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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Le blues dans tous ses états (Texas blues)
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saintluc
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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 09:46 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant


Vous pouvez mettre vos appréciations, vos commentaires, mais pas de clips, merci.
Ce topic est un peu comme un dictionnaire des personnalités du blues.

Page1:
Albert Collins - Pee Wee Crayton - Sam "Lightnin'" Hopkins - Lil' Son Jackson - Tutu Jones - Sonny Terry - Stevie Ray Vaughan - Calvin Russell - Sonny Rhodes - Blind Lemon Jefferson - Louis Charles Robinson - Scott H. Biram - Delbert McClinton - 
      
Page 2: Redd Volkaert -          

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Dernière édition par saintluc le Jeu 16 Mar - 11:37 (2017); édité 15 fois
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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 09:46 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 09:51 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Albert Collins est un guitariste et chanteur de blues électrique né le 1er octobre 1932 à Leona (en) (Texas), et décédé le 24 novembre 1993 à Las Vegas (Nevada).
En 2011, il est classé 56e dans le classement des meilleurs guitaristes de tous les temps par le magazine Rolling Stone.


Albert Collins commence sa carrière en se produisant au fil des années 1950 dans divers clubs de Houston et de ses environs. À partir de 1958, il commence à enregistrer ses premiers titres. Développés autour de la thématique du froid (The Freeze, Frosty, etc.) ses morceaux lui valent le surnom de « The Iceman ». L'idée lui serait venu un soir de tempête de neige dans sa voiture, alors que les essuie-glace étaient gelés. Sorti en 1962, Frosty est un premier succès commercial, mais sans véritable suite pour Albert Collins, dont la carrière ne décolle pas vraiment au-delà du Texas.
Un premier tournant survient en 1968 lorsque Albert Collins est découvert lors d'un concert à Houston par Bob Hite, le chanteur du groupe de blues-rock Canned Heat. Albert Collins peut alors surfer sur la vague du Blues Revival qui remet son genre musical en haut de l'affiche et signe un contrat avec la maison de disques Imperial Records qui lui permet d'enregistrer trois albums.
La mode du blues passant, Albert Collins retombe dans un certain anonymat au cours des années 1970. Il lui faut attendre la fin de la décennie pour voir sa carrière véritablement décoller. En 1978, Iceman (surnommé également The Master of Telecaster en référence au modèle de guitare sur lequel il joue) retrouve néanmoins les studios en signant un contrat avec le label Alligator. Il publie l'album Ice Pickin qui est un véritable succès. La glace n'est plus seulement un thème récurrent de ses chansons mais bel et bien un style de jeu à part entière. Son jeu agressif et dynamique donne l'impression qu'il frappe les cordes de sa guitare avec un pic à glace. Il enchaîne avec les albums : Frozen Alive et Don't Lose Your Cool seront également bien accueillis, le dernier recevant la récompense du meilleur album de blues de l'année en 1983, et il sort en 1984 l'album Live in Japan, qui restitue assez fidèlement l'énergie de ses concerts et son blues aux intonations très funky.

En 1986, l'album Showdown! qu'il réalise avec Robert Cray et Johnny Copeland reçoit le Grammy Award du meilleur album de blues traditionnel.
En 1987, il apparaît dans le film Nuit de folie (Adventures in babysitting) où il interprète un chanteur de blues dont la prestation est interrompue par l'arrivée impromptue sur scène des héros qui veulent semer des bandits à leur poursuite. Il leur annonce d'un air autoritaire : « Personne ne part d'ici sans chanter le blues » . Tous se lancent alors dans une improvisation endiablée.
Devenu un des guitaristes de blues les plus cotés de sa génération, Albert Collins publie son dernier album en 1991, simplement intitulé Iceman. L'année suivante, il part dans une longue tournée internationale avec son groupe (The Icebreakers) au cours de laquelle on lui diagnostique un cancer des poumons. L'album issu de cette tournée (Live '92-'93) sortira peu de temps après sa mort.

 

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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 13:55 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Pee Wee Crayton, de son vrai nom Connie Curtis Crayton, (18 décembre 1914 à Rockdale, Texas – 25 juin 1985 à Los Angeles, Californie), est un guitariste et chanteur américain de blues.

Né au Texas, il est allé en Californie pendant la guerre pour travailler dans les chantiers navals. C'est assez tard qu'il apprend à jouer de la guitare, en s'inspirant en particulier de T-Bone Walker. Il se produit dans les clubs, et est repéré par les frères Bihari avec qui il enregistre notamment Texas hop et Blues After Hours qui rencontrent un certain succès. Son style très simple fait de lui un des guitaristes les plus sommaires de l'époque, quelque peu oublié de nos jours


 

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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 14:00 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Sam "Lightnin'" Hopkins (15 mars 1912 - 30 janvier 1982) est un chanteur et guitariste de blues texan.


