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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Le blues dans tous ses états (Chicago blues)
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saintluc
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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 10:40 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant


Vous pouvez mettre vos appréciations, vos commentaires, mais pas de clips, merci.
Ce topic est un peu comme un dictionnaire des personnalités du blues.

Page 1:
Luther Allison - Doctor Clayton - Eddy Clearwater - Willie Cobbs - Bo Diddley - Billy Boy Arnold - Lil' Ed - Deitra Farr - Buddy Guy - Jazz Gillum - Buddy Scott - Bonny B. -Billy Branch - Howlin’ Wolf -  
             
Page 2: T-Bone Walker -  Little Walter Big Walter Horton - Luther Johnson - Elmore James -Vance Kelly - Freddy King - Johnny B. Moore - Muddy Waters - Sleepy John Estes - Sonny Boy Williamson I - Sonny Boy Williamson II - Hammie Nixon - Robert Nighthawk - Yank Rachell -
 

             Page 3: Jimmy Rogers - Barkin' Bill Smith - Tampa Red - Maurice John Vaughn - John Watkins - Junior Wells - J. B. Hutto - Earl Hooker


        
 
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Dernière édition par saintluc le Mar 4 Avr - 10:07 (2017); édité 39 fois
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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 10:40 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 10:44 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Luther Allison est un guitariste et chanteur de blues né le 17 août 1939 à Widener (États-Unis) et mort le 12 août 1997 à Madison (États-Unis).


Il est le quatorzième d'une famille de quinze enfants. Pendant son enfance, il joue de l'orgue à l'église et chante dans une chorale de gospel. Lorsque sa famille part pour Chicago, il a l'occasion de se familiariser avec le blues en écoutant, entre autres, B.B. King.
Excellent guitariste à la voix puissante, Allison se fait assez vite un nom dans le monde du blues de Chicago dans les années 1960 dont il sera par la suite un des fers de lance. Il sort son premier disque en 1969 « Love me Mama ».
Il part ensuite s'installer en Europe et, sans pour autant délaisser le blues, s'oriente petit à petit vers le rock, comme le témoigne l'album « Life is a Bitch » 1983. Cela lui vaut la disgrâce auprès des puristes du blues qui le croient perdu pour la cause. A contrario, les deux albums studio suivants conduisent à une évolution plutôt intéressante (un album, « Rich Man », enregistré dans le studio des Scorpions). Il revient à ses premières amours dans les années 1990 avec deux albums de blues « Blue Streak » et « Reckless », qui sont unaniment reconnus par ses pairs.
Il meurt en 1997 d'un cancer du poumon.
Son fils Bernard Allison (né en 1965) est également guitariste et parraine l'école dédiée à son père : la « Luther Allison Blues School ».


 

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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 15:32 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Doctor Clayton (nom de scène de Peter Joe Clayton) était un chanteur, pianiste de blues américain, né à Atlanta, Géorgie, le 19 avril 1898, décédé à Chicago, Illinois, le 7 janvier 1947.



 

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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 15:39 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Eddy Clearwater. Eddy Harrington dit Eddy "The Chief" Clearwater, est un chanteur et guitariste de blues américain, né à Macon dans le Mississippi, le 10 janvier 1935.


Bien que né à Macon dans le Mississippi, Clearwater est principalement connu comme faisant partie de la scène du Chicago blues des années 1960. Il se produit principalement aux États-Unis (en particulier à Chicago et en Illinois) mais aussi dans des festivals en France, Allemagne et Pays-Bas. Il est un cousin de l'harmoniciste Carey Bell Harrington.


 

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MessagePosté le: Sam 11 Mar - 09:37 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Willie Cobbs, est un chanteur-harmoniciste-guitariste de blues américain, né à Smale, Arkansas, le 15 juillet 1932.

Il a déménagé à Chicago en 1951, où il a parfois joué dans les clubs locaux avec Little Walter, Eddie Boyd et d'autres. Il a servi dans les forces armées américaines puis est retourné à Chicago, en enregistrant un certain nombre de singles tels que Ruler, une filiale de J.O.B. Enregistrements.
Il a d'abord enregistré sa composition "You Do not Love Me" en 1960 pour Mojo Records, une maison de disque à Memphis, Tennessee, détenue par Billy Lee Riley. L'enregistrement a été loué à Vee-Jay Records. Des versions de couverture ont été enregistrées par divers artistes, y compris Allman Brothers Band; Grateful Dead; Richie Kotzen; Kaléidoscope; Quicksilver Messenger Service; John Mayall et les Bluesbreakers; Junior Wells; Magic Sam; Mike Bloomfield, Al Kooper et Stephen Stills sur leur album de 1968 Super Session. Une autre version de couverture était le rendu rocksteady de 1967 par Dawn Penn, intitulé "Vous ne m'aimez pas (non, non, non)".

Cobbs a publié plus tard des singles pour diverses étiquettes. Il a dirigé des boîtes de nuit dans l'Arkansas et le Mississippi pendant les années 1970 et 1980.  Il a ensuite publié les albums Hey Little Girl pour le label Wilco en 1986 et Down to Earth pour le label Rooster Blues en 1994.
Il a joué au King Biscuit Blues Festival et au Chicago Blues Festival.  Il est également apparu dans le film de 1991 Mississippi Masala, exécutant les chansons "Angel from Heaven" et "Sad Feelin '".

 

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MessagePosté le: Sam 11 Mar - 09:53 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Elias Otha Bates McDaniel dit « Bo Diddley », né à McComb (Mississippi) le 30 décembre 1928 et mort le 2 juin 2008 à Archer (Floride), est un bluesman, guitariste, chanteur, compositeur et acteur américain. Il est reconnu comme l'inventeur du diddley beat, forme évoluée et transposée sur la guitare du jungle beat, qui précipite l'éclosion du rock en 1955 et de tout ce qui s'ensuit. Il est ainsi surnommé l'« Originator » et considéré pour son rôle clé dans le passage du rythm'n blues vers l'ensemble de la musique populaire et alternative moderne.

