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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone)
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saintluc



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MessagePosté le: Sam 8 Avr - 14:53 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Revue du message précédent :

Cisco Herzhaft (né en 1947) est un guitariste français folk et blues connu notamment pour sa technique dite du slide et pour son jeu de finger picking. Il est amateur de blues et de ragtime.

Né au Bouscat, banlieue immédiate de Bordeaux, Cisco Herzhaft est le quatrième enfant d'une famille d'immigrés d'Europe Centrale qui aura connu de nombreux déboires durant les deux guerres mondiales. Le petit Cisco Herzhaft, exhorté à « rester discret » toute son enfance, en restera un «rambler, une valise à la main, toujours, prêt à partir ».
Cisco Herzhaft fut très tôt, et profondément, inspiré par la culture nord américaine. Enfant, s’il s’intéressa au cinéma ainsi qu’à la littérature d’outre mer, sa véritable passion fut la musique et, plus précisément, le folk américain. Amateur éclairé, aux côtés de son frère Gérard Herzhaft, historien et spécialiste de la musique Blues reconnu comme tel dans le monde entier (auteur du Que sais-je ? sur le blues et de la « Grande Encyclopédie du Blues », référence aux États-Unis), Cisco Herzhaft grandit en écoutant Cisco Houston (d’où son nom d’artiste), Woody Guthrie, Pete Seeger, dans un registre bluegrass les Stanley Brothers, Hank Williams, Doc Watson (dont les disques ont inspiré son style de guitare), et dans le registre Blues Lightnin' Hopkins, John Lee Hooker, Big Bill Broonzy… Aucun représentant de la folkmusic américaine n’échappa à l’étude systématique du jeune Cisco, ni à son engouement croissant pour cette culture si proche de ses « bleus à l’âme » et de ses envies d’errance. Le passage de l’écoute à la pratique, s’il fut naturel, se fit tardivement. Pris entre un noyau familial aussi insensible à la vocation de chanteur-guitariste qu’à l’appel de la musique américaine, et une France qui ne connaissait pas, ou si peu, la culture folk américaine, Cisco Herzhaft attendit les années 1960 et sa fraîche majorité pour quitter le foyer familial, la guitare à la main.

Sans avoir pris le temps de passer son baccalauréat, après avoir été remercié par trois établissements scolaires, Cisco Herzhaft part sur les routes. Il parcourt la France en auto-stop, fait la manche, donne des concerts dans de petites salles, assure, à l’occasion, une animation dans un lycée. Arrivé par hasard à Saint-Brieuc, ville d’Armor en Bretagne, où Cisco obtiendra en parallèle un CAP d’électricien, il joue tous les soirs à bord d’un petit navire deux mâts, l'Etoile, mouillé dans le port du Légué. Sa cale cache un cabaret tenu par le chanteur breton, et porte-drapeau, Serge Kerguiduff. Cisco y interprète ses premières compositions d’inspiration folk, dont le Blues de l’auto-stoppeur repris plus tard sur l’album Two brothers and a pick. Il rencontre ainsi Alan Stivell et Glen Mor. Ce dernier, intéressé par son jeu guitaristique non-académique, une des caractéristiques du doigté de Cisco Herzhaft, lui proposera une tournée Fest-noz en tant que guitariste.
Au fil de ces années, Cisco Herzhaft apprend à suivre en picking toutes les couleurs musicales. Avec ses compositions, il passe régulièrement à l’ORTF, notamment à Radio Bordeaux (ses premières feuilles de paie), où il enregistre un morceau folk Étienne était mineur sur bandes magnétiques. En revenant sur Paris, il rencontre les Haricots Rouges, groupe français Jazz Nouvelle-Orléans, qui lui proposent d’assurer des parties guitare sur des morceaux jazz de l’album Sweet & Hot produit en 1968 (label Ducretet Thomson). Il y enregistre en guitariste solo blues picking, « à la manière de Lightin hopkins », un des premiers blues en français, Bettina.
En parallèle de son apprentissage, Cisco Herzhaft s’inspire des artistes blues américain sur scène ; il voit ainsi en concert dans toute la France, pour ne citer qu’eux, les guitaristes Son House, Skip James, Sleepy John Estes, T Bone Walker, JB Lenoir, BB King, Big Joe Williams, Otis Rush, Freddy King, Muddy Waters, Fred McDowell (qui lui inspirera son style slide), les chanteurs Big Joe Turner (le créateur du titre Shake, rattle and roll), Bukka White, les chanteuses Coco Taylor, Big Mama Thornton, Sippie Wallace, les pianistes Curtis Jones, Roosevelt Sykes, Eddie Boyd, Otis Spann, le chanteur-harmoniciste, joueur de jug, Hannie Nixon, le contrebassiste Willie Dixon (qui, en tant que producteur, assurait la majorité des tournées Blues des années 1960), Ike et Tina Turner, Doc Watson, dans le registre rock’n roll Chuck Berry, et de nombreux autres grands noms, une centaine, de la musique bluesfolk américaine.
Également présent à tous les American Folk Blues Festival de ces années 1960, Cisco Herzhaft rencontre les figures qui installeront durablement le Blues en France. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Jacques Périn, l’initiateur du célèbre magazine Soul Bag, en 1968, de Jacques Demetre (critique de Blues dès les années 1950 dans Jazz Hot et écrivain), ou encore de Kurt Mohr (journaliste spécialisé et écrivain). Au festival de Jazz d’Andernos, venu assurer un concert avec les Haricots Rouges, Cisco Herzhaft rencontre et joue avec John Lee Hooker. Le jeune Cisco, sur un premier solo « plein de notes », ce que son jeu lui permettait, reçoit de John Lee Hooker, sur scène, une de ses premières « vraies » leçons de Blues : « Just play the blues… ». Ce sera dans le lecteur cassette de la voiture de John Lee Hooker que Cisco Herzhaft entend pour la première fois Albert King, futur grand bluesman de la scène internationale, que John Lee Hooker qualifie alors de « nouveau venu qui va faire parler de lui »...

Cisco Herzhaft, en 1970, passe un examen d’entrée à l’université. Lancé dans des études de psychologie, il décroche, en 1975, un DESS, puis un DEA en 1976. Il travaille ensuite comme psychologue à l’hôpital de jour de Ville-d’Avray, où il restera onze ans. À la même période, il se marie avec la chanteuse folk Marie Courcelle et a trois enfants, Lionel (1968), Chloé Sarah (C4h, 1975) et Jérémie (1981).
Les années 1980 seront celles du folk français pour Cisco Herzhaft. Il fut le premier, et le seul à ce jour, à explorer et (ré)arranger à la manière folksong de la chanson traditionnelle et folklorique médiévale française.
En 1982, Il enregistre l’album folk français, Naguère la Brie (label Caiac). En collaboration avec Marie Courcelle au chant, Bernard Mercier aux percussions et violon, Cisco Herzhaft (à la guitare, au banjo et à l’harmonica) revisite un répertoire de vieilles chansons de la région de la Brie (Mai nouveau, La fille au roi Louis, Les trois roses…). À l’occasion de cet enregistrement, en vue de déclarer siens les arrangements et réussir l'examen d’arrangeur et compositeur que la SACEM exigeait alors, Cisco apprend le solfège et l’harmonie.
En 1983, rejoint par le contrebassiste (et sculpteur) Bernard Brimeur, Cisco Herzhaft enregistre l’opus Que faire si amour me laisse ?. Dans le même esprit que pour Naguère la Brie, il parcourt cette fois le folklore de toute l’Île-de-France. Sont ainsi enregistrées, pour la première fois, les chansons Pierre de Grenoble et Oh Gué vive la rose. Cisco Herzhaft joue également du flageolet irlandais. Entre 1981 et 1985, les deux albums, dont le second est sponsorisé par le Crédit Agricole de la Brie, entraînent concerts, émissions de radio et de télévision ; Cisco Herzhaft et Marie Courcelle gagnent en notoriété. Singularisés, ils représentent bientôt, pour un public varié dépassant le cercle premier des amateurs de musique traditionnelle, un folklore français vivant, synthèse originale de la séculaire musique folklorique et d’une couleur originalement moderne2.
En avril 1987, Cisco Herzhaft et Marie Courcelle, financés par le Club Richelieu dans un cadre de promotion de la Francophonie à l’étranger, partent établir des contacts au Canada. Introduits sur place auprès du producteur Yves Lagacé par le chansonnier québécois Michel Lafleur, et bénéficiant d’une naissante notoriété locale, ils assurent deux tournées canadiennes en 1987 et en 1988 ; ils représentent notamment la France, les deux étés, au Festival le Mondial des cultures de Drummondville.
L’année 1989 voit Cisco Herzhaft revenir à la composition ; il signe, à l’exception notable des deux reprises À la claire Fontaine et Le beau Robert, l’album folk, très personnel, Sur un côté de la rivière particulièrement adapté à la voix soprano de Marie Courcelle. On note la marquante présence du violoniste Bertrand Deraspe, du groupe folklorique traditionnel québécois Suroît. Marie Courcelle consacre par la suite sa remarquable énergie scénique à un répertoire acadien, cadien et zydeco, et fonde son groupe Delta Connexion. Cisco Herzhaft, à l’aube des années 1990, se voue à sa passion de jeunesse, le Blues.

