouman - massacre de Boston - massacre de Gnadenhütten - fusillade du Champ-de-Mars - massacre de la Glacière - journée du 10 août 1792 - cérémonie du Bois-Caïman - massacres de Septembre -  

Page 5:
massacres de Machecoul - bataille de Châtillon bataille du Pallet - bataille de Noirmoutier - bataille de Cholet - soulèvement de Lyon - Fusillades du Marillais - bataille de Fougères - massacre d'Avranches - bataille du Mans - siège de Toulon bataille de Savenay - bataille de Noirmoutier - Massacre de Legé fusillades d’Avrillé désigne - Les colonnes infernales -

Page 6:
L'Armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz -  massacre de La Gaubretière - massacre des Lucs-sur-Boulogne - massacre du château d'Aux - bataille de Praga - terreur blanche - débarquement des émigrés à Quiberon - Massacre de Belleville - siège de Jaffa - Siège de la Crête-à-Pierrot - Les massacres de 1804 en Haïti -



Les atrocités allemandes désignent les exactions exercées par l'Armée impériale allemande au début de la Première Guerre mondiale en Belgique et en France dans les départements de la Meuse, des Ardennes et de Meurthe-et-Moselle.

Ces exactions commises en août et septembre 1914 firent, en trois semaines, des milliers de victimes parmi les civils, suspectés d'être des francs-tireurs, amenés devant divers murs et fusillés par des pelotons d'exécution accomplissant de cette manière une justice expéditive au nom des lois de la guerre. 20 000 maisons furent également détruites, notamment 600 à Visé et 1 100 à Dinant en Wallonie, la région belge placée dans l'axe principal de l'invasion et qui subit le plus ces « atrocités ».
Ces massacres, largement mentionnés et instrumentalisés par la presse des pays alliés, placèrent l'Allemagne dans une position délicate sur le plan international et contribuèrent à son discrédit moral qui put jouer par exemple dans la propagande en vue de l'entrée en guerre des États-Unis en 1917 et du recrutement de volontaires. Ils expliquent la retenue des soldats allemands lors de l'invasion de mai 1940 et la fuite éperdue de millions de civils dès le franchissement de la frontière belge le 10 mai au matin, connu sous le nom d'« Exode ». Dans une certaine mesure le flux de ces réfugiés put gêner les contre-attaques de blindés français sur Sedan, notamment la 3e division cuirassée de réserve.


Ces massacres eurent lieu en Belgique sans épargner une seule province, en France, notamment dans le département des Ardennes et le département de la Meuse ainsi qu'en Meurthe-et-Moselle.
Le plan allemand ayant placé la Wallonie au centre de l'axe d'invasion, une majorité de ces massacres eurent lieu dans cette région : une centaine de localités touchées dans toutes les provinces de Wallonie avec au moins dix civils fusillés et jusqu'à 674 à Dinant dont plusieurs quartiers furent entièrement incendiés. En mai 2001, une cérémonie de réconciliation eut lieu dans cette localité sous la présidence notamment du secrétaire d'État allemand à l'Armée qui demanda pardon au nom de l'Allemagne dans un discours prononcé en face du pont Charles-de-Gaulle qui réunit les deux rives de la cité mosane. L'étendue des massacres dans cette région de même que la manière dont les faits y ont été vécus et commémorés sont à l'origine d'une mémoire différente de la Première Guerre mondiale en Flandre et en Wallonie pouvant expliquer (parmi de nombreux autres facteurs), le comportement très différent des régiments flamands et wallons à la Bataille de la Lys.
Mais les événements dépassent le cadre wallon ou belge. Des milliers de victimes tombèrent également, dans les mêmes conditions en France. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, en particulier, l'opinion publique fut orientée vers la guerre par l'évocation de cette « barbarie allemande ». Le souvenir des tueries de 1914 allait provoquer en mai 1940 l'exode fameux qui entraîna vers le sud des populations belges et françaises par millions. Celui-ci est un des éléments d'explication, parmi de nombreux autres, de la défaite française dans la bataille de France, principalement lors du franchissement de la Meuse à Sedan les 13 et 14 mai 1940. En effet, les routes encombrées par les fuyards gênèrent parfois la montée en ligne des divisions françaises


Monument aux 674 victimes civiles à Dinant « de la furie teutonne », le 23 août 1914, dont 116 fusillées à cet endroit.

En Wallonie
Du 5 au 26 août 1914, l'Armée impériale allemande passa par les armes plus de 5 000 civils dans une centaine de communes de Wallonie et y détruisit plus de 15 000 maisons, dont 600 à Visé et 1 100 à Dinant, soit 70 % des exactions commises au début de l'invasion en France et en Belgique.
La liste qui suit n'est pas exhaustive car on n'y retient que les localités qui eurent à subir dix morts au moins.
Le 5 août, Berneau et Soumagne (118 victimes civiles) ;
le 6 août, Battice (33 victimes civiles), Blegny, Esneux, Sprimont, Magnée, Olne, Hermée, Rétinne et Romsée ;
le 7 août, Warsage, Herstal, Lixhe et Louveigné ;
le 8 août, Baelen, Francorchamps, Herve et Mélen ;
le 10 août, Linsmeau ;
le 14 août, Barchon ;
le 15 août, Wandre ;
le 16 août, Visé ;
le 18 août, Haccourt et Heure-le-Romain ;
le 20 août, Liège, Érezée, Andenne (218 victimes civiles), Franc-Waret et Somme-Leuze,
le 21 août, Arsimont et Auvelais ;
le 22 août, Anloy, Mussy-la-ville, Neufchâteau, Tintigny (120 victimes civiles), Tamines (383 victimes civiles), Bouffioulx, Couillet, Farciennes, Monceau-sur-Sambre (63 victimes civiles), Montignies-sur-Sambre (35 victimes civiles) et Charleroi ;Dampremy (11 victimes civiles)
le 23 août, Ethe (218 victimes civiles), Bièvre (17 victimes civiles), Bouge, Dinant (voir aussi les Rivages (Dinant)) et Neffe (674 victimes civiles), Hastière-par-delà (19 victimes civiles), Spontin, Waulsort, Flénu, Jemappes, Nimy, Quaregnon, Ville-Pommerœul Saint-Léger et Virton ;
le 24 août, Bertrix, Houdemont, Izel, Offagne, Hermeton-sur-Meuse, Namur et Latour (71 victimes civiles) ;
le 25 août, Anthée (13 victimes civiles), Romedenne et Surice ;
le 26 août, Arlon, Dourbes (3 victimes civiles) et Frasnes-lez-Couvin (12 victimes civiles), dernière localité wallonne touchée.
En Flandre
Le 6 août, Mouland (village de la province de Liège au moment des faits) ;
le 9 août, Saint-Trond ;
le 18 août, Tongres ;
le 19 août, Aerschot (156 civils tués) et Attenrode ;
le 25 août, Zemst plus de 10 ; Louvain (248 civils tués).
En France
août 1914 : Haybes ;
le 10 août, Jarny (25 fusillés) ;
le 11 août, Bazailles ;
le 12 août, Badonviller (84 maisons brûlées, 12 civils tués et 14 déportés) ;
le 20 août, Nomeny (55 morts) ;
le 23 août, Fresnois-la-Montagne3 (102 maisons brûlées, 68 civils tués).
 



La ville détruite de Louvain en 1915.

La question du droit de la guerre est traité dans l'Encyclopédie de la grande guerre (1914-1918), article qui renvoie lui-même à tous les problèmes posés notamment par les civils dans le droit de la guerre et, entre autres, le fait que la participation de non-belligérants « est un acte illégal qui peut être librement sanctionné pénalement par la puissance qui les détiendrait »
Deux historiens irlandais, John Horne et Alan Kramer, auteurs de German Atrocities paru à Dublin en 2001, qui ont consulté longuement des archives tant françaises que belges et allemandes concluent que la conviction des Allemands selon laquelle des francs-tireurs firent feu sur les troupes allemandes dans les premiers jours de l'attaque d'août 1914 est une « fausse croyance sincère ». Les auteurs s'efforcent de comprendre aussi les racines de cette croyance :
dans l'expérience réelle des francs-tireurs français de la guerre franco-prussienne de 1870 ;
dans un certain conservatisme des dirigeants (politiques et militaires) allemands méfiants à l'égard des insurrections populaires ;
dans le sentiment confus que la résistance de l'Armée belge, à laquelle ils ne s’attendaient pas, avait quelque chose d'illégitime, celle-ci faisant le jeu de la France. Cette croyance persista en 1940 où 80 habitants de Vinkt en Flandre furent passés par les armes : les chasseurs ardennais venaient d'infliger une défaite à un régiment allemand ;
dans certains éléments techniques de l'armement de l'époque ou certaines particularités des lieux (comme aux Rivages).
dans la panique qui amena les troupes prussiennes à s'entretuer, ces faits devant être camouflés par l'état-major.
Dans Apologie pour l'histoire, Marc Bloch écrit : « Beaucoup de maisons belges présentent, sur leurs façades, d'étroites ouvertures, destinées à faciliter aux recrépisseurs le placement de leurs échafaudages ; dans ces innocents artifices de maçons, les soldats allemands, en 1914, n'auraient jamais songé à voir autant de meurtrières, préparées pour les francs-tireurs, si leur imagination n'avait été hallucinée de longue date par la crainte des guérillas. »