Sam Hopkins est né à Warren's Bottom, enclave de Centerville au Texas, fils de Abe et Frances "Sims" Hopkins en 1912. Après la mort de son père en 1915, sa famille (sa mère et ses cinq frères et sœurs) déménagent pour Leona. Il s'initie très jeune à la musique, imitant ses frères Joel et John Henry : à huit ans, il confectionne sa première guitare avec une boîte de cigare et du grillage à poule pour les cordes et à dix ans, il commence à jouer avec son cousin, le chanteur de country blues Alger "Texas" Alexander, il quitte l’école et vit en errant. En 1920, il rencontre Blind Lemon Jefferson lors d'un rassemblement annuel de baptistes à Buffalo. Blind Lemon Jefferson l'encourage à continuer. Le 21 septembre 1928, il épouse Lacy Elamer, qui le rend père de Anna Mae, née le 28 août 1929.
Au milieu des années 1930, il reprend sa vie d'errances avec son cousin, a quitté sa femme depuis quelque temps, t travaille comme chain gang un séjour à la prison de Houston, la Houston County Prison Farm, l'oblige à mettre de côté la musique. À sa sortie de prison, il retrouve Alexander et se remet à jouer avec lui dans les clubs de blues. En 1946, il est découvert par Lola Anne Cullum du label Aladdin Records de Los Angeles qui l'enregistre pour la première fois. Il est associé pour l'occasion avec un pianiste du nom de Wilson "Thunder" Smith et c'est à la suite de cette association que Sam Hopkins reçoit son surnom Lightnin' (en anglais thunder signifie « tonnerre » et lightning « éclair »). Katie May, la chanson qui sort de cette première séance d'enregistrement, devient rapidement un succès.

Le talent d'Hopkins impressionne le label si bien qu'il est de nouveau appelé pour une nouvelle séance d'enregistrement en 1947. Par la suite, Hopkins enregistre 43 autres fois pour Aladdin Records. Bien qu'il enregistre de façon prolifique entre 1946 et 1954, la plupart de ses enregistrements ne sortent pas de la communauté noire. Il lui faut attendre 1959 et sa rencontre avec le producteur Sam Chambers pour que sa musique devienne populaire auprès du public blanc. Hopkins se tourne alors vers une guitare acoustique et devient une célébrité lors du renouveau du folk blues des années 1960. À la fin de cette décennie, il fait l'ouverture de grands groupes de rock psychédélique comme le Grateful Dead et Jefferson Airplane. En 1968, il enregistre même un album accompagné par le groupe de rock les 13th Floor Elevators.
Au début des années 1970, son succès l'amène à faire une tournée en Europe où il joue pour la reine Élisabeth II. Après 1974, sa santé fragile le contraint à s'éloigner des studios d'enregistrement.
Lightnin' Hopkins meurt le 30 janvier 1982 d'un cancer de l'œsophage à Houston. Ses funérailles réunissent plus de 4 000 personnes dont de nombreux fans et musiciens.

 

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MessagePosté le: Sam 11 Mar - 09:25 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Lil' Son Jackson, né le 16 août 1915 à Tyler au Texas et mort le 30 mai 1976 à Dallas, est un chanteur et guitariste de blues américain.

La mère de Jackson a joué la guitare gospel, et il a joué tôt dans un groupe gospel, le Blue Eagle Four. Il est devenu mécanicien et a servi dans l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale, après quoi il a poursuivi une carrière en tant que musicien de blues. Il a enregistré une démo et l'a envoyée à Bill Quinn, propriétaire de Gold Star Records, en 1946. Sa chanson 1950 "Rockin et Rollin" a été refondu par des musiciens plus tard comme "Rock Me Baby".
Jackson a été blessé dans un accident de voiture au milieu des années 1950 et a renoncé à sa carrière musicale, de retour au travail en tant que mécanicien. Il a enregistré un LP sorti par Arhoolie Records en 1960 mais n'a pas repris sa carrière en tant que musicien pendant le renouveau de blues dans les années 1960. Il est mort d'un cancer en 1976 à Dallas, à l'âge de 60 ans


 

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MessagePosté le: Sam 11 Mar - 09:34 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Johnny Jonnes Jr., dit Tutu Jones, est un chanteur-guitariste-batteur de blues américain, né à Dallas, Texas, le 9 septembre 1966.

Fils d'un guitariste de R & B basé à Dallas, Johnny B. Jones. Grâce au travail de son père, il a été présenté à des invités tels que Freddie King, L. Clark C., Ernie Johnson et Little Joe Blue. Jones a commencé à jouer de la guitare à l'âge de cinq ans, au moment où il avait acquis son surnom Tutu de son père.
Il a commencé sa carrière dans l'adolescence, en tant que batteur, graduant de soutenir de ses oncles Barefoot Miller et L. C. Clark (ce dernier en 1976)  à travailler avec Z. Hill et R. L. Burnside.
Il a enregistré son premier album sur les disques de JSP en 1994. Il a été nommé pour un prix W. C. Handy. Blues Texas Soul suivit deux ans plus tard, et Staying Power en 1998.
Un album live, Tutu Jones Live, a été publié en 2005 par Doc Blues Records. Un journaliste de l'Austin Chronicle a ensuite déclaré: «Les bluesmen sont traditionalistes, mais Jones apprend à manipuler des gémissements soulful avec des bleus sirupeux qui sont aussi en sueur que dans des studios» .
Son album Inside Out a été publié par CD Baby en 2009



 

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MessagePosté le: Dim 12 Mar - 07:40 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Saunders Terrell, plus connu sous le nom de Sonny Terry, est un chanteur et harmoniciste américain de blues, né le 24 octobre 1911 à Greensboro (Géorgie), et décédé le 11 mars 1986 à Mineloa (New York).