En 1991, Cisco Herzhaft, en duo avec Bernard Brimeur, enregistre un album Blues sans titre (!), auquel participe son frère Gérard. Cet enregistrement « pour le plaisir » amorce l'équipée des albums communs, les très familiaux Herzhaft Blues. C’est sur cet enregistrement que figure Fontainebleau Rag, un des nombreux rag composés par Cisco Herzhaft qui feront, pour une part essentielle, en plus de sa technique slide, sa réputation et son succès.
À la fin de l’année 1993, avec l’arrivée de David Herzhaft à l’harmonica, sort le premier « vrai » album de la série des Herzhaft Blues : Never been plugged. Cet album, s’il rapproche en studio les Herzhaft, est véritablement l’occasion pour Cisco de renouer définitivement avec la scène, en solo, dans un registre blues.
En 1995, Cisco Herzhaft assure une tournée estivale en Amérique du Nord. À partirde l’année suivante, Cisco Herzhaft, jamais plus à l’aise que sur la scène, assure un minimum d’une centaine de concerts par an, enchaîne les festivals, et retourne annuellement au Canada.
En 1996 sort le deuxième opus des Herzhaft Blues, Two Brothers and a pick, qui voit le batteur Patrick Cassotti rejoindre le projet.
En 2000 arrive le cd Herzhaft Special, qui clôt la série des Herzhaft Blues.
Cisco Herzhaft sort son premier album Blues solo en 2002, Ghost Cities, en majorité des chansons originales, dont le scénique, et très demandé, New Marseillaise Rag, le morceau slide A1 Motorway Blues et le titre folk Mon road movie.
L’album est suivi, en 2003, d’un CD de Bluegrass, BBC & Mister P, réunissant des morceaux traditionnels, Jesse James, John Henry, Old Joe Clark… Le banjoïste Bernard Smaguine figure sur cet album.
En 2007 sort le très personnel Cisco’s Cooking qui réunit l'ensemble des influences de Cisco Herzhaft. Cet album se fait remarquer à l'étranger et correspond aux premières tournées américaines, ainsi qu'aux chroniques d'albums dans les médias étrangers, des sites en ligne musicaux, comme MTV.com, à des médias spécialisés. Le titre Schnorer’s Blues perpétue la tradition des titres yiddish-Blues que Cisco Herzhaft a composé pour tous ses enregistrements (tels Old yiddish Blues sur Two brothers and a pick, ou Mazel tough sur Herzhaft Special).
En 2010, Cisco Herzhaft enregistre son troisième album solo, The Cisco's system, dont Cisco Herzhaft a enregistré seul à la guitare la moitié des titres, mettant en valeur le fingerstyle dont il est un des seuls interprètes en Europe. Il "joue à la fois les basses et la mélodie" à la main droite. Aux tournées européennes (1re tournée en 2009, Allemagne, Belgique, Suisse, Luxembourg, Autriche, Hollande, Espagne et Italie) s'ajoutent des destinations internationales comme le Maghreb (premiers concerts en 2009 et 2010) ou l'Amérique du Sud (tournée en Argentine en 2013). Dans la foulée, il est sélectionné pour représenter la France à l’International Blues Challenge de Memphis aux États-Unis, en 2012, dans la catégorie Solo/Duo.
En 2014 paraît Good Hand avec de nombreux invités, d'où son nom, tels l'harmoniciste canadien Guy Bélanger et le rappeur français Rockin'Squat. Ce dernier intègre le morceau qu'ils ont enregistré ensemble, "Bentonia Mississippi", dans sa compilation "Rockin squat, Excuse My French Part 3" sorti en 2015.

 
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MessagePosté le: Sam 8 Avr - 14:53 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Sam 8 Avr - 15:08 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Chris LANCRY
Né à Marseille en 1951, Chris joue de la guitare (principalement acoustique) et de l’harmonica depuis l’âge de 12 ans, dans les styles très spécifiques du blues et du bluegrass.

Il commence à tourner dans le circuit des clubs et des MJC à l’âge de 16 ans et il enregistre son premier disque « Blues From Over The Border » en 1971 avec Roger Mason, Deroll Adams, Karel Bogart, Roland etc…
Il joue dans des festivals en Belgique et en Hollande où il rencontre des légendes comme Big Joe Williams, il fait la première partie de Blind Gary Davis et Rory Gallagher (festival de Bilzen 1972).
Il fait partie du paysage blues français depuis le début avec ses amis Bill Deraime, Alain Giroux, J.J. Milteau, Patrick Verbeke etc…
Parallèlement à sa vie de musicien de scène, Il organise chaque année, au mois de juillet, un stage de guitare acoustique en Corrèze, il collabore au magazine Unplugged et enregistre des disques sur des labels spécialisés comme Bookmakers ou Cézame.
Il a participé en 2002 et 2003 sur scène et sur disque au collectif « Autour du Blues » avec Claude Engel, Françis Cabrel, Paul Personne, Luc Bertin, Michaël Jones, J.J. Goldman etc…

 

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MessagePosté le: Lun 10 Avr - 09:15 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Lazy Buddies est un groupe de blues rennais formé en 2005, aux influences swing, West coast blues, jump et rock 'n' roll 50's.


Le répertoire fait la part belle aux années 1950, avec une forte tendance blues, West Coast blues, jump, swing et rock 'n' roll. Le groupe fait des reprises de morceaux blues de nombreuses régions des États-Unis (Chicago, Texas, Californie, Memphis...) et compose également ses propres morceaux tout en restant dans le même esprit. Lazy Buddies joue des reprises de musiciens des années 1950 comme T-Bone Walker, Ruth Brown, Floyd Dixon, Little Richard, ... mais puise également ses influences auprès de musiciens plus récents comme Kim Wilson, Sean Costello, Junior Watson, Kid Ramos, James Harman, Jimmie Vaughan, Rusty Zinn, Richard Innes ...

Les membres du groupe se sont rencontrés grâce à l'association rennaise Roazhon Blues. C'est aux jams sessions mensuelles de Roazhon Blues que Dominique Genouel (harmonica), Nicolas Fleurance (guitare DeArmond Starfire), Soazig Lebreton (chant), Guillaume Rousseau (guitare ES295 Epiphone) et Maxime Genouel (contrebasse) se sont rencontrés. Le second batteur de la formation, David Avrit, intégré en juin 2009, est issu de la scène nantaise.
Depuis sa formation en 2005, Lazy Buddies enchaine les concerts à un rythme assez soutenu dans les cafés-concerts ou pour des associations. À partir de 2007, le groupe commence à être reconnu dans le milieu blues français. Il participe à des festivals/nuits du blues : Terri'Thouars Blues 2009, Blues en Rade 2009 à Locmiquélic, Blues des Deux Rivières à Belle-Isle-en-Terre 2009, Blues en Loire à la Charité sur Loire 2007 et 2010, Semaine du Blues de Montfort sur Meu 2008 et 2010.