Ces exactions peuvent aussi résulter du fait que les Allemands ont particulièrement mal pris le fait que la Belgique :
n'accepta pas les termes de l'ultimatum allemand (laisser passer les troupes allemandes sur son sol, dans le but d'attaquer la France) et
permit à l'armée française de contre-attaquer l'armée allemande sur le sol belge.
La position belge fut basée sur le fait que l'indépendance et la neutralité de la Belgique étaient garanties par les puissances signataires des traités de Londres (Traité des XVIII articles et Traité des XXIV articles). Selon cette thèse, la Belgique se devait de refuser le passage de l'armée allemande sur son sol. Par contre et selon la même thèse, dès la violation de sa neutralité et de son indépendance, la France et le Royaume-Uni pouvaient et même devaient intervenir.
La position allemande fut fondée sur le fait que, selon eux, la Belgique avait dû s'allier à la France et au Royaume-Uni et donc trahir sa neutralité, pour préparer, avant l'attaque allemande, les opérations de contre-offensive.
Le fait que de nombreuses exactions se soient déroulées directement après les batailles relatives à la contre-offensive française (Dinant, notamment) appuie cette explication.
Axel Tixhon, professeur d’histoire contemporaine à l'université de Namur, va plus loin et avance une troisième hypothèse « Les troupes allemandes ont sciemment organisé ces massacres, avec l’ordre de le faire [...] Vu le nombre de cas et le fait qu’ils soient perpétrés par les différentes armées allemandes, on peut penser que des consignes ont été données pour terroriser la population belge. Des témoignages, des écrits attestent de ces ordres, notamment au sein de la 3e armée allemande, composée de troupes saxonnes, qui traverse l'Est de la Belgique, le Condroz et s’attaque à Dinant ».
Le plan Schlieffen et plus tard le concept de Blitzkrieg reposaient sur une attaque rapide de la Belgique et de la France (l'Allemagne devant prendre l'initiative) et sur l'inertie attendue du Royaume-Uni. La résistance de l'Armée belge et les réponses rapides françaises et britanniques étaient de nature à contrecarrer ce plan.

 
                         

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Dernière édition par saintluc le Mer 7 Juin - 05:57 (2017); édité 24 fois
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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 04:15 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 04:44 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

 Visé est la première ville martyre. Les premiers gendarmes et fantassins belges y tombèrent le 4 août 1914. Le 10 août 1914, les Allemands mettent le feu à l'église et, le 15 août, près de 600 maisons furent détruites ainsi que la plupart des joyaux de son architecture comme l'hôtel de ville, les anciens couvents des Sépulcrines et des Récollets ou les maisons des Gildes. Face à l'adversité, la population visétoise y puise un regain d'énergie et en quelques années, la ville relève la tête et est entièrement reconstruite en préservant son originalité.

La bataille de Dinant est une bataille de la Première Guerre mondiale qui opposa les troupes françaises à l'armée allemande, du 15 au 23 août 1914.
Elle est devenue tristement célèbre le 23 août 1914 par le massacre de 674 civils par les forces allemandes, notamment dans le quartier des Rivages et dans le village de Neffe.
Dans la nuit du 21 au 22 août, des cavaliers allemands soutenus par des automitrailleuses s’engagent dans la rue Saint-Jacques non-défendue et mettent le feu aux habitations. Dans la journée du 22 août, 2 500 civils tentent de fuir derrière les lignes françaises et sont accueillis par les troupes françaises. Le quartier-général donne bientôt l'ordre de battre en retraite.
Le 23 août, les Allemands, suspectant de compter dans la population dinantaise des francs-tireurs, rassemblent un grand nombre d'habitants qu'ils fusillent. On recense 674 hommes, femmes et enfants passés par les armes lors de ce massacre et plus d'un millier d'habitations incendiées. Quelques compagnies françaises tentent encore sans répit de défendre Dinant.
Les nombreux massacres et pillages perpétrés par les Allemands donna l'avantage moral aux Alliés. En effet, le concept de « guerre du droit » joua un rôle central dans l'engagement des États-Unis en 1917.


Berneau
Le 5 août 1914, les 25e, 89e, 90e RI de l'armée impériale allemande passèrent dix civils par les armes et détruisirent quatre-vingts maisons du village lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Berneau est aussi l'endroit où arrive le gaz en provenance d'Allemagne, de Norvège et de Russie (Gaz H).

Soumagne
Le 5 août 1914, le 27e RI de l'armée impériale allemande passa par les armes 118 civils et détruisit 101 maisons.

Battice
Le 6 août 1914 les 16e RI et le 165e RI de l'armée impériale allemande y passèrent 33 civils par les armes, y détruisant 147 maisons lors des Atrocités allemandes commises au début de la Première guerre mondiale.

Blegny
Le 6 août 1914, le 16e RI de l'armée impériale allemande y passa par les armes 19 civils et y détruisit 40 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
 
Esneux
Le 6 août 1914, les 73e et 74e RI de l'armée impériale allemande fusillèrent 20 civils et détruisirent 25 maisons à Esneux, lors des Atrocités allemandes commises au début de la Grande guerre.

Sprimont
Le 6 août 1914, les 73e et 74e RI de l'armée impériale allemande passèrent 33 civils par les armes et détruisirent 52 maisons à Lincé, lors des Atrocités allemandes commises au début de l'invasion. Le général allemand Karl Ulrich Von Bülow se suicide aux abords du château de Lincé, le 6 août 1914. Il est le premier général tué lors de la première guerre mondiale. Le 7 août 1914, à Louveigné, le 73e RI de l'armée impériale allemande passa par les armes 28 civils et détruisit 77 maisons.

Magnée
Le 6 août 1914, les 20e, 35e RI et le 39e RAC de l'armée impériale allemande y passèrent 17 civils par les armes et y détruisirent 14 maisons lors des Atrocités allemandes commises au début de l'invasion.

Retinne

Site de la Bataille de Retinne, le 6 août 1914, les 27e RI et 165e RI de l'armée impériale allemande y passèrent 40 civils par les armes et y détruisirent 18 maisons lors des Atrocités allemandes, commises au début de l'invasion.

Romsée
Le 6 août 1914, les 35e et 25e RI de l'armée impériale allemande, passèrent 27 civils par les armes et détruisirent 40 maisons dans le village, atrocités allemandes commises au début de l'invasion.

 

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Léo


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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 19:37 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Certains soldats perdent tout leur sens quand ils tuent, les prisonniers n'ont plus de droit, ainsi que les femmes et les enfants.
Le soldat fou devient comme un loup ou un renard qui tue un troupeau au complet, quand il peut se satisfaire d'un seul animal.
Et d'autres soldats n'ont aucune dignité, ils sont racistes, cruels, violeur et tout simplement barbare.
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Bien oui! je suis un perroquet, car tout ce que j'écris, je dis, je pense ou que je fais, m'a été transmis par une autre personne.


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saintluc
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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 19:44 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Quand je vois ce que les japonais ont fait, j'en suis tout retourné.
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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 19:52 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Euh! oui, mais là tu parlais des Allemands. Shocked
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MessagePosté le: Mar 18 Avr - 06:08 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

L'homme n'est qu'un charognard quand il est poussé à bout 
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MessagePosté le: Mar 18 Avr - 06:18 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Louveigné
Le 7 août 1914, le 73e RI de l'armée impériale allemande y passa par les armes 28 civils et y détruisit 77 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Baelen

Il y a eu seize civils passés par les armes et huit maisons détruites par (probablement) les 35e et 20e RI de l'armée impériale allemande le 8 août 1914, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion. Jusqu'au traité de Versailles de 1919, la frontière orientale de la commune était aussi la frontière d'État avec la Prusse
Francorchamps
Le 8 août 1914, 14 civils sont passés par les armes et 25 maisons détruites par le 74e RI de l'armée impériale allemande lorsqu'elle envahit la Belgique, au début de la Première Guerre mondiale.
Herve
38 civils sont passés par les armes et 300 maisons détruites par (sans doute) les 39e et 165e RI de l'armée impériale allemande le 8 août 1914, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Melen
Le 8 août 1914, les 56e et 165e RI de l'armée impériale allemande y passèrent 108 civils par les armes et y détruisirent 60 maisons dans le cadre des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Linsmeau
Le 10 août 1914 des unités du 2e CC de l'armée impériale allemande passèrent 18 civils par les armes et détruisirent sept maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Barchon
Le 14 août 1914, le 85e RI de l'armée impériale allemande passa 32 civils par les armes et détruisit 100 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Wandre
Le 14 août 1914, les 16e et 53e RI de l'armée impériale allemande passèrent par les armes 31 civils et détruisirent 15 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion. Wandre a une grande rue, la rue de Visé.
Haccourt
À Hallembaye, le 18 août 1914, 16 civils passés par les armes et 80 maisons détruites notamment par le 73e RI de l'armée impériale allemande lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Heure-le-Romain
Le 18 août 1914, le 73e RI de l'armée impériale allemande y passa par les armes 28 civils et y détruisit 83 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Le drame d’Août 1914 à Heure le Romain.
 
