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saintluc
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:32 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Page 1: Antonio de Cabezón - Giulio Caccini - Antonio Caldara -  Bartolomeo Campagnoli - André Campra - Johann Christian Innocenz Bonaventura Cannabich - Joseph Canteloube de Malaret - Giacomo Carissimi - Edwin Carr - Elliott Cook Carter, Jr - Mario Castelnuovo-Tedesco - Dario Castello - Jacques Castérède - Alfredo Catalani
         
Page 2:   François-Eustache Du Caurroy - Francesco Cavalli - Emmanuel Chabrier - Cécile Louise Stéphanie Chaminade - Claude Champagne - Philippe le Chancelier - Gustave CharpentierLambert Chaumont - Ernest Chausson - Carlos Antonio de Padua Chávez y Ramírez, dit Carlos Chávez - Michel Chion - Charles Chaynes - Luigi Cherubini ou Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini - Frédéric François Chopin -        
 
Page 3: Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch - Azzolino Bernardino della Ciaja - Johannes Ciconia - Francesco Cilea - Domenico Cimarosa - Jeremiah Clarke - Jacob Clemens non Papa (Jacques Clément ou Jacobus Clemens non Papa) - Muzio Clementi - Louis-Nicolas Clérambault - Gloria Coates - Ornette Coleman (jazz) - John Coltrane (jazz) Loyset Compère - Conon de Béthune - Aaron Copland -   
        
Page 4: Arcangelo Corelli - Peeter Cornet - Gaspard Corrette - Michel Corrette - Jean Coulthard - Louis Couperin - François Couperin - Henry Dixon Cowell - Jean Cras - William Croft - Johann Crüger -  George Crumb César Antonovitch Cui - Carl Czerny
  

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Dernière édition par saintluc le Jeu 2 Mar - 11:17 (2017); édité 60 fois
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:32 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:36 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Antonio de Cabezón (né à Castrillo Mota de Judíos en 1510 et mort à Madrid le 26 mars 1566) est un organiste et compositeur espagnol.
Aveugle depuis son plus jeune âge, il devint rapidement très célèbre en tant qu'organiste et entra au service de la famille royale d'Espagne. Il est considéré comme un des compositeurs les plus importants de son époque et le premier grand compositeur espagnol pour les instruments à clavier (clavecin et orgue).

Il devient aveugle alors qu'il est enfant, probablement à l'âge de 8 ans.
On sait qu'il a accompagné le roi Philippe II d'Espagne en Angleterre lorsque celui-ci rendit visite à la reine Marie 1re.
Ses œuvres pour l'orgue sont parmi les plus anciennes qui soient écrites spécifiquement pour cet instrument. Un nombre important a été conservé, et reste disponible en éditions modernes. Il est surtout réputé pour ses tientos, pièces concises et inspirées, destinées à un usage liturgique.
 

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saintluc
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:38 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Giulio Caccini (né le 8 octobre 1551 à Tivoli et mort le 10 décembre 1618 à Florence) est un compositeur italien de la fin de la Renaissance et du début de la période baroque. Il est le frère du sculpteur et architecte Giovanni Battista Caccini.
Giulio Caccini entre au service des Médicis en 1565. Il compose des madrigaux, sonnets et airs de style polyphonique, puis s'oriente vers un style monodique dans lequel l'intelligibilité du texte prime: une seule voix chante le texte, les autres voix sont confiées à des instruments. Il introduit dans ses compositions des ornements à l'origine de la virtuosité vocale et du bel canto.
Ses travaux musicaux sont en liens avec la Camerata fiorentina, un cénacle d'artistes actif à la fin du xvie siècle, dont il est membre avec son collègue Jacopo Peri. Le mot d'ordre de ce cénacle est de faire revivre le modèle antique grec, en s'appuyant sur des traités antiques. L'objectif de la musique ainsi composée est de représenter l'âme humaine, de transformer et d'élever l'homme.

