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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950))
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saintluc



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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 10:01 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Revue du message précédent :

Slim Harpo (11 janvier 1924 - 31 janvier 1970) était un musicien de blues américain.

Né James Moore à Lobdell en Louisiane, aîné d'une famille qui a perdu ses parents, il travaille comme docker et ouvrier du bâtiment à la fin des années 1930 et au début des années 1940.
Il est l'un des représentants du blues traditionnel d'après-guerre. Il débute dans des bars de Baton Rouge sous le nom de Harmonica Slim. Il accompagne Lightnin' Slim, son beau-frère, avant de commencer sa propre carrière en 1957.

Nommé Slim Harpo par le producteur Jay Miller, il est influencé par Jimmy Reed. Son style combine une voix traînante avec les passages incisifs d'harmonica. Il joue souvent de l'harmonica chromatique.
Il influença largement les Rolling Stones qui reprirent le titre Shake your Hips dans l'album Exile on Main St., et le classique I'm a king Bee sur leur premier album 1964.
Idem pour les Yardbirds sur leur live at the Marquee (1964) avec Eric Clapton interprétant Got love if you want it.

 
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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 10:01 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Sam 22 Avr - 10:04 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Screamin' Jay Hawkins, de son vrai nom Jalacy Hawkins, est un auteur-compositeur et interprète américain de rhythm and blues né le 18 juillet 1929 à Cleveland dans l'Ohio, aux États-Unis et mort le 12 février 2000 à Neuilly-sur-Seine.


Élevé alternativement par sa mère et par des indiens Blackfoot, il quitte le lycée en 1945 pour être chanteur fantaisiste pour l'armée de l'air dans les dancings pour soldats en Allemagne, au Japon et en Corée (il dit à ce sujet avoir été capturé et gardé prisonnier avant de réussir à s'échapper). À cette époque, il pratique également la boxe. En 1951, il est engagé comme pianiste puis comme chanteur (et accessoirement comme chauffeur) du guitariste de jazz Tiny Grimes. Il enregistre le titre Screamin' Blues, puis il accompagne Johnny Sparrow & his Sparrows, enregistre en 1954 les deux disques Baptize Me In Wine et I Found My Way To Wine, et part en tournée avec Fats Domino. Durant les années 1955-56, il enregistrera Wamee (qui plus tard sera connu sous le titre She Put The Wame On Me).
Dans le cadre du Théâtre aux Armées ou ailleurs, il affirme avoir joué avec Arnett Cobb, Gene Ammons, James Moody, Lynn Hope ou Lionel Hampton. « Je ne savais pas véritablement chanter jusqu'au jour où je me suis produit dans une ville nommée Nitro, en Virginie. Il y avait là une femme énorme, très grosse, imposante... Genre gloutonne, bestiale, obèse. Cette femme aurait fait passer un pauvre éléphant pour une mine de crayon tellement elle était grosse. Et elle était heureuse ! Elle engloutissait du scotch Black and White et du Jack Daniel's en même temps... et elle me regardait sans cesse. Elle criait : “Scream baby ! Scream, Jay !”. À cet instant je me suis dit : “Tu cherchais un nom de scène.... et bien le voici !” ». C'est donc de l'enthousiasme quelque peu éméché d'une encombrante admiratrice que naît le tonitruant sobriquet de Screamin' Jay Hawkins.
En 1956, il connaît son premier succès avec I Put A Spell On You. Mais le disque est censuré par les radios. La particularité d'Hawkins était de reprendre des standards dans un style bien à lui, qui consistait à introduire des bruits corporels comme éléments à part entière de la musique au même titre que la voix, la guitare ou la batterie (comme dans le drôlatique Constipation blues, dont une célèbre version est en duo avec Serge Gainsbourg). À cette même époque, il invente pour la scène un personnage de monstre loufoque qui sort d'un cercueil, joue avec des crânes, porte une cape de vampire, etc. Ce rôle le suivra toute sa vie et fera malheureusement oublier ses talents de chanteur et de pianiste.

Il enregistre en 1957 un album pour Epic, At Home With Screamin' Jay Hawkins, où il chante I Love Paris de Cole Porter. Mais, du fait de la censure, ses disques comme Frenzy ou Alligator Wine se vendent peu. Sa prestation dans le film Mister Rock'n' Roll d'Alan Freed en 1957 est coupée au montage. En 1960, il décide d'abandonner et se retire à Honolulu pendant dix ans.
Mais s'il est incompris dans son pays, Screamin' Jay Hawkins est une légende à l'étranger. I Put A Spell On You connait le succès grâce aux reprises de Nina Simone (1965), Alan Price Set (1966) et Creedence Clearwater Revival. Constipation blues est un tube au Japon en 1968. Il s'installe alors en France dans les années 1980. C'est le début de la réhabilitation de cet interprète.
En 1984, le groupe américain garage et psychédélique des Fuzztones l'accompagne sur un surprenant maxi 4 titres. Il joue dans le film Mystery Train de Jim Jarmusch et fait une apparition dans Peut-être de Cédric Klapisch : les Stones lui demandent de faire leur première partie au Madison Square Garden, et sa reprise de Heart Attack And Wine de Tom Waits se vend bien grâce à son utilisation dans une pub pour les jean's Levi's.
Screamin' Jay Hawkins est mort le 12 février 2000 après une opération pour traiter une rupture d'anévrisme survenue dans le train qui le menait vers son prochain concert à Paris. Son dernier concert eut donc lieu à Amstelveen, aux Pays-Bas. Il laisse derrière lui un grand nombre d'enfants conçus avec beaucoup de femmes. Leur nombre est estimé à cinquante-sept, mais après enquête on s'approcherait plus des soixante-quinze

De labels en singles (« J'ai changé de maisons de disques comme vous changez de chaussures. »), l'histoire nous conduit à New York, au cœur feutré d'un studio, en ce jour mémorable du 12 septembre 1956. Jay enregistre pour la seconde fois une ballade de son cru intitulée I Put A Spell On You. Arnold Maxin (A&R de Columbia) cherche à motiver les musiciens présents : « Ne considérez pas cette réunion comme une séance d'enregistrement, mais plutôt comme un pique-nique ! Amusez-vous ! » lance-t-il à la ronde…
Les rafraîchissements coulent à flots : « Nous étions ivres morts », se souvient Jay. « Il y avait là toutes sortes d'alcools : vin, scotch, bourbon, vodka, gin et rhum ». Le reste de cette mémorable séance s'estompe lentement dans les vapeurs d'alcool.
Quelques jours plus tard, lorsque Jay écoute le résultat couché sur la bande, il est perplexe ! Il refuse d'abord de croire que c'est lui qui chante : « Je ne savais pas que je pouvais hurler, grogner ou gémir de la sorte... », confie-t-il. Le disque est commercialisé et, le temps d'un microsillon, Screamin' Jay Hawkins devient, pour l'Amérique puritaine d'alors, l'« Ennemi National numéro 1 »… Mais en parallèle, la jeunesse ne s'y trompe pas. Elle reconnaît dans ses grognements cannibales et paroxystiques les francs symptômes d'une sédition de bon aloi. Le disque se vend à plus d'un million d'exemplaires. Et I Put A Spell On You s'inscrit sans hésiter au rayon des hymnes incontournables du rock and roll.
Devenue un grand classique, cette chanson a été immortalisée par les Creedence Clearwater Revival en 1968, dans une version très lascive. Nina Simone, Alan Price, The Animals, les Them de Van Morrison, Arthur Brown, Bryan Ferry, Buddy Guy avec Carlos Santana, Leon Russell, Joe Cocker, Nick Cave dans une version qui n'est disponible qu'en extrait de concert et jamais enregistrée en studio, Marilyn Manson dans l'album Smells like children, Dionysos (dans le concert électrique Whatever the weather) qui ont également enregistré leur propre version, Jeff Beck et Joss Stone, ainsi que Julien Doré, lors de l'émission Nouvelle Star 2007, Iggy Pop et Catherine Ringer en duo le 27 avril 2009 (La Musicale) et Annie Lennox en 2014 pour son album Nostalgia nommé au Grammy en 2015.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Sam 22 Avr - 10:25 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

