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saintluc
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:33 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Page 1:  Evaristo Felice Dall'Abaco - Luigi Dallapiccola - Jean Baptiste Charles Dancla - Jean-François Dandrieu - Franz Ignaz Danzi - Antoine Dard - Yves Daoust - Louis-Claude Daquin - Alexandre Sergueïevitch Dargomyjski - Miles Davis - Sir Peter Maxwell Davies - Claude Debussy - Michel-Richard de Lalande - Georges Delerue -
             
Page 2: Léo Delibes - Frederick Delius - Marc Delmas - Claude Delvincourt - Henry Desmarest - Alfred Desenclos - André Cardinal, dit Destouches - François Devienne - Francis Dhomont - Anton Diabelli - Caspar Diethelm - Charles (ou François) Dieupart - Grigoraș Dinicu - Karl Ditters von Dittersdorf - Ernő Dohnányi -
      
Page 3:  Franco Donatoni -  Gaetano Donizetti -  Cornelis Dopper - Louis-Antoine Dornel - John Dowland - Guillaume Dufay - Denis Dufour - Hugues Dufourt - Paul Dukas - Pierre Du Mage - John Dunstable - Henri Duparc - Jacques Duphly - Marcel Dupré - Francesco Durante - 
             
Page 4: Louis Durey - Joël-François Durand - Maurice Duruflé - Pascal Dusapin - Jan Ladislav Dussek - Henri Paul Julien Dutilleux - Antonín Leopold Dvořák
      

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Dernière édition par saintluc le Mar 11 Juil - 14:21 (2017); édité 50 fois
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:33 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Ven 26 Mai - 16:40 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Evaristo Felice Dall'Abaco (né le 12 juillet 1675 à Vérone ; mort le 12 juillet 1742 à Munich), est un violoniste, violoncelliste et compositeur italien de musique baroque.

Evaristo Dall'Abaco fut probablement un élève de Giuseppe Torelli, avec lequel il aurait appris le violon et le violoncelle. En 1696, il se produisit en concert avec Tommaso Antonio Vitali à Modène.
Il a été influencé par le grand maître italien Corelli (1653-1741) mais aussi par son contemporain Vivaldi (1678-741) avec qui, entre-autres, il contribua à définir l'ordre des pièces de la sonate pré-classique.
À partir de 1704, il fut engagé comme chambriste et violoncelliste à la cour de Maximilien II Emanuel de Bavière (Maximilien-Emmanuel de Bavière) à Munich qui y entretenait un orchestre d'excellente qualité. Mais dès 1705, à cause de la guerre de Succession d'Espagne, il dut rejoindre son maître (soupirant héritier reconnu du trône d'Espagne et gouverneur des Pays-Bas espagnols et qui était allié au roi de France), à Bruxelles, puis à Namur et dans quelques contrées du Hainaut et enfin en France où il fréquenta sans doute des compositeurs de l'école française dont l'influence est perceptible dans son œuvre. En 1715, il retourna avec Maximilien II à Munich où il devient Konzertmeister.

Probablement que l'ampleur de cette tâche et de celle de prince électeur l'empêchèrent de s'attarder à la diffusion de ses propres compositions. De fait, rien ne fut publié avant l'opus 6, vers 1734.
Son protecteur Maximilien II Emanuel mourut en 1726 et son fils, Karl Albert, Charles VII du Saint-Empire lui succéda. Ce dernier, plus moderne, fit rentrer des musiciens de la jeune génération dans son orchestre, ce qui contraignit Dall'Abaco à s'adapter et à modifier son style de composition qui devint étonnamment en avance sur son temps.
Les Sonate da camera opus I de Dall'Abaco furent imprimées par les soins de l'éditeur Roger d'Amsterdam vers 1708 puis, par la suite, parurent les Concerti a quattro da chiesa sous le numéro d'opus 2 chez le même éditeur. Les pièces suivantes furent publiées à Paris.
Il est le père du compositeur Joseph Abaco.

 

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MessagePosté le: Dim 28 Mai - 10:00 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Luigi Dallapiccola, né le 3 février 1904 à Mitterburg (aujourd'hui Pisino), dans le Comitat d'Istrie, et mort le 19 février 1975 à Florence (Toscane), est un pianiste et compositeur italien des périodes moderne et contemporaine.

Luigi Dallapiccola est né à Mitterburg (Pisino jusqu'en 1945, puis Pazin en Yougoslavie, aujourd'hui Croatie) dans le Comitat d'Istrie appartenant alors à l'Autriche-Hongrie à environ 40 km de Trieste. Son père, Pio Dallapíccola (1869-1951), professeur de latin et de grec, était directeur du « Realgymnasium » local. Pio Dallapíccola était un important activiste qui militait pour obtenir l'indépendance de l'Istrie.
En 1914, Luigi entre au collège de son père tout en continuant ses études de piano commencées quelques années auparavant. En 1915, lors de l'entrée en guerre de l'Italie, le gouvernement autrichien ferme le collège que dirige le père de Luigi. En 1917, le père est arrêté comme « élément subversif » et sa famille est assignée à résidence à Graz. Malgré les difficultés de ce moment, Luigi pourra assister à de nombreuses représentations d'opéras dans cette ville, et sera très marqué en particulier par les opéras de Wagner. Sa vocation de compositeur naît à cette époque.
La guerre terminée, la famille revient à Pisino et Luigi peut faire des études de musique à Trieste, avec Alice Andrich Florio et Antonio Illersberg (it); ce dernier lui fait découvrir en 1921 le Manuel d'harmonie d'Arnold Schönberg, qui aura sur lui une profonde influence tout au cours de sa carrière.
En 1922, Luigi va continuer ses études à Florence, qui deviendra son lieu de résidence jusqu'à la fin de sa vie. Il étudie le piano avec Ernesto Consolo, et la composition au début avec Roberto Casiraghi et Corrado Barbieri, et ensuite avec Vito Frazzi.
L'année 1924 sera une année très importante, puisque Dallapiccola obtient son diplôme de piano et assiste, le 1er avril, à une représentation, à la Sala Bianca du Palais Pitti, du Pierrot Lunaire, dirigé par Schönberg lui-même : cet évènement aura une importance décisive pour sa future carrière. Dallapiccola compose alors ses premières œuvres : des chants sur des textes du poète Biagio Marin (1924-26), quatre chants Della mia terra sur des textes de chansons populaires d'Istrie, et la Canzone del Quarnero sur le poème homonyme de Gabriele D’Annunzio (1930).
L'ambiance de Florence sera déterminante pour sa formation et sa carrière de concertiste comme pianiste. En 1930, il commence à se produire avec son ami et violoniste Sandro Materassi. Cette collaboration se transformera en une amitié fraternelle de plus de quarante années. Ils diffusaient la nouvelle musique, entre autres celle de Debussy, Ravel, Stravinski et Jánacek.
A eu également une grande importance le voyage à Berlin et à Vienne en 1930, lors duquel il a pu assister à des représentations des opéras Elektra et Salomé de Strauss, qui l'impresionnèrent; Simon Boccanegra, qui lui a fait découvrir que Verdi « n'était pas seulement ce qu'on lui avait enseigné »; la Première Symphonie de Mahler. En 1931, diplômé en composition, il fait la connaissance de Riccardo Malipiero et d'Alfredo Casella.
Dallapiccola assiste en 1932 à la création du Torneo nocturno, un opéra de Gian Francesco Malipiero, qui lui causera une grande impression et aura une influence sur son propre œuvre.

En 1934, il obtient le poste de professeur de Piano Complementario au Conservatoire Luigi Cherubini de Florence, tandis que le Divertimento in quattro esercizi termine ses expériences juvéniles, faisant le « premier pas vers l'indépendance ». La Musique pour trois pianos (Inni) obtient le premier prix au « Concorso internazionale del Carillon ».
Dans les années trente, il reçoit des récompenses dans les concours internationaux avec la Partita pour orchestre. En 1938, il épouse Laura Coen Luzzatto, qui deviendra vite indispensable pour le développement du langage de Dallapiccola.
En 1936, il termine la troisième série des Chœurs de Michelangelo Buonarroti, et commence Tre laudi, une œuvre où il utilise pour la première fois une série complète de douze notes. Il continue à maintenir des contacts internationaux avec des personnalités importantes; il voyage à Prague, Vienne, Paris; il fait la connaissance d'Alban Berg à Florence; de Darius Milhaud et Francis Poulenc, à Paris; il obtient l'autorisation d'Antoine de Saint-Exupéry pour écrire un livret à partir du roman Vol de nuit. Avec la transcription du Ritorno di Ulisse in patria, de Monteverdi, Dallapiccola aborde pour la première fois la figure mythique d'Homère : son intention était d'adapter l'Ulysse montéverdien au théâtre musical contemporain, une édition sans prétentions musicologiques. Cette publication marque le début de la collaboration avec la maison d'édition Edizioni Suvini Zerboni, de Milan, qu'il a poursuivie durant toute sa vie.
Dallapiccola réagit avec indignation aux persécutions raciales de 1938, d'où les Canti di prigionia. En 1939, il est nommé académicien de Santa Cecilia, et l'année suivante, il est appelé à occuper, « pour mérites éminents », la chaire de Composition du Conservatoire de Florence. Dans une atmosphère de confusion générale et d'incertitudes est créé l'opéra Volo di notte (Vol de nuit).
Les années de la guerre, de 1942 à 1945, seront période pleine d'angoisse et de souffrances. Lorsque tombe le gouvernement de Mussolini, l'Italie est occupée par les troupes allemandes et les déportations de juifs commencent. Dallapiccola, qui était marié avec Laura, de religion juive, fut forcé d'abandonner son travail et sa maison à Florence pour se cacher chez des amis, dans une villa de Fiesole. Là sont nées les premières ébauches de l'opéra Il prigioniero (son œuvre est fortement imprégnée de ses expériences personnelles : la réclusion à Graz, la figure menaçante de Philippe II, les persécutions raciales contre son épouse).