C'est dans ce contexte qu'il publie en 1601 un recueil de madrigaux intitulé Le Nuove Musiche. Un recueil caractéristique de l'esprit révolutionnaire de Caccini puisque les madrigaux qu'il propose sont des monodies accompagnées alors qu'à l'époque un madrigal est par définition polyphonique. De plus ce recueil structure deux genres piliers de l'époque baroque : le récitatif et l'aria.
Les recherches de la Camerata vont amener la création de l'opéra. Euridice de Caccini, sur un livret de O. Rinuccini, est publiée en 1600 ; la première représentation eut lieu le 5 décembre 1602 à Florence. En 1607[Lien à corriger] Monteverdi compose son Orfeo. Peri compose lui aussi, deux ans auparavant, un Euridice.
Il épousa une chanteuse, Lucia di Filippo Gagnolandi, puis après la mort de celle-ci (le 8 janvier 1593) une jeune chanteuse de dix-huit ans issue d'une famille très pauvre, Margherita di Agostina della Scala.
Ses trois enfants, Pompeo (enfant naturel), Francesca et Settimia (1591-v. 1640) sont également de remarquables chanteurs au service du Concerto Caccini, ensemble vocal qui organise des représentations à Paris au cours de l'hiver 1604/05.
Giulio Caccini compose Il rapimento di Cefalo, certainement en collaboration avec d'autres compositeurs de l'école florentine, œuvre qui sera donnée trois jours après l'Euridice de Peri.
Le grand public connaît Caccini par une œuvre qui lui est pourtant totalement étrangère : ce que l'on nomme couramment L'Ave Maria de Caccini n'est en fait qu'un pastiche, enregistré en 1970 par Vladimir Vavilov comme « Ave Maria - auteur inconnu du xvie siècle » et qui est fort éloigné du style musical de Caccini.


  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:41 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Antonio Caldara, né à Venise en 1670 et mort à Vienne (Autriche) le 28 décembre 1736, est un chanteur, violoncelliste et compositeur de musique baroque italien de la fin du XVIIe et du début du xviiie siècle.
Considéré au xviiie siècle comme le plus grand compositeur italien, Caldara influença directement, de son vivant, Jean-Sébastien Bach, Heinichen et Telemann et, à travers son élève Georg von Reutter, Joseph Haydn et la formation du classicisme viennois
Antonio Caldara est issu d'une famille de musiciens. Son premier maître est son père, Giuseppe, qui est violoniste. Il apprend la viole de gambe, puis le violoncelle. À partir de onze ans, il étudie la composition sous la direction de Giovanni Legrenzi à la maîtrise de la basilique Saint-Marc où il est alto. Âgé de 19 ans il présente son premier opéra, L’Argene (1689) au teatro Ai Saloni et au moins trois autres suivent en moins de dix ans. De petites pièces vocales ou instrumentales sont publiées à Venise et notamment ses 12 sonates a tre, opus 1 (1693 chez Giuseppe Sala, republiées à Amsterdam en 1698 et de nouveau à Venise en 1699) et sonate da camera, opus 2 (Sala, 1699). Sur la page de titre, Caldara se désigne comme musicien au violoncelle, ce qui indique son statut de virtuose, en poste à la basilique Saint-Marc dès 1693, et ce, jusqu'en 1700.
Jusqu'en 1707, il est engagé par le duc de Mantoue, Ferdinand-Charles de Gonzague en tant que maître de chapelle, tout en continuant à composer pour l'opéra : Farnace, Il Selvaggio Eroe, Partenope. Il fait de nombreux voyages en Italie et à l'étranger : en 1708, à Rome, il rencontre Alessandro Scarlatti, Arcangelo Corelli, Bernardo Pasquini, Cesarini, ainsi que Georg Friedrich Haendel qui séjourne en Italie à cette époque.


Il se rend à Barcelone en Espagne, appelé par l'empereur Charles VI de Habsbourg (le père de Marie-Thérèse) de 1708 à 1709 et grand amateur de musique ; il y écrit et fait représenter les premiers opéras italiens dans ce pays, Atenaide (1709) et Il più Bel Nome (Madrid, 1709). Quand le souverain retourne à Vienne, il le suit, au service de la cour, ponctué de séjours en Italie, à Bologne (L’Inimico generoso, 1709) et Rome où il est maître de chapelle, du marquis Francesco Maria Ruspoli. Sa production consiste en de nombreuses cantates de chambre (environ 200) de différents effectifs et quelques opéras. Il se marie avec la contralto Caterina Petrolli, en mai 1711.
Il quitte l'Italie pour s'établir définitivement en Autriche en 1716. Il est vice-maître de chapelle à la cour impériale (nommé le 1er janvier 1717 mais avec effet rétroactif depuis avril 1716), sous la direction de Johann Joseph Fux, le remplaçant en 1723. Il présente quelques cantates ou oratorios et jusqu'à trois opéras par an dès 1727, en raison de l'état de santé de Francesco Conti qui assumait l'essentiel de la responsabilité à la scène.
Sa production est importante (plus de 3 000 œuvres) dans tous les domaines et formes musicales : musique religieuse (messes, cantates, motets, 32 oratorios), instrumentale (symphonies, 16 sonates pour violoncelle de 1735) et lyrique (87 opéras, des madrigaux, 300 canons), etc. Son œuvre a influencé l'école de Mannheim, ainsi que Haydn et Mozart.
Son style peut rappeler celui de Corelli du point de vue instrumental, celui d'Andrea et Giovanni Gabrieli pour le style polychoral, mais s'apparente plus au style intérieur caractéristique de l'Europe centrale, que de la musique italienne


  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:43 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Bartolomeo Campagnoli (né le 10 septembre 1751 à Cento di Ferrara, dans la province de Ferrare en Émilie-Romagne et mort le 6 novembre 1827 (à 76 ans) à Neustrelitz) était un violoniste et compositeur italien de la seconde moitié du xviiie et du début du xixe siècle.


