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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
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Ninete



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MessagePosté le: Mar 19 Sep - 06:37 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

Revue du message précédent :

"Légende d'un dormeur éveillé" de Gaëlle Nohant 
  
L'auteure propose de découvrir la vie du poète Robert Desnos dans son nouveau roman. 

 

 

 
Légende d'un dormeur éveillé, de Gaëlle Nohant (éditions Héloïse d'Ormesson) est une superbe et bouleversante évocation d'un homme fidèle à lui-même jusqu'à la mort : poète aux mille vies dans le Paris d'avant-guerre en effervescence artistique, résistant de la première heure, déporté à Auschwitz, mort du typhus, un mois après la libération des camps.

Faire du destin de Roberts Desnos un roman s'est imposé comme une évidence pour Gaëlle Nohant : "C'est mon poète de chevet depuis que j'ai 16 ans, depuis qu'un professeur de Français me l'a fait rencontrer, a-t-elle expliqué au micro de RTL. Je l'ai découvert à travers sa poésie amoureuse d'abord. Il y a quelque chose chez lui qui est consolateur, rayonnant. À l'époque je me suis contenté de sa poésie en quelque sorte et ce n'est que peu à peu que j'ai découvert qu'il avait été déporté".
  
 
L'auteure poursuit : "Ce que je trouve le plus frappant c'est que c'est un homme qui est tout le temps cohérent, dont la vie est droite jusqu'à Auschwitz. Il est très courageux mais il est surtout très humain. Ce n'est pas un héros intimidant Desnos, c'est vraiment quelqu'un qui est pour moi un héros mais avec des failles, colérique, bagarreur, sensible, impulsif, tendre, guidé par la joie de vivre. Il sait aimer, que ce soit ses amis ou les femmes de sa vie. Il est d'une grande loyauté, d'une grande générosité. Je savais qu'en le présentant au lecteur, ils allaient forcément l'aimer".

 

Robert Desnos est magnifiquement vivant sous la plume de Gaëlle Nohant. Son livre, Légende d'un dormeur éveillé paraît aux éditions Héloïse d'Ormesson.

Le coup de cœur du libraire
  

Grégoire Courtois, de la librairie Obliques à Auxerre a particulièrement aimé Mercy, Mary et Patty, le nouveau roman de Lola Lafon. À partir du cas de Patty Hearst, fille d'un magnat de la presse américaine enlevée en 1974 par un un groupe d'extrême-gauche dont elle épouse la cause, Lola Lafon se demande jusqu'où aller pour devenir une femme libre. "Elle réussit parfaitement à mêler la fiction et la précision documentaire, assure Grégoire Courtois. C'est un livre qui est très documenté et où l'on apprend énormément de choses sur cette affaire. La seconde chose, c'est les personnages. Au delà des trois personnages du titre, ce ne sont pas exactement les personnages principaux. Il y a trois jeunes femmes, on va entrer dans leur intimité et découvrir leur propre doute, leur propre colère. C'est le plus important du roman, l'idée principale c'est la force qu'il faut à ces jeunes femmes pour réussir à vivre leur propre vie et pas forcément celle que d'autres ont dicté pour elle".  
 

 

 

 
Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon chez Actes Sud.  
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MessagePosté le: Mar 19 Sep - 06:37 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Ninete
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MessagePosté le: Jeu 28 Sep - 12:36 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Equateur", d'Antonin Varenne 
  
Antonin Varenne signe un roman formidable sur l'aventure de Pete Ferguson vers la ligne de l'Équateur. 

 

 

 
Qui écrit encore de nos jours des romans d'aventure ? Réponse : Antonin Varenne. Et c'est sacrément bon ! Nous sommes en juin 1871 dans le Nebraska. Pete Ferguson n'a pas intérêt à traîner dans le coin. Déserteur, voleur et incendiaire… beaucoup le verraient bien se balancer à une corde. Il met cap au sud pour sauver sa peau et aussi pour réaliser un rêve : voir la ligne de l'Équateur. Elle est invisible et il le sait. N'empêche qu'il veut y aller, un pied de chaque côté du monde. Pour le mener à l'équateur, il n'a que Réunion, son fidèle et robuste mustang.