La libération de Florence, le 11 août 1944, est accueillie par une explosion de joie. Dallapiccola renonce au poste de professeur de composition, pour recommencer à enseigner le pianoforte complementare. Le 1er décembre naît sa fille, à qui il donne le nom d'Annalibera. Il renoue ses grands contacts internationaux : à Londres, il obtient la réadmission de l'Italie dans la Société internationale de musique contemporaine. Pour la première fois, sa musique est jouée aux États-Unis (New York, Due liriche di Anacreonte). Il commence à cette époque une collaboration avec le journal Il Mondo, dirigé par Alessandro Bonsanti, pour la page de musique. En 1949, il trouve enfin le courage d'écrire au compositeur autrichien Arnold Schönberg, à l'occasion de ses soixante-quinze ans, pour lui annoncer la dédicace des Tre Poemi.
En 1950 est représenté Il prigioniero au Maggio Musicale Fiorentino, pendant qu'il compose, pour l'année jubilaire, Job : una sacra rappresentazione. Sa renommée internationale ne cesse de croître : Serge Koussevitzki l'invite à faire un cours à Tanglewood (où il aura comme élève le jeune Luciano Berio), alors que Il prigioniero est représenté au Juilliard Theatre de New York. Il commence les Canti di liberazione, et lors de son second voyage aux États-Unis, il fait la connaissance de Thomas Mann, qui lui rendra visite à Florence en 1954; toujours à New York, il rencontre Toscanini, et voyage en automobile jusqu'au Mexique (où il assiste pour la première fois à un concert consacré entièrement à sa musique). Ce voyage a conduira à une réflexion autobiographique qui apparaît dans Ulisse.
Il est invité à donner des classes de maître au Queens College de New York et à l'Université de Californie. En 1949, à Milan, il sera l'un des organisateurs du Premier Congrès international de la musique dodécaphonique, avec Riccardo Malipiero et des collègues plus jeunes tels que Camillo Togni et Bruno Maderna.
En 1968 a été représenté à Berlin son Ulisse, opéra sur un livret écrit par lui d'après l'Odyssée; cet opéra est le résultat d'un travail de plus de dix ans que le compositeur décrit comme « le résultat de toute une vie ».
En 1972, il compose Commiato pour voix et instruments, avec un titre prophétique : ce sera sa dernière composition.
Luigi Dallapiccola s'éteint à Florence le 19 février 1975, d'un œdème pulmonaire, dans sa maison de la via Romana 34 (à l'intérieur du Palazzo di Annalena).

 

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MessagePosté le: Dim 28 Mai - 10:05 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Jean Baptiste Charles Dancla est un violoniste et compositeur français né le 19 décembre 1817 à Bagnères-de-Bigorre et mort le 10 octobre 1907 à Tunis. Il est considéré comme le dernier représentant de l'école classique du violon français.

Ses premières leçons de violon lui sont données par un professeur de sa ville natale. À l'âge de neuf ans, il est entendu à Bordeaux par le célèbre violoniste Pierre Rode. Il est si impressionné par le jeune prodige qu'il le recommande auprès de Pierre Baillot, Luigi Cherubini (directeur du Conservatoire de Paris) et Rodolphe Kreutzer. Fort de ce soutien, Dancla entre alors au Conservatoire de Paris, dans la classe de violon de Baillot. Il fréquente également la classe d'harmonie d'Halévy, ce qui le conduira à tenter le concours du Prix de Rome. Il obtiendra le deuxième Second Grand Prix de composition en 1838.
Dancla est fortement marqué par Niccolo Paganini qu'il a l'occasion d'écouter en 1830 ainsi que par Henri Vieuxtemps. En 1835, il est nommé violon solo à l'Opéra de Paris, et quelque temps plus tard, premier violon de l'Orchestre de la Société des concerts du Conservatoire. En 1855, il devient l'assistant de Paul Guérin au Conservatoire de Paris, puis y est nommé professeur en 1860. Il sera pendant ses 35 ans d'enseignement un maître prisé.

Charles Dancla était l'ainé d'une fratrie qui comptait encore d'autres musiciens : Arnaud Dancla (1819-1862), violoncelliste et auteur d'une célèbre méthode de violoncelle et Léopold Dancla (1822-1895), violoniste et compositeur de pièces de musique de chambre. Tous trois donnaient régulièrement des soirées de musique de chambre. Leur sœur Laure Dancla (1822-1880) fut une excellente pianiste, enseignante réputée.
Charles Dancla jouait sur un violon français de Gand, qu'il préférait à tout autre violon, y compris aux italiens du xviiie siècle, selon le "Dictionary of violin and bow makers" de W. Henley (article Charles Adolphe GAND), ce qui est en outre confirmé par Charles Dancla lui-même dans ses "Notes et souvenirs" publiés en 1893. Mais il a joué aussi par la suite un Stradivarius, qui se nomme désormais "Le Dancla".

 

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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 14:56 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Jean-François Dandrieu (d'Andrieu) (1682, Paris - 17 janvier 1738, Paris) est un musicien, organiste, claveciniste et compositeur français.

Né dans une famille d'artisans d'art et de musiciens originaire d'Angers, il joua du clavecin dès l'âge de cinq ans devant la princesse Palatine, duchesse d'Orléans, à la cour de Louis XIV, début d'une prestigieuse carrière de claveciniste et d'organiste. Il succéda en 1704 à Nicolas Lebègue comme titulaire de l'orgue de l'église Saint-Merry, et participa en 1706 à un jury qui attribua à Rameau l'orgue de l'église de la Madeleine-en-la-Cité - que celui-ci finit d'ailleurs par décliner. Il fut également organiste de l’église Saint-Barthélemy, aujourd’hui détruite, sur l’île de la Cité, où il succéda à son oncle Pierre Dandrieu (1664-1733), prêtre et organiste de Saint-Barthélemy qui publia vers 1714 un livre de noëls pour l’orgue et le clavecin. Sa sœur Jeanne-Françoise lui succéda à cette même tribune.
Il publia en 1718 un traité intitulé Principes de l'Acompagnement du Clavecin, ouvrage important pour la connaissance de la pratique musicale de son époque et accéda en 1721 à l'un des postes d'organiste de la Chapelle Royale (son successeur à ce poste fut Louis-Claude Daquin).


 

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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 15:05 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Franz Ignaz Danzi, né le 15 juin 1763 à Schwetzingen et mort le 13 avril 1826 à Karlsruhe, est un compositeur et chef d'orchestre allemand.

Le père de Franz Danzi, Innocenz, était musicien de la cour et premier violoncelliste de la chapelle de l’électeur palatin, alors la meilleure de l’Europe. Il donna à son fils, en même temps qu’à sa fille Franziska Dorothea Danzi (devenue également compositrice), ses premières leçons, et lui enseigna les principes de la musique, du piano et du chant.
En composition, le jeune Danzi n’eut qu’une éducation pratique ; il n’apprit cet art que par quelques notions d’harmonie qu’il puisa dans les livres, et par la lecture des partitions des grands maitres. Cependant il reçut quelques leçons de l’abbé Georg Joseph Vogler, organiste et compositeur. À l’âge de douze ans, il avait déjà écrit plusieurs morceaux pour le violoncelle, et ses progrès sur cet instrument furent si rapides, qu’à peine sorti de l’enfance, il fut admis dans la chapelle comme membre de l’orchestre du prince de Mannheim. Il composa son premier opéra Azakia, à Mannheim. En 1778, cette chapelle ayant été transportée à Munich, Danzi s'y rendit et y succéda à son père comme violoncelliste. L’année suivante il écrivit son premier ouvrage pour le théâtre de la cour.
Vers 1790, il épousa la fille du directeur du théâtre de Munich, Maria Margarethe Marchand. En 1791, Danzi demanda et obtint un congé illimité pour voyager avec sa nouvelle épouse, cantatrice distinguée dont le talent s’était développé grâce à ses leçons. Ils séjournèrent longtemps à Leipzig et à Prague. Danzi dirigea dans ces deux villes l’orchestre de la troupe italienne de Guardatoni, et sa femme chanta avec succès les rôles de Suzanne dans Le nozze di Figaro, de Caroline, dans Il matrimonio segreto, et de Nina, dans l’opéra de ce nom.

Pendant les années 1794 et 1795, il parcourut l’Italie avec sa femme et ils s’y firent remarquer pour leurs talents, particulièrement à Venise et à Florence. Le dérangement de la santé de sa femme obligea Danzi à revenir à Munich ; il y arriva en 1797, et dans la même année il obtint le titre de vice-maitre de la chapelle électorale. Lorsque Maria Danzi succomba à une maladie de poitrine en 1799, à l’âge de 32 ans, il fut frappé si douloureusement de cette perte qu’il ne put remplir ses fonctions à la cour pendant plusieurs années ; lorsqu’il lui fallut ensuite diriger des opéras où sa femme avait chanté, il éprouvait des émotions si pénibles qu’il prit finalement la résolution de s’éloigner de Munich.
En 1807, il se rendit à Stuttgart, où il fut nommé maitre de chapelle du roi de Wurtemberg et superviseur des instruments à vent au conservatoire de Stuttgart ; mais les changements politiques qui survinrent dans la région l’année suivante l’obligèrent à aller chercher fortune ailleurs. Il alla à Karlsruhe, et la cour de Bade lui accorda le même titre qu’à Stuttgart et un traitement suffisant pour assurer son existence. Depuis lors il ne quitta plus Karlsruhe, où il devait mourir.
Comme chef d’orchestre, il soutint l’œuvre de son ami Carl Maria von Weber, qu’il influença également comme compositeur. Par son style, on peut le considérer comme un des pionniers du romantisme. Les compositions religieuses et instrumentales de Danzi lui firent la réputation d’un savant musicien en Allemagne, mais, dans ses opéras, il a souvent sacrifié les convenances dramatiques à des effets d’instrumentation ou à des combinaisons harmoniques dépourvues du charme de la mélodie, alors qu’il connaissait bien l’art du chant, et qu’il l’enseignait à merveille.

 

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MessagePosté le: Mer 31 Mai - 09:40 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Antoine Dard (2 novembre 1715 à Chapaize dans le diocèse de Mâcon en France - 13 août 1784 à Paris) et baptisé le 4 novembre. Il était fils d’Antoine Dard dit Le Roy, officier du roi, et de Marguerite D’Huvernay, était un bassoniste et compositeur.

