50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(85) VENDEE

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 26 Fév - 16:15 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

La Vendée est un département français traversé par la rivière éponyme, affluent de la Sèvre niortaise. Elle est située dans la région des Pays de la Loire et dans la province historique du Poitou, le département correspondant à l'ancien Bas-Poitou. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 85. Sa préfecture est La Roche-sur-Yon.

Le nom de Vendée est issu du nom d'une rivière, dont la forme originelle devait être *Vindeda « la blanche », dérivé du gaulois (celtique) uindos signifiant « blanc », voire « heureux ». On le retrouve fréquemment en toponymie (Vendœuvres, Vendeuil, etc.) et dans le nom vandoise (anciennement vendoise), issu de vindesiā
Le territoire de la Vendée était probablement occupé dans l'Antiquité par le peuple gaulois des Ambilatres ou Ambiliates qui faisait partie de la confédération armoricaine qui combattit Jules César. Il fut rattaché au territoire des Pictons par Auguste vers 16 av. J.-C.
Ce territoire est la partie ouest du Poitou (Bas-Poitou) depuis 2000 ans (« Poitou Maritime », une partie du Bas-Poitou). Richelieu, évêque de Luçon évoque l'évêché « le plus crotté de France ». Le Bas-Poitou se trouve au cœur des conflits des guerres de religion aux xvie siècle et xviie siècles en raison d'une forte présence protestante dans la moitié Est du département. Une forte répression contraint les protestants à la conversion ou l'exil. Cette influence a souvent été sous-estimée par la suite. La carte de la Vendée contre-révolutionnaire catholique recouvre en partie celle du Bas-Poitou huguenot.

Le département est créé au début de la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Poitou (Bas-Poitou), de l’Île de Noirmoutier et de 16 communes des Marches Bretagne-Poitou et de l'évêché de Nantes moins la paroisse poitevine de Remouillé, rattachée au tout nouveau département de la Loire-Inférieure.
On pensa tout d'abord à l'appeler "Les Deux Lays", associant le nom de deux rivières du département: le petit Lay et le grand Lay qui se rejoignent tous deux dans la commune de Chantonnay. Le nom choisi fut finalement celui de "Vendée", reprenant le nom d'une rivière du Sud du département (Fontenay-le-Comte, Mervent,…).
La Vendée portait en 1790 le numéro postal 79, sur l'ensemble des 83 départements français.
Son chef-lieu fut d'abord fixé à Fontenay-le-Comte.
La Vendée est célèbre dans l'Histoire de France pour les Guerres de Vendée durant la Révolution. Elle vit en effet s'affronter paysans insurgés (les Blancs) et armées révolutionnaires (les Bleus) pendant plusieurs années, en un conflit qui fut la cause de centaines de milliers de morts et qui marqua durablement l'imaginaire vendéen. Il faut toutefois dissocier pour partie le territoire de la Vendée militaire qui s'étend dans les bocages (cf. Massif armoricain) du Sud de la Loire (Sud de la Bretagne, Sud de l'Anjou et un grand quart Nord-Ouest du Poitou avec Cholet pour épicentre), du département de la Vendée basé et conçu à partir du Bas-Poitou. Il faut aussi dissocier les Vendéens des Chouans, la Chouannerie étant au Nord de la Loire.

Le décret impérial du 25 mai 1804 (5 prairial de l'an XII) pris par Napoléon Ier, alors premier consul de France, dispose le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à La Roche-sur-Yon. Naît alors une ville moderne dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot sous la forme d'un pentagone possédant un plan en damier organisé autour d'une vaste place civique.
Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon Ier s'y rend et devant les travaux dira : « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l'intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé).
Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.
La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune.
Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé huit fois de nom en moins de 70 ans :
La Roche-sur-Yon (avant le 28 août 1804)
Napoléon (pendant le Premier Empire)
La Roche-sur-Yon (une quinzaine de jours en 1814)
Bourbon-Vendée (pendant la Restauration d'avril 1814 à avril 1815)
Napoléon (d'avril à juin 1815 Cent-Jours)
Bourbon-Vendée (de juin 1815 à 1848 Seconde Restauration)
Napoléon (de 1848 à 1852 Deuxième République)
Napoléon-Vendée (pendant le Second Empire)
La Roche-sur-Yon (depuis 1870.
La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.

La ville a célébré tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa création par Napoléon 1er, le 5 prairial an XII, soit le 25 mai 1804. La singularité première de la ville nouvelle décrétée par Napoléon réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d'une grande place centrale.
La création de cette ville nouvelle résulte du transfert du chef-lieu initialement choisi : Fontenay-le-Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou.
Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs œuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot, et une médaille créée par Thérèse Dufresne.
Une Fédération des cités napoléoniennes d'Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Pultusk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon.
Une vision du passé tumultueux de la Vendée est interprétée chaque été au Puy du Fou.
L'Historial de la Vendée, musée situé aux Lucs-sur-Boulogne, bourg qui fut dévasté par les colonnes infernales du général Turreau sous la Terreur, a ouvert en juin 2006 et retrace l'Histoire de la Vendée de la Préhistoire à nos jours et accueille des expositions temporaires. Sur le même site, le Mémorial de la Vendée rend hommage aux victimes des Guerres de Vendée.

 

_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 26 Fév - 16:15 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 26 Fév - 16:36 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

Le passage du Gois ou Gôa est une chaussée submersible située dans la baie de Bourgneuf, où elle relie l'île de Noirmoutier (commune de Barbâtre) au continent (commune de Beauvoir-sur-Mer), dans le département français de la Vendée. Le passage n'est praticable en voiture, à bicyclette ou à pied qu'à marée basse car il est recouvert à marée haute. Il existe d'autres sites de ce type, mais le caractère unique du Gois est son exceptionnelle longueur : 4,125 kilomètres. Suivant le coefficient de la marée, la hauteur d'eau qui le recouvre à marée haute varie de 1,30 mètre à 4 mètres.
Depuis 1971, le pont de Noirmoutier, reliant l'île au continent, est une alternative au Gois.


Le nom de Gois (Goy en ancien français) remonte à environ 1577. Il vient du verbe goiser qui signifie marcher en mouillant ses sabots (cf. vad(um)). Le mot gois pourrait aussi être une déformation du mot gué (cf. gué). On fait référence à ce passage depuis bien plus longtemps, alors que Noirmoutier s'appelait l'île d'Her. Le gois est pratiqué surtout par les passages « de pied » et les animaux depuis le xviiie siècle et était à l'époque beaucoup plus long car les anciennes digues étaient plus loin de la côte. C'est en 1701 que ce passage reliant le continent à l'île est pour la première fois mentionné sur une carte géographique. La tradition orale veut qu'il aurait été traversé pour la première fois en 1766 par un tailleur de Barbâtre nommé Gauvrit.Cette curiosité quasiment unique au monde existe depuis l'effondrement du plateau ayant donné naissance à la baie de Bourgneuf au début de l'ère quaternaire. Il y a plus de mille ans, la rencontre de deux courants marins venant du nord et du sud et se heurtant dans la baie a donné naissance à un banc de hauts-fonds qui s'est continuellement déplacé avant de se stabiliser il y a environ un siècle à l'emplacement actuel.