2010 marque la reconnaissance nationale du groupe. Depuis, Lazy Buddies a participé à quelques festivals majeurs de la scène blues et jazz française comme Cognac Blues Passions, Cahors Blues Festival, Europa Jazz, Blues sur Seine. Le groupe compte quatre prix remportés sur deux tremplins nationaux organisés par des festivals de blues (Cahors Blues festival: le plus ancien de France et le Tremplin national Blues sur Seine: grand festival de la région parisienne). Les Rennais peuvent toujours les entendre jouer régulièrement dans des clubs et cafés-concerts locaux et chaque année pour la fête de la musique à Rennes.
En avril 2011, le festival Bain de Blues (à Bain-de-Bretagne 35) programme Lazy Buddies.
En 2012, Lazy Buddies continue d'être programmé sur de nombreux festivals comme Blues Autour du Zinc (Beauvais - 60), Terri'thouars Blues (79) ou Jazz aux Écluses (35), etc. Cette même année, le groupe est également programmé au Coast Bike Show (44) et remporte le concours du festival off de Mirande (32), ce qui lui vaut une programmation sur la grande scène en juillet 2013 aux côtés de grands artistes internationaux.

 

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MessagePosté le: Lun 10 Avr - 09:24 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant


Difficile de faire parler Lenny Lafargue. Sa vie chaotique et pleine de contradictions, il l'exprime par la musique.

Le visage de Lenny porte les stigmates d'une vie d'artiste. Avec ses yeux bleus, il a un air à la Johnny. Comme Johnny, il ne parle pas facilement. Pas besoin de dire sa révolte: il la porte en soi, et sa vie toute entière dit la révolte. « Peut-être, j'ai un tempérament de révolté. Mais j'essaie de changer. On est obligé. » Il se méfie donc de toutes les postures, même celles... de la révolte.
Derrière les longs silences, les questions laissées sans réponse, il y a l'humilité d'un artiste qui ne veut pas décevoir. Jacques Brel préférait ne pas sortir plutôt que de « faire semblant ». Lenny, lui, confie: « Je suis une éternelle découverte ».
Derrière, il y a aussi la tension, l'attente d'un spectacle qui, hier soir, a laissé s'exploser les non-dits.
Pour décrire sa musique, il parle de son « authenticité, de son vécu. » Il jure pourtant que son album « L'estuaire » est très gai. Question de pudeur, question de blues.

Il manifeste un souci, omniprésent, d'éviter l'arrogance, refusant même de parler de son « originalité » d'artiste.
« Hôtels miteux »
Pourtant, en composant en français, il a pris dès le départ un risque. Intéressé par sa démarche, le fameux guitariste Benoît Blue Boy l'a aidé à réaliser son album.
Jean-Philippe Kauffmann, producteur de Lenny, oppose le tout au rien: « Ou tu es connu et reconnu, ou tu n'es pas connu, et il faut passer par des chemins tortueux pour arriver à quelque chose. » Cette année, il sera aussi à Pau, aux Garden blues de Marseille... Mais sa vie, ce sont « les hôtels miteux, les bouges infâmes » dont il vous parle et qu'il gardera avec lui. Stéréotypes? En tout cas, façon de dire la dépression, les trous noirs. « Je ne suis pas un bluesman de salon », conclut-il.
Ses débuts dans la musique?, « Je me suis enfui de chez moi ». C'est là qu'a commencé sa quête, sur les traces de Jimmy Reed, Laura Jackson, ou Freddy King. « L'inaccessible rêve » hurlé par Brel à la fin de la chanson La Quête.



 

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MessagePosté le: Mer 12 Avr - 08:06 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Fred and the Healers, est un groupe de Blues belge formé autour du guitariste Frédéric Lani et du bassiste JM "Papy" Lani (Membres fondateurs). Le groupe a été actif pendant une première période de 10 ans, de 1994 à 2004, avec un concert d'adieu à l'Ancienne Belgique de Bruxelles en novembre 2004.

Une reformation exceptionnelle du groupe a eu lieu le samedi 5 juin 2010, à l'occasion du 15e anniversaire du Spirit of 66 à Verviers.
Le groupe s'est reformé en décembre 2012 autour de Frédéric Lani et de deux nouveaux membres.
Fred and the Healers est un groupe de Blues rock dont le registre est essentiellement chanté en langue anglaise.
Le groupe a toujours été composé de 3 à 4 instrumentalistes : Un guitariste/chanteur (Fred), un éventuel second guitariste, un bassiste et un batteur.

Les personnes qui ont contribué au groupe sont, par ordre chronologique :
Frédéric Lani (1994-) (Guitare)
JM "Papy" Lani (1994-2004) (Basse)
Marc Lhommel (1994-1996) (Batterie)
Jerôme Boquet (1998-2002) (Seconde Guitare)
Axel Muller (1996-2003) (Batterie)
Bruno Castellucci (2003-2004) (Batterie)
Nicolas Sand (2012- ) (Batterie)
Cédric Cornez (2012- ) (Basse)
Durant la carrière du groupe, plusieurs captations live et reportages furent réalisés à son sujet par la RTBF.

 

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MessagePosté le: Mer 12 Avr - 08:21 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Magic Buck
Depuis son retour en 2008, le bluesman parcourt les routes toujours plus loin, allant nous conter son histoire. Son Blues est très personnel, joué acoustique, proche des racines mais résolument moderne dans son approche et son contenu. Il chante, joue guitare et harmonica et continue de botter le rythme sur son légendaire Tabourin. Cet instrument de son invention est un tabouret de bar intégrant un tambourin sous le pied gauche et une planche au son énorme sous le pied droit. Il le joue comme le ferait un batteur, mais se défend d'être un "one man band".
 

Bientôt vingt ans que Magic Buck écrit et compose ses propres blues, conquérant au gré des albums et représentations un public fidèle, réceptif à sa sensibilité, aimant se laisser bercer par les histoires qu'il raconte et les mélodies jouées en slide sur sa vieille guitare National. L'homme confie volontiers qu'il fait ce métier parce qu'il aime les gens et tient à faire de chaque concert un moment à part pour les personnes qu'il reçoit.
 Choisissant la solitude en 1997, il s'est alors progressivement imprégné de ce Folk-Blues, pour son honnêteté et sa pureté artistiques, loin des canons de la musique commerciale, jusqu'à ne plus pouvoir s'exprimer autrement. Ce style est aujourd'hui devenu pour lui un véritable moyen d'expression.

C'est son amour des gens qui motive Magic Buck à jouer et chanter et c'est avec son public qu'il partage sa musique. Cet artiste attachant aime le contact et le provoque en abordant des thèmes qui nous concernent tous. En cinq albums et quelques années de vie dédiées à cet art durant lesquelles il a lourdement payé son tribut, le bluesman solitaire s’est peu à peu forgé un style propre et un répertoire exclusivement sien, quasi autobiographique, auquel celui qui écoute peut s'identifier facilement grâce au dialogue qu'il entretient avec lui au long du concert.
 En 2017 sa discographie déjà riche de quatre albums (trois en studio, Bootstompin' the Blues (1998), Thankful, (2008), Love & Light (2011) et le superbe double live This Magic will Buck you up en 2015), vient s'enrichir d'un nouvel opus Soul Confidence. Cet album voit le jour après une année de quasi retraite consacrée à la création de ces douze nouveaux morceaux. Comme la pochette le laisse deviner, c'est un départ vers de nouveaux horizons. Une nouvelle route qui s'ouvre devant Magic Buck le jour même de son cinquante-deuxième printemps, il ne tient qu'à vous d'en faire partie.

 

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MessagePosté le: Jeu 13 Avr - 10:38 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Malted Milk est groupe musical français formé en 1998 qui a évolué d'un duo acoustique blues vers un quintette, puis dernièrement vers un septuor habité par la soul et le funk.