Son père, un fermier lui apprend très tôt à jouer de l'harmonica. Mais blessé aux yeux, il perd la vue à l'âge de 16 ans, ce qui peut-être lui évitera de continuer sa vie comme fermier. Il doit continuer de gagner sa vie avec sa musique.
Il commence à jouer à Shelby (Caroline du Nord). À la mort de son père, il rencontre Blind Boy Fuller et se met à jouer avec lui (il enregistrera avec lui en 1937). À la mort de Fuller (en 1941), il entame une longue collaboration avec le guitariste Brownie McGhee. Leur duo sera apprécié par le public blanc et ils rejoindront le mouvement folk des années 1950-60. Il collaboreront avec Woodie Guthrie et Moses Asch pour les disques Folkways Records.
En 1938 Sonny Terry a joué au Carnegie Hall pour le premier concert Spirituals To Swing. Plus tard il enregistrera également pour la Bibliothèque du Congrès.
Sonny Terry entre au Blues Hall of Fame, un an après sa mort, en 1987.
Sonny Terry a su chanter le blues et le jouer à l'harmonica en faisant de cet instrument un complément du chant. Son jeu est particulier, il a su allier rythmiques, soli et chant. Son morceau Lost John est un très bel exemple de cette technique musicale si caractéristique.


 

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MessagePosté le: Dim 12 Mar - 07:51 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Stevie Ray Vaughan est un auteur-compositeur-interprète et guitariste de blues, né le 3 octobre 1954 à Dallas (Texas) et mort le 27 août 1990 à East Troy (Wisconsin) dans un accident d'hélicoptère. Malgré une carrière parfois peu connue du grand public, il est largement considéré comme l'un des plus brillants guitaristes de l'histoire de la musique et comme l'un des pionniers du renouveau du blues dans les années 1980


Stephen Ray Vaughan, second fils de Martha et Jackson Lee Vaughan naît le 3 octobre 1954 à l'hôpital méthodiste de Dallas, au Texas, trois ans après son frère aîné, Jimmie Vaughan. Son père, surnommé Big Jim, travaille dans l'amiante, et mène une vie rythmée par de fréquents déménagements dans différentes villes du Texas, au gré des ouvertures d'exploitations minières. Finalement, la famille s'installe dans une petite maison de Dallas. Stephen regarde ses parents danser le western swing et écoute souvent un groupe de country : les Texas Boys. Lorsque son frère Jimmie se brise l'épaule en jouant au football américain à douze ans, un ami de la famille, Michael Quinn, lui offre sa première guitare. Peu après, Stevie possède une guitare-jouet dotée de seulement trois cordes, en plastique, signée Roy Rogers achetée dans la chaîne de magasins Sears. Les deux frères se mettent à la guitare sans jamais prendre de cours, apprenant par eux-mêmes grâce aux disques de Jimi Hendrix, des Yardbirds et des Beatles, et en s'imprégnant du jeu de grands guitaristes de blues tels qu'Albert King, B. B. King, Otis Rush et Buddy Guy.
En 1967, Stevie Ray Vaughan rejoint Brooklyn Underground. Le groupe se produit dans les soirées dansantes des écoles secondaires des environs. Il assiste à un concert de The Jimi Hendrix Experience durant lequel The Chessmen, la formation de son frère Jimmie, joue en première partie. Le jeune homme a l'occasion de voir d'autres guitaristes de blues, comme T-Bone Walker et Freddie King, ce qui le convainc de se consacrer à la musique. Sa maîtrise de la guitare pousse un groupe de reprises, The Southern Distributor, à l'engager. Il achète sa première Fender Stratocaster avec ses cachets. Il joue de la basse durant quelques mois dans Texas Storm, un groupe formé par son frère et le batteur Doyle Bramhall, jusqu'à ce que ces derniers partent pour Austin (Texas). En 1970, Vaughan est recruté par Liberation, un groupe de reprises jouant des succès pop. Il enregistre deux titres avec A Cast of Thousands, un groupe formé de camarades de classe du lycée Justin F. Kennedy, pour la compilation A New Hi, qui présente de jeunes groupes des alentours de Dallas. Peu après, Vaughan abandonne ses études afin de devenir musicien professionnel