Les troupes allemandes qui pénétrèrent le 4 août à l’aube dans notre pays par la région de visé, furent accueillies par le feu nourri des éléments de notre armée les empêchant de franchir la Meuse. Nos soldats étaient aidés dans cette lourde tâche par les redoutables forts de Barchon et de Pontisse qui tinrent en échec pendant plusieurs jours toute une division ennemie en lui infligeant de lourdes pertes. Or, les Allemands, convaincus par leurs chefs que notre Armée n’était constituée que de « paysans illettrés » sans grands moyens, et que la conquête ressemblerait plus à une promenade de santé qu’à une véritable guerre, furent donc très surpris de rencontrer une résistance acharnée et très vite utilisèrent l’arme des lâches ; se venger sur les populations civiles, innocentes et sans défense. Les officiers qui commandaient ces troupes de soudards n’intervenaient que mollement, voire même encourageaient discrètement ces atrocités.
 Nous sommes donc à Heure le Romain, le dimanche 16 août 1914. Vers cinq heures du matin, la population est brutalement sortie d’un mauvais sommeil par une compagnie de Teutons de la 93ème d’infanterie qui, sous le prétexte que des « francs-tireurs » se cachent dans les maisons, en expulsent brutalement les habitants. Ceux qui tentent de s’échapper par les ruelles, nombreuses à cette époque, sont abattus ou massacrés à la baïonnette, même le petit Jean Borguet (3 ans), tenant sa mère par la main, n’est pas épargné. Rassemblée ensuite dans les rues, la population est dirigée vers l’église, le triste cortège est encadré par des soldats armés de longues baïonnettes luisantes. Certains sont ivres et n’écoutent plus qu’eux-mêmes, les gestes menaçants se multiplient tout au long du trajet. Lors de leur entrée dans l’édifice, les malheureux constatent la présence dans le parvis d’une lourde mitrailleuse, chargée et braquée sur la nef centrale.
L’assistance est constituée principalement de femmes, de personnes âgées et de nombreux enfants dont nos deux fillettes, témoins des faits. Les hommes en âge de combattre sont soit mobilisés, soit occupés à rejoindre l’armée par la Hollande qui a pu préserver sa neutralité et dont la frontière est toujours ouverte.

   Dans l’église encombrée, on s’installe tant bien que mal, on se groupe par familles, les mères serrant les plus jeunes dans leurs bras ; les heures passent dans un silence inquiétant, interdit de parler, de se déplacer…Chacun prie silencieusement dans sa détresse, en ce dimanche sans messe et sans pasteur.
   Il se produit alors un fait qui restera gravé à jamais dans la mémoire collective : l’intervention énergique du Curé François Janssens et d’Antoine Léonard, qui représente son frère le Bourgmestre, malade. Quand ils comprennent ce qui se prépare, ils s’interposent énergiquement, l’abbé Janssens, originaire du Limbourg, comprend et se débrouille en allemand, il parlemente et proteste contre le sort prévu pour les paroissiens et son église. Un moment surpris, les bourreaux paraissent fléchir, puis, réagissant brutalement, traînent les deux hommes dehors, on entend leurs cris tout au long de la rampe d’accès qui longeait le mur du cimetière à l’époque. Après avoir subi sévices et brutalités, des coups de feu claquent, les deux martyrs s’écroulent…on ne retrouva la dépouille affreusement mutilée de l’abbé François Janssens, que plusieurs jours plus tard, hâtivement enfouie dans un trou de la prairie Souris actuellement Wéra. Quel merveilleux témoignage de courage et de générosité ils nous ont laissé !
   A l’intérieur de l’église, la panique et le tumulte s’installent, aussitôt réprimés par un grand sous-officier roux qui donne l’ordre de pointer la mitrailleuse sur la foule…Comme l’atmosphère et la chaleur deviennent vite insupportables – le mois d’août 1914 est particulièrement chaud – les soudards fracassent le bas des vitraux à coups de crosse, permettant ainsi le passage de l’air, mais aussitôt une inquiétude se transmet, incontrôlable, encore renforcée quand des hommes réquisitionnés et encadrés répandent une épaisse couche de paille sur le dallage de l’église. Une rumeur se propage instantanément : « après le mitraillage, on boutera le feu à l’église ». Certaines de ces brutes, faussement attendries par les enfants, vont jusqu’à les rassurer, en faisant le geste : « pour bien dormir ». Mais personne n’est dupe, on s’attend à mourir de façon atroce. Le manque d’eau et de nourriture commencent à se faire sentir, mais aussi le manque de toilettes ; un « petit coin » est improvisé près des fonts baptismaux, heureusement la paille arrange bien les choses…mais beaucoup se contiennent, ce qui entraîne malaises et vomissements. Puis la peur, la faim et les sanglots ont raison de la résistance de ces malheureux ; quelques enfants s’étendent même dans la paille pour s’assoupir un instant et tout oublier. Le soir, deux soldats présentent un seau d’une mauvaise soupe brûlante, personne n’y touche, on craint l’empoisonnement…ce qui grandit encore la colère des gardiens. La nuit se traîne interminable et angoissante, par les fenêtres éventrées, on entend des chants d’ivrognes et des coups de feu. Peu parviennent à somnoler, aux abois, assis inconfortablement sur leur banc.
 Vers 7 heures du matin, ne voyant aucun mouvement du côté du parvis (la mitrailleuse ayant été enlevée), un téméraire s’enhardit à gagner prudemment la sortie, plus de monstres en vue, la voie est libre, mon Dieu est-ce possible ? Une rumeur provenant du village, fait comprendre à chacun que les mains noires des assassins sont à présent occupées à piller et à saccager toutes les habitations avant d’y mettre le feu, déjà des colonnes de fumée s’élèvent ça et là. La mort dans l’âme, mais profitant de cette diversion providentielle, la foule pitoyable gagne les campagnes toutes proches, en évitant chemins et sentiers, pour s’y cacher. Certains erreront dans les champs et les bosquets durant deux jours, d’autres gagneront la Hollande toute proche, après un regard pathétique jeté des hauteurs des « macrales[3] » sur la cuvette du village d’où s’élève la fumée noire des incendies. Mais Visé et les autres villages de la Basse-Meuse brûlent également, c’est donc perdus dans une masse de réfugiés, les larmes aux yeux et la rage au cœur, que nos villageois feront leur entrée à Maastricht. Quelques-uns d’entre eux ont cependant eu le réflexe d’emporter dans leurs vêtements argent et bijoux, aussi, sans s’attarder, ils gagneront Rotterdam et s’embarqueront pour l’Angleterre…Ils ne reviendront qu’à regret cinq ans plus tard, en 1919, ce fut le cas d’Ermine Stockis qui, scolarisée en langue anglaise et parfaitement intégrée, dut reprendre courageusement à 14 ans l’apprentissage de sa langue maternelle…dans un village toujours en ruines.