Originaire de Nantes, c’est en 1996 que le groupe Malted Milk se forme avec Arnaud Fradin (guitare et chant) et Emmanuel Frangeul (harmonica). En 2007, Emmanuel Frangeul quitte le groupe et est remplacé par une petite section de cuivres. La musique de Malted Milk passe alors du blues acoustique à des sonorités funk plus cuivrées avec un public de plus en plus large. Il constitue depuis une des plus brillantes incarnations françaises du courant soul revival qui fleurit depuis le début des années 2000. La notoriété du groupe dépasse les frontières puisqu'ils se produisent également à l’étranger avec de grands noms et ont également participé à la finale de « l’International Blues Challenge ». À l'occasion de la sortie de leur album Sweet Soul Blues, ils firent une tournée de 70 concerts en 2010. Leur dernier album Get Some propose des morceaux très groove, avec des chœurs massifs et des cuivres rutilants, dans un style soul-funk très efficace qui laisse néanmoins toujours une place de choix à la guitare blues d'Arnaud Fradin, leader du groupe et dont la voix n'est pas sans rappeler celle de Mike Zito ou Grady Champion. Celui-ci est entouré par Eric Chambouleyron (guitare), Igor Pichon (guitare basse), Richard Housset (batterie), Vincent Aubert (trombone), Damien Cornelis (clavier) et Pierre Marie Humeau (trompette)



 

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saintluc
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MessagePosté le: Jeu 13 Avr - 10:47 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

 Jean-Jacques Milteau est un harmoniciste français, né à Paris en 1950.


Il découvre l'harmonica dans les années 1960 en écoutant des artistes de la mouvance folk et rock (Bob Dylan, les Rolling Stones). Un voyage aux États-Unis lui permet de se confronter au blues américain, et il se lance véritablement dans sa carrière musicale vers la fin des années 1970. Il obtient alors une première reconnaissance comme instrumentiste accompagnateur, jouant pour de nombreux artistes, principalement français : Yves Montand, Eddy Mitchell, Jean-Jacques Goldman, Maxime Le Forestier, Barbara, Charles Aznavour, Bill Deraime, Renaud. Sa virtuosité lui permet d'aborder des styles différents, allant du blues au jazz comme Stevie Wonder à ses débuts, en passant même par le musette (Albert Raisner), et d'autres formes de musiques populaires.
En 1989, il sort une compilation de ses premiers albums au Chant du Monde, Blues Harp, et mène depuis une carrière personnelle, enchaînant de nombreuses tournées (accompagné de Manu Galvin à la guitare). Il écrit également des méthodes d'apprentissage de l'harmonica et s'investit en même temps dans la radio, notamment sur TSF où il anime depuis 2001 l'émission hebdomadaire « Bon temps rouler », consacrée à la musique blues. Cette émission, animée par Jean-Jacques Milteau, est présente sur la grille de Jazz Radio en 2015.

Suivent d'autres albums comme Explorer (1re Victoire de la musique), Routes ou Bastille Blues qui font valoir sa virtuosité et son éclectisme.
C'est en 1992 qu'il rejoint la troupe des Enfoirés qui, chaque année, réalise un spectacle afin de venir en aide aux plus démunis en soutenant l'action de l'association des Restaurants du Cœur, fondée par Coluche. Jean Jacques Milteau aura l'occasion de participer plusieurs fois à ce spectacle, notamment aux côtés de Patricia Kaas et de Fredericks, Goldman, Jones en 1992, pour Regarde les riches, sur la scène de l'opéra Garnier, et de Paul Personne, Eddy Mitchell et Renaud en 1994, pour La route de Memphis au Grand Rex.
Le 11 avril 2000, dans "Surpris par la nuit", France-Culture lui consacre une émission produite par Catherine Soullard.
Néanmoins, un virage s'amorce en 2001 : l'album Memphis, enregistré avec de grands musiciens de blues américain sous la direction du producteur Sébastian Danchin, lui permet d'obtenir une récompense aux Victoires de la musique (meilleur album blues). Cet album et les suivants sont marqués par plusieurs points communs :dominante blues/soul désormais quasi-exclusive,
mélange de compositions originales et de reprises de standards,
enregistrements et productions aux États-Unis,
intégration voire mise en avant, ponctuelle ou récurrente, de musiciens et chanteurs blues américains, connus ou moins connus: Mighty Sam McLain et Little Milton dans Memphis, Terry Callier, N'Dambi ainsi que Gil Scott-Heron dans Blue 3rd, Michelle Shocked et Demi Evans dans Fragile ainsi que Live, hot n'blues pour cette dernière,
rôle important pris par le pianiste/organiste Benoit Sourisse dans la direction musicale et les arrangements, complétant le noyau dur harmonica-guitare de Jean-Jacques Milteau et Manu Galvin,
équilibre dans la part donnée aux différents instruments (guitare, clavier, cuivres)
En 2003, il reçoit le Grand Prix du Jazz de la Sacem.
Il tourne avec Mighty Mo Rodgers et abondamment avec Demi Evans (Festival de la Côte d'Opale en novembre 2006, Marciac, Vienne à plusieurs reprises ...).
Avec Manu Galvin, ils joueront sur tous les continents, que ce soit simplement en duo, en trio ou en plus grande formation comme depuis 2008 où ils se produisent désormais avec deux chanteurs noirs américains : Michael Robinson et Ron Smyth. À cette occasion J.-J. Milteau cosigne certains titres de leurs deux albums communs : Soul Conversation (2008) et Consideration (2011).
De 2010 à 2013, il assure la présidence des Victoires du Jazz. En 2012, il réalise l'album Distance pour l'artiste germano-nîmois Mathis Haug. En janvier 2013, il est élu Président du Conseil d'Administration de l'ADAMI (Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes). Au début de la même année, il tourne en compagnie du bluesman Joe Louis Walker. À partir de 2013, il partage la scène avec le pianiste de jazz Édouard Bineau, en alternance avec le groupe de blues londonien 24 Pesos. Il est également l'invité du chanteur/guitariste Eric Bibb sur plusieurs spectacles et enregistrements. En juillet 2014, il est nommé Officier des Arts et Lettres.

 

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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 09:11 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Jean-Pierre Froidebise est un musicien, auteur-compositeur et chanteur belge né à Liège en 1957.

Guitariste autodidacte, Jean-Pierre Froidebise a suivi les cours d'harmonie de Steve Houben (avec qui il jouera plus tard ) et fréquenté Bill Frisell et Serge Lazarevitch.
Il a joué avec Pierre Rapsat, Beverly Jo Scott, Pascal Charpentier, Christiane Stefanski et Jacques-Ivan Duchesne dans les années 1980.
Il est guitariste lors du concours Eurovision de la chanson 1986 et joue avec Juliette Greco, Nicoletta, Michel Fugain, Salvatore Adamo, etc. lors d'émissions de la RTBF.
Il travaille également avec Daniel Willem, le premier violoniste belge à utiliser un violon électrique et crée avec lui le fort éphémère groupe Tambourine Men, qui retrace le parcours de Bob Dylan.
Avec le groupe Such A Noise, il sort 4 albums entre 1991 et 1996, et participe à une tournée en Europe, réalisant la première partie des concerts de Deep Purple, Peter Gabriel, John Hammond, Luther Alison, Albert Collins, Robben Ford, joue en compagnie d'Uli jon Roth et Randy Hansen lors de concerts en hommage Jimi Hendrix.
En 1995, il est l'un des musiciens de la compagnie Feria Musica pour la création de Liaisons dangereuses, spectacle répété et né au château de Hermalle-sous-Huy, et il accompagne cette troupe, pendant plusieurs années, dans ses tournées européennes.
Lead guitar dans la version française de l'opéra-rock Jesus Christ Superstar1 en 2004, il a participé à la création de la pièce de théâtre Sokott mis en scène par Frédéric Dussenne l'année suivante, puis va enregistrer trois albums solo : Freezing to the bone (blues), Eroticomobile (chanson française) et Soft Music for Broken hearts (en français et anglais, 2008).
En 2010 (où il participe aux Francofolies de Spa ), il a sorti avec René Stock et Marcus Weymaere The mind parasites, avec de nouvelles compositions et des reprises de blues, de Bob Dylan, de Jimi Hendrix, et un hommage à Rory Gallagher. En 2011, il sort Live @ the Montmartre.