En 1971, Stevie Ray Vaughan quitte Liberation et forme Blackbird. Le groupe s'établit à Austin et subit de nombreux changements de personnel. Après quelques mois, Vaughan fonde Krackerjack, une formation inspirée par Led Zeppelin, avec laquelle il joue notamment en première partie de Wishbone Ash. Vaughan rejoint ensuite Marc Benno and the Nightcrawlers. Il compose quelques titres, participe à des sessions organisées au studio Sunset Sound d'Hollywood, et part en tournée avec le groupe. À partir de 1975, il joue avec Paul Ray and the Cobras et se produit fréquemment chez Antone's, un club d'Austin consacré au blues. Le groupe enregistre un single en 1976. Il quitte The Cobras l'année suivante afin de former Triple Threat Revue avec Lou Ann Barton et W. C. Clark. En 1978, il rebaptise le groupe Double Trouble et recrute le batteur Chris Layton et le bassiste Tommy Shannon, qui avait joué quelques années plus tôt avec Johnny Winter
En 1982, Double Trouble est programmé au Montreux Jazz Festival grâce à Jerry Wexler3. David Bowie repère Stevie Ray Vaughan durant le festival et l'invite à jouer sur son album Let's Dance, qui sort en 1983. Jackson Browne soutient le guitariste en lui offrant des heures de studio. Le producteur John Hammond transmet sa maquette au label Epic Records, qui offre un contrat au guitariste. Le premier album de Stevie Ray Vaughan & Double Trouble, intitulé Texas Flood, est publié en 1983. Le morceau Pride and Joy, qui en est extrait, entre dans le top 20 américain de l'époque. Texas Flood, ainsi que les albums suivants Couldn't Stand the Weather (1984) et Soul to Soul (1985), sont certifiés « disque de platine ».
Aux prises avec la drogue et l'alcool au milieu des années 1980, Vaughan suit une cure de désintoxication en Géorgie à partir de 1986, et s'en sort totalement. Pour son retour, en 1989, il enregistre l'album In Step, qui remporte le Grammy Award du Meilleur disque de Blues contemporain. Son retour sur le devant de la scène est de courte durée, puisque Stevie Ray Vaughan meurt le matin du 27 août 1990 dans un accident d'hélicoptère causé par le brouillard, près d'East Troy, dans le Wisconsin. L'agent et deux des membres de l'équipe d'Eric Clapton se trouvaient également dans l'hélicoptère. Clapton avait pris place dans un autre appareil, qui suivait celui de Vaughan. Ils revenaient d'Alpine Valley, une salle de concert où ils avaient joué plus tôt dans la soirée.
En septembre 1990 sort Family Style, un album en duo avec son frère Jimmie Vaughan (lui aussi guitariste de blues-rock et ancien membre du groupe The Fabulous Thunderbirds). Jimmie Vaughan coécrit et enregistre par la suite une chanson en hommage à son frère et aux autres guitaristes de blues disparus, intitulée Six Strings Down. Stevie Ray Vaughan est enterré au Laurel Land Memorial Park de Dallas.
Stevie Ray Vaughan se rend célèbre par son jeu de scène : il se présente en tenue de cow-boy, avec bottes et chapeau, et reprend à son compte des figures de style rendues célèbres par Jimi Hendrix, comme jouer de la guitare derrière la tête, dans le dos, etc. Il reprend aussi des morceaux de son illustre prédécesseur, entre autres Voodoo Child (Slight Return) et Little Wing.
En 2010, le magazine Rolling Stone le classe 7e dans sa liste des meilleurs guitaristes de tous les temps. Le Rock and Roll Hall of Fame annonce que le guitariste fait partie des artistes qui seront intronisés en avril 2015
Stevie eut quelques petites amies durant son adolescence ; l'une d'elles, Lindi Bethel, lui inspira le titre Pride and Joy. Le 21 décembre 1979, il épousa Lenora Bailey, entre deux concerts au Rome Inn de Austin. Lenora lui offrit la Stratocaster rouge avec laquelle il écrivit Lenny en son hommage, et il fit du titre de la chanson le surnom de l'instrument. Lorsqu'elle lui demanda de s'installer avec lui, il lui composa et lui dédia Love Struck Baby. Ils divorcèrent en 1988. Stevie retrouva alors le top modèle Janna Lapidus qu'il avait rencontrée en mars 1986 en Nouvelle-Zélande. Ils restèrent en couple jusqu'à sa mort. Stevie n'eut jamais d'enfant.

À ses débuts, Stevie Ray Vaughan a joué sur une Gibson Messenger, une Fender Broadcaster, une Gibson Les Paul TV Model, une Les Paul Barney Kessel puis une Les Paul Gold Top avec son premier groupe, les BlackBird.
La grande majorité de ses guitares électriques furent des Fender Stratocaster :
Sa guitare fétiche était une Fender Stratocaster de 1963, surnommée Number One ou First Wife.
Sa femme la lui offrit pour son vingtième anniversaire, c'est en faisant appel à ses amis qui lui prêtèrent de l'argent que Lenora Bailey put l'acheter, dans un pawn-shop  d'Austin, Texas.
Ses micros, datés de 1959, possèdent un défaut de bobine de cuivre (source ?), ce qui lui donnait un son bien plus gras.
Pour imiter le style de Jimi Hendrix, qui jouait en gaucher sur une Stratocaster de droitier, Stevie Ray Vaughan a remplacé son vibrato de droitier par un modèle de gaucher. Cela lui permettait de gagner en vitesse, le vibrato ne nécessitant alors pas de mouvement de poignet pour être pris en main. Ce changement de vibrato n'ayant pas été fait proprement, un autocollant fut collé sous le chevalet pour masquer les défauts.
La guitare était extrêmement usée, et le refrettage fréquent, impliquant un ponçage de la touche, a fini par modifier le radius du manche (la touche était de plus en plus aplatie).
Le manche d'origine, un manche en D (le plus large des Stratocaster) daté de 1962, finit par être remplacé par le manche de Scotch. Lorsque le manche de Scotch fut cassé lors d'un concert en 1990, il fut changé par une copie spéciale de manche de 1962 commandé chez Fender. À la mort de Stevie Ray Vaughan, le manche d'origine fut remonté.
Lenny, une Stratocaster de 1963, avec un manche en érable.
Sa femme Lenora lui offrit en 1980 pour son 26e anniversaire. Stevie Ray Vaughan composa sa chanson Lenny dessus.
Son manche avait à l'origine une touche en palissandre, mais il le remplaça par un manche (non Fender) en érable offert par Billy Gibbons, guitariste des ZZ Top.
Contrairement à ses habitudes, Stevie Ray Vaughan monta des cordes à faible tension sur cette guitare. Il s'en servait principalement pour ses chansons les plus calmes.
Scotch, une Stratocaster de 1961.
Elle est devenue sa guitare principale quand l'état de Number One s'est dégradé.
Elle était censée être un prix lors d'un show de Stevie Ray Vaughan. Il décida de l'acheter et d'offrir une de ses guitares en échange.
Buddy Guy possédait une guitare identique, avec le même pickguard particulier.
Lorsque le manche de Scotch fut installé sur Number One, le manche de Red fut installé sur Scotch.
Charley, une copie de Stratocaster créée par Charley Wirz.
Cette guitare, à part le manche et la touche, était entièrement blanche, avec une pin-up peinte sur le dos de la guitare.
Ses micros étaient des Danelectro lipstick tube.
À la mort de Charley Wirz en 1984, Stevie Ray Vaughan composa la chanson Life Without You sur cette guitare.
Yellow, une Stratocaster de 1959.
Elle fut vendue à Charley Wirz par Vince Martell (en).
Elle fut apparemment utilisée pour enregistrer les versions studio de Honey Bee et Tell Me.
Elle fut volée en 1985 à l'aéroport Albany Airport de New York. Elle fut retrouvée, et se trouve actuellement au Las Vegas Hard Rock Cafe.
Butter, une Stratocaster de 1961 entièrement d'origine.
Stevie Ray Vaughan utilisait également de pédales Tube Screamer Ibanez TS-808 et TS-9, caractéristiques de son son. Il se servait également d'amplis Fender (black-face Fender Vibroverbs, Fender Vibratone, black-face Super Reverb, silver-face Twin Reverbs) et plus rarement un Marshall Combo Amp avec 2 cabines JBL 12".