Virtuose du violon, élève de Pietro Nardini, Bartolomeo Campagnoli fit des tournées dans de nombreuses villes en Europe, notamment en Italie, il eut des engagements en Bavière et à Dresde. Il fut l'un des distingués représentants de l'école italienne de violon, si réputée au cours du xviiie siècle. Il fut longtemps Konzertmeister de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, avec une interruption de quelques années vers 1801, où il a vécu à Paris, ici il fit la connaissance de Luigi Cherubini et de Rodolphe Kreutzer.
Le 6 décembre 1808 il a été initié en Franc-maçonnerie dans la Loge "Minerva zu den drei Palmen" de Leipzig.


  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:06 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

André Campra, baptisé à Aix-en-Provence le 4 décembre 1660 et mort à Versailles le 29 juin 1744, est un compositeur français. Chronologiquement situé entre Jean-Baptiste Lully et Jean-Philippe Rameau, il a participé au renouveau de l'opéra français.
Après avoir été formé à la cathédrale Saint-Sauveur à Aix-en-Provence, il accède, en quelques années, au poste prestigieux de maître de musique de Notre-Dame de Paris, après l'avoir été successivement à Toulon, à Arles (cathédrale Saint-Trophime, devenue actuellement simple église Saint-Trophime) et à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Il devient ensuite « batteur de mesure » à l'Académie royale de musique (l'Opéra de Paris). Il en deviendra l'inspecteur général. Il dirigera aussi les musiciens et les pages de la Chapelle royale (essentiellement des chanteurs - des chantres - adultes et des garçons en cours de formation) et en sera un des deux compositeurs « ordinaires », jusqu'à ce qu'il se retire en 1735, pour des raisons de santé. Il est l'auteur de nombreuses œuvres profanes notamment dans le domaine de l'opéra-ballet (dont il a été le vrai créateur). Il composera un nombre également important de partitions religieuses. Certains de ses grands motets sont restés célèbres (en particulier son Requiem).
Au faîte de sa gloire sous la Régence (période qui court de 1715 à 1723), Campra était encore adulé dans les dernières années de sa vie. Il meurt à Versailles le 29 juin 1744, à l'âge de 83 ans. Son testament le montre, assez curieusement, pauvre, infirme, isolé dans un petit appartement versaillais, en compagnie de ses deux domestiques. Lorsqu'il mourut, son œuvre, bien vivante et largement diffusée en province, se maintint encore au répertoire pendant plus de vingt ans