James Marshall Hendrix (né Johnny Allen Hendrix le 27 novembre 1942 à Seattle, aux États-Unis, et mort le 18 septembre 1970 à Londres, en Angleterre), plus connu sous le nom de Jimi Hendrix, est un guitariste, auteur-compositeur et chanteur américain, fondateur du groupe anglo-américain The Jimi Hendrix Experience, actif de 1966 à 1970. Malgré une carrière internationale longue de seulement quatre ans, il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de guitare électrique et l'un des musiciens les plus importants du xxe siècle.
Jimi Hendrix est l’un des artistes les plus novateurs de la musique populaire de son siècle, notamment en raison de son approche révolutionnaire de son instrument à qui il a donné ses lettres de noblesse, et des techniques d’enregistrement en studio. Hendrix avait non seulement la particularité d'être un guitariste gaucher, mais aussi de jouer le plus souvent sur une guitare de droitier, après avoir remonté ses cordes conformément à cette inversion (il lui arrivait néanmoins d'emprunter une guitare à un droitier et de jouer avec les cordes telles quelles). Improvisateur sortant des sentiers battus, il libéra la guitare solid body de ses contraintes en utilisant les ressources nées de l’amplification, notamment en domestiquant l'effet larsen et en explorant toutes les facettes du maniement de la manette de vibrato ou de la pédale wah-wah.
Son influence dépasse largement le cadre de la musique rock : la plupart des styles musicaux qui se développèrent dans les années 1970 reprirent certains éléments de sa musique ; Miles Davis, notamment, joua ainsi un jazz électrique très marqué par le guitariste. Son décès, survenant après celui de Brian Jones et précédant ceux de Janis Joplin et Jim Morrison participe au mythe fondateur du Club des 27.
Johnny Allen Hendrix naît le 27 novembre 1942 au King County Hospital de Seattle, dans l’État de Washington, aux États-Unis. Il est le premier fils d'un couple Afro-Américains, James Allen « Al » Hendrix (né le 10 juin 1919 au Canada) et de Lucille Hendrix (née Jeter).
La grand-mère paternelle de Jimi, Zenora « Nora » Rose Moore (née le 19 novembre 1883 en Géorgie) de Fanny Moore, originaire de l'Ohio et de Robert Moore Sr., natif de Géorgie, était d'ascendance Cherokee par sa mère ; tandis que son grand-père paternel Bertran Philander Ross Hendrix (né « Hendricks » en 1866), était métis, issu d'une relation extraconjugale entre une femme noire Fanny, et un marchand de grains blanc vivant à Urbana dans l'Ohio, le plus riche homme d'affaires de la région. À cause de ses origines métissées, Ross Hendricks quitta sa région natale en 1896 pour s'installer à Chicago où il fit modifier son patronyme de « Hendricks » en « Hendrix ». Ross et Nora, tous deux comédiens ambulants, se rencontrèrent lors d'une tournée entre Portland et Seattle, ville dans laquelle ils se marièrent en 1912. Puis ils émigrèrent quelques mois plus tard à Vancouver au Canada où ils donnèrent naissance à leurs cinq enfants entre 1912 et 1926 (une fille et quatre garçons dont le père de Jimi). Le 28 novembre 1922, Ross et Nora Hendrix sont officiellement naturalisés et obtiennent la citoyenneté canadienne. Ross est décédé d'une rupture de l'aorte en 1934 et Nora mourut d'un cancer à Vancouver à l'âge de 100 ans en 1984. Après la mort de leur père, les enfants de Ross et Nora partirent dans différentes directions. Le benjamin de la fratrie, Al, le père de Jimi, effectua quelques petit boulots dans la région de Vancouver, avant de se lancer dans une carrière de boxeur qui l'amena à revenir à Seattle en 1936 où il s'installa définitivement en 1940.


Les parents de Jimi se sont rencontrés lors d'un bal à Seattle en 1941, lorsque Lucille avait 16 ans. Al Hendrix ne rencontre son fils que trois ans plus tard, car il est pris par ses obligations militaires, cantonné dans une base de l’armée américaine en Oklahoma. Quant à Lucille, incapable d’assumer l’éducation de son fils à cause de son problème d’alcoolisme, elle ne s’en occupe pas. Démobilisé, Al Hendrix récupère Johnny, qu’il rebaptise James Marshall en mémoire de son frère décédé Leon Marshall Hendrix, et propose à Lucille de s’installer ensemble. Celle-ci donne naissance à Leon Hendrix en 1948. Cependant, le couple s’entend très mal, ne cesse de se disputer et finit par divorcer le 17 décembre 1951.
 James est profondément affecté par les conditions de pauvreté et la négligence dans lesquelles il a grandi, mais aussi par les troubles familiaux qu’il a vécus dans son enfance, le divorce de ses parents lorsqu’il a neuf ans, et surtout le décès de sa mère, alcoolique, en février 1958. Hendrix est battu à maintes reprises par son père, Al Hendrix, qui souffrait lui aussi de graves problèmes d'alcool. Le fait qu’Hendrix ait vécu son enfance à Seattle explique peut-être la facilité avec laquelle il a réussi à transgresser les diverses barrières raciales ou culturelles. En effet, il a vécu dans un quartier où les échanges entre communautés étaient constants. Certes il y avait de la ségrégation, mais dans des proportions infiniment moindres que dans le Sud. James lui-même est d'ascendance mélangée, noire, blanche et amérindienne.
Son premier instrument de musique est un harmonica offert par son père pour ses 4 ans, mais il s'en lassera vite. Il acquiert alors sa première guitare à 15 ans (une acoustique achetée pour 5 $ à un ami de son père), remplaçant avantageusement le ukulélé à une seule corde que son père lui avait donné après l'avoir surpris en train de jouer avec un balai. Dès lors, il apprend la guitare en autodidacte en y consacrant tout son temps libre. Ses résultats scolaires s'en ressentent rapidement, mais Hendrix a désormais une obsession : devenir musicien. Assez rapidement, le jeune Jimmy (pas encore Jimi) rejoint son premier groupe, The Velvetones. Il se procure sa première guitare électrique, une Supro Ozark 1560S, qu'il utilise avec son groupe suivant The Rocking Kings.
En 1961, mêlé à une histoire de voiture volée, Hendrix préfère s'enrôler dans l'armée américaine plutôt que de risquer la prison. Il y rencontre le bassiste Billy Cox. En novembre 1962, il obtient le droit de porter l'écusson des Screaming Eagles, la 101e division aéroportée. Affecté à Fort Campbell (Kentucky), Hendrix forme The King Casuals avec Billy Cox à la basse. Hendrix raconte dans une interview qu'il a été réformé en raison d'une blessure à la cheville consécutive à un saut en parachute, mais qu'il aurait aussi simulé un mal de dos. Il existe une controverse sur ce point
Hendrix travaille comme guitariste sous le nom de Jimmy dans divers groupes de rhythm and blues qui tournent dans ce qu'on appelle alors le Chitlin' Circuit (le circuit des clubs fréquentés par les Afro-Américains). Il enregistre à l'occasion en tant que musicien de session.

Fin 1965, Hendrix joue avec certains musiciens de renom tels que Sam Cooke, Ike & Tina Turner (Kings of Rhythm), les Isley Brothers et surtout Little Richard. Ce dernier estime que Jimi se met trop en avant et décide de se passer de ses services. D'autres infos prétendent que Jimi H. a été licencié par Ike Turner car le groupe "Ike and Tina" exigeait de la précision et que M. Hendrix ne pouvait s’empêcher d'improviser. En 1965, Hendrix rejoint Curtis Knight & The Squires, un groupe new-yorkais sans grande envergure. Le 15 octobre 1965, Hendrix signe un contrat d'enregistrement de trois ans avec un producteur nommé Ed Chalpin, pour seulement 1 $ et 1 % de royalties des ventes des enregistrements effectués avec Curtis Knight. Sans incidence sur le coup, ce contrat a des conséquences désastreuses par la suite.
Installé à Greenwich Village, Hendrix décide de jouer sa propre musique et devient le leader de Jimmy James & The Blue Flames. Randy California, futur membre de Spirit, est guitariste au sein de ce groupe. Il n'existe aucun enregistrement amateur de ce groupe. Le témoignage de Mike Bloomfield permet toutefois de se faire une idée de la façon dont Hendrix joue en 1966 ; « La première fois que j'ai vu Jimi jouer, c'était avec Jimmy James & The Blue Flames. Je jouais avec Paul Butterfield et je pensais être le meilleur guitariste du coin ! Je n'avais jamais entendu parler d'Hendrix. Alors quelqu'un m'a dit : « Tu devrais aller écouter le guitariste de John Hammond.» J'étais au Cafe au Go Go et il était au Nite Owl ou au Café Wha?, j'ai traversé la rue et je l'ai vu. Hendrix savait qui j'étais, et ce jour-là, en face de moi, il m'a désintégré. Des bombes H dégringolaient, des missiles téléguidés volaient dans tous les coins - je ne te raconte pas les sons qui sortaient de sa guitare. Tous les sons que je devais l'entendre reproduire plus tard, il les a faits, dans cette pièce, avec une Strat, un Twin, une Maestro Fuzz-Tone, et c'est tout - il jouait à un volume très poussé. »
Il est repéré au Café Wha? par Chas Chandler, qui lui propose de venir se faire connaître et d'enregistrer son premier single au Royaume-Uni, alors en pleine effervescence musicale avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence britannique de l'époque à la guitare : Eric Clapton. Sur le chemin, il adopte alors définitivement le nom de Jimi Hendrix (au lieu de Jimmy) sur les conseils de son manager.
Il rencontre pour la première fois Clapton lors d'un concert de Cream (le trio qu'il venait de créer avec Ginger Baker et Jack Bruce) le 1er octobre 1966 au Central London Polytechnic. Considéré comme le meilleur guitariste de blues anglais depuis son passage chez John Mayall, Eric Clapton accepte que Jimi Hendrix les rejoigne sur scène (malgré la réticence de Ginger Baker). Dans son autobiographie, Clapton raconte comment Jimi Hendrix a alors interprété le Killing Floor de Howlin' Wolf ; « Il a joué de la guitare avec les dents, derrière la tête, allongé par terre, en faisant le grand écart et d'autres figures. C'était stupéfiant et génial musicalement, pas uniquement un vrai feu d'artifice à contempler. Je pris peur, car, juste au moment où on commençait à trouver notre vitesse de croisière, voilà qu'arrivait un vrai génie. »
Peu de temps après son arrivée à Londres, des auditions sont organisées pour trouver les musiciens qui l'accompagneraient. Il recrute dans un premier temps Noel Redding qui postulait pourtant comme guitariste - il ne jouait pas encore de basse alors - au sein des Animals, l'ancien groupe de Chas Chandler.

Peut-être inspiré par Cream, Hendrix décide d'opter pour un trio et s'adjoint les services de Mitch Mitchell. Selon Jon Hiseman (le futur batteur de Colosseum), Mitchell était à ce stade inconnu du cercle des jazzmen de Londres. Amateur d'Elvin Jones et de Max Roach, il officiait auparavant dans un groupe où il n'avait aucune liberté.
Impressionné par Hendrix qu'un de ses amis rencontre dans un club londonien, Johnny Hallyday lui propose de roder son nouveau groupe en faisant sa première partie lors des quatre dates suivantes: le 13 octobre 1966 à Évreux, le 14 à Nancy, le 15 à Villerupt et surtout le 18 à l'Olympia (Paris). Cette dernière date est importante : Europe 1 proposait alors une émission appelée Musicorama dont l'équipe a enregistré professionnellement la courte performance du Jimi Hendrix Experience.
Le 16 décembre 1966, Hey Joe marque les débuts discographiques du Jimi Hendrix Experience. Le single entre dans les charts anglais le 5 janvier 1967, et monte même jusqu'à la sixième place. La plupart des biographes s'accordent sur l'intérêt que Chas Chandler, le manager de l'Experience, manifestait pour ce titre avant même de découvrir Jimi Hendrix. C'est donc sans surprise que le choix s'est porté sur la composition de Billy Roberts, que Jimi jouait déjà au Café Wha? avec les Blue Flames. Le 26 décembre, Hendrix compose Purple Haze dans les coulisses d'un club, Chas Chandler comprend aussitôt que l'Experience tient là un tube en puissance. Et les faits lui donnent rapidement raison : publié le 17 mars 1967 en Angleterre, le titre rentre dans les charts dès le 23 mars et culmine même à la troisième place. Au-delà du succès commercial, Purple Haze est avant tout une réussite artistique majeure : Hendrix n'est pas seulement le meilleur instrumentiste de la musique rock, il est aussi un compositeur original dont les conceptions sont révolutionnaires. Hendrix n'a pourtant ni l'inventivité mélodique des Beatles, ni la maîtrise harmonique de John Coltrane, mais dès son deuxième single, il crée un univers musical dépassant ses influences, univers dont la singularité est renforcée par sa maîtrise du studio et des effets. Purple Haze ne ressemble à rien de ce qui a été fait auparavant ; l'« Experience » peut véritablement commencer.
Le troisième single du Jimi Hendrix Experience, The Wind Cries Mary, a été enregistré le même jour que le basic track de Purple Haze. En seulement 20 minutes selon Chas Chandler29 : la réalité est sans doute un peu différente (enregistrer le basic track, le solo et le chant en aussi peu de temps relèverait de l'exploit...), mais il n'en demeure pas moins que ce single est typique de la production de Chas Chandler, et de son mode opératoire : travailler vite et bien. Musicalement, The Wind Cries Mary tranche singulièrement avec les deux premiers singles ; c'est une ballade minimaliste, où se fondent les influences de Bob Dylan et de Curtis Mayfield.
suite: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimi_Hendrix
 

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MessagePosté le: Dim 23 Avr - 15:27 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

John Thurman Hunter dit Long John Hunter est un chanteur et guitariste de blues américain, né à Ringgold (en) (Louisiane) le 13 juillet 1931 et mort à Phoenix (Arizona) le 4 janvier 2016.

Hunter grandit dans une ferme isolée où il écoute longuement les programmes radio de country dont il dit qu'ils l'ont grandement influencé. Il part travailler à Beaumont (Texas) en 1947, commence à pratiquer la guitare après avoir rencontrée B B King, forme bientôt un petit orchestre qui comprendra Phillip Walker. En 1955, il enregistre pour Duke l'excellent Crazy Girl, un petit succès à Houston ; l'année suivante, il s'installe à El Paso où, sans avoir à affronter trop de concurrence dans ce domaine, il devient le bluesman de la ville frontière ; C'est dans un style nettement influencé par Albert Collins et Duane Eddy (basé à Phoenix), que Hunter grave une série de beaux 45tours qui établissent sa réputation (El Paso Rock, The Scratch) ; sur les conseils de son vieil ami Phillip Walker, il finit par se décider à quitter El Paso. Remarquable showman et bluesman authentique, Hunter devient alors un des favoris des tournées internationales et des festivals des années 1980 et 1990 ; il enregistre plusieurs albums : le microsillon SMOOTH MAGIC (BOSS) ainsi que d'excellents CD RIDE WITH ME 'BLACK MAGIC), en compagnie d'autres vétérans texans, T D Bell, Erbie Browser et Border Town Legend (Alligator Record).



 

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MessagePosté le: Dim 23 Avr - 15:34 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

John Jackson, était un chanteur, guitariste et banjoïste de blues américain, né à Woodville, Virginie le 25 février 1924, mort à Fairfax, Virginie, le 20 janvier 2002.

Né John H Jackson à Woodville, Virginie dans une famille de musiciens, il apprit à jouer très jeune avant de déménager vers l'âge de vingt ans pour Fairfax, Virginie, où il était employé comme fossoyeur, un des nombreux métiers qu'il exerça au cours de sa vie.
Son jeu de guitare rythmique "Piedmont blues" et son accent très marqué purent être entendus dans ses premiers albums de la fin des années 60 enregistrés pour Arhoolie Records. Il se rendit plusieurs fois en Europe, joua dans de nombreux festivals folk et enregistra pour Rounder et Alligator Records.
Jackson mourut en 2002 d'un cancer du foie à Fairfax Station (Virginie), à l'âge de 77 ans


 

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MessagePosté le: Lun 24 Avr - 08:37 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Jamesetta Hawkins, dite Etta James (Los Angeles, 25 janvier 1938 - 20 janvier 2012 à Riverside, Californie) est une chanteuse américaine de jazz, soul et rhythm and blues.


Sa carrière s'étend sur six décennies. En 1960, elle connaît le succès avec sa reprise de At Last, écrite par Mack Gordon (en) et Harry Warren. Etta James a remporté six Grammy Awards et dix-sept Blues Music Awards
Jamesetta est la fille de Dorothy Hawkins, une adolescente afro-américaine âgée de 14 ans à sa naissance, et d'un père d'origine européenne qu'elle n'a jamais connu. Elle est élevée par des nourrices et par les propriétaires de la pension dans laquelle sa mère loue un appartement. Elle s'initie au chant dès l'âge de 5 ans au sein des Echoes of Eden choir, la chorale de l'église baptiste Saint Paul de Los Angeles, dirigée par James Earle Hines
Arrivée en 1950 à San Francisco, elle chante au sein du trio féminin The Creolettes. Elles sont découvertes en 1954 par le chef d'orchestre Johnny Otis, qui les emmène en tournée avec son orchestre. Il renomme le groupe The Peaches et donne à Jamesetta son nom de scène. Grâce à Otis, le trio enregistre Roll With Me, Henry pour le label Modern Records. Le disque sort sous le nom d'Etta James, les autres membres du groupe étant créditées en tant que choristes.
En 1960, elle signe avec le label Chess Records. Durant les années 1960, Etta doit se battre contre sa dépendance à l’héroïne.
En 1969, la mort de Leonard Chess laisse Etta sans contrat. Elle épouse Artie Mills la même année.

Etta réapparaît dans les charts en 1973 avec All The Way Down. Après le relatif échec de Deep In The Night en 1978, elle enregistre deux ans plus tard Changes, produit par Allen Toussaint, puis disparaît des studios. En 1989, Etta tente un retour via le label Island Records avec l’album Seven Year Itch, suivi de Stickin'To My Gun l'année suivante, sur la pochette duquel elle apparaît déguisée en cow-girl du Far West.
Ce n'est qu'au début des années 1990 qu'elle commence à recevoir des prix majeurs tels que ceux des Grammy Awards ou de la Blues Foundation. Ses fils Donto et Sametto commencent à l'accompagner sur scène, respectivement à la batterie et à la basse.
En décembre 2011, son entourage annonce que la chanteuse est atteinte d'une leucémie en phase terminale. Le 20 janvier 2012, Etta James meurt des suites de sa leucémie, à l'âge de 73 ans, à l'hôpital de Riverside, Californie, entourée de ses fils Donto et Sametto James et de son mari Artie Mills
Enfant, Etta James apprécie Johnny Moore, Charles Brown, Amos Milburn, T-Bone Walker et Billie Holiday, soit beaucoup le blues et un peu le jazz.
Durant sa carrière, le style musical de la chanteuse a évolué. Quand elle a commencé à enregistrer au milieu des années 1950, elle était vue comme une chanteuse de R&B. Après avoir signé avec Chess Records en 1960, James casse son image traditionnelle de chanteuse R&B pour se reconvertir dans le jazz.
Etta James est considérée comme l'une des meilleures chanteuses dans l'histoire musicale du blues et du R&B en Amérique. Dans des années plus récentes, James se situait entre le blues et le rock and roll. James a influencé un lot de musiciens américains comme Diana Ross, Christina Aguilera, Janis Joplin, Bonnie Raitt, Shemekia Copeland, Hayley Williams de Paramore, Rod Stewart, Elkie Brooks, Amy Winehouse, Paloma Faith, Joss Stone et récemment Adele.

 

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MessagePosté le: Lun 24 Avr - 08:42 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Luther Johnson Jr. est un chanteur, guitariste de blues américain, né à Itta Bena, Mississippi, le 11 avril 1939.


Il ne doit pas être confondu avec son homonyme Luther Johnson qui a été lui aussi guitariste de Muddy Waters.


 

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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 13:51 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Tutu Jones (né le 9 septembre 1966) est un guitariste américain de blues et soul blues, chanteur et auteur-compositeur. Il a cité Freddie King et Z. Z. Hill comme influences sur son style de jeu. Depuis 1994, Jones a sorti cinq albums.

John Jones Jr. est né à Dallas, au Texas, fils d'un guitariste R & B basé à Dallas, Johnny B. Jones. Grâce au travail de son père, il a été présenté à des invités comme Freddie King, L. C. Clark, Ernie Johnson et Little Joe Blue. Jones a commencé à jouer de la guitare à l'âge de cinq ans, date à laquelle il a acquis son pseudo Tutu de son père.
Il a débuté sa carrière à l'adolescence en tant que batteur, diplômé avec l'appui de son oncle Barefoot Miller et L. C. Clark pour travailler avec Z. Z. Hill et R. L. Burnside. 
 

premier album, I'm For Real, sur JSP Records en 1994. Il a été nommé pour un prix W. C. Handy. Blues Texas Soul a suivi deux ans plus tard, et Staying Power en 1998. 
Un album en direct, Tutu Jones Live, a été publié en 2005 par Doc Blues Records. 
Son album Inside Out a été sorti par CD Baby en 2009

 

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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 13:58 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Albert Nelson, dit Albert King, est un guitariste,compositeur et chanteur de blues américain né le 25 avril 1923 et mort à Memphis, Tennessee le 21 décembre 1992.


Il est, avec B.B. King et Freddie King, un des trois kings de la guitare blues et il est également surnommé The Velvet Bulldozer (le bulldozer de velours) à cause de son physique imposant (1,93 m pour 118 kg).
Albert Nelson est né dans une famille modeste à Indianola dans le Mississippi près d'une plantation de coton où il travaille pendant sa jeunesse. Ses premières influences musicales lui viennent de son père, Will Nelson, qui joue de la guitare. Pendant son enfance, il chante également à l'église dans un groupe de gospel. Il commence sa carrière professionnelle avec un groupe appelé In the Groove Boys à Osceola dans l'Arkansas.
Son premier succès est la chanson I'm A Lonely Man sortie en 1959. Il doit cependant attendre 1961 et la sortie de Don't Throw Your Love on Me So Strong pour devenir célèbre et atteindre la quatorzième place des classements de R&B. En 1966, il signe pour le label Stax pour lequel il sort en 1967 son album Born Under A Bad Sign. La chanson titre de cet album (écrite par Booker T. Jones et William Bell) devient le morceau le plus connu de Albert King et il sera repris par de nombreux artistes, entre autres (de Cream à Jimi Hendrix). Le 1er février 1968, King est embauché par Bill Graham pour ouvrir le spectacle au Fillmore West devant John Mayall et Jimi Hendrix. Albert King est le premier musicien de blues à avoir joué au Fillmore West (il y rejouera plusieurs fois au cours de sa carrière).
Albert King meurt le 21 décembre 1992 d'une crise cardiaque à Memphis.

Albert King était un guitariste gaucher qui jouait généralement sur une guitare de droitier (les cordes n'étant pas inversées) car les guitares pour gaucher n'existaient pas à l'époque. Albert King est également connu pour avoir utilisé des accordages peu communs (comme un accordage de Do (Do-Si-Mi-Sol-Si-Mi) ou de Fa (Do-Fa-Do-Fa-La-Re) lui permettant de réaliser de plus grands bends). Adepte de la guitare électrique, sa guitare la plus célèbre est une Gibson Flying V (avec une forme triangulaire très caractéristique) qu'il avait appelée Lucy, à ne pas confondre avec la guitare Lucille de BB King.
Même s'il représente le Chicago blues, il enregistra ses meilleurs albums, pendant les années 1970, sur le label de Memphis au service de la Soul et du R&B, Stax records, alors principal concurrent de la Motown (Detroit) au style si différent. Il métissa son blues du meilleur R&B de l'époque, en s'inspirant du rock et du funk naissant (James Brown, Curtis Mayfield, The Meters, The Mar 's Keys). Son influence sur le blues, le rock, la soul et le funk contemporain est déterminante et de plus en plus reconnue après vingt ans d'oubli de la part du grand public : rythmes funky, suramplification, voix lente, posée, même son style si particulier est copié par de nombreux jeunes bluesmen et rockeurs d'hier à aujourd'hui. En France, il a influencé de nombreux chanteurs, des musiciens comme Paul Personne, Jean-Jacques Milteau ou Bill Deraime.
Parmi les musiciens anglophones qu'il a influencés, on peut citer parmi les plus connus Steve Cropper, Keith Richards, Ron Wood, Jimi Hendrix, Eric Clapton, Jeff Beck, Mike Bloomfield, Gary Moore, Buddy Guy, Johnny Copeland, Johnny Winter, Robert Cray, Angus Young. Tous rendent ou lui ont rendu un hommage de son vivant, ou de manière posthume. De nombreuses critiques musicales retrouvent de ci et de là quelques notes, un bend, un refrain, un arrangement qui rappelle son style, sans forcément le copier. Mais de tous ses nombreux héritiers, Stevie Ray Vaughan a sans doute été le guitariste le plus fortement influencé par Albert King comme on peut l'entendre sur ses blues lents ou rapides, et les nombreux hommages qu'il a pu rendre à son aîné.

Par ailleurs, le solo de guitare d'Eric Clapton sur la chanson Strange Brew de Cream en 1967 est une reprise note à note du solo d'Albert King sur Crosscut Saw.
Albert King avait lui-même invité le guitariste irlandais Rory Gallagher à venir jouer avec lui, pour la plus grande fierté du bluesman irlandais1 ; Stevie Ray Vaughan a par ailleurs fait paraître un CD qu'il avait enregistré avec Albert King : In session -1989- où l'on peut entendre les deux hommes, quelques années avant leurs morts.
 Moins connu que BB King, John Lee Hooker ou Muddy Waters, Albert King reste donc comme l'un des grands bluesmen du xxe siècle. Il a profondément influencé la musique contemporaine, beaucoup de chanteurs et musiciens, amateurs ou professionnels, de célèbres guitaristes ou restés inconnus, ont été inspirés consciemment ou non par une œuvre encore largement méconnue du grand public. Son style a profondément été influencé par les valeurs et les croyances d'un Sud si différent du reste des États-Unis, par les traditions liées au gospel, à la méditation et à la prière, enfin par les précurseurs dès les années 1930 et 1940 du jazz et du blues (Howlin' Wolf) alors naissants. Il faut attendre les années 1960 pour qu'à son tour il mâtine son blues de soul, de rock et de funk, et poursuive l'œuvre de création entreprise par des pionniers tels Sam Cooke, Bob Dylan ou Otis Redding, souvent aux frontières des genres.

 

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MessagePosté le: Mer 26 Avr - 09:54 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

B. B. King (pour Blues Boy), de son vrai nom Riley B. King, né le 16 septembre 1925 à Itta Bena, dans le Mississippi aux États-Unis et mort le 14 mai 2015 à Las Vegas, est un guitariste, compositeur et chanteur de blues américain. Il est considéré comme l'un des meilleurs musiciens de blues, et a eu une influence considérable sur de nombreux guitaristes. Il est, avec Albert King et Freddie King, un des trois « kings » de la guitare blues.


Fils de métayers, Riley B. King est né le 16 septembre 1925 dans une plantation de coton près d'Itta Bena. Il a quatre ans quand sa mère quitte son père. Le garçon sera alors élevé par sa grand-mère maternelle, Elnora Farr, à Kilmichael.
Riley King chante dans le chœur gospel de l'église baptiste Elkhorn de Kilmichael. Il aurait acheté sa première guitare à l'âge de 12 ans, d'autres sources indiquent que Bukka White, cousin de sa mère, guitariste et aveugle, lui a donné sa première guitare. En 1943, King quitte Kilmichael pour travailler en tant que conducteur de tracteur et jouer de la guitare avec le Famous St. John's Quartet à Inverness (Mississippi) dans des églises et des radios locales.
En 1946, Riley King suit Bukka White à Memphis (Tennessee). King retourne au Mississippi rapidement, où il décide de s'entraîner en vue de prochains séjours. Il retourne à Memphis en 1948 et joue dans l'émission radio de Sonny Boy Williamson sur KWEM Radio (en), où il commence à se faire un public. Il est engagé au Sixteenth Avenue Grill et pour une émission de radio, King's Spot, qui connaît un franc succès.
Après avoir été deux ans DJ dans une radio de Memphis, il se fait appeler « Beale Street Blues Boy », raccourci en « Blues Boy », puis finalement en « B.B. ». Il y rencontre T-Bone Walker : « Dès que je l'ai entendu, j'ai su qu'il fallait que j'aie [une guitare électrique]. « Il fallait que j'aie », euphémisme de voler! »
La première influence de B.B. King a été le gospel, dans lequel il baignait dans sa famille pieuse du sud des États-Unis. Il a ensuite entendu Blind Lemon Jefferson, duquel il a appris, à l'oreille, à jouer du blues traditionnel primitif. Il a ensuite découvert T-Bone Walker, qui jouait un blues plus complexe, utilisant des accords classiques du jazz, comme les accords de 9e de dominante. Il a ensuite appris du guitariste de jazz Charlie Christian, qui jouait dans l'orchestre de Benny Goodman, l'harmonie jazz, et en particulier l'utilisation des accords diminués. Il a finalement découvert Django Reinhardt, dont il a repris les mélodies chromatiques. Il reprend le son du bottleneck de Bukka White, en l'imitant avec les doigts, pour incorporer le bend et surtout son fameux vibrato à son jeu de guitare. Ces cinq musiciens ont été ses idoles tout au long de sa carrière. Il indique en outre avoir étudié des méthodes écrites pour apprendre les gammes et les positions d'accords, choses inconnues des premiers musiciens de blues. Il connaît donc très bien le solfège, les gammes et la formation des accords.

Après un premier 78 tours peu remarqué pour le label de Nashville Bullet Records, B. B. King enregistre en 1949 pour RPM Records. La plupart de ces premiers enregistrements sont produits par Sam Phillips, futur créateur du label Sun.
B.B. King monte son orchestre, le « B.B. King Review », sous la direction de Millard Lee. À l'origine, on y trouvait Calvin Owens et Kenneth Sands (trompettes), Lawrence Burdin (saxophone alto), George Coleman (saxophone ténor), Floyd Newman (saxophone baryton), Millard Lee (piano), George Joyner (basse) et Earl Forest et Ted Curry (batterie). Onzie Horne arrangeait les compositions de King, qui, de son propre aveu, avait du mal avec les accords et se reposait sur l'improvisation. Il joue dans tous les États-Unis, dans de petits clubs mais aussi dans de grandes salles.
En février 1952, son O'Clock Blues atteint la première place au classement Billboard Rhythm. B. B. King devient ainsi un des plus importants acteurs de la musique rhythm and blues, avec des succès tels que You Know I Love You, Woke Up This Morning, Please Love Me, When My Heart Beats like a Hammer, Whole Lotta Loving, You Upset Me Baby, Every Day I Have the Blues, Sneakin' Around, Ten Long Years, Bad Luck, Sweet Little Angel, Sweet sixteen, Three O'Clock Blues et Please Accept My Love. Ses revenus augmentent significativement, passant de 85 $ à 2 500 $ par semaine, il joue dans des salles prestigieuses telles que le Howard Theater (en) à Washington ou l'Apollo Theater à New York.
En 1956, il fait 342 concerts et fonde son label « Blues Boys Kingdom », basé à Beale Street à Memphis, où il produit des artistes comme Millard Lee ou Levi Seabury.
En 1962, il signe avec ABC-Paramount Records, plus tard absorbé par MCA Records. En novembre 1964, il enregistre son album « live » le plus connu Live At the Regal, au Regal Theater de Chicago.

 B. B. King trouve le succès hors du monde du blues avec le titre The Thrill Is Gone, en 1969. Il est alors reconnu par les jeunes musiciens américains et anglais de la musique rock, il assure la première partie des Rolling Stones pendant leur tournée américaine de la même année.
De 1951 à 1985, B. B. King apparait 74 fois dans les classements R&B du Billboard.
 En 1988, il touche une nouvelle génération grâce au titre When Love Comes To Town, avec le groupe U2, sur leur album Rattle and Hum. Dans le film éponyme, il fait une émouvante apparition sur scène aux côtés de Bono, puis en lisant les paroles du titre When Love Comes To Town, un très beau texte selon lui mais pour lequel il trouve Bono très jeune pour chanter cela. En 2000, B. B. King enregistre avec Eric Clapton l'album Riding With the King.
Bien plus que de suivre la voie de son idole T-Bone Walker, B. B. King a su créer son propre son grâce à un toucher inimitable, semblant donner une réelle personnalité à sa guitare. Son style a influencé de nombreux bluesmen de la génération suivante, comme Eric Clapton, Mike Bloomfield et Duane Allman.
Âgé alors de 80 ans, B. B. King commence sa tournée européenne d'adieux par un concert à la Hallam Arena (Sheffield, Royaume-Uni) le 29 mars 2006, accompagné de Gary Moore, avec qui il a déjà enregistré - notamment Since I Met You Baby - et organisé des tournées. Le volet britannique de cette tournée s'achève avec un concert le 4 avril à l'Arena de Wembley.
En juillet, il revient faire ses adieux à la Suisse, avec deux concerts, les 2 et 3 juillet, au 40e édition du Montreux Jazz Festival, et un autre à Zurich, le 14 juillet, au Blues at Sunset. Lors du festival de Montreux, il se produit à l'auditorium Stravinski en compagnie de Joe Sample, Randy Crawford, David Sanborn, Gladys Knight, Lelea James, Earl Thomas, Stanley Clarke, John McLaughlin, Barbara Hendricks et George Duke. La tournée européenne prend fin le 19 septembre au Luxembourg (D'Coque).
De novembre à décembre 2006, B. B. King donne six concerts au Brésil. Le 29 novembre à São Paulo, lors d'une conférence de presse, à un journaliste qui lui demande si c'est sa dernière tournée d'adieux, il répond : « Un de mes acteurs préférés est écossais, il s'appelle Sean Connery. La plupart d'entre vous le connaissent dans son rôle de James Bond, 007. Un de ses films s'appelle Never Say Never Again »
À 83 ans, B.B. King se produit le 22 juillet 2009 à Paris, au Palais des congrès, avant d'assurer un concert à Cognac le lendemain, dans le cadre du festival Blues Passions. À cette occasion, B. B. King est honoré par la municipalité en devenant « citoyen d'honneur » de la ville, tandis qu'une rue porte désormais son nom. Sa première participation au festival datait de 1995. Le 27 mai 2010, B.B. King se produit à Rabat (Maroc) au Festival Mawazine.

Le 26 juin 2010, il participe à Chicago au Crossroads Guitar Festival 2010, organisé par Eric Clapton avec de nombreux autres artistes. Le 30 juin 2011 il joue au Grand Rex, à Paris, ainsi que le 2 et le 3 juillet, avec Carlos Santana, au Montreux Jazz Festival. Le 21 juillet, il ouvre le festival de jazz de San Sebastián avec un concert gratuit sur la plage de la Zuriola.
Il donne également un concert le 9 juillet 2012 au Grand Rex, à Paris.
Il meurt le 14 mai 2015 à Las Vegas. Sa santé avait décliné durant l'année précédente, et il souffrait également de diabète13. Juste après son décès, deux de ses filles accusent son gestionnaire et son assistant de l'avoir empoisonné, et le procureur de l'État du Nevada ordonne une autopsie du défunt ; quelques semaines plus tard, elle aboutit à la conclusion qu'il n'avait pas été empoisonné et que les causes de sa mort étaient naturelles.
De nombreux artistes tels que Ringo Starr, Eric Clapton ou encore Snoop Dogg ont rendu hommage à l'artiste sur les réseaux sociaux

 

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MessagePosté le: Mer 26 Avr - 10:14 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Jonny Lang, né Jon Gordon Langseth, Jr. le 29 janvier 1981 à Fargo (Dakota du Nord), est un guitariste et auteur-compositeur-interprète américain de musiques blues, gospel, pop, rock et soul.


La musique de Jonny Lang est originale à plusieurs titres : une voix rauque de « blues shouter » l’a fait comparer à des vétérans aînés du blues, voire reconnaître par ces derniers. Un jeu de guitare répondant au chant et comportant des soli très rythmiques (staccato) ainsi que des notes renforcées par un profond vibrato. Il faut associer à cela une impressionnante prestation scénique (contorsions, grimaces, gestes vifs. Enfin, les textes de Jonny Lang ont la particularité d’être reliés à ses propres expériences de vie, souvent spirituelles. Il résulte de ces composantes une musique profondément expressive voire expressionniste et engagée, qui fait de Jonny Lang un artiste éminemment respecté de ses pairs musiciens et très suivi par une communauté de fans dans le monde entier, particulièrement friande de ses concerts.
Jonny Lang a commencé à jouer du saxophone à l’âge de 11 ans, puis de la guitare à 12 ans, après que son père (Jon Langseth) l’eut emmené voir le Bad Medicine blues, l’un des groupes de blues phares sur la scène de Fargo. Conquis par ce style de musique, bien qu’écoutant alors des groupes "grunge" tels que les "Stone Temple Pilots", Jonny a tôt fait de prendre des leçons de guitare auprès de Ted Larsen, le guitariste leader du groupe. Quelques mois plus tard, Jonny rejoint le groupe en qualité de chanteur et second guitariste. Le groupe est alors rebaptisé « Kid Jonny Lang and the Big Bang ».
Avec un chanteur âgé de tout juste 14 ans et déjà aguerri au blues, le groupe connaît un nouveau succès et déménage à Minneapolis (Minnesota) pour profiter d’une plus grande scène musicale et se faire connaître dans la région. Un premier disque indépendant sort en 1995, « Smokin’ » et s’écoule en peu de temps à plus de 25 000 exemplaires. C’est suffisant pour que la compagnie A&M records, l’une des majors américaines, repère le groupe et signe avec lui pour les prochains disques. Jonny Lang a 15 ans lorsqu’il signe chez A&M records, en 1996. Il enregistre ainsi son premier album pour une major, intitulé « Lie to me », qui sort le 28 janvier 1996, soit la veille de ses 16 ans. L’album, d’un style très blues-rock, rencontre un succès critique et commercial important puisqu’il sera certifié platinum (plus d’1 million de copies vendues à travers le monde), fait marquant pour un si jeune artiste et pour un musicien de catégorie blues. C’est l’époque d’un certain revival du blues-rock, lié à l’émergence de plusieurs jeunes artistes se revendiquant de l’école de Stevie Ray Vaughan, comme Kenny Wayne Shepherd ou Monster Mike Welch. Jonny Lang se distingue de ses épigones grâce à son chant exceptionnel et son charisme scénique. Une tournée de concerts internationale s’ensuit en 1997 pour promouvoir les titres de l'album « Lie to me », dont le plus remarqué en concert devient "A quitter never wins" , une reprise éblouissante du titre de Tinsley Ellis.
Un an plus tard, en 1998, Jonny Lang enregistre un second album pour A&M, « Wander this world », le 20 octobre 1998. Il lui vaut une nomination aux Grammy awards. Ce nouvel album tente de brasser des influences plus diverses, telles que la pop, la ballade, le rock, le funk et la soul. Il y réussit, en mettant davantage l’accent sur le chant de Jonny que sur son jeu de guitare. Ayant été élevé dans une famille où la musique Motown était très appréciée, Jonny en a gardé plus que des souvenirs. C’est un nouveau succès critique et commercial que ne fait que confirmer la nomination aux Grammys. La majorité des fans de Jonny Lang considèrent ce second album comme le sommet musical de Jonny Lang, même si les puristes du blues lui préfèrent « Lie to me » voire « Smokin’ » qui sera réédité en 2000. Les ballades « Wander this world » et « Breakin’ me » deviennent des succès majeurs, permettant à Jonny Lang de conquérir des publics plus habitués à la musique mainstream.

« Wander this world » occasionne de nouveau une tournée mondiale puis le début d’une période plus calme en l’attente d’un nouvel enregistrement, avec le producteur David Z à qui l’on doit les sons de « Lie to me » et « Wander this world ». Jonny rentre en studio, enregistre enfin ce troisième album courant 2000, mais qui ne verra jamais le jour. Des difficultés personnelles telles que la mort du bassiste Doug Nelson mais surtout le mariage de Jonny avec Haylie Johnson (sœur de Ashley Johnson) sont évoqués alors pour expliquer cette parenthèse forcée sans doute nécessaire après le rythme infernal des tournées incessantes depuis 1995. Le musicien lui-même analyse cette période ainsi : l’exposition prématurée d’un jeune musicien au succès l’a fait avancer sur des sentiers tortueux où l’alcool et la drogue ont joué le rôle de sirènes. La mort du père de sa femme a été le révélateur d’une crise spirituelle brutale qui résultera en la conversion de Jonny au christianisme. Cette conversion est radicale car Jonny abandonne toutes les conduites addictives d’auparavant. En revanche elle lui vaut des incompréhensions de la part d’amis dont il devra se séparer.
Malgré cette période de parenthèses sur le devant de la scène et dans les bacs des disquaires, Jonny multiplie les collaborations comme chanteur ou guitariste "guest" (invité) chez des artistes de pop, folk, rock, blues et soul.
En quelques années, Jonny Lang joue avec des stars comme les Rolling Stones, Aerosmith, BB King, Blues Traveler, Buddy Guy, Jeff Beck, Sting., Herbie Hancock, Hanson, the Jonas Brother, Susan Tedeschi, Syl Johnson, Willie Nelson, Shannon Curfman, Anders Osborne et plus récemment Lee Ritenour, Cyndi Lauper, Santana et Eric Johnson. Et bien d’autres encore. Il est également invité par Eric Clapton à se produire en 2004 puis en 2010 au Crossroads Guitar Festival où se retrouvent les plus fins limiers de la planète. D’autre part, il participe en 2008 et en 2010 à la tournée « Experience Hendrix Tour » avec là encore les plus grands guitaristes du monde reprenant les titres phares de Jimi Hendrix. Jonny est remarqué aux côtés de Brad Whitford et Mato Nanji sur les chansons Fire, All Along the Watchtower, The Wind Cries Mary et Spanish Castle Magic.
Jonny apparaît également sur les écrans : En 1997 dans les Blues Brothers 2000 de John Landies aux côtés d’Eddie Floyd et de Wilson Pickett pour le titre 6345789 où il joue le rôle d’un caméo. En 1999 il est invité à jouer à la Maison Blanche devant une audience où se trouve le Président Clinton. Il jouera également quelques années plus tard devant le Président Bush à l’occasion d’une cérémonie d’hommage au chanteur Smokey Robinson.
Malgré cette exposition, Jonny Lang ne semble pas très préoccupé de son image et il faut attendre 2009 pour que sorte son premier DVD personnel, enregistrement d’un "live at Montreux" mémorable où Jonny Lang n’était pourtant qu’en première partie de BB King.
Les américains peuvent néanmoins apercevoir Jonny à plusieurs reprises dans des émissions télévisées telles que le Jay Leno show, Conan O’Brian ou le Roseanne show.
Le troisième album qui sortira officiellement est « Long time coming », justement nommé. Aux difficultés précédentes s’est ajouté, entre-temps, un remaniement important des équipes dirigeantes et des catalogues du label A&M records. « Long time coming » sort le 14 octobre 2001, et marque une rupture musicale encore plus grande. L’album est plutôt bien accueilli par la critique, bien que moins que ses prédécesseurs. Il est en revanche accueilli avec plus de scepticisme par nombre de fans, ceci du fait d’une orientation plus pop-rock et du choix d’un producteur (Marti Frederiksen) pour un son plus orienté FM, les chansons de Jonny Lang passant jusque là assez peu sur les stations pop-rock principales. Beaucoup de fans s’avèrent déçus d’avoir attendu cinq ans pour écouter un album plus consensuel, voire lisse, en tout cas résolument pop-rock. En revanche, cet album marque un tournant dans le fait que Jonny s’investit de plus en plus dans l’écriture et la composition, et y révèle de plus en plus un attrait pour le spirituel. Ce sera encore plus net dans son quatrième album, « Turn around », où les références à Jésus et aux valeurs du christianisme sont omniprésentes et totalement assumées.

Sorti en 2006, « Turn around » (volte face) opère un renversement radical sur le plan de la musique mais aussi des textes. Il rompt à la fois avec la période blues puis avec l’aparté pop-rock, en proposant une sorte de néo-gospel où l’orgue et le chant dominent. Hormis le titre-phare, « Turn around », on relève peu d’éclats à la guitare dans cet opus. En revanche, le chant se fait tantôt pressant, tantôt rassurant, mais dans tous les cas en référence à la vie spirituelle et aux engagements chrétiens tels que le pardon, l'action de grâces et la prière, ou encore à des personnes comme Martin Luther King. L’album séduit la critique, et augure un retour en grâce de la part d’anciens fans, appréciant davantage le style gospel, plus authentique et original que le style pop-rock commercial. L’artiste reçoit un Grammy pour cet album dans la catégorie Gospel.
Cette rupture musicale était prévisible pour certains, car Jonny s’était progressivement séparé de ses musiciens pour en recruter de nouveaux, plus proches du Gospel et du milieu chrétien. Nombre de chrétiens se sont réjouis de voir Jonny Lang rejoindre leurs rangs, pour apporter son témoignage dans le domaine de la musique avec la fougue qu’on lui connaît. Jonny Lang étant reconnu comme possédant une personnalité humble et mesurée dans la vie quotidienne, contrairement à ce que ses prestations pourraient laisser croire, il semble également naturel que la foi et la méditation aient une place de choix dans sa vie d’époux et de père (11 ans de mariage et 3 enfants en 2011). En synthèse, on peut considérer l’album « Turn around » comme une synthèse intelligente entre musique (vie publique) et foi (vie privée). Le fait que Jonny Lang se montre beaucoup plus communicatif lors de ses concerts et lors de ses rencontres avec les fans corrobore cette thèse. L’homme heureux, unifié, communique plus facilement que l’homme frustré, aigri ou imbu de lui-même.
2013 marque une nouvelle année phare pour Jonny Lang, qui signe chez Concord records (USA) et chez Mascot Label Group (Europe et UK), et sort le 2 septembre en Europe/UK et le 17 septembre aux USA son 6e album, Fight for my soul. Cet album, qui arrive après sept ans d'attente à la suite du remarquable Turn around, offre d'une certaine manière une nouvelle synthèse des genres musicaux déjà explorés dans les précédents opus. Cette longue absence est principalement due aux tournées incessantes et aux obligations personnelles de Jonny Lang, père désormais de 4 enfants avec la venue au monde de Lilou Jaymes en mai 2013. Tandis que "Lie to me" était orienté blues-rock, "Long time coming" pop-rock et "Turn around" gospel, "Fight for my soul" à l'instar de "Wander this world" est plus complexe et plus composite. Cela est dû au fait que Jonny a enregistré des chansons sur plusieurs années, dont certaines qu'il avait déjà écrites mais qui détonaient par rapport aux précédents albums et ne pouvaient donc y figurer. L'originalité de "Fight for my soul" réside d'une part en une habileté croissante de Jonny dans le chant falsetto. Jonny sait garder sa voix rauque et descendre dans les graves, mais il rappelle à certains moments Stevie Wonder voire Michael Jackson dans des morceaux tels que "Breakin'in" ou "Blew up the house". D'autre part, le musicien fait la part belle aux arrangements complexes de cordes, en témoignent les saisissants "Seasons" et "I'll always be", qui de l'aveu même de Jonny Lang sont les titres qu'il préfère, même s'ils surprennent les fans de toujours à la première écoute. Enfin, c'est la première fois que Jonny Lang enregistre un album avec ses musiciens de tournée, en plus de 15 ans de métier. Sur "Fight for my soul", les ballades "What you're looking for" et "Fight for my soul" s'imposent d'emblée avec des mélodies efficaces. Il reste à voir quels morceaux de l'album le Jonny Lang band reprendra pour la tournée internationale (US + UK/Europe) qui doit débuter en septembre 2013 et qui relancera la notoriété de Jonny Lang auprès d'un plus large public. Si le Jonny Lang band est régulièrement en tournée, en revanche il faut être patient pour écouter les œuvres en studio de Jonny Lang ou pour le voir sur scène au-delà des frontières de l'Oncle Sam.

Jonny Lang utilisait tout d’abord des guitares de chez Benedict, puis pendant des années des Telecaster (Fender). Sa guitare fétiche a longtemps été le modèle Telecaster thinline MN NT natural wood, un modèle avec ouïes très élégant. Dernièrement, on l’a vu avec une Gibson Les Paul. La Telecaster thinline était complétée d’un Pickup Bill Lawrence (500L Neck, 500XL bridge) avec un Seymour Duncan P-90 au milieu. Sans oublier une pédale Route 66 de Visual Sound et une réédition de Wah Wah Vox 847 pour quelques chansons. En concert, il joue avec des amplificateurs Fender Deluxe Reverb Reissue. Pour l’Experience Hendrix Tour, il a également utilisé une pédale Fuzz Face Arbiter et un Electro Harmonix POG.
De 1994 à 1996, le groupe s’intitulait « Kid Jonny Lang and the Big Bang ». Il était constitué des membres fondateurs du Bad Medicine Blues Band : Ted "Lightnin' Boy" Larsen à la lead guitar, son frère Michael Rey Larsen à la batterie, et Jeff Hayes à la basse. Le claviériste Bruce McCabe a rejoint le Big Bang en 1995 apr ès que Lang et ses équipiers de Fargo l’aient impressionné en ouverture de son propre groupe d’alors, The Hoopsnakes. On devra à Bruce McCabe l’écriture de nombreux titres phares du futur Jonny Lang band (Rack’em up, Still rainin’, etc.)
De 1996 à 2004, Paul Diethelm rejoint Jonny comme guitariste rythmique, Jonny devenant alors le lead guitariste en remplaçant Ted Larsen, en plus d’être le chanteur. Doug Nelson devient le bassiste attitré du groupe, et Billy Thommes le batteur. Bruce Mc Cabe a été ponctuellement remplacé à plusieurs reprises en 2003 et 2004 par Donnie LaMarca. Doug Nelson meurt d’un tragique accident de la route en 2000 et se trouve remplacé par Billy Franze, qui est à son tour remplacé par Jim Anton (toujours actif au sein du Jonny Lang band) en 2003. Jim Anton est le musicien qui a donc le plus tourné avec Jonny Lang. Le saxophoniste David Eiland rejoint également le groupe en 2000, et sera remarqué lors de duels entre guitare-saxophone épiques, complétant un duel guitare-guitare déjà très impressionnant entre Jonny Lang et Paul Diethelm.
En 2005, à l’occasion d’une tournée acoustique mondiale à l’occasion de la sortie de « Long time coming », Jonny remplace tous ses musiciens à l’exception du bassiste. Il recrute Reeve Carney à la guitare ryhtmique, Reeve assurant de nombreuses premières parties du Jonny Lang Band avec son propre groupe entre 2005 et 2007. Le groupe entre 2005 et 2007 se compose alors de l’organiste Charles Jones (puis Bill Brown), du batteur Barry Alexander. Depuis 2008, le Jonny Lang band officie avec  : Akil Thompson(Guitar), Jim Anton(Bass), Dwan Hill(Keys), Barry Alexander(Drums), Jason Eskridge(Vocals). Jessica Langseth, la sœur de Jonny, rejoint le groupe au printemps 2011 pour assurer les chœurs avec Jason Eskridge. Jessica (Jesse) Langseth chante depuis de nombreuses années et a été demi-finaliste de la 8e saison d’American Idol. Elle est remplacée courant 2012 par Missi Hale, chanteuse et choriste qui a travaillé avec le producteur Tommy Sims.
À l'occasion de la tournée 2014 en Europe, Jonny s'entoure de Court Clement (guitare), Calvin Turner (basse), Charles Jones (keyboards) et Barry Alexander (batterie)

 

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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 08:53 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Henry Roeland Byrd dit Professor Longhair (Bogalusa (Louisiane) 19 décembre 1918 - 30 janvier 1980) est un musicien légendaire de blues de La Nouvelle-Orléans. Il a un style de piano unique, que l'on décrit comme une combinaison de rumba, mambo et calypso ainsi qu'une voix d'outre-tombe.

Il commence sa carrière dans les années 1930 comme danseur. « Le premier instrument avec lequel j'ai joué a été la semelle de mes chaussures, marquant le rythme et jouant des claquettes. On l'utilisait pour danser tout au long de Bourbon Street ».
Il apprend la guitare et le piano et commence à se mettre sérieusement à la musique quand il s'aperçoit qu'il peut jouer pour ses camarades du Civilian Conservation Corps plutôt que travailler. (Le CCC était un service de travaux publics employant les chômeurs créé par Franklin Delano Roosevelt en 1932). Il a aussi été boxeur, cuisinier et joueur de cartes professionnel.
À la fin des années 1940 il s'assoit au piano du Caldonia Club pendant une pause du groupe de Dave Bartholomew. C'est immédiatement un succès et Batholomew (qui fut plus tard chef d'orchestre et collaborateur de Fats Domino) est viré. Tous les membres du groupe avaient des cheveux longs et le groupe fut baptisé Professor Longhair and the Four Hairs (professeur cheveux longs et ses quatre chevelus).