Son pseudonyme, « Bo Diddley », lui vient du nom donné à un instrument rudimentaire, constitué d'un morceau de fil de fer accroché à un mur sur lequel on faisait glisser un goulot de bouteille selon la technique du bottleneck, et qui remplaçait la guitare chez les apprentis musiciens noirs des débuts du blues. Cet instrument, le diddle ou diddley bow (aussi appelé jitterbug ou one-string), est avec le jug (bouteille servant de basse dans laquelle on soufflait) à la base de l'invention des musiques afro-américaines.
Bo Diddley est né dans une famille pauvre du Mississippi alors que sa mère n'avait que 16 ans. Son père mourant peu après sa naissance, il est adopté par une cousine de sa mère qui le lui confie : Gussie McDaniel, seulement âgée de 15 ans mais formant un foyer. Il prendra le nom de McDaniel mais continuera à y accrocher celui de Bates. Des incertitudes existent aussi quant au premier prénom qui lui fut donné, celui de Ellas ou de Otha. Il aura cependant comme nom d'usage : Ellas McDaniel.
La famille McDaniel déménage en 1934 à Chicago dans la banlieue sud réputée comme un quartier difficile. Il y étudie, s'orientant finalement vers la lutherie, y pratique de petits métiers et apprend à se défendre.
Musicalement, Bo débuta comme violoniste et passa à la guitare sous l'influence notable de Louis Jordan ou encore de John Lee Hooker et Muddy Waters, quand se faisaient ressentir les premiers soubresauts de ce qui n'était encore que le rhythm and blues et pas encore le rock'n'roll dont Diddley, avec Chuck Berry, Elvis Presley, Bill Haley, Little Richard et Fats Domino, sera l'un des pionniers.
Marié à 18 ans, il arrête en même temps la boxe à la suite d'une cuisante défaite. Depuis l'année 1943, Bo Diddley, sous ce surnom, se produisait avec ses groupes dans les coins de rues (où pour un jeune il gagnait de belles sommes d'argent), puis sur les marchés (où il passe de plus en plus à la guitare) et finalement en club en 1951.
L'origine de son surnom est incertaine. Musicalement, Bo débuta comme violoniste et passa à la guitare sous l'influence notable de Louis Jordan ou encore de John Lee Hooker et Muddy Waters, quand se faisaient ressentir les premiers soubresauts de ce qui n'était encore que le rhythm and blues et pas encore le rock'n'roll dont Diddley, avec Chuck Berry, Elvis Presley, Bill Haley, Little Richard et Fats Domino, sera l'un des pionniers.
Marié à 18 ans, il arrête en même temps la boxe à la suite d'une cuisante défaite. Depuis l'année 1943, Bo Diddley, sous ce surnom, se produisait avec ses groupes dans les coins de rues (où pour un jeune il gagnait de belles sommes d'argent), puis sur les marchés (où il passe de plus en plus à la guitare) et finalement en club en 1951.
L'origine de son surnom est incertaine. Sa mère aurait été fan d'un musicien local portant ce surnom et l'un de ses camarades de boxe témoigne que ce surnom était utilisé par un membre plus ancien dont il pensait qu'il s'était inspiré.
Diddley raconte qu'adolescent, il s'initia à la guitare en participant aux musiques rythmées des églises baptistes, puis pentecôtistes où, fasciné, il trouve des rythmes encore plus singuliers. Il aura tendance à en jouer comme si c'était une batterie, marquant les mesures, le tout avec des techniques propres au violon. Il développe dès lors son propre style rythmique.
Certaines guitares qu'il concevra lui-même sont d'ailleurs faites pour jouer en même temps en percussion sur les parties ajoutées et peuvent intégrer une boite à rythme ou même un pad électronique. Sa formation de luthier l'amena dans ses expériences à concevoir et d'ajouter des fonctions supplémentaires à ses guitares, par exemple les boutons permettant de changer d'effet sans passer par le pédalier. Steve Vai lui-même ne prendra la mesure de cette innovation qu'au milieu des années 1990. Plus tard, Bo s'en vantera, en l'inscrivant sur l'une de ses guitares, non sans humour et flirtant volontiers avec la mégalomanie, d'avoir créé la première guitare turbo à 5 vitesses. Il s'accordait aussi en quinte à la manière des violons et reste l'un des premiers guitaristes de rock à avoir utilisé l'accord ouvert, issu du blues, et à l'enseigner autour de lui, notamment aux Rolling Stones dès leurs premières tournées.

Il fut accompagné à partir de 1950 et jusqu'en 1964 par Jerome Green (en), son joueur de maracas capable de soutenir leurs astucieux contre-temps. Jerome Green est selon le témoignage de Marshall Chess (Chess Records) recueilli par Martin Scorsese (dans sa série Presents the Blues), celui qui a introduit chez Bo Diddley les rythmes dits jungle au sein même de la racine rhythm'n'blues. Le fruit de leur rencontre sera le diddley beat où le concept rythmique de Diddley trouve son écho et son accompagnement. Le fils Chess s'appuie en introduction du cinquième volet sur la formule de Willie Dixon : « the blues is the roots, everything else is the fruits ». En intégrant au Blues un fondement particulier, allant retrouver le plus directement ses origines africaines et afro-américaines lointaines (au moins du xviie siècle et plus particulièrement des siècles d'esclavage, du Hambone (en) et de la Bamboula), le sillon de Diddley et de Green prendra une dimension révolutionnaire pour la musique moderne et la date consensuelle de 1955, où ils se révélèrent au grand public en provoquant extase et courroux, deviendra le repère de la naissance du rock dont on retrouve la référence à travers toute son Histoire (Let There Be Rock, AC/DC, The legend of Bo Diddley, The Animals, Bo, Godfather of rock and roll, Public Enemy…).
En 1952, il acquiert un ampli de guitare d'où il va sortir son premier vrai son saturé allié à une réverbération généreuse. Il bricolera lui-même l'un des tout premiers effets trémolo/vibrato électronique (vibe, parfois appelé effet texan) avec un réveil et quelques pièces de mécanique et il crée alors son premier son spécifique (Diddley sound) qu'il va toujours plus explorer et élargir. Selon son témoignage recueilli par maxwellstreetdoc , il aurait aussi été à l'origine des premières expériences de création de vibrato (tremolo bar) bien qu'il ne se servit que très peu de cet accessoire mécanique monté sur certaines de ses premières guitares Gretsch et abandonné sur celles à forme rectangulaire (toujours des Gretsch).
L'activité musicale étant trop saisonnière pour en vivre, il concède de produire une maquette comportant 2 titres : Uncle John et I'm a Man (pour la face B). Rapidement repéré, il signe en 1954 un contrat de sortie pour un disque avec la Chess Records et Uncle John devient Bo Diddley.
Avec son premier single double face comportant Bo Diddley (A) et I'm a Man (B) qui sort en mars 1955, il révèle au grand public un rythme qui sera abondamment repris dans le monde du blues et du rock. On le nomme jungle beat (au sens large des rythmes proches scindés de manière identique) ou diddley beat (en tant que rythme jungle particulier qui n'apparait que très sporadiquement dans différents styles antérieurs). Le disque atteint la seconde place des charts Rhythm'n Blues aux États-Unis.
Si le diddley beat de la chanson Bo Diddley est considéré comme original et singulier pour l'histoire du rock, le riff ainsi que les paroles de I'm a Man sont inspirés d'une chanson de Muddy Waters, Hoochie Coochie Man écrite par Willie Dixon en janvier 1954. Waters, ami et collègue de Diddley à la Chess Records, lui donnera une réponse en sympathie mais relativement aiguisée avec Mannish Boy en 1955 juste après la sortie de son single pour lui signifier qu'il venait de pénétrer la cour des grands. En fait, Manish Boy (un seul n dans la première orthographe du titre) est une reprise quasiment conforme, dans la mélodie et le texte, de I'm a Man. Cependant, vis-à-vis de l'originalité de la rythmique, Willie Dixon s'était lui-même inspiré d'un riff déjà en vogue mais que seul Bo Diddley permit de vulgariser en le personnalisant fortement sur I'm a Man. C'est finalement, et à cause de sa meilleure maitrise d'alors, la version de Waters, Manish Boy, qui sera employée dans le monde médiatique, notamment dans les légendaires publicités des jeans Levi's.
Elvis Presley, performant depuis moins d'un an seulement, se montre fan de Bo Diddley et ce dernier attribue le développement des contorsions suggestives et caractéristiques du King, à l'inspiration ou l'audace qu'il a acquise en regardant Bo Diddley sur scène, telle sa prestation au Carnegie Hall de New York cette même année.
Le 20 novembre 1955, il passe au Ed Sullivan Show, dont il rend l'animateur furieux. Annoncé comme musicien de folk et censé jouer sagement un morceau devenu classique de la musique country, Sixteen Tons de Tennessee Ernie Ford, il interpréte sans avertir Bo Diddley. Le très respecté Ed Sullivan lui dira qu'il est "l'un des premiers hommes de couleur à l'avoir jamais trahi (doublé)". Face à cette expression ressentie comme raciste et dominatrice, Bo Diddley avouera s'être retenu de s'emporter physiquement contre lui. À la suite de cet événement, il sera empêché de participer à plusieurs autres émissions, et Ed Sullivan lui prédit que sa carrière serait finie avant six mois. Au contraire, Bo Diddley venait de lancer son premier grand succès sur les ondes et dans le commerce, tout en ayant tenu tête au système médiatique alors soumis à la ségrégation raciale et au conservatisme. Malgré l'approximation lui faisant dire qu'il aurait été le premier noir à passer dans le Ed Sullivan Show en tant que vedette, il devint un exemple pour les années 1960.