Il est le fils de Jean-François Campra, un chirurgien violoniste originaire de Graglia dans le Piémont, et installé à Aix-en-Provence. C'est son père qui lui apprend les bases de la musique. Puis il reçoit, malgré son tempérament indépendant et colérique5, sa formation musicale et religieuse (et bien sûr générale), de la part des enseignants de cette cathédrale, spécialement du maître de musique et compositeur Guillaume Poitevin, qui était à la fois maître des enfants de chœur constituant la maîtrise, et maître du chœur professionnel de la cathédrale Saint-Sauveur à Aix-en-Provence (les parties aiguës étaient chantées par les sopranos-garçons, les hommes adultes assurant les autres parties, de l'alto à la basse). La maîtrise de cette cathédrale d'Aix est à l'origine de la vocation de plusieurs musiciens, comme Laurent Belissen. Le cardinal Grimaldi accorde au jeune Campra la tonsure cléricale en 1672. Il devient prêtre le 4 mai 1678. On le considère comme très doué, alors que, selon la tradition, jusqu'à l'âge de 16 ans, il ne sait ni lire ni écrire. Prise au pied de la lettre, cette légende semble peu vraisemblable car un élève aussi rebelle n'aurait pas pu rester longtemps dans l'école et dans le chœur. Toujours dans la même veine, ce serait à l'occasion de sa dix-septième année que, subitement, il apprend la lecture, l'écriture et la musique, à tel point que cette même année, il compose son motet Deus noster refugium, qui lui donnera une certaine renommée. Son apprentissage tardif de la lecture et de l'écriture sont pourtant remis en cause par plusieurs auteurs, comme Louis Abel de Bonafous de Fontenay (1776) et, plus récemment, par Maurice Barthélemy (1995), selon qui « on ne gardait pas les enfants peu doués dans les maîtrises et si Campra a reçu la tonsure à l'âge où il a mué, c'est qu'il a [déjà] fait ses preuves. ». La composition de son motet signifierait plutôt qu'il avait terminé ses études et qu'il présentait son travail lui permettant de quitter la maîtrise et de commencer à voler de ses propres ailes.
En 1679, il fait un bref passage par Toulon et revient dans le chœur de Saint-Sauveur d'Aix. En 1681, il est surpris à enfreindre les règles qui sont imposées, aux enfants de la maîtrise aussi bien qu'aux choristes adultes. Le règlement interdit en effet « de faire ny d'adcister aux opérats qui se font dans la ville». La ville compte alors trois, voire quatre salles de jeu de paume qui peuvent à l'occasion se transformer en salles de théâtre. On ne sait si Campra a assisté simplement à des représentations théâtrales ou s'il y a pris part, comme musicien ou acteur ; toujours est-il qu'il risque le renvoi pur et simple. Ses maîtres se montrent toutefois bienveillants et le conservent avec eux. Le 27 mai 1681, il reçoit le bénéfice de la chapellenie du Saint-Esprit, où il ne demeure pas longtemps, partant pour Arles « jouir de maistre de musique ». Reçu au chapitre de Saint-Trophime le 22 août, il dirige les enfants de chœur de la cathédrale.
En 1683 il obtient le poste de maître de musique de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. En 1684 il participe au concours de musique organisé par les États de Languedoc à Montpellier à la suite de la mort soudaine du maître de musique Jean Granouilhet de La Sablière ; les États lui préfèrent finalement André Mallet, mais lui accordent un défraiement important et l'invitent à venir faire chanter à la session suivante de 1685. De 1694 à 1700, il est maître de musique de Notre-Dame de Paris. Il produit donc d'abord de la musique sacrée et se fait une réputation par ses motets.

En 1690, alors que le vice-amiral de Tourville arme une flotte, Campra est réquisitionné pour s'engager à bord d'un vaisseau du roi et y servir en qualité de mousquetaire. Campra, ne désirant pas quitter son emploi de maître de musique à la cathédrale de Toulouse, refuse la demande, mais se voit contraint par un exempt de se rendre à Toulon pour y embarquer à bord du navire Le Sérieux. Ordre auquel Campra refuse à nouveau de se plier. Le recruteur du vice-amiral, le chevalier de Juliard, ordonne l'arrestation et la mise en détention du musicien. Il est écroué à Toulouse et ne doit sa libération qu'à une intervention de l'archevêque de Toulouse, Jean-Baptiste-Michel Colbert de Villacerf. Celui-ci réclame son musicien et l'élargissement de Campra est prononcé. Pourtant, quelques jours plus tard, le 23 février 1690, de Juliard ordonne sous trois jours le retour de Campra à Toulon. L'archevêque dépose alors une plainte auprès de Louis Phélypeaux de Pontchartrain, secrétaire d'État à la Marine. Un procès est organisé, au cours duquel de Juliard se défend en affirmant les raisons selon lesquelles Campra lui-même voulait se rendre à Toulon et en avait été empêché : « Campra, libertin, a rendu mère une jeune fille abusée ; il a déclaré à M. de Juliard qu'il lui fallait faire une campagne pour se soustraire au courroux des parents de sa victime, et a supplié cet officier de l'enrôler. Un homme, ami du chevalier, a entendu la confession de Campra et jure sur l'Évangile que l'enseigne dit vrai. » De Juliard avouera ultérieurement la fausseté de cette déclaration. Il mourra quelques mois plus tard, le 10 juillet 1690, à la bataille de Bevezier
Malgré sa dette vis-à-vis de l'archevêque, ses relations avec le chapitre de Saint-Étienne de Toulouse se détériorent en raison de son penchant pour la boisson et sa réputation d'homme dépravé. C'est ainsi qu'en 1691, une délibération de ce même chapitre l'oblige à lui soumettre ses créations avant de les interpréter. Campra ne peut accepter l'affront et profite d'un congé de quatre mois, en 1694, pour être élu à l'unanimité maître de musique à Notre-Dame de Paris, exempté de l'épreuve d'admission, et publie, l'année suivante son premier livre de motets. Dès lors, il ne quittera plus Paris. Il commence en 1697 à se tourner vers le théâtre (avec L'Europe galante, opéra-ballet), et se voit bientôt obligé de renoncer à la charge qu'il exerce à Notre-Dame :
« Quand notre archevêque saura que Campra fait un opéra, Alors Campra décampera ! ». Ces petits vers, diffusés dans Paris à l'époque, montrent la réticence de l'Église à employer un compositeur attiré par la musique d'opéra, mais indique surtout que Campra ne pouvait pas compter que des amis. Tout le monde ne pouvait pas facilement accepter le fait qu'il ait voulu à son tour concilier la manière française (caractérisée par une certaine douceur selon les commentateurs de l'époque) et l'ardeur transalpine (plus concertante et solistique et donc éloignée de la polyphonie qui s'était progressivement développée dès l'époque médiévale en France et au-delà, d'abord à Notre-Dame précisément). Dans tous les genres musicaux, cette querelle esthétique divisa profondément les consciences en France. Les amateurs du « goût français » et du « goût italien » s'affrontèrent de manière durable.

