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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950))
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saintluc
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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 09:52 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Page 1: Carey Bell - Bjørn Berge - Bobby Blue Bland - Joe Bonamassa - The Blues Brothers - Clarence Gatemouth Brown - J. J. Cale - Eric Clapton - Robert Cray - Jimmy Dawkins - Willie Dixon Snooks Eaglin - Ruthie Foster - Slim Harpo
    
Page 2:
Screamin' Jay Hawkins Jimi Hendrix -  Long John Hunter - John JacksonEtta JamesLuther Johnson Jr. - Tutu Jones - Albert King - B. B. King Jonny Lang - Professor LonghairLarry Mc Cray - Taj Mahal Wolf Mail - J.J. Malone      
            
Page 3:  Harry ManxKeb' Mo' - Bobby Parker - Lucky Peterson - Roy Roberts - Sherman Robertson - Magic Sam - Kenny Wayne Shepherd - Guitar Slim - Memphis Slim - Koko Taylor - Rufus Thomas - Big Mama Thornton - George Thorogood - Johnny Winter - 
              

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Dernière édition par saintluc le Ven 19 Mai - 09:00 (2017); édité 47 fois
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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 09:52 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 09:55 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Carey Bell Harrington, dit Carey Bell (né le 14 novembre 1936 et mort le 6 mai 2007), est un harmoniciste de blues.


Il est né à Macon dans le Mississippi. Il commence à jouer de l'harmonica à 8 ans, et professionnellement à 13 ans avec l'orchestre de son parrain, le pianiste Lovie Lee (en). Lee emmène Carey à Chicago en 1956.
Carey joue parfois de la basse électrique derrière différents musiciens comme Little Walter Jacobs et Big Walter Horton.
Il enregistre (à l'harmonica) son premier disque en 1969.
Il joue ensuite dans les groupes de Muddy Waters et de Willie Dixon au début des années 1970. Il fait de nombreuses tournées avec eux, et enregistre des disques mémorables. Il joue aussi avec d'autres bluesmen : Earl Hooker, John Lee Hooker, Hound Dog Taylor,Louisiana Red…
Il participe aux enregistrements Harp Attack! dans les années 1990.
Son fils Lurrie Bell (né en 1958) est aussi guitariste de blues. Ils jouent souvent ensemble, comme dans le disque Deep Down (1995).
Il meurt le 6 mai 2007 d'une attaque cardiaque.


 

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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 10:00 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Bjørn Berge est un chanteur et guitariste de blues norvégien, né le 23 septembre 1968 à Haugesund, Norvège. Récompensé dans son pays lors des victoires de la musique locales, l'originalité de sa musique repose sur le fait qu'il soit très rarement accompagné de musiciens. En effet, que ce soit sur scène ou sur album, Bjørn joue seul. Unanimement reconnu par la presse spécialisée pour qui son talent est, entre autres, de rendre sa musique aussi captivante et vivante que s'il s'agissait d'un groupe complet.


Bjørn commence la guitare à l'âge de 13 ans mais passe rapidement au banjo qu'il trouve plus "cool". Après avoir joué du bluegrass pendant plusieurs années, la révélation a lieu lorsqu'il découvre Robert Johnson, Elmore James, Leo Kottke et John Hammond Jr. qui seront ses influences majeures.
Bjørn se produit pendant des années dans des clubs et des petites salles avant d'obtenir une quelconque reconnaissance ; ce sont ses années de vaches maigres et d'incertitudes. Il passe son temps à errer de port en port, armé de sa seule guitare comme compagne, à la recherche d'endroits où se produire. C'est au prix de ces nombreuses galères qu'il est aujourd'hui l'un des musiciens les plus respectés de Norvège.
Ce n'est qu'en 1999 avec la sortie du 3e album Blues Hit Me que la critique et le public s'intéressent enfin à lui. Succès renforcé avec la sortie l'année suivante de Bag of Nails. Un disque plus direct, plus immédiat qui lui permettra d'être reconnu comme artiste confirmé.
Bjørn a depuis sorti les albums String Machine et Illustrated Man et tourné dans le monde entier, seul ou en compagnie de grands musiciens comme Chuck Berry (de 40 ans son aîné).

On remarque au cours de ses albums une évolution de sa musique, ainsi des éléments "electro" dans Illustrated Man, la pédale de Delay dans certains morceaux de Blackwood ou l'ajout d'instruments (banjo, harmonica, saxophone dans Once Again, violon dans Crazy Time...). Bjørn Berge, en plus de reprises surprenantes, ne se contente donc plus de sa seule guitare 12 cordes.
On loue sa grande maîtrise de l'instrument, qu'il exploite parfaitement, avec sa technique alliant picking et slide, et sa remarquable fluidité. Il scande ses paroles en martelant du pied, remplaçant ainsi les percussions, rarement présentes dans ses morceaux.
Bien que ses influences principales restent Robert Johnson et Elmore James, sa curiosité musicale l'empêche de rester enfermé dans un seul style. Il n'hésite pas à incorporer des sonorités issues du funk, du hip-hop, du folk à une musique issue du blues traditionnel. Il avoue d'ailleurs sa passion pour des artistes comme Beck ou les Red Hot Chili Peppers. Cet éclectisme musical peut en effet s'illustrer dans son "Live in Europe" où il reprend la célèbre "Ace of spades" de Mötorhead, mais encore où il réinterprète le "13 questions Method" de Chuck Berry, et cela non sans humour.



 

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MessagePosté le: Sam 15 Avr - 14:54 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Bobby Blue Bland
Robert Calvin Bland dit Bobby « Blue » Bland, est un chanteur de blues américain, né à Rosemark dans le Tennessee le 27 janvier 1930 et mort à Memphis le 23 juin 2013. Il est un des pionniers du soul blues.


Robert Calvin Brooks grandit à Rosemark près de Memphis, sans fréquenter les bancs de l'école. Il passe son enfance à chanter dans des groupes de Gospel à Memphis, puis arpente Beale Street où il côtoie de futures vedettes du Blues, comme BB King ou Johnny Ace1. En 1952, à l'âge de 22 ans, il enregistre ses premiers 45 tours chez Sun Records, puis signe un contrat avec Duke Records. Il part ensuite effectuer son service militaire et à son retour, en 1954, il travaille comme machiniste itinérant au sein des tournées de BB KIng et Junior Parker.

Il signe un nouveau contrat avec Duke Records et en 1957, sa chanson Farther Up The Road lui ouvre la voie du succès que consacre l'album Two Steps For The Blues sorti en 1961. Après une période faste marquée par la sortie de nombreux albums, Bobby Bland connait une période difficile à la fin des années 1960. Il relance sa carrière en enregistrant ses nouvelles compositions en Californie ("His California Album", 1973) et en accompagnant BB King sur ses nombreuses tournées. Au milieu des années 1980, il signe un contrat avec le label Malaco et continue à tourner sur scène jusqu'à sa mort.

 

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MessagePosté le: Sam 15 Avr - 15:20 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Joe Bonamassa, né le 8 mai 1977 à Utica (État de New York), est un chanteur, guitariste de blues rock américain.
Il est le guitariste de Black Country Communion, un groupe de hard rock composé également de Jason Bonham, Glenn Hughes et Derek Sherinian.
Il est également le guitariste du groupe Rock Candy Funk Party, groupe instrumental Funk/Rock.
Sa guitare favorite est une Gibson Les Paul de 1959.