En 1956, il fait la connaissance de celle qui deviendra en 1957 Lady Bo, Peggy Jones, la toute première guitariste de rock, toujours active et dont il affirme qu'elle est la seule à connaitre les voies de l'origine. Parmi les femmes qui l'ont accompagné se trouve aussi celle qu'il a surnommée la Duchesse, the Duchess (1962-1966), Norma-Jean Wofford (en). Elle permit la transition durant l'envol en solo de Lady Bo avec son propre groupe (Lady Bo & The Family Jewel) et Bo avait fait passer la Duchesse pour une demi-sœur uniquement pour alimenter la curiosité de ceux qui osaient demander où avait pu passer Lady Bo. Il avait appris la guitare à la Duchesse et elle était entourée de deux autres choristes : Gloria Morgan et Lily "Bee Bee" Jamieson, dont le trio en compagnie de Diddley est connu sous le nom de Bo-ettes. Elle quitta à son tour le groupe pour fonder sa famille, puis il y eut notamment Cornelia Redmond surnommée Cookie ainsi que Debby Hastings.
Il écrit en 1957 sous le pseudonyme de sa femme d'alors, Ethel Mae Smith, le titre Love is Strange pour le duo Mickey et Sylvia (Mickey Baker et Sylvia Robinson, créatrice de Sugar Hill Records) qui en font l'un des plus grands classiques du Rhythm and Blues. Il sera repris par Buddy Holly, les Everly Brothers, Sonny and Cher, Paul McCartney, Everything but the Girl, etc., ainsi que dans le film Dirty Dancing.
L'année 1957, Jerry Allison, le batteur de Buddy Holly rejoint la technique de ce rythme jungle lui permettant alors de jouer Peggy Sue et donc de suivre la guitare de Buddy sur une dynamique qui n'est déjà plus celle du premier rock'n roll ou du rockabilly, quoique déjà novateur avec That Will Be The Day, mais bien du rock tel qu'il va se structurer plusieurs années plus tard seulement au milieu des années 1960. Oh Boy, toujours de Buddy Holly la même année, marquera le passage définitif et précoce du rock dans le rock'n'roll et comporte un phrasé type de diddley beat marqué à la voix au milieu de la chanson comme une pierre d'angle apparente de sa structure. Bo Diddley en parle dans sa chanson des années 1980 : Bo Diddley Put the Rock in Rock'n Roll. Buddy Holly, l'enfant doux et chéri du rock'n'roll fit plusieurs reprises de Bo Diddley (Bo Diddley, Love is Strange), s'en est inspiré sur plusieurs de ses compositions en y créant ses touches personnelles (Not Fade Away, Words of Love, Well Alwright, Oh Boy) et s'apprêtait à reprendre Mona avant de mourir brutalement en compagnie de Ritchie Valens dans un accident d'avion en tout début d'année 59. Les enregistrements de 1957 qu'il reste de sa version en première préparation montrent le travail que l'acquisition d'un tel rythme demande même pour quelqu'un comme Buddy Holly, tout autant que la fascination qu'il provoque.
Suivant le phénomène des pierres angulaires mises à nu, les chansons Love is Strange (Bo Diddley), Words of Love (Buddy Holly) et More Than Words (Extreme), ne forment qu'une chaine (technique de guitare et/ou air) et Extreme révèle à son tour la pierre d'angle qu'il utilise chez Buddy Holly (comme ce dernier l'avait fait dans Oh Boy vis-à-vis de Bo Diddley) en reprenant son air au milieu de la chanson et en y plaçant dessus leur titre pour parole ("more than words").
À la mort de Buddy Holly, le rock'n'roll connait un recul jusqu'en 1962 accentué par un retour de l'esprit réactionnaire et de la compartimentation ségrégationniste dans le monde des médias. Elvis Presley lui-même est cantonné à ne plus chanter que des ballades et au mieux du rockabilly. Bo Diddley couve durant ce temps là son retour explosif devant les médias et les shows qui lui ont été restreints et prépare même l'esprit Soul parallèlement à Ray Charles avec des morceaux comme the Great Grandfather (1959), qu'il joue au violon, ou Working Man (1960) qui aboutiront à des tubes comme Ooh Baby (1966).

SUITE: Bo Diddley

 

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MessagePosté le: Dim 12 Mar - 09:02 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Arnold William, dit Billy Boy Arnold, né à Chicago (Illinois) le 16 septembre 1935, est un chanteur et harmoniciste de blues américain.


Né à Chicago, il a commencé à jouer de l'harmonica dès son enfance et, en 1948, il a reçu des leçons informelles de son voisin John Lee «Sonny Boy» Williamson, peu de temps avant la mort de ce dernier. Arnold a fait ses débuts en 1952 avec "Hello Stranger" sur la petite marque Cool, la maison de disques lui donnant le surnom de "Billy Boy".
Au début des années 1950, il a rejoint le musicien de rue Bo Diddley et a joué de l'harmonica sur l'enregistrement du 2 mars 1955 de la chanson "I'm a Man" de Bo Diddley, sortie par Checker Records. Le même jour que les séances de Bo Diddley, Billy Boy a enregistré l'auto-écrit "You Got to Love Me" qui n'a pas été libéré jusqu'à ce que la boîte de jeu Blues d'échecs 1947-1967 en 1992.
Arnold a signé un contrat d'enregistrement solo avec Vee-Jay Records, enregistrant les originaux de "I Wish You Would" et "I Is not Got You". Les deux ont été plus tard couverts par The Yardbirds. "I Wish You Would" a également été enregistré par David Bowie sur son album de 1973 Pin Ups et par Sweet sur leur album de 1982, Identity Crisis.