La grande mobilité des hauts-fonds rend l'exercice périlleux sans guide. Lors de la guerre de Vendée, pendant la Révolution, les royalistes se sont réfugiés sur l'île. Vers 1780, les premières balises de bois jalonnent le trajet.
Plus tard, des travaux de stabilisation sont réalisés, afin d'empêcher les bancs de sable de se déplacer. Ce sont eux qui ont permis l'installation de la voirie actuelle. Vers 1840, une ligne régulière est assurée par une voiture à cheval.
Aujourd'hui, de nombreuses balises permettent aux promeneurs surpris de se réfugier. Malgré de très nombreux panneaux indiquant les horaires de marée, il y a chaque année des incidents, mais très rarement mortels. Face au nombre croissant d'accidents, le Gois est stabilisé, balisé puis empierré dès 1924. Des balises jalons sont plantées tous les cent mètres. Six balises dites « mâts de perroquets » et trois balises équipées de cages offrent une sécurité relative depuis la fin du xixe siècle.
Le passage du Gois est une partie de l'ancienne route nationale 148 qui reliait Noirmoutier à Limoges, devenue aujourd'hui la départementale 948. Le 11 juillet 1942, le Gois et ses dépendances (chaussées, digues et balises) sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques.


Pendant des années, le Gois a été emprunté par les Noirmoutrins, avant la construction du pont. De nombreux accidents furent répertoriés. Deux croix gardent l'entrée et la sortie du Gois.
Aujourd'hui, sa traversée représente certains risques si le voyageur ne respecte pas les horaires des marées de basses eaux. Il est convenu que l'on peut passer par beau temps et fort coefficient de 1 h 30 avant et après basse mer. À partir de 1830, les marées sont affichées près du passage. Le brouillard peut devenir très dangereux, surtout pour les pêcheurs à pied qui perdent tout sens de l'orientation et peuvent se faire piéger par la marée montante.
Les travaux de pavage de la chaussée ont été réalisés entre 1935 et 1939, dans un laps de temps de deux heures à marée basse, deux fois par jour. À l'issue de ces travaux, le passage du Gois est devenu carrossable. Aujourd'hui encore, on peut observer ce pavage caractéristique sur une grande portion du passage, même si une partie a été goudronnée.
Les pavés en quinconce sont posés sur un lit de sable et plusieurs couches de pierre, le tout renforcé de palplanches et de béton armé, constituant un soubassement sur le fond sableux.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Lun 27 Fév - 11:34 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

Luçon est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.
Évêché dont le cardinal de Richelieu fut titulaire, la capitale spirituelle du Bas-Poitou possède un large patrimoine architectural remarquable et possède un parc unique, le jardin Dumaine.
Luçon est située dans la grande plaine de la Vendée, au sud du Bocage vendéen et sur la bordure du Marais poitevin. Porte de la Côte de Lumière, le littoral atlantique est à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.
La ville se situe entre La Roche-sur-Yon, préfecture du département de Vendée à 33 km au nord, Fontenay-le-Comte, chef-lieu d’arrondissement, à 29 km à l’est, Les Sables-d'Olonne également chef-lieu d’arrondissement à 49 km à l’ouest, et La Rochelle, chef-lieu du département voisin de la Charente-Maritime à 41 km au sud.
Cet ancien village de pêcheurs avait pris pour nom Lucio au xie siècle, en latin Lucius, qui signifie brochet. Cette appellation avait probablement donné les armes de la ville côtière.
En poitevin, la commune est appelée Luçun


Née de la proximité de la mer et de la volonté des hommes, Luçon a toujours été liée à l'Océan, auquel elle est reliée par un canal aménagé à partir d'un cours d'eau naturel. Au Moyen Âge, ses moines contribuèrent à l'aménagement de grands marais qui s'étendent à perte de vue jusqu'à l'Océan. La ville s'est développée par l'existence de trois activités : le port, le siège épiscopal, le point de passage des Sables-d'Olonne à Fontenay-le-Comte. Réaménagé au début du xixe siècle son port développa son activité avec l'Europe du Nord ; à l'époque, il était l'un des débouchés des blés de la plaine vendéenne. C'est à la suite de l'arrivée du chemin de fer (seconde moitié du XIXe) que le port périclita et fut finalement fermé. En 1914, Luçon fut la troisième ville de Vendée électrifiée (derrière Challans et Pouzauges) , grâce à l’ancienne usine électrique située au pied du château d'eau.
Un monastère est fondé par saint Philbert au viie siècle. Déjà pillée par les Normands en 846, la ville est à nouveau attaquée en 853 : le chef viking Hasting prend la ville et la pille. Un autre chef viking, recruté par le comte de Poitiers, arrive avant qu’il n’ait quitté la place, et l’assiège dans la ville. Hasting réussit néanmoins à négocier et à quitter la ville, qu’il laisse incendiée.
Devenue évêché par la volonté du pape Jean XXII en 1317, la cité est la capitale spirituelle du Bas-Poitou.
Avant de devenir ministre de Louis XIII, le grand maître de la diplomatie française, le cardinal de Richelieu fut l'évêque réformateur de Luçon. On lui attribue d'avoir qualifié Luçon « d'évêché le plus crotté de France ». Il s'appliqua à rebâtir la ville détruite par les guerres de religion. Il se préoccupa de la formation des prêtres de son diocèse en écrivant un catéchisme, et en organisant des visites pastorales.
En mai 1469, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa la sécularisation de l'église de Luçon, selon les lettres accordées auparavant par le pape Paul II.
Napoléon III offrit à la cathédrale le très bel orgue romantique de Cavaillé-Coll.
En 1995, Goudji, orfèvre contemporain, réalise le mobilier du chœur.
Ville épiscopale, Luçon a longtemps été la résidence des gens de la bonne société, ce dont témoigne la présence de riches demeures aux toits d'ardoise.
Au xixe siècle, certains constructeurs, inspirés par les récits de Victor Hugo et d'Alexandre Dumas, donnèrent à quelques édifices une allure médiévale avec tours et gargouilles. Les tombes du cimetière historique de Luçon reflètent également ce goût néogothique. L'évêque, lui-même, fit construire le collège Richelieu dans le style des « public schools » anglaises: les séminaristes du diocèse étudieront plus tard dans cet univers digne de Walter Scott. C'est alors que Luçon devint la ville verte telle qu'on la connaît aujourd'hui. Hyacinthe Dumaine offrit son parc à la commune. Le jardin Dumaine.

La ville est le siège d'un évêché dont le titulaire le plus célèbre était le cardinal de Richelieu.
Édifices religieux
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Luçon Logo monument historique Classé MH ;
Cloître de la Cathédrale, xvie siècle Logo monument historique Classé MH ;
Palais épiscopal de Luçon, xiie siècle Logo monument historique Classé MH ;
Chapelle des Ursulines, xviie siècle, avec son plafond peint et son retable ;
Couvent et chapelle du Carmel, 1847, de style du xiiie siècle ;
Chapelle Sainte-Madeleine, attenante à l'hôpital, xve siècle ;
Chapelle Sainte-Thérèse (1925) ;
Grand séminaire ou collège Richelieu et chapelle, 1847 (Classé Remarquable).


