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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(84) VAUCLUSE

 
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saintluc
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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 18:29 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE Répondre en citant

 Le Vaucluse est un département de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 84. L'altitude maximum s'éléve à 1 912 m sur le mont Ventoux.
Ses habitants sont appelés les Vauclusiens.

Ce nom est la francisation du provençal la Vau-cluso, du latin Vallis Clausa, « la vallée close », d'où sourd la Fontaine de Vaucluse.
Pour désigner ce département, la forme courante est, depuis sa création, « département de Vaucluse » ; celle-ci est employée par le Conseil départemental de Vaucluse, la Préfecture de Vaucluse, l'Inspection d'académie de Vaucluse, etc. En revanche, la forme adoptée par la Commission nationale de toponymie, dépendant du CNIG, est « département du Vaucluse ».
En effet le département tient son nom du village du même nom, Vaucluse, qui s'appelle aujourd'hui Fontaine-de-Vaucluse. Le village lui-même doit son nom à une profonde vallée très pittoresque, Vaucluse.
Afin de faciliter le fonctionnement institutionnel, cette commune est dénommée officiellement « Fontaine-de-Vaucluse » depuis 1945.
Les Conventionnels (1793) ont constaté une homogénéité topographique autour de l’intense réseau des Sorgues qui s’articule à partir de la vallée close (Vallis Clausa en latin) de la commune de « Vaucluse ».
Cette dénomination fait donc référence au territoire historique originel et non pas à un élément naturel (cours d’eau, montagnes). Cette exception issue d’une commune éponyme remarquable se retrouve dans l’appellation du « Territoire de Belfort » et du Département unicommunal « de Paris ».
Le nom du département lui a été attribué après le rattachement à la France du Comtat Venaissin et de l'État pontifical d'Avignon auxquels ont été adjoints la viguerie d'Apt et le comté de Sault. L'Assemblée nationale, par deux fois les 27 août et 20 novembre 1790 avait refusé de décréter leur annexion. Les « patriotes » des deux États pontificaux élurent leurs représentants qui se rassemblèrent à Bédarrides, dans l'église Saint-Laurent, le 18 août 1791 et ils votèrent leur rattachement à la France
Le 14 septembre, la Constituante proclama que les États d'Avignon et du Comtat faisaient désormais « partie intégrante de l'Empire français ».
Le 25 juin 1793 le département de Vaucluse est créé


Le relief du département de Vaucluse présente une alternance de montagnes (les dentelles de Montmirail, le massif du Luberon, les monts de Vaucluse), de plateaux et de plaines parsemées de collines.
La plus importante de ces plaines, située au sud et à l'ouest du mont Ventoux, est la plaine du Comtat, au sein de laquelle est concentrée une majorité de la population. Elle s'étend entre le Rhône à l'ouest, la Durance au sud et les monts de Vaucluse dont le point culminant est le signal de Saint-Pierre (1 256 mètres) à l'est. La zone est extrêmement fertile et abrite une grande partie de la culture de primeurs français. La plaine du Comtat est bordée au nord-est par des reliefs calcaires qui sont le prolongement du massif alpin dans son extrême sud-ouest.
Le mont Ventoux, le « Géant de Provence », qui culmine à 1 912 mètres, domine le paysage vauclusien. Sa flore particulière (flore du mont Ventoux) et sa biodiversité ont amené l'Unesco à l'inscrire comme réserve de biosphère en 1990. Les massifs abritent une végétation essentiellement de résineux. Le Luberon au sud abrite un écosystème diversifié, qui a notamment conduit à la création du parc naturel régional du Luberon. Son point culminant est le Mourre Nègre à 1 125 mètres.
Les cours d'eau ont taillé dans les roches calcaires des paysages variés tels les gorges de la Nesque ou la combe de Lourmarin.

Malgré des étés secs et des plans de sècheresses qui reviennent chaque année, l'eau est assez présente dans le département.
Le Rhône à l'Ouest et la Durance au Sud délimitent le département.
Les cours d'eau : le Rhône, la Durance, la (ou les) Sorgue(s), l'Auzon, le Boulon, le Calavon ou Coulon, le Carlet, la Dôa, l'Eygues ou Aigues ou Aigue, l'Imergue, le Lez, la Nesque, l'Ouvèze, la Roubine, la Sénancole, la Véroncle...
Les sources remarquables : la Fontaine de Vaucluse, qui avec un débit d'eau annuel de 630 millions de mètres cubes, avec une moyenne de 19,30 m3/s. Elle est la première résurgence de France et la cinquième mondiale. Le Groseau à Malaucène avec un débit, qui se situe entre 50 et 170 litres par seconde.
Les canaux : le canal de Carpentras, le canal de Donzère-Mondragon, le Canal de Provence, le Canal Saint-Julien…
Les plans d'eau : l'étang de Mormoiron, l'étang de la Bonde, le Plan d'eau d'Apt, le Plan d'eau de Monieux, le plan d'eau de Rustrel, le lac du Paty à Caromb et depuis juillet 2013 le lac de Monteux...
Les îles : l'île de la Barthelasse, l'île de l'Oiselay (ou Oiselet)...

L'histoire du territoire du département de Vaucluse est ancienne avec de nombreuses traces d'occupations préhistoriques.
Avant l'arrivée de Jules César, le territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. On retrouve des traces de Cavares, Voconces et Méminiens... mais aussi de Dexsiviates, Menlini, Tricastini, Vordenses et Vulgientes.
Avec l'occupation romaine du territoire, de nombreux monuments sont créés. Des théâtres comme le Théâtre antique d'Orange, des routes et des ponts comme le pont Julien, etc.
Liée aux territoires qui la composeront, c'est-à-dire la Provence, le Comtat Venaissin et le comté d'Orange (fondé par Charlemagne, il deviendra Principauté d'Orange en 1181), la suite de son histoire se mêle de guerres (massacre des Vaudois du Luberon...), de maladie (pestes, choléra…) et de religion (Papauté d'Avignon...).
Son histoire est aussi fortement liée au développement des cultures dont la sériciculture ou la culture de la garance, à l'exploitation de mines et de carrières (mines ocrières, carrières de pierres, etc.).
Les communes sont nombreuses et ont toutes leur blason

La résidence pontificale ne s'est pas toujours trouvée à Rome ou au Vatican. De 1308 à 1378, les papes s'installèrent dans le Comtat Venaissin, leur propriété, puis rapidement à Avignon. Durant cette période, la papauté compte sept papes : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI.
 Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. En 1800, une dernière modification des limites départementales rattacha Suze-la-Rousse à la Drôme, ce qui eut pour conséquence d'enclaver entièrement le canton vauclusien de Valréas dans la Drôme
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).
Vers 1835, les magistrats, dans leurs interrogatoires, et les ministres de la religion, dans leurs sermons, étaient encore obligés de se servir du dialecte provençal. Cependant, l'usage de la langue française devenait à cette époque de plus en plus général
Ludovic Naudeau constatait : « L'une des caractéristiques de ce département, c'est, de l'aveu général, le jeu effréné auquel une partie de ses habitants se livre. Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées »

Tourisme en Vaucluse
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saintluc
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MessagePosté le: Dim 15 Jan - 12:23 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE Répondre en citant

Avignon est une commune du Sud de la France, située dans le Vaucluse en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et installée sur la rive gauche du Rhône qui marque la limite avec le Gard et la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Au sud d'Avignon, c'est la Durance qui sépare la ville des Bouches-du-Rhône. 
Surnommée la « cité des papes » en raison de la présence des papes de 1309 à 1423, elle est actuellement la plus grande ville et le chef-lieu du département de Vaucluse. C'est l'une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts, son centre historique, composé du palais des papes, de l'ensemble épiscopal, du Rocher des Doms et du pont d’Avignon. Elle a été classée patrimoine mondial de l'UNESCO sous les critères I, II et IV.
La renommée de son festival, véritable vitrine artistique et culturelle de la ville, a largement dépassé les frontières françaises. La ville fut capitale européenne de la culture en 2000.


La région où se situe Avignon est très riche en pierres calcaires qui servirent de matériaux de construction. Par exemple, les remparts actuels, qui mesurent 4 330 mètres de long, ont été bâtis avec une pierre calcaire tendre très abondante dans la région que l’on appelle « molasse burdigalienne ».
Ceint de remparts, le rocher des Doms, élévation calcaire de type urgonien haute de 35 mètres6 (et donc à l'abri des inondations du Rhône qu'il surplombe) est le noyau originel de la ville . Les massifs calcaires sont très présents autour de la commune (Massif des Angles, Villeneuve-lès-Avignon, massif des Alpilles…) et résultent en partie de l’océanisation du bassin liguro-provençal consécutive à la migration du bloc Sardo-corse.
L'autre élévation importante de la commune d'Avignon est la colline de Montfavet, une colline boisée à l'est de la commune.
La vallée du Rhône présente une zone d'alluvions anciennes : un dépôt meuble y couvre une grande partie du sol. Il se compose d'un limon sablonneux plus ou moins coloré de galets provenant principalement de roches siliceuses. Les îles du Rhône, dont l'île de la Barthelasse, sont nées de l'accumulation des dépôts alluvionnaires et du travail des hommes. Le relief y est donc assez faible malgré la création de buttes permettant aux locaux de se protéger en cas de forte montée des eaux (inondations).
Dans les terres qui se situent autour de la ville on peut noter la présence d’argile, limon, sable et calcaire

Le Rhône passe en bordure ouest de la ville mais est divisé en deux bras : on parle de « petit Rhône », ou « bras mort » pour la partie est qui touche Avignon et « grand Rhône » ou « bras vif » pour la partie ouest, celle qui touche Villeneuve-lès-Avignon dans le département du Gard, entre les deux, un chapelet d'îles dont la plus grande est l'Île de la Barthelasse. En parallèle au Rhône, un canal a été créé.
Les bords du Rhône et l'île de la Barthelasse peuvent être sujets aux inondations durant l'automne et le mois de mars. Les inondations en France depuis le VIe siècle jusqu'à nos jours - recherches et documents de Maurice Champion relate un certain nombre d'entre elles (jusqu'en 1862, l'inondation de 1856 ayant été l'une des plus importantes, qui détruisit une partie des remparts), mais elles n'ont jamais vraiment cessé comme le montrent les inondations de 1943-1944 ou encore 23 janvier 1955, et sont encore importantes de nos jours à l'image des inondations du 2 décembre 2003. C'est pourquoi, une nouvelle cartographie du risque a été élaborée.
La Durance, qui s'écoule en limite sud de la commune, vient se jeter dans le Rhône et marque aussitôt la limite avec les Bouches-du-Rhône. C'est une rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence) aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.
On trouve sur la commune plusieurs plans d'eau naturels ou artificiels comme le lac de Saint-Chamand à l'est de la ville.

Les formes les plus anciennes du nom sont rapportées par les grecs : Аὐενιὼν = Auenion (Étienne de Byzance, Strabon, IV, 1, 11), Άουεννίων = Aouennion (Ptolémée, II, x). L'appellation romaine Avennĭo Cavarum (Mela, II, 575, Pline III,), c'est-à-dire Avignon des Cavares, précise qu'Avignon est l'une des trois villes de la tribu celto-ligure des Cavares, avec Cavaillon et Orange.
Les toponymistes font remonter ce nom à un thème pré-indo-européen ou ou pré-latin ab-ên suivi du suffixe -i-ōn(e). Ce thème serait un hydronyme, c'est-à-dire une appellation liée au fleuve (Rhône), mais peut-être aussi un oronyme au relief (le rocher des Doms).
L'Auenion du Ier siècle avant notre ère s'est latinisé en Avennĭo (ou Avēnĭo), -ōnis au Ier siècle pour s'écrire ensuite Avinhon en graphie occitane classique ou Avignoun [aviɲũ] en graphie mistralienne. Ses habitants s'appellent en occitan ou en provençal avinhonencs ou avignounen.
Ce site fut occupé dès le néolithique comme l'ont prouvé les chantiers de fouille du rocher des Doms et du quartier de la Balance
En 1960 et 1961, des fouilles dans la partie nord du rocher des Doms dirigées par Sylvain Gagnière ont mis au jour une petite stèle anthropomorphe (hauteur : 20 cm) qui fut trouvée dans une zone de terre remaniée. Sculptée dans de la molasse burdigalienne, elle a la forme d'une « stèle funéraire » avec sa face gravée d'une figure humaine très stylisée et sans bouche dont les yeux sont marqués par des cupules. Sur la partie inférieure, décalée légèrement sur la droite, a été creusée une cupule profonde d'où partent huit traits formant une représentation solaire, découverte unique sur ce type de stèle.
Par comparaison avec des figurations solaires identiques, cette stèle représentant le « premier avignonnais » a été classée dans une période s'étalant entre l'âge du cuivre et le bronze ancien qui correspond au chalcolithique méridional.
Cela a été confirmé par les trouvailles faites dans ce déblai, situé près du grand réservoir d'eau sommant le rocher, où ont été mis au jour deux haches polies en roche verte, une industrie lithique caractéristique des « pasteurs des plateaux », quelques objets de parures chalcolithiques et une grande abondance de tessons de poterie hallstattienne indigène ou importée (ionienne et phocéenne).

Le nom de la ville remonte aux environs du VIe siècle av. J.-C.. La première citation d'Avignon (Aouen(n)ion) a été faite par Artémidore d'Éphèse. Si son ouvrage, La Périple, est perdu, il est connu par l'abrégé qu'en fit Marcien d'Héraclée et les Ethniques, dictionnaire des noms des villes que fit Étienne de Byzance en se basant sur cet écrit. Il y indique : « Ville de Massalia (Marseille), près du Rhône, le nom ethnique (le nom des habitants) est Avenionsios (Avenionensis) selon la dénomination locale (en latin) et Auenionitès selon l'expression grecque ». Ce toponyme a deux interprétations : ville du vent violent ou encore plus vraisemblablement seigneur du fleuve. D’autres sources font remonter son origine au gaulois mignon (marais) et de l’article celtique défini
Simple emporion grec fondé par les Phocéens de Marseille vers 539 av. J.-C., c'est au cours du IVe siècle av. J.-C. que les Massaliotes commencèrent à signer des traités d'alliance avec quelques villes de la vallée du Rhône dont Avignon et Cavaillon. Un siècle plus tard, Avignon fait partie de la « région des Massaliotes ». ou du « pays de Massalia ».
Fortifiée sur son rocher, la cité devient par la suite et resta longtemps la capitale des Cavares. À l'arrivée des légions romaines vers 120 av. J.-C., les Cavares, alliés des Massaliotes, deviennent ceux de Rome. Passée sous domination de l'Empire romain, Aouenion devient Avennio et fait maintenant partie de la Gaule Narbonnaise (118 av. J.-C.), puis de la 2e Viennoise. Avignon reste « ville fédérée » de Marseille jusqu'à la conquête de la cité phocéenne par C. Trébonius et Décimus Junius Brutus, lieutenants de César, elle devient alors une cité de droit latin en 49 av. J.-C. Elle acquiert le statut de colonie latine en 43 av. J.-C.. Pomponius Mela la place parmi les villes les plus florissantes de la province.
Au cours des années 121 et 122, l’empereur Hadrien séjourne dans la Provincia où il visite Vaison, Orange, Apt et Avignon. Il accorde à cette dernière cité le statut de colonie romaine : « Colonia Julia Hadriana Avenniensis » et ses citoyens sont inscrits dans la tribu.
À la suite du passage de Maximien Hercule, qui allait combattre les Bagaudes, paysans gaulois révoltés, un premier pont en bois est construit sur le Rhône et unit Avignon à la rive droite. Il a été daté par dendrochronologie de l'an 290. Au IIIe siècle, il existe une petite communauté chrétienne hors les murs autour de ce qui deviendra l’abbaye Saint-Ruf.

Si la date de la christianisation de la cité n'est pas connue avec certitude et que ses premiers évangélisateurs et prélats relèvent de la tradition hagiographique, ce qui est assuré est la participation de Nectarius, premier évêque historique d'Avignon, le 29 novembre 439, au concile régional dans la cathédrale de Riez auquel assistent les treize évêques des trois provinces d’Arles.
En novembre 441, Nectarius d’Avignon, accompagné de son diacre Fontidius, participe au concile d’Orange convoqué et présidé par Hilaire d'Arles, où les pères conciliaires définissent le droit d’asile. L'année suivante, avec ses lecteurs Fonteius et Saturninus, il se retrouve au premier concile de Vaison avec dix-sept évêques, représentant des Sept Provinces. il décède en 455
Les grandes invasions ont commencé et les cités de la vallée du Rhône n'y échappent point. En 472, Avignon est pillée par les Burgondes et ravitaillée par Patiens, le métropolitain de Lyon, qui lui fait parvenir du blé.
En 500, Clovis 1er, roi des Francs, attaque Gondebaud, roi de Burgondes, accusé du meurtre du père de son épouse Clotilde. Battu, celui-ci quitte Lyon et se réfugie à Avignon que Clovis assiège. Grégoire de Tours signale que le roi des Francs fit dévaster les champs, couper les vignes, raser les oliviers et saccager les vergers. Le Burgonde est sauvé par l’intervention du général romain Aredius. Il l’avait appelé à son secours contre les « barbares francs » qui ruinaient le pays.
En 536, Avignon suit le sort de la Provence qui est cédé aux mérovingiens par Vitigès, le nouveau roi des Ostrogoths. Clotaire 1er annexe Avignon, Orange, Carpentras et Gap ; Childebert 1er, Arles et Marseille ; Thibert 1er, Aix, Apt, Digne et Glandevès. L’empereur Justinien 1er, à Constantinople, approuve cette cession.
En dépit de toutes les invasions, la vie intellectuelle continue à fleurir sur les berges du Rhône. Grégoire de Tours note qu’après la mort de l’évêque Antoninus, en 561, l’abbé parisien Dommole refusa l’évêché d’Avignon auprès de Clotaire Ier persuadé qu’il serait ridicule « au milieu de sénateurs sophistes et de juges philosophes qui l’auraient fatigué ».

Le VIIe et le VIIIe siècles sont les plus noirs de l’histoire avignonnaise. La cité devient la proie des Francs sous Thierry II (Théodoric), roi d’Austrasie, en 612. Le concile de Chalon-sur-Saône est le dernier qui, en 650, indique une participation épiscopale des diocèses provençaux. À Avignon, il ne va plus y avoir d’évêque pendant 205 ans, le dernier titulaire connu étant Agricol.
Un gouvernement centralisé est remis en place et en 879, l’évêque d’Avignon, Ratfred, avec d'autres collègues provençaux, se rend au plaid de Mantaille, en Viennois, où Boson 1er est élu roi de Provence.
Le Rhône peut à nouveau être franchi puisqu’en 890, une partie de l’antique pont d’Avignon est restauré dont la pile no 14 près de Villeneuve. Cette même année, Louis, fils de Boson, succède à son père. Son élection a lieu au plaid de Varennes, près de Mâcon, et Thibert, qui a été son plus efficace soutien, devient comte d’Apt. En 896, il agit comme plénipotentiaire du roi à Avignon, Arles et Marseille avec le titre de « gouverneur général de tout le comté d’Arles et de Provence ». Deux ans plus tard, à sa demande, le roi Louis fait don de Bédarrides au prêtre Rigmond d’Avignon.
Le 19 octobre 907, le roi Louis, devenu empereur et aveugle, restitue à Remigius, évêque d’Avignon, une île sur le Rhône. Cette charte porte la première mention d’une église cathédrale dédiée à Marie.
Après la capture puis le supplice de son cousin, Louis III, exilé d'Italie en 905, Hugues d'Arles devient son conseiller personnel et régent. Il exerce alors la plupart des prérogatives du royaume de Provence et en 911, quand Louis III lui cède les titres de duc de Provence et de marquis de la Viennoise, il quitte Vienne et s'installe à Arles siège d'origine de sa famille dont il fait la nouvelle capitale de Provence.
Le 2 mai 916, Louis l’Aveugle restitue au diocèse d’Avignon les églises de Saint-Ruf et de Saint-Géniès. Le même jour, l’évêque Fulcherius teste en faveur de ses chanoines et des deux églises Notre-Dame et Saint-Étienne formant sa cathédrale.
Un événement politique d’importance a lieu en 932 avec la réunion du royaume de Provence et de celui de Haute Bourgogne. Cette union forme le royaume d’Arles dont Avignon est l’une des plus fortes cités.
À la fin du IXe siècle, les musulmans d'Espagne installèrent une base militaire à FraxinetN 12 depuis laquelle ils menèrent des expéditions de pillage dans les Alpes durant tout le Xe siècle.
En 972, dans la nuit du 21 au 22 juillet, ils firent prisonnier dom Mayeul, l’abbé de Cluny, qui revenait de Rome. Ils demandent pour chacun une livre de rançon, soit 1 000 livres, une somme énorme, qui leur est rapidement payée. Maïeul est libéré à la mi-août et retourne à Cluny en septembre.

En septembre 973, Guillaume et son frère aîné Roubaud, fils du comte d'Avignon Boson II, mobilisent, au nom de dom Maïeul, tous les nobles provençaux. Avec l’aide d’Ardouin, marquis de Turin, au bout de deux semaines de siège, les troupes provençales chassent les Sarrasins de leurs repaires du Fraxinet et de Ramatuelle, puis de celui de Peirimpi, près de Noyers, dans la vallée du Jabron. Guillaume et Roubaud y gagnent leur titre de comtes de Provence. Le premier siège à Avignon, le second à Arles.
En 976, alors que Bermond, beau-frère d’Eyric, est nommé vicomte d’Avignon par le roi Conrad le Pacifique, le 1er avril, le cartulaire de Notre-Dame des Doms d’Avignon indique que l’évêque Landry restitue aux chanoines de Saint-Étienne des droits qu’il s’était injustement approprié. Il leur cède un moulin et deux maisons, qu’il avait fait construire à leur intention sur l’emplacement de l’actuelle tour de Trouillas du palais des papes. En 980, ces chanoines sont constitués en chapitre canonial par l’évêque Garnier.
En 994, dom Maïeul arrive à Avignon où se meurt son ami Guillaume le Libérateur. Il l’assiste dans ses derniers moments dans l’île faisant face à la cité sur le Rhône. Le comte a comme successeur le fils qu’il avait eu de sa seconde épouse Alix. Celui-ci va régner en indivision avec son oncle Roubaud sous le nom de Guillaume II. Mais en face du pouvoir comtal et épiscopal, la commune d’Avignon s’organise. Vers l’an mil, il existe déjà un proconsul Béranger qui nous est connu, avec son épouse Gilberte, pour avoir fondé une abbaye au « Castrum Caneto ».
Le royaume d’Arles, en 1032, est rattaché au Saint-Empire romain germanique. Le Rhône désormais est une frontière qui ne peut être franchie que sur le vieux pont d’Avignon. Certains Avignonnais utilisent encore les expressions « Terre d'Empire » pour désigner le côté avignonnais, et « Terre du Royaume » pour désigner le côté villeneuvois à l'ouest, qui était possession du roi de France.


Après le partage de l’empire de Charlemagne, Avignon, comprise dans le royaume d’Arles ou royaume des Deux-Bourgogne, fut possédée en commun par les comtes de Provence et de Forcalquier, puis par ceux de Toulouse et de Provence.
Sous la suzeraineté de ces comtes, elle fut dotée d’une administration autonome (création d’un consulat en 1129, deux ans avant sa voisine Arles). Si on a trouvé un cachet juif du IVe siècle à Avignon, la présence juive y est attestée depuis le XIIe siècle59. Les Juifs résident alors dans le quartier de la rue vieille juiverie59 à moins que ce soit rue Abraham.
Des enseignements au moins intermittents de droit sont attestés à Avignon dès les années 1130.
En 1209 a lieu le concile d'Avignon avec une deuxième excommunication pour Raymond VI de Toulouse.
Lors de la guerre des Albigeois, la ville ayant pris parti pour Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse, elle fut assiégée et prise par le roi de France Louis VIII le 9 septembre 1226.
Fin septembre, soit peu de jours après la reddition de la ville aux troupes du roi Louis VIII, Avignon connut des inondations.
En 1249, elle s’érigea en une république à la mort de Raymond VII, ses héritiers étant partis en croisade.
Mais en 1251, elle fut forcée de se soumettre aux deux frères de Saint Louis, Alphonse de Poitiers et Charles d’Anjou, héritiers par les femmes des marquisat et comté de Provence, qui en furent coseigneurs. Après la mort d’Alphonse (1271), Philippe III de France hérita de sa part d’Avignon, et il la transmit en 1285 à son fils Philippe le Bel. Celui-ci la céda en 1290 à Charles II d’Anjou, qui dès lors resta seul propriétaire de toute la ville.


En 1309, sous le pape Clément V, le temps du Concile de Vienne, Avignon devint résidence pontificale. Son successeur, Jean XXII, ancien évêque de ce diocèse, en fit la capitale de la chrétienté et transforma son ancien palais épiscopal en premier palais des papesJ. Ce fut Benoît XII qui fit construire le Palais Vieux et son successeur Clément VI, Palais Neuf. Il acheta la ville, le 9 juin 1348 à Jeanne Ire de Naples, reine de Naples et comtesse de Provence. Innocent VI la dota de remparts. Ses deux successeurs Urbain V et Grégoire XI eurent la volonté de revenir à Rome. La seconde tentative fut la bonne. Mais la mort précoce du septième pape d'Avignon, provoqua le Grand Schisme d'Occident. Clément VII et Benoît XIII régnèrent à nouveau à Avignon. Au total ce furent donc neuf papes qui se succédèrent dans le palais des papes et enrichirent celui-ci au fil de leur pontificat.
Sous leur règne, la Cour bouillonna et attira nombre de marchands, peintres, sculpteurs et musiciens. Leur palais, le plus remarquable édifice de style du gothique international, a été le fruit, pour sa construction et son ornementation, du travail conjoint des meilleurs architectes français, Pierre Peysson et Jean du Louvres, dit de Loubières, et des plus grands fresquistes de l'École de Sienne, Simone Martini et Matteo Giovanetti.
La bibliothèque pontificale d'Avignon fut au XIVe siècle la plus grande d'Europe avec 2 000 volumes. Elle cristallisa autour d'elle un groupe de clercs passionnés de belles-lettres dont allait être issu Pétrarque, le fondateur de l'humanisme. Tandis que la chapelle clémentine, dite Grande Chapelle, attira à elle compositeur, chantres et musiciens65, dont Philippe de Vitry inventeur de l' Ars Nova et Johannes Ciconia.
Urbain V prendra le premier la décision de retourner à Rome au grand bonheur de Pétrarque, mais la situation chaotique qu’il y trouve et les différents conflits l’empêchent de s’y maintenir. Il meurt très peu de temps après son retour à Avignon.
Son successeur Grégoire XI décide à son tour de rentrer à Rome, ce qui met fin à la première période de la papauté d’Avignon. Lorsque Grégoire XI ramena le siège de la papauté à Rome, en 1377, la ville d’Avignon fut administrée par un légat. Les papes revinrent l’habiter pendant le Grand Schisme (1379–1411). Puis, de nouveau, la cité fut administrée par un légat, assisté, de manière permanente à partir de 1542, par un vice-légat.


À la mort de l’archevêque d’Arles Philippe de Lévis (1475), le pape Sixte IV de Rome réduisit le diocèse d’Arles : il détacha le diocèse d’Avignon de la province d’Arles, l’érigea en archevêché et lui attribua comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison-la-Romaine.
Au XVe siècle, la ville d'Avignon subit d'une grosse inondation du Rhône. Aussi le roi Louis XI soutint-il la réparation d'un pont en octobre 1479, par ses lettres patentes.
En 1562, la ville est assiégée par le baron des Adrets, qui voulait venger le massacre d’Orange.
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la cour et des grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine69. La cour y séjourne trois semaines.
1618, exil de Richelieu à Avignon.
La ville reçut la visite de Vincent de Paul en 1607 et celle de François de Sales en 1622.
En 1691, la fonction de légat est supprimée et le vice-légat gouverne désormais seul la cité. Ultérieurement, Avignon est donc restée possession pontificale jusqu’à la Révolution française.
Au début du XVIIIe siècle, les rues d'Avignon sont toujours étroites et tortueuses, mais le bâti se transforme et des maisons remplacent petit à petit les anciens hôtels. Autour de la ville, plantations de mûriers, vergers et prairies.
Le 2 janvier 1733, François Morénas fonde un journal, le Courrier d'Avignon, dont le nom évoluera au fil du temps et des interdictions. Publié dans l'enclave pontificale, hors du royaume de France, puis à Monaco, le journal échappait au système de contrôle de la presse en France (privilège avec autorisation préalable) tout en subissant le contrôle des autorités pontificales. Le Courrier d'Avignon parut de 1733 à 1793 avec deux interruptions, l'une entre juillet 1768 et août 1769 à cause de l'annexion d'Avignon à la France et l'autre entre le 30 novembre 1790 et le 24 mai 1791


Le 12 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vota l’annexion d’Avignon et la réunion du Comtat Venaissin au royaume de France, à la suite d'un référendum soumis aux habitants dudit Comtat.
Dans la nuit du 16 au 17 octobre 1791, après le lynchage par la foule du secrétaire-greffier de la commune soupçonné à tort de vouloir saisir les biens des églises, ont lieu les massacres dits de la Glacière, épisode noir de l'histoire de la ville où une soixantaine de personnes furent sommairement exécutées et jetées dans la partie basse d'une tour du palais des papes.
Le 7 juillet 1793, les insurgés fédéralistes du général Rousselet entrent à Avignon. Lors du passage de la Durance pour la prise de la ville par les troupes marseillaises, une seule personne est tuée, Joseph Agricol Viala. Le 25 juillet, le général Carteaux se présente devant la ville qui est abandonnée le lendemain par les troupes du général Rousselet à la suite d'une erreur d'interprétation des ordres venus de Marseille.
À la création du département du Vaucluse le 12 août 1793, la ville en devient le chef-lieu. Cette réunion fut confirmée en 1797 par le traité de Tolentino. Le 7 vendémiaire an IV, le chevalier de Lestang s’empare de la ville pour les royalistes, avec une troupe de 10 000 hommes. Le représentant en mission Boursault reprend la ville, et fait fusiller Lestang.
Pendant la Révolution et en 1815, Avignon fut le théâtre de déplorables excès de la Terreur blanche. Le 2 août 1815, le maréchal Brune y est assassiné.
Dans les années 1820-1830, Villeneuve est contrainte de céder à Avignon une partie de son territoire ; il s'agit de l'île de la Barthelasse.
Le 18 octobre 1847, la ligne ferroviaire Avignon - Marseille est ouverte par la Compagnie du chemin de fer d'Avignon à Marseille. En 1860, l'actuelle gare d'Avignon-Centre est construite. En novembre 1898, le réseau de tramway de la Compagnie des Tramways Électriques d'Avignon est ouvert en remplacement de l'ancienne compagnie de transport hippomobile.
Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, des Avignonnais, dont Alphonse Gent, tentent de s'y opposer.
En 1856, une crue exceptionnelle de la Durance inonde Avignon

Articles détaillés : Monuments d'Avignon, Pont Saint-Bénézet, Palais des papes d'Avignon, Places d'Avignon, Livrée cardinalice, Hôtels particuliers d’Avignon, Collégiale Saint-Pierre d'Avignon et Avenio.

 

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MessagePosté le: Lun 16 Jan - 10:20 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE Répondre en citant

Orange, surnommée la « Cité des Princes », est une commune française située au nord-ouest du département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
La position d'Orange, à un carrefour de passages pour le nord, l'Espagne ou l'Italie, niché au cœur d’une riche région agricole, en a fait un emplacement de choix pour les Romains desquels on trouve de nombreux vestiges, principalement autour de la colline Saint-Eutrope et de l'ancien théâtre. Au Moyen Âge, la ville devient la capitale de la principauté d'Orange et le restera jusqu'à son annexion par la France, officialisée dans les traités d'Utrecht en 1713.
 Depuis 1981, plusieurs monuments d'Orange sont inscrits au répertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO sous le titre : « Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d'Orange » selon les critères (iii) et (vi)
Le point le plus bas de la commune se situe au sud-ouest, à proximité du Rhône.
La commune est relativement plate, située dans une plaine bosselée dont de nombreux sols sont du quaternaire (de type : plaine alluvionnaire).
On peut noter un relief plus important au sud. C'est là que l'on trouve le point le plus haut de la commune, situé au niveau du plateau des Brusquières, à l'est de Maucoil et au sud-ouest de Chaussel. Au sud-ouest, on trouve les collines de Lampourdier, Montbuisson, etc. avec des sommets dépassant la centaine de mètres. Au nord-ouest de ce petit massif on trouve une carrière et au nord-est le lieu-dit les Fours à Chaux qui traduit clairement l'activité du lieu.
L'autre colline dépassant la centaine de mètres, la colline Saint-Eutrope, se situe au niveau du bourg. La différence de hauteur entre la base et le sommet est d'une soixantaine de mètres.
Enfin, on peut noter diverses petites collines comme celles au nord du lycée viticole et du quartier du Grès mais qui ne dépasse la hauteur locale que d'une vingtaine de mètres.
L'Eygues (ou Aigues) passe au nord de la ville et va, depuis la commune voisine de Caderousse à l'ouest de la commune, se jeter dans le Rhône. La commune est également arrosée par la Meyne, affluent du Rhône qui débouche sur celui-ci au sud-ouest de la commune. On peut noter aussi, à l'ouest et au sud du bourg, la Mayre de la Malarde, la Mayre des Prets et la Courtebotte, puis au nord et à l'est, la Mayre de Merderic, la Mayre de Mourelette, la Mayre de Raphaëlis, la Mayre d'Ancione et la Mayre de Couavedel.
Enfin, le canal de Pierrelatte (désaffecté) traverse la commune en serpentant sur un axe nord-sud.
La commune a souvent connu des inondations dues à tout ces cours d'eau

Le nom de la localité est attesté sous les formes Arausion, Arausio au ier - iie siècle, Arasione, Arausione ive siècle, Aurasice en 998, Aurengie en 1136, Aurenga en 1152, Orenga en 1205. Ce qui a donné Aurenja en provençal, Aurenjo dans la norme mistralienne).
Albert Dauzat et Charles Rostaing évoquent d'une racine pré-indo-européenne *ar- (non attestée) signifiant « hauteur » et du suffixe pré-latin -aus auquel a été ajouté le suffixe -ionem.
Ernest Nègre propose un pré-celtique *arausi de sens inconnu, suivi du suffixe gaulois -one, remplacé par la suite par le suffixe latin -ica, puis métathèse arau→ aura-. La nouvelle terminaison -asica (> -inica) évolue en [-enga] en langue d’oc et [-endja] en nord occitan, francisé en [-ange].
En 105 av. J.-C., des hordes de Teutons et de Cimbres y écrasent les légions romaines dans la bataille appelée bataille d'Orange.
La ville est fondée en 35 av. J.-C. par les vétérans de la deuxième légion gallique sous le nom de Colonia Julia Secundanorum Arausio dans le territoire de la tribu gauloise des Tricastini.
La ville est influencée par la culture gallo-romaine et l'on voit s'élever de grands monuments tels que le théâtre antique, renommé pour sa qualité acoustique, et l'arc de triomphe, l'un des mieux conservés au monde. La ville s'entoure d'une enceinte qui englobe environ 70 ha. Elle commande un vaste territoire que les arpenteurs romains cadastrent avec précision. Des lots fonciers sont attribués en priorité aux vétérans ; d'autres, plus médiocres, sont donnés en location ; d'autres encore restent propriété de la collectivité. Ainsi sont facilitées la colonisation et la mise en valeur du sol, au détriment des autochtones. Jusqu'en 412, date du pillage de la cité par les Wisigoths, Orange connaît une existence prospère et devient siège d'un évêché.
C'est ainsi que des découvertes archéologiques continuent de se faire grâce aux fouilles liées aux travaux sur la commune. Les dernières ont révélé au nord de la commune une nécropole qui a fait l'objet d'une exposition au musée municipal et des maisons romaines furent cartographiées grâce au projet immobilier lié à l'arc de triomphe.

En 508, les armées alliées franques et burgondes envahissent la Provence, alors sous domination ostrogothique : Orange leur ouvre largement ses portes. Mais l’année suivante, Théodoric le Grand envoie le dux Ibba avec une armée pour reconquérir le terrain perdu. La ville d’Orange est mise à sac par les Ostrogoths et sa population est déportée à Fiorenzuola d'Arda, près de Plaisance.
Au Moyen Âge, la cité est le siège d'une principauté, fief du Saint-Empire romain germanique, car faisant partie du royaume de Bourgogne. Celle-ci bénéficiait donc des droits féodaux et de la souveraineté propre aux terres d'Empire. Par les hasards des mariages, elle échoit en 1173 à la maison des Baux, puis en 1388 à la maison de Châlon, et enfin 1544 à la maison de Nassau. Elle est annexée au Dauphiné.
1163, l'Empereur Frédéric Barberousse élève Orange au rang de principauté et en 1184 les princes d'Orange battent monnaie.
1208, consécration de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth en présence du prince Guillaume Ier des Baux.
1365, création de l'université d'Orange.
En 1393, la principauté d'Orange passe à la famille de Châlon.
La peste noire arrive dans la ville en 1348. Elle fera disparaître près de la moitié de la population de l'époque.
1471, instauration d'un parlement de la Principauté.
En 1544, Guillaume Ier de Nassau, dit le Taciturne, prince d'Orange devient Stathouder des Pays-Bas.
En 1562 (première guerre de religion), les protestants brûlent les reliques de saint Eutrope, outragent l’évêque et abattent le clocher de la cathédrale. Peu après, les troupes papales venues d’Avignon et commandées par Fabrizzio Serbelloni prennent la ville, massacrent les protestants et un millier de travailleurs saisonniers venus des alentours, pillent et violent. Le récit de ces tueries provoque une colère et des massacres par le baron des Adrets. En 1562, les protestants d’Orange sont massacrés par Sommerive, lieutenant général du roi.
En 1571, les troupes catholiques pillent à nouveau la ville.
En 1572 (quatrième guerre de religion), Hugues de Lères, capitaine huguenot, prend la ville et la rançonne

1620, Maurice de Nassau érige une grande forteresse sur la colline Sainte-Eutrope. Au début de la guerre de Hollande, en 1672-1673, Louis XIV ordonne de mettre le siège devant la ville, auquel participent le ban et l’arrière-ban de la noblesse provençale, alors peuplée de 12 000 habitants ; c'est le comte de Grignan, lieutenant-général du roi en Provence et gendre de Mme de Sévigné, qui s'empare de la ville. Le siège n'est levé que quand le gouverneur en fait démolir les murs. La citadelle est démantelée.
Ensuite, à chaque guerre entre les Provinces-Unies et la France, la ville est occupée avec le reste de la principauté (1673, 1679, 1690, 1697 et 1702-1713).
1702, à la mort de Guillaume III d'Angleterre, la principauté échoit au prince François Louis de Bourbon, de la maison de Conti.
Louis XIV, en guerre contre les Provinces-Unies dirigées par des stathouders, issus de la Maison d'Orange-Nassau, fait main basse sur la ville dont l'annexion au royaume de France est reconnue par le traité d'Utrecht en 1713.
En 1720, la peste frappe Orange et y fait 550 victimes.
Le 17 avril 1732, à la demande des commerçants de la ville, le Conseil d'État du Roi signe un arrêté d'expulsion des juifs de la Principauté, avec un délai de six mois. Cet arrêté fait suite à d'autres arrêts privatifs de liberté, dont deux de 1687 et 1703, qui n'avaient jamais été appliqués, la communauté juive jouissant d'un fort soutien de la part des successifs princes d'Orange, comte des Baux puis princesse de Conti.
Fin mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu.
Le 12 août 1793 est créé le Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Durant la Révolution française, le tribunal révolutionnaire fait exécuter 332 personnes à Orange. Les cinq juges et les deux accusateurs membres de cette commission révolutionnaire furent à leur tour jugés après le 9 thermidor, et guillotinés le 8 messidor an IV (26 juin 1795)
En 1924, des inondations se produisent avec 1,50 m d'eau dans le centre ville. En 1926, l'arrondissement d'Orange qui existait depuis 1800, est supprimé. En 1981, le théâtre antique d'Orange et ses abords ainsi que l'arc d'Orange sont inscrits au répertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO.
En 2002 les inondations au mois de novembre furent tellement importantes qu'elles ont provoqué le réaménagement du cours Pourtoules. En 2006, en fin d'année une toiture monumentale a été posée sur le théâtre antique. Elle a fait l'objet de polémiques, mais l'état de dégradation des pierres a nécessité cette décision.


 

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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 08:01 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE Répondre en citant

 borie
Le terme est la francisation du terme provençal bòri (cf l'occitan bòria) employé au xixe siècle dans le sens péjoratif de « masure », de « cahute » (comme l'indique Frédéric Mistral dans son Tresor dòu Felibrige) et ce après avoir désigné une ferme, une métairie ou un domaine rural dans les Bouches-du-Rhône aux xviie et xviiie siècles ainsi que l'attestent la toponymie et les documents d'archives (il existe ou existait des lieux-dits Les Borrys dans le Vaucluse, à Buoux et à Mérindol).
Le mot « borie », pris dans l'acception nouvelle de cabane en pierre sèche, a été popularisé par des érudits provençaux de la 2e moitié du xixe siècle et du début du xxe siècle pour habiller archéologiquement un objet d'étude purement ethnologique et par trop contemporain. Ainsi, au début du xxe siècle, David Martin se rendant dans les cafés villageois pour poser la question suivante : « Comment appelez-vous les cabanons pointus de la colline ? » ; comme on lui répondait « ce sont des agachons ou postes de chasse », il répliquait : « Ces cabanons ne sont pas des agachons (…) Il doit y avoir un autre nom plus ancien ».
Les vestiges d'un habitat rural saisonnier ou temporaire en pierre sèche que leurs propriétaires villageois ou forains avaient appelés jusque là « cabanes » et « cabanons », se sont vu attribuer une appellation obsolète qui, en Provence, ne s'était appliquée qu'à l'habitation permanente et qui ne subsistait plus qu'à l'état de rares toponymes. Le terme a été repris par Pierre Desaulle dans les années 1960 avec son livre Les bories de Vaucluse, par Pierre Viala, créateur du « Village des Bories », dans les années 1970, et enfin par le Parc naturel régional du Luberon dans les années 1990 avec le livre Bories.
La vogue du mot a même gagné le Périgord dans les années 1970, non sans y entrer en conflit avec l'acception d'« exploitation rurale », de « ferme isolée », à laquelle il était cantonné jusque là dans cette région, et en concurrençant le terme vernaculaire chabano ou chebano.
Nouvelle vicissitude, le terme borie a été appliqué en 2008 aux cabanes en pierre sèche des Alpes-Maritimes par l'auteur d'un livre qui leur est consacré, occultant de ce fait les appellations vernaculaires de cabana (féminin) et de chabot (masculin)16.
Les milieux occitanistes provençaux, en la personne de Jean-Yves Royer, se sont élevés contre l'emploi des termes provençaux lo bòri et la bòria dans le sens inventé de « cabane en pierre sèche »

Les bories (au sens générique moderne de cabanes en pierre sèche) se rencontrent communément dans le quart sud-est de la France, notamment en Vaucluse et dans les Bouches-du-Rhône.
Nombre de communes de Vaucluse comportent des cabanes en pierre sèche : Bonnieux (plus de 200), Buoux, Ménerbes, Murs, Saignon, Saumane, Venasque (240), Viens, Villes-sur-Auzon, etc.
Un quartier éloigné de Gordes (Vaucluse), dénommé les Savournins Bas sur le cadastre napoléonien et encore appelé familièrement « Les Cabanes » par les habitants du cru dans les années 1970, est devenu en 1976 un musée de plein air de ce type de constructions sous l'appellation « Village des bories ». Avant celui-ci, aucun toponyme les boris/bories en Provence ne désignait un lieu où se trouvent des cabanes en pierre sèche.
Dans les Bouches-du-Rhône, on en trouve à Cornillon-Confoux, Eguilles, Grans, Jouques, Miramas, Rognes, Salon-de-Provence, etc.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le terme « borie » n'a pas remplacé l'appellation imagée de « cabanon pointu », popularisée par les cartes postales de la première moitié du xxe siècle, à propos des cabanes rencontrées dans une zone allant des alentours de Forcalquier et Mane à l'est jusqu'à Apt à l'ouest (en Vaucluse).

Certains érudits du xixe siècle les ont fait remonter — sans preuves archéologiques ni archivistiques véritables et en dépit de la faible longévité hors sol de toute maçonnerie sans mortier — qui au néolithique, qui aux Ligures, qui aux Vaudois du Luberon.
Celles que nous pouvons observer aujourd'hui datent pour la plupart de la seconde moitié du xviiie et du xixe siècle, et ne sont pas en tout cas antérieures au xviiie siècle. Construites généralement aux marges des terroirs, lors des grands défrichements de la fin de l'Ancien Régime et d'après la Révolution — qui seuls ont pu livrer les gigantesques masses de pierre nécessaires à leur édification —, elles ont servi d'habitations saisonnières, de granges-fenils, de bergeries, d'abris temporaires aux villageois ou aux forains (au sens d'habitants d'un village ayant des parcelles sur une autre commune que la leur).
Architecture
En forme de ruche ou de nef pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur, les bories ou cabanes en pierre sèche font appel pour leur construction à des techniques bien particulières.
Techniques de construction
On connaît bien l'arche ou la voûte en plein cintre : chaque pierre y est coincée entre ses deux voisines et ne peut donc pas tomber. Mais cette technique nécessite des cintres en bois. Du fait de son coût, elle est exclue pour des constructions aussi humbles que les cabanes en pierre sèche.

L'encorbellement
C'est ici qu'intervient la technique de l'encorbellement : des pierres plates, soit brutes, soit parfois retaillées, sont posées à plat l'une sur l'autre et légèrement inclinées vers l'extérieur de la construction, chaque pierre s'avançant un peu vers l'intérieur par rapport à la précédente. Cette technique, qui fait l'économie d'un cintre en bois, était à la portée des paysans auto-constructeurs — s'ils disposaient des dizaines de tonnes de pierres nécessaires à ce type d'ouvrage (les textes anciens montrent toutefois l'existence de maçons spécialisés dans l'art de la pierre sèche).
La technique de l'encorbellement permet deux grandes solutions :
celle des assises circulaires;
celle des assises rectilignes.
Assises circulaires[
Dans une assise circulaire, chaque pierre, étant inclinée vers l'extérieur, est contrebutée par ses deux voisines et ne peut donc pas basculer vers l'intérieur de la construction.
Cette solution se rencontre dans des abris de cultivateur ou des couvertures de puits, mais le plan circulaire limite la taille de la construction.
Les grands édifices en pierre sèche à usage de grange-fenil ou de bergerie qu'on rencontre dans la région de Gordes sont en forme de nef et présentent un volume intérieur plus utilisable pour l'engrangement ou le séjour des bêtes.
Les murs sont montés de façon que leur centre de gravité reste dans les limites de leur surface d'appui au sol, pour éviter le basculement. Ils utilisent de longues dalles disposées en boutisses (pour solidariser les parements) et légèrement inclinées vers l'extérieur.
VOIR SUITE: Borie — Wikipédia

 

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MessagePosté le: Mer 18 Jan - 10:10 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE Répondre en citant

Le mont Ventoux est un sommet situé dans le département français de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Culminant à 1 911 mètres, il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud. Surnommé le Géant de Provence ou le mont Chauve, il est le point culminant des monts de Vaucluse et le plus haut sommet de Vaucluse. Son isolement géographique le rend visible sur de grandes distances. Il constitue la frontière linguistique entre le nord et le sud-occitan.
Avant d'être parcourue par trois routes principales, qui ont permis le développement du tourisme vert et des sports de pleine nature aussi bien en été qu'en hiver notamment avec l'organisation de grandes courses cyclistes, de bolides motorisés ou autres défis, la montagne était sillonnée de drailles tracées par les bergers à la suite de l'essor de l'élevage ovin entre le xive siècle et le milieu du xixe siècle. Ces chemins ont désormais été transformés en sentiers de randonnée, à l'instar des GR 4 et GR 9.

Sa nature essentiellement calcaire est responsable de sa vive couleur blanche et d'une intense karstification due à l'érosion par l'eau, avec la présence de nombreux pierriers dans la partie sommitale. Les précipitations sont particulièrement abondantes au printemps et à l'automne. L'eau de pluie s'infiltre dans des galeries et rejaillit au niveau de résurgences au débit variable telles la Fontaine de Vaucluse ou la source du Groseau. Le mont Ventoux est soumis à un régime méditerranéen dominant, causant parfois l'été des températures caniculaires, mais l'altitude offre une grande variété de climats, jusqu'au sommet à l'influence continentale de type montagnard, en passant par un climat tempéré à mi-pentes. En outre, le vent peut être très violent et le mistral souffle pratiquement la moitié de l'année. Cette géomorphologie et ce climat particuliers en font un site environnemental riche et fragile, constitué de nombreux étages de végétation, comme en témoigne son classement en réserve de biosphère par l'UNESCO et en site Natura 2000.

Si des peuplements humains sont avérés au niveau des piémonts durant la Préhistoire, la première ascension jusqu'au sommet serait l'œuvre, le 26 avril 1336, du poète Pétrarque depuis Malaucène sur le versant nord. Il ouvre la voie, plus tard, à de nombreuses études à caractère scientifique. Par la suite, pendant près de six siècles, le mont Ventoux va être intensément déboisé, au profit des constructions navales à Toulon, des fabricants de charbon de bois et des éleveurs ovins. Durant la Seconde Guerre mondiale, la montagne abrite le maquis Ventoux. Depuis 1966, le sommet est coiffé d'une tour d'observation de plus de quarante mètres de haut surmontée d'une antenne TDF.
Alors que l'élevage ovin a presque disparu, l'apiculture, le maraîchage et la viticulture, la récolte des champignons parmi lesquels la truffe, ainsi que la culture de la lavande sont toujours pratiqués.
En raison de ces particularités, le mont Ventoux est une figure symbolique importante de la Provence ayant alimenté récits oraux ou littéraires, et représentations picturales artistiques ou cartographiques.
En occitan provençal, mont Ventoux se dit Mont Ventor selon la norme classique ou Mount Ventour selon la norme mistralienne.
Le nom d'origine Ventour apparaît déjà au iie siècle sous sa forme latine Vĭntur sur trois inscriptions votives à un dieu celte. La première est découverte au xviiie siècle, à Mirabel-aux-Baronnies, sur le site de Notre-Dame de Beaulieu par Esprit Calvet. Elle indique VENTVRI / CADIENSES / VSLM. La seconde, qui provient d'Apt, est relevée, en 1700, par Joseph-François de Rémerville, lequel note VENTVRI / VSLM / M. VIBIVS. La troisième est exhumée lors des fouilles de 1993, à la chapelle Saint-Véran, près de Goult, seul VINTVRI restait lisible sur un fragmenta.
Si cet oronyme est passé dans la langue provençale sans grand changement, il n'en est pas de même de son savant rhabillage latin Mons Ventosus qui est documenté dès le xe siècle et qui est le vocable employé par Pétrarque au xive siècle. À la suite du poète, il a été réinterprété pendant longtemps comme « mont venteux » tant il est vrai que le mistral y souffle souvent à plus de 100 km/h, et parfois jusqu'à 300 km/h.
Certains auteurs ont cherché à l'analyser comme un *Ven-topp, qui aurait signifié « cime enneigée » en gaulois ou par *uindo / *vindo « blanc ». Mais la phonétique fait difficulté et la finale reste inexpliquéea.
Actuellement, en se fondant sur les formes anciennes biens connues, on met en avant la racine *Vin-. Elle se retrouve dans la montagne Sainte-Victoire, qui était un Mons Venturi transformé en Sanctæ Venturii à partir de 1345, ainsi qu'en région provençale dans Venasque, Venterol (Alpes-de-Haute-Provence), Venterol (Drôme), Vence, Ventabren, Ventavon ou en en Corse dans Venaco et Ventiseri. Elle apparaît aussi dans le Piémont, où se trouve un Venasca, ainsi que dans les Pyrénées avec le Port de Venasque et Benasque qui a aussi donné son nom à la vallée de Bénasque. Cette racine pré-latine, répandue sur un large territoire, désigne à chaque fois une hauteur ou un lieu élevé et dans le cas du Ventoux et de la Sainte-Victoire son suffixe -tur indique une distance. Le Ventoux serait donc « la montagne qui se voit de loin »

Le mont Ventoux est un sommet de Provence culminant à 1 911 mètres. C'est le point culminant des monts de Vaucluse et le plus haut sommet du département de Vaucluse. Il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud et couvre environ 26 000 hectares. Onze communes se partagent le massif : Aurel, Beaumont-du-Ventoux, Bédoin, Brantes, Flassan, Malaucène, Monieux, Saint-Léger-du-Ventoux, Sault, Savoillan et Villes-sur-Auzon.
Situé à moins de 20 kilomètres à vol d'oiseau au nord-est de Carpentras, il est suffisamment éloigné des autres sommets de la région — le Signal de Lure (1 826 m) se trouvant à plus de 40 kilomètres à l'est — pour paraître plus haut qu'il ne l'est en réalité, ce qui lui vaut le surnom de Géant de Provence. De fait, au sommet, par temps dégagé, on découvre un panorama exceptionnel sur toute la chaîne des Alpes, la montagne Sainte-Victoire, la mer Méditerranée avec l'ensemble du golfe du Lion et la Camargue, l'étang de Berre, la basse vallée du Rhône dont on peut parfaitement voir les méandres en direction d'Avignon, les Cévennes et le Massif central.
Le massif du Ventoux est séparé du massif des Baronnies par l'accident tectonique du Toulourenc, et fait partie du Panneau de couverture Nord-Provençal (PCNP) dont il constitue le front septentrional avec la montagne de Lure. Au sud, cette plateforme urgonienne, quasi rectangulaire, se termine par la montagne de la Trévaresse, tandis qu'elle est délimitée à l'est par la faille de la Durance et à l'ouest par celle de Salon-Cavaillon. Dans le tiers inférieur se trouve le Luberon, les Dentelles de Montmirail, le plateau d'Albion et les monts de Vaucluse occupant le tiers supérieur. Ce gigantesque « bulldozer » calcaire est le responsable du ridement et du plissement du massif des Baronnies essentiellement marneux.

Il y a plus de -155 Ma, un bassin sédimentaire profond existe à la place du Ventoux avant le début du Jurassique supérieur.
De -155 à -95 Ma, à la fin de l'Oxfordien, le site de cette fosse profonde (marnes noires avec géodes) se met à évoluer vers une bordure de bassin où se forment des calcaires urgoniens blanchâtres massifs, pendant tout le Crétacé inférieur. À la même période, une ride orientée est/ouest sépare le bassin vocontien marneux, où se forme le massif des Baronnies, de la plateforme calcaire provençale au sud. Cette ride est le résultat des mouvements tectoniques induits par les failles de Crillon, Loriol, Sarrians-Mollans et Nîmes-Entrechaux8. Actuellement, la vallée du Toulourenc s'est creusée sur le passage de ces deux dernières failles parallèles.
De -95 à -40 Ma, la première émersion du bloc Ventoux-Lure a lieu au cours du Cénomanien. Elle est repérable actuellement par la présence de sables blancs et ocre ainsi que par des substrats ferrugineux et siliceux. La phase pyrénéenne, qui se développa tout au cours du Crétacé supérieur, par sa compression nord/sud provoque la formation de grands plis est/ouest. Sa pression est telle qu'elle fait rejouer les failles mais accentue fortement le relief de ce qui va devenir la chaîne Ventoux-Lure. C'est durant cette phase orogénique que le massif prend son aspect d'anticlinal déversé et poussé vers le nord chevauchant à l'aplomb la vallée du Toulourenc.
De -40 à -16 Ma, l'élévation importante du sommet fait chevaucher les roches de la montagne sur les terrains plus au nord, jusqu'au début du Tertiaire. Cette compression pyrénéo-provençale se termine à la fin de l'Éocène. Elle laisse place à une phase extensive au cours de laquelle se forment de grands bassins (Carpentras, Malaucène, Vaison) et des fossés d'effondrement (Aurel-Sault et Le Barroux) qui commencent à individualiser le Ventoux. Puis, pendant la période burdigalienne, la mer Ligure s'ouvre et envahit le futur site de la Provence. Cette mer peu profonde pénètre dans l'actuelle vallée du Rhône et, durant 20 millions d'années, dépose des sédiments tandis que le mont Ventoux, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon forment des îles.

De -16 à -2 Ma, la surrection alpine qui se déroule au cours du Miocène moyen, donne au massif sa structure actuelle. La tectonique des plaques ayant provoqué la fermeture du détroit de Gibraltar le niveau de la mer Méditerranée baisse de 1 500 mètres, ce qui provoqua une importante phase d'incision dans le massif dont restent témoins les gorges de la Nesque et du Toulourenc.
Depuis deux millions d'années, durant le Quaternaire, la surrection de rides et le creusement du réseau hydrographique se poursuivent. Lors de l'ultime phase de la glaciation de Würm, le niveau de la Méditerranée baisse de 100 mètres et provoque les derniers encaissements des talwegs à 30 mètres au-dessous du sol actuel. L'alternance de glaciations et de périodes plus chaudes donna au Ventoux son faciès actuel avec le développement de la karstification et la formation des éboulis cryoclastiques de la calotte sommit

VOIR SUITE Mont Ventoux — Wikipédia

 

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MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 08:15 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE Répondre en citant

Michel Petrucciani, né le 28 décembre 1962 à Orange (Vaucluse) et mort le 6 janvier 1999 à New York, est un pianiste et compositeur de jazz français.
Il est le fils d'Antoine Petrucciani, dit « Tony », Napolitain d'origine, guitariste de jazz renommé qui a été son professeur de musique et a collaboré par la suite à plusieurs de ses albums. Antoine Petrucciani a, durant de nombreuses années, donné des cours de guitare jazz dans les écoles municipales de musique de Carnoules, Solliès-Toucas, Le Luc et la Londe-les-Maures. Il a aussi formé Alexandre Saada et enseigné la guitare à Marianne James.
Les deux frères de Michel sont également musiciens : Louis, contrebassiste, et Philippe, guitariste.
Il a eu quatre compagnes :
Erlinda Montaño, une Américaine indienne navajo, qu'il épouse et dont il divorce vers 1988, lui a ouvert l'accès aux États-Unis lorsque Michel passe plusieurs années en Californie.
Marie-Laure Roperch, vers 1990, qui lui a donné un fils, Alexandre, atteint de la même maladie que son père.
Gilda Buttà, pianiste italienne ; ils divorcent trois mois après leur mariage.
Isabelle Mailé (9 mai 1967 - 16 mars 2005), qui lui a tenu la main lors de ses derniers moments à l’hôpital Beth Israel de New York.

Durant les années 1960 et 1970, la famille Petrucciani vit d'abord dans la région d'Orange, puis à Montélimar où Antoine Petrucciani tient un magasin de musique.
Michel Petrucciani est handicapé de naissance du fait d'une ostéogenèse imparfaite (osteogenesis imperfecta), la « maladie des os de verre ». Atteint de la forme sévère de la maladie, il ne dépassera pas les 99 cm et il sera victime de fractures, même pendant ses concerts. Il ne peut pas être scolarisé, mais reçoit des cours de professeurs particuliers et suit un enseignement par correspondance.
Il reçoit une formation musicale de son père (qui lui fabrique un rehausseur de pédales, comme le fera plus tard Steinway) et de Raymonde Jacquemart qui lui apprennent le piano. Il chante les classiques du jazz à trois ans, joue du piano à quatre et accompagne le trompettiste américain Clark Terry à treize.

En 1981, il part aux États-Unis. Il enregistre avec le batteur Aldo Romano cinq albums entre 1981 et 1985. En Californie, il fait la connaissance de Charles Lloyd, saxophoniste très actif dans les années 1960, alors reconverti dans les affaires. Charles Lloyd décide de se remettre à la musique et ils se produisent ensemble. Michel se produit au club Village Vanguard, il est le premier artiste non américain à signer un contrat avec Blue Note chez qui il reste sept ans avant de rejoindre Francis Dreyfus. À la fin des années 1980, il quitte la Californie pour s'installer à New York.
Dans les années 1990, il se produit en public et enregistre des disques en divers lieux du monde. Son jeu est caractérisé par une remarquable indépendance des mains gauche et droite et une vitesse d'exécution exceptionnelle due à un entraînement intensif et peut-être à ses grandes mains aux os légers, ce qui permet à ses doigts de rebondir très vite sur les touches.
Il est également compositeur, avec une préférence pour les thèmes brésiliens (Brazilian Like), souvent présents dans ses disques.
Épuisé par son rythme de vie et de tournées, il meurt à 36 ans d'une pneumonie à Manhattan (New York).
Il est inhumé à Paris, au cimetière du Père-Lachaise (division 11), à quelques mètres de Mano Solo, de Claude Chabrol et de Frédéric Chopin et en face de Pierre Desproges.

 

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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 08:35 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE Répondre en citant

Apt est une commune française, sous-préfecture du département de Vaucluse, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA).
Ses habitants sont appelés les Aptésiens.
La ville est construite dans la vallée du Calavon, entre le massif du Luberon et les monts de Vaucluse.
Géologiquement, on trouve majoritairement trois types de sols :
dans la plaine où Apt s’est développé, des sols du quaternaire composés de dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis ;
au nord, des collines de l’Éocène – Oligocène, partie la plus au sud des Monts de Vaucluse, composées essentiellement de calcaires, marnes et grès. À noter la présence d'une dalle de l'époque oligocène, près d'une carrière de pierre sur la route de Digne. Celle-ci comprend de nombreuses empreintes de mammifères et oiseaux préhistoriques ;
au sud, les premières pentes du massif du Luberon avec des sols du Miocène composées de molasses calcaires, de sables et de marnes.
Le reste, sur la partie à l’ouest de la commune d’Apt, au début de la vallée du Calavon, entre Gargas et Apt, est une succession de sols (Jurassique supérieur, Crétacé, Paléocène) avec calcaires argileux, marnes bleues, calcaires à faciès urgonien, sables et argiles du paléokarst…
Apt a un sens particulier pour les géologues puisqu'il est à l'origine du stratotype que l'on nomme l'Aptien (Crétacé inférieur, entre -125 Ma et -112 Ma).
La ville est arrosée par cinq rivières: le Calavon, la Dôa, la Riaille, la Marguerite, le Rimayon.
Autrefois, à la traversée d'Apt, le Calavon ou Coulon se chargeait des effluents de la ville et surtout de ceux des fabriques de fruits confits. Son état s'est considérablement amélioré depuis, grâce à l'action du parc naturel régional du Luberon qui s'est investi dans la mise en place du schéma d’aménagement et de gestion de l'eau S.A.G.E.. Alternant périodes de sécheresse et crues, les inondations du Calavon peuvent être aussi bien imprévisibles que spectaculaires.
La Dôa est un torrent qui prend sa source dans la commune de Viens et se jette dans le Calavon à Apt.
La commune a connu de 1982 à 2008 neuf inondations et coulées de boue, cinq mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ainsi qu'une grosse tempête qui ont été reconnus catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle au Journal Officiel

Les premiers habitants de ce qui deviendra plus tard Apt se sont installés sur deux sites préhistoriques de grande importance pour l’archéologie régionale. Le premier était situé aux Agnels, proche du hameau du même nom, près du ruisseau de la Mauragne. Il a livré un important matériel mésolithique daté d’entre -9 000 à –6 000 avant notre ère. Plus de cinq mille silex taillés y ont été répertoriés correspondant à huit types différents. Les chasseurs-cueilleurs, qui ont fréquenté ce lieu de rendez-vous, consommaient de l’auroch, du cerf, du sanglier et du lapin. Le second à Roquefure, sur la rive gauche du Calavon, a permis d’étudier neuf niveaux archéologiques allant de la fin du paléolithique jusqu’à celle du néolithique.
La cité d’Apt fut fondée en -45 sur ordre de Jules César et achevée en cinq ans. Elle prit le nom de Colonia Apta Iula Vulgentis et devint la capitale de la tribu des Vulgientes. Plusieurs oppida pré-romains ont été construits sur les hauteurs de la ville, afin de la protéger et de maintenir la paix. Certains d'entre eux sont rasés par les Romains (comme l'oppidum de la colline du Perréal). La cité Julienne est désormais l'une des étapes importantes sur la Via Domitia unissant Rome à l’Espagne.
À l’époque de la Gaule narbonnaise dont Apt est l'une des vingt-quatre cités, avec environ 10 000 habitants, deux inscriptions notent que la ville est alors connue sous les noms de col. Iul. Apta et de Nymphus Attis
Apta Julia atteint sa plus grande prospérité au IIe. Elle accueillit l'empereur Hadrien au début du iie siècle, il y laissa une épitaphe versifiée pour l'un de ses chevaux favoris, Borysthène.
La cité est dotée d’un forum, d’un arc de Triomphe, d’un capitole, de temples, de thermes et d’un théâtre. Les fouilles ont permis de calculer qu’il était équivalent à celui d'Orange. Les thermes sont situés sous l'actuelle sous-préfecture.
L’évêché d’Apt fait partie des seize diocèses dont les évêques sont présents ou représentés à Arles lors du premier concile d’Occident en 314