 
Cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence
Campra démissionna de son poste à la cathédrale de Paris le 13 octobre 1700 et donna à l'Académie royale de musique (l'Opéra de Paris) son Hésione, qui obtiendra un vif succès.
Il est alors engagé par le prince de Conti en tant que maître de sa musique. À partir de 1715 (mort de Louis XIV), Campra, soutenu par le Régent Philippe d'Orléans, occupa des postes importants à l'Académie royale de musique. Il la dirigera à partir de 1732. Il obtint ensuite un des deux postes de sous-maître de la musique de la Chapelle royale (le maître, un ecclésiastique, n'avait pas de fonction musicale proprement dite).
Avec L'Europe galante, Campra s'affirme comme le vrai créateur de l'opéra-ballet, genre musical créé à l'origine par Pascal Collasse (dans le Ballet des saisons). À partir de 1720, on constate qu'en tant que compositeur, il se consacra essentiellement à la musique religieuse. Il continua tout de même à produire quelques partitions pour la scène.
Le 6 avril 1726, André Campra est « reçu pour frère servant d'armes » dans l'ordre royal, militaire et hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem, dont le Grand Maître est, depuis 1720, le fils du Régent, Louis d'Orléans. Il devenait en quelque sorte chevalier des arts et lettres, cet ordre ayant été profondément réformé par le roi Henri IV, au début du siècle précédent. Le 21 décembre 1722 et le 24 mars 1724, les compositeurs Jean-Baptiste Morin, créateur de la cantate française, puis Charles-Hubert Gervais, ami personnel du Régent Philippe d'Orléans, étaient eux-mêmes devenus membres de cet ordre.
Dans le domaine privé, on sait aussi que Campra fut mêlé à une affaire de libertinage. Déjà « fort vieux » (selon un texte de l'époque), il participa à une soirée impromptue, passée en compagnie de danseuses de l'opéra. L'affaire s'ébruita et tout Paris s'en amusa (ou s'en offusqua).
André Campra meurt à Versailles le 29 juin 1744, à l'âge de 83 ans. Selon son testament, il vivait alors dans la pauvreté et la maladie. Il lègue la plupart de ses biens à son domestique et à sa cuisinière.
Un collège et une rue d'Aix-en-Provence portent son nom.
 

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:08 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Johann Christian Innocenz Bonaventura Cannabich est un compositeur allemand, né à Mannheim le 28 décembre 1731 et mort à Francfort-sur-le-Main le 20 janvier 1798.
Son père est le flûtiste et compositeur Martin Friedrich Cannabich (1700 - 1773), un ancien élève de Johann Stamitz. Il est engagé à l'orchestre de la cour de Mannheim à l'âge de douze ans seulement, en tant que violoniste. De 1750 à 1753, il poursuit ses études musicales à Rome avec Niccolò Jommelli. En 1766, il parvient à publier six symphonies et six trios à Paris. Après cette date, la plupart de ses œuvres trouvent un éditeur parisien.


En 1774, il succède à Johann Stamitz afin de diriger l'orchestre de la cour de Mannheim, et se lie d'amitié avec Wolfgang Amadeus Mozart. En 1778, à propos de Cannabich, Mozart a écrit à son père Leopold : « il est le meilleur directeur musical que j'ai jamais entendu ».
À partir des années 1790, l'activité musicale décline à Mannheim et Cannabich subit les difficultés financières des cours princières. Il meurt à l'âge de 67 ans alors qu'il rend visite à son fils Carl Cannabich.
Œuvre
Au moins 3 ballets, 70 symphonies, 2 opéras (Azakia en 1778, et Elektra en 1781), 2 symphonies concertantes, 4 concertos pour violon, 7 concertos pour orgue et autres instruments, un concerto pour clavier.