Il a donné de nombreuses master-class et a exercé comme professeur de guitare et animateur de stages d'été aux Jeunesses musicales Wallonie Bruxelles et dans des foyers culturels.
Il s'est produit en duo avec Steve Houben, avec la virtuose chinoise Liu Fang ainsi qu'avec sa sœur Anne Froidebise aux grands orgues; il a occasionnellement accompagné la chanteuse américaine Lea Gilmore.
Il a aussi été l'initiateur du quatuor belge Froidebise, en s'associant avec Thierry Crommen (harmonica), Jack Thysen guitare basse et Marc Descamps batterie, pour un répertoire rock, funk, électro, jazz-rock et ballades.
Avec le guitariste de jazz Jacques Pirotton, il monte actuellement un quartet orienté jazz-rock,
Jean-Pierre Froidebise a également créé le " Froidebise Orchestra ", groupe composé de onze musiciens, trois violonistes issues du classique, une section de 3 cuivres de musiciens de jazz, une rythmique rock-funk, un percussionniste et un harmoniciste. L'enregistrement d'un album studio chez Home Records a eu lieu l'été 2014, le CD est sorti le 2 mars 2015.
Avec la complicité du luthier Jérôme Nahon, un prototype de théorbe électrique, le Théorbaster est créé pendant l'été 2014 (principe du théorbe et de l'archiluth renaissant, sept cordes basses ajoutées à une guitare Stratocaster), qui fera l'objet d'une production avec trio de violons dans le courant 2015.
Jean-Pierre Froidebise est apprécié pour ses compositions, ses solos de guitare qu'il pousse au paroxysme mais aussi pour ses textes et son humour parfois décapant.
Le dimanche 5 avril 2015, il est l'invité de Marc Ysaye dans l'émission « Les Classiques » sur la chaîne radio Classic 21.
En 2016, il tourne dans plusieurs épisodes de la web-série Jézabel dans laquelle il incarne un vieux rockeur que l'héroïne rencontre dans un bar d'Ostende.

 

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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 09:28 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Krzysztof Majchrzak est un musicien, compositeur, arrangeur et producteur polonais, né le 6 janvier 1954 à Częstochowa. Considéré comme l'un des plus grands bassistes polonais des dernières décennies, il constitue le lien entre la France et la Pologne car il partage sa vie entre ces deux pays.


Il a travaillé avec des groupes majeurs comme Weston - Majchrzak - Gembalski "Magic Hands", Labirynt, Tie Break, Symphonic Sound Orchestra, Sunset et New Jazz Band. Dans le même temps, il a eu une intense activité artistique en France.
Musicien imaginatif, plein de talent et de générosité, il a joué en Europe, aux États-Unis et au Canada entre autres avec G.Calvin Weston, Henryk Gembalski, Tom Bergeron, Keller Coker, Michel Godard, Earl Howell, Philippe Garcia, Magic Slim, Walter Lang, Rick Hollander, Eddie Taylor Jr., David Venitucci, Pascal Badrault, Wojciech Konikiewicz, Michal Zduniak, Adam Buczek, Andrzej Przybielski, Stanislas Pierrel, Laurent Levesque, Fred Roudet et bien d'autres. Il s'est également produit dans de nombreux festivals tels que Nancy Jazz Pulsations, Montréal Jazz Festival, Festival d'Ete au Québec, Crest Jazz Festival, Jazz Jamboree etc.

Sa façon de jouer est fortement ancrée dans la tradition post-bop et influencée par la conception créative d'Ornette Coleman, John Cage et Jimi Hendrix. Son univers musical se trouve à la croisée des différentes cultures musicales. D'une part, il est inspirée par le folklore polonais, d’autre part il est profondément influencé par la France multiculturelle et multiethnique.
Il est très actif en Pologne, en prenant part à des nombreux projets artistiques avec des musiciens polonais, américain et français  : Labirynt, « ELECTRIC LABIRYNT » Trio YMG (Yanina – Majchrzak- Garcia), Trio Yanina – Majchrzak – Kurtis etc. Il s’est fait connaître en France en tant que leader ou membre fondateur de plusieurs projets musicaux aussi bien dans le domaine du jazz („LES LAST X”, „MAJCHRZAK PROJEKT”, Tourmaline” „Dune”, „Lonely Kosmiks” avec Gembalski et Garcia, « Poesîque »), que du blues (STREET BLUES, avec Tomasz Dziano)

 

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MessagePosté le: Sam 15 Avr - 15:27 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Mike Lécuyer, est né le 13 février 1949, à Antony (à l'époque département Seine 75). Ses parents (et avant ses grands-parents) habitent le 14e arrondissement entre Denfert-Rochereau et Montparnasse. Sa mère, Geneviève, est teinturière et son père, André, topographe. Il fréquente l'école communale de garçons rue Boulard (Paris 14e) puis le Lycée Lavoisier (Paris 6e).

Après avoir été disc-jockey dans un club près de l'Opéra et employé de banque à Montrouge, Il est au début des années 1970, le cofondateur et rédacteur en chef du mensuel POP 2000 et le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire MAXIPOP. Il collabore ensuite à Extra, Gold magazine, Watts Magazine. Il est également le rédacteur en chef de Rock 'n' roll musique jusqu'en 1977, date à laquelle il saute le pas pour chanter ses blues en français chez Crypto-Rca (un 45 t et un 33 t) et chez Philips (un 33 t), disques produits par Christian Décamps (le chanteur du groupe Ange) et Bernard Zuang, Lionel Raynal (Le Révérend) et Mauro Serri aux guitares.
Anecdotes : il est « Espoir de l'été 1978 » sur RTL avec Gare du Nord et Où est donc le bon vieux temps ? (adaptation de Where have all the good times gone des Kinks). En 2004 il chante Gare du Nord devant 20 000 personnes au FestiBlues international de Montréal dans le show "Si on me chantait le blues en français".

Après trente ans dans le groupe Hachette comme maquettiste puis chef de projet multimédia, il revient à ses premières amours, la musique. Après la compilation de ses vinyles parus en CD en 2008 sur le label Bluesiac, un vrai nouveau disque "De Montparnasse à Montréal" est publié début 2011 (enregistré pour moitié au Québec et pour moitié en Francel). En octobre 2013 "L'heure bleue" est le fruit de sa nouvelle vie en Aquitaine. Début 2017 paraît le cd "5" dont la conception est tout à fait original (voire unique en son genre).
Il a créé ou participe à de nombreux projets essentiellement dédiés à la promotion des artistes de blues français comme La Chaîne du blues, le Tremplin Blues sur Seine, la radio W3 bluesRadio, le label Bluesiac, l'association France Blues, etc. À ce titre, il reçoit en février 2012 « The 2012 Keeping the Blues Alive Award » (KBA) catégorie Internationale par la Blues Foundation de Memphis. Début 2017 il lance la webradio Radio Chaîne Du Blues (Le blues de France, Québec, Belgique et Suisse).

 

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MessagePosté le: Sam 15 Avr - 15:36 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

YANN LEM, ce Barde Breton avec son Blues Rock dans la langue de Molière a reçu, avec son album précédent « ENTRE BLUES & GRANIT » :
- Le MEILLEUR DISQUE 2010 DE BLUES EN FRANÇAIS
- Le prix du MEILLEUR ARTISTE FRANCOPHONE DE L'ANNEE 2011

La presse Nationale et Européenne a publié des chroniques dans ses pages, sans oublier la presse locale Bretagne et Centre.
Les radios programment Yann LEM dans tout l'hexagone mais aussi en Allemagne, Mexique, Canada, Angleterre, Grèce, Belgique et aux Etats Unis.
Sur scène, Yann a fait parler de lui avec de belles premières parties :
• Joe COCKER (FREE WHEELS 2011),
• Paul PERSONNE,
• Les WAMPAS,
• CANDYE KANE,
• MELISSA LAVEAUX,
• MANU DIBANGO.