À la fin des années 1950, Arnold a continué à jouer dans les clubs de Chicago et en 1963 il a enregistré un LP, More Blues From The South Side, pour le label Prestige, mais comme les possibilités de jeu séché, il a poursuivi une carrière parallèle comme chauffeur d'autobus, Officier.
Dans les années 1970, Arnold avait commencé à jouer dans des festivals, en tournée en Europe et en enregistrant à nouveau. Il a enregistré une session pour BBC Radio  disc jockey John Peel, 1977. Il a également enregistré en 1997 les pistes qui deviendront plus tard l'album Catfish de 1999, à Londres avec Tony McPhee et The Groundhogs.
En 1993, il sort l'album Back Where I Belong sur Alligator Records, suivi d'Eldorado Cadillac (1995) et de Stony Plain Records avec le Duke Robillard Band Boogie 'n' Shuffle (2001). En 2012, Arnold a publié Blue and Lonesome avec Tony McPhee et The Groundhogs. Un autre hommage à Sonny Boy était l'album The Blues Soul de Billy Boy Arnold (Stony Plain - SPCD 1378, 2014).
En 2014, il a été nommé pour un Blues Music Award dans la catégorie «Artiste de blues traditionnel masculin de l'année».




 

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MessagePosté le: Dim 12 Mar - 09:12 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Edwards Williams dit Lil' Ed, est un chanteur, guitariste de blues américain, né à Chicago, en 1955.


Dans l'enfance, Williams et son demi-frère James «Pookie» Young ont reçu l'encouragement et la tutelle de leur oncle, le guitariste de blues, auteur-compositeur et artiste JB Hutto, et en 1975 les demi-sœurs avaient formé la première version des Blues Imperials. Depuis 1989, la formation du groupe était formée de Williams (guitare et voix), Michael Garrett (guitare rythmique et chant), James Young (basse) et Kelly Littleton (batterie). Le magazine Living Blues a décrit le groupe comme étant «Bleu brut et blues du côté de l'Ouest ... Le travail de guitare de Ed tourbillonnant et grondant d'Ed peut être fascinant et les Impériaux battent des riffs et des rythmes de blues rock comme s'ils étaient Overdosing sur le jus de boogie. 
Une décennie plus tard, Alligator Records leur a offert la possibilité d'enregistrer une chanson, "Young Thing", pour un album de compilation, New Bluebloods (1987).

Le producteur du label  Bruce Iglauer les a encouragés à enregistrer. Ils ont ensuite participé à des festivals de musique et ont fait de nombreuses tournées. Leur deuxième album, Chicken, Gravy & Biscuits, a été publié en 1989, et leur troisième, What You See Is What You Get, en 1992. À ce stade, le groupe s'est dissous. Williams a publié deux albums solo, Keep On Walking, sur lequel il a été rejoint par Dave Weld, un ancien membre des Imperials Blues, et Who's Been Talking (1998), l'association de Williams avec Willie Kent.
En 1999, la sortie de Get Wild marque la réunion du groupe. Il a été suivi par Heads Up (2002), Rattleshake (2006), Full Tilt (2008) et Jump Start (2012).
Lil 'Ed et les Blues Imperials sont apparus plusieurs fois au Chicago Blues Festival et aux festivals et clubs du monde entier. En juin 2008, Williams a joué sur l'album Midnight Blues de Magic Slim. En juin 2009, Williams a été invité à la radio du jeu-questionnaire Wait Wait ... Do not Tell Me !, produit par Chicago Public Radio et National Public Radio,
Lil 'Ed et les Blues Imperials ont été nominés pour huit Blues Music Awards en tant que groupe de l'Année et ont remporté ce prix deux fois

 

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MessagePosté le: Lun 13 Mar - 10:50 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Deitra Farr, est une chanteuse de blues américaine, née à Chicago le 1er août 1957.


Elle est née à Chicago, Illinois, États-Unis, et Farr a commencé à chanter dans le milieu des années 1970 avec divers groupes. À l'âge de 18 ans, Farr a enregistré les voix principales sur "You Won't Support Me"
Cette chanson a fait la liste du Top 100 R & B avec le magazine Cashbox. Elle a commencé à chanter le blues au début des années 1980.
 De 1993 à 1996, elle a été la chanteuse principale de Mississippi Heat et a enregistré deux albums avec eux, Learned the Hard Way et Thunder in my Heart.  
En 1997, elle sort son premier album solo intitulé The Search is Over, sur le label britannique JSP Records.

En 2005, Farr sort son deuxième album JSP, Let It Go. Le guitariste de blues, Billy Flynn, a joué sur Let It Go.
Depuis 1990, elle a fait des tournées internationales dans plus de 30 pays. Farr est diplômée du Columbia College Chicago, avec un baccalauréat en journalisme. Elle a une colonne régulière intitulée "Artist to Artist"  dans le magazine Living Blues.
En Octobre 2015, Farr a été intronisée dans le Chicago Blues Hall of Fame comme une "Artiste de Blues légendaire"

 

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MessagePosté le: Lun 13 Mar - 10:58 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Buddy Guy; George « Buddy » Guy, né le 30 juillet 1936 à Lettsworth (Louisiane), est un musicien américain de blues et de musique rock. Il est le père de la rappeuse Shawnna


Influencé dès son enfance par John Lee Hooker, Muddy Waters et Howlin' Wolf qui lui donneront plus tard envie d'émigrer vers Chicago, il se fabrique à l'âge de treize ans une guitare de fortune à partir d'une moustiquaire et d'un morceau de bois. Mais, c'est à seize ans que son père lui offre sa première vraie guitare, une deux cordes. Buddy joue alors simplement de la guitare pour passer le temps.
Quelque temps plus tard, alors qu'il est assis sur le seuil de sa maison en train de jouer de la guitare, un inconnu l'aborde, lui dit qu'il le regarde jouer chaque soir et qu'il voudrait lui offrir une guitare neuve. Et c'est ainsi que Buddy se retrouve le lendemain avec une guitare flambant neuve, plus motivé que jamais pour imiter ses idoles. Dès lors, il s'entraîne avec assiduité et se donne rapidement en concert à Bâton-Rouge avec les bluesmen locaux comme le Big Poppa John Tilley Band, Lightnin' Slim, Guitar Slim, Slim Harpo ou Lazy Lester. Mais Buddy sait déjà que son avenir n'est pas dans ce Sud ségrégationniste et pense déjà à partir au Nord des États-Unis. En quête d'un emploi bien payé, il part en 1957 pour Chicago, la ville de ses idoles. À cette époque, il n'imagine pas encore faire carrière dans la musique.
 