Joe Bonamassa a commencé à apprendre la guitare à l'âge de 4 ans. Son père Len Bonamassa tient un magasin de musique à Utica dans l'état de New York. Il a donc baigné dès son plus jeune âge au milieu de guitares mythiques. À l'âge de 11 ans, après une courte période d'apprentissage avec le musicien de country Danny Gatton, il avait déjà beaucoup appris sur la country, le blues et le jazz, il fit la première partie de BB King, ce dernier ne tarissant pas d'éloge sur le petit prodige.
Par la suite il ouvrira pour plusieurs grands artistes tels que Buddy Guy, Foreigner, Gary Moore, George Thorogood, Robert Cray, Stephen Stills, Joe Cocker et Gregg Allman.
À 14 ans, il est invité au Fender Guitar Event, et rencontre à cette occasion Berry Oakley (le fils du bassiste des Allman Brothers Band). Il forme alors avec lui, le groupe Bloodline, en compagnie de Erin Davis (le fils de Miles Davis) et de Waylon Krieger (le fils de Robby Krieger, le guitariste des Doors). Leur seul album donnera deux singles classés dans les charts : Stone Cold Hearted et Dixies Peach.
En 2000, sa rencontre avec le producteur Tom Dowd débouchera sur son premier véritable album solo A New Day Yesterday. Cet album permet à Joe d'exprimer tout son talent sous forme d'un power trio et il place un premier titre solo dans les charts US : Miss You, Hate You. L'autre titre phare de l'album est A New Day Yesterday, adapté du titre éponyme du groupe Jethro Tull sur leur album stand up de 1969. Fort de cette expérience, Joe Bonamassa entame sa première tournée US en solo accompagné de deux musiciens expérimentés qui le suivront jusqu'en 2005 : Kenny Krame à la batterie et Eric Czar à la basse. Cette tournée sera immortalisée le 21 décembre 2001 en vidéo lors du concert de Fort Wayne dans l'Indiana.
De retour en studio, il enregistre son second album So, It's Like That toujours avec le même trio avec des titres comme So, It's Like That, Mountain Time qui seront repris en 2009 au Royal Albert Hall. Dans cet album, le son de Joe Bonamassa s'affirme et dévoile aussi un chant plus posé. L'année suivante est particulière pour Joe Bonamassa car elle est l'année de l'enregistrement de l'album Blues Deluxe. Dans cet album, Joe exprime toute sa passion du blues et de ses influences (B.B King sur la chanson you upset me baby). Il compose même un morceau phare de sa carrière Woke Up Dreaming qui montre ses talents de guitariste acoustique. En 2004, l'album Had to Cry today démontre un son des plus aboutis et une variété technique sans précédent. Abordant tous les styles à sa portée de Had to cry today particulièrement incisif à Travellin' South avec un jeu de bottleneck précis et rapide. Joe livre aussi un hommage à son mentor Danny Gatton décédé peu avant, avec son morceau instrumental Revenge of ten gallon Hat où Joe montre qu'il maîtrise presque aussi bien la Telecaster que son maître. Dans les mois qui suivent, Joe Bonamassa et son power trio repartent en tournée avec la découverte du continent européen. Un nouveau dvd sera enregistré en Allemagne Live at Rockpalast.

En 2005, sa rencontre avec Kevin Shirley producteur très réputé de la cote ouest, est déterminante. Il évoque lui-même à plusieurs reprises sa surprise que Kevin Shirley the Caveman, s'intéresse à sa musique. Ce dernier va faire décoller la carrière de Joe Bonamassa, même s'il faut en passer pas plusieurs modifications :
Son power trio est remplacé par des musiciens plus expérimentés (des fans sont encore divisés quant à l'éviction de Kenny Krame et Eric Czar). Joe Bonamassa fait alors connaissance avec le bassiste Carmine Rojas, le clavieriste Rick Mellick, le batteur Anton Fig pour ne citer qu'eux. Le son de Bonamassa devient plus recherché, sophistiqué, complexe et l'ajout d'un clavier n'y est pas étranger.
Son matériel devient de plus en plus pointu (collaboration avec les fabricants Van Weelden, Category 5, Caroll Ann Amps et surtout un modèle signature Gibson Les Paul).
L'image, le look de Joe B. change, le guitariste se fait de plus en plus élégant, apparaissant en costume noir ou gris sur scène avec des lunettes noires
S'en suivent deux albums You & Me et Sloe Gin dont le morceau éponyme symbolise à lui seul l'évolution technique & stylistique de Bonamassa.
 L'album The Ballad of John Henry le fait sortir du milieu du blues US pour le révéler au public international avec des morceaux comme Stop!. Son jeu est remarqué pour sa fluidité, ses solos enlevés et sa justesse. Joe Bonamassa s'est construit une réelle identité sonore, reconnaissable entre toutes. C'est donc tout naturellement qu'il démarre une nouvelle tournée mondiale où les sold out commencent à être une habitude... En 2009, son concert au Royal Albert Hall de Londres lui permet de se faire connaître en Europe. Ce concert reste pour lui une consécration car il joue là où jouait son idole plusieurs décennies auparavant : Eric Clapton. Ce dernier lui fait le privilège de partager la scène avec lui pour le morceau Further on up the Road, un DVD du concert sortira à la suite de cette date. Bien que peu connu en France, il fait salle comble en novembre de la même année à l'Olympia (lui-même en a exprimé sa surprise sur scène).

Toujours en 2010, il joue sur la scène du Montreux Jazz Festival, après Buddy Guy. On le retrouvera aussi avec ce même Buddy Guy et Eric Clapton lors du festival Crossroads Guitar Festival en 2010.
En juillet 2010, il assure la première partie de ZZ Top au Zénith de Toulouse, aux Arènes de Bayonne et à celles de Nîmes. Dès cette année, les tournées mondiales s'enchainent pour Joe Bonamassa, sans compter les projets annexes comme Black Country Communion, la collaboration avec Beth Hart.
En avril 2013, il clôture sa tournée the guitar event of the year à Paris, au Grand Rex, après avoir enflammé de nouveau Londres et aussi avoir annoncé la sortie du live/dvd de sa tournée acoustique.
Joe Bonamassa vit actuellement en Californie près de Malibu, à quelques kilomètres à peine des studios The Cave de Kevin Shirley
Véritable technicien de la guitare, Joe Bonamassa possède un jeu très incisif et rapide, qui sait rester mélodique, et emprunte des tonalités jazzy, à la Robben Ford.
Dans une interview de Guitariste magazine (no 265), Joe Bonamassa cite les 3 albums qui ont eu le plus d'influence sur lui : L'album Beano de John Mayall (Blues Breakers with Eric Clapton), l' Irish Tour '74 de Rory Gallagher, et Goodbye de Cream.
Cependant son style peut être considéré dans la même veine Blues-Rock que Gary Moore, Stevie Ray Vaughan, Eric Johnson, Kenny Wayne Shepherd et Jonny Lang.
Le son de Joe Bonamassa est aussi unique que son jeu. Au niveau technique il a très tôt évolué majoritairement sur des Fender Stratocaster & Telecaster (avec parfois des Gibson Les Paul. Le tout était branché avec des amplis Marshall Silver Jubilee et Super Lead Plexi (parfois Line 6 en tournée) ce qui donnait un grain particulier au son de Bonamassa (surtout avec sa stratocaster goldie équipée de micros Gold Lace Sensor). On retrouve le son des Marshall Silver Jubilee (plus ou moins coloré) dans tous ses albums. Depuis 2005 et son album You & Me (et sa rencontre avec Kevin Shirley probablement) Joe Bonamassa redécouvre la Gibson Les Paul et s'équipe d'un matériel encore plus pointu (on note sa collaboration avec Peter Van Weelden qui lui a fourni le grain si caractéristique du Twinkleland). Il se dote d'un modèle signature chez Gibson en gold top et collabore avec de prestigieux fabricants de micros, effets, etc. (Jorge Tripp pour Way Huge ou Seymour Duncan)

 

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 16 Avr - 16:11 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

The Blues Brothers est le nom d'un groupe de blues composé des comédiens Dan Aykroyd et John Belushi et de quelques-uns des plus grands musiciens de la musique soul. C'est également le titre d'un film sorti en 1980, racontant l'histoire fictive de ce groupe.

John Belushi (alias le chanteur Jake Blues) et Dan Aykroyd (alias le chanteur et joueur d'harmonica Elwood Blues), tous les deux membres de l'équipe originale de l'émission de télévision Saturday Night Live (SNL) de la chaîne NBC, créent The Blues Brothers et leurs identités alternatives au début de 1976 pour chauffer le public du SNL.
Les Blues Brothers font leur première apparition directe dans SNL, avec Belushi et Aykroyd portant leurs costumes d'abeilles, qu'ils portaient normalement pour le sketch « Killer Bees », jouant « I'm a King Bee » de Slim Harpo. Dans les semaines suivantes, The Blues Brothers deviennent un ajout populaire au spectacle et commencent à apparaître de façon semi-régulière. L'aspect humoristique repose en partie sur l'image de deux hommes habillés de costumes noirs ayant l'air de tueurs à gages mafieux, qui soudain explosent en chansons et danses énergiques.
Jake et Elwood sont appuyés par des gens de qualité, comme le guitariste Steve Cropper et le bassiste Donald “Duck” Dunn, tous deux issus du groupe Booker T. & the M.G.'s, ainsi que Matt “Guitar” Murphy.
Les Blues Brothers enregistrent leur premier album, Briefcase Full of Blues, en 1978 lors de la première partie du comédien Steve Martin à Los Angeles. L'album devient disque de platine, incluant les titres Soul Man et Rubber Biscuit qui figurent tous les deux dans le Top 40.
En 1980, le film The Blues Brothers, réalisé par John Landis, sort sur les écrans de cinéma, avec les apparitions d'Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Carrie Fisher, Frank Oz, Steven Spielberg, John Candy, Joe Walsh, Pinetop Perkins, Chaka Khan et Paul Reubens. Il se déroule à Chicago et dans sa région.
Les Blues Brothers partent également en tournée la même année pour promouvoir le film, qui remporte un succès éclatant et devient un film culte. Jake et Elwood sortent leur troisième album, Made in America, contenant le titre « Who's Making Love » qui figure dans le Top 40.
Le 5 mars 1982, Belushi, devenu cocaïnomane, meurt à Hollywood d'une overdose de speedball.
En 1988, Cropper, Dunn, Murphy et d'autres reforment le groupe pour une tournée mondiale. The Blues Brothers sortent un nouvel album en 1992 intitulé Red White and Blues, avec comme invité Elwood Blues. Dan Aykroyd lance sa franchise House of Blues, une chaîne internationale de clubs de blues. Sous l'identité d'Elwood, il anime la « House of Blues Radio Hour ».
Un deuxième film a vu le jour en 1998, Blues Brothers 2000, avec John Goodman pour accompagner Dan Aykroyd en tant que deuxième frère Blues.
Le groupe tourne toujours, ils sont passés en France à Bonneville (74) le 20 juillet 2013, le concert a été diffusé en direct sur Arte Live Web. Ils se sont également produits à l'American Festival de Tours (37) le 1er juillet 2016.

