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La relance économique, outil de campagne

 
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Ninete
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MessagePosté le: Sam 4 Mar - 12:01 (2017)    Sujet du message: La relance économique, outil de campagne Répondre en citant

Jean-Luc Mélenchon a centré son programme économique sur l’idée d’une relance via un plan d’investissement et une augmentation des dépenses publiques. Quelles ont été les dernières expériences de relance par la demande ? Quels autres candidats proposent des programmes d’investissement public ? Quelles sont les principales critiques adressées à ces politiques ?

Qui a imaginé la politique de relance par la demande ?

L’économiste britannique John Maynard Keynes (1883-1946) est le premier à avoir théorisé la politique de relance par la demande. Dans son ouvrage clé, « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie », il prend le contre-pied des théories libérales qui se concentrent sur l’offre et développe l’idée selon laquelle c’est la demande qui détermine le niveau de la production et donc celui de l’emploi. Selon lui, il est donc possible de soutenir la croissance et de réduire le chômage en stimulant la demande. C’est le principe de l’effet multiplicateur de la dépense publique. Il plaide pour une intervention de l’État en cas de récession et insiste sur la nécessité des investissements publics.

Quels autres leviers peuvent être utilisés ?

La politique de relance par l’investissement public n’est pas la seule. Pour favoriser la demande, il est aussi possible de miser sur une augmentation directe du budget des ménages en mettant en place une baisse d’impôts ou une hausse des prestations sociales. L’État peut également choisir de relever le salaire minimum. Ces mesures ciblent les ménages les plus modestes, qui ont une propension à consommer plus forte d’après la théorie keynésienne, les autres épargnant une fois un certain seuil atteint. Enfin, la banque centrale d’un État peut baisser son taux directeur, ce qui entraîne une hausse de la demande de crédits et donc de l’activité économique.

Comment le New Deal a-t-il mis la relance en application ?

C’est aux États-Unis, durant la Grande Dépression survenue après le krach boursier de 1929, qu’une politique de relance est mise en place pour la première fois. Pour endiguer cette crise économique et le fort taux de chômage (25 % de la population active en 1933), le président Franklin Roosevelt lance une politique de grands travaux (barrages, routes, etc.) à même de créer directement des emplois. En 1935, le Congrès approuve une nouvelle loi qui garantit une assurance contre le chômage et accorde une pension de retraite aux personnes âgées de plus de 65 ans.

Quels ont été les principaux plans de relance en France ?

Les deux premiers plans de relance marquants en France sont liés au contexte de la crise pétrolière, en réaction aux chocs de 1973 et 1979. En 1975, Jacques Chirac, alors Premier ministre, met en place un plan passant par des investissements publics (logements sociaux, télécommunications), des aides fiscales et un soutien à la consommation. Le gouvernement de Pierre Mauroy lance un second plan en 1981 : embauche de 55 000 fonctionnaires, salaire minimum relevé de 10 %, hausse des allocations familiales, etc. En 2008, en réaction à la crise financière, Nicolas Sarkozy annonce à son tour un plan de 26 milliards d’euros qui vise en particulier le logement, le secteur automobile et les infrastructures publiques.

Quelles en ont été les limites ?

Un plan de relance rencontre cependant plusieurs obstacles. L’un des premiers risques, c’est l’inflation : l’augmentation de la demande entraîne une hausse des prix. Les soutiens à la consommation peuvent aussi se révéler inefficaces si celle-ci se tourne vers les produits fabriqués à l’étranger : les importations augmentent et le plan de relance bénéficie davantage aux partenaires économiques du pays qu’aux entreprises nationales. C’est ce qui s’est passé en 1975 et en 1981. Enfin, les ménages qui reçoivent des revenus supplémentaires peuvent préférer l’épargne à la dépense en adoptant une vision sur le long terme, comme l’avait imaginé l’économiste britannique David Ricardo (1772-1823).

Une telle politique est-elle compatible avec les règles européennes?

Les États membres de l’Union européenne se sont engagés à contenir leur déficit public sous la barre de 3 % de leur PIB et à limiter la dette publique à 60 % du PIB lors de la signature du traité de Maastricht en 1992, des seuils qui contraignent les investissements publics. En 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France a lancé un plan de relance tout en sachant qu’elle les dépasserait. Actuellement, deux candidats à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, proposent de s’en affranchir. Le premier assume un plan de relance qui creuserait le déficit public à 4,8 % du PIB en 2018, avant de repasser, dans ses projections, sous les 3 % à la fin du quinquennat. Le second souhaite exclure du calcul du déficit les dépenses d’investissement.

Comment Jean-Luc Mélenchon compte-t-il faire appel à la relance ?

Le programme économique de Jean-Luc Mélenchon repose sur une politique de relance. Il prévoit un plan d’investissement de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt, pour investir dans le social (logements sociaux, crèches, etc.) et l’écologie (développement des énergies renouvelables), ainsi qu’une augmentation de 173 milliards d’euros de la dépense publique (lutte contre la pauvreté, financement de la retraite à 60 ans à taux plein, revalorisation des salaires), étalée sur le quinquennat. Pour éviter que les dépenses induites se portent sur des biens produits à l’étranger, il entend instaurer une hausse de certains droits de douane et une taxe kilométrique sur les produits importés. Il compte sur ces mesures de « protectionnisme solidaire » pour « relocaliser la production en France ».

Quels sont les autres candidats qui proposent des plans d’investissement public ?

Dans son programme, Emmanuel Macron propose un plan d’investissement de 50 milliards d’euros, en misant principalement sur la formation et la transition écologique. Le reste serait réparti dans les domaines de l’agriculture, de la santé, des transports et de l’action publique (administration et justice). Benoît Hamon envisage également un plan d’investissement axé sur la transition énergétique de 1 000 milliards d’euros à l’échelle européenne, qui devrait donc être validé par les autres États membres. Sur le plan national, il souhaite essentiellement tourner les investissements vers la rénovation énergétique.
 

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MessagePosté le: Sam 4 Mar - 12:01 (2017)    Sujet du message: Publicité

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