Hôtels et résidence
Maison Dumaine (hotel de ville) ;
Château de Mille-Souris (actuelle maison de retraite des missionnaires de la Plaine);
anciennement hôtel de Mauras, cette maison a probablement été construite à la fin du xviie siècle.
Sa porte principale s'inspire de la façade baroque de la cathédrale ;
Hôtel Choyau Logo monument historique Classé MH ;
Hôtel Rorthais de Marmende Logo monument historique Classé MH ;
Hôtel Serin de Lénardière ;
Hôtel Chabot de Thénies ;


Autres
Jardin Dumaine ;
Ancien port, comblé dans les années 1970 ;
Théâtre Millandy, 2002, (anciennement le cinéma le Rex) ;
Quartier du Bourgneuf, situé entre la cathédrale et le port ;
Bas-relief de Joël Martel, à l'entrée du groupe scolaire du Centre, rue Docteur-Pabeuf ;
Statue de Richelieu, érigée en 1935, inaugurée par Édouard Herriot, située place Richelieu ;
Château d'eau de Luçon du début du xxe siècle Logo monument historique Classé MH ;
Usine électrique de Luçon Logo monument historique Classé MH ;
Distillerie Vrignaud, bâtiments industriels du xixe siècle ;
Cimetière historique, créé sous la Révolution, un véritable musée à ciel ouvert,
le cimetière est reconnu par la Direction Régionale des Affaires Culturelles 
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 28 Fév - 12:56 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

Georges Benjamin Clemenceau, né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 24 novembre 1929 à Paris, est un homme d'État français, radical-socialiste, président du Conseil de 1906 à 1909, puis de 1917 à 1920.
Fils de médecin et médecin lui-même, il est maire du 18e arrondissement de Paris puis président du conseil municipal de Paris au début de la Troisième République, ainsi que député en 1871 et de 1876 à 1893, siégeant en tant que républicain radical. Défenseur de l'amnistie pour les Communards, et anticlérical, il prône la séparation des Églises et de l'État et s'oppose à la colonisation, faisant tomber le gouvernement Jules Ferry sur cette question. Fondateur du journal La Justice et de la Société des droits de l'homme et du citoyen, il travaille ensuite à L'Aurore et prend une part active dans la défense du capitaine Dreyfus. Il ne cessa de militer en faveur de la restitution de l'Alsace-Moselle, perdues à la suite de la défaite de 1871.
Élu en 1902 sénateur dans le département du Var, bien qu'il ait précédemment critiqué l'institution du Sénat et de la présidence de la République, il est nommé ministre de l'Intérieur en 1906. Se désignant lui-même comme le « premier flic de France », surnommé « le Tigre », il réprime les grèves et met fin à la querelle des inventaires. À la fin de l'année 1906, il devient président du Conseil, fonction qu'il occupe pendant près de trois ans et qu'il cumule avec celle de ministre de l'Intérieur. Retournant ensuite au Sénat, il fonde le journal L'Homme libre, rebaptisé L'Homme enchaîné après avoir essuyé la censure au début de la Première Guerre mondiale.
Le 16 novembre 1917, il est de nouveau nommé président du Conseil et forme un gouvernement consacré à la poursuite de la guerre. Partisan farouche d'une victoire totale sur l'Empire allemand, il mena une politique clairement offensive. Il négocie ensuite à la Conférence de paix de Paris et fait promulguer la loi des huit heures. Qualifié de « Père la Victoire » en raison de son action pendant la guerre, très populaire dans l'opinion publique, il renonce néanmoins à se présenter à l'élection présidentielle de janvier 1920 après avoir été mis en minorité lors du vote préparatoire du groupe républicain. Il quitte alors la tête du gouvernement et se retire de la vie politique.


Né le 28 septembre 1841 au 19 rue de la Chapelle (rebaptisée depuis rue Georges Clemenceau), dans la maison de ses grands-parents maternels à Mouilleron-en-Pareds, petite bourgade vendéenne, Clemenceau affirmera plus tard « C'est au caractère vendéen que je dois le meilleur de mes qualités. Le courage, l'obstination têtue, la combativité ». Il est le deuxième des six enfants de Sophie-Emma Gautreau (ou Gauterau selon les biographes) et de Benjamin Clemenceau, établi comme médecin à Nantes, mais vivant surtout de ses fermages.
Sa famille paternelle, qui appartient à la bourgeoisie vendéenne, habite le manoir du Colombier, près de Mouchamps. Au début du xixe siècle, elle hérite par mariage du domaine de "l'Aubraie" de Féole, dans la commune de La Réorthe, en Vendée, région de tradition royaliste et catholique.
Son arrière-grand-père, Pierre-Paul Clemenceau (1749-1825), est médecin des Armées de l'Ouest pendant la guerre de Vendée, puis sous-préfet de Montaigu et député du Corps législatif en 1805, au début du Premier Empire.
Son père, Benjamin (1810-1897) est médecin ; c'est un républicain engagé, progressiste, farouchement athée, qui aura une grande influence sur Georges, le second de ses six enfants, en lui transmettant les idéaux révolutionnaires et la haine de toute monarchie.
Sa famille est longtemps proche d'une autre grande famille de républicains progressistes, celle de Marcellin Berthelot. La petite nièce de Clemenceau, Annette Clemenceau, a épousé le petit-fils de Marcellin Berthelot, Richard Langlois-Berthelot.
Benjamin Clemenceau a participé aux Trois Glorieuses de 1830 et, lors de la Révolution de 1848, il a créé une « Commission démocratique nantaise». Détenu une brève période à Nantes au lendemain du coup d'État du 2 décembre 185, il est arrêté après l'attentat d'Orsini de 1858 et soumis, sans procès, à la transportation vers l'Algérie en vertu de la loi de sûreté général. Il est toutefois libéré avant d'embarquer à Marseille, grâce à l'indignation de Nantes et à l'intervention d'un groupe de notables, notamment de son collègue Pierre Honoré Aubinais, médecin nantais et bonapartiste de gauche, proche de Jérôme Bonaparte, et mis quelque temps en résidence forcée à Nantes. Outre ce fond républicain, marqué par le buste de Robespierre sur la cheminée, son père lui enseigne la chasse, l'équitation et l'escrime : en 1890, Clemenceau sera le nègre de son ami James Fillis pour ses Principes de dressage et d'équitation.
Benjamin Clemenceau fut à ses heures peintre : portrait en buste de son fils enfant, et sculpteur : profil de son fils et double profil de lui et de sa sœur Emma, l'un et l'autre en plâtre, en 1848, année où il planta dans la propriété familiale du Colombier à Mouchamps (85), avec son jeune fils, un cèdre de l'Atlas, son "arbre de la Liberté", qui surplombe sa tombe, et, depuis novembre 1929, celle de son fils.
Sa mère, Sophie Gautereau (1817 - Hyères, 20 avril 1903), qui lui enseigne le latin (il connaît également le grec), est issue d'une famille de cultivateurs devenus de petits bourgeois, de religion protestante