La ville se dote de fortifications dès le Haut Moyen Âge. mais est néanmoins pillée par les Sarrasins vers 895.
Du xe au xiie siècle, c'est une co-seigneurie des évêques et des seigneurs d'Agoult-Simiane, puis jouira d'une administration consulaire jusqu'au milieu du xiiie siècle.
1258 est une année clef pour les Aptésiens. Sous la pression de Charles 1er d’Anjou, comte de Provence, Apt comme toutes les grandes villes du comté se voit supprimer son «consulat». L’antique sceau marqué « Sigillum Comitii Aptensis » est alors remplacé par celui frappé aux armes d’Anjou et d’Aragon (or et sang) et porte désormais gravé « Sigillum Curiae Civitas Aptensis».
La cité est alors administrée par Pierre Bayle, son prince-évêque qui a la haute main sur le quartier de la Bouquerie, et par un bayle nommé Petrus (Pierre) qui administre le quartier Saint-Pierre.
Le bayle ou bailli, qui était juge comtal, a sous sa juridiction toute la région comprise entre la Durance et le comté de Sault suivant une diagonale allant de Saint-Martin-de-Castillon à Mérindol.
Les princes-évêques d’Apt furent amenés à jouer un rôle international. En 1286, alors que Charles II le Boiteux, héritier du comté de Provence, était prisonnier de Jacques d’Aragon qui s’intitulait roi de Sicile, les deux princes parviennent à conclure le traité de Cefalù. Sa copie est portée au pape Honorius IV par le prévôt et l’évêque d’Apt Raymond 1er de Bot. Mais le pontife refuse de l’entériner et le casse par une bulle du 4 mars 1287. Déjà en 1307, Baxianus Porca, juge d'Apt (1307), fut coseigneur d'Apt. Conseiller et familier du roi, il captura, en 1326, alors qu'il était viguier d'Aix, une galère gibeline au port-de-Bouc.
Le 5 juin 1313, Raimbaude de Simiane vendit, à la cour, une partie d'Apt. Guiran de Simiane (?-v.1385), viguier de Marseille (1351), lieutenant du sénéchal (1382), chevalier, fut baron de Caseneuve, seigneur d'Apt et de Gordes après la mort de son frère aîné, Bertrand-Raimbaud. Il était le petit-fils de Guiran de Simiane, viguier de Marseille (1314), baile-juge d'Apt (1326), baron de Caseneuve et coseigneur d'Apt. Il épousa Dauphine de Sabran. Le 24 juillet 1371, il acquit la seigneurie de Châteauneuf dans le Comtat Venaissin de Giraud Amic de Sabran. Lors de la guerre de l'Union d'Aix, il prit parti pour le duc d'Anjou, en avril-mai 1382, faisant d’Apt une des rares villes, avec Marseille et Arles, à se rallier dès 1382 à l’Angevin Louis Ier. Seconde date importante au Moyen Âge pour la cité Julienne, celle du 28 mars 1362 où est ouvert le premier registre des délibérations municipales. C'est grâce à lui que nous savons qu'en 1365, les syndics de la ville offrent des fruits confits d’Apt au pape Urbain V.
Le marché hebdomadaire d’Apt a atteint une notoriété qui dépasse largement le cadre local et même régional. Sa tenue est due à deux René. Tout d’abord le roi René qui en 1470 accorde à la cité le droit de tenir marché tous les mardis. Puis en 1523, René de Savoie, dit le Grand Bâtard, comte de Tende et gouverneur de Provence le déplace du mardi au samedi matin

Cette période prend fin en pleines vendanges au cours du mois de septembre 1540. Le nouvel évêque d'Apt, Pierre de Forli, fait arrêter Louis Serre et son beau-frère Collin Pellenc, vignerons au Plan d'Apt alors qu'ils descendent leurs raisins dans leur cave de la rue Bouquerie.
Pellenc, par deux fois, avait été inquiété par le Tribunal de l'Inquisition en 1532 et 1535. Reconnu récidiviste, il est condamné à être brûlé vif au Postel, sur la place des Jacobins.
C'est le point de départ d'une répression massive contre les Vaudois du Luberon et leurs barbes. Le Parlement d'Aix-en-Provence, sous la présidence de Jean Maynier d'Oppède, publie de 18 novembre 1540, l'Arrêt de Mérindol qui condamne 49 personnes nommément désignées à être brûlées vives.
Roquefure fait partie de la quarantaine de localités, de part et d'autres du Luberon dans lesquelles s'installent au moins 1400 familles de vaudois des Alpes, soit environ 6000 personnes issues des deux versants du Mont Viso, dans les secteurs de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560. Devenus Vaudois du Luberon;ils sont arrivés pour les deux-tiers d'entre eux sur la période qui s'étend de 1490 à 1520. Ils ont déjà subi des persécutions dans les Alpes, en particulier la Croisade contre les Vaudois de 1488, qui se répètent : Le 1er janvier 1545, François Ier fait promulguer l'Arrêt de Mérindol et commande une croisade contre les Vaudois de Provence. La plupart des Vaudois subissent le massacre de Mérindol, qui détruit 24 villages et cause 3000 morts.
En 1660, la reine Anne d'Autriche vient à Apt rendre ses vœux à Sainte Anne.
À la demande de Claude Louis Hector de Villars, duc de Brancas, César Moulin crée, en 1714, la première faïencerie du Pays d'Apt à Castellet. Il commence par faire mouler l'argenterie du duc puis diversifie son activité en réalisant des chefs-d'œuvre : statuettes représentant des scènes des bergères, de chasse ou de pêche, etc. Grâce au duc sa production devient la coqueluche de Versailles.
En 1770, François et Jacques Moulin, fils de César, s’installent à Apt. En travaillant et en mêlant différentes argiles, ils vont inventer la « marbrure aptésienne ». Leurs successeurs au xixe siècle fabriquent des assiettes en forme de feuilles de vignes qui sont de nos jours particulièrement recherchées.
Apt devient chef-lieu du district d'Apt en 1790 dans le département des Bouches-du-Rhône puis du Vaucluse en 1793.

La ville d'Apt a été le moteur insurrectionnel du pays d'Apt et du Luberon en décembre 1851. Le dimanche 7 décembre 1851, les républicains de la ville d'Apt et des villages voisins s'insurgent contre le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, effectué le 2 décembre à Paris.
L'insurrection se déclenche à la suite de la venue des « blancs » de Saint-Saturnin, appelés en renfort par le sous-préfet d'Apt, pour faire face au risque insurrectionnel dans la ville. À l'arrivée des soixante sept hommes armés de la Garde Nationale de Saint-Saturnin, les républicains aptésiens se rassemblent sur la place de la Bouquerie et sur la place de la sous-préfecture. Indignés devant cet affront, un vif mécontentement fait rage dans les rangs aptésiens. À la suite d'une âpre négociation pour faire repartir les hommes de Saint-Saturnin, les « rouges » déclenchent l'insurrection. Les républicains insurgés prennent l'hôtel de ville et la sous-préfecture et constituent un comité révolutionnaire. Vers le soir de la même journée, le comité s’organise et Méritan dit Barbès proclame, sur le perron de l’hôtel de ville le comité qui vient d’être élu. Ce comité d’après la proclamation se compose de divers membres entre autres des nommés « Elzéar Pin, qui doit en être le chef, Tamisier dit Miroir, Caire dit Lapatou, Gaillard peintre en bâtiment ». Les membres publient dans la matinée du lundi, les deux premières proclamations, qu’ils ont délibérées, la première ordonne « sur mot du comité et du conseil municipal, que tout citoyen qui est détenteur d’armes de guerre et de chasse de les apporter à la mairie immédiatement après la publication sous peine d’être requises par la force armée ». Afin de former une colonne armée dont le but est de se diriger vers L’Isle-sur-la-Sorgue, pour ensuite aller soumettre Avignon, une deuxième proclamation est émise : « Au nom du peuple tout citoyen de 18 à 30 ans est requis de se rendre immédiatement armé sur la place de la sous-préfecture. Sous peine d’être passé par les armes ». L'insurrection échoue et la répression bonapartiste se met en place dès le 10 décembre dans la région aptésienne, avec l'arrivée de l'armée et l'arrestation de trois cent quarante trois républicains au cours des mois de décembre 1851 et janvier 1852
Apt fut libérée le 22 août 1944 par la 36e division d’infanterie britannique. Dans le même temps, une importante colonne de la Wehrmacht qui avait emprunté la « Route des Alpes » (RN 100) remontait d'Avignon vers Digne. Informée de la présence de barrages installés par les résistants à l'entrée d'Apt, elle préféra bifurquer en direction de Sault par la RN 143. Dès que ce changement de direction fut connu, l'alerte fut donnée par les Aptésiens à leurs compagnons de Saint-Jean-de-Sault, qui tenaient une permanence devant la cabine téléphonique du hameau.
Cette section du « Maquis Ventoux » était composée d'officiers et sous-officiers de l'Armée de l'air. Largement prévenue à temps, elle tendit une embuscade dans des gorges situées à 2,5 kilomètres au nord du hameau. Le tir nourri, déclenché dès que la colonne fut engagée, la cloua sur place et fit 110 morts. Les résistants se replièrent alors tandis que le reste de la colonne reprit la route, en évitant Sault après quelques tirs d'obus. Les rescapés, la nuit tombée, dressèrent leur campement dans un bois sur le plateau d'Albion et poursuivirent leur route le lendemain. Totalement désemparés, les Allemands laissèrent derrière eux blessés et éclopés qui furent fait prisonniers le 25 août et incarcérés à Sorgues.
La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945
Liste des monuments historiques d'Apt.


 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:27 (2017)    Sujet du message: (84) VAUCLUSE

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