Il se marie à Dijon, en février 1734, avec signature d’un contrat devant notaire en date du 20 février 1734 instituant la communauté de biens entre les deux époux, selon la coutume de Bourgogne.
Son épouse est Claudine Garnier, née à Dijon le 29 août 1713, baptisée le lendemain, fille d’Étienne Garnier, arquebusier, et de Jeanne Girault, issue d’un milieu de marchand.
En 1754, les époux habitent sans doute Grenoble, puisqu’ils signent, le 23 mai 1754, un contrat de vente d’une terre située à Chapaize devant un notaire de cette ville. Le 25 octobre 1759, ils souscrivent à une rente viagère de 800 livres sur la ville de Paris, devant un notaire parisien. Le couple s’installe donc à Paris entre 1754 et 1759.
Le 11 janvier 1759, l'annonce suivante, parue dans la publication parisienne "Annonces, Affiches et Avis Divers" (AA), signale la parution de la première œuvre éditée de Dard: "6. SONATES pour le basson, composées par le Sr. Dard & très utiles à ceux qui désirent bien jouer de cet instrument. Chez l’auteur, rue des 2. Ecus, à la ville de Rennes ; & aux adresses ordinaires. Ces sonates sont, dit-on, uniques en leur genre, & peuvent aussi s’exécuter au violoncelle".
En 1760, Dard entre à l’Académie royale de Musique où il reste jusqu’en 1778. Il touche 600 livres les trois premières années, alors qu’il est le 5e basson, puis il est le mieux payé pour les années suivantes, donc sans doute 1er basson. Il touche 900 livres entre 1774-76 et 1000 livres entre 1776-1778.
Le 16 juillet 1763, Dard obtient la retenue d’un office de « grand hautbois de la Chambre et Ecuries du roi », vacant par le décès d'Esprit-Philippe Chédeville, le 9 mars 1762, et conserve cet office jusqu’à sa mort. Il prête serment pour cette charge le 25 juillet 1763 et conserve cet office jusqu’à sa mort quand il est remplacé par Jean Elie Schreiber, musicien au régiment de Dillon.

Le prix de la charge (“ la finance de l’office ”) n’est pas connu et par ailleurs, il faut aussi verser aux collègues en place une somme pour réception. Le montant des gages est de 180 livres par an et Dard bénéficie avec ses collègues du privilège de “ bouche à cour ” qui lui permet de partager, lors des grandes fêtes, du veau, de la dinde, un lapin, un chapon, du lard, du vin et 24 pains d’une livre.
Obs. : Il faut préciser que l’appellation « Grand hautbois » est une survivance du temps de Louis XIII. Ce poste concerne un basson et rien ne laisse supposer que Dard aurait également joué du hautbois.
La même année une note concernant la représentation de l’opéra "Ismène et Isménias" de Laborde nous apprend que « Dard le basson indique qu’il touchait 24 livres par séance, chiffre fort supérieur à celui de ses camarades clarinettistes».
À partir de 1764, il apparaît sur les listes de la « Musique du roi de Paris », c’est-à-dire parmi les membres de l’Opéra qui se produisent lors des spectacles de la cour : ils constituent alors les chefs de pupitres de la Musique du roi, dont la spécialité est plutôt la musique religieuse. Il y reste jusqu’à sa retraite en 1782 et touche une pension de 1000 livres par décision du 12 mai 1782, avec jouissance à partir du 1er janvier.
Le 5 février 1773, le Privilège Général pour imprimer est accordé « pour 6 ans, [à partir] du 27 janvier » au « Sr. Dard, musicien du Roy » pour des « Airs, Ariettes, Menuets et Contredanses recueillis par lui ».
Jusqu’à vers 1769, les œuvres de Dard ont été imprimées par Mme. Bérault et à partir de cette époque par Mlle. Girard, qui obtient elle aussi, le 30 avril 1773, un Privilège Général pour imprimer de la musique. Il figure sur le plan de la fosse d’orchestre de l’opéra royal de Versailles dressé par Métoyen en 1773 (lui aussi bassoniste, mais à la Musique du roi, il siège à côté de Dard). Cette même année, il joue à Versailles au festin royal à l’occasion du mariage du comte d’Artois.
Dard figure dans L’almanach musical, en 1775, comme bassoniste et puis de 1776 jusqu’en 1783 comme maître de composition vocale et 1er basson de l’Opéra. Il est intéressant de remarquer qu’il est le seul bassoniste à avoir sa fonction spécifiée, les autres, plus connus de nous aujourd’hui pour certains, ont seulement la mention de leur adresse.
En 1780-1781, il est porté sur la liste des pensionnaires de l’Opéra pour 450 livres.
Dard meurt le 13 août 1784 à Paris, de maladie. Ses funérailles ont lieu à Saint-Eustache le samedi 14 août 1784. Il habite alors un appartement comportant quatre pièces, un corridor et une cave, rue du Four Saint-Honoré, au 3e étage d’une maison appartenant à un dénommé Aviet ou Avié, maître d’hôtel du premier président du parlement de Paris et débourse 340 livres pour le loyer. Il y vit avec son épouse et une domestique, nommée Marie Jeanne Alain, fille majeure. Les deux époux n’ont pas d’enfants vivants au moment du décès.
Il lègue ses instruments de musique, parmi lesquels on compte deux clarinettes, une flûte à bec, mais malheureusement pas de bassons, ses livres de musique, les meubles de sa chambre et sa garde-robe à son élève Martin Perrault, âgé de 15 ans, jeune provincial qui loge à Paris chez mademoiselle Girard, marchande de musique et éditeur de ses œuvres depuis 1769, légataire universelle de Dard, qui de ce fait prendra à sa charge les frais de la succession. Il possède également dix petits tableaux qu’il range dans son secrétaire sur lequel il y a un buste de Voltaire.
La période de son apprentissage musical, vraisemblablement à Dijon ou Grenoble, où existait déjà une vie musicale développée, reste pour le moment mystérieuse.

 

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MessagePosté le: Mer 31 Mai - 09:46 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Yves Daoust (10 avril 1946, Longueuil, Canada) est un compositeur de musique électroacoustique résidant à Montréal, Canada.

À 7 ans, prend ses premières leçons de piano avec Alice Vigeant ; à 16 ans, premières expériences électroacoustiques: «prépare» le piano familial pour réaliser la sonorisation d'un film expérimental 8 mm d'un ami ; à 19 ans, réalise sa première œuvre électro-musique d'une heure pour une pièce de théâtre gestuel qui sera créée à Berlin (Allemagne) dans le cadre d'un festival international de théâtre amateur ; à 20 ans, entre au Conservatoire, d'abord dans la classe de piano de Irving Heller, puis dans la classe de composition de Gilles Tremblay.
Rencontre Maurice Blackburn : stage de techniques de musique de film, à l'ONF. Stagiaire à l'IMEB, de 1974 à 76. Il y développe son style et noue quelques amitiés qui durent toujours.
De retour à Montréal en 1976, il entre à l'ONF comme concepteur sonore. Est viré' trois ans plus tard (on éliminera du reste par la suite tous les autres compositeurs et on fermera l'Atelier sonore).

En 1978, il collabore à la création d'un premier enfant. (En ajoutera deux autres en 1992 et 1998.) Avec quelques collègues, il fonde l'ACREQ (Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec) qu'il dirigera plus tard durant 10 ans.
En 1981, il est engagé comme professeur au Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec, où on le charge de développer l'enseignement de l'électroacoustique dans les Conservatoires de Québec et de Montréal. Il y est toujours…
Depuis 1978, année où il entre officiellement dans le monde professionnel de la musique, il a composé en moyenne une œuvre par année, pour différents genres, diverses situations et différentes formations. Ses influences sont multiples : trames sonores de films, bien sûr, mais aussi Cage, Xenakis, Kagel, Ferrari, Savouret, Stockhausen (Hymnen), Beethoven, Schumann, Magritte…
Le 2 décembre 2009, il reçoit le prix Serge-Garant de la Fondation Émile-Nelligan pour l'ensemble de son œuvre.

 

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MessagePosté le: Jeu 1 Juin - 14:49 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Louis-Claude Daquin (ou D'Aquin), né à Paris le 4 juillet 1694, et mort à Paris le 15 juin 1772, est un compositeur, organiste et claveciniste français.

Louis-Claude Daquin est le fils de Claude Daquin, bourgeois de Paris d'origine juive, et d’Anne Tiersant. Les Daquin sont des d'Aquino venus d'Italie. Un de ses grands oncles est professeur d'hébreu au Collège de France. Il commence une carrière d’enfant prodige en étant présenté à la cour de Louis XIV à l’âge de six ans, comme avant lui Élisabeth Jacquet, sa marraine, et Jean-François Dandrieu.
Il épousa en 1722 Denise-Thérèse Quirot, fille d'un greffier des bâtiments. Il était alors organiste du roi en la chapelle royale du Palais et ordinaire de la musique du prince de Conti.
Il cumula les titres prestigieux : préféré à Rameau au poste d'organiste de l'Église Saint-Paul-Saint-Louis, à Paris, il succède à son ancien maître Louis Marchand en 1732 à l'orgue des Cordeliers, à Jean-François Dandrieu en 1739 à la Chapelle Royale, puis devient titulaire des orgues de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1755 comme successeur de Guillaume-Antoine Calvière. Virtuose éblouissant aux claviers, il est hautement apprécié de l'aristocratie et son jeu à l'orgue attire des foules considérables.
Il est le père de Pierre-Louis d'Aquin de Château-Lyon (1720-1796), écrivain, auteur du Siècle littéraire de Louis XV.

De nombreuses œuvres vocales et instrumentales connues par les documents d'époque sont actuellement perdues. Seuls nous sont parvenus :
en 1735, un Premier Livre de Pièces de Clavecin (en 4 suites) qui juxtapose des airs de danse dans la grande tradition française, des « pièces de caractère » dans la manière de Couperin, des pièces imitatives (Le Coucou, Les Vents en courroux, etc.) ou à programme (Les Plaisirs de la chasse) qui en appellent parfois à de grandes difficultés d'exécution : celles-ci évoquent plutôt la manière de Rameau.
pour l'orgue, un recueil de noëls variés Nouveau Livre de noëls (1757) qui est le plus abouti de ce genre typiquement français ;
une cantate.
Il existe aussi sous forme manuscrite, deux messes, un Te Deum, un Miserere et des Leçons de Ténèbres.

 

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MessagePosté le: Jeu 1 Juin - 14:55 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Alexandre Sergueïevitch Dargomyjski (en russe : Александр Сергеевич Даргомыжский), né le 14 février (2 février) 1813 à Toula et mort le 17 janvier (5 janvier) 1869 à Saint-Pétersbourg, est un compositeur russe.

Amateur éclairé, Alexandre Dargomyjski fait la connaissance de Mikhaïl Glinka en 1833. Glinka lui apporte les connaissances théoriques et pratiques qui lui manquaient pour entrer de plain-pied dans le domaine de la composition musicale. Après son voyage de 1844-1845 à Paris, Dargomyjski commence à s'intéresser de près au folklore de son pays. Il effectue un travail d'étude important sur la langue russe parlée et sur les manières d'exploiter sa prosodie dans le cadre d'œuvres musicales. Ce travail, joint à celui de Glinka, permet de jeter les bases d'un nationalisme artistique qui sera aux fondements de l'école musicale russe, d'où sortira le Groupe des Cinq.