Il commence à enregistrer l'année suivante. Son morceau emblématique Mardi Gras in New Orleans est enregistré en 1949 sous le nom de Professor Longhair and the Shuffling Hungarians. « Il y avait un hindou dans le groupe, mais pas de hongrois », expliqua-t-il plus tard.
Son seul grand succès de rhythm and blues a été Bald Head en 1950. Au début des années 1950, il obtient quelques petits succès avec entre autres Tipitina et Ball the Wall.
Il joue sous plusieurs noms comme Roy Byrd and his Blues Jumpers, Roy "Bald Head" Byrd, Roland Byrd, Professor Longhair and his Blues Scholars, et Professor Longhair and the Clippers. Ces identités multiples sont dues à des problèmes de contrats avec différentes maisons de disques.
Sa carrière se ralentit dans les années 1960, son plus gros succès est Big Chief. Il se remet aux cartes, et fait même le portier chez un disquaire. Il est redécouvert et enregistre à nouveau pour Rounder Records. Il fait un retour en 1971 au New Orleans Jazz & Heritage Festival et commence à enregistrer quelques albums bien accueillis par les critiques dans les années 1970. Dr. John (Mac Rebbenack) l'a beaucoup aidé. Il apparait dans le film documentaire Piano Players Rarely, If Ever, Play Together avec Allen Toussaint et Tuts Washington, trois générations de pianistes Nouvelle-Orléans.
Il se produit le 28 juin 1973 à Paris, salle Pleyel accompagné par le groupe des Meters. Il est la vedette du Festival de Jazz de Montreux en 1973 et 1975. Paul McCartney l'invite pour jouer en séance privée sur le Queen Mary.
Il meurt d'un infarctus du myocarde en 1980. La boîte de nuit Tipitina's à La Nouvelle-Orléans a été baptisé de l'un de ses succès. Son dernier enregistrement, un des rares en public, a été fait par Albert Goldman (en) au Tipitana's en 1978.

 

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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 08:59 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Larry Mc Cray (né le 15 avril 1960 à Magnolia dans l’Arkansas) est un chanteur et un guitariste de blues américain.


Larry McCray fait partie de la poignée de talentueux jeunes interprètes de blues. Il joue un blues-rock original : Une guitare chaleureuse, une voix soul ont attiré l'attention sur lui à travers le monde.
Travailleur acharné McCray est payé de retour quand il devient le premier artiste signé par la division Virgin Records 'blues - Records Pointblank'. En 1990, ils ont sorti son premier album, "Ambition", qui a été bien accueilli par la presse américaine et européenne.
1993 a vu la sortie du deuxième album de McCray, Delta ouragan, qui a été enregistré à Memphis.
En 1998, Born To Play The Blues lui fait faire un pas de géant. Des lignes de guitares souvent éblouissantes sont jumelées avec confiance; chant soul ensoleillé, rythmes funk discrets et riffs rock.

L'année 2000 voit le guitariste établir sa propre compagnie de disques indépendante en collaboration avec Koch, formant Records Magnolia. Ceci permet à Mac Cray de réaliser ses albums sans la pression d’un label.
McCray a été honoré au « Orville Gibson 2000 guitariste » comme le guitariste de blues de l'année. "Jeff Beck, Eric Clapton, comme sept ou huit autres personnes ont été désignés, également», a déclaré fièrement McCray.
Avec Records Magnolia sa nouvelle maison et un jeune fils à élever, McCray se met ensuite un peu en retrait pour quelque temps.
Magnolias Records a publié le premier album live, "Live on interstate 75", le 6 Décembre 2005. En Novembre 2006, le dernier CD de Larry sort avec le titre tout simplement éponyme : Larry McCray. On y trouve un musicien libéré et qui gagne en popularité aux États-Unis et, d'un océan à l'autre, il fait également sensation en Europe.

 

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MessagePosté le: Ven 28 Avr - 09:19 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Henry Fredericks, dit Taj Mahal est un musicien de blues américain né le 17 mai 1942 à New York, dans le quartier de Harlem. Il est le frère de la chanteuse Carole Fredericks.


Il débute au sein du groupe Rising Sons (en) avec Ry Cooder et Jesse Ed Davis, puis se tourne vers le blues et la world music. Vers 1962, le groupe joue la reprise Stateboro Blues, chanson qui les fera connaitre en 1968 lorsqu'elle est publiée sur la compilation The Rock Machine Turns You On (en raison du succès de leur prestation au The Rolling Stones Rock and Roll Circus). En 1968, l'album de reprises est publié sous le nom Taj Mahal et les Rising Sons ne seront plus mentionnés.

Lors d'une session d'enregistrement dans un studio à Athens (en Géorgie), Taj Mahal rencontre un groupe de musiciens maliens (dont faisait partie Toumani Diabaté) et sympathise avec eux : de la discussion sur les liens entre le blues et la musique ouest-africaine naîtra l'album Kulanjan en 1999.
Il remporte le Grammy Award du meilleur album de blues contemporain en 1998 pour son album Señor Blues, ainsi qu'en 2001 pour Shoutin’ In Key, en collaboration avec The Phantom Blues Band (Tony Braunagel, Denny Freeman, Larry Fulcher, Darrell Leonard, Joe Sublett, Mick Weaver).
Il parraine la Music Maker Relief Foundation.

 

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MessagePosté le: Ven 28 Avr - 09:54 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Wolf Mail (né en 1972) est un musicien et chanteur canadien de blues rock.


Son album Solid Ground fut classé dans le top 100 des meilleures vente de blues en novembre et décembre 2004 dans les magasins Tower Records aux États-Unis.  Sa précédente tournée mondiale « Solid ground » a accumulé 596 concerts en 33 mois.
Né en 1968 à Montréal (Canada), sa famille déménage quelques années plus tard dans le sud de la France. En pleine adolescence, il immigra en Californie où il résida 15 années. Depuis 2002, il habite en Australie. Wolf Mail est connu par beaucoup comme le « champion poids lourd du Blues électrique ».
Wolf Mail est aussi un endorse officiel des amplis Carvin, des guitares Washburn et Samick et des cordes Dean Markley. Il écrit en ce moment un livre sur le business de la musique qui devrait être publié prochainement

 
 

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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 14:28 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

John Jacob Malone, dit J.J. Malone, était un chanteur, guitariste, pianiste et harmoniciste de blues américain, né à Decatur, Alabama, le 20 août 1935, décédé à Hawaii, le 20 février 2004.


Né dans l'Alabama, J.J. Malone chante dans l'église locale, s'initie à l'harmonica et à la guitare avant d'apprendre le piano qui sera son instrument principal. Il enregistre en Californie, participe à divers ensembles et rencontre le producteur Ray Shanklin, propriétaire du label Galaxy. Il grave alors une belle série de 45-t entre soul et rhythm and blues et obtient quelques petits succès locaux avec It's a shame, One step away, Danger zone. Shanklin, séduit par sa plume de compositeur et ses talents d'arrangeur, lui confie des responsabilités dans sa firme Galaxy / Fantasy alors en pleine expansion. Malone se retrouve à un poste névralgique : il est ainsi amené à conseiller Little Johnny Taylor, Big Mama Thornton, Sonny Rhodes, et à écrire, selon les dires de ce dernier, quelques morceaux du Creedence Clearwater Revival (sans en être crédité). Il rencontre à cette occasion une kyrielle de musiciens, s'associe à une ancienne petite gloire du rockabilly, le chanteur-guitariste Troyce Key. Ensemble, ils achètent un club près d'Oakland, « l'Eli's Mile », qui devient un des lieux obligés du blues californien dans les années 70.

J.J. Malone réussit à tourner en Europe. Il fait une apparition furtive mais efficace sur le disque de son ami Sonny Rhodes, I don't want my blues colored bright (Black Magic), partage la vedette avec Troyce Key sur les excellents microsillons I've gotta a new car (Red Lightnin') et Younger than yesterday (Red Lightnin'). Il enregistre ensuite quelques microsillons de très bon niveau comme The enemy called hate (Cherrie). Quelques-uns sont disponibles en CD depuis sa mort en 2004.
Dans les blues lents chantés par Malone, sa voix semble émerger d'un rideau de vapeurs de whiskey et de fumée. Pianiste sensible, favorisant les trilles à la façon de son compatriote de l'Alabama, Walter Roland, Malone est un formidable compositeur.

 

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