   Durant ces terribles journées d’août 1914, on releva vingt-sept tués, tous parfaitement innocents, on dénombra plusieurs dizaines de blessés dont certains resteront impotents. Et puis le village était ruiné, toutes les habitations avaient été pillées et saccagées, 84 maisons incendiées et les trois-quarts des habitants avaient fui. Combien parmi les plus jeunes savent encore aujourd’hui ce que représentent les noms des rues François Janssens et Antoine Léonard, ces véritables héros !
A présent à l’heure européenne, pour certains il n’est plus très indiqué de ressusciter ce passé déjà lointain, or plus jamais ça ! avait dit la « Société des Nations » (SDN) créée en 1920. On sait hélas ce qu’il est advenu, une seconde guerre nous frappait à nouveau vingt ans plus tard, plus épouvantable encore que la première parce que doublée d’un génocide à l’encontre de certains groupes humains. Et on peut poursuivre en rappelant les guerres fratricides et génocidaires : Cambodge, Yougoslovie, Ruanda…et cela malgré la présence de troupes et d’observateurs de l’ONU (Organisation des Nations Unies), autre idée courageuse des citoyens du monde pour contrer la haine et la guerre. Il est donc très important pour les jeunes de se rappeler sans cesse que la paix se construit tous les jours par la culture de la mémoire et l’exercice de la démocratie, celui-ci commençant d’abord modestement par…le devoir électoral, beaucoup sont morts pour que nous puissions l’accomplir. Et si l’on veut relativiser les errements de l’Histoire, par contre on ne pourra jamais oublier les multitudes de victimes qu’Elle a provoquées.  
le matin du 4 août, des lanciers de l’armée belge en patrouille passent au galop devant l’école ; ils se rendent à la frontière du côté de Lanaeken où les Allemands pénètrent dans notre pays. Leurs chevaux sont ensanglantés, ils les font soigner chez le médecin vétérinaire de la commune. Un de ces braves, surpris du rire intempestif et déplacé d’une vieille demoiselle ignorante des choses les plus graves, la regarda, lui dit : « Riez, riez, Madame, vous ne rirez plus dans quelques jours ! » Hélas, ce fut vrai deux jours plus tard ! Le village entier apprenait la nouvelle possible du massacre des civils de Hermée. Dans l’après-midi du même jour, on aperçoit sur la route de Visé un escadron d’uhlans envoyés en éclaireurs. M. Bertho les suivit à vélo jusqu’à Fexhe-Slins. Partout on les prenait pour des Anglais. Ceux qui tâchaient de démontrer à la foule que ces casques à pointe n’étaient que des Germains étaient taxés d’ignorance. Que voulaient-ils ? Reconnaître l’endroit exact de nos forts ? Le soir, vers 20 h 30, l’armée allemande traverse la commune pour attaquer le fort de Pontisse. Ils viennent par la route de Visé à Tongres, par les Macrales. Leurs chevaux sont bottés, sans doute pour assourdir le bruit de leur passage. Les chefs révolver au poing, ils poussent devant eux les quelques personnes qui n’ont pas eu le temps de rentrer chez elles, ils obligent un vieillard de 80 ans à les conduire à Hermée. Les forts de Pontisse et de Liers fouillent l’obscurité de leur phare électrique. Comme à l’approche de l’orage, le calme se fait dans la nature ; ainsi dans ce moment d’attente anxieuse, le moindre bruit avait cessé. Vers minuit, on entend une fusillade terrible et le « tac-tac » des mitrailleuses dans la campagne de Hermée, le canon tonne. Comme des poussins cachés sous l’aile maternelle à l’approche de l’épervier, la famille se tenait serrée dans la cave ou la cuisine autour des chefs de la famille. L’Allemand était là, tout était à craindre.
            Le lendemain, on apprend que les troupes allemandes ont beaucoup de blessés et qu’ils ont tué 11 civils de Hermée.
            Les jours suivants, les habitants de Hermée pris de panique arrivent à Heure et viennent loger, quelques-uns à l’école, d’autres chez des connaissances de la commune.
            A partir du 10 août, les troupes allemandes passent sans discontinuer sur la route de Tongres à Visé, de 3 h de l’après-midi jusqu’une heure du matin. D’autres troupes venant d’Oupeye traversent la commune ; les officiers obligent les habitants à leur porter de l’eau et, de crainte que les sources soient empoisonnées, ils forcent les porteurs à boire avant eux. Le pays est réellement inondé d’Allemands, ils sont paisibles dans la commune, cependant les atrocités qu’ils ont commises dans les autres villages mettent les habitants en défiance.
           Le 15 août dans l’après-midi, un roulement de tambour nous annonce que les troupes allemandes cantonnent à Heure. Vers 3 heures, un soldat, revolver au poing, pénètre dans les habitations et demande dans un mauvais français : « Avez-vous des armes ? » Et sans attendre de réponse, il visite les maisons jusqu’au grenier, retient les chambres pour les officiers et de la place pour les soldats. Ceux-ci arrivent bientôt, ils s’installent partout en maîtres grossiers, certains dans la classe des filles, d’autres prennent place dans la classe des garçons. Monsieur Biertho étant absent, ils s’introduisent dans sa demeure et s’emparent de tout ce qui leur convient, brisent le mobilier, compulsent les papiers et les éparpillent. Partout, ils occupent les lits des membres de la famille et ceux-ci peuvent passer la nuit sur leur chaise alors que depuis 10 jours déjà, on logeait dans les caves et que l’on était harassé de fatigue. Vers 9 h ¼, sur les paroles rassurantes du lieutenant qui logeait chez nous, nous nous mettons au lit. Vers 10 heures, quelques coups d’armes à feu sont tirés dans la classe des filles ; la sentinelle postée dans la cour de devant crie : « Wer is da ? » Immédiatement après, on entend un vacarme épouvantable, ce sont les soldats cantonnés dans les classes qui se rallient à l’appel du tambour ; ils partent au pas de course, se dirigeant du côté de l’église. Quelques instants après, une terrible fusillade éclate dans tous les coins du village. Ils brisent les vitres des maisons, tirent sans pitié comme on le verra plus loin d’après les témoignages de personnes dignes de foi, fusillent deux femmes qui les regardent par la lucarne de leur grenier, poursuivent l’avocat Delwaide, qui ne leur échappe qu’en se sauvant sur le toit de la ferme voisine. Des soldats en furie commandent aux habitants d’éclairer les fenêtres de leur maison.
 Le lendemain matin, vers 6 h 30, hommes, femmes, vieillards, enfants, infirmes, doivent se rendre à l’église à l’entrée de laquelle deux mitrailleuses étaient installées.

    Dans la journée, un de leurs chefs vient nous dire que nous aurions la vie sauve mais qu’ils avaient pris comme otages pour se garantir contre les prétendus attentats des civils. Monsieur l’abbé Janssens, le dévoué curé de la paroisse et Monsieur Léonard, bourgmestre. Nous restons enfermés dans l’église pendant 24 heures ; les soldats brisent les vitres pour renouveler l’air ; ils nous apportent de l’eau et de la nourriture qu’ils prennent dans nos maisons dont ils sont les maîtres.
            Après avoir fusillé aux abords de l’église, Monsieur le curé et Monsieur Antoine Léonard qui s’est substitué à son frère, ils incendient les fermes Delwaide et Souris. Nous voyons les flammes par les fenêtres et nous nous demandons avec effroi si le feu ne se communiquera pas à l’église. Vers 6 h 30 du matin, les mitrailleuses placées à l’entrée de l’église sont enlevées ; nous avons pu sortir et rentrer chez nous où tout avait été saccagé et pillé ! L’armée est partie, bien des personnes alors cherchent à quitter la commune mais peu réussissent car de toutes parts on annonce le passage des troupes allemandes et la terreur qu’elles inspirent est si grande que beaucoup rebroussent chemin et rentrent dans les maisons à l’écart de leur passage.
            Le 18 août, un détachement de soldats allemands (de véritables bêtes féroces) venant d’Oupeye met le village à feu et à sang. On compte en tout 84 bâtiments incendiés et 26 personnes tuées parmi lesquelles des enfants de 15 et 11 ans, de 9 et 3 mois ainsi qu’un vieillard impotent qui fut brûlé vif dans une maison incendiée.
  A la ruée allemande succéda un calme effroyable. Notre malheureux village tout meurtri restait aux trois quarts vide de sa population. Des rues entières étaient désertes, d’autres bordées de ruines fumantes évoquant tristement les torrents de sang versé par les hordes sauvages, les ruisseaux de larmes répandues et les chères espérances anéanties en quelques heures.
            Dans le cimetière, des tombes le nombre s’était accru et les croix mortuaires rigides se dressaient les bras tendus. Vingt-sept victimes, dont nous avons la certitude morale absolue et leur innocence avaient succombé sous l’étreinte sanguinaire de l’aigle teuton ; en voici la liste complète en suivant l’ordre chronologique des faits.
Civils morts
Janssen François, curé de la paroisse, 47 ans
Léonard Antoine, rentier, frère du bourgmestre
Verjus-Neufcourt Hadelin, Joseph
Verjus-Hardy Jean Joseph
Verjus-Bertholet François-Joseph, fils du précédent
Henry Ernest, Joseph, 17 ans
Brunne Anne-Joseph, épouse de J.-F. Delfontaine
Poncelet Marie-Elise, épouse de J. Westphall
Valoir Joseph, époux de A.-M. Verjus, 72 ans
Britte Joseph Emile, fils de Britte Alexandre, 15 ans
Malpas Henri L. célibataire
Pousset Jean, époux de M. Tasset
Pousset Jean-Eustache, 23 ans, fils du précédent
Frère Gérard, époux de M. Colson, 71 ans
Frère J. Henri-Joseph, 32 ans, fils du précédent
Dozin Marie, Catherine, épouse de J. Spelte, 63 ans
Frère Jean-François et
Lhoest Marie, son épouse
Simenon Marie, épouse de Louis Borguet
Tasset Jean-Philippe, fils de Tasset-Bosch
Chapelier A. M. D. son épouse
Tasset Jean, leur enfant, 3 mois
Frénay Jean, Alexandre, 11 ans, fils de Frénay-Onclin
Rossay dit Rousseau, Jean-Jacques
Lhoest Anne-Marie, son épouse
Hoho Paul-Joseph, 9 mois
Gaty Pierre, infirme, 67 ans, brûlé vif.

source: Le drame d'août 1914 à Heure-le-Romain 

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 05:32 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant


Liège
 En 1914, l'armée allemande pénètre dans la ville dès le 3e jour de la guerre sans rencontrer d'obstacles, contraignant l'état-major belge et le général Leman à se retirer dans le fort de Loncin, un des douze forts de la ceinture fortifiée qui succombent les uns après les autres sous le pilonnage de l'armée allemande, le général Leman étant finalement enseveli dans l'explosion du fort de Loncin et emmené en captivité. L'occupation allemande dura quatre ans et Liège fut libérée dès le début de novembre par les mutineries dans l'armée allemande qui ont précédé l'armistice du 11 novembre 1918. L'occupation de la ville est notamment marquée par l'évasion du remorqueur Atlas V en 1917.