  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:11 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Pianiste, compositeur et musicologue français, (Marie) Joseph Canteloube de Malaret (nom de la propriété située à Bagnac-sur-Célé, dans le Lot) est né le 21 octobre 1879 à Annonay (Ardèche) d'une mère cévenole et d'un père auvergnat et mort à Grigny (Essonne) le 4 novembre 1957.


Dès l'âge de quatre ans et demi, il a pour professeur de piano Mlle Amélie Daetzer, une amie de Frédéric Chopin qui se montrait « très jaloux de sa main gauche ». Après son baccalauréat, il travaille dans une banque à Bordeaux. Légèrement malade, il revient à la maison familiale à Malaret et, sa santé retrouvée, il décide d'entrer à la Schola Cantorum et devient l'élève de Vincent d'Indy et de Charles Bordes, l'ami de Déodat de Séverac, d'Isaac Albéniz, d'Albert Roussel.
Il s'impose en 1907 avec une Suite pour piano et violon, en quatre parties qui est jouée à la Société Nationale sous le titre Dans la montagne. En 1908, il écrit Colloque sentimental pour chant et quatuor à cordes. En 1910, il aborde l'orchestre avec Eglogue d'Automne. Puis, il affronte le public avec Vers la Princesse lointaine, poème symphonique qui est joué au Théâtre du Châtelet en 1912 et un poème lyrique pour chant et orchestre Au Printemps.
En 1923, il compose six mélodies sous le titre l'Arada (la Terre). En 1922, les Concerts Lamoureux programment les préludes des premier et deuxième actes du Mas. L'année suivante un Triptyque pour chant et orchestre. C'est à cette époque qu'il compose les premières séries des Chants d'Auvergne.
En 1926, le Mas (trois actes dont il écrit le texte obtient les cent mille francs du concours Heugel). La première représentation a lieu à l'Opéra-Comique le 3 avril 1929. L'amour de la terre natale lui inspire Vercingétorix avec un livret d'Étienne Clémentel, sénateur du Puy-de-Dôme (Maire de la ville de Riom) et Joseph-Henri Louwyck. En 1929, il compose trois pièces pour orchestre Lauriers (ce sont des hommages à l'Auvergne) représentées le 22 février 1931 au Théâtre du Châtelet et dirigé par Gabriel Pierné. De plus, il écrit un recueil des Chants de Haute Auvergne ; des recueils du Rouergue, du Limousin, du Quercy, des chants religieux d'Auvergne, l'Hymne des Gaules (sur un poème de Philius Lebesgue), une Pastorale roumaine sur un scénario et des th
[flash width=425 height=350 loop=false flashvars=]http://www.youtube.com/v/uUbgIY0XiFc[/flash]èmes populaires recueillis par Michel Vulpesco.
 En 1925, il fonde La Bourrée, une filiale de l’Auvergnat de Paris. Cet organisme réunit de jeunes auvergnats, désireux de faire connaître le folklore et la beauté de leur région.
En 1941, il rejoint le gouvernement à Vichy. Il écrit dans le journal monarchiste l’Action française : « Il faut aux chants de la terre leur décor, leur cadre, leur accompagnement de nature, de plein air… ». Il participe à de nombreuses émissions radiophoniques sur le folklore français, et enregistre ses Chants de France avec le ténor Christian Selva, qui en sera le premier interprète. La radio lui semble un vecteur idéal pour la diffusion de la musique populaire.
Parallèlement à (et en liaison avec) sa carrière de compositeur, il recueille un bon nombre de chants traditionnels auvergnats (et plus généralement français). Entre 1923 et 1930, il harmonise, d'une manière très adroite et spirituelle, trente airs de sa province natale. Il les conçoit alors pour une voix et orchestre et les publie ensuite sous le nom de Chants d'Auvergne. En 1951, il publie, sans les harmoniser cette fois, les autres airs traditionnels français qu'il avait collectés. C'est sa fameuse : Anthologie des Chants Populaires Français, en 4 volumes, qui deviendra une sorte de « Bible » des interprètes pour ce genre de répertoire, y compris pendant la période du mouvement « folk » post-soixante huitard.
Musicologue averti, il publie une biographie de Vincent d'Indy (1949) et une biographie de son ami Déodat de Séverac (1950), originaires, respectivement, du Vivarais et du Lauragais, deux régions situées dans le (ou près du) Massif central. « Je n’ai jamais cherché à faire de la musicologie à bon compte, mais simplement œuvre de cœur, œuvre de musicien désirant exalter et faire connaître ce qu’il aime ». Il a publié également, Les Chansons des provinces françaises (Paris, Didier, 1947) et le Chansonnier français à voix égales, a cappella (airs traditionnels, harmonisés par lui et publiés chez Heugel).
Il fut aussi membre fondateur du Collège Bardique des Gaules.
Il lui fallut plus de trente ans pour mener à bien la constitution de son plus célèbre et admirable recueil intitulé : Chants d'Auvergne où l'on peut entendre un orchestre qui reflète les couleurs et les paysages auvergnats.
Dans sa biographie, Jean-Bernard Cahours d'Aspry, raconte les circonstances dans lesquelles Canteloube avait recueilli, à la nuit tombée, l'air qui deviendra le thème de Baïlero : « C'était un soir de 1903, à la nuit tombante, dans la montagne qui domine Vic-sur-Cère, dans le Cantal. Il contemplait le majestueux paysage qui s'offrait à ses yeux, quand tout à coup s'éleva le chant d'une bergère qui lançait ses phrases à toute volée. Se gardant bien de se montrer, il commença à noter la mélodie, lorsque de très loin, comme portée par la brise qui se lève le soir sur la montagne, il perçut à peine perceptible, la voix lointaine d'un autre berger qui répétait le thème, à six kilomètres de là. »
 