Membres d'origine
"Joliet" Jake Blues - chant
Elwood Blues - chant et harmonica
Steve "The Colonel" Cropper - guitare solo et rythmique, membre de Booker T. and the M.G.'s
Donald "Duck" Dunn - guitare basse, membre de Booker T. and the M.G.'s
Murphy Dunne - piano, amené à jouer dans le film en raison de l'engagement de Paul Shaffer à jouer avec Gilda Radner dans Gilda Live, en tournée avec le groupe à l'été 1980)
Willie "Too Big" Hall - batterie et percussions, membre de The Bar-Kays et Isaac Hayes
Steve "Getdwa" Jordan - batterie et percussions, (Saturday Night Live Band)
Birch "Crimson Slide" Johnson (en) - trombone, n'apparait pas dans le film
Tom "Bones" Malone - trombone, trompette et saxophone,(Saturday Night Live Band)
"Blue" Lou Marini (en) - saxophone (Saturday Night Live Band)
Matt "Guitar" Murphy - guitare solo et rythmique
Alan "Mr. Fabulous" Rubin - trompette (Saturday Night Live Band)
Paul "The Shiv" Shaffer - piano
Tom "Triple Scale" Scott - saxophone, n'apparait pas dans le film
Autres membres
James Belushi "Zee Blues" - chant, frère de John
John Goodman "Mack Mc Teer" - chant
Sam Moore
Eddie Floyd
Cabel Chamberlain
Tom Scott
Tommy Mc Donnel
Birch Slide
Alto Reed
Anton Fig
John Tropea
Rob Papparozzi
Larry Thurson
Danny Gottlieb
Buster Blues

 

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MessagePosté le: Dim 16 Avr - 16:15 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Clarence Gatemouth Brown, né à Vinton, Louisiane, le 18 avril 1924 et décédé le 10 septembre 2005, est un chanteur, harmoniciste, guitariste et violoniste américain de blues.


Clarence "Gatemouth" Brown a grandi à Orange au Texas.
Sa carrière musicale professionnelle a commencé en 1945, comme batteur à San Antonio. Il a été surnommé « Gatemouth » pour sa voix profonde. En 1947, il joue pour la première fois de la guitare lors d'un concert de T-Bone Walker dans une boîte de nuit de Houston. Il se rend à Nashville pour participer à un show télé, et enregistre quelques singles country. Il se lie d'amitié avec Roy Clark.
À la fin des années 1960, il décide de quitter le milieu musical et s’installe au Nouveau-Mexique comme shérif adjoint. Au début des années 1970, le public européen s'enthousiasme pour la roots music (en) particulièrement le blues. Du fait de sa notoriété, Brown est sollicité pour des tournées en Europe tout au long des années 1970.
Dans les années 1980, une série d'album a relancé sa carrière aux États-Unis. Il réalise alors de 250 à 300 concerts par année. En 1982, il remporte un Grammy Award pour l'album Alright Again!. Dans les années qui précédent sa mort, il voyage dans le monde en Australie, en Nouvelle-Zélande, Amérique Centrale, en Afrique, et dans l'ancienne Union Soviétique. Les « gens ne peuvent pas venir chez moi, ainsi je vais chez eux, » disait-il. En septembre 2004, on lui diagnostique un cancer du poumon. Déjà souffrant de l'emphysème et de maladies de cœur, Brown décide de renoncer au traitement.

Pendant sa carrière, il a joué une grande variété de guitares, Gibson L-5 (en) et Fender Telecasters, mais sa guitare favorite était une Gibson Firebird du milieu des années 1960.
Malgré ces changements d'instruments, il est cependant resté fidèle à une technique employant l'attaque des cordes aux doigts de la main droite (pouce compris), sans usage d'aucun médiator ou onglet, technique qui donne à son jeu à la fois la virtuosité, la fluidité et la douceur d'une attaque pourtant très dynamique. Et comme beaucoup de guitaristes "naïfs" (au sens noble), il utilisait systématiquement la transposition au capodastre, qui permet de penser la musique en une seule tonalité de base (souvent la tonalité de Mi majeur). Pour ces raisons, son superbe jeu guitaristique est resté instantanément identifiable et d'une efficacité redoutable. On peut s'en rendre compte dans les diverses versions disponibles de son morceau de prédilection dénommé « Okie Dokie Stomp ».
Malgré son caractère inimitable au sens strict, son style a influencé beaucoup d'autres guitaristes de blues tels qu'Albert Collins, Guitar Slim, J.J. Cale, et Johnny "Guitar" Watson.

 

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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 08:35 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

J. J. Cale, de son vrai nom John Weldon Cale, est un auteur, compositeur, interprète et guitariste américain, né le 5 décembre 1938 à Oklahoma City en Oklahoma et mort le 26 juillet 2013 à La Jolla, en Californie. Ses initiales « JJ » lui sont attribuées, à ses débuts, par le patron d'un cabaret, pour le différencier de John Cale, à l'époque membre du groupe The Velvet Underground


ohn Weldon Cale grandit dans une famille modeste à Tulsa dans l'Oklahoma.
Il enregistre, le 6 octobre 1958, sous le nom de Johnny Cale (chez Mercury Records), un single Shock Hop & Sneaky, puis sous le nom de Johnny Cale Quintet, deux autres singles (chez Chan) : The Purple Onion [instr.], Troubles, Troubles, Troubles et Ain't That Lovin' You Baby, She's My Desire, puis joue en compagnie de Leon Russell. En 1965 sort chez Liberty Records un single ayant After Midnight pour face B.
Au milieu des années 1960 le nom de JJ Cale lui est donné par un des propriétaires du club « Whisky a Go Go » (à Hollywood) pour le différencier de son homonyme John Cale du Velvet Underground. Il gardera ce nom de scène pour la suite de sa carrière.
En 1967, il fait partie du groupe Leather Coated Minds, dont le seul album, Trip Down Sunset Strip, est maintenant un collector, davantage pour l'apparition de JJ Cale que pour sa réelle valeur musicale.
À la suite du succès de la reprise de After Midnight par Eric Clapton en 1970, Audie Ashworth l'encourage à enregistrer son premier album Naturally qui sortira en 1972, suivi quelques mois plus tard de Really.
JJ Cale cultive l'anonymat tout au long de sa carrière. Il fait peu de tournées et pose pour la première fois en couverture d'un de ses albums en 1983 pour # 8, après 20 ans de carrière. Il prend un soin particulier à l'enregistrement de ses morceaux qu'il produit lui-même dans son studio, qu'il a pu faire construire chez lui notamment grâce aux royalties pour les droits d'auteur des différentes reprises de ses compositions

Sa musique est un genre de country rock largement teinté de blues, empruntant également au jazz et à la soul. Initiateur du «Tulsa sound» (son de Tulsa), son style est aussi appelé laid back, en référence à son jeu de guitare décontracté et à sa voix nonchalante. Son jeu de guitare a été influencé par Les Paul, Django Reinhardt, Jimmy Reed, Chet Atkins ou encore Hank Williams.
Bien que réputé perfectionniste et exigeant quant à la qualité de ses productions comme de ses sons de guitare, l'homme était connu pour son humilité, fuyant la célébrité.
Il a beaucoup influencé les artistes des années 1970 et 1980, notamment Mark Knopfler pour son jeu de guitare et sa façon de chanter, ainsi qu'Eric Clapton, qui a repris plusieurs de ses chansons (After Midnight, Cocaine, I'll Make Love To You Anytime, Travelin' Light, River Runs Deep, Everything Will Be Alright). En 2006 il enregistre avec Eric Clapton Road to Escondido, où il signe la plupart des titres.
Beaucoup d'autres artistes de renom ont puisé dans le répertoire de J. J. Cale : Lynyrd Skynyrd, Santana, Freddie King, Chet Atkins, Widespread Panic, Jerry Garcia Band, Seldom Scene, Bill Wyman, Jim Gordon, Dr Hook, Waylon Jennings, Clarence Gatemouth Brown, Bryan Ferry, Kansas, Cissy Houston, Maria Muldaur, Randy Crawford, Johnny Cash, John Mayall, The Tractors, Poco et beaucoup d'autres encore, comme Francis Cabrel, en France.
Cale est l'un des personnages principaux du roman Visas antérieurs de Luc Baranger, paru aux éditions Gallimard en 1996.