Georges Clemenceau est élève du lycée de Nantes à partir de la classe de 5e en 1852-53. Son professeur de lettres de 5e est Louis Vallez, le père de Jules Vallès. Il effectue une scolarité convenable, obtenant chaque année (sauf en 4e) quelques accessits, et seulement trois prix (récitation classique en 5e, histoire naturelle en rhétorique, version latine en logique). Lors de la remise de ce dernier prix, en 1858, l'année de l'arrestation de son père, il est ovationné par les assistants. À partir de 1883, Clemenceau est un membre-fondateur actif de l'Association des anciens élèves du lycée de Nantes (section parisienne), où il rencontre Boulanger, son condisciple en 1852-53, mais beaucoup plus âgé (élève de classe préparatoire à Saint-Cyr). Son nom sera donné au lycée dès 1919.
Il obtient le baccalauréat ès-lettres en 1858. Il s'inscrit ensuite à l'école de médecine de Nantes. Après trois années pendant lesquelles il se révèle un étudiant médiocre et dissipé, passant notamment en conseil de discipline, il part en 1861 poursuivre ses études à Paris, où il s'inscrit également en droit.
Il fréquente des cercles artistiques et républicains dans le Quartier latin où il fait connaissance avec Claude Monet en 1863. Avec plusieurs camarades (Germain Casse, Jules Méline, Ferdinand Taule, Pierre Denis, Louis Andrieu), il fonde un hebdomadaire, Le Travail, dont le premier numéro paraît le 22 décembre 1861. Zola se joint au groupe afin de soutenir le journal contre la censure. Clemenceau y publie des piques à l'encontre de l'écrivain Edmond About, rallié au régime.
La publication prend fin au bout de huit numéros: la plupart des membres ont en effet été arrêtés après un appel à manifester place de la Bastille afin de commémorer la Révolution du 24 février 1848. Le 23 février 1862, Clemenceau est envoyé pour 73 jours à la prison Mazas. « Quand on a l'honneur d'être vivant, on s'exprime ! ».
Libéré, il rend visite à son ami Ferdinand Taule, détenu à Sainte-Pélagie, où il rencontre Auguste Blanqui, alias « l'Enfermé », avec qui il se lie d'amitié et de complicité, ainsi qu'Auguste Scheurer-Kestner, personnage central de la défense de Dreyfus. En 1896, il honorera Blanqui en parlant de « cette vie de désintéressement total ne découragera que les lâches du grand combat pour la justice et pour la vérité».

Durant ses années d’études, Clemenceau participe à la création de plusieurs autres revues et écrit de nombreux articles avec son ami Albert Regnard. Après avoir effectué des stages à l'hôpital psychiatrique de Bicêtre, puis à La Pitié, il obtient le doctorat en médecine le 13 mai 1865 avec une thèse intitulée De la génération des éléments anatomiques, sous la direction de Charles Robin, un matérialiste ami d'Auguste Comte. Sa thèse reprend les idées de Robin, qui est un adversaire du catholique bonapartiste Pasteur. Elle est ensuite publiée chez Germer Baillère en échange de la traduction par Clemenceau d’Auguste Comte and Positivism de J.S. Mill. Plus tard, lorsque Pasteur sera devenu célèbre, Clemenceau reconnaîtra de bonne grâce son erreur.
À la suite d'un dépit amoureux avec Hortense Kestner, la belle-sœur de son ami Auguste Scheurer-Kestner, le 25 juillet 1865, il s’embarque, d'abord pour l'Angleterre, où son père le présente à Mill et Spencer, puis pour les États-Unis, qui sortent à peine de la guerre de Sécession. Il trouve un poste d’enseignant dans un collège pour jeunes filles à Stamford (Connecticut) où il donne des cours de français et d’équitation. Il devient également correspondant du journal Le Temps.
Clemenceau s’éprend alors d’une de ses élèves, Mary Plummer (en) (1848-1922), qu’il épouse civilement le 20 juin 18697, avec qui il aura trois enfants, dont Michel (né en 1873) et deux filles, Madeleine et Thérèse-Juliette.
Sa femme ayant une liaison avec son jeune secrétaire précepteur des enfants, il fait constater l'adultère et l'envoie brutalement quinze jours dans la prison Saint-Lazare pour adultère (alors qu'il a eu lui-même de nombreuses liaisons féminines, on lui en attribue environ 800) et pendant cette incarcération demande le divorce qu'il obtient en 1891, avant de la renvoyer brutalement aux États-Unis avec un billet de troisième classe, ayant obtenu qu'elle perde la garde de ses enfants et la nationalité française. Revenue vivre en France, mais restée perturbée psychologiquement par ces évènements conjugaux, l'ex-Madame Georges Clemenceau mourra seule, le 13 septembre 1922, dans son appartement parisien du 208, rue de la Convention. Clemenceau l'annoncera ainsi à son frère Albert : « Ton ex-belle-sœur a fini de souffrir. Aucun de ses enfants n'était là. Un rideau à tirer. » (lettre du 27 septembre 1922 dans sa Correspondance 1858-1929, p. 639).
De ce séjour américain, il tire un bilinguisme franco-anglais rare à l'époque et une familiarité avec les cercles anglo-saxons, voir Amiral Maxse.
 

Le 26 juin 1869, il est de retour en France avec sa femme. Son voyage aux États-Unis lui aura fait découvrir la démocratie américaine - il admire la procédure d'impeachment- et lui laisse un goût durable pour la philosophie et la littérature anglo-saxonne.
Dès que la guerre franco-prussienne éclate, il quitte sa femme et son nouveau-né, Madeleine, pour se rendre à Paris, où il arrive début août 1870. À la suite de la défaite de Sedan, le 2 septembre 1870, il prend une part active, avec ses amis Arthur Ranc et Edmond Adam, à la « journée du Quatre Septembre » au cours de laquelle est proclamée la République.
Formé le jour même, le gouvernement de la Défense nationale nomme Étienne Arago maire de Paris, qui lui-même nomme des maires provisoires dans les différents arrondissements. Arago cherchant des républicains sûrs nomme Clemenceau, - introduit auprès d'Arago par son père - à la tête de la mairie du XVIIIe arrondissement. Il rencontre alors l'anarchiste Louise Michel, institutrice du quartier, et permet à Blanqui de devenir commandant du 169e bataillon, alors que le siège de Paris commence le 19 septembre 1870.


Fin octobre, les Parisiens se révoltent en apprenant la reddition du maréchal Bazaine à Metz et l'envoi par le gouvernement provisoire conservateur d'Adolphe Thiers à Versailles, pour négocier l'armistice avec Bismarck. Pour le républicain farouchement antimonarchiste qu'est Clemenceau, c'est une provocation : il fait placarder des affiches annonçant son refus d'une telle « trahison ». Le jour même, la Garde nationale des quartiers populaires organise un soulèvement afin de prendre l'Hôtel de Ville. La Garde nationale des quartiers bourgeois, emmenée par Jules Ferry, s'y oppose et empêche le coup de force. L'épisode fait de Clemenceau et Ferry des rivaux acharnés.
Désavoués pour leur complicité avec les révolutionnaires, Arago démissionne, suivi de Clemenceau. Le gouvernement obtient la confiance des Parisiens par le plébiscite du 3 novembre, et organise des élections municipales le 5 novembre. Clemenceau est élu dans le 18e arrondissement. Il est cependant destitué le 22 janvier 1871, jour d'une manifestation à l'Hôtel de Ville, pour avoir demandé, avec d'autres maires d'arrondissement réunis par Jules Favre, la démission du général Trochu. L'armistice, refusé par Clemenceau et le peuple parisien, est signé six jours plus tard.
Le 8 février, ayant refusé l'offre de Gambetta de devenir préfet du Rhône, il est élu député de la Seine (en 27e position) au sein de la nouvelle Assemblée nationale. Il figure alors sur les listes électorales de l'Union républicaine, s'opposant à la paix léonine avec Bismarck, aux côtés de Victor Hugo, Garibaldi, Gambetta, Courbet, Louis Blanc, etc.