 
 

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:14 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Giacomo Carissimi est un compositeur italien, baptisé à Marino, près de Rome, le 18 avril 1605 et mort à Rome le 12 janvier 1674. Il est l'un des plus éminents compositeurs de la période baroque et l'un des principaux représentants de l'école romaine. Sa vie est mal connue et seuls les évènements les plus importants sont certains. Il reste, pour ses héritiers, le plus grand compositeur du xviie siècle, « le plus grand compositeur que l'Italie ait produit » d'après Pierre Bourdelot et Pierre Bonnet en 1715.
Son père, Amico (1548-1633) exerce la profession de tonnelier. Il se marie avec Livia (1565-1622), le 14 mai 1595. Ils ont 7 enfants dont le cadet est Giacomo. La date de sa naissance, à Marino près de Rome, n'est pas connue : elle se situe en 1605 ou, au plus tôt, en 1604. Orphelin à l'âge de 10 ans, il semble être recueilli par l'une des institutions pour enfants pauvres dispensant un enseignement musical. À 18 ans, il étudie le chant et l'orgue à la cathédrale San Lorenzo de Tivoli puis en devient l'organiste deux ans plus tard. À 22 ans, il s'établit à Assise, où il exerce la fonction de maître de chapelle à la cathédrale San-Ruffino entre 1628 et 1629


À 24 ans, il s'installe à Rome où il devient maître de chapelle à l'église du Collegio germanico de 1629 à sa mort. Invité à Venise et à Vienne (Autriche), il décline les postes proposés. Il a de nombreux élèves dont Marc-Antoine Charpentier, Alessandro Scarlatti, Christoph Bernhard, Philipp Jacob Baudrexel, Giovanni Maria Bononcini et Giovanni Paolo Colonna.
Choisi pour maître de la chapelle pontificale en 1649, il introduit dans les églises l'accompagnement de la musique instrumentale. Il est le premier à employer la cantate pour des sujets religieux. Il rencontre en 1656 la reine Christine de Suède en exil et compose de nombreuses pièces profanes en son honneur.
La plupart de ses œuvres romaines ne sont connues que par des copies, les autographes ayant été dispersés ou détruits après la dissolution de l'ordre des jésuites en 1773. Les œuvres qui nous sont parvenues sont des messes, des oratorios, des motets et des cantates. Les plus remarquées ont été les oratorios Jephté (ou Histoire de Jephté, basé sur la promesse de sacrifice faite par Jephté, et composé vers 1648), ou encore le Jugement de Salomon, ainsi que son motet Turbabuntur impii. Carissimi a composé au moins deux opéras, Giuditta (Rome, 1656) et Il sacrificio d'Isaaco (Rome, 1656), tous deux perdus.


  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:16 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Edwin Carr est un compositeur néo-zélandais, né le 10 août 1926 à Auckland, et mort le 27 mars 2003 sur l'Île Waiheke.


Il fréquente l'école secondaire et passe deux années à l'université de Dunedin puis passe deux autres années à l'université d'Auckland avant de partir pour Londres poursuivre ses études. En 1948, il obtient une bourse gouvernementale de Nouvelle-Zélande pour étudier à la Guildhall School of Music de Londres avec Benjamin Frankel. Une nouvelle bourse du British Council lui est attribuée pour étudier deux ans au conservatoire Sainte Cécile de Rome sous la férule de Goffredo Petrassi. En 1954, il poursuit ses études deux ans à Sienne à l'Académia Chigiana. Il y compose un quatuor à cordes et une sonate pour piano. En 1955, il devient le directeur artistique de Il Nuovo Balletto d'Italia (première compagnie de ballet indépendante en Italie). Il effectue une grande tournée en Italie et compose trois ballets pour cette compagnie : Cacciati dal paradise, Disegno nello spazio, et Electra. Bref retour à Londres en fin d'année avant de partir pour Munich étudier sous la houlette de Carl Orff à la Hochschule für Musik. En 1957, il retourne deux ans en Nouvelle-Zélande. Au cours de cette période il présente en 1958 trois œuvres au festival d'Auckland. Il part ensuite en Angleterre début 1960 pour enseigner à la Suffolk Rural Music School d'Ipswich.

Il partage un échange culturel et musical important avec le violoniste et compositeur Geoffrey Grey. En 1962, il regagne la Guildhall School of Music de Londres pour y étudier la direction. De 1973 à 1974, il se voit attribuer la bourse Mozart afin d'enseigner et de composer au département de musique de Otago University (Nouvelle-Zélande). Durant cette période, il dirige le New Zealand Symphony Orchestra. Il obtient le poste de maître de conférences en 1975 au State Conservatorium de Sydney (Australie). Il gardera cette fonction jusqu'en 1984. Il enregistre ses propres œuvres en dirigeant les cinq principaux orchestres australiens. Il revient ensuite en Nouvelle-Zélande pour vivre d'abord près du lac Taupo puis déménage ensuite pour Waiheke Island en 1991. De 1991 à 1996, il compose de nombreuses pièces pour Jennifer Paull, grande spécialiste anglaise du hautbois d'amour installée en Suisse. Edwin Carr a publié son autobiographie en Nouvelle-Zélande : A life set to music.

  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:19 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Elliott Cook Carter, Jr., né le 11 décembre 1908 à New York aux États-Unis et mort le 5 novembre 2012 dans la même ville, à 103 ans, est un compositeur de musique contemporaine américain. Premier compositeur à recevoir la National Medal of Arts en 1985, il était considéré comme l'un des plus grands compositeurs du xxe siècle
Elliott Carter naît à New York le 11 décembre 1908. Il grandit dans un milieu bourgeois, peu attiré par les arts.


Il étudie le piano dès l'école primaire. Adolescent, il se tourne vers le théâtre et intègre le cercle intellectuel new yorkais au cœur du quartier de Greenwich Village. C'est dans les années 1920 que son goût pour les nouvelles manifestations artistiques le pousse à s'intéresser à la musique moderne, sous la tutelle de Charles Ives, qui devient à la fois un ami, un guide et un modèle4. Grâce à lui, le jeune Elliott découvre l'avant-garde musicale à travers des œuvres de Béla Bartók, Edgar Varèse et Carl Ruggles. Le Sacre du printemps d'Igor Stravinsky le séduit et le décide à commencer une carrière dans la musique comme compositeur.
En 1926, Elliott Carter intègre l'université Harvard. Il y étudie la littérature anglaise, puis la musique à partir de 19304. Son Bachelor of Arts en poche, le jeune Carter part pour la France et travaille à l'École normale de musique de Paris (1932-1935) avec Nadia Boulanger. Rentré à New York en pleine dépression économique, il est engagé comme directeur musical du Ballet Caravan de 1936 à 1940.

Dans les années 1930, Carter se rapproche du style néo-classique, sous l'influence de Stravinski, d'Hindemith et de Nadia Boulanger. Ce n'est qu'à la fin des années 1940 qu'il parvient à trouver son propre langage, fondé sur le sens de la continuité et sur l'individualisation des différentes couches de la composition.
Écrivant une musique exigeante, loin du style américanisant d'un Copland ou d'un Bernstein, mais loin aussi de l'expérience sérielle, Carter a construit son œuvre dans un grand esprit d'indépendance. Influencé par le philosophe et mathématicien britannique Alfred North Whitehead, défenseur de l'organisme, Carter trouve son inspiration en orientant certaines de ses compositions dans la littérature, la poésie, la danse et le cinéma.
Il a réalisé une synthèse entre les diverses tendances de la musique du xxe siècle et entre des conceptions musicales appartenant à des époques ou à des cultures très différentes. Les orchestres les plus renommés et les plus grands solistes, de même que de nombreux ensembles, lui ont commandé des partitions. Au total, Elliott Carter a composé plus de 150 œuvres d'une très grande variété3. