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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains.

 
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roberto


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MessagePosté le: Jeu 9 Mar - 14:36 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

 Au lieu d'aller au ciné, ils aménagent des potagers au-dessus des gares et fabriquent des fromages sur le trottoir. 
Et parce qu'ils n'ont pas les prés pour se défouler, ils se mettent au sport en chouchoutant la planète. 
Manquerait plus qu'ils invitent des moutons dans les parcs publics. 
Ah bon, c'est déjà fait ?


JARDINS SUSPENDUS GRAND ANGLE, AUVERGNE-RHÔNE-ALPES





TERMINUS, TOUT LE MONDE MONTE !


Arrivés à la gare de Perrache à Lyon, rares sont les voyageurs qui prennent le temps de flâner.
Pourtant, pour celui qui aspire à se perdre dans des lieux insolites,  avec pour seul désir de se sentir seul au monde,
 le centre d’échanges de Perrache offre une opportunité atypique et verdoyante.
 Bienvenue dans les Jardins suspendus.


Texte et photos : Anne-Lore Mesnage







Le temps d’une escale, un voyageur prend le temps de profiter des premiers rayons du printemps.
 Ils sont peu nombreux à prendre de la hauteur chaque jour. Les jardins suspendus de Perrache, rarement connus des voyageurs de passage, 
permettent pourtant de s’oxygéner. Sous ce jardin, une fourmilière humaine traverse la gare pour se rendre au quatre coins de Lyon. 
C’est aussi le lieu où il est possible de prendre le train, d’emprunter un vélo’v un bus, le tramway ou un métro.





Au dernier étage de la gare, le premier mur végétal dépolluant du monde est installé en 2007, complété en 2010 par des colonnes végétales dépolluantes recouvrant les silos. 
Ce sont pas moins de 400m2 qui ont été recouverts, les bactéries se nourrissant de l’air pollué, et rejetant de l’oxygène. 
Le procédé permettrait une réduction d’environ 80 % de la concentration atmosphérique des composés organiques volatils et 50 % du dioxyde de soufre et d’azote. 
Une nécessité absolue dans cette jungle urbaine qu’est le centre d’échanges qu’on accuse d’avoir fait entrer l’autoroute en ville.







Rappelons-nous, dans les années 70, la politique du 100% voiture a conduit à l’ouverture du tunnel de Fourvière et l’arrivée de l’A6 et de l’A7  dans cette partie de la ville. 
Depuis quelques années, ce quartier Confluence vit une mutation urbanistique sans précédent.







Depuis 2011, avec pour volonté de mener un projet expérimental dans l’espace public, l’association des jardins suspendus exploite 800m2 de terrain sur le toit.
 L’idée n’est pas de nourrir des familles entières, mais de mener une action de sensibilisation et d’inciter les participants à mener un changement dans leurs habitudes alimentaires.





Près du confluent du Rhône et de la Saône, le jardin suspendu propose une vue imprenable sur la basilique de Fourvière. Sur cette dalle de béton en plein centre ville,
 on compte pas moins de 2 200 m2 de terre exploitable. Sa réalisation a nécessité le dépôt de 4 000 m3 d’un mélange de terre végétale allégée et 
a permis d’avoir jusqu’à 1,40 m d’épaisseur de terre sur certaines parcelles. La ville sollicite des jardiniers ayant suivi une formation spécifique pour son entretien.
 Quant au jardin partagé, un paysagiste et un maraîcher ont adhéré à l’association et conseillent les jardiniers sur les projets à mener.









Les jardins partagés sont gérés collectivement, en partenariat avec les Espaces Verts de la Ville de Lyon, par plusieurs associations.
 Chacune d’elle dispose d’une parcelle pour mettre en œuvre des projets éducatifs, artistiques ou pédagogiques. 
Des projets collectifs sont régulièrement organisés (pique-niques, portes ouvertes, expositions). L’objectif de ces jardins est de favoriser les rencontres et 
les échanges entre jardiniers de tous âges, de cultures et d’histoires diverses. Le jardin est également considéré comme un lieu de création et d’expression et 
les projets culturels y sont les bienvenus.





Le président de l’association, Bruno Savi, et son fils. Depuis 2011, l’association Les jardins suspendus propose des parcelles de 9m2 à ses adhérents souhaitant un jardin individuel. 
Elle favorise une agriculture biologique, et a créé récemment des parcelles en permaculture. L’association est très active et permet de développer des projets éducatifs en 
partenariat avec des écoles. Elle a invité les élèves de l’Ecole d’architecture à imaginer leur abris de jardin. Elle propose aux crèches d’expérimenter le jardinage avec les plus petits. 
Et elle se fait jardin-école pour les établissements horticoles souhaitant former les jeunes à l’animation des espaces verts en milieu urbain





Aujourd’hui, le chant des oiseaux nous ferait presque oublier que nous nous trouvons au sommet du bâtiment qualifié de “Connerie du siècle” ou encore de “Goldorak”.
À quelques dizaines de mètres du sol, les jardins suspendus permettent de s’isoler du reste du monde, loin de la cacophonie qui, pourtant, se trouve juste là, sous nos pieds.
















P.S. Ce sujet n'est pas clos une suite à venir .......
Roberto


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MessagePosté le: Jeu 9 Mar - 14:36 (2017)    Sujet du message: Publicité

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roberto


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Inscrit le: 21 Déc 2012
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MessagePosté le: Ven 10 Mar - 11:08 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

FROMAGES ET VOYAGES GRAND ANGLE, ÎLE-DE-France




Premiers fromages made in Paris
Un brie, un crottin ou une tomme de Paris ? En septembre prochain, Pierre Coulon, ancien éleveur et producteur de fromage de chèvre, proposera des fromages made in Paris dans le 18e arrondissement de la capitale. 
Sa boutique, la Laiterie de Paris, devrait couronner plusieurs années d'affinage d'un beau projet.



PAR THIBAUT SCHEPMAN , 8 MARS 2017


Un brie, un crottin ou une tomme de Paris ? En septembre prochain, Pierre Coulon, ancien éleveur et producteur de fromage de chèvre, proposera des fromages « made in Paris » dans le 18e arrondissement de la capitale, 
près de la butte Montmartre. Cette boutique, qui portera le nom de « Laiterie de Paris », sera l’aboutissement de plusieurs années de recherche et de travail.
L’idée a d’abord germé en voyage, nous a expliqué Pierre Coulon : « J’ai fait mon retour au gris, comme on dit, j’avais besoin de retourner à la ville, j’ai quitté mon élevage pour travailler pour une grande entreprise de fromage. 
Mais pendant mes voyages, j’ai découvert des fromageries urbaines à San Francisco, à Londres ou à New York. Je me suis dit pourquoi là-bas et pas à Paris ? »
J'ai fait mon retour au gris, comme on dit, j'avais besoin de retourner à la ville.
L’amoureux du fromage se lance donc dans un voyage à travers le monde pour apprendre de nombreuses techniques de fabrication : 
« Je devais partir pendant six mois, mais mon voyage a duré deux ans. J’ai rencontré des gens passionnants, qui m’ont ouvert leurs portes, c’était formidable.
 Il faut maîtriser beaucoup de choses différentes, l’organisation, la fabrication, le vieillissement, la moisissure… 
Mais c’est possible. Il y a aux États-Unis et au Canada des personnes qui sont venues se former en France et en Suisse, qui sont rentrées en Amérique du Nord et produisent là-bas de nombreux fromages, ils y arrivent très bien. »



Voyage aux pays des fromages
On peut retrouver sur le blog de Pierre et sur sa page Facebook des récits très documentés de son voyage initiatique. De quoi apprendre beaucoup sur des dizaines de fromages et leur fabrication.
 Citons son reportage sur la production du meilleur Roquefort du monde – avec très peu de machines et des souches de moisissures faites maison – et celui sur la fabrication de l’Abondance qui fait les abdos. 
Mais aussi ses conseils avisés sur le beurre, le choix du lait cru… et des recettes aussi régressives que DIY comme le Kiri maison.
Rentré de voyage, Pierre entreprend donc aujourd’hui de lancer pour de bon son fromage de Paris. Il y a quelques semaines, il a lancé une campagne de financement participatif qui se terminera le 20 mars.
 Son projet est simple : collecter du lait bio d’Île-de-France et de Normandie puis le transformer dans le 18e arrondissement de Paris en fromage – notamment un brie de Paris, un double-crème qui est « une vieille tradition d’Île-de-France qui a disparu »,
 un cheddar ou encore un reblochon et un Pont-l’Évêque frottés à la bière –, en crème, en beurre et en yaourt.



Transparence sur le prix du lait
En prime, Pierre assure que ses produits seront « méga équitables » : « Ce sont les producteurs qui décident du prix de leur lait et ce prix sera affiché, parce qu’on en est fier. 
On l’oublie souvent mais à une heure de Paris, il y a de belles fermes, elles ont besoin d’être valorisées.  »
À l’heure où nous écrivons cet article, Pierre en est au tiers de la collecte de son financement participatif. Et il se veut optimiste : 
«  Il se passe plein de choses en terme de consommation alternative dans les villes, à Paris notamment, il y a une énergie et une envie énorme pour le local qui facilite les projets comme le mien.
 On peut même se faire vite des collègues, pour investir dans du matériel en commun, pour l’approvisionnement… En plus, à Paris, il y a une volonté municipale de faire revenir les artisans dans la ville. » 


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Cheribibi


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MessagePosté le: Lun 13 Mar - 13:04 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Pas pris le temps de tout lire, trop long, mais le titre me dérange un peu


Pourquoi fous ces urbains ? N 'y aurait til que les " bouseux " qui auraient le droit de profiter d'un coin de verdure ?? Mort de Rire Mort de Rire


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Ninete
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MessagePosté le: Lun 13 Mar - 14:48 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Bonne idée que cette fromagerie à Paris. J'espère qu'il réussira à collecter les fonds nécessaires.
_________________
La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.


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roberto


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MessagePosté le: Mer 22 Mar - 16:09 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

La ferme









Toc toc toc, c’est le facteur. "Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es," écrivait Brillat-Savarin. 
D'accord, mais comment savoir qui l’on est si l'on ne sait plus ce que l’on mange ?
 Ah. Commençons cette semaine avec les fondamentaux.
 Linda nous apprend à créer une microferme, Marie à récurer un évier avec une coquille d'œuf et Antonin à nous mettre définitivement au vin naturel. On avance...





C'EST DU PROPRE ! TRUCS ET ASTUCES


Ménage de printemps anti-gaspi


Branle-bas de combat, le printemps est là !
 Vous voilà pris d’une folle envie de nettoyer la maison du sol au plafond.
 Oubliez les produits du commerce issus de la pétrochimie. 
Écorces d’orange, zestes de citron, coquilles d’œufs, huile végétale, thé infusé et même marc de café sont désormais vos nouveaux amis de la propreté.


Astiquer écolo




QUESTION DU JOUR VIDÉO


Et si on mangeait de la merde ? 
Le très officiel Office National du Film canadien nous pose la question. 
Ce spot de déchéance publique s'inscrit dans une série de très courts métrages exposant avec mordant la décadence de la société moderne.












À VOS BÊCHES ! ENTRETIEN


Créer sa microferme avec Linda


Voilà 5 ans que Linda Bedouet, néopaysanne, s’est installée comme maraîchère bio en Normandie. 
De son expérience à la ferme de la mare des Rufaux, elle a fait un livre-témoignage à destination de celles et ceux qui rêvent d’un retour à la terre. Entretien.





Qui se lève pour le navet ? Quelle nation en a fait son étendard ? Quel chevalier l’a gravé sur son blason ? 
À ces questions, toujours résonnera le grand vide puisque modeste et effacée la triste racine n’intéresse personne. Sauf nous !





JE MANGE DONC... DIVERS MAIS DE SAISON
Mon assiette joue sur mon bien-être
Je mange donc je suis… de bonne humeur ou irritable. Pas seulement selon les nouvelles du jour ou les perspectives du lendemain, mais aussi selon ce que je mange et la manière dont je le mange.
 Car le bien-être psychique, c’est scientifique, se trouve aussi dans l’assiette pour qui sait la composer. 
On vous donne nos astuces ?





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Cheribibi


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MessagePosté le: Mer 22 Mar - 17:04 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Okay Okay


LA FERME ? non je l'ouvre Mort de Rire


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roberto


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MessagePosté le: Mer 22 Mar - 17:33 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Cheribibi a écrit:
Okay Okay


LA FERME ? non je l'ouvre Mort de Rire


Pas toujours souvent aux abonnées absentes encore ce tantôt  Bannir


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Cheribibi


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MessagePosté le: Mer 22 Mar - 18:52 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Paris pour moi

et ça veut dire ?? 