Les Allemands avaient totalement sous-estimé les effectifs de la garnison de Liège, qu’ils pensaient forte de 9 000 hommes seulement (contre 50 000 en réalité). C’est cette erreur qui explique l’échec cuisant de la tactique qu’ils appliquèrent la nuit du 5 au 6 août : ils espéraient pouvoir faire tomber la place de Liège grâce à un coup de main audacieux, c’est-à-dire par une attaque surprise en force, sans réelle préparation d’artillerie. Or les forts étaient précisément conçus pour résister à un tel type d'attaque. L’assaut se solde par un désastre pour les Allemands, qui essuient des pertes considérables. Sur les six brigades envoyées à l’assaut des forts, une seule, la 14e, commandée par le général Ludendorff, qui remplaçait par hasard le général Wüssow, mortellement blessé au début de l’attaque, parvient à passer en force, par l’intervalle entre les forts d’Évegnée et de Fléron. Sans l'énergie et l'audace de Ludendorff, l'attaque par surprise aurait abouti à un échec complet.
À Liège, la ville proprement dite ne possède aucune défense. Aussi, un bataillon de chasseurs allemands qui était parvenu à se faufiler entre les forts de Liers et de Pontisse tente-t-il un coup de main sur le quartier général de la Position Fortifiée de Liège (P.F.L.). La population voit passer une troupe allemande en rang et au pas, attitude adoptée pour donner le change aux civils. Aussi, des Liégeois incapables de comprendre qu'il s'agit de soldats allemands car ils n'ont aucune information permettant de les différencier par rapport aux alliés, applaudissent-ils au passage de l'envahisseur. Mais, rapidement, l'erreur est comprise et quand les Allemands parviennent au quartier général, rue Sainte-Foix, ils sont accueillis par la garde et mis en fuite, laissant derrière eux une quinzaine de morts sur les quatre-vingt hommes composant le détachement. Le général Leman décide de se replier le 6 août sur le fort de Loncin, dont il fait son nouveau quartier général. Cette initiative a malheureusement pour effet d’interrompre, à ce moment critique entre tous, les liaisons téléphoniques entre les forts de Liège (il n'y avait pas de réseau téléphonique militaire, et toutes les communications devaient transiter par le réseau civil, centralisé rue Sainte-Foix.
Le 6 août, la situation est chaotique dans les deux camps. L'état-major allemand, surpris par la résistance belge à laquelle il ne s'attendait pas, a dû retirer des troupes étrillées par les Belges lors des premiers combats et les Belges eux-mêmes sont épuisés d'avoir dû combattre des troupes supérieures en nombre. Cependant, une brigade allemande commandée par le général Ludendorff s’empare du fort de la Chartreuse, non défendu et déclassé depuis 1891. L'armée belge de campagne, qui a combattu dans les intervalles entre les forts, se retire vers Hannut. Les intervalles entre les forts sont désormais ouverts à l’ennemi, qui fait venir des renforts considérables. Le 7 août, deux brigades allemandes parviennent à rejoindre celle de Ludendorff. Dépourvue de défenses, la Citadelle (qui avait été déclassée en même temps que le fort de la Chartreuse, en 1891) est prise. Les Allemands proclament alors qu'ils ont "pris" la ville bien qu'aucun fort ne se soit encore rendu !

À la suite de cet échec, qui n'est cependant pas exploité par les Belges, le commandement suprême de l'armée de terre allemande décide alors d'envoyer à la rescousse des premiers 39 000 hommes engagés, une armée de siège de 60 000 hommes. Cette armée sera opérationnelle à partir du 10 août. À partir de ce moment commence le ballet infernal pour les forts, qui sont bombardés à outrance, un par un, jusqu'à reddition ou destruction. Impuissants, les forts sont forcés de se rendre, non sans avoir résisté au maximum de leurs capacités. Le dernier fort, celui de Hollogne, se rend le 16 août.
Horne et Kramer écrivent: Là où Schlieffen, révisant son plan en 1912, n'avait prévu qu'une seule division pour investir Liège et Namur, il en fallu huit pour uniquement réduire Liège, au prix d'un temps précieux et de pertes évaluées à 5 300 morts environ. Cinq armées allemandes d'invasion (1 million d'hommes) devaient traverser le Limbourg, Liège, le Hainaut, le Brabant, Namur et le Luxembourg en quelques jours. Elles mirent plus de trois semaines à le faire. La résistance belge exacerba la fausse croyance sincère des Allemands en des francs-tireurs, les atrocités allemandes étant commises dès les premières résistances à Liège et autour de Liège soit le 5 août à Berneau, Micheroux, Poulseur et Soumagne.
Au total, la bataille de Liège est une victoire belge car, par sa résistance l'armée du général Leman a anéanti le projet allemand de percer à Liège en vingt-quatre heures avec, pour but, de foncer vers la France dans la direction générale Sedan-Verdun.
La résistance belge devant Liège a rencontré l'admiration de l'étranger. Le gouvernement français, dans l'incapacité d'apprécier la situation réelle, a cru pouvoir attribuer le mérite des combats à la population de Liège. Et il décerna à la ville une légion d'honneur dont les Liégeois sont restés très fiers alors que le mérite des combats revenait à l'armée belge dans laquelle servaient des soldats de toute la Belgique, et pas spécialement des Liégeois.


 
 

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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 05:49 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Érezée
 Le 20 août 1914, les 106e RIR et 13e BCR de l'armée impériale allemande passèrent par les armes 11 civils et détruisirent 16 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.

Andenne
Le 21 août 1914, Andenne et Seilles, sa voisine, sont victimes des armées allemandes qui exécutent 262 civils et détruisent 210 bâtiments. Les auteurs de l'ouvrage Les atrocités allemandes (Horne et Kramer) ont pu identifier les régiments allemands responsables des massacres à Andenne : notamment le 83e RI de l'armée impériale allemande. Andenne ne s'est pas associée à la réconciliation avec l'Allemagne prônée à Dinant, ni bien d'autres localités de Wallonie (une petite centaine sans compter celles où les morts furent inférieurs à dix), qui furent le théâtre de drames semblables en 1914 et que l'histoire de la Wallonie peut intégrer aujourd'hui dans une vision plus générale et européenne.

Franc-Waret
Au début de la première guerre mondiale, une tragédie marqua le village de Franc-Waret. Les troupes allemandes d'uhlans y firent preuve de beaucoup de cruauté. Franc-Waret, commune de 320 habitants à l'époque, est située à trois kilomètres au nord-est du Fort de Marchovelette. Le village en est partiellement séparé par un bois ce qui lui donne une importance stratégique considérable.
Les Allemands arrivent le 19 août 1914, mais s'éloignent suite aux tirs des sentinelles belges. Le lendemain 20 août, ils reviennent et les Belges doivent se replier. Les Allemands s'emparent de 12 hommes au quartier de la Sauvenière, qu'ils fusillent en deux groupes. Ils fusillent ensuite un domestique à la ferme de Graux, ils incendient la ferme après avoir arrêté le fermier M. Genette et trois de ses compagnons qui sont tués avec lui. Parmi les victimes trois jeunes filles dont les dépouilles sont enfouies en cachette après leur massacre. L'accusation est toujours la même : avoir tiré sur des soldats Allemands, être des francs-tireurs. Les publications allemandes relatent que les détails du siège du village ont été réglées par des ordres supérieurs et que des hauts gradés (von Gallwitz et von Arnim) se sont rendus sur place pour observer les combats. Les habitants effrayés par les nouvelles décident de s'enfuir vers Gelbressée où 150 d'entr'eux sont emmenés à Namur par le curé. Parmi ceux qui restent au village de Franc-Waret certains se cachent dans les fenils, les caves. Les autres sont enfermés dans des maisons où ils passent des jours effroyables dans l'angoisse du sort des leurs et au bruit des canons. Le 7 septembre les Allemands quittent le château et le village, au matin. De 130 à 150 soldats Allemands s'y étaient rassemblés
 

Somme-Leuze
Le 20 août 1914, le 1er RAC de l'armée impériale allemande passa 11 civils par les armes et détruisit 21 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.

Arsimont
Le 21 août 1914 le 1er RGR de l'armée impériale allemande y passa par les armes 13 civils et y détruisit 126 maisons au cours des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.

Anloy
Village ardennais du Pays de la Haute Lesse, Anloy est surtout connu pour les événements qui s'y sont déroulés durant la guerre. Lors de l'offensive allemande d'août 1914, une partie de la population du village fut massacrée par l'armée allemande. Anloy est donc un village martyr, comme plusieurs villes et villages des alentours (Maissin, Neufchâteau, Bertrix...)

Mussy-la-Ville
Le 22 août 1914, des unités de l'armée impériale allemande — probablement les 123e, 1234e, 120e et 127e RI — passèrent par les armes 13 civils et détruisirent 55 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.

Neufchâteau
Lors de la Première Guerre mondiale, le 22 août 1914, le 21e DIR de l'armée impériale allemande passa par les armes 20 civils et détruisit 21 maisons lors des atrocités allemandes commises lors du début de l'invasion.

Tintigny
Le village de Tintigny a été incendié aux trois quarts le 22 août 1914 : 183 maisons du village furent détruites. Ces faits sont imputables notamment aux 38e RI et 51e RI de l'armée impériale allemande. Accusés faussement d’être francs-tireurs, 93 habitants de la localité ont été tués.
Le même jour, à Rossignol, eu lieu l'un des grands désastres de la bataille des Frontières lors des combats de Rossignol : la 3e division d'infanterie coloniale française, un corps d'élite constitué en majorité d'engagés volontaires ayant déjà vu le feu, fut entourée et anéantie par les XIe et XIIe Divisions d'Infanterie du VIe Corps Silésien allemand. Ernest Psichari, tué dans cette bataille, repose au cimetière militaire de Rossignol. Malgré leur victoire, les Allemands, excédés par cette bataille les ralentissant dans leur avance vers Paris, s'en prennent à la population. Ils déportent 120 habitants de Rossignol et des villages avoisinant et les fusillent à Arlon le 26 août 1914 à l'actuelle Place des fusillés, nommée ainsi par la suite en leur mémoire.

 

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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 19:22 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Toutes les écoles de la terre devraient poser au moins une affiche sur les ravages de la guerre comme tu le fais sur ce poste et aussi parler du ravage causé par la pollution et ainsi peut-être on vivrait dans un monde meilleur.
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Bien oui! je suis un perroquet, car tout ce que j'écris, je dis, je pense ou que je fais, m'a été transmis par une autre personne.