2013, est sorti son nouveau CD « HOMMAGE », un mini LP dans lequel YANN LEM rend hommage à GLENMOR, BILL DERAIME, sa BRETAGNE et un hommage aux peuples.
2013, C'est aussi sa participation à l'EUROPEAN BLUES CHALLENGE et de nombreux concerts et participations à des festivals.
2014, YANN LEM et son équipe préparent la sortie de son nouvel album et de beaux concerts.

 

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MessagePosté le: Dim 16 Avr - 15:47 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Roland Malines est né le 14 Septembre 1953 à Marseille. Elevé au sein d'une famille de mélomanes, il est très tôt attiré par la musique. Malgré les goûts très éclectiques de ses parents – du classique au musette en passant par le flamenco, la musique tzigane et le jazz, sans oublier les disques de rock & roll de Robert, son frère aîné – ce n'est qu'à l'âge de 14 ans, alors qu'il découvre le blues, qu'il se mettra à la guitare.

Les musiciens qu'il écoute le plus volontiers sont, entre autres, Johnny Winter et Rory Gallagher. Nous sommes en 1967. Très vite, Roland va s'intéresser aux origines de cette musique. Il fait l'acquisition de deux compilations qui vont profondément le marquer : l'une, un double LP réunissant les plus grands bluesmen afro-américains d'avant-guerre, l'autre, une collection des meilleurs morceaux du label anglais Blue Horizon au titre évocateur: Super Duper Blues.
C’est ainsi que son jeu va s'améliorer, lui permettant des chorus en double cordes ou en accords que beaucoup de jeunes guitaristes marseillais lui jalouseront. Sa rencontre avec Jean-Michel Caradec d'abord voisin puis très vite ami, va être déterminante. En effet, "Jami" pratique le style finger-picking avec beaucoup de talent, ce même style qui a fait la réputation de Marcel Dadi. Pour Roland, ce sera une véritable révélation. Entretemps, après avoir découvert la musique Country, à l'âge de 20 ans, il découvre Wes Montgomery, Kenny Burrel, Joe Pass ou René Thomas, pour ne citer que les plus importants. Il passe avec succès le concours d'entrée dans la classe jazz du conservatoire, alors dirigée par Guy Longnon, multi-instrumentiste de renom, et entreprend de parfaire son jeu en prenant des cours avec un professeur de guitare jazz. Il poursuivra dans cette voie jusqu'au début des années 80, époque à laquelle il se rend à l'évidence : dans toutes les musiques qu'il a joué ou aimé jusqu'alors, ce qu’il préfère, le commun dénominateur, c'est encore et toujours le blues. Appréciant autant Bill Deraime et Benoît Blue Boy que leurs homologues américains, il traverse plusieurs formations plus ou moins éphémères pour finalement former un duo de guitares acoustiques, Mojo Hand, avec Jeff Navennec, excellent guitariste et chanteur. Roland chante aussi, joue de l'harmonica (depuis plus de 30 ans) et en profite pour développer son jeu en slide, après s'être remis au finger-picking. Alors qu'il avait commencé à écrire ses propres chansons dans les années 70, il a ensuite plus ou moins délaissé cette activité pour mieux se concentrer sur son travail d'instrumentiste.

Il va se remettre sérieusement à l’écriture pour se composer un répertoire personnel en français qui vient s'ajouter aux standards auxquels il a appliqué ses propres arrangements, se créant ainsi un son bien à lui. Se produisant seul aujourd'hui, c'est un artiste apprécié qui a reçu le soutien de ses collègues musiciens avec lesquels il ne dédaigne pas "taper le bœuf", ainsi que de la presse spécialisée pour son album autoproduit Blues Standards Finger Picking Style. Entretemps, il participe à l'aventure de La Maison du Blues, 9, Rue Horace Bertin à Marseille depuis la création de ce club/école de blues où il intervient tant comme artiste que comme professeur de guitare acoustique blues. En attendant l'enregistrement d'un album de ses compositions qui lui ont valu de remporter le Prix Spécial de la Fondation de la Postepour les meilleurs blues en français au Tremplin du Festival Blues sur Seine en 2000 , on peut découvrir son talent sur les compilations Blues Against Racism (label On A Faim), Festival Blues sur Seine Tremplin 2000 (hors commerce) et Toulon City Blues (hors commerce).

 

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MessagePosté le: Dim 16 Avr - 15:59 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Philippe Ménard est un véritable combo à lui tout seul. Guitare, chant, batterie aux pieds et harmonica en bandoulière : formule originale et une maîtrise à couper le souffle. Il alterne entre sonorités acoustiques et électriques, restant fidèle à son style blues rock.


 

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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 08:14 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Moh Kouyaté ou Moh! Kouyaté, né le 21 avril 1977 à Conakry, est un chanteur et guitariste guinéen installé à Paris.
Ses compositions dressent un pont entre les sources mandingues et les inspirations contemporaines du blues, du jazz ou de la pop
Issu d'une famille de djelis (griots), il s'adonne tout d'abord à l'apprentissage du balafon, instrument emblématique de la tradition mandingue, dont les potentiels autant rythmiques que mélodiques mettent en valeur des chants qui célèbrent le courage et la solidarité, qui instruisent ou consolent. Si son père lui transmet ses premiers rudiments de guitare, c'est sa grand-mère qui l'incite à se couler dans la tradition familiale et lui offre son premier instrument à cordes : « Elle a eu un rôle très particulier dans ma vie. Je dormais chez elle, je mangeais avec elle, elle m’apportait beaucoup d’amour. C’est elle qui m’a acheté un ukulélé au marché, quand j’avais une douzaine d’années, et qui m’a dit qu’un jeune griot devait jouer et aussi chanter ».


Il n'a alors de cesse d'apprivoiser les cordes, jouant les mêmes airs des journées entières jusqu'à ce que le corps s'imprègne des mélodies et des chants, au point d'en être le lieu sûr de la mémoire. Il aime tout particulièrement la simplicité de ces mélodies, immédiatement reconnaissables, qui parlent aux cœurs des gens, avec authenticité. Si dans un premier temps, il garde secrets ses mots, il suit bien vite l'injonction de sa grand-mère à suivre les traces de ses ancêtres et se met au chant.
Dès son adolescence, il accompagne son père dans les cérémonies et les fêtes, mais prend vite son envol et crée son propre groupe, le Conakry Cocktail, qui marquera les soirées de la capitale guinéenne, Conakry. Beaucoup de ses musiciens sont des frères, Moh! Kouyaté étant fidèle à une tradition qui fait de la famille le lieu privilégié de la pratique et de la transmission musicales. Aux influences en forme d'hommage aux icônes de la musique guinéenne que sont le Bembeya Jazz et son guitariste Sékou Diabaté, le guitariste de Salif Keïta, Ousmane Kouyaté, et par-dessus tout Sory Kandia Kouyaté, il mêle les accents plus contemporains d'un George Benson, d'un Carlos Santana ou d'un Ben Harper. Jimi Hendrix semble parfois guider les doigts de Moh! Kouyaté quand il se lance dans des improvisations libres, même s'il s'interdit de se comparer au sorcier jamais égalé de la guitare

Sa rencontre au début des années 2000 avec le bluesman américain Corey Harris est déterminante. Le dialogue, autant musical qu'humain, s'installe naturellement, avec évidence : le partage d'une même source, d'un langage resté commun par-delà l'exil, la déportation de triste mémoire d'ancêtres envoyés de force de l'autre côté de l'océan. Il part alors en tournée avec Corey Harris aux États-Unis et en Europe, où il s'installe en 2007.
Il devient alors sideman de la chanteuse Fatoumata Diawara, accompagne son compatriote Ba Cissoko, investit autant les grands plateaux de festivals européens, que les cafés ou les jams parisiens, lieux de rencontres multiples et d'expérimentations en tous genres.
Ses textes s'imprègnent de l'ambiance d'un instant, d'un lieu ou d'une rencontre, et perpétuent la célébration de la paix, de la solidarité et de la vie. Ils veulent avec simplicité, donner du courage, chanter l'espoir et l'amour. Savoir d'où l'on vient pour mieux se projeter dans l'avenir, partager un regard sur le monde, questionner nos identités sont autant de thèmes chantés par Moh! Kouyaté, en mandingue, soussou ou français
Après son installation en France, il sort un premier album, Cilo, puis un deuxième, Loundo (qui signifie « Un jour » en mandingue), fruit de longues années de maturation et remarqué par la presse.
Ses concerts font voyager le public dans un monde familier et inouï tout à la fois, ils invitent à la danse autant qu'à l'écoute attentive, mêlant moments intimistes à l'énergie parfois furieuse d'inspirations urbaines.
Moh! Kouyaté enchaîne les concerts (Banlieues Bleues, Musiques Métisses, WOMAD, Chorus des Hauts-de-Seine, Le Plan, Africa Festival, Sakifo Musik Festival, Womex, etc.) et continue de bâtir sa carrière sur les fondations de son apprentissage. Soucieux de partage, armé de sa double culture, il reste à l'écoute des attentes des jeunes artistes guinéens, dans l'espoir de pouvoir prendre sa part dans le développement de la scène artistique de la Guinée, en prenant appui sur son expérience acquise et ses réseaux construits en Europe

 

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MessagePosté le: Lun 17 Avr - 08:25 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone) Répondre en citant

Offenbach est un groupe de rock et blues québécois, originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui fut très populaire durant son existence, soit de 1972 à 1985. Il sera reformé à plusieurs reprises avec des musiciens différents au cours des années.
Les succès du groupe se retrouvent principalement sur cinq albums : Offenbach (1977), Traversion (1978), En Fusion (1980), Tonnedebrick (1983), et finalement Rockorama (1985). Avant de se séparer en 1985, le groupe donne deux derniers grands spectacles sur les scènes du Colisée de Québec et du Forum de Montréal. Le chanteur Gerry Boulet est décédé le 18 juillet 1990, des suites d'un cancer. Le groupe se reforme en 1997-1998, avec Martin Deschamps à titre de chanteur. Il réenregistre alors les anciens succès du groupe en 2005, en version acoustique.
Après avoir participé à différents groupes (Double Tones - Twistin Vampires - Fabulous Kernels - Grandpa & Company - Bruce et La 7e Invention avec Bruce Huard ex-Sultan - Bucket of Blues) entre 1962 et 1969, Gérald (Gerry) Boulet, Jean (Johnny) Gravel, Denis (le vieux) Boulet et Michel (Willy) Lamothe, se regroupent sous le nom « Les Gants Blancs », qu'ils renomment Opera Pop d'Offenbach et ensuite, Offenbach Pop Opera et Offenbach Soap Opera. Par l’intermédiaire de leur nouveau gérant, Lucien Ménard, le groupe rencontre Pierre Harel (cinéaste et musicien) qui désire écrire des textes en français. En 1971, il devient membre du groupe, en tant que chanteur et auteur.
Le groupe sort son premier album Offenbach Soap Opera en 1972. Cet album contient quelques titres anglophones ainsi que les deux classiques Câline de blues et Faut que j’me pousse. Malgré ces deux futurs succès, Denis Boulet quitte le groupe et est aussitôt remplacé par Roger "Wézo" Belval à la batterie.


Le second album, Saint-Chrone de Néant, est enregistré le 30 novembre 1972, devant 3 000 personnes à l’Oratoire St-Joseph. Un disque marginal, faisant suite à l’idée de Pierre Harel de composer une messe des morts, proposant un mélange de rock grégorien et de chants liturgiques.
Le groupe travaille ensuite, en 1973, sur la musique du film Bulldozer de Pierre Harel, qui contient "Câline de blues", "Faut que j'me pousse" et "Ah Comme on s'ennuie" . Offenbach entreprend ensuite une tournée européenne à la demande du cinéaste français Claude Faraldo qui leur propose de les filmer quotidiennement afin d’en faire un film qui sera éventuellement présenté en France. Tabarnac, le troisième disque du groupe, est directement tiré du tournage de ce documentaire. Malgré le manque d’intérêt envers le film, le disque remporte un certain succès grâce aux pièces L’hymne à l’amour de la môme Piaf, Promenade sur Mars et Ma patrie est à terre.
1974 coïncide avec le départ de Pierre Harel, qui continue malgré tout à écrire des textes pour le groupe jusqu'en 1977. Par la suite, il formera le groupe Corbeau et, plus tard, le groupe amalgame Corbach en 1990. Toujours en Europe, le groupe revient au Québec en 1975, pour ensuite s’exiler à Toronto afin de produire leur premier album anglophone. Never Too Tender, qui sortira en 1976, s’avère être un échec commercial, malgré la géniale pièce "Edgar". Album très mal reçu dans un Québec plus que jamais souverainiste, il permettra malgré tout au groupe de se produire au Canada anglais.
Malgré la discorde régnant dans le groupe, le septième disque, Offenbach voit le jour en 1977. Enregistré au Québec, il contient d’excellentes compositions (La voix que j'ai, Chu' un rocker et Le blues me guette). Malgré un vif intérêt du public, Michel Lamothe et Roger Belval quittent le groupe pour rejoindre Pierre Harel et former le groupe Corbeau. Plusieurs musiciens, dont Jean Millaire (qui rejoindra lui aussi Corbeau), Norman Kerr et Doug McCaskill, graviteront autour de l’univers d’Offenbach jusqu’à la fin de 1978. On rapatriera alors deux Ontariens, Breen LeBoeuf (à la basse) et John McGale (à la guitare) pour combler le vide. Pierre Lavoie remplace Wézo à la batterie.

Aidé par le parolier Pierre Huet, collaborateur de Beau Dommage qui compose huit des dix chansons, le disque Traversion d’Offenbach est sorti en 1978. Grâce à des pièces telles que Ayoye, dont les paroles sont d'André St-Denis, Je chante comme un coyote, Deux autres bières et Mes blues passent pu dans porte, le groupe atteint la consécration du public et de l’industrie musicale, remportant le Félix de l’album rock de l’année au premier gala de l’ADISQ. Pour la première fois depuis le départ de Harel, le groupe comporte deux chanteurs avec la présence de Breen LeBoeuf.
Cette même année, ayant rencontré Vic Vogel et son groupe lors de l’enregistrement de Traversion, le groupe et Vogel concoctent un projet jazz/rock nommé Offenbach En Fusion. Il est enregistré en spectacle les 30 et 31 mars 1979, au théâtre Saint-Denis. Il deviendra le premier disque d’or du groupe. Bob Harrisson remplace Lavoie à la batterie.
Offenbach, devient le 3 avril 1980, le premier groupe québécois à se produire, au célèbre Forum de Montréal devant une foule de 10 000 personnes. Suivent une tournée en France et un spectacle à la Place des Nations de Montréal avec Chuck Berry. Depuis son arrivée dans le groupe, John McGale s’impose peu à peu en tant que compositeur. L’album Rock Bottom, deuxième album anglophone du groupe, voit le jour. Sorti simultanément en France et au Québec, cet album passera complètement inaperçu.
Malgré cet échec, McGale ne s’avoue pas vaincu et reprend l’écriture, seul ou en compagnie de Breen LeBoeuf. Il compose la musique de cinq des dix chansons du nouvel album Coup de foudre, qui sortira en 1981. Enregistré dans un édifice désaffecté afin d’obtenir un son “live”, cet album est bien reçu par la critique musicale. Malgré le peu de succès radiophonique, il connaît du succès auprès des admirateurs du groupe.
Comme à chaque nouvel album, le groupe part en tournée à travers le Québec, cette fois-ci en compagnie de Garolou et de Zachary Richard. La tournée se terminera le 4 juin, au Forum, en compagnie de Joe Cocker.
L’année 1982 amène son lot de changements pour le groupe: le remplacement de leur gérant et le recrutement de Pat Martel pour jouer de la batterie. À la fin de cette même année, Offenbach se retrouve à Québec pour créer un nouveau disque. L’enregistrement deviendra un marathon de 22 jours et le disque s'intitulera Tonnedebrick. John McGale compose huit des dix chansons, tandis que Gerry Boulet, ayant la tête à un album solo, n’en compose qu’une. Malgré de décevantes ventes, le groupe se retrouve encore une fois sur la route, en compagnie de Plume Latraverse. La tournée se termine le 17 septembre 1983 par l’enregistrement, au Forum de Montréal, de l’album en spectacle À fond d'train.
Au cours de 1984, Gerry Boulet sort son premier album solo, Presque 40 ans de blues, et Offenbach est plus ou moins mort. Le groupe entre au Studio Multisons en 1985 pour enregistrer ce qui deviendra leur dernier album original Rockorama. En collaboration avec Michel Rivard, l’album contiendra quelques succès dont Seulement qu’une aventure' et La louve.
Après la tournée la plus courte de leur histoire, seulement deux spectacles (un à Québec et l’autre à Montréal), Offenbach donne son spectacle d’adieu le 1er novembre au Forum. On enregistre l'album Le dernier show devant une foule en délire lors de cet ultime spectacle. Ce dernier opus permettra au groupe d’obtenir un autre Félix pour le « Spectacle rock de l’année ». Un DVD de ce spectacle sera disponible quelques années plus tard.
Entre 1979 et 1987, le groupe remporte cinq Félix au gala de l’ADISQ, dont celui « Album rock de l’année » pour Traversion en 1979, deux en 1980 pour « Spectacle de l'année » avec Offenbach au Forum et « Disque rock de l'année » avec Offenbach en fusion et, finalement, en 1986 pour « Spectacle de l'année/Musique et Chansons Rock » avec Le dernier show.