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Léo


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MessagePosté le: Mer 22 Mar - 20:22 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Je trouve ça bien comme idée, à Montréal sur les toits de quelques entreprises, ils ont installé des serres.
Et je suis pour ça, il devrait y avoir plus de végétation sur les toits, ça améliorait la qualité de l'air et c'est plus joli épicétou.
_________________
Bien oui! je suis un perroquet, car tout ce que j'écris, je dis, je pense ou que je fais, m'a été transmis par une autre personne.


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roberto


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MessagePosté le: Mer 22 Mar - 20:37 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Okay  Exactement 

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roberto


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MessagePosté le: Lun 1 Mai - 11:42 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Toc toc toc, c’est le facteur. Vous avez un coup de barre ? Je vous ai apporté du jus de bouleau, un cru exceptionnel, vous m'en direz des nouvelles. 
Une fois requinqué, vous pourrez mettre vos plantes à l'électricité. Certains disent que ça les fait merveilleusement pousser... 











Au bouleau ! La sève qui requinque...
On la puise directement au cœur de l’arbre. La sève de bouleau est l’élixir magique de ceux qui veulent aborder le printemps avec entrain et sérénité ou
 faire passer une bonne gueule de bois. Nathalie Joffre la récolte à Gincla, dans l’Aude, et en fait profiter les habitants du Sud.







On la puise directement au cœur de l’arbre. La sève de bouleau est l’élixir magique de ceux qui veulent aborder le printemps avec entrain et sérénité ou faire passer une bonne gueule de bois.


 Nathalie Joffre la récolte à Gincla, dans l’Aude et en fait profiter les habitants du Sud.







Bouleau dans sa montagne, terrain de jeu de Nathalie.
C’est la fin de l’hiver à Gincla. Dans ce petit village de trente âmes, la rivière Boulzanes traverse la vallée sans un bruit. Plus haut, la neige s’attarde sur le sommet des Escarabatets. Dans ce décor à la Petite maison dans la prairie, Jean s’occupe des poules, des chiens, du feu et de couper du bois. Nathalie elle se charge des poneys et des ânes, avant d’aller récolter la sève.  D’ailleurs, il est l’heure de se mettre au bouleau.


Les plus nuls en botanique savent souvent reconnaître le bouleau et son écorce blanche caractéristique qui semble toujours vouloir se desquamer. Sachez que l’arbre fait partie de la famille des bétulacées comme son cousin l’aulne. Symbole de la vie qui repart, le bouleau est à l’origine du nom du mois de mars dans pas mal de langues de l’Est. Si certaines marques comme Weleda utilisent le jus de ses feuilles pour retrouver équilibre et vitalité, c’est surtout dans la sève que l’on trouve  un maximum d’oligo-éléments et de minéraux.









Deux fois par jour, Nathalie fait le tour de ses arbres.
La sève se récolte de mi-février à mi-avril et nécessite des conditions climatiques et géographiques particulières : nuits glaciales, jours ensoleillés, moyenne altitude. À cette période, d’énormes quantités de sève montent dans les arbres pour permettre le développement des bourgeons et des feuilles. La récolte consiste alors à percer un trou de 6 mm dans l’arbre pour y insérer un petit tuyau. L’eau de bouleau s’écoule ainsi au goutte à goutte. Le débit varie tout au long de la journée et peut atteindre 1 à 5 litres par arbre adulte et par jour.









Le nectar se récolte patiemment, goutte à goutte.
Depuis 8 ans déjà, Nathalie perfore ainsi les arbres de la montagne. Matin et soir, elle prélève le suc d’une dizaine de bouleaux blancs de type bétula pendula, en plaçant sous l’écoulement une bouteille d’un litre ou un seau de 5 litres, en fonction de la taille de l’arbre. Régulièrement, elle change d’arbres pour ne pas puiser tout leur nectar vital. À la fin de la saison, elle aura récolté entre 200 et 300 litres. Sa production est entièrement dédiée aux Ruches des environs car Nathalie a choisi de produire peu, mais d’écouler son nectar dans un périmètre régional. Par ailleurs, la productrice pourrait avoir le label bio mais n’y tient pas pour ne pas alourdir le prix de la boisson.


Sitôt récoltée, la sève fraiche est conditionnée au plus vite, conservée au froid et commercialisée. Après quelques jours la sève se trouble par apparition de maléate de calcium et de phosphate calcique et devient moins facile à conserver. Elle fermente grâce au sucre qu’elle contient et devient légèrement acidulée. Si on laisse poursuivre cette fermentation on obtient un vin de bouleau. La saison de la récolte de la sève de bouleau est courte. Mi-avril, Nathalie rebouchera les trous avec des chevilles de bois et des pansements d’argile pour ne pas laisser de trace et reviendra l’année suivante.









Un petit trou dans l’arbre et le nectar s’écoule tout doucement.
On dit de la sève qu’elle a de multiples propriétés. Les connaisseurs en font une cure de 3 semaines par an, au moment de sa récolte. Entre autres bienfaits, elle faciliterait l’élimination de l’acide urique et du cholestérol. Diurétique, elle favoriserait l’amincissement et posséderait  des qualités apaisantes sur les brûlures peu profondes et pour les infections rhumatismales, en raison de son action anti-inflammatoire et analgésique.


Mais pour Nathalie, la sève de bouleau, c’est bien plus que ça… « C’est le froid piquant de l’air de l’hiver qui s’attarde, la marche pour rejoindre les arbres les plus loin, la beauté de la forêt encore endormie, avec au bout des branches quelque chose qui se modifie, des nuances imperceptibles, les couleurs marron et beiges des feuilles au sol. A quelques endroits, le vert plus intense de l’herbe et la surprise de voir apparaitre quelques fleurs : violettes, pulmonaires, hépatique trilobée, véronique et même quelques pissenlits. Je sens comment mon souffle s’accélère dans l’effort, j’entends le ruisseau qui coule, et je vois enfin l’écorce blanche des bouleaux. C’est quelque chose de magique, une sérénité quand je me pose au pied de l’arbre, que je prélève la sève, que je la goûte, et que je sens qu’elle m’apporte quelque chose de bon. Cela me suffit, nul besoin de discours scientifiques pour savoir qu’elle me fait du bien. Et c’est cela que j’ai envie de partager. »













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roberto


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MessagePosté le: Lun 1 Mai - 11:53 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant






Tout ce que l'on mange n’a pas la même saveur : une cerise est sucrée, un citron acide, un artichaut amer et une olive salée. 
Le goût, comment ça marche ? Explications en 100 secondes chrono pour les petits et grands enfants.







Défenseurs du reblochon bio
Ils sont jeunes, ils sont bio... Sur les hauteurs du village du Bouchet-Mont-Charvin, non loin de Thônes, en Haute-Savoie, Mathilde et Fabrice fabriquent tout au long de l’année du reblochon bio et fermier.
 Visite de leur ferme des Pezières, à l’époque des dernières neiges de l’année !



Pour cette recette qui en jette, il faut être doué pour l’arithmétique, plus que pour la cuisine ! 
C’est pourquoi les matheux la réussiront sans faillir. Les littéraires trouveront leur bonheur plus loin...





On ne sait pas toujours comment l'électroculture marche, mais il semble que ça marche, et même très bien. 
Voici un article ultra pratique où l’on parle de fil de cuivre, d’antenne et d’électro-osmose. Attention au coup de jus.


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Léo


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MessagePosté le: Lun 1 Mai - 20:35 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

J'ai entendu dire qu'en Suisse qu'ils faisaient du sirop d'érable et cela ne m'étonnerait pas que vous puissiez faire la même chose en Haute-Savoie ou dans les Alpes.
_________________
Bien oui! je suis un perroquet, car tout ce que j'écris, je dis, je pense ou que je fais, m'a été transmis par une autre personne.


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Miryam


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MessagePosté le: Mar 2 Mai - 02:40 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains. Répondre en citant

Je trouve cela une très bonne idée et en plus c'est magnifique 
_________________
La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes qu'on ne serait pas capable de commettre.

Victor Hugo


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:54 (2017)    Sujet du message: Toc toc toc, c’est le facteur. Ils sont fous ces urbains.

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