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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 19:32 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

C'est tout à fait vrai ce que tu écris.
On en parle pas assez et sans doute que si les gens regardaient un peu mieux la toile, les extrêmes n'arriveraient jamais au pouvoir.
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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 04:02 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Tamines
Massacre de civils perpétré par les soldats de la IIe armée allemande, au début de la Première guerre mondiale. Lors de son avancée vers Charleroi, pour contrôler le sud de la Belgique, l’armée allemande s’oppose violemment à l’armée française, retranchée en rive droite de Sambre. Ces affrontements sont particulièrement meurtriers à Auvelais, Arsimont et Tamines. Le village, situé en rive gauche, est alors pris pour cible par les Allemands, qui réquisitionnent plusieurs centaines de civils. 383 seront fusillés en quelques heures sur la place du village, le 22 août, et près de 250 maisons incendiées. Ce Massacre de Tamines a marqué les esprits et, avec ceux d’Andenne, Dinant ou Louvain, saisiront l’opinion publique européenne. Ces faits sont alors exploités par la propagande alliée, notamment anglo-saxonne
Bouffioulx
Lors la 1re guerre mondiale, Bouffioulx fut conquise le 22 août 1914 quand, de 5h à 14h, de violents combats opposèrent des troupes du 78e R.I. allemand à des compagnies des 36e régiment d'infanterie et 119e régiment d'infanterie français. Le 24 août des civils réquisitionnés inhumèrent 294 combattants français dans 3 fosses communes
Couillet
Au début de la Première Guerre mondiale, le 23 août 1914, la commune a donné son nom à un traité signé au château de Parentville. Ce traité est en réalité une lourde indemnité de guerre imposée à la ville de Charleroi et aux communes environnantes par le général allemand Max von Bahrfeldt.
Le traité de Couillet détaille la lourde contribution de guerre imposée par l'Armée impériale allemande à la ville belge de Charleroi et aux communes environnantes, en représailles de l'action qu'auraient menée des francs-tireurs contre ses soldats investissant Charleroi.
Le 22 août 1914, lors de la bataille de Charleroi au début de la Première Guerre mondiale, le général allemand Max von Bahrfeldt, commandant de la 19e division de réserve s'assigne comme objectif de prendre les ponts sur la Sambre situés à Charleroi et Couillet et tenus par des soldats des 3e et 10e corps d'armée français. Dans leur progression à travers la ville, les soldats allemands essuient de rares coups de feu de la part des soldats français. Convaincus de la présence de francs-tireurs, les Allemands prennent des civils en otage et incendient des habitations.
Le 23 août, craignant une destruction complète de la ville, des notables carolorégiens, dont le bourgmestre Émile Devreux, vont à la rencontre du général pour parlementer. Celui-ci accuse les civils d'avoir fait feu sur ses soldats. Sous la menace des canons, il contraint les membres de la délégation à signer le « traité de Couillet » qui stipule le paiement d'une lourde indemnité de guerre en argent et en nature à régler le jour même à 18 heures.
Le bilan des exactions commises par les Allemands est de 41 civils tués et 159 habitations incendiées à Charleroi même. Il y a environ 250 civils tués et 1 300 bâtiments détruits dans l'ensemble du pays de Charleroi.


Après la dépression du dernier quart du xixe siècle, la vingtaine d'années qui précèdent la Première Guerre mondiale voient la production belge s'élever à un rythme de croissance supérieur à 3 % l'an.
En raison du fait que le charbon est à l'époque la principale source d'énergie et que le sous-sol de la région renferme les différentes qualités de ce combustible, Charleroi voit éclore un grand nombre d'industries liées à la production de la houille. Cette croissance est également liée à la compétence technologique d'entrepreneurs locaux ou venus d'ailleurs, aux concours de groupes financiers et à l'exploitation des masses laborieuses qui présentaient en 1914 en Belgique un des taux de syndicalisation les plus faibles d'Europe.
L'année de l'exposition de Charleroi de 1911 correspond à l'âge d'or du pays de Charleroi. C'est, pour la ville, l'année du sommet démographique avec 32 553 habitants, record jamais plus atteint jusqu'à la fusion des communes en 1977. Le budget, en équilibre, est d'un peu moins de 2 400 000 francs belges
Les tensions provoquées par le contexte international du printemps 1914, l'assassinat de l'archiduc-héritier François-Ferdinand d'Autriche le 28 juin et ses conséquences font que, le 31 juillet, le roi Albert Ier décide de la mobilisation générale. Le 2 août, l'Allemagne réclame le libre passage de ses troupes sur le territoire belge et adresse un ultimatum au gouvernement.
Cet ultimatum sera rejeté le lendemain, 3 août. Ce même jour, le 1er régiment de chasseurs à pied quitte Charleroi pour Liège sous les ovations de la foule. La brasserie « Aux caves de Munich », située rue du Comptoir, est saccagée par quelques excités.
Le 4 août, les Allemands pénètrent en Belgique près d’Aix-la-Chapelle. Le roi lance un appel à la France et au Royaume-Uni. À Charleroi, la foule s'en prend au consulat d'Allemagne dont l'étendard et l'écusson sont décrochés. Il échappe cependant au sort subi par la brasserie la veille. Le lendemain, la garde civique est mobilisée.
Le 16 août, le dernier fort de Liège se rend. La presse commence à évoquer les atrocités allemandes avec massacres de civils et maisons incendiées. Dès lors les autorités multiplient les consignes de calme à la population afin de prévenir tout acte susceptible de provoquer des représailles. À Charleroi, sept ambulancesb avec médecins volontaires sont prêtes à entrer en actionc. Les jours suivants, plusieurs milliers de personnes, surtout des familles d'industriels et de commerçants, quittent Charleroi en train pour rejoindre d'autres villes belges ou la France. Le 20, les 3e et 10e corps d'armée de la 5e armée française commandée par le général Lanrezac arrivent en ville où la population les accueille avec enthousiasme et attend le Corps expéditionnaire britannique que l'on sait ne plus être très loin.

 Cependant, le lendemain matin, des éclaireurs uhlans de la 2e armée allemande du Generaloberst von Bülow, à la faveur d'un épais brouillard, arrivent en ville. Ils sont d'abord pris pour des Britanniques, mais sont finalement reconnus par les soldats français qui tiennent la barricade établie sur la rue du Pont Neuf et qui ouvrent le feu. Sur les cinq Allemands, deux sont blessés et un troisième tué. Dans l'après-midi, on apprend, consterné, que les Allemands sont entrés à Bruxelles la veille. Cet après-midi encore, les gardes civiques reçoivent des autorités belges l'ordre de licenciement général. Désormais, la garde des ponts sur la Sambre et la défense de la ville incombent aux seuls Français.
Le 21 août, commence la bataille de Charleroi, centrée sur la prise des ponts sur la Sambre. Depuis ceux de Tamines, Auvelais et Arsimont, sur la Basse-Sambre, jusqu'à ceux de Lobbes et Thuin, sur la Haute-Sambre. Au cours des trois jours de combats, les civils seront les victimes indirectes mais seront également pris pour cible. De nombreux massacres de civils ont été perpétrés par l'Armée impériale allemande. Les Allemands croyaient en une collusion, y compris armée, entre l'Armée française et les civils belges.
La manière de faire face à d'éventuels francs-tireurs préoccupe intensément les officiers de l'Armée impériale allemande depuis la guerre franco-allemande de 1870. Ils étaient convaincus qu'ils auraient à en affronter lors d'un prochain conflit avec la France. Cette peur collective, liée à d'autres facteurs tels que l'alcool, l'inexpérience, l'épuisement physique et nerveux des combattants, et la désorientation due aux combats en zone urbaine font que, pour eux, la ville était perçue comme un « nid de francs-tireurs » et ils en voyaient surgir de partout.
À cela s'ajoute un fanatisme religieux. Les soldats allemands présents, protestants, considéraient que les prêtres catholiques incitaient leurs ouailles à la guerre populaire. La crainte d'une insurrection ouvrière est beaucoup plus faible. Cependant, en 1906 paraît en Allemagne un roman intitulé 1906. Der Zusammenbruch der alten Welt (1906 : la Chute du vieux monde). Il s'en serait vendu pas moins de 150 000 exemplaires. Il met en scène une guerre entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne, durant laquelle « une insurrection socialiste des travailleurs de Charleroi répond à l'invasion de la Belgique par l'Allemagne »