 

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MessagePosté le: Sam 3 Juin - 15:20 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Miles Dewey Davis III, né le 26 mai 1926 à Alton, dans l'Illinois et mort le 28 septembre 1991 à Santa Monica, en Californie, est un compositeur et trompettiste de jazz américain.
Miles Davis commence à jouer de la trompette à l'âge de treize[réf. nécessaire] ans. Il fut à la pointe de beaucoup d'évolutions dans le jazz et s'est particulièrement distingué par sa capacité à découvrir et à s'entourer de nouveaux talents. Son jeu se caractérise par une grande sensibilité musicale et par la fragilité qu'il arrive à donner au son. Il marque l'histoire du jazz et de la musique du xxe siècle. Beaucoup de grands noms du jazz des années 1940 à 1980 travaillent avec lui.

Les différentes formations de Miles Davis sont comme des laboratoires au sein desquels se sont révélés les talents de nouvelles générations et les nouveaux horizons de la musique moderne ; notamment Sonny Rollins, Julian « Cannonball » Adderley, Bill Evans et John Coltrane durant les années 1950. De 1960 aux années 1980 ses sidemen se nomment Herbie Hancock, Wayne Shorter, George Coleman, Chick Corea, John McLaughlin, Keith Jarrett, Tony Williams, Joe Zawinul, Dave Liebman et Kenny Garrett ; c'est avec eux qu'il s'oriente vers le jazz fusion, dont il reste l'un des pionniers. La découverte de la musique de Jimi Hendrix est déterminante dans cette évolution, mais surtout le choc du festival de Newport, en 1969, où l'on assiste à l'origine exclusivement à des concerts de jazz, mais qui, cette année-là, programme du rock. Nombre de musiciens qui passent par ses formations de 1963 à 1969 forment ensuite les groupes emblématiques du jazz fusion, notamment Weather Report, animé par Wayne Shorter et Joe Zawinul, Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin, Return to Forever de Chick Corea, ainsi que les différents groupes de Herbie Hancock.
Miles Davis est un des rares jazzmen et l'un des premiers musiciens noirs à être connu et accepté par l'Amérique moyenne, remportant même le trophée de l'homme le mieux habillé de l'année du mensuel GQ pendant les années 1960. Comme Louis Armstrong, Miles Davis est ce phénomène curieux : une superstar du jazz. À la différence de son glorieux aîné qui avait recherché l'intégration à la culture grand public dominée par la population blanche, le parcours musical de Miles Davis s'accompagne d'une prise de position politique en faveur de la cause noire et de sa lutte contre le racisme. En 1985, il participe à l'album Sun City contre l'apartheid à l'initiative de Steven Van Zandt.
En France, c'est l'enregistrement de la musique du film Ascenseur pour l'échafaud (1957) de Louis Malle qui le rend célèbre. Son dernier album, Doo-bop, publié en 1992 après sa mort, laisse éclater des influences rap.

Le 26 mai 1926, Cleorita Henry donne naissance à Miles Deway Davis III, à Alton (Illinois), sur les bords du Mississippi. L'enfant grandit dans un milieu familial relativement riche (son père Miles Dewey Davis II est chirurgien-dentiste) et mélomane : sa mère joue du piano et du violon, et sa grand-mère maternelle était professeur d'orgue dans l'Arkansas; sa sœur aînée, Dorothy, et son frère cadet, Vernon, étudient également la musique.
L'année suivante, la famille déménage et s'installe à East Saint Louis, Illinois, où son père a ouvert un cabinet dentaire. Lorsque le jeune Miles fréquente l’école primaire, sa famille habite un quartier à prédominance blanche, où il fait pour la première fois la douloureuse expérience du racisme. Le garçon se passionne pour le sport — baseball, football américain, basket-ball, natation et surtout boxe — mais aussi pour la musique : il suit avec passion l'émission radiophonique de jazz Harlem Rhythms. À l'âge de neuf ou dix ans, un ami de son père, le docteur John Eubanks, lui offre une trompette, dont il commence rapidement à jouer.
En 1939, collégien à la Crispus Attucks Junior High, il prend des cours de trompette avec Elwood Buchanan, un autre ami de son père, professeur à la Lincoln High où Miles étudie bientôt. C’est ce maître qui fait découvrir les particularités de la trompette jazz au jeune Miles, et qui l’aide à développer les fondements de son style, en l’encourageant, d’une part, à jouer sans vibrato, et en l’initiant, d’autre part, au jeu de trompettistes comme Bobby Hackett et Harold Baker, caractérisé par la sobriété, la douceur et le lyrisme. Il suit également des leçons avec Joseph Gustat, la première trompette et le chef de pupitre de l'orchestre symphonique de Saint-Louis, et il joue dans l'orchestre de son école, dont il est le plus jeune élément.
Après sa rencontre avec le trompettiste Clark Terry, figure du jazz local, qui exerce sur lui une profonde influence, Miles devient professionnel vers 1942, en s'inscrivant à la Fédération américaine des musiciens. Fréquentant assidûment les clubs de la ville, malgré son jeune âge qui lui en interdit en principe l'accès, il commence à jouer en public dès que possible, acquérant une petite réputation régionale, tout en continuant à fréquenter la high school.
En 1942, à l'âge de 16 ans, il fait la connaissance d'Irene Birth, sa première véritable petite amie, dont il aura trois enfants. Irene le défie d'appeler Eddie Randle pour se faire engager dans son orchestre de rhythm and blues, les Blue Devils. À la suite d'une audition, il est engagé comme trompettiste, mais se voit également confier de nombreuses corvées, comme l'organisation des répétitions, acquérant ainsi une solide connaissance du métier. Comme Miles le confirmera plus tard dans des entrevues, c’est également au cours de cette période qu’il développe un goût prononcé pour la théorie musicale, goût qui allait concourir à rendre possible les nombreuses évolutions stylistiques qui caractérisent sa carrière. En plus de morceaux essentiellement blues, les Blue Devils jouent, entre East Saint Louis et Saint-Louis (Missouri), du Duke Ellington, Lionel Hampton ou Benny Goodman, donnant à Miles l'occasion de hanter les jam-sessions aux côtés de son nouvel ami Clark Terry, « faisant le bœuf » avec des musiciens célèbres comme Roy Eldridge, Kenny Dorham, Benny Carter et surtout Lester Young, idole des saxophonistes et l'un des modèles de Miles.
En 1944, alors que, jeune diplômé de Lincoln High et très demandé par les orchestres de la région, Miles hésite sur la carrière à suivre, naît sa première fille, Cheryl. À la même époque, ses parents divorcent et ses relations avec sa mère, depuis longtemps conflictuelles, se dégradent encore

En juin 1944, à 18 ans, après être revenu déçu de son bref engagement au sein d'un groupe de La Nouvelle-Orléans, les Six Brown Cats d'Adam Lambert, pour lesquels il a quitté les Blue Devils (les autres orchestres de la région ne pouvant pas s'offrir les quatre-vingts dollars par semaine qu'il exigeait), Miles Davis hésite entre rejoindre la Faculté de chirurgie dentaire, ou suivre Clark Terry dans l'orchestre de l'U.S. Navy. C'est à cette époque que le big band de Billy Eckstine vient jouer dans un club de St Louis. Ce groupe pas comme les autres cherche à adapter au format big band la révolution bebop qui secoue le milieu du Jazz depuis le début des années 1940. Il réunit les deux créateurs et plus célèbres musiciens du genre, le trompettiste Dizzy Gillespie et le saxophoniste Charlie Parker. Au début du concert, coup de chance : Gillespie vient trouver Davis dans la salle pour lui demander de les rejoindre sur scène pour remplacer un trompettiste défaillant. Émerveillé par cette rencontre musicale, Miles prend une décision essentielle : il rejoindra le groupe à New York.
Grâce à l'aide financière de son père (qui l’a toujours énormément encouragé et soutenu, à la fois moralement et matériellement), il s'inscrit à la rentrée 1944 à la célèbre école de musique Juilliard de New York, dont l'enseignement l'ennuie assez rapidement. Mais son véritable but est ailleurs : il commence à fréquenter assidûment le Minton's dans la 118e rue, berceau légendaire du Bebop, à la recherche de Parker et Gillespie. C'est à cette époque qu'il rencontre les trompettistes Freddie Webster et Fats Navarro, qui deviennent ses amis et complices musicaux. Ayant finalement mis la main sur Gillespie et Parker (qui, fauché comme toujours, s'installera quelque temps chez Miles), il s'initie aux subtilités du Bebop, style musical particulièrement complexe et ardu. De plus, Parker, alias Bird, le présente aux autres légendes du style, dont le pianiste Thelonious Monk.
Parallèlement à ses études à la Juilliard School, où il apprend le piano et s'initie aux compositeurs contemporains comme Prokofiev, Miles devient un habitué des jam-sessions de la nuit new-yorkaise. Il accompagne notamment la grande chanteuse Billie Holiday au sein de l'orchestre du saxophoniste Coleman Hawkins. À propos de cette époque, il confiera plus tard : « Je pouvais en apprendre plus en une nuit au Minton's qu'en deux ans d'études à la Juilliard School. »
Les choses commencent à bouger pour le jeune trompettiste : il obtient son premier engagement officiel début 1945, aux côtés du saxophoniste ténor Eddie « Lockjaw » Davis. Le 24 avril, il réalise son premier enregistrement en studio, gravant quatre premiers morceaux avec un quintet accompagnant le chanteur Rubberlegs (« jambes de caoutchouc ») Williams sous la direction du saxophoniste Herbie Fields. Ces morceaux de blues fantaisistes, centrés sur le chant, ne lui donnent guère l'occasion de montrer son talent, mais c'est un début.
En octobre, il intègre enfin le quintet de Charlie Parker, en tant que remplaçant de Dizzy Gillespie, qui a quitté le groupe. Le 26 novembre, le groupe enregistre, Gillespie étant de retour... au piano. Le 28 mars 1946, Miles enregistre à nouveau, avec un Parker au sommet de son succès, les classiques Moose The Mooche, Yardbird Suite, Ornithology et A Night in Tunisia. La sonorité douce et le calme de son jeu, s'opposant à la véhémence de Charlie Parker, s'éloignent également beaucoup du style Gillespie, qu'il a d'abord tenté d'imiter avant de renoncer. Cette différence lui attire quelques critiques négatives, mais Davis impose rapidement son style propre. Le magazine Esquire le proclame « Nouvelle Star de la Trompette Jazz ». Le 8 mai, Miles compose et enregistre sa première composition personnelle, Donna Lee, qui attire l'attention du célèbre arrangeur Gil Evans. Il restera trois ans dans le groupe de Parker, apprenant beaucoup et gravant plusieurs morceaux légendaires, mais faisant également connaissance avec les mauvaises habitudes du saxophoniste et de son entourage, au premier rang desquels la drogue, principalement l'héroïne, qui fait des ravages chez les « boppers ». Miles parvient dans un premier temps à ne pas tomber dans la toxicomanie, mais supporte de plus en plus mal le comportement erratique qu'elle induit chez ses collègues.
À l'automne 1946, Charlie Parker, à bout de forces, est hospitalisé pour sept mois à Camarillo. Sans groupe, Miles Davis joue notamment avec Charles Mingus, avant de rejoindre à nouveau l'orchestre de Billy Eckstine pour une tournée. Au printemps 1947, le groupe est dissout, et Miles est sans travail ; après des années de résistance il plonge dans la cocaïne et l'héroïne. Pendant quelques semaines, il joue au sein du big band de Dizzy Gillespie, puis rejoint un Charlie Parker remis sur pied. Célébré par les lecteurs de magazines jazz prestigieux dans leurs référendums annuels, participant à des enregistrements légendaires avec les musiciens les plus réputés du Bebop, Davis est pourtant en 1948 un homme frustré, impatient de créer une musique qui lui soit propre.