 

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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 09:03 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Eric Clapton, est un guitariste, chanteur et compositeur de blues et de rock britannique, né le 30 mars 1945 à Ripley, près de Guildford.
En 2011, dans son classement « les 100 plus grands guitaristes de tous les temps », le mensuel Rolling Stone le positionne juste derrière Jimi Hendrix.
Ses fans le surnomment « Slow Hand » (« main lente ») en hommage humoristique à sa virtuosité à la guitare.
Né à Ripley, à proximité de Guildford, dans le Surrey au Royaume-Uni, Eric Clapton est le fils d'un soldat canadien et d'une mère anglaise. Son père, parti combattre en Europe peu après sa naissance, est ensuite retourné au Canada. Sa mère, qui n'a alors que seize ans, étant encore trop jeune pour s'occuper de lui, le jeune Eric est confié à ses grands-parents maternels (dont le nom, Clapp, est à l'origine de la rumeur selon laquelle le véritable nom du guitariste serait Clapp). Il sera plus tard définitivement abandonné par sa mère, partie à son tour au Canada au bras d'un autre soldat.
L'histoire de sa naissance resta longtemps un secret de famille, et l'enfant n'apprend qu'à l'âge de neuf ans que ceux qu'il croyait être ses parents ne l'étaient pas, et que sa prétendue grande sœur était en réalité sa mère. Le choc est terrible pour Eric.
L'enfance de Clapton ne se passe pas sans accrocs – il a plus tard confessé avoir été un « sale gosse ». Peu attentif à l'école, il faillit même abandonner l'apprentissage de la guitare – il avait reçu sa première guitare acoustique, une Hoyer de fabrication allemande, en cadeau pour ses treize ans – car il le jugeait « trop difficile ». Postier pour gagner quelques sous, il intègre la classe de design de l'École d'art de Kingston upon Thames ; ses résultats médiocres lui valent d'être rapidement renvoyé.
Encore adolescent, Eric Clapton puise son inspiration musicale – il est finalement parvenu à jouer un peu de guitare – dans le blues américain : Big Bill Broonzy, Muddy Waters, Elmore James, Howlin' Wolf et surtout Robert Johnson, le légendaire bluesman du Mississippi. Surnommé par ses amis « Eric the mod » en référence à ses vêtements qui rappellent le mouvement Mods, il commence vers 1962 à fréquenter des clubs de musiciens comme le Ealing Club de Londres, dans lequel se produisent notamment les Rolling Stones. Il les accompagnera même occasionnellement comme chanteur. Peu confiant à l'époque envers ses talents de guitariste, il déclare : « J'en fais un peu ; j'ai bossé quelques trucs de blues depuis un moment ; rien de sérieux. ». Dans ce même club jouent les Blues Incorporated d'Alexis Korner, dont les batteurs et bassistes sont, de temps à autre (le personnel varie beaucoup à cette époque), Ginger Baker et Jack Bruce, ses futurs acolytes de Cream.
C'est pourtant l'apprentissage par cœur d'un album de Chuck Berry qui lui permet finalement d'intégrer en mars 1963 son premier groupe : les Roosters. Il joue avec eux jusqu'au mois d'octobre de la même année, puis, lorsque le groupe se dissout, rejoint Casey Jones and The Engineers en même temps que Tom McGuiness (l'ancien bassiste des Roosters).
Mais cette nouvelle association ne dure qu'un mois : Clapton, qui a déjà acquis une certaine réputation en tant que guitariste, est embauché par les Yardbirds, qui seront son premier groupe véritablement professionnel.


Avec l'arrivée de Clapton, les Yardbirds commencent à véritablement décoller. Petit groupe de rock 'n' roll comme tant d'autres, très influencé par le blues, ils ne jouent aucune composition personnelle, se limitant à des morceaux de blues issus des catalogues Chess, Checker ou Vee-Jay. Succédant aux Rolling Stones comme groupe résident du légendaire Crawdaddy Club de Richmond, ils deviennent un groupe culte parmi les jeunes Anglais branchés fans de blues. Leurs premiers singles, I Wish You Would et A Certain Girl, sont des succès relatifs, et ils partent même en tournée en 1963 avec le bluesman américain Sonny Boy Williamson, enregistrant ensemble un album qui sortira plus tard à la fois comme un disque des Yardbirds et de Williamson.
Clapton, de son côté, crée peu à peu son style personnel : façon de jouer bien sûr, synthétisant de manière révolutionnaire les influences de Buddy Guy, Freddie King et B.B. King, mais aussi façon de s'habiller. Cette forte personnalité, ainsi que ses talents de guitariste (pourtant assez peu mis en avant sur les premiers enregistrements du groupe), lui valent d'en devenir le principal soliste.
Devenant rapidement une figure importante de la scène anglaise, il se fait un surnom : Slowhand. La paternité de ce surnom revient à l'assistant de Gomelsky, Hamish Grimes, qui s'occupe de leur campagne de publicité, concoctant des slogans comme "Les Yardbirds, la sensation blues du moment". Grimes baptisa ainsi Clapton "Slowhand", un jeu de mot au sujet des claquements de mains du public quand le spectacle devait s'interrompre le temps qu'il remplace une corde cassée.
Mais en mai 1965, le premier vrai succès du groupe, For Your Love, coïncide avec le départ du guitariste, mal à l'aise à cause de cette chanson trop « commerciale » selon lui. En effet, à cette époque, Clapton est encore un fanatique de blues authentique, et considère comme une trahison de jouer autre chose que des reprises de grands bluesmen. Recommandant Jimmy Page à ses collègues, il quitte les Yardbirds.

Parti se reposer à Oxford chez Ben Palmer (l'ancien guitariste des Roosters), Clapton ne reste pas inactif très longtemps après son départ des Yardbirds : dès mars 1965, John Mayall lui propose de rejoindre les Bluesbreakers. À l'époque, le groupe est déjà une référence du R&B britannique, Clapton accepte donc la proposition. Échangeant sa Fender Telecaster contre une Gibson Les Paul Standard pour un son plus authentique et puissant, Clapton joue avec passion, et assoit sa réputation d'instrumentiste prodige. Ce qui ne l'empêche pas de manquer parfois de sérieux, allant jusqu'à rater certains engagements… Lassé par la routine des concerts dans les night-clubs, il abandonne en août 1965 les Bluesbreakers pour se joindre à un groupe composite supposé parcourir le monde : The Glands.
L'intention première de ce groupe de « musiciens voyageurs » était de parcourir le monde dans un autobus à deux étages, en jouant un peu partout. Une épopée qui s'achève rapidement en Grèce, d'où ils reviennent sans un sou après avoir eu un accident de la route et s'être presque fait kidnapper à Athènes. Clapton reprend donc dès octobre 1965 sa place au sein des Bluesbreakers…
Son escapade avec The Glands n'a nullement entamé la réputation de Clapton, qui devient peu à peu une véritable idole, et gagne un nouveau surnom : sur les palissades et dans le métro de Londres fleurit l'inscription « Clapton is God » (Clapton est Dieu). Un nouveau statut difficile à assumer pour le jeune guitariste, qui hésite dans ses déclarations entre d'une part la conviction qu'il possède des « pouvoirs », et d'autre part leur dénégation.
Parlant de cette période en 1987, à la télévision britannique, Eric déclara : "Qu'est-ce que je pouvais y faire ? Aller nettoyer les murs ? Bien sûr, les gens pensaient que ça allait trop loin... Je ne voulais pas m'embarrasser de ça, surtout pas. On disait que j'étais le meilleur guitariste du monde. C'est vrai, j'ai toujours voulu l'être, mais ce n'est qu'un idéal inaccessible"
En mars 1966, Clapton, Mayall et les Bluesbreakers enregistrent l'album Blues Breakers - John Mayall with Eric Clapton. Considéré encore aujourd'hui comme un monument du British Blues Boom, le disque connaît un grand succès, mais son titre, ambigu, ne satisfait ni les membres des Bluesbreakers, ni Clapton, qui trouve que son nom « se voit moins que celui de John Mayall ». Quand l'album sort, Clapton a déjà quitté le groupe. Il vient en effet de former avec Jack Bruce et Ginger Baker un « supergroupe » qui deviendra bientôt Cream.