En route donc, des grandes plaines infinies aux jungles étouffantes d'Amérique du Sud. Sur cette piste dangereuse, il croisera les "coureurs de prairie" qui exterminent les derniers bisons. Il affrontera les ultimes Comancheros, traqués par les armées du Mexique et des États-Unis. Il participera à la révolution guatémaltèque et tombera amoureux de l'une de ses passionarias. Et avant d'échouer au Brésil, il éprouvera l'enfer de la Guyane française et de son épouvantable bagne.
  

  
Tout ça pendant quatre ans. Quatre années d'aventures inouïes et selon moi palpitantes. Parmi elles, j'ai un faible pour la chasse aux bisons, hallucinante et désespérante. Un effroyable carnage, méthodiquement raconté par Antonin Varenne dans ce formidable roman : Equateur, ou comment, sans bouger de votre fauteuil, vivre ce que vous ne vivrez jamais mais dont, secrètement, vous avez toujours rêvé…
  

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MessagePosté le: Jeu 28 Sep - 12:43 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Les Vivants au prix des morts" de René Frégni 
  
René Frégni signe un magnifique roman noir avec deux personnages qui ne vous laisseront pas indifférents.
 

 

  

Pendant des années, René a animé des ateliers d'écriture à la prison des Baumettes, à Marseille. Il en a vu défiler, des malfrats ! Tony, par exemple. Sur son lit de mort, le vieux braqueur avouera : "Toute ma vie, j'ai bandé pour les fourgons. Maintenant, je bande pour les mots. Je préfère ouvrir mon ordinateur plutôt que la salle des coffres d'une banque". Et puis il y a eu Kader aussi. ll n'a jamais écrit une ligne, pourtant, c'est un type intelligent et très attachant. Il a pris perpète pour une évasion qui a tourné à la boucherie, mais tout ça, c'est du passé. 

Aujourd'hui René vit retraité et peinard, à Manosque, entre les collines du Lubéron et les seins de sa jeune compagne Isabelle. Et puis est venu le 22 janvier. Un jour d'hiver clair et froid, comme souvent en Provence, le téléphone a sonné. C'était Kader, évadé à nouveau. "Qu'est-ce que tu veux, Kader ? Te voir René, me planquer, disparaître". Aider un tueur en cavale, cela peut envoyer au trou pour longtemps. N'empêche, René plonge. Pourquoi, comment ? Ça, je vous laisse le découvrir dans ce magnifique roman noir signé René Frégni. Le genre de bouquin qu'on referme en se posant forcément la question : "Et moi, je l'aurais aidé, Kader ?" 
  
Ça s'appelle Les Vivants au prix des morts car : "Lorsque le douzième coup de midi tombe du clocher des Accoules, un peu plus bas, sur les quais du Vieux Port, les poissonnières se mettent à crier : 'Les vivants au prix des morts !' Et les touristes se demandent s'il s'agit du poisson ou de tous ces hommes abattus sur un trottoir, sous l'aveuglante lumière de Marseille".
  

  

  

  

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MessagePosté le: Dim 1 Oct - 20:00 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Par le vent pleuré" de Ron Rash 
  
Ron Rash signe un nouveau roman aussi passionnant et maîtrisé que les six précédents.
 

 

  

  
Comme chaque matin en cette année 2015, Eugène Matney lit le journal local de Silva, petite bourgade des Appalaches. Il est écrit que des ossements, apparemment humains, ont été charriés par la crue de printemps de la rivière. Aussitôt, Eugène se souvient. Il se souvient de cet été 1969 où est apparue à Silva une certaine Ligeia Mosely. C'était à Panther Creek. Il cherchait un coin de pêche, avec son grand frère Bill. Ligeia se baignait dans un trou d'eau, entièrement nue. Elle était sublime, elle n'a pas vu les deux frères, mais ils sont revenus les jours suivants. 

Ligeia arrivait de Floride. Bringueuse forcenée, ses parents l'avaient éloignée chez un oncle, dans ce bled paumé dans la montagne. Ça ne va pas l'empêcher de fumer, de picoler et de coucher avec Bill et Eugène, tout au long de ce "summer of love". Et puis, à la fin de l'été, Ligeia disparaît, comme elle a toujours dit qu'elle le ferait, loin des ploucs, des hypocrites et des interdits.
  
46 ans plus tard, ce sont bien ses ossements qu'on retrouve dans la rivière. Accident ou meurtre ? Et dans ce cas, qui est coupable ? Vous serez fixés en trois heures. Le temps de dévorer le nouveau roman de Ron Rash, Par le vent pleuré, aussi passionnant et maîtrisé que les six précédents. C'est superbement écrit et la psychologie des personnages est implacable, tout comme le destin des deux frères, tracé au cours de ce terrible et magnifique été 1969. Et malgré tout ça, on ne voit pas venir la chute.  

  

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MessagePosté le: Sam 7 Oct - 18:49 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Nos vies" de Marie-Hélène Lafon 
  
Dans son roman, Marie-Hélène Lafon raconte l'histoire d'une retraitée qui invente des vies aux habitués de son Franprix. 

 
  

  
Marie-Hélène Lafon retrace dans son roman, Nos vies, la vie de Jeanne, retraitée, qui observe les habitués de son Franprix : Gordana, la caissière au prénom venu d'ailleurs et à la poitrine exubérante, Horacio, le client du vendredi qui choisit toujours la caisse de Gordana. Jeanne leur invente des vies et nous confie la sienne. Marie-Hélène Lafon réalise une prouesse : donner des lettres de noblesse à ceux que la littérature oublie, les gens ordinaires, et dans un lieu, lui aussi, banal.

"Je crois que les lieux les plus infimes sont des trésors de pistes de fiction. Je me sens constamment assaillie de possibles", explique l'auteure. Depuis plus de dix ans dans son Franprix, elle croise pendant deux ans une femme "dont le prénom et la poitrine étaient des bombes fictionnelles. Et je n'ai pas résisté à cet appel." Pour Marie-Hélène Lafon, "les écrivains sont des voleurs, il y a un côté cannibale, carnivore."
  
Comme sa narratrice, l'écrivaine ressent le besoin d'inventer et d'imaginer des vies depuis l'enfance, racontant des histoires dans le pensionnat : "C'est ce que j'appelle la pulsion fictionnelle." Pour elle, "dans toute vie la plus ordinaire il y a une dimension poétique, une dimension tragique, il y a une puissance de récit qu'aucun livre ne saurait épuiser. Cela me paraît essentiel." 

Nos Vies traite également de la solitude dans les villes, "ce sont des lieux qui m'ont toujours beaucoup frappé, parce que ce sont des lieux où la promiscuité urbaine est pleinement présente et ce sont également des lieux de hautes solitudes. Le sujet de ce livre, c'est aussi ça."

 
Nos vies de Marie-Hélène Lafon publié chez Buchet-Chastel est en lice pour le prix Goncourt.  

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MessagePosté le: Dim 8 Oct - 17:37 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Assassins d'avant" d'Élisa Vix 
  
Élisa Vix signe un nouveau polar accrocheur au final parfaitement inattendu.  

 

 
Adèle avait cinq ans quand son père lui a dit tout doucement que sa maman ne reviendrait pas. Institutrice de CM2, Marie Moineau a été tuée, par balles, par l'un de ses élèves, Ladji, en plein cours. Le gamin s'est enfui, une voiture l'a écrasé juste devant l'école. 25 ans plus tard, le pourquoi de ce crime reste entier. Pour Adèle Lemeur, c'est insupportable, ça lui pourrit la vie. Elle veut comprendre. Pour cela, elle contacte Manuel Ferreira, le voisin de classe et ami de Ladji. Il a parlé aux policiers, à l'époque, pour dire qu'il n'y comprenait rien et qu'il ne savait pas d'où venait l'arme. 

Aujourd'hui, Manuel est flic, inspecteur dans le XIVe, à Paris. Adèle l'a trouvé grâce à Internet, via les sites genre Copains d'avant. Entre eux, ça commence mal. Pour Manuel, pas question d'exhumer cette histoire. Il a déjà tout dit et n'a rien à ajouter. Mais la jeune femme s'accroche et comme en plus elle est ravissante, ça marche.

 

 
Ceci étant, une fois connue, on se demande si la vérité sur la mort de Marie Moineau n'aurait pas dû rester enfouie ! Et c'est tout le talent d'Élisa Vix de nous balader d'une évidence à un questionnement, d'une certitude à un gros doute, sur 170 pages seulement, jusqu'au final, parfaitement inattendu et séduisant. Pauvre Adèle et heureux les lecteurs de ce nouveau polar très réussi.  

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MessagePosté le: Lun 16 Oct - 09:19 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Les Fantômes du Denali" de Simon McCartney 
  
Simon McCartney signe un livre profondément humain sur ces ascensions suicidaires dans les années 70 avec Jack Roberts. 

 

 

 
Simon McCartney et Jack Roberts. Vous ne les connaissez pas et pourtant, dans leur domaine, ce sont des pointures. Des "stone masters" : des "maîtres de la pierre". Autrement dit, des alpinistes émérites et cinglés. C'est d'ailleurs un pléonasme. À la fin des années 70, ils n'ont pas trente ans, vivent de petits boulots et économisent sou par sou pour s'offrir les grandes voies alpines, mais ce ne sont pas des "premières". Simon le Britannique et Jack l'Américain rêvent de dépuceler la montagne, à leur façon : ils grimpent léger, avec très peu de matériel et six jours de vivres maximum. 

Les grandes vierges de l'époque sont en Alaska. La face nord du Huntington pour commencer, jamais refaite depuis : seulement 3.700 m de haut, mais d'une difficulté technique inouïe. Ça passe. Deux ans plus tard, encore plus dur : la paroi sud-ouest du Denali, 6.200 mètres. Ça casse. Leur ascension en pleine tempête tourne au cauchemar. Ils sauvent leur peau, d'extrême justesse, avec l'aide d'autres cordées et des secouristes. McCartney ne remontera plus jamais.

 

Quarante ans plus tard, il décrit ces ascensions suicidaires dans un livre absolument magnifique : Les Fantômes du Denali. Un livre magnifique, car 100 % humain et pas seulement technique. Du coup, c'est pour tout public. Je vous jure qu'avec Simon et Jack, vous allez en voir de toutes les couleurs. La souffrance, la peur, le froid, la faim, mais aussi l'entraide, le dépassement, le défi, l'exceptionnel, le bonheur. Tout ça en 400 pages et avec une photo de couverture inoubliable.
  

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MessagePosté le: Dim 22 Oct - 09:25 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Demain, c'est loin", de Jacky Schwartzmann 
  
Jacky Schwartzmann signe un court mais intense polar où l’intrigue rend la part belle aux paysages lyonnais. Prenant de bout en bout. 

 

  
"Je m'appelle François Feldman mais je suis pas chanteur. J'ai un nom de juif, une tête d'arabe, le physique de Philip Seymour Hoffman et j'habite aux Buers. C'est ce qu'on peut appeler un mauvais départ dans la vie". Mais une bonne idée de début de fiction.

Les Buers, c'est l'une des nombreuses banlieues "pourries" de Lyon. C'est bien pour cela que François en est parti, afin de monter sa boutique de tee shirts, juste derrière la gare de Perrache. Le principe ? Sur chaque maillot est imprimée une citation loufoque, type "on est bons, avec les nouveaux freins ? Signé Ayrton Senna". 

 

 
Le personnage vivote. Mais pour grandir, il faut bien de l’argent. Sa banquière, la jolie rousse Juliane Bacardi, en a. "Ultra française, de bonne famille. Le genre de meuf qui ne dit jamais par contre mais en revanche". Et elle ne veut pas lui lâcher un euro, rapport à son découvert permanent. Jusqu'à ce qu'un soir, aux Buers… 
  
On s’arrêtera ici, de peur de déflorer cette merveille absolue qu'est le dernier polar de Jacky Schwartzmann, intitulé Demain, c'est loin. Il n'y a strictement rien à jeter de ces 180 pages serrées comme un expresso napolitain. La cavale lyonnaise de Juliane et François, sur fond de projet commercial franco algérien dément est de bout en bout hilarante. 

Avec en prime le rappel d'une évidence : les chrétiens, les musulmans et les juifs qui ne peuvent pas s'encadrer, c'est débile. Il y a juste les bons et les méchants. Un livre à mettre immédiatement sur le rayonnage "les meilleurs polars de 2017".
  

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MessagePosté le: Dim 29 Oct - 09:57 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"On ne meurt pas la bouche pleine" d'Odile Bouhier et Thierry Marx 
  
Odile Bouhier et Thierry Marx publient "On ne meurt pas la bouche pleine", un polar qui se joue entre Paris et Tokyo. 

 

  
Achille Simmeo est de très mauvaise humeur. Il a passé sa vie d'enquêteur à la crim', au 36 quai des Orfèvres et voilà qu'il va devoir effectuer ses derniers mois de service dans les nouveaux locaux de la porte d'Asnières. Une vraie purge. Avec prière d'être aussi bon qu'il l'a toujours été. Et tout de suite, dans l'enquête sur le meurtre d'un riche touriste japonais à Paris, apparemment empoisonné. Par quoi, par qui?

Mystère. Quant à son épouse, fort mal en point, elle est sur le point d'aller le rejoindre. Dans le même temps, à Tokyo, la police a sur les bras deux beaux cadavres. Même topo qu'à Paris : empoisonnement par substance inconnue. Il se trouve qu'à 10.000 kilomètres de distance, toutes ces victimes sont liées par leur appartenance, assumée ou discrète, aux Yakuzas, les mafieux de l'empire du soleil levant, très différents de leurs collègues européens, mais pas forcément moins dangereux.

 

 
Simmeo va s'en rendre compte sur place, à Tokyo. Et c'est passionnant. Car le monde des Yakuzas et de la police japonaise nous est très largement inconnu et hermétique. Odile Bouhier fait sauter tous les verrous et nous entraîne dans une enquête binationale sans temps mort et pleine d'humour.

Car le coauteur de son polar n'est autre que le célèbre chef Thierry Marx. Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il n'est pas le clone d’Eliott Principal, grand maître des fourneaux et suspect numéro UN de quatre assassinats. Ou comment la grande cuisine peut se transformer en parfaite arme du crime.
  

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MessagePosté le: Dim 5 Nov - 20:02 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"La Règle de l'Or", de Juana Salabert 
  
Juana Salabert dévoile son douzième roman, baptisé "La règle de l'Or", un polar qui se déroule au cœur de Madrid. 

 

 


Madrid se réveille de la nuit de Noël. Un vieil homme est retrouvé égorgé entre deux poubelles. C'est un "cash-or", un prêteur sur gages, le troisième d'une série qui va bien occuper l'inspecteur Alarde. Car le meurtrier, ou la meurtrière, ou les meurtriers, ont agrafé sur chacun des trois cadavres un message : "Mort à l'usurier, au voleur des carats d'or et de vies".

La dernière victime, surnommée Cabochard à cause de sa grosse tête, profitait comme les autres de la détresse des Madrilènes, en pleine tourmente financière, assommés par la crise. L'enquêteur sillonne la ville qui souffre, croise ses collègues, qui ne touchent pas les primes promises en fin de mois, sa meilleure amie, Berta, qui a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts ou les médecins et les infirmiers en grève dans des hôpitaux en pleine restructuration.
  
Mais qui peut bien en vouloir, jusqu'à les tuer, à ceux qui récupèrent des bijoux de famille contre quelques dizaines d'euros ? Alors certes, Cabochard n'était pas un ange. À en croire le portrait qui s'en dessine, c'était même un parfait salaud. Au fil des pages et de l'avancée de l'enquête, c'était en fait un homme pingre, manipulateur, castrateur... et riche, très riche.
 
Alarde traque son assassin, tout en affrontant ses propres démons... Son passé, bien noir et bien douloureux. Qu'il soigne à grandes lampées de cervesa, la bière espagnole. Idéale pour arroser des tapas, ou des tortillas juteuses à souhait. Car on mange beaucoup, et on divague aussi, on discute sur le sens de la vie, dans ce polar.
  

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MessagePosté le: Dim 12 Nov - 09:44 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Les Hommes", de Richard Morgiève 


 


  
Un merveilleux roman noir signé Richard Morgiève, en forme de ballade au long cours dans le Paris et sa banlieue des années 1970. 

 
Ne vous fiez pas à la couverture : une gamine souriante, accrochée au cou de son père, avec le titre, sur fond rose : Les Hommes. Nous ne sommes pas dans la collection Arlequin mais chez Joëlle Losfeld, excellente éditrice qui publie ce merveilleux roman noir de Richard Morgiève, en forme de ballade au long cours dans le Paris et banlieue des années 70.
 
L'histoire :
 

 
Mietek Breslauer sort de taule. Il a 25 ans, une gueule qui plait aux filles, une DS 21 et un vrai talent de société : il pique n'importe quelle bagnole en moins de cinq minutes. N'empêche qu'il aimerait bien se ranger, avoir une copine stable et pourquoi pas des mômes… Mais pour démarrer dans la vie, il faut du cash, beaucoup si possible. C'est pas en usine qu'on fait fortune. En braquant des Cadillac et en dévalisant les rupins, ça va plus vite.

Mietek se remet au boulot, entouré d'un zoo humain exceptionnel : Robert le Mort, qui lui a donné des conseils derrière les barreaux. Les deux Mohammed, piliers du Ramdam, le bistrot de Montreuil où il a ses habitudes. Les barbouzes gaullistes Pierre Clément et son frère le Mataf. Mireille, le flic véreux du 36 quai des Orfèvres. Madame Test, sa voisine de palier qu'il adore. Sans oublier Ming, la jeune vietnamienne dont il est amoureux fou, mais qui malheureusement préfère les femmes.

 
Tout cela donne un livre magnifique, dont Jean Pierre Melville aurait sans doute fait un film du tonnerre ! Les hommes, de Richard Morgiève, est un vrai régal. Paru en juin aux éditions Joëlle Losfeld, il est encore dans toutes les bonnes librairies.  

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MessagePosté le: Mer 22 Nov - 19:33 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"La filière écossaise" de Gordon Ferris 
  
Gordon Ferris signe un exceptionnel polar sur "la route des rats", l'exfiltration des chefs nazis après la Seconde Guerre Mondiale. 

 

 

 
Glasgow, hiver 1946. Il gèle et les rues sont bouchées par les amoncellements de neige. On manque de tout, de nourriture comme de charbon. Mais dans la communauté juive de Garnethill, ce sont les cambriolages à répétition qui font l'actualité : des vols de bijoux sans effraction le jour du Chabbat. Le domicile du tailleur Isaac Feldmann par exemple a été visité. La police s'en moque, alors il appelle son vieil ami Douglas Brodie, qui est désormais journaliste à la Glasgow Gazette.

Pendant la guerre, Brodie était flic. Parfait germanophone à la fin du conflit, il a servi d'interprète au procès des criminels nazis du camp de Bergen-Belsen. Il accepte bien volontiers d'enquêter sur les cambriolages, d'autant que cela peut faire un très bon papier pour son journal. L'affaire est assez simple, ce qu'elle recouvre, l'est beaucoup moins. Car les vols chez les Juifs dissimulent une filière d'exfiltration de chefs nazis, en route vers les Amériques, du Nord ou du Sud : la route des rats.

 

 
Hambourg, Glasgow, le nouveau monde, ces exfiltrations fonctionnent avec la bénédiction des Américains et du Vatican. Quiconque essaie de couper cette route des rats risque sa vie. Une histoire folle, mais vraie, et parfaitement documentée. Sur cette formidable matière première, Gordon Ferris brode une histoire politico-policière passionnante. La filière écossaise est un très grand polar du niveau du maître Philip Kerr, qui a trouvé en Gordon Ferris un digne successeur.  

  

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MessagePosté le: Dim 26 Nov - 10:17 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Dans les eaux du grand nord" d'Ian McGuire 

  

  
  
L'écrivain Ian McGuire nous entraîne dans un roman brutal intitulé "Dans les eaux du grand nord". 

 
Le premier chapitre donne le ton. Le harponneur Henry Drax sort de la taverne du port où il a éclusé pas mal de rhum, avant d'embarquer, dans quelques heures, sur le Volunteer, baleinier en partance pour la mer de Baffin.

Mais avant cela, il a une autre chasse à mener, il repère un gamin des rues, lui offre à manger, puis l'emmène dans un coin sombre et le cogne jusqu'au sang. L'enfant s'effondre, mort. "Il est maigre, osseux, ne pèse pas plus qu'un fox-terrier. Drax le retourne et lui baisse sa culotte. L'acte ne lui procure aucun plaisir".

 

 
Au matin, le Volunteer largue les amarres. Le tueur est à bord. Autant dire que le diable a embarqué. Parmi l'équipage aussi : Patrick Summer, ancien chirurgien de l'armée des Indes. Déchu pour faute, mais encore assez bon pour un baleinier. Entre ces deux-là, la lutte sera sans merci. Nous sommes au seuil de l'hiver 1859, dans le Yorkshire et vous, chanceux lecteurs, vous êtes sur le point d'entamer un chef d'œuvre. Un roman d'aventures infernal et terrifiant, un huis clos maritime cruel et sanguinaire où les hommes sont réduits à l'état de bêtes. Drax domine le troupeau de la tête et des épaules, c'est le pire de tous, il sera donc le plus dur à abattre.
  

  

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MessagePosté le: Dim 26 Nov - 16:56 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

merci pour ces indications, Ninete, il y en a pour tous les goûts
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Ninete
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MessagePosté le: Dim 3 Déc - 10:32 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Dernières nouvelles des Bolcheviks" de Philippe Videlier 
  
Dans "Dernières nouvelles des Bolcheviks", Philippe Verdier entraîne ses lecteurs dans la Russie soviétique à travers 14 histoires.
 


  
Cet automne, le Goncourt, le Renaudot et le Femina ont consacré le genre littéraire qui semble être celui du moment : le roman d'histoire. Ou comment conter la vérité comme si c'était une fiction. Philippe Videlier n'a eu aucun prix et c'est bien dommage car ses  dernières nouvelles des Bolcheviks sont quatorze petits bijoux qui racontent magnifiquement ce que fut la Russie soviétique. 

S'il faut en retenir, disons quatre, je vous propose tout d'abord Le dernier survivant. Il s'appelait Ivan Beschoff. Il est mort à 104 ans en Irlande. Il tenait un fish and chips. Tous ses anciens camarades marins du cuirassé Potemkine étaient déjà morts de vieillesse ou exécutés.
  
Le peintre Kasimir Malévitch, vous connaissez. Mais vous ne savez sûrement pas ce qui l'a inspiré pour réaliser en 1932 son fameux tableau Cavalerie rouge. Le Guépéou ne le savait pas non plus, cela a permis à Malévitch de mourir dans son lit, trois ans plus tard. Dans La chute du géant, il est question de Gorki. Maxime Gorki, écrivain adulé dans les pires années du stalinisme. Après ses funérailles nationales, la police politique fouille ses archives et découvre un texte impie, monstrueux. Gorki s'en moque,on ne peut plus l'atteindre.
  
Enfin Vassili Blücher, maréchal de l'Armée rouge, quatre fois décoré de l'ordre du Drapeau Rouge et adoré par le peuple. En 1941, Moscou, assaillie par les Nazis, attend son Blücher, qui ne viendra pas. Il a été assassiné trois ans plus tôt par le NKVD. Quand ses bourreaux lui font sauter un œil, il hurle : "Staline, entends-tu ce qu'on me fait ?".  L'Ogre entend, caresse sa moustache et ne bronche pas.  

  

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Ninete
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MessagePosté le: Dim 10 Déc - 19:38 (2017)    Sujet du message: Nouveautés Répondre en citant

"Une assemblée de chacals", de Craig Zahler 
  
Dans "Une assemblée de chacals", Craig Zhaler propose un roman western magistral qui secoue comme un prunier et excite comme un pou. 

 

  

"Toutes les vieilles connaissances seront là". C'est ainsi que se termine le télégramme d'invitation au mariage de James Lingham, éleveur de bœufs dans le Montana. Nous sommes en 1888. Les trois hommes qui reçoivent le message sont deux frères : Oswell et Godfrey Danford, et Richard Sterling, coureur de jupons patenté et joueur de poker professionnel.

Dans une vie antérieure, ces quatre-là formaient le "gang du grand boxeur". Ils ont braqué des banques et tué pas mal de monde avant de disparaître des radars de la police. Leurs complices de l'époque étaient des pillards assassins de la pire espèce. Leur fausser compagnie n'a pas été sans quelques explications... disons musclées. "Les vieilles connaissances", ce sont eux. Qui s'invitent à la noce et veulent solder tous les comptes, là-bas, sous les ciels immenses du Territoire du Montana.
  

Attention : danger. Danger de ne plus pouvoir faire autre chose que lire et lire encore si vous mettez le nez dans Une assemblée de chacals, roman western magistral qui m'a laissé secoué comme un prunier et excité comme un pou. Les grincheux diront que l'auteur a tout plagié des films de Sergio Leone, Tarentino et Peckinpah. On s'en moque. D'abord parce que ces trois réalisateurs sont des pointures incontestables. Et ensuite parce qu'un plaisir de lecture à ce niveau-là, ça a dû m'arriver 5 ou 6 fois seulement cette année. Alors Basta ! Jetez-vous sur Une assemblée de chacals, de Craig Zahler. C'est paru en octobre aux excellentes éditions Gallmeister.  

  
  

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:26 (2017)    Sujet du message: Nouveautés

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