À l'été 1948, Miles Davis, en collaboration avec l'arrangeur Gil Evans, rencontré plusieurs années auparavant, décide de mettre son projet à exécution en se détachant des principes du bebop pour participer à une nouvelle forme de jazz. Installé à New York, il fonde un nouveau groupe, intermédiaire entre le big band et les petites formations bebop, un nonette, où chaque section devra, dans l'esprit de ses créateurs, imiter l'un des registres de la voix humaine: la section rythmique comprend contrebasse, batterie et piano, tenu par l'ancien batteur de Charlie Parker, Max Roach. Pour les instruments à vent, on trouve en plus de la trompette de Davis et du saxophone de Gerry Mulligan, un trombone, un cor d'harmonie, un saxophone baryton et un tuba. Le 18 septembre 1948, le nonette se produit pour la première fois en public, assurant la première partie du spectacle de Count Basie au Royal Roost de New York, sous le titre Nonet de Miles Davis, arrangement de Gerry Mulligan, Gil Evans et John Lewis. Une dénomination inhabituelle qui trahit la volonté de créer une musique reposant largement sur les arrangements. Jouant une musique dont l'orchestration riche, les arrangements soignés et la relative lenteur rompent radicalement avec l'urgence du bebop, le groupe est notamment remarqué par le directeur artistique des disques Capitol Records, Pete Rugolo, qui se montre très intéressé.
Après un contretemps dû à la grève des enregistrements de 1948, pendant laquelle Miles refuse de rejoindre le groupe de Duke Ellington, le nonette entre finalement en studio, début 1949, à New York, pour une série de trois séances qui vont changer la face du jazz. En quinze mois et avec de nombreux musiciens différents, le groupe enregistre une douzaine de morceaux, dont les titres Godchild, Move, Budo, Jeru, Boplicity et Israel. Six d'entre eux sortent en 78 tours, le reste devra attendre les années 1950 et le célèbre album Birth of the Cool, sorti longtemps après les faits, pour voir le jour.
Le cool jazz est né, mais ce n'est pas une révolution immédiate : le nonette rapidement dissous, cette nouvelle musique mettra plusieurs années à s'imposer auprès des musiciens et du public. En 1949, Miles Davis effectue son premier voyage à l'étranger pour participer, le 8 mai, au Festival international de jazz à Paris, salle Pleyel. Co-dirigeant un groupe avec le pianiste Tadd Dameron, il rencontre l'élite intellectuelle et artistique parisienne de l'époque : Jean-Paul Sartre, Boris Vian, Pablo Picasso et surtout Juliette Gréco. Pour le trompettiste, c'est une véritable révélation. La France est en effet à l'époque un pays beaucoup moins raciste que les États-Unis, surtout dans le milieu qu'il fréquente à Paris. Il a pour la première fois la sensation, comme il le dira dans son autobiographie « d'être traité comme un être humain ». Amoureux de Juliette Gréco, il hésite à l'épouser, ce qui serait tout simplement impensable dans son pays natal (à l'époque, les unions « mixtes » entre Noirs et Blancs sont encore tout simplement illégales dans de nombreux États américains). Ne voulant pas lui imposer une vie aux États-Unis en tant qu'épouse d'un Noir américain, et elle ne voulant pas abandonner sa carrière en France, il renonce et rentre à New York à la fin mai.

SUITE: Davis, Miles
 

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MessagePosté le: Sam 3 Juin - 15:26 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Sir Peter Maxwell Davies, né à Salford le 8 septembre 1934 – mort le 14 mars 2016, est un compositeur et chef d'orchestre anglais.
Il est un des principaux représentants de l'école anglaise contemporaine.

Né à Salford en 1934, Peter Maxwell Davies a étudié au Royal Manchester College of Music de 1952 à 1957 avec Richard Hall, puis à l'Université de Manchester avant de se perfectionner à Rome avec Goffredo Petrassi jusqu'en 1959. Il est ensuite directeur du département de musique de la Cirencester Grammar School de 1959 à 1962 où ses méthodes pédagogiques destinées aux jeunes enfants sont remarquées. Il est l'élève de Roger Sessions à Princeton de 1962 à 1964. Puis il part en Australie pour être compositeur résident à l'Université d'Adélaïde (1966). L'année suivante, il fonde avec Harrison Birtwistle l'ensemble des Pierrot Players. En 1970, celui-ci devient Fires of London, Davies en est l'unique directeur. Pour cette formation, il va écrire une série d'œuvres théâtrales qui témoignent d'une grande violence associée à un désir de provocation.

Il s'installe en Écosse dans l'Archipel des Orcades (Orkney Islands) et sa musique prend dès lors un tour plus lyrique, plus ample et serein. En 1971, il écrit la musique pour deux films de Ken Russell : Les Diables (The Devils) et The Boy friend. En 1977, il fonde le festival de Saint-Magnus dans les Orcades puis dirige à partir de 1979 la Dartington Summer School of Music jusqu'en 1984. En 1985, il est chef associé du Scottish Chamber Orchestra, ensemble pour lequel il écrit un cycle intitulé Strathclyde Concertos. En 1987, il fut anobli avec le titre de Knight Bachelor. De 1992 à 2002, il est chef associé pour l'Orchestre Philharmonique de la BBC à Manchester.
Davies est ouvertement gay. En 2007, il a suscité une controverse, annonçant vouloir organiser sa cérémonie de Partenariat enregistré au Sanday Light Railway, ce qui lui fut refusé.
De mars 2004 à mars 2014, il est Maître de musique de la reine (nommé pour 10 ans)

 

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MessagePosté le: Lun 5 Juin - 17:12 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Claude Debussy est un compositeur français, né le 22 août 1862 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 25 mars 1918 à Paris.

En posant en 1894 avec Prélude à l’après-midi d’un faune le premier jalon de la musique moderne, Debussy place d’emblée son œuvre sous le sceau de l’avant-garde musicale. Il est brièvement wagnérien en 1889, puis anticonformiste le reste de sa vie, en rejetant tous les académismes esthétiques. Avec La Mer, il renouvelle la forme symphonique ; avec Jeux, il inscrit la musique pour ballet dans un modernisme prophétique ; avec Pelléas et Mélisande, l’opéra français sort des ornières de la tradition du drame lyrique, tandis qu’il confère à la musique de chambre, avec son quatuor à cordes et son trio, des accents impressionnistes inspirés.
Une part importante de son œuvre est pour piano (la plus vaste de la musique française avec celle de Gabriel Fauré) et utilise une palette sonore particulièrement riche et évocatrice.
Claude Debussy laisse l’image d’un créateur original et profond d’une musique où souffle le vent de la liberté. Son impact sera décisif dans l’histoire de la musique. Pour André Boucourechliev, il incarnerait la véritable révolution musicale du vingtième siècle
Achille-Claude Debussy naît dans la maison familiale au no 38 rue au Pain à Saint-Germain-en-Laye, le 22 août 1862. Ses parents, Manuel-Achille, un ancien militaire, et Victorine Manoury, sont vendeurs de céramiques et de poteries (« marchands faïenciers »). Onze mois plus tard, le 23 juillet 1863, sa sœur Adèle vient au monde, également au 38, rue au Pain. Claude Debussy est baptisé le 31 juillet 1864 en l’église Saint-Germain ; son parrain est le banquier Achille Arosa, sa marraine est Clémentine Debussy, tante de Claude et maîtresse d’Arosa, qui signe le registre du nom d’Octavie de la Ferronière afin de rendre sa liaison plus discrète
Les Debussy quittent leur boutique de Saint-Germain-en-Laye vers la fin de 1864, faute de rentabilité. Ils passent un moment chez la grand-mère maternelle d’Achille-Claude, Edme Manoury, avant de revenir s’installer à Paris même, en septembre 1867, au 11, rue de Vintimille, où naît le troisième enfant de la famille, Emmanuel-Léon, le 19 septembre 1867. Le père Debussy travailla d’abord comme courtier en ustensiles de ménage avant d’entrer en 1868 à l’imprimerie Paul Dupont, ce qui lui permit de déménager à nouveau avec sa femme et ses enfants, cette fois au 69, rue Saint-Honoré. Au début de l’année 1870, Achille-Claude part avec sa mère enceinte, son frère et sa sœur chez Clémentine Debussy (sa tante paternelle et également sa marraine), à Cannes, où naît le quatrième enfant de la famille, Alfred Lucien, le 16 février 1870. Le père reste à Paris, où la guerre éclate en juillet. L’imprimerie Dupont licencie son personnel le 15 novembre, et Manuel-Achille se retrouve sans emploi, avant d’accepter un poste au service des vivres de la mairie du 1er arrondissement, un des futurs foyers de la Commune.