Début mars 1871, Clemenceau est à Paris. Le 1er mars 1871, il appelle ses concitoyens à s'abstenir de toute violence lors de l'entrée des Prussiens dans la ville. Lors du soulèvement du 18 mars 1871, accompagné du capitaine Mayer et Sabourdy, il tente de sauver de la foule les généraux Thomas et Lecomte. Le soir, le Comité central de la garde nationale a pris le pouvoir à Paris, et décide l'organisation d'élections municipales.
Deux jours plus tard, à l'Assemblée réunie à Versailles, Clemenceau dépose, avec 18 députés républicains, un projet de loi afin d'organiser l'élection d'un conseil municipal de 80 membres à Paris, « qui aura le titre et exercera les fonctions de maire de Paris». Il navigue ainsi entre le gouvernement de Thiers et la Commune de Paris, tentant de concilier les camps ennemis, ce qui lui attire l'inimitié des deux parties. Les communards à qui il reproche d'être sortis de la légalité, le font ainsi démissionner de sa fonction de maire le 22 mars, le remplaçant par un délégué du Comité central. Ce dernier organise des élections municipales le 26 mars 1871, au cours desquelles Clemenceau n'obtient que 752 voix.
Minoritaire, il démissionne de son poste de conseiller municipal et de député la veille de la proclamation de la Commune, et fonde avec d'anciens maires la Ligue d'union républicaine des droits de Paris, qui tente de négocier avec les deux camps. Il quitte Paris le 10 mai 1871 afin de rejoindre le congrès des municipalités à Bordeaux, interdit par le gouvernement Thiers. Devant cet échec, il tente de revenir à Paris, mais ne peut entrer dans la ville, soumise à l'attaque sanglante du gouvernement Thiers.

Soupçonné de connivence avec la Commune, il se rend clandestinement en Vendée, puis à Belfort et Strasbourg annexé26, avant de retourner à Paris le 15 juin 1871. Battu aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il se fait élire conseiller municipal de Paris le 30 juillet 1871, à Clignancourt. En 1872, il se bat en duel avec Poussargues, ce qui lui vaut 15 jours avec sursis et 25 francs d'amende. Il est réélu lors des élections municipales de novembre 1874. Le 29 novembre 1875, il est élu président du conseil municipal de Paris par 39 voix sur 54 suffrages:
« Le caractère dominant de notre politique municipale, déclare-t-il alors, c'est d'être profondément imbue de l'esprit laïque, c'est-à-dire que, conformément aux traditions de la Révolution française, nous voudrions séparer le domaine de la Loi, à qui tous doivent obéissance, du domaine du Dogme, qui n'est accepté que par une fraction seulement des citoyens. »
SUITE:
Georges Clemenceau — Wikipédia




  

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mer 1 Mar - 08:56 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

Jean de Lattre de Tassigny est un général d'armée et maréchal de France, né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 11 janvier 1952 à Neuilly-sur-Seine.
Jeune officier lors de la Première Guerre mondiale, il se bat sur différents fronts, dont Verdun, il est blessé cinq fois et termine la guerre avec huit citations, la Légion d'honneur et la Military Cross.
Dans l'entre-deux-guerres, il participe à la guerre du Rif au Maroc, où il est de nouveau blessé. Il effectue ensuite une carrière d'officier d'état-major et de commandant de régiment.


Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai-juin 1940, plus jeune général de France, à la tête de sa division lors de la bataille de France, il tient tête aux Allemands à la bataille de Rethel, en Champagne et sur la Loire, continuant à se battre jusqu'à l'armistice du 22 juin 1940.
Pendant le régime de Vichy, il reste dans l'Armée d'armistice, où il occupe des postes de commandement à l'échelon régional, puis comme commandant en chef des troupes en Tunisie. Commandant de la 16e division militaire à Montpellier, lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes, à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 11 novembre 1942, il est arrêté et condamné à dix ans de prison pour avoir refusé l'ordre de ne pas combattre donné par le gouvernement et, seul général en activité à le faire, commandé à ses troupes de s'opposer aux Allemands. Il parvient à s'évader et rallie la France libre, fin 1943.
Après son ralliement à de Gaulle, il est l'un des grands chefs de l'Armée de Libération en 1943-1945, s'illustrant à la tête de l'armée qui, après le débarquement allié du 15 août 1944, mène la campagne victorieuse, dite « Rhin et Danube », contre le Troisième Reich. Il est le seul général français de la Seconde Guerre mondiale à avoir commandé de grandes unités américaines.
Il est le représentant français à la signature de la capitulation allemande à Berlin, le 8 mai 1945, aux côtés d'Eisenhower, Joukov et Montgomery.
Commandant en chef des forces françaises en Allemagne en 1945, puis inspecteur général de l'Armée de terre et chef d’État-Major général de la Défense nationale en 1947, il devient vice-président du Conseil supérieur de la guerre. De 1948 à 1950 auprès du maréchal Montgomery, il est le premier commandant en chef des Forces terrestres de l’Europe occidentale.
Fin 1950, il est envoyé redresser la situation sur le front de la guerre d'Indochine, et cumule alors les postes de haut-commissaire en Indochine et de commandant en chef du corps expéditionnaire. Il remporte en 1951 plusieurs victoires importantes contre le Việt Minh mais, atteint par la maladie, il doit quitter l'Indochine dès la fin de l'année pour se faire soigner en France. Mort le 11 janvier de l'année suivante, il reçoit des funérailles nationales pendant lesquelles il est élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France.