Arrivé à Chicago, il parcourt la ville pendant plusieurs jours, sans argent, jusqu'à ce qu'il rencontre un homme qui lui demande s'il peut lui jouer de la guitare en échange d'un whisky. Buddy Guy accepte et emballe l'inconnu qui le conduit aussitôt dans une boîte où joue un de ses amis, un certain Otis Rush. Et alors même que Rush s'apprête à partir, Buddy se met à jouer The things I used to do. Otis dira seulement au patron de l'engager.
Dès lors Buddy, qui joue plusieurs fois par semaine, ne tarde pas à attirer un large public et se fait même remarquer par Muddy Waters qui lui prodiguera quelques conseils. Dans cet amas de bars à blues, Buddy croise d'autres jeunes qui eux aussi ne tarderont pas exploser comme Magic Sam, Earl Hooker ou Freddie King. Mais c'est surtout la rencontre avec sa première source d'inspiration, B.B. King, qui restera la plus bénéfique pour Buddy. Sa notoriété grandissante l'entraîne alors sur les différentes scènes de Chicago en compagnie d'autres bluesmen de renom : avec Otis Rush au Club 708 ou encore au Trianon Ballroom avec B.B. King.
En 1958, Buddy rencontre Willie Dixon et enregistre grâce à lui pour le label Cobra Sittin' and cryin' the blues avant de devenir, pour Chess, guitariste de studio, puis en solo. Il enregistre ainsi avec Ike Turner (This is the end), Otis Rush, Sonny Boy Williamson II, Muddy Waters et Willie Dixon. Parallèlement à sa carrière de sideman, il enregistre aussi en solo, entre 1958 et 1964, plusieurs 45 tours, Sit and cry, Try to quit my baby..., Broken hearted blues et surtout First time I met the blues qu'on retrouve aujourd'hui réunis sur les deux CD Buddy Guy on Chess vol. 1+2.
Buddy se produira ensuite avec l'harmoniciste Junior Wells sur l'album Buddy Guy & Junior Wells play the blues et sort en 1960 les singles Let me love you baby et Ten years ago. On le retrouve également sur l'album live Blues from Big Bill's enregistré au Copacabana Club à Chicago avec ses amis Howlin' Wolf et M. Waters.
Mais le grand succès n'arrive qu'au milieu des années 1960. Durant les années 1960 et 1970, il enregistre plusieurs classiques du Chicago blues comme A man and the blues, This is Buddy Guy (avec Clapton), Hold that plane et surtout Stone Crazy. Grâce au soutien d'Eric Clapton qui le cite souvent comme une de ses grandes influences, Buddy parvient à toucher facilement le public blanc et part en tournée à travers le monde. En 1965, il joue en Europe à l'American folk blues festival. En 1967, il est cette fois-ci au Mariposa folk blues festival à Toronto. En 1970, il fait la première partie de la tournée française des Rolling Stones et participe au célèbre Festival Express à travers le Canada durant l'été de la même année, en se produisant aux côtés de Janis Joplin, The Band et The Grateful Dead entre autres. Néanmoins Buddy se fait progressivement oublier des maisons de disques pendant les années 1970.

À la toute fin des années 70, alors qu'il est oublié des maisons de disque américaines, il revient tourner en Europe régulièrement avec son compère Junior Wells et son frère Phil Guy pour le compte de Didier Tricard, qui organise les tournées Chicago Blues depuis 1974. C'est lors de l'une de ces tournées en 1979, qu'il enregistre en une journée à Toulouse, au studio Condorcet, l'un de ses disques les plus reconnus par la critique "Stone Crazy", produit par le label Isabel de Didier Tricard, dont les droits seront rachetés aux États-Unis par le label Alligator Records. Le nom du label fut d'ailleurs donné en hommage à la mère de Buddy Guy, Isabel qui était décédée avant d'avoir vu son fils jouer.
Les années 1980, marquées par la new wave, mettent l'ensemble des bluesmen à l'écart du succès grand public. Pendant cette période Buddy Guy sort notamment, avec son ami Junior Wells, Buddy Guy and Junior Wells play the blues, Buddy Guy and the Juniors, Drinkin' TNT.
Il sort un nouveau disque produit par Isabel Records en duo acoustique avec Junior Wells lors d'une tournée en France en 1984, intitulé Going back ressorti en 1991 sous le titre Alone & Acoustic.
En 1989, Buddy ouvre son club Legend à Chicago. Au début des années 1990 poussé par un renouveau du blues aux États-Unis et en Europe, il sort un album qui relance sa carrière : Damn right, I've got the blues en compagnie de Mark Knopfler, Jeff Beck et Eric Clapton. Il sort juste après, en 1993, l'album Slippin' in et joue au côté de jeunes bluesmen comme Jonny Lang.
En 2001, il sort Sweet Tea, un album lancinant et moite dans la tradition du blues hypnotique de Junior Kimbrough, dont Guy fait quelques reprises dans Sweet Tea, et dont il a recherché le même style de son.
Buddy Guy est aujourd'hui considéré comme une légende du blues, au même titre que BB King, John Lee Hooker

  

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MessagePosté le: Mar 14 Mar - 12:02 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

William McKinley Gillum, dit Jazz Gillum, était un chanteur, harmoniciste de blues américain, né à Indianola (Mississippi), le 11 septembre 1904, décédé à Chicago, Illinois, le 29 mars 1966.

Gillum est né à Indianola, Mississippi. Il s'enfuit de chez lui à l'âge de sept ans et pendant les années suivantes il a vécu à Charleston, Mississippi, travaillant et jouant aux coins des rues. Il a déménagé à Chicago en 1923, où il a rencontré le guitariste Big Bill Broonzy. Le duo a commencé à travailler dans les boîtes de nuit autour de la ville. En 1934, Gillum enregistrait pour ARC Records et Bluebird Records.
Les enregistrements de Gillum, sous son propre nom et en tant que sideman, ont été inclus sur beaucoup des enregistrements très populaires de "Bluebird beat" produits par Lester Melrose dans les années 1930 et 1940.  En 1940, il a été le premier à enregistrer le classique du blues "Key to the Highway" (avec Broonzy à la guitare), en utilisant la mélodie désormais standard et l'arrangement de blues de huit barres. (La chanson avait d'abord été enregistrée quelques mois plus tôt par Charlie Segar, avec une mélodie différente et un arrangement de blues de 12 barres.) La version de Gillum de la chanson a été couverte par Broonzy quelques mois plus tard, et sa version est devenue l'arrangement standard de cette chanson désormais blues classique.