Pendant ce temps, c’est sans doute à Cannes que le jeune Achille-Claude pénètre pour la première fois dans l’univers musical. Sa tante Clémentine aurait décelé en lui des dispositions musicales, et lui aurait déniché son premier professeur de piano, un modeste violoniste italien de quarante-deux ans habitant Cannes, Jean Cerutti. Ce dernier n’aurait rien remarqué de particulier chez Achille-Claude. À Paris, l’insurrection de la Commune éclate ; Manuel-Achille s’engage dans la garde nationale, où, promu, après maintes péripéties, capitaine puis se retrouvant à la tête d’un bataillon, il est arrêté, puis libéré deux jours plus tard, et emprisonné à nouveau, le 22 mai, par les troupes de Mac-Mahon. Il se trouve interné avec d’autres communards dans le camp de Satory, et doit subir plusieurs interrogatoires suivis d’un procès pour lequel son jugement par le Conseil de guerre est sans appel : quatre ans de prison. Après une année d’incarcération, la peine est commuée en quatre ans de suspension des droits civiques et familiaux. Le reste de la famille, demeuré à Cannes pendant ces événements, rentre à Paris, où Victorine Debussy et ses quatre enfants louent un petit deux-pièces rue Pigalle.
Manuel-Achille rencontre dans les prisons communardes un autre prisonnier, Charles de Sivry, musicien autodidacte (il était notamment chef d’orchestre), et beau-frère de Paul Verlaine. Les deux hommes se lient d’amitié et échangent leurs soucis. Manuel-Achille touche sans doute quelques mots à Sivry de son fils Achille-Claude et de ses facilités musicales, si bien que Sivry propose de confier le jeune Debussy à sa mère, Madame Antoinette-Flore Mauté de Fleurville. Cette dernière, qui avait alors quarante-huit ans, est une excellente pianiste, et aurait été, selon ses propres dires, une élève de Frédéric Chopin. Cette affirmation n’a cependant pas pu être prouvée. Toujours est-il qu’Achille-Claude devint l’élève de Madame Mauté, mais l’on ne sait si les cours débutèrent avant ou après la libération de Sivry du camp de Satory (Sivry fut libéré rapidement, bénéficiant d’un non-lieu). Madame Mauté prenait ces leçons très à cœur, et elle fut convaincue des talents de Debussy, ce dernier progressant de manière significative. Debussy lui-même en gardera un bon souvenir, affirmant plus tard : « Ma vieille maîtresse de piano, petite femme grosse, qui m’a précipité dans le Bach et qui en jouait comme jamais maintenant, y mettant de la vie. » La fille de Madame Mauté, Mathilde, est l’épouse de Paul Verlaine avec qui elle s’installe rue Nicolet, au côté des Mauté, non loin de la rue Pigalle où logent les Debussy.
Après une année, les leçons de Madame Mauté furent d’une telle qualité qu’Achille-Claude put envisager l’entrée au Conservatoire de Paris, lui qui ne fréquentait aucune école (contrairement à ses frères et sœurs) et qui apprit à lire, à écrire et à compter avec sa mère. Madame Mauté l’encourage dans cette voie et conseille à ses parents de lui faire tenter le concours d’entrée. Pour cela, il lui faut une relation pouvant appuyer sa candidature. Le père, Manuel-Achille, parvient à joindre Félicien David, membre des comités d’examens de chant, d’orgue et de déclamation lyrique. Ce dernier accepte, et envoie le billet suivant au secrétaire du Conservatoire, Charles Réty :
« Cher Monsieur Réty, je vous adresse un enfant que son père désirerait faire entrer dans une classe de piano. L’enfant a un bon commencement. Voyez par vous-même, si vous pouvez l’admettre, vous me feriez plaisir. Bien à vous, Félicien David. »
Ainsi, Claude Debussy est admis au Conservatoire le 22 octobre 1872 ; sur les cent cinquante-sept candidats, seuls trente-trois avaient été retenus.
Debussy a passé plus de dix ans au Conservatoire de Paris. Lors de son entrée, cela ne faisait qu’un an qu’Ambroise Thomas en était le directeur. Il fut inscrit dans la classe de piano d’Antoine Marmontel, le 25 octobre 1872 et le 7 novembre de la même année dans la classe de solfège d’Albert Lavignac.

Tout le monde s’accorde à dire que Debussy était un élève dissipé, arrivant souvent en retard, et subissant en cela le courroux de sa mère, très sévère sur ce pointn 2. Cela ne changea pas grand-chose. Debussy était aussi vu par ses professeurs comme un enfant intelligent et plutôt talentueux. À propos d’une toccata de Bach jouée par Debussy en janvier 1873 chez Marmontel, Alphonse Duvernoy écrira : « Joli son. » À Marmontel d’ajouter un an plus tard dans un jugement d’ensemble : « Charmant enfant, véritable tempérament d’artiste ; deviendra un musicien distingué ; beaucoup d'avenir. » En revanche, dans la classe de Lavignac, Debussy fut jugé très en retard sur la théorie. Il ne tarda cependant pas à s’améliorer, si bien que Marmontel écrira en juin 1874 : « Très bien : lecture, dictée et théorie. » Ces progrès, aussi bien en piano qu’en théorie, l’amenèrent tout naturellement à concourir ; il obtint un 2e accessit de piano (après l’interprétation du concerto no 2 en fa mineur de Chopin) et la 3e médaille de solfège. Ses parents étaient présents lors de la remise des prix, et furent très fiers de lui. Son père était sorti de prison depuis presque deux ans, et avait retrouvé un emploi comme auxiliaire aux écritures à la compagnie Fives-Lille, et toute la famille avait déménagé au 13, rue Clapeyron.
En 1875, Debussy était, à treize ans, le plus jeune élève de la classe de Lavignac, qui se montrait satisfait, ayant cependant toujours quelques réserves sur les principes théoriques. En piano, Marmontel était, quant à lui, tout à fait enthousiaste au sujet de son élève. Lors de nouvelles épreuves, Debussy obtint cette fois la 2e médaille en solfège. En piano, il partagea les premiers accessits avec deux autres candidats, il n’y eut pas de premier prix, mais deux seconds (l’épreuve comptait en tout quatorze candidats et comportait notamment la première ballade de Chopin). Un critique de l’Art musical, présent ce jour-là, écrivit sur Debussy qu’il était « un enfant de 12 ans et virtuose de premier ordre dans l’avenir. » D’ailleurs, du point de vue de Satie, personne n’a jamais mieux joué Chopin que Debussy.
Cependant, 1876 fut pour Debussy une année qui, d’un point de vue scolaire, ne tint pas ses promesses. Changement qui, selon certains, est à mettre au compte de l’adolescence. Cela n’empêcha pas Marmontel d’envoyer Debussy comme accompagnateur d’une élève de classe de chant, Léontine Mendès, lors d’un concert en province (à Chauny, dans l’Aisne). Ce concert-spectacle organisé par la fanfare des manufactures de glaces se tint le 16 janvier 1876. C’était la première prestation publique de Debussy hors conservatoire, il y accompagna Léontine sur un air de La Juive d’Halévy, ainsi que sur un air de Mignon d’Ambroise Thomas. Il interpréta également une fantaisie pour violoncelle et piano de Donizetti en compagnie du violoncelliste Samary, suivi, entre autres, d’un trio pour piano, violon et violoncelle de Haydn. C’était sans compter qu’après le concert, il fut encore sollicité pour tenir le piano dans une opérette d’Offenbach donnée par la troupe de théâtre locale. La presse locale également fut enthousiaste à son égard, « […] De Bussy qui porte un si grand courage dans un si petit corps. Quelle verve ! Quel entrain ! […] Qu’on ne vienne plus dire que le piano est un instrument froid, […] il n’a pas quatorze ans ! […] », et, dans La Défense Nationale, le critique écrit « M. de Bussy […] est un tout jeune pianiste qui possède son art à un degré fort remarquable. »
À la suite de cette prestation remarquée, Debussy fut appelé à donner un concert à Chauny le 18 mars 1876, organisé par la Musique municipale. Les professeurs du conservatoire se montraient moins enthousiastes. Marmontel écrit dans une note du 22 juin 1876 : « Ne tient pas du tout ce que j'espérais ; étourdi, inexact, il pourrait faire beaucoup mieux. » Lavignac est plus complaisant (9 juin 1876) : « parfait pour la lecture et la dictée ; encore étourdi pour la théorie, bien qu’il la comprenne fort bien. » Comme un fait exprès, ses deux tendances se vérifièrent dans leurs épreuves respectives. En solfège, ce fut la consécration, Debussy obtint la première médaille avec deux autres candidats ; mais, en piano, aucune récompense. Il faut dire que l’œuvre imposée n’aidait pas vraiment, l’allegro op. 111 de Beethoven, qu’un critique de l’Art musical commente « morceau très sévère et absolument dénué de toute espèce de charme ». Ceci explique pour certains que Debussy ait par la suite gardé ses distances avec les œuvres de Beethoven. Dans le jury, on peut noter la présence entre autres de Saint-Saëns et Massenet. En ce qui concerne la technique pianistique de Debussy, ses camarades l’ont toujours considérée comme peu académique. Comme le décrit Gabriel Pierné, un de ses camarades de classe : « il nous étonnait par son jeu bizarre. Maladresse naturelle ou timidité, je ne sais, mais il fonçait littéralement sur le clavier et forçait tous les effets.
De manière générale, l’année 1876-1877 est une année beaucoup plus encourageante que la précédente sur le plan scolaire. Marmontel trouve que Debussy a renoncé à son « étourderie » et a repris « goût au travail ». Ce que Manuel et Victorine Debussy prennent comme un soulagement (ils sont encore sous le coup de la perte de leur dernier enfant, Eugène, né en 1873 et mort en 1877 d’une méningite). Au concours de cette année, organisé à huis-clos, on retrouve le premier mouvement de la sonate en sol mineur de Schumann, que 21 candidats furent tenus d’exécuter. Debussy s’en sort avec le second prix, ce qui est une réussite (il y eut deux seconds prix, et trois premiers, dont l’un alla à José Jimenez, un natif de Trinidad). Durant l’année 1877-1878, Debussy, qui a 16 ans, fait son entrée dans la classe d’harmonie d’Émile Durand (le 27 novembre 1877 précisément).