Descendant de la famille de Lattre de Tassigny, originaire de Flandre, le futur maréchal de France est le fils de Roger Joseph de Lattre de Tassigny (Poitiers, 22 juin 1855-Mouilleron-en-Pareds, 14 avril 1956), qui fut le doyen des maires de France (maire de Mouilleron-en-Pareds de 1911 à 1956), et d'Anne Marie-Louise Hénault (1862-1938)
Jean fréquente le collège Saint-Joseph de Poitiers et poursuit ses études à Paris. De 1898 à 1904, il prépare (au lycée privé Sainte-Geneviève) l'École navale et Saint-Cyr, où il est reçu en 1908 quatrième sur deux-cent dix. Il effectue ses classes au 29e dragons à Provins. Il est élève de Saint-Cyr de 1909 à 1911, dans la promotion « Mauritanie » dont il sort deux-cent-unième de promotion5. Il entre en 1911 à l'école de cavalerie de Saumur
En 1912, il est sous-lieutenant, affecté au 12e dragons à Pont-à-Mousson puis sur le front. Il est blessé une première fois le 11 août 1914 par un éclat d'obus au cours d'une reconnaissance. Le 14 septembre, il est blessé d'un coup de lance d'un uhlan en chargeant à la tête de son peloton de dragons. Affaibli par sa blessure, obligé de se cacher dans Pont-à-Mousson occupée par les Allemands, il est sauvé de la capture par un officier du 5e régiment de hussards en mission de reconnaissance, le sous-lieutenant Schmeltz.
Jeune lieutenant d'infanterie, il rend visite à Georges Clemenceau (1841-1929) également né à Mouilleron-en-Pareds, qui le voyant s'éloigner, dit à son fidèle Albert Boulin : « Regardez-le bien, celui-là, et souvenez-vous de lui. Il ira loin, très loin. »
En 1915, il est capitaine au 93e régiment d'infanterie, se bat à Verdun pendant seize mois, au Chemin des Dames et termine la guerre avec cinq blessures, huit citations, la Légion d'honneur (le 20 décembre 19143) et la Military Cross. Il est affecté au 2e bureau, à l'état-major de la 21e division
En 1919, il est affecté à la section franco-américaine à Bordeaux, puis au 49e régiment d'infanterie à Bayonne. De 1921 à 1926, il est envoyé au Maroc, où, de 1922 à 1923, il participe à des opérations en Haute Moulouya et à Taza, puis durant la guerre du Rif consécutive à la révolte d'Abdelkrim (1925-1926), devient chef d'état-major de la région de Taza. Il est de nouveau blessé en opération, reçoit trois citations6 et est nommé chef de bataillon.
De 1927 à 1929, il suit les cours de l'École de guerre, où il est chef de promotion(49e promotion). Il se marie avec Simonne Calary de Lamazière en 1927, et ils ont un fils, Bernard, en 1928. En 1929, de Lattre est affecté au 5e régiment d'infanterie à Coulommiers.
Le 25 novembre 1929, Jean de Lattre, ami du « Tigre » et son épouse, sont — en qualité de résidents de Mouilleron-en-Pareds — parmi les rares Vendéens catholiques à assister aux obsèques civiles de Georges Clemenceau au « Colombier » de Mouchamps (Vendée).
En 1931, il est au 4e bureau, à l'État-Major de l'Armée, et, au grade de lieutenant-colonel, il est nommé, en 1932, à l'État-Major, auprès du général Maxime Weygand — vice-président du Conseil supérieur de la guerre. À ce poste, il suit particulièrement la politique étrangère, dont les relations avec l'URSS et, en politique intérieure, les problèmes de budgets militaires. En février 1934, il fait partie, avec Adrien Marquet, Philippe Henriot, Georges Scapini et Xavier Vallat, d'un groupe qui complote contre la République ; à cette occasion, le maréchal Pétain, alors ministre de la Guerre, exprime, sans succès, le souhait que Weygand le « démissionne »8. Au départ de Weygand, atteint par la limite d'âge, de Lattre est maintenu à l'état-major du Conseil supérieur de la guerre auprès du général Georges. En 1935, promu colonel, il commande le 151e régiment d'infanterie à Metz. Entre 1937 et 1938, il suit des cours au Centre des hautes études militaires et devient, en 1938, chef d'état-major du gouverneur militaire de Strasbourg, le général Héring
 

Promu général de brigade, le 22 mars 1939 — alors le plus jeune général de France —, il est chef d'état-major de la 5e armée, le 3 septembre 1939. Le 1er janvier 1940, il prend le commandement de la 14e division d'Infanterie, qu'il dirige pendant les affrontements avec la Wehrmacht à Rethel, où sa division résiste pendant un mois, repoussant par trois fois les Allemands devant l'Aisne, faisant 2 000 prisonniers, continue à se battre jusqu’à la Champagne, à Mourmelon, puis se replie en menant des combats de retardement, sur la Marne, l'Yonne, la Loire et Nevers. La division conserve sa cohésion militaire au milieu du chaos de la débâcle
Après l'armistice, il reste dans l'Armée de Vichy et, de juillet 1940 à septembre 1941, il est adjoint au général commandant la 13e division militaire à Clermont-Ferrand et commandant militaire du Puy-de-Dôme. Le découragement des troupes est alors profond, il s'emploie à restaurer la confiance des soldats, par la discipline. À cette époque, il pense que le régime du maréchal Pétain défend l'intérêt national et se soumet à ses directives. S'intéressant à la jeunesse, il organise, en dehors des Chantiers de jeunesse, ses propres chantiers et une école de cadres militaires dans le village d'Opme (près de Clermont-Ferrand) — qu'il fait reconstruire par des étudiants alsaciens réfugiés et des soldats —, avec pour but de « produire des chefs » pour une armée apte au travail d'équipe et d'étendre cette expérience à toute l'Armée d'armistice. Promu général de division il est commandant en chef des troupes de Tunisie, où il crée une autre école de cadres, à Salammbô (quartier de Tunis); il n'y reste que pendant quatre mois, de fin septembre 1941 au 2 février 1942, rappelé alors en métropole, à la demande des Allemands, pour avoir refusé de ravitailler l'Afrika Korps. À la mort du secrétaire d'État à la Guerre dans le Gouvernement Darlan, le général Huntziger, en novembre 1941, de Lattre tente, sans succès, d'obtenir ce poste. Par la suite, en 1942, il commande la 16e division militaire à Montpellier, est promu général de corps d'armée et crée de nouveau une école de cadres, à Carnon. Il conserve son poste dans l'Armée d'armistice, malgré l'hostilité manifestée par les Allemands à son égard et le SOL de Montpellier qui le signale comme « sympathisant gaulliste »6. Contrairement à nombre de militaires de l'Armée de vichy, de Lattre n'a jamais été décoré de la francisque et en particulier parmi les huit généraux commandants de division militaire, il est le seul à ne l'avoir pas été.
Le 21 juin 1942, le général Giraud, qui vient de s'évader de la forteresse de Königstein et qui commence à prendre des contacts pour ses projets d'avenir, rencontre de Lattre à Montpellier mais il le trouve « prudent et évasif ». En août 1942, contacté par Jean Moulin pour prendre la tête de l'Armée secrète, de Lattre refuse.

Lorsqu'en septembre-octobre 1942, les Alliés préparent l'établissement d'un deuxième front en Afrique du Nord, alors qu'ils sont désireux de s'entendre avec Vichy qui contrôle la région afin que les Français n'opposent pas de résistance, cherchant donc un chef avec qui traiter pour mettre sur pied les opérations, Weygand ayant refusé, le nom du général de Lattre est évoqué, parmi d'autres (militaires ou politiques) ; il n'est toutefois pas retenu
 Lorsqu'à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, la zone libre est envahie par les troupes allemandes, le 11 novembre 1942, seul général en activité à le faire, il refuse l'ordre de ne pas combattre donné par le gouvernement de Vichy, en la personne du ministre Bridoux, commande à ses troupes de s'opposer aux Allemands, et est arrêté par les gendarmes. Il est interné à la prison militaire de Toulouse, puis à la prison Montluc à Lyon, il est condamné à dix ans de prison, par les juges français du tribunal d'État de la section de Lyon (juridiction d'exception, siégeant à huis clos, constituée d'un magistrat et de quatre jurés désignés par le gouvernement : deux officiers généraux, un préfet honoraire et le chef des SOL, Joseph Darnand), le 9 janvier 1943, mais conserve son grade. Il a même été envisagé de le radier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Cet épisode fait dire au préfet Hontebeyrie, que « lorsqu'on apprend qu'ils ont franchi la frontière, on s'occupe beaucoup plus d'arrêter de Lattre que les Allemands »
SUITE: Jean de Lattre de Tassigny — Wikipédia
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 2 Mar - 07:36 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

Jacqueline Auriol, née Jacqueline Douet le 5 novembre 1917 à Challans (Vendée) et morte le 11 février 2000 à Paris, est une aviatrice française. Elle est la première femme pilote d'essai en France.
Après des études secondaires au lycée Blanche-de-Castille de Nantes, elle se sent attirée vers l'art et histoire de l'art et s'inscrit à l'École du Louvre. Elle prend son baptême de l'air à Grenoble à seize ans, sans conviction.
En février 1938, elle épouse Paul Auriol (1918-1992), fils de Vincent Auriol (futur président de la IV République). En 1947, elle s'occupe de la décoration de certaines pièces du palais de l'Élysée après l'élection de son beau-père. Ancien diplômé de l'école libre des sciences politiques, cadre dans l'électricité, Paul Auriol travaille auprès de son père pendant son mandat présidentiel comme secrétaire général adjoint de la présidence de la République (1947-1954). Il continue sa carrière comme contrôleur général à EDF et à partir de 1962 secrétaire général du comité national français de la conférence mondiale de l'énergie.


Par défi et par goût du sport, Jacqueline Auriol apprend à piloter sur un biplan Stampe et obtient ses brevets, premier et second degré, en 1948. L'aviation devient alors une passion et elle passe à la voltige aérienne pour se perfectionner.
Le 11 juillet 1949, elle est victime d'un terrible accident sur la Seine entre Meulan-en-Yvelines et Les Mureaux, alors qu'elle est co-pilote d'un prototype d'hydravion, un S.C.A.N. 30, construit par la Société de construction aéronavale. Lors de ce vol d'essai, l'appareil vola trop bas, et sa coque toucha l'eau brutalement. L'amphibie bascula, happé par l'eau, puis se retourna en ne laissant pas le temps à Paul Mingam, le pilote de la S.C.A.N., de réagir. Des trois passagers qui se trouvaient à bord (outre Mingam, il y avait aussi le PDG de S.C.A.N., Mr Guédon), Jacqueline Auriol fut la plus gravement blessée : elle a plusieurs fractures du crâne et est défigurée. Elle subit en deux ans une vingtaine d'interventions chirurgicales effectuées aux États-Unis3. Avec beaucoup d'obstination, elle se remet à piloter, passera ses brevets militaire, de vol à voile et d'hélicoptère.
Le 21 décembre 1952, elle bat un record de vitesse féminin sur avion à réaction Mistral à la moyenne de 855,92 km/h. L’Américaine Jacqueline Cochran lui reprend ce record le 20 mai 1953 à 1 050 km/h.
Le 15 août 1953, Jacqueline Auriol est la première Européenne à franchir le mur du son, à bord d'un Mystère II.
Le 20 avril 1954, elle entre à l'École du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER) et en sort le 18 novembre 1955, brevetée pilote d'essai. Elle intègre ensuite le très fermé Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge.
Jacqueline Cochran, alors vice-présidente de la FAI, fait tout pour conserver son titre de "femme la plus rapide du monde", et annonce en mai 1955 que les records féminins seraient abolis le 1er juin de la même année ! Mais Jacqueline Auriol, très déterminée, reprend le record de vitesse avec 1 151 km/h sur Dassault Mystère IV le 31 mai 1955, contraignant son « adversaire » à revenir sur sa décision !
Le 7 avril 1961, aux commandes du T-38A-30-NO Talon (serial number 60-0551) l'Américaine porte le record à 1 262 km/h.

Le 22 juin 1962, Jacqueline Auriol porte le record (féminin) du 100 km en circuit fermé à 1 849 km/h sur Mirage III C puis le 14 juin 1963 à 2 038 km/h sur Mirage III R2. La société Dassault lui demande ensuite de réaliser des records sur l'avion d'affaires Mystère 20
Une ultime fois, le 1er juin 1964, l'Américaine portera ce record encore plus haut avec 2 097 km/h sur F-104G.
Une association des amis de Maryse Bastié fut formée, sous la présidence de l'aviatrice Jacqueline Auriol jusqu'à son décès.
Jacqueline Auriol a reçu quatre fois le Harmon Trophy, l'une des plus prestigieuses récompenses aéronautiques, en 1951, en 1952, en 1955 et en 1956, a été lauréate du Prix Roland Peugeot de l'Académie des sports du plus bel exploit mécanique français de l'année en 1963, déjà lauréate du prix Henri-Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports en 1951, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un « progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité. »
Jacqueline Auriol a vécu de nombreuses années à Saint-Herblain, commune de la Loire-Atlantique.
Elle est la première femme à voler sur Concorde, mais en tant que pilote d'essai. Seules deux femmes seront pilotes de ligne sur cet avion, la Britannique Barbara Harmer et la Française Béatrice Vialle.

 

_________________


Revenir en haut
krisrose
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Jeu 2 Mar - 13:15 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

toujours aussi passionnant capitaine
sitôt rentré sitôt dans ta rubrique préférée
 tu as une volonté incroyable
 face à toi impossible de fléchir
 quel bel exemple qui insuffle le respect  tu devais être pour tes matelots Okay


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Ven 3 Mar - 07:44 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

J'adore la philatélie intelligente...
Accumuler des morceaux de papier c'est tellement facile.
Je vais toujours au fond des choses et le mieux possible
J'aurai besoin d'aide pour les mises à jour de toute la rubrique philatélie, mais aucun philatéliste pour m'aider.
Parfois c'est décourageant...
_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Ven 3 Mar - 08:10 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

Benjamin Rabier, né le 30 décembre 1864 à La Roche-sur-Yon et mort le 10 octobre 1939 à Faverolles, est un illustrateur et auteur de bande dessinée français, qui s’est notamment rendu célèbre pour le dessin de La vache qui rit, et pour le personnage du canard Gédéon.
Bien qu'il ait montré très tôt des dispositions pour le dessin (il obtient à quinze ans le Prix du dessin de la Ville de Paris), Benjamin Rabier doit interrompre ses études pour travailler. Il alterne différents métiers. Libéré de ses obligations militaires en octobre 1889, il entre au Bon Marché à Paris comme comptable. Grâce à l’appui de Caran d'Ache qu’il a rencontré l’année précédente, plusieurs revues françaises commencent à publier ses dessins dès 1889 (La Chronique Amusante, Gil Blas Illustré), mais aussi en Grande-Bretagne et aux États-Unis où il a plus de succès. Il est finalement publié régulièrement dans Le Rire et Le Pêle-Mêle (dont il fait les unes), ce qui lui permet de sortir ses premiers albums, notamment Tintin-Lutin, titre dont Hergé s’inspira quelques années plus tard.
Au début du xxe siècle, Benjamin Rabier s’impose comme un auteur à succès, comme en témoignent ses publications dans l'Assiette au Beurre ou le Chat Noir.


Parallèlement à ses travaux destinés aux adultes, il se lance dans le dessin pour enfants en intégrant dès 1903 l'équipe de La Jeunesse illustrée, premier illustré moderne pour les enfants français. Il y livre jusqu'en 1919 des histoires courtes mettant en scène animaux ou enfants farceurs qui s'égaient dans la bonne humeur. Il y tient avec Georges Omry le rôle de dessinateur principal (le premier numéro spécial, celui de l'été 1903, lui est entièrement confié). C'est le seul dessinateur du journal à dévier du gaufrier strict des images d'Épinal, se permettant de jouer sur le format des vignettes ou de réduire les textes jusqu'à s'en passer. En 1907-1908, il publie un journal, Histoire comique et Naturelle des Animaux (1907-1908)
Benjamin Rabier écrit aussi de nombreuses pièces de théâtre (comme Ma veuve s’amuse en collaboration avec José de Bérys). Malgré ces succès, il garde jusqu’en 1910 son travail aux Halles, ne prenant sa retraite qu'à cause du surmenage.
Il se lance, à partir de 1916, dans le dessin animé et s’occupe de publicité. Pour la cinémathèque Pathé-Baby, de 1922 à 1925, il crée de nombreux dessins animés ayant pour sujets certains de ses personnages d’illustrateur comme Gédéon.
Ses travaux lui valent de nombreux admirateurs, parmi lesquels Hergé, qui déclara : « J’ai été immédiatement conquis. Car ces dessins étaient très simples. Très simples, frais, robustes joyeux, et d’une lisibilité parfaite. En quelques traits bien charpentés tout était dit : le décor était indiqué, les acteurs en place ; la comédie pouvait commencer. » Le voyage que Rabier fait à moto jusqu’à Moscou inspira Hergé qui le prendra comme modèle de Tintin. Rabier avait de plus déjà créé quelques années auparavant un héros nommé « Tintin Lutin » et habillé en pantalon de golfeur

Il est considéré comme un des plus grands dessinateurs animaliers européens. L’univers de Benjamin Rabier est parsemé d’animaux. En 1906, Benjamin Rabier publie chez Jules Tallandier une édition entièrement illustrée des Fables de La Fontaine. Il illustra aussi le Roman de Renart et l’Histoire Naturelle de Buffon. En 1921, Léon Bel s’inspira d’un dessin de Benjamin Rabier comme logo de sa marque « La vache qui rit ». Cette vache décorait les camions de transport de viande fraîche pendant la Première Guerre mondiale et était surnommé la « Wachkyrie ». Mais son personnage de bande dessinée le plus célèbre reste Gédéon le canard, dont les histoires ont été publiées entre 1923 et 1939 en 16 albums. Il a aussi dessiné la célèbre baleine des Salins du Midi.
La ville napoléonienne de La Roche-sur-Yon où est né Benjamin Rabier possède dans son musée le plus important fonds public d'œuvres du célèbre dessinateur. Des expositions régulières permettent de montrer ces œuvres au grand public. En 2010, le musée s'est porté acquéreur de plusieurs œuvres de Benjamin Rabier dont le célèbre dessin représentant le singe Tolby fumant un cigare.


  
 

_________________


Revenir en haut
krisrose
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 4 Mar - 14:15 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

dommage que pas tout près et en forme t'aiderais volontiers suis sûre que tu arriverais à me passionner aussi
moi j'ai donné ma collection à mon petit fils il l'a toujours il s'y était bien investi au collège avec super prof qui les initiait
hors cours pour ceux que ça intéressait 2 soirs semaine il adorait mais n'a plus guère le temps pour le moment mais compte bien s'y remettre un jour
bisous capitaine prends bien soin de toi


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 20 Juil - 10:08 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE Répondre en citant

Jean René Constant Quoy est un chirurgien de marine, anatomiste, ornithologue et zoologiste français, né le 10 novembre 1790 à Maillé, près de Maillezais, et mort le 4 juillet 1869 à Rochefort.

Il est issu d'une famille de médecins, d’origine nivernaise. Pour lui éviter les troubles de la guerre de Vendée, ses parents le confient chez une tante, dans un hameau de la commune de Saint-Jean-de-Liversay. A l’âge de six ans il est pensionnaire à Marans, chez un instituteur qui l’emmène aux fêtes républicaines dont il restera très marqué. Une fois la famille réunie (parents avec leurs six enfants) à Saint-Jean-de-Liversay en 1799, son père l’initie aux plantes médicinales, lui apprend à doser les médicaments, faire des saignées, des pansements.
Son père le destine à la médecine mais n'est assez fortuné pour l'envoyer faire de longues études de médecine civile, Jean-René opte pour l’école de médecine navale de Rochefort où il est admis en novembre 1806. Il est nommé le 24 août 1807 chirurgien auxiliaire de troisième classe. Il embarque dès novembre sur la corvette Le Département des Landes puis, en 1810 sur Le Jemmapes et en 1811 sur le brick Flibustier. En 1812, il est nommé chirurgien de deuxième classe, est définitivement admis dans le corps rémunéré des chirurgiens de la Marine en 1813 puis devient docteur en médecine à Montpellier en 1814 avec une thèse intitulée Epistola dominae G. de nonnulis pavoris effectibus. C'est dans cette ville qu'il est fait franc-maçon. En 1815, il sert à l’hôpital maritime de Rochefort.

Il sert comme naturaliste et chirurgien-major aux côtés de Joseph Paul Gaimard (les deux sont zoologues tandis que le botaniste embarqué est le pharmacien Charles Gaudichaud-Beaupré) à bord de la corvette L’Uranie commandée par le capitaine Louis Claude des Saulses de Freycinet. Cette circumnavigation commencée le 17 septembre 1817 s’achève, sur La Physicienne, le 9 novembre 1820. Nommé à nouveau à l’hôpital de Rochefort, il travaille sur le compte rendu de l’expédition. En 1821, il devient chirurgien de première classe. En 1824, il devient professeur d’anatomie à l’école de médecine navale de Rochefort, en en avril 1824 il est nommé membre correspondant de l’Académie de Médecine et en 1825 est fait chevalier de la Légion d'honneur.
Il part à nouveau à bord de L’Astrolabe sous le commandement de Jules Dumont d'Urville. Son deuxième voyage autour du monde débute le 25 avril 1826 pour s’achever en 1829. Dès son retour à l’hôpital de Rochefort, il commence à travailler sur un nouveau compte rendu. Tout en continuant ses cours d’anatomie à l’École navale de Rochefort, il participe à la vie académique parisienne où il devient en mai 1830 membre correspondant de l’Académie des sciences. En 1835, il devient premier médecin en chef de l’hôpital maritime de Toulon et est transféré en 1838 à Brest où il sert pendant dix ans.
En 1848, il est promu Inspecteur en chef de santé de la Marine et est fait officier de la Légion d’honneur puis commandeur en 1852. En 1858, il prend sa retraite. Il se retire les dix dernières années de sa vie dans la commune de Saint-Jean-de-Liversay

 

_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:25 (2017)    Sujet du message: (85) VENDEE

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com