En 1986, Gerry Boulet entreprend une tournée solo. En 1987, enregistrement de la chanson Café Rimbaud. La même année, il assure la réalisation artistique et les arrangements sur l'album Les gitans reviennent toujours de Lucien Francoeur. Il enregistre son deuxième album solo, Rendez-vous doux, en 1988, en plus de faire une tournée de promotion. Gerry Boulet meurt d'un cancer le 18 juillet 1990, âgé de 44 ans.
Entre 1987 et 1991, Johnny Gravel joue au sein du groupe Patriotes, et en 2002 il enregistre un album hommage à Félix Leclerc, L'Alouette en colère avec Pierre Harel et ses vieux potes Michel Lamothe et Roger Belval.
John McGale, Breen LeBoeuf et Jerry Mercer (April Wine) forment un trio, le Buzz Band, et enregistrent un album en 1990. Ils se produisent en spectacle tout en continuant leurs projets solo.
Breen LeBoeuf participe à la tournée Incognito de Céline Dion, en 1987 et 1988. Durant les années suivantes, il enregistre trois albums solo : De ville en aventure, L'âme nue, J'avance. Il collabore aussi à divers projets, dont la musique du film J'en suis! avec Dan Bigras, à la comédie musicale Chicago, en plus d'accompagner Nanette Workman et Jimmy James dans la revue "Mississippi" au casino de Montréal. Il participe à de nombreux duos avec plusieurs artistes du Québec, dont Martin Deschamps et Marie-Chantal Toupin. Depuis 2007, il remplace Jimmy Clench au sein du groupe April Wine.
John McGale collabore avec de nombreux artistes, tant en studio qu'en spectacle: Jano Bergeron, Jerry Mercer, Nanette Workman, Lime, Favorite Nation, Dan Bigras, ses anciens collègues Gerry Boulet et Breen LeBoeuf, Simon Fauteux, Chloé Sainte-Marie, Dawn Tyler Watson, Bob Walsh, Lulu Hughes, Marie Carmen, Isabelle Boulay, Shawn Phillips, Jim Zeller, Éric Lapointe, Nathasha St-Pierre, Steve Hill, France D'Amour, Jeff Smallwood, Angel Forest, Kim Richardson, Martin Deschamps et Melissa Auf Der Maur. John McGale a enregistré trois albums avec Toyo : Symbiose, Blood Brothers, Front Porch Light. En solo, il a créé Bootleg, Friends of the Devil et Bridges. C'est John qui s'est occupé de la direction artistique de l'album Nature et c'est également lui qui a eu l'idée d'un album hommage à Offenbach avec onze des plus belles voix féminines du Québec, Les Jalouses du Blues, et qui en assume la direction.
En 1992, le répertoire du groupe est réédité en disques compacts sur les coffrets. Cependant, depuis les dix dernières années, la compagnie de disque québécoise Musique ProgresSon Inc a eu pour projet de rééditer l'intégrale de la discographie du groupe. Ainsi, Saint-Chrone de Néant, Bulldozer, Tabarnac et Offenbach sont maintenant disponibles à une nouvelle génération.
1997-98 : Les 3 membres restant du groupe se réunissent, avec Martin Deschamps comme chanteur, Jacques Harrisson aux claviers et Christian Lajoie à la batterie, pour entreprendre une tournée à travers le Québec de près de 2 ans. De cette tournée, viendra l’idée de réenregistrer les succès du groupe version 2005 qui se retrouvent sur l’album Nature.
2001 : Johnny Gravel, Breen LeBoeuf, et John McGale décident de faire 2 spectacles (Trois-Rivières et Québec), formule en fusion avec section de cuivres, accompagnés de Justin Boulet au chant, Michel Chalse à l'orgue, et Bob St-Laurent à la batterie.
2002 : Pierre Harel revient dans le décor, avec comme projet de faire revivre le spectacle de l'Oratoire St-Joseph. Double événement, car en plus de la messe des défunts, on assiste à une fusion que personne ne croyait possible; celle des deux formations qui ont le plus marqué l'histoire du groupe; Pierre Harel, Michel (Willie) Lamothe, Roger (Wézo) Belval, avec Johnny Gravel, Breen LeBoeuf, et John McGale, le tout accompagné de Michel Bessette, et Bob (Tri-Bob) Champoux de Corbach.
2005 : En compagnie de Martin Deschamps (voix), Bernard Quessy (orgue), et Bob St-Laurent (batterie), Johnny, Breen et John s'offrent le Centre Bell avec Michel Pagliaro et April Wine. Il s'ensuit une tournée des festivals au Québec, accompagnée de Vic Vogel et son Big Band pour faire revivre l'événement de 1979 En Fusion.
2008 : Breen quitte pour April Wine, Martin retourne à sa carrière solo, mais l'aventure se poursuit avec le batteur Bob Saint-Laurent qui devient la nouvelle voix du groupe et avec Robby Bolduc comme bassiste. La dernière mouture du groupe effectue une tournée estivale à travers la province.
2013: Michel Landry prend sa place derrière la batterie à la suite du départ de Bob St-Laurent à la fin de novembre 2011. Jeune mais plein de talent, il assume aussi le rôle de chanteur. Il est un exemple modèle de la relève fulgurante qui suivra.
2014: Johnny Gravel décide de se retirer de la tournée à 65 ans. Il demeure quand même un membre du groupe en tant qu'actionnaire d'Offenbach Inc. Il est remplacé en tournée par George Papafilys. Robby Bolduc quitte le groupe pour exercer le rôle de papa à temps plein. Michel prend aussi un an de pause pour des raisons personnelles. Ces artistes sont remplacés par Domenic Romanelli à la basse et Jerry Mercer qui revient à la batterie. Justin Boulet fait aussi un retour dans le groupe pour remplacer les voix manquantes de Michel et Robby en tant qu'invité spécial, mais ne reviendra pas en 2015.
2015 : Ghislain Robidas prend sa place en tant que chanteur principal au sein du groupe. Michel est aussi de retour derrière la batterie. Quelques spectacles sont donnés durant la saison estivale.
2016: Le groupe joue l'album "Traversion" dans son intégralité lors de ses spectacles.

  

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:23 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Blues Français et francophone)

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