Le 22 août, la 2e armée allemande venant du nord cherche à prendre les ponts sur la Sambre pour s'établir sur la rive droite. Vers 6 h 30 le matin, les troupes de la 19e division de réserve du général Max von Bahrfeldt, unité de la 2e armée, viennent de Gosselies par la chaussée de Bruxelles. Leurs objectifs sont les ponts de Charleroi et Couillet. Précédées par des civils belges pris en otage, elles sont mitraillées par les soldats français retranchés au lieu-dit La Planche à Dampremy. Après cette altercation, les soldats allemands rebroussent chemin et remontent la chaussée vers le lieu-dit Bon-Air à Lodelinsart où, prétextant que de civils ont été aperçus à côté de la barricade, ils pillent et incendient des maisons. Depuis les hauteurs de Jumet, l'artillerie allemande bombarde le fond de la vallée et Charleroi.
À Bon-Air, le général von Bahrfeldt divise ses troupes en deux colonnes. L'une se dirige vers Montignies-sur-Sambre et Couillet pour prendre le pont de l'Écluse sur la Sambre. L'autree doit prendre à revers les Français retranchés à La Planche, qui entretemps ont évacué les lieux. Elle se dirige vers Dampremy via le Warchat et le terril Deschassis pour finalement déboucher, toujours précédée de civils pris comme boucliers humains, au lieu-dit Viaducs par la rue de Heigne.
Depuis cet endroit, les Allemands se dirigent vers le pont de la Prison par la rue du Grand Central. Depuis le pont, les Français, dont la seule mission est d'arrêter les incursions de la cavalerie allemande, mitraillent, tuant et blessant soldats et otages. Les pionniers allemands trouent portes et fenêtres pour projeter des pastilles incendiaires à l'intérieur des maisons. Toute la rue du Grand Central et la place de la Digue flambent. Une vingtaine d'otages trouvent la mort ou sont blessés.
Plus tard dans la matinée, les Allemands, toujours précédés d'otages, avancent dans le boulevard Audent. Les soldats, sous prétexte de possibles francs-tireurs, incendient méthodiquement les maisons bourgeoises du boulevard Audent, mais également dans le boulevard Defontaine et la rue d'Orléans. Seuls le Palais de Justice, le temple protestant et quelques maisons environnant le collège des Jésuites qui sert d'hôpital d'ambulance, sont épargnés. Les Allemands arrivent à la rue du Pont Neuf au carrefour du café du Luxembourg d'où ils tirent vers la barricade installée par les Français à l'avant du pont.
Estimant problématique la prise de la Ville Basse et les ponts sur la Sambre avant la fin de journée, alors que les Français ont pourtant évacué les lieux, les officiers allemands obliquent vers l'est pour se diriger vers Montignies-sur-Sambre.
À neuf heures du soir, les maisons des boulevards, rues et places dans l'axe est-ouest brûlent toujours.
« La rue de la Montagne, la rue Charles II, la rue du Grand Central, la place de la Digue. Tout cela ne forme qu'un immense brasier où de longues flammes se tordent en démence, où des gerbes fantastiques d'étincelles jaillissent en jets démesurément hauts. Dans la rue Charles II, la maison d'un droguiste brûle et semble un immense feu de Bengale vert dans ce feu d'artifice infernal. Des pans de murs s'abattent, des charpentes consumées s'écroulent. Toute la terre tremble, la chaleur est intolérable. »
Les habitants de la ville s'interrogent sur les intentions des Allemands. Vont-ils continuer à incendier la ville, la bombarder ? Des réfugiés venant de Couillet prétendent que des canons sont braqués sur Charleroi. Léon Henvaux, secrétaire de la chambre de commerce, communique cette information au bourgmestre Émile Devreux

Le dimanche 23 août 1914, un peu après 5 heures du matin, une délégation part à la recherche du général allemand muni d'un certificat de bonne conduite décerné par le consul d'Allemagne avant son départ. Le groupe est composé d'Émile Devreux, bourgmestre, Émile Buisset, échevin des finances, Albert Dulait, avocat, dont la voiture est conduite par son fils Paul et de Louis Smeysters, exportateur maîtrisant l'allemand, qui a accepté de servir d'interprète. C'est ce dernier qui arbore un drapeau blanc.
Le groupe se dirige vers Montignies-sur-Sambre. Sur la place, les Carolorégiens sont accusés d'avoir tiré sur les soldats allemands. Après avoir exhibé le document obtenu du consul allemand, le groupe, accompagné maintenant par le lieutenant Hermann von Hanneken, est invité à se diriger vers Couillet où il pourra rencontrer le général von Bahrfeldt au château de Parentville.
Ce dernier interpelle le bourgmestre en faisant valoir que des civils ont tiré sur ses soldats. Il exige le payement d'une indemnité de guerre. Elle est d'abord fixée à 50 millions de francs belges. Puis, devant les protestations de la délégation, ramenée à 10 millions. Émile Buisset explique alors la situation des finances de la ville. Le général s'en tient au dix millions, mais permet que la somme soit versée par parties à échéances espacées. Le premier cinquième doit être payé avant 6 heures du soir. Outre ces dix millions, le général impose des réquisitions multiples en grains, farines, avoines et autres denrées. Quand le bourgmestre Devreux fait remarquer au général que ces denrées n'existent pas à Charleroi, le général réplique qu'il doit s'arranger avec les bourgmestres des environs et fournir la marchandise avant 6 heures du soir, sinon Charleroi sera réduite en cendres. La délégation, sauf Louis Smeysters, retenu comme otage, prend congé du général et se rend à l'hôtel de ville de Charleroi accompagnée du lieutenant von Hanneken.
En plus d'Émile Devreux lui-même, Louis Lalieu, curé-doyen de Charleroi et Vital Françoisse, directeur des ACEC, sont tenus en otages dans le cabinet du bourgmestre. Ce dernier fait appel aux fondés de pouvoirs des banques de la place : Banque de Charleroi, Banque Centrale de la Sambre, Union du Crédit, Banque Charles Bivort, Banque Félix Pierlot et Cie et le Crédit Général Liégeois qui libèrent l'ensemble de leurs avoirs disponibles et garantissent l'apport complémentaire en liquide provenant de particuliers aisés dont Paul Dewandre, homme d'affaires. Ces efforts permettent de réunir la somme de deux millions. Plusieurs banquiers et les bourgmestres de vingt communes s'engagent aussi à payer la rançon.
Les denrées exigées par les Allemands, trop importantes pour les disponibilités d'un bassin industriel, sont incomplètement rassemblées par l'échevin Édouard Falony avec l'aide des communes environnantes.
 La délégation se présente devant l'état-major allemand le soir à 18 heures. Le bourgmestre reçoit néanmoins un satisfecit attestant la loyauté avec laquelle il a procédé aux réquisitions qui lui étaient imposées. Les derniers otages sont libérés et Charleroi échappe ainsi à l'anéantissement
Sur le plan militaire, le 23 août voit les forts de Namur tomber à l'est et les Anglais lâcher prise à Mons, à l'ouest. Le général Lanrezac n'a plus personne pour protéger ses flancs et décide de retirer son armée sur la ligne Givet-Philippeville-Merbes-le-Château.
Vers minuit, le général von Bülow envoie un télégramme à l'État-Major général dans lequel il résume les progrès réalisés par la IIe armée indiquant que « les soldats allemands avaient dû, par endroits, se défendre contre les actes d'hostilité de la population civile. »


Dans la ville de Charleroi, on dénombre 41 civils tués et 159 immeubles détruits. À Lodelinsart ce sont 93 maisons qui sont brûlées et 16 civils tués, 11 civils sont tués à Dampremy, 134 maisons sont incendiées et 37 civils sont assassinés à Montignies-sur-Sambre, 86 maisons et 10 civils à Jumet, 251 maisons et 37 civils tués à Monceau-sur-Sambre, ainsi que 69 maisons et 16 civils à Couillet. Le bilan est de 250 civils tués et 1 300 maisons incendiées pour l'ensemble du pays de Charleroi, sans compter les immeubles pillés et des centaines d'otages insultés et malmenés.
Au lendemain de la signature du traité suivent des discussions entre les communes signataires concernant la quote-part de chacune. Finalement, les bourgmestres reconnaissent devoir solidairement, en proportion du nombre d'habitants, aux banques et à Paul Dewandre, la somme de dix millions de francs, exigible un an après cette convention. Le solde de huit millions encore dus ne sera en fin de compte pas réclamé par l'Allemagne mais englobé dans la contribution de guerre imposée à la Belgique.
Pour la population, c'est le début de quatre années d'occupation marquées de privations ou de mort de proches.
Dans le Livre blanc allemandh, ouvrage dont « l'intention est clairement de fournir des preuves à l'appui des accusations d'une Volkskrieg belge », la bataille au cœur de la ville de Charleroi occupe très peu de place. Un soldat appartenant au 78e régiment d'infanterie de réserve y témoigne avoir vu un dragon allemand les yeux crevés par un civil et le corps enduit d'un liquide inflammable et allumé. Fait dont il n'y a nulle trace par ailleurs, même pas dans les accusations portées par le général von Bahrfeldt.
Le 22 août 1915, est inauguré sur les hauteurs de Couillet, en présence des hautes autorités militaires allemandes un monument portant la mention Den Kameraden (« Aux camarades ») et la date d'août 1914. Ce monument est dynamité après la guerre, le 11 novembre 1920.
Après la fin de la guerre, Max von Bahrfeldt est reconnu coupable de crimes de guerre lors d'un procès en Belgique pour ses actions lors de la bataille de Charleroi et condamné à la peine de mort par contumace par une cour martiale belge réunie à Mons en 1925. Quant à lui, il nie toute responsabilité et ne se sent nullement coupable des faits qui se sont produits à Charleroi, rejetant la faute sur des francs-tireurs :
« Ma division devait marcher jusqu'à Charleroi, le siège de l'industrie belge. Elle ressemble avec ses faubourgs aux centres industriels de Westphalie, mais Charleroi est incomparablement plus sale. La plus basse couche de la population ouvrière est un mélange de Wallons, de Flamins, d'Allemands et d'autres immigrants étrangers, tous influencés par le bas clergé catholique, pourris en raison de l'absence de tout soin social, tombés dans l'alcool et atrophiés en conséquence, le Wallon facilement irritable, sournois, un dangereux ennemi dans le dos de l'armée.
Lors de l'arrivée en ville, selon Bahrfeld, aux coups de cloches les habitants ouvrirent le feu sur les innocents soldats de la 19e division de réserve, depuis les soupiraux, les fenêtres et les toits. Les maisons dont on tirait tombaient en ruine, livrées aux flammes. Les civils trouvés une arme à la main furent abattus. Sans doute maint innocents ont pu connaître le même sort, car le combat de rue acharné fouettait les passions. Vieux, jeunes et même des femmes prenaient part au combat. Les femmes ont même tiré des blessés jusque dans les maisons, où elles les ont détroussés et torturés. »


Texte du traité
A comparu le Bourgmestre de la ville de Charleroi, M. Devreux, devant le Commandant de la 19e division de Réserve (Res. Div.) qui fait les réquisitions suivantes :
La ville de Charleroi, a à fournir pour ce soir, 23 août, 6 heures de l’après-midi :
120 tonnes d’avoine, 40 tonnes de pain, 20 tonnes de conserves et viandes fumées, 800 kilos de café, 800 kilos de sel, 100 kilos de sucre, 3 tonnes de benzine, 50 litres de glycérine.
Tous ces articles sont à fournir sur des voitures attelées et doivent être fournis pour 6 heures de l’après-midi, devant la mairie de Montignies-sur-Sambre.
Il y a à fournir :
Cinq automobiles ; toutes les armes et munitions qui se trouvent en possession des habitants, revolvers, poudres, etc., également sur la place de la Mairie de Montignies.
Enfin la ville a à fournir en cinq versements la somme de dix millions de francs, et le premier versement aujourd’hui 23 août à 6 heures de l'après-midi, sera de deux millions en espèces ou en valeur sûres ou en lettres de change. Les paiements suivants de même import avec intervalle de six à vingt jours. La réception de la somme aura lieu dans la mairie de Charleroi jusqu’au paiement de toute la somme. Le Bourgmestre et deux respectables citoyens de la ville seront gardés comme otages.

Lu et signe :
Von Bahrfeldt.
E. Deveux.

 

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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 11:41 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

tres interessant capitaine jai lu une bonne partieetand de la region du centre je connait beaucoup de ville la region du grand charleroi la region de mons
et sa region je connais aussi dinant hastiere philippe ville mes parent avais un chalet et on allais parfois a givet boire un petit picon
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saintluc
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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 12:24 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Je crois que les prochaines lignes se rapprocheront de chez toi Wink
Ils en ont fait les uhlans allemands en avançant en Belgique
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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 08:25 (2017)    Sujet du message: MASSACRES, GENOCIDES, ATROCITES, ETC... (Sommaire page 1) Répondre en citant

Farciennes
Le 22 août 1914 des régiments indéterminés de l'armée impériale allemande y passèrent par les armes 20 civils et détruisirent 146 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Monceau-sur-Sambre
Première Guerre mondiale : les troupes allemandes entrent à Bruxelles le 20 août 1914 et, suivant l'axe nord-sud Bruxelles-Charleroi, trois armées allemandes convergent vers la vallée de la Sambre pour prendre en tenaille et détruire la 5e armée française du général Lanrezac : à l'ouest la 1re armée de von Kluck, au nord la 2e armée de von Bülow et à l'est la 3e armée de von Hausen. Une grande bataille aura lieu à Charleroi et au sud de la ville, mais Lanrezac parviendra habilement à se dégager et à éviter ainsi à la France un nouveau Sedan.
Les 19 et 20 août 1914, les troupes françaises en retraite sont bien accueillies à Monceau et y prennent leur cantonnement. Le vendredi 21 août, les Français quittent la commune pour occuper les positions stratégiques de Marchienne, Gozée et Fontaine-l'Évêque où va s'amorcer la première bataille de la Sambre. Pour couvrir leur retraite, ils déploient en embuscade quelques hommes bien armés aux endroits les plus propices pour retarder la progression des troupes de von Bülow supérieures en nombre et en armement. Ce même jour, sur ordre du gouvernement belge, la garde civique vient d'être démobilisée pour démentir les allégations de l'ennemi : des "francs-tireurs" belges font le coup de feu sur les soldats allemands.

Le samedi 22 août, une patrouille de uhlans - de 25 à 35, selon un témoignage recueilli ultérieurement - circulant du lieu-dit "le Ruau" vers le pont enjambant la Sambre à Marchienne-au-Pont, est mitraillée par les soldats français essaimés en embuscade dans le quartier de la gare jusqu'en bordure de la Sambre. L'escarmouche fait 7 tués et de nombreux blessés parmi les uhlans, certains rescapés rejoignent leur quartier-général stationné près du charbonnage du Martinet et racontent, dans leur épouvante, que des civils ont tiré sur eux. Il est à peine 9 heures du matin et le général von Susskind des troupes d'assaut décide, en représailles, d'incendier Monceau. La soldatesque pille les maisons, massacre, moleste et humilie les habitants avant de bouter le feu. En très peu de temps, l'axe Ruau - Marchienne-État et les rues voisines sont transformés en brasier. Les survivants sont parqués comme du bétail pour servir parfois de bouclier humain. Au "Hameau", devant la résistance acharnée des soldats français, les Allemands massacrent des civils ou les font marcher devant eux pendant leur percée vers Gozée.
En fin de compte, la 1re DI et le 2e RUR de l'armée impériale allemande a passé par les armes soixante-trois civils et détruit deux cent quarante-huit maisons lors des « atrocités allemandes » commises au début de l'invasion

Montignies-sur-Sambre
Depuis de nombreuses générations, les Piérard faisaient commerce de tissus. Ils faisaient les marchés et avaient un magasin à la chaussée de Charleroi (actuellement ING, la maison reculée face à Taaj, l’ancien Lidl). Vers 1870, deux des fils ont fondé les Usines du Marais, un laminoir racheté après 1918 par Sambre-et-Moselle qui allait devenir Hainaut-Sambre. L’un d’eux était Jacques Piérard, joueur de balle pelote réputé et futur bourgmestre de Montignies. L’autre était Sébastien Piérard qui fit construire un « château », ce genre de grande maison de capitaines d’industrie.
A sa mort en 1900, c’est sa fille Mathilde qui en hérita et continua à y vivre en compagnie de ses domestiques. Le 22 août 1914, les Allemands entrent à Montignies vers midi. Mais la bataille fait rage à Loverval et les troupes sont bloquées tout le long de la chaussée de Gilly (actuellement avenue du Centenaire). Tout cela dans le calme. Les habitants viennent voir les soldats. Tout se passe bien jusque vers 17h00 où les Allemands se mettent à tirer sur les civils.
Depuis un siècle, on se demande pourquoi. C’est ma cousine Adeline Feron, la nièce de Mathilde Piérard, qui m’a expliqué la raison de ce changement. L’homme à tout faire de Tante Mathilde était monté au grenier avec des jumelles pour regarder par la tabatière le déroulement de la bataille de Loverval. Là-bas, un officier a vu un éclair dans la tabatière et est redescendu vers Montignies pour dire au Major allemand que des francs-tireurs se trouvaient dans cette maison (il s’agissait en fait du reflet du soleil sur les jumelles !) Le Major a ordonné la fouille de la maison. Ne trouvant aucune arme, il a fait incendier la maison vers 18h00 et l’homme à tout faire a été battu à mort pour avouer. Quant à Mathilde et sa servante, elles ont été traînées devant la gare (actuellement Carrefour) pour assister à l’incendie de leur maison. Les otages gilliciens et carolos y ont aussi été ramenés pour y assister, depuis la place communale où ils avaient été parqués.
Ne trouvant pas d’arme chez Mathilde, les Allemands sont allés fouiller le bâtiment voisin, à savoir l’éco
Même scénario : pas d’armes, incendie, et les frères amenés devant la gare. Furieux de ne rien découvrir, les Allemands ont continué à incendier les maisons à partir de là jusque sur la place communale.
Ensuite, les otages, parmi lesquels Tante Mathilde, sa servante et les frères, ont été amenés sur les ponts de la Sambre, les hommes sur le pont et les femmes sur le déversoir, où ils ont passé toute la nuit dans l’humidité (pluie ou brouillard, selon les témoignages). Là, ils ont vu, à l’aller et au retour, le bourgmestre de Charleroi, Emile Devreux, qui se rendait en voiture au château de Parentville pour signer les accords de Couillet.
Le 22 août 1914, le 19e DIR de l'armée impériale allemande passa par les armes 35 civils et détruisit 103 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion. Des civils furent utilisés comme boucliers humains. Des personnes furent placées sur le pont de la Sambre pour qu'on ne le fasse pas exploser; d'autres durent progresser devant les troupes allemandes en direction de Nalinnes. L'hôpital Ste Thérèse échappa de peu à l'incendie. Le 10 novembre et le 11 au matin, Montigny fut soumis à des "bombardements" par aéroplanes. Le 18, les Anglais arrivèrent.
Ethe
Le 23 août 1914, les 46e, 47e, 50e et 6e RI de l'armée allemande y passent 218 civils par les armes et y détruisent 256 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Bièvre
Le 23 août 1914, de rudes combats opposèrent les Allemands, qui venaient de Haut-Fays et les Français, qui venaient d'Orchimont. Les morts de cette bataille, au nombre de plusieurs centaines, furent d'abord enterrés sur place, puis ramenés, en 1917, au cimetière du lieu-dit « Borbouze », à la gare de Graide, puis, en 1932 au grand cimetière militaire de Maissin. Le village eut en outre à déplorer 17 civils fusillés et l'incendie de 72 maisons.
Bouge
Le 23 août 1914, les 71e et 95e RI de l'armée impériale allemande, passèrent par les armes dix-huit civils et détruisirent quarante-huit maisons, ces faits sont expliqués dans l'ouvrage de Horne et Kramer récemment paru, Atrocités allemandes.

 

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