Les disques de Gillum ont été dans les premiers blues avec accompagnement de guitare électrique, lorsque le guitariste de jazz George Barnes, âgé de 16 ans, a joué sur plusieurs chansons sur la session de 1938 de Gillum qui a produit "Reefer Headed Woman" et d'autres.
Il a rejoint l'armée des États-Unis en 1942 et a servi jusqu'en 1945.
Gillum a enregistré une première version de "Look on Yonder Wall" (1946) avec Big Maceo au piano, qui a été plus tard popularisé par Elmore James.
Après le label Bluebird plié dans la fin des années 1940, il a fait quelques enregistrements. Ses derniers enregistrements un peu triste en 1961 se sont passé avec Memphis Slim et le chanteur et guitariste Arbee Stidham, pour Folkways Records.
Le 29 mars 1966, Gillum a été abattu d'un coup de feu à la tête pendant une dispute de rue et a été déclaré mort à l'arrivée à Garfield Park Hospital, à Chicago. Il est enterré au cimetière de Restvale, dans Alsip, Illinois.
Sa fille, Ardella Williams, est une chanteuse de blues à Chicago.

 

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MessagePosté le: Mar 14 Mar - 12:47 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Scott « Kenneth » Buddy, était un guitariste et chanteur de blues américain, né à Jackson, Mississippi, le 9 janvier 1935, et décédé à Chicago, Illinois, 5 février 1994.


Scott est né dans Goodman, Mississippi, Mississippi, et est venu d'une famille de Chicago de musiciens de blues. Ses deux frères, le chanteur Howard et le guitariste Walter, ont joué localement, et son fils Kenneth "Hollywood" Scott. Il a appris à jouer de la guitare de sa mère et de Reggie Boyd. Il est né au Mississippi, mais il a déménagé à Chicago quand il avait sept ans, et a rejoint le groupe doo-wop The Masqueraders. Ses frères ont formé un groupe, les frères de Scott, Buddy a formé un groupe appelé Scotty et les conseils de nervure et a enregistré dans les années 1960. Ils ont joué localement dans les établissements de blues de Chicago.
Scott a signé un contrat d'enregistrement avec Verve en 1993 et ​​a sorti son premier album majeur, Bad Avenue, cette année-là, mais est mort d'un cancer de l'estomac à Chicago, Illinois, peu de temps après la sortie de l'album.


 

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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 12:11 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Bonny B., né Su Pheaktra Bonnyface Chanmongkhon à Pôsat (Cambodge) le 20 juillet 1974, est un chanteur, harmoniciste et guitariste de cigar box guitar de blues et de gospel, recordman du monde du marathon d'harmonica pendant 24h non-stop dans le Livre Guinness des records.


Bonny B. a vu le jour le 20 juillet 1974 au Cambodge, sous le régime de Pol Pot. À l'âge de quatre ans, poursuivis par les Khmers, lui et sa famille se réfugient en Thaïlande. Avec l'aide de sœurs catholiques, toute la famille débarque à Fribourg (Suisse) et y obtient l'asile politique en 1979.
De 1988 à 1991, alors qu'il est à l'école secondaire, il commence à prendre goût à l'harmonica et à la country music. « Un jour, l'école organise une journée d'animation, ils ont engagé deux bluesmen dont un jouait de l'harmonica; le blues est venu comme ça. Mon premier CD était John Lee Hooker, puis Muddy Waters et Little Walter, Jimmy Reed, Otis Rush, puis tous les vieux bluesmen noirs des années 50 ».
Bonny suit de 1992 à 1995 une formation de pâtissier-confiseur, activité qui lui permettra de subvenir à ses besoins, mais la musique prend une place de plus en plus grande dans sa vie.
En 1992, il forme un premier groupe nommé "Bonny B. and the Spirit of Blues", puis "Born To Blues" en 1994, "Bonny B. Blues Band" en 1996 et "Bonny B. Band" en 1998. En parallèle, il joue également en duo avec son petit frère Michel à la guitare. Avec ces différentes formations il joue de 50 à 100 concerts par année, en Suisse comme à l'étranger.
En mai 1998, Bonny décide de partir à Chicago à la quête du blues: « il fallait que je me rende sur place, comme en pèlerinage ». À court d'argent, il joue dans les bars et les rues de Chicago pour payer son billet retour.
En 2007, Bonny B. fait une tournée nommée James Brown Tour en l'honneur de la légende du blues. En 2011, il tourne avec la première édition du Blues Legend Tour avec Finis Tasby, Bob Margolin, Dave Riley et Bob Stroger.

C'est en 1999 que Bonny décide d'enregistrer un album. Il s'associe avec son vieux complice, le batteur Sal Lombardo, ainsi qu'avec le guitariste Laurent Poget. Cette collaboration débouchera sur l'album CAMBODIA qui sort en Suisse en mars 2000, puis en mars 2001 en Europe (label DixieFrog) sous le nom de Something's wrong. On le retrouve aussi dans plusieurs compilations de blues (notamment "Levis, Blues compilation 2002").
Il sort son deuxième album If this is life en mars 2003 et signe avec son sponsor Hohner Harmonica.
Au printemps 2005, son troisième album "I got the blues" sort sous les labels DixieFrog et Disque Office.
Le premier album "CAMBODIA" ("Something's wrong") sort aux USA et au Canada en 2005 avec le label DixieFrog.
Bonny B. enregistre, au mois de mars 2010, son 8e album qui est produit en collaboration avec Bob Margolin.
En 1994, Bonny B. ouvre une école d'harmonica et de chant. Parallèlement à son parcours, il décide de faire découvrir le blues dans les écoles publiques, secondaires et collèges dans toute la Suisse romande, dans le cadre de concerts pédagogiques sur l'histoire et l'évolution du blues.
Il forme son premier chœur de gospel, le Fri-Gospel Singers, et organise des stages de chant Gospel à Giez. Bonny B. est engagé comme enseignant d'harmonica Blues à l'école ETM à Genève et comme responsable des workshops pour Hohner Harmonica dans tous les magasins de musique de Suisse.
En 2009 et 2010, Bonny B. ouvre deux Blues Club à Fribourg et Giez, en collaboration avec Fabienne Decker. Il y crée également un festival de Blues du 10 au 12 septembre de la même année.
Bonny B. projette d'ouvrir une école au Cambodge pour les enfants déshérités en 2007. Financée par la vente de son dernier album et par des concerts de soutien. La somme de 35 000 CHF est récoltée pour mener à bien le projet. Il crée en 2011 son premier Festival Phayoun à Fribourg, programmant plus de 50 artistes afin récolter des fonds pour maintenir son école au Cambodge.
En septembre 2014 Bonny B. créer sa propre chaine de radio '' Blues Legends Radio '' sur son site internet. Il réalise des reportages blues avec des artistes du moment et des enfants.

Le 28 février 2015 Bonny B. réussit un troisième record du monde de l'harmonica avec le plus long riff de blues du monde qui pendant 1h01' avec  le même riff à 4 notes. Ce record a été contrôlé par un le notaire et avocat Gregoire Piller.
Juin 2015 il réalise lui-même ses vidéos pour sa chaîne de Blues Tv avec des vidéos insolites, dont on le retrouve pour des interviews de blues, des lives sessions dans la nature sauvage, ses concerts, ses tutoriels etc.
Mars 2017 il sort son nouvel album : Bonny B. & the Jukes avec des invités prestigieux comme James Wheeler, John Primer, Bob Margolin, Bob Stroger, Deak Harp. avec treize chansons. Une reprise de '' Ne me quitte pas '' de Jacques Brel version blues.
Le 1er mars 2009, Bonny B. devient le seul harmoniciste au monde à jouer de l'harmonica pendant 24h non-stop pour le Guinness World Records, à Fribourg.
Le 1er mars 2014, Bonny B. devient le seul musicien au monde à avoir joué le morceau « Everiday I have the blues » de Pinetop Sparks, durant 4h00 non-stop.
Le 28 février 2015, Bonny B. interprète le plus long blues riff de tous les temps avec son harmonica en Do, 4 notes par temps. Durant 1 h 1 min devant un notaire officiel

 

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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 12:18 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Billy Branch (né le 23 octobre 1951 à North Chicago, dans l'Illinois aux États-Unis) est un chanteur-harmoniciste de blues américain.


Natif de North Chicago, en banlieue nord de Chicago, Billy Branch a vécu une grande de partie de son enfance à Los Angeles et n'a connu le blues qu'une fois revenu à Chicago en 1969 pour y fréquenter l'Université (sciences politiques) où il logeait chez son père. Cela l'amène à fréquenter la scène blues locale et à apprendre l'harmonica.
Il joue avec le pianiste Jimmy Walker dont il prit soin au long des années et jusqu'à sa mort entraînée par son diabète, gagne la célèbre « bataille de harmonicas » organisée par Little Mack Simmons. Il fait ses débuts en studio en accompagnant le chanteur de soul-blues Mc Kinley Mitchell et grave ses premiers titres en vedette pour le petit label Barrelhouse Records en 1975.
Mais c'est surtout lorsque Willie Dixon l'engage dans le Chicago Blues All Stars, au début en tant qu'apprenti de l'harmoniciste attitré de la band Carey Bell, que Billy se fait remarquer du public international du blues par l'ampleur, la chaleur et la précision de son jeu d'harmonica, fortement ancré dans la tradition de Little Walter mais avec une approche personnelle importante. Il fonda ensuite le groupe Sons of the Blues avec le guitariste/chanteur Lurrie Bell et le bassiste J.W.Williams, qui donna les séances légendaires de la collection Chicago-The blues-Today pour Delmark. Depuis, Branch s'est un peu imposé comme l'harmoniciste le plus disponible de Chicago, entre technique et tradition, capable de jouer avec n'importe qui.

Il a participé à plus de deux cent séances d'enregistrement (de Buster Benton à Lou Rawls, Johnny Winter,John Primer....) depuis trente-cinq ans. En compagnie de son groupe les « Sons of the Blues » qui a accueilli ensuite plusieurs excellents guitaristes comme Carl Weathersby, Carlos Johnson, Giles Corey, Minoro Maruyama et chanteuses comme Valerie Wellington, Billy a aussi enregistré plusieurs albums, depuis sa participation à la célèbre anthologie Living Chicago blues (Alligator) jusqu'à ses derniers disques pour Verve-Gitanes.
Parmi ses meilleurs titres, ceux enregistrés avec Junior Wells, Carey Bell et James Cotton sur Harp Attack (Alligator), excellente réunion d'harmonicistes légendaires de Chicago et sur Where's my money ? (Evidence). Billy Branch apporte dans sa musique une très forte conviction personnelle pour tout ce qui concerne la culture afro-américaine et sa valorisation. Sa renommée internationale est aussi due -outre à deux Grammy Awards pour Harp Attack et Double Take (en due avec Kenny Neal, enregistré en France au studio Lakanal / Montpellier)- au programme éducatif qu'il a créé, The Blues in the Schools, au travers duquel il a communiqué sa passion pour le blues à des milliers d'écoliers dans tous les États-Unis.
Son éducation, sa culture, sa sensibilité artistique et ses immenses qualités humaines le démarquent fortement de la moyenne et lui font bien mériter le titre de Blues Defender. Il est aujourd'hui le seul authentique héritier afro-américain de la tradition d'harmonica blues de Chicago en activité.

 

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MessagePosté le: Jeu 16 Mar - 10:11 (2017)    Sujet du message: Le blues dans tous ses états (Chicago blues) Répondre en citant

Howlin’ Wolf, de son vrai nom Chester Arthur Burnett, né le 10 juin 1910 à White Station, près de West Point dans le Mississippi et mort le 10 janvier 1976 à Hines dans l'Illinois, est un musicien de blues américain.
Il a connu différents sobriquets dans sa jeunesse comme Big Foot ou encore Bull Cow, liés à sa taille et à son corps massif. En effet, il chaussait du 53 et mesurait 1,92 m pour 124 kg


Chester Arthur Burnett naît le 10 juin 1910 à White Station dans le Mississippi, de Dock et Gertrude Burnett, qui ont eu cinq autres enfants. Dès son plus jeune âge, il chante souvent dans l'église baptiste d'Aberdeen. Son prénom lui vient de Chester Alan Arthur, 21e président des États-Unis. Comme il refuse d'aider sa famille aux travaux de la ferme, il est chassé de la maison par sa mère, pour être confié à un de ses oncles. Chester est maltraité par cet oncle et, à treize ans, il fugue pour rejoindre son père à Ruleville. Là, tous les deux travaillent dans une plantation ainsi qu'à Drew et Doddsville4. Chester aide alors son père à s'occuper des plantations de coton ou de maïs. Un peu avant ses dix-huit ans, il rencontre Charley Patton qui travaille dans une plantation voisine et qui l'initie à la guitare. Dès lors, il fréquente de nombreux bluesmen dans ces années 1920-1930, comme Dick Bankston, Nathan Scott et Jim Holloway  et il écoute des disques de Blind Lemon Jefferson. C'est durant cette période qu'il prend le surnom de Howlin' Wolf, après avoir été aussi surnommé Bull Cow ou Foot . Il s'explique ainsi sur les origines de son nom de scène, qui veut dire Loup Hurlant : « Ce nom est inspiré par mon grand-père, qui me racontait souvent des histoires de loups dans cette partie du pays. Il me prévenait que les loups m'attraperaient si je n'étais pas sage ». Au cours des années 1930, il apprend aussi l'harmonica auprès de Sonny Boy Williamson II, le mari de sa demi-sœur, et voyage avec d'autres musiciens de blues tels que Robert Johnson, Johnny Shines, Honeyboy Edwards, Robert Junior Lockwood et Son House. C'est à la même époque qu'il se marie pour la première fois avec la sœur de Willie Brown. Il se remariera plus tard avec Lillie Handley, avec qui il restera jusqu'à sa mort. En 1941, il est appelé sous les drapeaux, mais reste cantonné à Seattle, où il joue souvent pour les soldats, bien que cela ne l'enchante guère. Après la guerre, il retourne travailler dans les champs, pour finalement décider de se consacrer à la musique et former son propre groupe.
Il quitte bientôt le Mississippi pour l'Arkansas, où il devient DJ d'une radio locale, KWEM, à West Memphis, à partir de 1948. C'est là qu'il recrute les membres de groupe, nommé The Houserockers: Willie Johnson à la guitare, Bill Johnson au piano et Willie Steel aux percussions6. Se succèderont ensuite les harmonicistes Little Junior Parker et James Cotton, ainsi que les guitaristes Matt Murphy et Pat Hare. Burnett en profite pour abandonner la guitare traditionnelle au profit de la guitare électrique. Son groupe joue le plus souvent dans des bars clandestins ou des maisons closes. En 1951, il est repéré par Ike Turner qui le présente à Sam Phillips, directeur du label Sun Records, ce qui permet à Howlin' Wolf d'enregistrer son premier titre Moanin' at Midnight, avec Ike Turner au piano. Ce disque sera suivi de quelques autres, comme How Many More Years (avec encore Turner au piano), toujours chez Sun, bien que ce soit Chess Records qui distribue ce label. Moanin' at Midnight et How Many More Years seront des succès et se classeront dans les hits-parades américains de rhythm and blues. À la fin de 1952, il déménage à Chicago. À partir de cette date, il enregistre de nombreux titres pour Chess, dont Evil et I'm the Wolf en 1954, Smokestack Lightning en 1956 , Sittin' on Top of the World en 1957. Willie Dixon, compositeur et arrangeur attitré de Chess, lui écrit également plusieurs titres qui rencontrent le succès et resteront des classiques du blues : Wang dang doodle et Back Door Man en 1960, The Red Rooster et I ain't Superstitious en 1961, etc.. Dixon devient le contrebassiste du groupe de Howlin' Wolf, aux côtés de James Cotton et de Hubert SumlinA 3. Howlin' Wolf est alors l'un des trois plus importants joueurs de blues de la scène de Chicagon. Cependant, ses succès restent cantonnés aux états du Sud, alors que, dans ceux du Nord, ils sont ignorés. Ils atteindront malgré tout les côtes anglaises et feront partie des influences de jeunes musiciens anglais comme les futurs membres des Rolling Stones ou des Yardbirds.
 