 

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MessagePosté le: Lun 13 Mar - 10:08 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Calvin Russell, né en novembre 1948 à Austin (Texas), et mort dans sa ville natale le 3 avril 2011, est un chanteur et guitariste de country, rock et blues américain.


Sixième d’une famille de neuf enfants, Calvin Russell passe ses cinq premières années quasiment derrière le comptoir du Sho Nuff Café, où son père Red fait la cuisine et où sa mère Daisy est serveuse. À douze ans, Calvin se met à la guitare et rejoint son premier groupe, The Cavemen. À quinze ans, il fugue à San Francisco. Il survit sur la route grâce à de petits boulots et se retrouve plusieurs fois incarcéré pour des délits mineurs d'adolescent.
Réfractaire au modèle américain de la réussite financière et sociale, il se marginalise et vend du cannabis pour subsister. Arrêté plusieurs fois, il passe une dizaine d'années derrière les barreaux. À la sortie d'un de ses séjours en prison, il se lance dans un périple à travers le Grand Sud et traverse le Rio Grande à Piedras Negras et El Paso. C’est là qu'il commence vraiment à écrire des chansons et à chanter de ville en ville. Il vit en vagabond, mais se fait prendre par les autorités du Mexique, durant l'hiver 1985, avec de l’herbe américaine plein les poches. Inculpé pour importation frauduleuse de stupéfiants, il repasse un an et demi dans les geôles du gouvernement mexicain.
Lorsqu’il revient à Austin en 1986, il travaille comme plombier, mais continue de traîner dans un milieu marqué par l’alcool et la drogue. Il côtoie de nombreux musiciens, parmi lesquels le légendaire Townes Van Zandt, Willie Nelson ou Leon Russell.
Trois ans plus tard, en décembre 1989, au cours d'une soirée d'anniversaire au Continent Club d'Austin fréquenté par de nombreuses gloires locales, Calvin Russell chante dans un coin ses chansons en s'accompagnant d'une guitare acoustique. Personne ne fait attention à lui, sauf Patrick Mathé, le patron de la maison de disques française New Rose, qui se rend régulièrement à Austin. Intrigué autant par le physique du chanteur que par la qualité de ses compositions, Patrick Mathé prend contact avec Calvin Russel qui lui laisse une cassette. C'est cette maquette qui donne naissance à l'album A Crack In Time que New Rose publie en France début 1990.

L’accueil est excellent et Calvin ne tarde pas à venir en France pour en assurer la promotion. L’année suivante, il sort Sounds From The Fourth World, album de la consécration, également enregistré à Austin avec Joe Gracey. Calvin commence à tourner beaucoup en France, remplissant les clubs, alors qu'au Texas on l’ignore toujours. De nombreuses pages de journaux sont consacrées là-bas à l’étonnante aventure de sa carrière européenne, mais sans profit pour sa musique.
En 1992, Calvin Russell revient sur le devant de la scène avec Soldier. Dans le prolongement des deux albums précédents, il l’enregistre encore aux Studios Arlyn, mais la production se fait cette fois sous la houlette de Jim Dickinson, empereur du Memphis Sound qui a travaillé avec Ry Cooder et les Rolling Stones.
Début 1994 paraît Le Voyageur, album live enregistré à l’Olympia, l’Élysée-Montmartre, l’Exo 7 à Rouen et le Zig-Zag à Orléans, reflet d’une tournée marathon dans laquelle Calvin Russell a donné en un an 178 concerts en Europe.
En 1995 sort le très acclamé Dream Of The Dog, tournant dans sa carrière. Dream Of The Dog est le titre d’une vieille légende indienne. La pochette, qui reproduit les dessins d’une couverture indienne, révèle les origines comanches de Calvin, certains des symboles étant originaires de la tribu de son arrière-grand-mère.

L’album suivant Calvin Russell, (enregistré et mixé à Memphis), est résolument blues et comble à la fois ses fans et les puristes. Pour souffler avant de préparer le prochain, c’est un best of que propose Calvin Russell avec This Is My Life, qui comporte cependant trois nouveaux titres : Forever Young, Texas Song et It’s All Over Now.
Alors que paraît This Is My Life (1998), au hasard d’un arrêt dans une station-service au Texas, son passé d’adolescent resurgit avec violence. Un policier remarque la saleté des vitres de sa voiture et lui demande d’en descendre. Quand il découvre qu’il se trouve face à un ancien prisonnier, il appelle les maîtres-chiens par radio. Ils trouvent son herbe. Son passeport est confisqué, et cette peccadille risque d’entraîner l’annulation de tous ses sursis, et dix années de prison. Finalement les choses s’arrangent, avec une mise en liberté semi-surveillée sous réhabilitation.
Le 3 avril 2011, il meurt à l'âge de 62 ans d'un cancer du foie

 

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MessagePosté le: Lun 13 Mar - 10:12 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Clarence Edward Smith, dit Sonny Rhodes, est un chanteur et guitariste de blues américain, né à Smithville, Texas, le 3 novembre 1940.


Sonny Rhodes est un bluesman très ancré dans la tradition texano-californienne qu'il prolonge et modernise. Il apprend la guitare à l'âge de neuf ans, adore Chuck Willis (il porte un turban comme son idole), Bobby Bland, Junior Parker, T-Bone Walker et Percy Mayfield. Chanteur aux inflexions sensuelles, très bon compositeur (Cigarette Blues) et excellent guitariste, Rhodes devient le costumier-valet-chauffeur de Junior Parker. Il bénéficie grandement des conseils avisés de son patron et puise nombre d'idées chez les guitaristes de l'orchestre, Roy Gaines et Clarence Hollimon. Il enregistre un obscur 45 tours au Texas puis s'établit dans la baie de San Francisco. Il devient dans les années 60, une figure populaire du blues local. Il est initié à la steel-guitare par L.C. Robinson qui lui léguera d'ailleurs son instrument. Son ami, le pianiste J.J. Malone, alors arrangeur et producteur du label Galaxy lui fait graver une belle série de 45 tours sous son nom réel ou son pseudonyme. Ils sont réunis sur l'anthologie All night long they play the blues (Ace).
Pris en main par Tom Mazzolini, le créateur du « San Francisco Blues Festival », au début des années 70, Rhodes sort des petits clubs noirs et entreprend une tournée en Europe qui lui permet de graver l'excellent I don't want my blues colored bright (Black Magic) en compagnie de J.J. Malone. Il revient à plusieurs reprises en Europe mais cet artiste de premier plan n'a pas véritablement atteint la notoriété qui devrait être la sienne. Il a enregistré plusieurs CD de valeur, notamment Disciple of the blues (Wild Dog) et Out of control (King Snake).



 

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MessagePosté le: Mar 14 Mar - 11:58 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Clarence "Blind Lemon" Jefferson (septembre 1893 au Texas - décembre 1929 à Chicago) est un chanteur et guitariste de blues américain. Il reste un des chanteurs de blues les plus populaires des années 1920. En tout, sa carrière en studio ne dépasse pas trois mois.


Clarence Jefferson est né à Couchman au Texas près de Wortham. On a longtemps cru qu'il était né en 1897, mais des recherches menées un siècle plus tard révèlent un recensement sur lequel sa naissance est précisée le 24 septembre 1893. De la même façon, les historiens ne sont pas d'accord sur la cécité de Jefferson. En effet, certains pensent qu'il est né aveugle alors que pour les autres, sa vue s'est dégradée avec le temps pour des raisons inconnues. Cette ambiguïté repose sur son surnom Blind Lemon que l'on peut traduire par aveugle défaillant.
Encore adolescent, vers 1912, Jefferson commence à vivre de la musique en se produisant à la guitare lors des pique-niques ou à des fêtes. Il joue également dans les rues de plusieurs villes du Texas, et régulièrement à Dallas à partir de 1915. Sur ses débuts, son cousin Alec Jefferson écrira : « Ils étaient désagréables et grossiers. Les hommes prostituaient les femmes et faisaient de la contrebande d'alcool pendant que Lemon chantait pour eux durant toute la nuit. Il commençait vers 20h et continuait jusqu'à 4h du matin. » En 1917, installé à Dallas pour de bon, se marie et se produit avec Leadbelly jusqu'à son incarcération pour la mort de l'un des membres de sa famille. Il rencontre Son House l'encourage à continuer en 1920. Seul, il continue ses concerts, et gagne assez d'argent pour faire un enfant - cette paternité est sujette à débats également. Vers la fin de l’année 1925, la maison de disques Paramount Records entre en contact avec lui.
Vers décembre 1925 ou janvier 1926, il est amené à Chicago dans l'Illinois pour enregistrer son premier morceau. Ses deux premiers enregistrements sont les gospels I Want to be like Jesus in my Heart et All I Want is that Pure Religion, sortis sous le pseudonyme de Deacon L. J. Battes.

En mars 1926, il participe à une deuxième session d'enregistrement. Ce premier disque sous son véritable nom contient les succès Booster Blues et Dry Southern Blues ce qui amène les deux autres chansons de cette session à être également sorties : Got the Blues et Long Lonesome Blues.
Entre 1926 et 1929, il enregistre une centaine de morceaux : 43 sont publiés dont 42 pour Paramount Records. Malheureusement, les techniques de studio et la qualité des enregistrements de Paramount Records trop rudimentaires. Ceci amène, en mai 1926, Paramount à réenregistrer les succès de Jefferson Got the Blues et Long Lonesome Blues dans les installations des laboratoires Marsh. Les différentes versions apparaissent d'ailleurs sur différentes compilations et peuvent ainsi encore être comparées. Les enregistrement de mauvaise qualité se vendirent aussi bien que le reste, et certaines ventes allèrent jusque 100000 copies, des ventes qui firent croitre davantage le succès de Blind
C'est en grande partie grâce à la popularité d'artistes tels que Blind Lemon Jefferson et ses contemporains comme Blind Blake et Ma Rainey que Paramount devient le premier label de blues des années 1920.
Les revenus de Jefferson augmentant, il se permet d'acheter une voiture avec chauffeur (bien qu'il reste également un débat sur ce point précis). Mayo Williams, le lien de Paramount avec la communauté noire, lui procure une Ford « dépassant les 700 dollars », une compensation fréquente pour les droits d'enregistrement à cette époque.
Apparemment toujours mécontent de ses redevances, bien que Williams rapporte que le compte en banque de Jefferson dépassait les 1 500 dollars, il quitte Paramount pour Okeh Records en 1927 entrainé par Williams. OKeh enregistre et publie rapidement les morceaux Matchbox Blues et Black Snake Moan, ce qui restera son seul enregistrement pour ce label (certainement à cause d'obligations contractuelles avec Paramount).
Quand il revient chez Paramount quelques mois plus tard, Matchbox Blues est devenu un tel succès que Paramount le réenregistre et en sort deux nouvelles versions. Encore une fois, les enregistrements de Paramount ne tiennent pas la comparaison par rapport à la version de OKeh.
En 1927, Jefferson sort un autre de ses classiques, See That My Grave is Kept Clean (encore une fois sous le pseudonyme Deacon L. J. Battes) accompagné de deux autres chansons étonnamment spirituelles, He Arose from the Dead et Where Shall I Be. See That My Grave is Kept Clean est un tel succès qu'elle est réenregistrée et republiée en 1928.

Jefferson meurt sans un sou à Chicago en décembre 1929. La cause exacte de sa mort reste inconnue. Les rumeurs parlent d'un empoisonnement de son café, certaines sources parlent d'un empoisonnement - notamment par une amante jalouse et d'une cris cardiaque causée par l’attaque d'un chien, mais un scénario plus probable semble être une crise cardiaque après que Jefferson se soit perdu au cours d'une tempête de neige.
Paramount Records paye le retour de son corps en train vers le Texas, accompagné du pianiste Will Ezell. Jefferson est enterré au Wortham Negro Cemetery (devenu le Wortham Black Cemetery). Sa tombe reste vierge et inconnue jusqu'en 1967, date à laquelle un marqueur est érigé à proximité, l'endroit précis étant inconnu. En 1996, le cimetière et la marque étaient en très mauvais état. Une pierre tombale en granite fut donc mise en place en 1997.
Jefferson a un jeu de guitare rapide et complexe, associé à une voix particulièrement haute.
Il est un des pionniers du Texas blues et une grande influence pour la génération de chanteurs et de guitariste de blues qui suivra notamment Leadbelly et Lightnin' Hopkins.
Jefferson est également célèbre pour avoir beaucoup voyagé pour l'époque notamment dans le sud des États-Unis ce qui entraîne une relative difficulté à catégoriser sa musique. Il s'affranchissait en effet des conventions musicales, modifiant ses riffs et ses rythmes et chantant des textes complexes et expressifs d'une manière exceptionnelle pour un "simple chanteur de country blues" de l'époque.
Il est l'auteur de nombreux thèmes comme, See That My Grave is Kept Clean, que reprendront plus tard d'autres musiciens. Un autre de ses morceaux, Matchbox Blues, fut enregistré 30 ans plus tard par les Beatles dans une version rockabilly créditée à Carl Perkins, qui lui-même n'avait pas mentionné Jefferson dans sa version de 1956.
En même temps que sa célébrité grandissait, les rumeurs concernant sa vie prenaient également de l'ampleur en faisant souvent intervenir l'auteur de celles-ci.
T-Bone Walker affirma qu'enfant, il fut employé par Jefferson pour le diriger dans les rues de Dallas. À cette époque il aurait en effet eu l'âge approprié.
Un employé de Paramount raconta au biographe, Orrin Keepnews, que Jefferson était un coureur de jupons, alcoolique et débraillé alors que le voisin de Jefferson à Chicago, Romeo Nelson, le décrivait comme chaleureux et cordial. Il est vrai que l'un n'empèche pas l'autre. De même, le chanteur, Rubin Lacey assurait que Jefferson refusait toujours de jouer le dimanche "même si vous me donnez 200 dollars".
Il est également suspecté d'avoir gagné sa vie comme lutteur avant son succès musical, ce qui serait une preuve qu'il n'était pas aveugle à cette époque.
Enfin, son nom serait à l'origine du nom du groupe Jefferson Airplane.

 

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MessagePosté le: Mar 14 Mar - 12:07 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Louis Charles Robinson était un chanteur, guitariste, steel-guitariste et violoniste de blues américain, né à Brenham, Texas, le 15 mai 1915, décédé à Oakland, Californie, le 26 septembre 1976.


Robinson est né à Brenham, au Texas, aux États-Unis.  Il a appris à jouer de la guitare à neuf ans; Supposément Robinson a eu comme mentor le chanteur et guitariste Blues Willie Johnson. Plus tard dans sa carrière, il a été initié à la guitare en acier par le musicien swing occidental Leon McAuliffe, et est devenu un joueur noté de violon. Son frère, le joueur d'harmonica A. C. Robinson, a collaboré avec L.C. Robinson dans le Texas dans les années 1930, et plus tard les deux ont exécuté et enregistré ensemble en Californie dans les années 40.
Oakland Blues, un album studio Robinson, Lafayette Thomas et Dave Alexander, a été publié en 1968 par World Pacific Records. Cela a été suivi en 1971 par l'album Ups and Downs sur Arhoolie, sur lequel Robinson est accompagné par le groupe de Muddy Waters et le trio de Dave Alexander.
Robinson a joué au San Francisco Blues Festival en 1973 et 1974. Il est allé en Suède l'année suivante, mais il n'a jamais été très connu en Europe.
Il est décédé d'une crise cardiaque à Berkeley, en Californie, en 1976, âgé de 61 ans.


 

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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 10:50 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Scott H. Biram, né le 4 avril 1974 à Lockhart, Texas, États-Unis, est un chanteur, guitariste, et auteur-compositeur de musique blues et de musique country.


Scott Alan Biram grandit dans la banlieue d’Austin, Texas, Prairie Lea, et à San Marcos, également au Texas. Il obtient en 1997 un diplôme d’art à l’Université d’État du Texas.
Avant de devenir un one-man band (homme-orchestre), il était membre d’un groupe de punk (The Thangs) et de deux groupes de bluegrass (Scott Biram & the Salt Peter Boys and Bluegrass Drive-By)
Entre 2000 et 2004, Scott H. Biram a sorti cinq albums produits par sa propre maison de disque, KnuckleSandwich Records. Le premier, This is Kingsbury?, 2000, a été suivi par Preachin' & Hollerin en 2002. En 2003, il sort son troisième album Lo-fi Mojo enregistré en live à la radio à Austin, Texas.
Le 25 mars 2003, sa voiture est percutée violemment par un poids lourd, ce qui le conduit au Centre Médical Militaire de San Antonio, Texas, où ses diverses blessures, plus ou moins graves, sont soignées. Ce qui ne l’empêche pas de jouer, un mois plus tard seulement, sur les planches du Continental Club à Austin, en fauteuil roulant. Pendant sa convalescence, il enregistre dans la maison de ses parents l’album Rehabilitation Blues.
En 2004 il sort son cinquième album The Dirty Old One Man Band, qu’il ressort en 2005 quand il signe avec Bloodshot Records, une maison de disque de Chicago. Toujours chez Bloodshot Records, il sort Graveyard Shift en 2006, Something's Wrong / Lost Forever en 2009, et Bad Ingredients en 2011.

Le style de Scott H. Biram s’inspire des grands noms du blues, comme Lightnin' Hopkins ou leadbelly, dont il reprend souvent des morceaux, notamment Whoa Back Buck et Midnight Special. Ses compositions sont également influencées par la country, le gospel et le punk. Sur scène, il adopte une attitude très rock’n’roll : « Je suis assez fier d’avoir la capacité d’exprimer librement mes émotions, sans retenue » dit-il, « Aujourd’hui trop de gens ont de petites voix timides, comme s’ils n’arrivaient pas à chanter à plein poumons »
Depuis 1999, Scott H. Biram se produit sur scène environ 200 soirs par an. Depuis 2005, il a quitté l’Amérique du Nord une quinzaine de fois pour donner des concerts en Europe centrale et au Royaume-Uni.
Les morceaux Lost Case Of Being Found, Still Drunk, Still Crazy Blue, et No way ont été utilisés dans la saison 4 de la série Sons Of Anarchy. On peut aussi entendre Wreck My Can dans le film The Darwin Awards avec Winona Ryder et Joseph Fiennes. Sa musique figurera aussi dans le documentaire à venir Running Heavy. Le groupe Nashville Pussy a repris Raisin Hell Again sur leur album Get some, sorti en 2005. Le morceau Truckdriver a également été repris par le chanteur de country Hank Williams III.
Scott H. Biram apparaît dans plusieurs documentaires, comme dans Seven Signs: Music, Myth & the American South, réalisé en 2008 par J.D. Wilkes. Il était l’une des stars du film allemand The Folk Singer : A Tale of Men, Music & America, sorti en 2008. On peut le voir aussi dans le documentaire français « One Trip Some Noise »3. Les réalisateurs ont déclaré qu’après l’avoir interviewé en France, Scott H. Biram leur a donné l’envie de venir aux États-Unis faire une version plus longue du documentaire.

 

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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 11:01 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant

Delbert McClinton, né le 4 novembre 1940 à Lubbock, Texas, est un auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste (guitariste, pianiste et harmoniciste) américain de blues et americana.

Actif depuis 1962 et comme leader d'un groupe depuis 1972, il a enregistré plusieurs albums de labels majeurs, et signé des singles dans le Billboard Hot 100, Mainstream Rock Tracks, et Hot Country Songs charts.
En 2006, McClinton remporte un Grammy Award pour son album The Cost of Living dans la catégorie Best Contemporary Blues Album. McClinton est le sujet du documentaire musical "Rocking the Boat: A Musical Conversation and Journey", réalisé par Jay Curlee. McClinton a enregistré le titre d’ouverture "Weatherman" pour le film de Bill Murray : Un jour sans fin.
 

Parmi ses principaux succès figurent :
"Givin' It Up for Your Love" (Top 40 et n°8 au Billboard Hot 100)
"Good Man, Good Woman" (Grammy Award en 1991 avec Bonnie Raitt)
"Two More Bottles Of Wine" (écrit par McClinton mais resté célèbre par l'interprétation de Emmylou Harris en 1978)
"Starting A Rumor"
"Every Time I Roll The Dice"
"She's Not There Anymore"

 

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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 11:12 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues) Répondre en citant


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:50 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Texas blues)

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