Formé par trois musiciens déjà très célèbres - Eric Clapton, Ginger Baker et Jack Bruce - Cream est le premier « supergroupe », et l'un des premiers « power-trios » célèbres. Il est aussi pour Clapton l'occasion de développer sa technique de chant et ses talents de guitariste et d'auteur de chansons. Attendu comme un groupe de blues pur et dur, le groupe s'oriente pourtant dès son premier album vers une musique pop autant inspirée par le psychédélisme que par le blues. Un terrain fertile, à partir duquel Clapton crée un style de guitare plus expérimental que jamais : les concerts du groupe sont l'occasion de très longues improvisations à un volume sonore délirant pour l'époque, où Clapton, qui doit assurer à la fois la rythmique et les solos, est forcé de se surpasser.
D'autant que, malgré les déclarations enthousiastes de la presse et de leurs proches, l'ambiance n'est pas toujours au beau fixe entre les membres de Cream : leur association se fonde plus sur une rivalité parfois brutale que sur une réelle émulation. Plus tard, Henry Shapiro exprimera clairement la situation : « Cream est mort le jour où ils ont cessé de faire des étincelles entre eux ».
En 1967, la popularité de Clapton est quelque peu entamée après l'arrivée à Londres de Jimi Hendrix, dont le style flamboyant concurrence le sien. Arrivé en Angleterre fin septembre 1966 pour y rencontrer Clapton, Hendrix devient rapidement une nouvelle idole, y compris pour Clapton lui-même, les Rolling Stones et les Beatles. Mais Clapton continue à être désigné, par tous les sondages des magazines, comme le « meilleur guitariste du monde », et le succès d'Hendrix n'empêche pas Cream de vendre environ 5 millions de disques en 40 ans (y compris best of et singles), rien qu'aux États-Unis
Après trois albums, le groupe est cependant victime de l'inimitié qui règne entre ses trois membres, mais aussi des hésitations de Clapton. Ce dernier est en effet très affecté par une critique négative d'un concert de Cream, lue dans le magazine Rolling Stone, ainsi que par sa découverte de l'album Music from Big Pink du groupe canadien The Band, qui lui fait penser que le rock 'n' roll est en train de prendre une nouvelle direction. À tel point qu'il tentera, en vain, de rejoindre le groupe et faire la connaissance du guitariste Robbie Robertson ; les deux artistes se retrouveront sur scène le 6 mars 2000 lors du Rock and Roll Hall of Fame annuel donné en l'honneur de Clapton, qui recevra cette année-là son troisième prix Grammy en tant qu'artiste solo et le 28 juillet 2007 lors du festival annuel de guitare Crossroads au Toyota Park Center de Bridgeview.
Le dernier album de Cream, Goodbye, disque en partie live, paraît donc en 1969 après la dissolution du groupe. Il contient, entre autres, la chanson Badge, première collaboration de Clapton avec son ami George Harrison, guitariste des Beatles. Clapton jouera le solo de While My Guitar Gently Weeps, chanson de Harrison figurant sur le « white album » paru en 1968, devenant ainsi le premier - et le seul - musicien extérieur au groupe à jouer de la guitare sur un disque des Beatles. Lorsqu'en janvier 1969, Harrison quitta brièvement le groupe en plein milieu de l'enregistrement de Let It Be, John Lennon proposera même que Clapton le remplace.
Après la séparation de Cream, Clapton fonde un nouveau supergroupe, Blind Faith, avec l'ancien organiste et chanteur de Traffic Steve Winwood, à qui s'ajoute le batteur Ginger Baker de Cream. La frénésie que déclenche chez les fans la création de ce nouveau groupe dépasse encore celle suscitée par la formation de Cream. Blind Faith apparaît pour la première fois en public devant une foule de 100 000 personnes à Hyde Park, le 7 juin 1969. Mais les musiciens, en particulier Clapton, semblent tendus, et beaucoup parmi le public sont déçus. Le groupe part ensuite pour une tournée américaine à guichets fermés, puis enregistre son unique album du même nom. Le disque est réalisé si rapidement que sa face 2 ne comporte que deux chansons, dont une improvisation de 15 minutes.
Jamais vraiment à la hauteur des attentes de Clapton comme du public, Blind Faith est dissous après moins d'un an d'existence et Eric, décidé à rester un peu plus dans l'ombre, cherche des musiciens pour réaliser son rêve : jouer une musique plus proche de celle du Band.


Pendant l'expérience Blind Faith, Eric Clapton a fait la connaissance de Delaney & Bonnie, un couple de musiciens « simples, naturels, libres et pas du tout vaniteux », qui prennent simplement plaisir à jouer : tout le contraire des supergroupes, dont il est si fatigué. Il décide donc de les rejoindre, et les accompagne comme simple guitariste pour une tournée européenne. Au cours de ce voyage, Clapton s'ouvre à des influences musicales très diverses : musique sud-américaine, ballades, chansons lentes, chansons d'amour, thèmes country, qu'il exploitera par la suite.
Mais la période Delaney, Bonnie and Friends est de courte durée : en septembre 1969, Clapton est entré un peu plus dans le cercle très restreint des Beatles, en participant à un concert donné par John Lennon et Yoko Ono. Delaney et Bonnie ne l'acceptent pas, et la séparation intervient en 1970.
Commence alors une période de quelques mois au cours de laquelle Clapton, privé de groupe, n'en reste pas pour autant inactif : encouragé à chanter par Delaney, il enregistre en 1970 son premier album solo, sobrement intitulé Eric Clapton, avec quelques amis musiciens, dont Leon Russell et Stephen Stills. L'album remporte un certain succès commercial, montant jusqu'à la 18e place des charts américains. Il joue également sur plusieurs disques d'amis, comme le célèbre All Things Must Pass de George Harrison (même si, pour des raisons contractuelles, son nom n'apparaîtra pas sur la pochette avant plusieurs décennies), ou le premier album du Plastic Ono Band de John Lennon et Yoko Ono.
Vers la fin de 1969, influencé par son ancien camarade Steve Winwood de Blind Faith et le bluesman Buddy Guy, Eric fait ses débuts à la Fender Stratocaster. La première Stratocaster, surnommée Brownie, une guitare au coloris tobacco sunburst datant de 1956, fut acquise par Clapton au Sound City de Londres le 7 mai 1967 lors d'une tournée avec Cream pour un montant total de $400. Elle fut utilisée pour l'enregistrement de nombreux disques, dont Layla and Other Assorted Love Songs. Vient ensuite la célèbre Blackie, une Stratocaster noire composite assemblée à partir de différentes pièces de trois Stratocaster des années 1950 achetées au Sho-Bud Shop de Nashville (Tennessee) en 1970 pour $100 chacune, qui, avec Brownie, restera sa guitare préférée durant 15 ans, jusqu'à ce que Fender lui crée un modèle « signature » assez proche de la dernière, mais équipé de micros Lace Sensor Gold actifs (qui furent remplacés par des micros Fender Vintage Noiseless à partir de 2001), un manche au profil « V » adouci (comme sur les guitares acoustiques Martin des années 1930) avec la touche en érable de 22 cases et des mécaniques Kluson traditionnelles, et une électronique active comprenant un égaliseur de médiums (mid-boost) avec une puissance de sortie maximale de 25 dB produisant une « compression sonore » (compressed pickup sound), similaire à celle d'un micro double bobinage (humbucker) et un circuit TBX atténuant les graves et les aigus, ainsi qu'un chevalet traditionnel bloqué par une cale en bois placée sur la partie arrière du corps (blocked vintage synchronized tremolo) rendant la tige du vibrato inopérante, du fait que Slowhand ne se servait jamais de celle-ci en raison de sa prédilection pour la tenue d'accord stable des Stratocaster pourvues d'un chevalet fixe (hardtail). La sortie officielle de la Stratocaster Eric Clapton (qui fut classée parmi les premières guitares « signature » créées par le célèbre géant américain de la guitare électrique depuis 1987) fut lancée en 1988 et remise à jour en 2001, date durant laquelle les micros Lace Sensor furent remplacés par les nouveaux Fender Vintage Noiseless, introduits par la firme américaine en 1998. Cette guitare est également disponible en version Custom Artist (fabriquée par le Fender Custom Shop) depuis 2004.


Fin 1970, Clapton débauche la section rythmique de Delaney & Bonnie (le claviériste Bobby Whitlock, le bassiste Carl Radle et le batteur Jim Gordon) et forme un nouveau groupe, Derek and the Dominos. Fatigué de son statut de star adulée, il a en effet envie de se couler dans un groupe dont il ne serait qu'un membre parmi d'autres. Le groupe entre rapidement en studio pour enregistrer son premier album, aujourd'hui considéré par beaucoup comme le chef-d'œuvre de Clapton.
Les séances n'ont commencé que depuis quelques jours lorsqu'il rencontre le guitariste Duane Allman à un concert de son groupe, le Allman Brothers Band. Les deux musiciens, qui ne se connaissent que de réputation, jouent ensemble une séance impromptue et tombent immédiatement amoureux, chacun de son côté, du jeu de l'autre. Allman est donc invité à devenir le cinquième Domino, et l'album du groupe devient principalement l'œuvre des deux guitaristes, dont les phrases s'entremêlent, s'imitent et s'émulent sans cesse.
L'autre aspect essentiel de cet album, intitulé Layla and Other Assorted Love Songs, se trouve dans la chanson titre, Layla, qui sera deux ans plus tard un grand tube partout dans le monde. L'histoire de ce morceau commence en mars 1964, lorsque George Harrison rencontre le jeune mannequin Pattie Boyd, sur le tournage de A Hard Day's Night, le premier film des Beatles. C'est le coup de foudre, et ils finissent par se fiancer. Clapton, lui, a fait la connaissance du couple pendant l'été 1967 ; George et lui sont rapidement devenus de grands amis, mais leur amitié ne se limite pas à des goûts musicaux communs : très vite, Clapton à son tour tombe amoureux de Pattie. Non partagée à l'époque, cette passion deviendra le thème de Layla, un prénom suggéré à Clapton par la lecture d'un livre persan, The Story of Leïla and Majnun du poète Nizami, qui raconte l'amour passionné d'un homme pour une femme mariée. La suite de la carrière du groupe est cependant nettement moins brillante : ravagé par la nouvelle de la mort de Jimi Hendrix, Clapton commence à augmenter sérieusement sa consommation de drogues et d'alcool. L'accueil mitigé réservé à Layla… n'arrange rien. Pire encore, Duane Allman meurt brutalement d'un accident de moto le 29 octobre 1971, juste avant le début de la tournée américaine de Derek and the Dominos. Effondré, Clapton passe toute la tournée dans un brouillard permanent de drogue. Il en ressortira pourtant un album live étonnement bon, In Concert. Cela n'empêchera pas le groupe de se désagréger pendant l'enregistrement de son second album, les egos des musiciens étant exacerbés par les drogues.
Les années suivantes, une véritable malédiction semblera poursuivre les anciens Dominos : le bassiste Carl Radle sombre dans l'alcool et la drogue, qui finiront par le tuer en 1981, tandis que le batteur Jim Gordon tue sa mère à coups de marteau lors d'une crise de schizophrénie. Condamné à quatorze années de prison, il fut plus tard placé dans une institution pour malades mentaux, où il vit toujours aujourd'hui. Clapton retrouva son ancien camarade Bobby Whitlock sur scène le 25 avril 2000 lors du show annuel Later présenté par Jools Holland.

Au début des années 1970, la vie de Clapton devient pour le moins chaotique : la fin tragique de Derek and the Dominos, groupe qui avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices, et son amour malheureux pour Pattie Boyd plongent le musicien dans la déprime. Il cesse d'enregistrer et d'apparaître publiquement, et se retire dans sa résidence du Surrey. Cependant, en 1970, lui est offert l'occasion de jouer avec une de ses idoles, le bluesman Howlin' Wolf, ce qui aboutit à l'enregistrement de l'album London Sessions pour lequel jouent aussi Steve Winwood, Bill Wyman et Charlie Watts. Ces sessions d'enregistrement, en mai 1970, et la sortie de l'album en août 1971 n'empêchent pas Clapton de dériver ; il commet alors la même erreur tragique que nombre de musiciens de son époque, en cherchant consolation et oubli dans l'héroïne. Commence une terrible période de dépendance à cette drogue qui le marquera à vie : durant trois ans, Clapton n'enregistre pas, et ne sort de sa retraite qu'à quelques rares occasions comme le concert pour le Bangladesh organisé par George Harrison en août 1971. Le public peut alors avoir un aperçu de l'état de délabrement de sa santé : Clapton s'évanouit sur scène, et doit être réanimé avant de continuer à jouer.
C'est un autre musicien qui l'aidera à sortir de cette spirale infernale : Pete Townshend, guitariste des Who et ami de Clapton, fonde un singulier supergroupe (deux ex-membres de Blind Faith, deux ex-Traffic, plus Ron Wood, Townshend lui-même et quelques autres) et pousse Eric à en prendre la tête pour deux concerts au Rainbow Theatre de Londres en janvier 1973. Clapton y apparaît diminué, son jeu abîmé par ses trois années de dépendance, mais il est bien vivant, et Townshend atteint son but : lui montrer qu'il peut encore s'en sortir. Le concert produit l'effet escompté : Clapton suit ensuite une cure de désintoxication, et parvient à surmonter sa dépendance à l'héroïne. Mais ses problèmes personnels ne sont pas terminés : s'il est parvenu à se débarrasser de son problème de drogue, il retombe encore régulièrement dans l'alcoolisme, malgré des succès discographiques qui s'enchaînent.
Libéré de l'héroïne, ayant entamé une liaison avec Pattie Boyd-Harrison (qui finira par l'épouser en 1979), Clapton monte en 1974 un groupe pour enregistrer un nouvel album solo, 461 Ocean Boulevard. Inspiré par son voyage en Jamaïque l'année précédente, au cours duquel il avait rencontré le jeune et encore inconnu Bob Marley, le disque comprend peu de solos de guitare. Il remporte un très grand succès et, grâce à la reprise de I Shot the Sheriff, lance à la fois la carrière internationale de Marley et la vague du Reggae en Occident.
Les années suivantes voient Clapton continuer à sortir des albums, qui se situent musicalement dans la lignée de 461 ... plutôt que de Derek and the Dominos : peu de solos, et des chansons mieux écrites. Clapton veut dépasser sa réputation de « plus grand guitariste du monde » (le titre original et ironique de l'album There's one in every crowd de 1975) pour devenir un auteur de chansons reconnu. Mais cette nouvelle tendance n'est pas toujours comprise par le public, et les albums remportent des succès inégaux, le plus réussi, de l'avis des médias comme du public, étant Slowhand, qui contient les tubes Wonderful Tonight (une chanson d'amour inspirée par Pattie Boyd) et Cocaine (une reprise du bluesman blanc J.J. Cale).
Mais les ennuis de Clapton ne sont pas terminés pour autant : le musicien continue à boire bien plus que de raison, et en 1976, déclenche une violente polémique lors d'un concert à Birmingham. Considérant le Royaume-Uni comme « trop plein », il appelle le public à voter pour le politicien controversé du Parti Conservateur Enoch Powell, afin d'éviter que le pays ne devienne une « colonie noire ». Ces propos, qui font écho à ceux d'artistes comme David Bowie ou Siouxsie Sioux à la même époque, provoquent un tollé général, et sont sans doute pour beaucoup dans la création du mouvement anglais Rock Against Racism. Refusant à l'époque de revenir sur ses déclarations, et affirmant (dans une interview à Q Magazine) ne pas voir de contradiction entre elles et son amour pour la musique noire, Clapton finira par les attribuer à son état passablement alcoolisé au moment des faits. « Quand j'ai dit ça, j'étais complètement ivre. Et comme tous les gens ivres, je racontais n'importe quoi. Quel crédit peut-on porter aux propos d'un poivrot ? Moi, ce qui m'étonne le plus, ce n'est pas ce que j'ai pu dire, c'est d'avoir été capable de jouer ensuite ! ».
À la fin des années 1970, l'alcoolisme de Clapton devient critique, et il doit être hospitalisé, puis suivre une cure à Antigua (il y installera plus tard un centre de désintoxication entièrement financé par lui, le Crossroads Center). Les disques que Clapton réalise dans les années 1980 se plient à la mode des synthétiseurs et des boîtes à rythme. August, sorti en 1986 et produit par Phil Collins, est l'un de ses plus grands succès. Il part ensuite pour une tournée de deux ans aux côtés de Collins et remporte des récompenses pour son travail (dont le British Academy Television Award pour… la bande originale de la série Edge of Darkness, diffusée par la BBC en 1985). Cette période fut, entre autres choses, marquée par l'utilisation, pour la première fois, d'un synthétiseur de guitare dans certains morceaux du disque éponyme. L'album Journeyman, enregistré en 1989 avec des collaborations de George Harrison, Robert Cray, Daryl Hall, Chaka Khan, Mick Jones du groupe Foreigner et Phil Collins de Genesis, confirme aux yeux du public la renaissance artistique de Clapton.
Mais, encore une fois, le guitariste n'a guère le temps de profiter de son succès. En 1985, il rencontre Yvonne Kelly, avec qui il a une petite fille, Ruth. Cette liaison, puis celle avec le mannequin italien Lory Del Santo, qui lui donne en 1986 un fils, Conor, mènent à son divorce de Pattie Boyd en 1988.
Puis, au début des années 1990, deux tragédies majeures touchent Clapton.
Il y aura tout d'abord la mort, le 27 août 1990, du guitariste Stevie Ray Vaughan, alors en tournée avec Clapton. Vaughan se trouve avec deux membres de son équipe dans un hélicoptère qui s'écrase lors d'un trajet entre deux concerts. Clapton devait initialement faire partie du vol, avant de laisser sa place à Stevie Ray Vaughan.
Le 20 mars 1991, son fils Conor, âgé de quatre ans, meurt brutalement des suites d'une chute du 53e étage, par la fenêtre de son appartement. Effondré, Clapton racontera ses émotions dans la chanson Tears in Heaven.


En 1991 Eric Clapton pousse son vieil ami, George Harrison, à reprendre la route. Les deux camarades commencent par une tournée au Japon, où ils reprennent les vieux standards de ce dernier. Une tournée européenne est prévue mais annulée. Un enregistrement en public est cependant disponible : Live In Japan.
Mais le véritable grand retour de Clapton sur la scène musicale se fait en 1992 avec l'album Unplugged, où il reprend en public et en acoustique des standards de blues et ses propres chansons. L'album, qui contient notamment une version de Layla qui deviendra un tube, remporte un immense succès. Le guitariste confirme ce retour à ses premières racines musicales en 1994 avec l'album From The Cradle, entièrement constitué de reprises de vieux (voire très vieux) morceaux de blues. Dans cet album, qui fut le plus grand succès commercial de l'année 1994, Eric démontrera sa maîtrise hors du commun, à la guitare électrique, de tous les styles de blues.
Les années suivantes, Clapton partage son temps entre des collaborations avec Carlos Santana et B. B. King, qui remportent un immense succès, et des albums de musique électronique (Retail Therapy en 1997, puis Pilgrim en 1998), qui déchaînent beaucoup moins d'enthousiasme.
Il est des amis de Luciano Pavarotti avec qui il interprète "Holy Mother" en 1996 lors du concert "for War Child", et également en 2003 pour "sos Irak". Une version est disponible sur l'album "Pavarotti - The Duets".
Sortant régulièrement de nouveaux albums suivis de tournées à travers le monde (notamment au Japon et en Amérique latine), le guitariste semble même avoir trouvé un certain bonheur conjugal et domestique : en 1999, à l'âge de 54 ans, Clapton rencontre, à Los Angeles, la jeune vendeuse Melia McEnery (elle a 23 ans), qu'il épousera un peu plus tard, en 2002, dans son propre village natal du comté anglais de Surrey, Ripley. En 2005, le couple a déjà trois filles : Julie Rose (née en 2001), Ella Mae (née en 2003) et Sophie Belle (née en 2005).
L'album Reptile (2001), sans rencontrer un très grand succès, sera toutefois bien accueilli : Clapton y chante et joue avec beaucoup de son ancienne conviction. C'est dans cet album que l'on trouve la chanson - surprenante de gaieté - Believe in Life, dont l'artiste dira, au cours d'une interview donnée quelque temps plus tard, que c'est « l'une de ses chansons préférées ». Chanson d'amour très simple, elle a été écrite en hommage à son épouse Melia.


En 2002 Clapton organise et dirige le Concert for George au Royal Albert Hall de Londres en hommage à son ami de toujours George Harrison, mort d'un cancer du poumon un an plus tôt. Ce concert réunit notamment Paul McCartney, Ringo Starr, Jeff Lynne, Tom Petty et le virtuose du sitar indien Ravi Shankar.
Clapton a été invité en guest star sur l'album True Love de Toots and the Maytals, qui a gagné le Grammy du meilleur album reggae en 2004, et qui inclut de nombreux musiciens notables dont Willie Nelson, Jeff Beck, Trey Anastasio, Gwen Stefani / No Doubt, Ben Harper, Bonnie Raitt, Manu Chao, The Roots, Ryan Adams, Keith Richards, Toots Hibbert, Paul Douglas, Jackie Jackson, Ken Boothe, et The Skatalites.
Slowhand organisa et dirigea également le premier festival de guitare Crossroads Guitar Festival qui eut lieu au stade Cotton Bowl de Dallas (Texas) du 4 au 6 juin 2004, destiné à financer le centre de désintoxication Crossroads Centre situé sur la petite île d'Antigua (mer des Caraïbes), fondé en 1998. Ce festival, qui réunit les plus grandes vedettes de la guitare électrique, a connu un immense succès depuis lors, ce qui poussa Eric à organiser une seconde séance au Toyota Park de Bridgeview près de Chicago (Illinois) le 28 juillet 2007. Une troisième séance du Crossroads Guitar Festival eut lieu le 26 juin 2010. Gregg Allman, qui avait subi avec succès une greffe du foie le 23 juin, est remplacé par Derek Trucks et Susan Tedeschi. Après ces succès, Eric organise un quatrième festival de guitare Crossroads au Madison Square Garden de New York en avril 2013.
En 2005 Eric Clapton reforme Cream avec Jack Bruce et Ginger Baker pour une série de concerts qui se tiennent les 2, 3, 5 et 6 mai au Royal Albert Hall de Londres, ainsi qu’au Madison Square Garden de New York quelques mois plus tard. Les concerts sont enregistrés et font l'objet d'une publication sous forme de DVD et CD, à la fin de la même année.
Parmi les albums sortis par Clapton, on remarque entre autres Me & Mr Johnson (2004), disque de reprises du bluesman Robert Johnson, qui est depuis toujours la plus grande influence du guitariste, et sa collaboration récente (novembre 2006) avec la légende du blues blanc J.J. Cale, The Road to Escondido.
 En février 2008, Clapton et Steve Winwood donnent un concert au Madison Square Garden, à New York. Le concert a été enregistré, et un CD et un DVD sont sortis en mai 2009. Les deux anciens membres de Blind Faith se sont retrouvés sur scène, entre le 10 et le 30 juin 2009 pour une série de 14 concerts aux États-Unis et furent annoncés à Anvers, au Sportpaleis Antwerp pour le 23 mai 2010 et à Paris, au POPB pour le 25 mai 2010. Ils repartageront ensuite la scène au Royal Albert Hall de Londres pour une série de 5 concerts qui eurent lieu entre le 26 mai et le 1er juin 2011 avant d'entamer une tournée de 13 concerts au Japon en novembre et décembre 2011.
En janvier 2010, Eric Clapton reforme avec Yoko Ono et Paul Simon le groupe Plastic Ono Band pour des concerts à Central Park en mars. Son dernier opus (Reprise records, 2010) sobrement titré CLAPTON est un recueil de titres jazzy sur lesquels apparaissent entre autres ses vieux complices Jim Keltner, J.J. Cale, Paul Carrack ou encore Sheryl Crow, Doyle Bramhall II et Derek Trucks. Kim Wilson et Wynton Marsalis entrent dans le cercle des musiciens qui ont joué avec Clapton.
Autres participations récentes (2011) d’Eric Clapton : Avec Chris Barber sur “Memories Of My Trip” Avec Robbie Robertson sur “How To Become Clairvoyant” Avec Paul Wassif sur “Looking Up Feeling Down”
Clapton est apparu dans le documentaire de 2011 “Reggae Got Soul: The Story of Toots and the Maytals” / “Le reggae a de l’âme: l’histoire de Toots and the Maytals” qui a été diffusé sur la chaîne BBC et a été décrit comme “l’histoire jamais racontée de l’un des artistes les plus influents à avoir jamais émergé de Jamaïque”.
Les 7, 8 et 9 avril 2011, Wynton Marsalis et Eric Clapton ont joué ensemble au Lincoln Jazz Center de New York City, Taj Mahal assurait la première partie et a rejoint les deux légendes pour deux titres. La première soirée était un concert de charité. Un double CD de ces concerts est sorti le 10 septembre 2011. Le 24 février 2012, Eric partage la scène avec Keith Richards, Kim Wilson, Derek Trucks et d'autres grandes vedettes à l'Apollo Theater de New York lors d'un concert intitulé Howlin' For Hubert donné en l'honneur du bluesman Hubert Sumlin, décédé le 4 décembre 2011 à l'âge de 80 ans. Les 13 et 14 novembre 2013, sous le titre The One And Only, il se produit aux Baloise Sessions de Bâle. Quelques jours plus tard, un mix des 2 concerts sera radiodiffusé sur les ondes de la chaîne suisse SRF3 puis diffusé sur la Web TV de Arte. En 2014, Clapton entreprend une tournée mondiale en Asie, en Amérique et en Europe avant d'entamer une série de concerts au Madison Square Garden de New York et au Royal Albert Hall de Londres en mars 2015 à l'occasion de son 70e anniversaire. En 2016 sort son 23e album, I Still Do.

 

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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 08:41 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Robert Cray né le 1er août, 1953 à Columbus, Géorgie est un musicien de blues, guitariste et chanteur américain.


Fils de militaire ayant vécu en Géorgie et en Allemagne et enfin à Seattle, Robert Cray a grandi en écoutant les sons du rock psychédélique avant de découvrir le blues à travers les disques de Magic Sam, B. B. King, Albert King ou Howlin' Wolf et la soul via les disques du label Stax. Après quelques cours de guitare avec Isaac Scott, un bluesman de Seattle, Robert Cray fonde un orchestre à l'université de Tacoma avec quelques amis, dont le bassiste Richard Cousins qui restera longtemps avec lui. C'est la rencontre avec Albert Collins, venu donner un concert à l'université, qui va le pousser à envisager une carrière de musicien professionnel. Une véritable admiration puis une réelle amitié uniront le jeune Robert Cray au vétéran texan. Le style de guitare de Collins demeure toujours une de ses influences dominantes.
Il a remporté plusieurs Grammy Award du meilleur album de blues contemporain et, en 1986, l'album Showdown! qu'il réalise avec Albert Collins et Johnny Copeland reçoit le Grammy Award du meilleur album de blues traditionnel.


 

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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 08:46 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

James Henry « Jimmy Dawkins »  (né le 24 octobre 1936 à Tchula, Mississippi et mort le 10 avril 2013 (à 76 ans) à Chicago, Illinois) est un chanteur et guitariste de blues.


Il déménage à Chicago en 1955, où il travaille à l'usine et joue dans des clubs locaux qui lui vaudront une réputation de musicien de sessions.
En 1969, grâce aux efforts de son ami Magic Sam, il enregistre son premier album solo Fast Fingers sur le label Delmark Records, remportant le Grand Prix du Disque du Hot Club de France. En 1971, Delmark sort son second album All For Business avec comme chanteur Andrew Big Voice Odom et le guitariste Otis Rush.
Il commence à tourner en Europe et au Japon, et enregistre plusieurs albums en Europe et aux États-Unis (il participe entre autres à l'enregistrement du légendaire Bad Luck blues de Cousin Joe chez Black & Blue). Dawkins a également tenu une chronique dans la revue Living Blues à la création de laquelle il a participé. Dans les années 1980, il enregistre peu, et commence sur son propre label Leric Records à promouvoir d'autres artistes.

À partir de 1991, il recommence à tourner et à enregistrer. En 1995, il reçoit trois nominations pour les W.C. Handy Award dans les catégories :
Best Blues Instrumentalist - guitare,
Contemporary Blues Album of the Year (1994's Blues And Pain),
Blues Song of the Year (Fool in Heah).
La resortie de Fast Fingers lui vaudra un W.C. Handy Award comme Best Reissue Blues Album of the Year en 1999.

 

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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 12:10 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

William James « Willie » Dixon (né le 1er juillet 1915 et mort le 29 janvier 1992) était un musicien, contrebassiste, compositeur, arrangeur, producteur et chanteur de blues américain. Son influence artistique chez Chess Records, autant que son rôle au début de la carrière de Chuck Berry et de Bo Diddley, ont été prépondérants. Par ses multiples talents, il a largement contribué à façonner une bonne partie du Chicago blues de l’immédiate après-guerre.


Il est né William James Dixon à Vicksburg dans le Mississippi. Au cours de son enfance, il se frotte à plusieurs reprises avec la justice ce qui l'amène à quitter le Mississippi pour Chicago en auto-stop.
Là bas, grâce à sa carrure imposante, il devient boxeur et parvient même à gagner le titre Golden Gloves dans la catégorie poids-lourd en 1936. Parallèlement à cela, Dixon apprend la contrebasse, mais ses progrès sont arrêtés quand il résiste à un recrutement pour la Seconde Guerre mondiale et est emprisonné pour dix mois.
Après la guerre, il retrouve son professeur, Leonard Baby Doo Caston, avec qui il forme le Big Three Trio, et enregistre pour Columbia Records. Dans la foulée, Dixon signe pour Chess Records comme musicien de studio et compositeur attitré un peu plus tard, en 1951, où il est employé à plein temps du label. Il devient le contrebassiste de Howlin' Wolf dans un groupe où il côtoie James Cotton, l'harmoniciste de Howlin' Wolf.

Ses relations avec Chess sont alors parfois tendues, mais il laisse son empreinte sur le label de 1948 au début des années 1960. Dans les années 1970 et 1980, sa santé se détériore en grande partie à cause du diabète qu'il avait depuis plusieurs années et qui le contraindra par la suite à être amputé d'une jambe. Il remporte un Grammy Award du Meilleur disque de Blues traditionnel en 1989. C'est également à cette époque que Willie Dixon est promu au Rock and Roll Hall of Fame.
Willie Dixon meurt à la suite d'une défaillance cardiaque à Burbank en Californie le 29 janvier 1992 et est enterré au Burr Oak Cemetery à Alsip dans l'Illinois.
L'influence de ses années chez Chess reste prodigieuse. Il ira même jusqu'à affirmer une fois "I am the blues" (je suis le blues). Il est en effet une des influences majeures du genre que ce soit à travers son écriture originale et variée, ses performances scéniques, ses enregistrements ou son vaste travail de production.

 

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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 12:15 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Fird Eaglin Jr, connu sous le surnom de Snooks Eaglin, est un chanteur-guitariste de blues américain, né à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 21 janvier 1936 et mort le 18 février 2009 à l'âge de 73 ans.


Eaglin perd la vue peu après son premier anniversaire des suites d'un glaucome. Vers l'âge de cinq ans, on lui offre une guitare dont il apprend à jouer en écoutant la radio (son surnom lui vient d'un personnage de radio nommé "Baby Snooks").
Assez tôt, Eaglin abandonne ses études pour rejoindre les Flamingoes, un groupe local formé par Allen Toussaint. Il ne le quittera qu'à sa dissolution, au milieu des années 1950.
Eaglin joue souvent dans les rues entre ses tournées ou lorsque le travail de studio manque ; c'est là qu'il est découvert par Harry Oster, un folkloriste de l'université de la Louisiane. Il enregistre ensuite chez Folkways Records, Folklyric, et Prestige.

Considéré comme un superbe bluesman, son style vocal rappelle celui de Ray Charles. C'est probablement dans son disque That's All Right (Heritage, 1961) qu'il en fait la meilleure démonstration.
Avec les années, sa capacité à assimiler et à s'approprier n'importe quel morceau s'est développée au point de lui valoir le surnom de « jukebox humain ».

 

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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 09:50 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Ruthie Foster, est une chanteuse américaine de blues et folk née en 1964 à Gause au Texas.

Elle est issue d'une famille de chanteurs de gospel. En juin 2009, Ruthie Foster a tourné avec The Blind Boys of Alabama. En décembre 2009, son album The Truth According to Ruthie Foster a été nominée pour le Grammy Award du meilleur album de blues contemporain. En mai 2010, au Blues Music Awards, Ruthie se voit décerner le titre d'artiste de blues féminine contemporaine 2010

   

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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 10:01 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états ( Blues moderne (après 1950)) Répondre en citant

Slim Harpo (11 janvier 1924 - 31 janvier 1970) était un musicien de blues américain.

Né James Moore à Lobdell en Louisiane, aîné d'une famille qui a perdu ses parents, il travaille comme docker et ouvrier du bâtiment à la fin des années 1930 et au début des années 1940.
Il est l'un des représentants du blues traditionnel d'après-guerre. Il débute dans des bars de Baton Rouge sous le nom de Harmonica Slim. Il accompagne Lightnin' Slim, son beau-frère, avant de commencer sa propre carrière en 1957.

Nommé Slim Harpo par le producteur Jay Miller, il est influencé par Jimmy Reed. Son style combine une voix traînante avec les passages incisifs d'harmonica. Il joue souvent de l'harmonica chromatique.
Il influença largement les Rolling Stones qui reprirent le titre Shake your Hips dans l'album Exile on Main St., et le classique I'm a king Bee sur leur premier album 1964.
Idem pour les Yardbirds sur leur live at the Marquee (1964) avec Eric Clapton interprétant Got love if you want it.

 

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