Durant les années 1950 et 1960, il se produit régulièrement dans les clubs de Chicago, comme le Silvio's qui était, à l'époque, l'un des plus renommés. De 1961 à 1964, il participe à des tournées en Europe dans le cadre de l'American Folk Blues Festival, aux côtés de James Cotton et de Hubert Sumlin et, en 1962, il joue au premier International Jazz Festival de Washington. En 1968, il participe au festival folk de l'université de Chicago. Ses années 1960 sont très riches avec de nombreux enregistrements, des concerts et des tournées américaines et européennes. Parmi les disques produits durant cette période, l'album London Sessions témoigne de l'influence qu'Howlin' Wolf peut avoir sur les musiciens anglais de rock. En effet, Howlin' Wolf est accompagné d'Eric Clapton, Steve Winwood, Bill Wyman et Charlie Watts qui reconnaissent ainsi ce qu'ils doivent au vieux bluesman. Cependant, la santé de Howlin' Wolf s'affaiblit et, à la fin des années 1960, il est victime d'une attaque cardiaque. En 1972, il est intronisé docteur Honoris causa de l'université Columbia à Chicago. En 1973, il est victime d'un accident de la route qui entraîne une blessure aux reins, puis est admis, en 1975, à l'hôpital d'Hines, dans l'Illinois, mais il continue sa carrière, autant que faire se peut. Il joue ainsi, en novembre 1975, dans l'amphithéâtre de Chicago, avec d'autres bluesmen dont B.B. King. Il meurt le 10 janvier 1976 d'un cancer des reins. Il est enterré au cimetière de Oak Ridges à Hillside dans l'Illinois.
 Howlin' Wolf est très tôt une vedette du blues et l'enregistrement de ses premiers disques, à l'âge de quarante et un ans, ne fait que confirmer son succès en lui permettant de toucher une population plus importante. Ces compositions personnelles comme Killin' Floor sont appréciées, mais aussi ses interprétations des morceaux écrits par Willie Dixon
Howlin' Wolf est un des premiers bluesmen à électrifier sa guitare, qui produit souvent un son sursaturé. Bien qu'il ait appris le blues à une période où les bluesmen improvisaient leurs morceaux à partir d'un répertoire commun, il se démarque de cette approche en cherchant l'originalité dans ses arrangements

Grâce à sa voix puissante et rocailleuse, ponctuée de phrases d'harmonica, de gémissements ou de hurlements imitant le cri du loup, Howlin’ Wolf s’est créé un style bluesy facilement reconnaissable. D'ailleurs, même si c'est aussi un joueur de guitare, il s'entoure d'autres guitaristes pour se concentrer sur son chant « exceptionnel ». La voix de Howlin'Wolf est particulière et diverses hypothèses ont été émises pour l'expliquer. Selon certains, il parviendrait à resserrer sa gorge pour chanter deux notes simultanément, selon d'autres la singularité de sa voix serait due à une maladie enfantine qui aurait touché ses cordes vocales. Le résultat est qu'il met ainsi particulièrement en valeur les titres que Willie Dixon lui écrit. C'est ce chant âpre, avec une voix forte et déchirante, qui va marquer fortement les jeunes musiciens anglais et influencer le rock 'n' roll, mais aussi les chanteurs des premiers groupes de hard rock comme Robert Plant de Led Zeppelin ou Ozzy Osbourne de Black Sabbath
L'art de Howlin' Wolf apparaît aussi dans ses prestations scéniques, qualifiées de « tragique(s) et incantatoires(s) », qui le voient comme une véritable bête de scène. S'il est influencé par le jeu de Charley Patton, il développe un style qui lui est propre et il joue sur la scène le rôle d'un homme torturé, en proie à de vives douleurs, le rôle d'un homme qui éprouve la réalité du blues. L'âpreté de son chant correspond à celle de son jeu de scène, fruste et rugueux. En effet, sa taille et son poids imposent naturellement sa présence sur scène, mais il ne se contente pas de cela ; Howlin' Wolf bouge, saute sur la scène, marche à quatre pattes tel un loup pour assurer un show qui puisse ravir les spectateurs. cela passe parfois par des improvisations grivoises, « let me hump you, baby », faites en regardant des femmes dans la salle
La chanson Who’s Been Talkin de Howlin Wolf, écrite en 1957 préfigure le titre Gypsy Queen de Peter Green, composition popularisée par Carlos Santana. Howlin' Wolf a influencé de nombreux musiciens, blancs comme noirs, anglais ou américains, comme les membres du groupe Cream qui a repris Sittin' on Top of the World, ceux du Grateful Dead, les Rolling Stones avec qui il a joué en 1965 dans Shindig une émission de télévision, The Yardbirds mais aussi Jimi Hendrix, John Fogerty, Johnny Shines, Little Wolf, Captain Beefheart, Jack White, etc


 

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