L’harmonie enseignée au conservatoire était une discipline que Debussy trouvait pratiquement sans intérêt. Il la considérait comme futile et n’y attachait pas beaucoup de crédit. Comme il le rapporte lui-même plus tard : « Je vous assure que dans la classe d’harmonie, je ne faisais pas grand-chose » ; ou encore : « L’étude de l’harmonie telle qu’on la pratique à l’école est bien la façon la plus solennellement ridicule d’assembler les sons. Elle a, de plus, le grave défaut d’unifier l’écriture à un tel point que tous les musiciens, à quelques exceptions près, harmonisent de la même manière. »
Pour appuyer cette hypothèse, on pourrait citer une note de François Lesure dans sa biographie sur Claude Debussy : « Sur une petite feuille que je possède, Debussy a noté, sans doute à l’époque où il fut nommé au Conseil supérieur du Conservatoire : « réduire les études d’harmonie à une année ». Néanmoins il avait des rapports très corrects avec Émile Durand, et tous deux s’appréciaient mutuellement. Ainsi il arrivait parfois à Durand de retenir Achille-Claude après la classe, et de jeter un œil sur le papier réglé de l’élève. Il y apportait des rectifications, émettait des critiques avant d’ajouter un sourire énigmatique aux lèvres : « Évidemment, tout cela n’est guère orthodoxe, mais c’est bien ingénieux ». Debussy ne reçut cependant aucune récompense en harmonie durant sa première année dans cette classe. Ce qui apparaît logique au vu des témoignages de ces camarades ; ainsi, Paul Vidal exprima : « au lieu de trouver les réalisations harmoniques attendues du professeur, il dépassait toujours le but, inventait des solutions ingénieuses, élégantes, charmantes, mais nullement scolaires, et Émile Durand, qui était un bon professeur, mais dépourvu de souplesse, lui en faisait âprement le reproche » ; ce qui coïncide avec les souvenirs de Raymond Bonheur : « qu’il s’agisse d’un chant ou d’une basse donnée, il était rare qu’il n’en apportât une réalisation ingénieuse et n’en relevât l’ordinaire banalité d’une harmonie subtile et inattendue ». Au traditionnel concours de piano annuel, avec au programme l’allegro de la sonate op. 39 de Weber, Debussy fit vache maigre et repartit sans aucun prix. Cette désillusion annonce l’année 1878-1879 suivante comme étant la pire de ses années passées au Conservatoire, bien que ses notes chez Marmontel fussent positives.
La plupart de ses camarades le devançaient, étant plus appliqués et rigoureux dans le travail, et récoltant de nombreux prix. Il n’en eut aucun cette année-là, même au concours de piano, où pourtant il interpréta Chopin (Allegro de concert, op. 46), compositeur lui seyant normalement parfaitement. L’atmosphère familiale devint tendue. Heureusement, Marmontel sut lui trouver une distraction qui tombait à point nommé.
Il l’envoya au château de Chenonceaux chez Marguerite Wilson, riche châtelaine d’origine écossaise qui avait pour habitude de recevoir des pianistes afin d’animer ses soirées. C’était une blonde excentrique, grande admiratrice (jusqu’au fanatisme paraît-il) de Wagner. Elle tenait aussi en haute estime Gustave Flaubert (qu’elle avait d’ailleurs invité l’été précédant la venue de Debussy) et la peinture italienne. On imagine l’impression laissée au Debussy de 18 ans par ce gigantesque château, lui qui débarquait de son deux pièces familial. Il semble qu’il ait surtout eu à jouer de la musique de chambre. Mais il a surtout dû s’imprégner de musique wagnérienne par l’entremise de la maîtresse de maison, et son premier contact concret et enthousiaste avec le compositeur de Bayreuth date probablement de cette époque (bien qu’il en ait tout naturellement eu vent, ne serait-ce qu’au Conservatoire).

 SUITE: Debussy, Claude
 

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MessagePosté le: Lun 5 Juin - 17:26 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Michel-Richard de Lalande (Paris, 15 décembre 1657 - Versailles, 18 juin 1726) est un musicien français qui a composé, pour le roi Louis XIV, essentiellement de la musique religieuse (des motets inspirés de textes latins tirés des Psaumes) mais aussi des divertissements, des pastorales et des ballets.
À la suite de Lully, Du Mont, Charpentier, et avec Couperin, Campra, Grigny, Desmarest, Rameau et Leclair, il incarne le baroque musical français.
Ses compositions religieuses annoncent les cantates de Bach et ses chœurs les oratorios de Haendel.
Il est le maître du grand motet français. Sa renommée perdurera jusqu’aux approches de la Révolution grâce, notamment, à des exécutions au Concert Spirituel des Tuileries.
En 1722, le roi Louis XV le nomme chevalier de l'ordre de Saint-Michel.

Michel-Richard Delalande, dit de Lalande, naît à Paris le 15 décembre 1657. Il est le quinzième et dernier enfant de Michel Delalande et de Claude Dumoustier. Ses parents sont marchands tailleurs établis dans la paroisse parisienne de Saint-Germain-l’Auxerrois. Entre 1667 et 1672, il entre dans cette église royale, comme enfant de chœur, en compagnie du jeune Marin Marais, ce qui signifie : enfant chantant dans le chœur. Il y reçoit une formation complète de chantre (pour le plain-chant nécessaire à la liturgie, et comme choriste). On le forme également à la pratique instrumentale (dans son cas, celle du clavier : clavecin à la maîtrise et orgue afin de pouvoir seconder le titulaire). L'éducation des enfants dans ce type d'ensemble est aussi littéraire (français et latin) et on leur enseigne l'arithmétique. Le maître de musique (qu'on appelait pas encore maître de chapelle), François Chaperon, détecte en lui des dons pour la musique et, vu sa voix remarquable, lui confie les parties qui doivent se chanter seul
Il quitte l'église Saint-Germain-l’Auxerrois avec une gratification exceptionnelle de 150 livres. Orphelin à quinze ans, il est recueilli par l'une de ses sœurs, qui vit rue Bailleul et admire sa voix. Il poursuit sa formation en autodidacte. Son beau-frère, resté anonyme en dépit des recherches, organise des concerts où l'on joue des ouvrages du jeune Delalande.
Il tente en vain de se faire admettre comme violoniste à l’Académie royale de musique, dirigée par Lully. Puis il entame une carrière d’organiste, principalement à l'église Saint-Gervais, où il assure l’intérim le temps que le jeune François Couperin puisse succéder à son père. Il est également organiste à l'église des Grands-Jésuites de Saint-Louis et au Couvent du Petit Saint-Antoine. Le R. P. Fleuriau le choisit pour accompagner plusieurs tragédies représentées chez les Jésuites.
En juin 1678, lors d'un concours au poste d'organiste ouvert à la mort de Joseph de La Barr, il est présenté au roi Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye. Toutefois, le souverain le juge trop jeune. Malgré cet échec, il devient professeur de clavecin chez le duc Anne-Jules de Noailles, futur maréchal. Il y gagne une excellente réputation, qui lui permet d'enseigner à deux filles de Louis XIV et Madame de Montespan, Louise-Françoise de Bourbon et Françoise-Marie de Bourbon. Le roi lui offre un logement au Château de Clagny.
Une œuvre de Delalande, jouée à la Sainte-Chapelle, est citée en avril 1680 par le Mercure galant. Il s'agit de la Musique pour les Jours de Ténèbres; elle est interprétée avec des compositions de François Chaperon, ancien professeur et maître de musique de la Saint-Chapelle, et de Lalouette, ami de Chaperon.
En mai 1682, il remplace l'organiste de l'église Saint-Jean-en-Grève Pierre Méliton, qui vient de se blesser. Cette nomination, sur intervention de Louis XIV, passe outre le souhait du chapitre, qui préfère le sieur Buterne. Cette année-là débute aussi sa collaboration avec un compositeur italien arrivé en France en 1678, Paolo Lorenzani. Leur œuvre commune, une Sérénade en forme d'opéra, connaît le succès.
« La Musique Françoise avoit été faite par Mr de la Lande, qui montre à joüer du Clavessin à Mademoiselle de Nantes ; Mr Genest, dont la réputation est établie à bon titre, avoit fait les Vers François. Mr Laurenzani estoit Autheur de la Musique Italienne. »
En février 1683, un opéra pastoral, L'Amour Berger (S.132), est joué plusieurs fois pendant le Carnaval.
 

En 1683, à l'issue d'un concours mais aussi grâce à l’appui du roi9, il occupe l'un des quartiers avec Pascal Collasse, Guillaume Minoret et Nicolas Goupillet. Il est chargé du quartier d'octobre, vraisemblablement en raison de deux des quatre principales fêtes de la Chapelle, la Toussaint et Noël. Finalement il succède seul à ses trois collègues à partir du 1er juillet 1715. En fait, ces derniers ne sont pas capables de remplir leur devoir. Il est nommé sous-maître de la Chapelle royale.
Delalande accomplira toute sa carrière au service du roi. Il finira par cumuler les principaux postes de l’administration musicale dont, en janvier 1689 - il n'a alors que 31 ans - celui de Surintendant de la Musique de la Chambre.
L’essentiel de son œuvre est constitué de grands motets, composés pour la messe du roi.
« À Paris même, la Sainte-Chapelle et Notre-Dame jouent un rôle de premier plan. Mais à partir de la majorité de Louis XIV, la chapelle royale tend à devenir le centre privilégié de la musique sacrée. Le roi assiste tous les jours à l'office ... »
— Jean-François Paillard, La musique française classique, p.65
En 1683, Delalande entame sa « carrière versaillaise », selon les termes d'André Tessier (1928). En fait, Louis XIV souhaitait lancer une véritable rénovation : la cour avait officiellement été installée à Versailles en mai 1682 mais les offices religieux étaient provisoirement célébrées dans l'actuel salon d'Hercule. À cette occasion, le roi renouvela tous les sous-maîtres en remplaçant Pierre Robert et Henry Du Mont, musiciens déjà âgés.
La tâche du sous-maître consistait non seulement à accompagner quotidiennement l'office, mais aussi à écrire des œuvres pour les fêtes tombant durant son quartier.
En 1684, Louis XIV lui octroie une pension de 1 200 livres.
Le 9 juillet 1684, il épouse en la paroisse Saint-Julien de Versaillesc 10 Renée Anne Rebel (1663-1722), fille de Jean Rebel et d'Anne Nolson. Baptisée le 6 décembre 1663 à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, où lui-même a passé sa jeunesse, son épouse est la sœur aînée de Jean-Féry Rebel. C'est une demoiselle de la Musique ayant une admirable voix, qui a commencé sa carrière à l'âge de 10 ans.
« Ce jour-là se fit chez Madame de Thianges (sœur de Madame de Montespan) le mariage de la Lande, maître de la musique du roi, et de la petite Rebel »

— Journal du marquis de Dangeau daté du 8 juillet 1684.
Le contrat de mariage présente des signatures prestigieuses:
Louis XIV ; le Dauphin Louis de France ; la Dauphine Marie Anne Victoire de Bavière ; le duc Philippe d'Orléans et son épouse, Élisabeth-Charlotte de Bavière ; la princesse de Conti ; Madame de Montespan et ses enfants, Louis Auguste de Bourbon, Louise Françoise de Bourbon et Françoise Marie de Bourbon (anciennes élèves de Delalande) ; le duc Anne-Jules de Noailles et son épouse, Marie-Françoise de Bournonville, ainsi que leur fille aînée, Marie Christine de Noailles (première élève du compositeur) ; André I Danican Philidor ; Pierre Tasset, écuyer, représentant Madame de Thianges.
Parmi les membres de la famille du musicien, on note :
Françoise Cantet, désormais sa belle-mère ; Marguerite Delalande, sa sœur ; François Delalande, son frère, organiste de l'église Saint-Gervais. Le témoin de l'époux est l'un de ses amis, Antoine Maurel, valet de chambre de la Dauphine, auteur du livret des Fontaines de Versailles (S.133).
Renée Anne Rebel donnera naissance à deux filles : Marie-Anne en 1686 et Jeanne en 1687. Élevées attentivement par leur père, elles chanteront à la Chapelle royale où elle se feront remarquer par le roi qui octroiera à chacune d'elles, en avril 1706, 1 000 livres de pension. C'est pour cette raison que Delalande écrit de la musique sacrée destinée à des voix de femme - son épouse et ses filles - en dépit de la tradition française de l'époque. En fait, selon un catalogue de Philidor l'aîné conservé dans la bibliothèque Ceccano à Avignon, certaines Leçons de Ténèbres ainsi que le Miserere à voix seule (S.87) sont écrits « pour les Dames de l'Assomption et Chantez par Mesde[moise]lles De la Lande à l'admiration de tout Paris »
Après le décès de Louis XIV en septembre 1715, la Régence s'installe à Paris et y transfère la Cour. En février 1718, André-Cardinal Destouches, élève de Delalande, reçoit l'une des charges de surintendant. Delalande conserve cependant l'honneur royal. Pour le jeune Louis XV, il recommence à écrire de la musique de ballet. Si les Symphonies des Folies de Cardenio (S.152, 1720) n'obtiennent aucun succès, Les Élemens (S.153, 1721), composés en collaboration avec Destouches, resteront au répertoire de l'Académie royale de Musique jusqu'à la fin du xviiie siècle.
Le 25 octobre 1722, lors du sacre de Louis XV à Reims, il dirige la musique des cérémonies.
Delalande conserve ses quatre quartiers jusqu'au retour de la Cour à Versailles en janvier 1723. Affligé par la perte de son épouse, il propose au roi de céder trois de ses quatre quartiers. En novembre 1722, le Mercure galant annonce que Delalande renonce à ses trois quartiers pour Charles-Hubert Gervais, Nicolas Bernier et André Campra, musiciens protégés du Régent Philippe d'Orléans - ce qui suggère l'intervention de ce dernier. Le 20 janvier 1723, Louis XV nomme ces trois compositeurs mais gratifie Delalande d'une pension de 3 000 livres. Toutefois, personne ne donnera satisfaction dans cette tâche avant l'arrivée de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, en 1740 Il
SUITE: Delalande, Michel-Richard
 

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MessagePosté le: Mer 7 Juin - 16:54 (2017)    Sujet du message: D Répondre en citant

Georges Delerue, né le 12 mars 1925 à Roubaix (Nord) et mort le 20 mars 1992 à Los Angeles (Californie), est un compositeur et musicien français, spécialiste de musiques de films. Il fut l'auteur de la musique de plus de 300 films.
Il reçut trois César de la meilleure musique et un Oscar (les César en 1979, 1980 et 1981, l'Oscar en 1980).
Georges nait dans un milieu amateur de musique : ses parents, Georges Delerue, contremaître à la fabrique de limes de la rue Decrême, et Marie Lhoest, qui aime chanter Gounod ou Bizet en s'accompagnant au piano, emmènent souvent leur fils dans une des sept salles de projection que compte alors Roubaix. L'enfant se passionne pour le cinématographe et dès l'âge de cinq ans essaie de bricoler, avec le Meccano censé le mettre sur les traces de son père, un projecteur et de reproduire des pellicules à partir de ses dessins. Cette passion ne le quittera plus.
Elève de l'école professionnelle Turgot, qui le forme aux métiers de la métallurgie, il est inscrit en 1939 par sa mère au conservatoire pour apprendre à jouer de la clarinette qu'il a hérité de son oncle, mais il ne s'y intéresse guère2. Dès l'année suivante, à quatorze ans et demi, il doit cesser toutes études et prendre un travail dans l'usine où travaille son père afin d'aider financièrement sa famille. Toutefois, il goûte avec son grand père maternel, chef de chœur, le plaisir de la musique chantée en groupe et participe en tant que clarinettiste à la fanfare locale.
Il réussit à convaincre ses parents de lui laisser les après-midi pour étudier au conservatoire le solfège. Il est admis dans la classe de piano de Madame Picavet-Bacquart, qui lui fait découvrir Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Grieg. Richard Strauss devient son idéal.
Souffrant d'une scoliose ancienne, il est opéré à la suite d'une chute de bicyclette. Cinq mois passés allongés dans un plâtre sont une épreuve qui détermine l'adolescent à consacrer sa vie à la composition musicale. En 1943, en dépit des réticences qu'ont suscitées son extraction sociale, son inculture musicale et son retard en solfège qu'ont induits ses obligations professionnelles, il est admis en classe d'harmonie par un nouveau directeur, plus ouvert, Alfred Desenclos, lequel perçoit le talent de son élève et obtient des parents de celui-ci qu'il abandonne l'usine

En 1945, Georges Delerue termine le conservatoire de Roubaix par un premier prix de piano, un premier prix de musique de chambre, un premier prix d'harmonie, un deuxième prix de clarinette et réussit les épreuves d'admission au Conservatoire de Paris. Il apprend la fugue dans la classe de Simone Plé-Caussade et la composition dans celle de Henri Büsser, que remplace Darius Milhaud en 1948. Bénéficiaire de la bourse Fernand-Halphen, il doit toutefois, pour financer ses études, jouer dans les bals jusqu'en province. Il accompagne à l'orgue baptêmes, mariages, obsèques4. Attiré par le jazz, il se produit dans les pianobars du quartier de l'Opéra.
C'est dans ce cadre qu'il produit en 1947 une première œuvre, Panique, et s'initie à la conduite auprès de l'ex-chef d'orchestre des Ballets russes Roger Desormière. Il reçoit des leçons également de Jean Rivier. Il produit son premier quatuor à cordes l'année suivante, en 1948 et, afin d'améliorer sa situation financière, travaille comme nègre pour le compositeur de cinématographe Jean Marion.
Georges Delerue décède d'une attaque cérébrale à l'âge de 67 ans. Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park de Glendale, en Californie.
Martin Scorsese lui rendra hommage en reprenant sa musique pour Le Mépris dans son film Casino6. Catherine Corsini reprendra aussi ses musiques dans son film Partir (2009). Wong Kar Wai, reprendra "Julien et Barbara" du film Vivement dimanche! dans son film 2046 (2004)
En 1949, il obtient le Premier Prix de Composition ainsi que le Premier Second Grand Prix de Rome, auquel il avait échoué deux ans plus tôt. Il compose un Concertino pour trompette et orchestre à cordes en 1951 et l'année suivante, en 1952, il est nommé compositeur et chef d'orchestre à la Radiodiffusion française. C'est là qu'il écrit en 1955 sa Symphonie concertante.

En 1957, il crée à l'Opéra de Nancy, en collaboration avec Jésus Etcheverry (direction musicale) et Marcel Lamy (mise en scène), un opéra sur une pièce de Boris Vian d'après la légende des Chevaliers de la Table ronde, Le Chevalier de neige. Sur les conseils de Darius Milhaud, il commence à composer pour le théâtre, pour Jean Vilar, puis pour le cinéma, avec Hiroshima mon amour en 1959.
Sa rencontre avec deux réalisateurs issus de « la Nouvelle Vague » que sont François Truffaut et Jean-Luc Godard sera déterminante pour faire connaître sa musique bien au-delà des frontières de la France, notamment avec ses compositions pour Jules et Jim en 1962 et Le Mépris en 1963. Son écriture musicale s'inscrit dès lors dans une veine romantique qu'il ne cessera de développer, parfois dans un style léger et aérien (Le Roi de cœur, Le Diable par la queue, Les Caprices de Marie), parfois dans une écriture plus grave et tourmentée (L'Insoumis, L'important c'est d'aimer). Collaborateur fidèle de Truffaut, il composera pour ce dernier une dizaine de partitions dont notamment Les Deux Anglaises et le Continent, La Nuit américaine, L'Amour en fuite, Le Dernier Métro, La Femme d'à côté ou Vivement dimanche !, le dernier film du cinéaste.
Autre collaboration privilégiée avec le réalisateur Philippe de Broca, la musique de Delerue sait aussi prendre une dimension plus aventureuse comme en témoignent ses partitions pour Cartouche, L'Homme de Rio ou L'Africain. Les films de Philippe de Broca lui ouvrent naturellement les portes d'un cinéma français populaire, où Delerue compose la musique de grands succès publics pour les films de Gérard Oury (Le Corniaud, Le Cerveau), d'Henri Verneuil (Cent mille dollars au soleil) ou d'Édouard Molinaro (Hibernatus).

Musicien prolifique, il compose également pour la télévision et la radio (Jacquou le Croquant, Les Rois maudits de 1972, l'indicatif de Radioscopie de Jacques Chancel). Il composera aussi la musique du spectacle de nuit La Cinéscénie du Puy du Fou (pour la période 1982-2002), auquel ont prêté leurs voix Alain Delon, Jean Piat, Suzanne Flon, Robert Hossein ou encore Philippe Noiret en 1981.
Dans les années 1970, il rencontre la faveur de nouveaux réalisateurs comme Claude Miller, Yannick Bellon ou Alain Corneau. Le cinéma français le récompensera trois années consécutives en 1979, 1980 et 1981, où il obtient le César de la meilleure musique pour ses compositions sur les films Préparez vos mouchoirs, L'Amour en fuite et Le Dernier Métro.
Les cinéastes étrangers commencent également à s'intéresser à son travail, notamment Fred Zinnemann (Un homme pour l'éternité, Chacal) ou Mike Nichols (Le Jour du dauphin), mais sa peur panique de l'avion l'oblige à limiter ses déplacements aux États-Unis. Il ne se décidera à s'installer à Hollywood qu'à partir de 1980, où il remporte l'Oscar de la meilleure musique pour le film I Love You, je t'aime de George Roy Hill. Il travaillera notamment sur les musiques de Salvador en 1985 et de Platoon en 1986 pour le réalisateur Oliver Stone. Son séjour américain lui laissa un sentiment d'insatisfaction : il ne trouva pas la liberté de composition nécessaire.
Parallèlement à sa carrière américaine, il continuera de composer pour le cinéma français, dont on retiendra les très belles partitions de Un homme amoureux de Diane Kurys en 1986, le diptyque La Révolution française en 1989 et surtout son magnifique Concerto de l'Adieu composé pour le film Dien Bien Phu en 1992.
Georges Delerue décède d'une attaque cérébrale à l'âge de 67 ans. Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park de Glendale, en Californie.
Martin Scorsese lui rendra hommage en reprenant sa musique pour Le Mépris dans son film Casino. Catherine Corsini reprendra aussi ses musiques dans son film Partir (2009). Wong Kar Wai, reprendra "Julien et Barbara" du film Vivement dimanche! dans son film 2046 (2004)

 

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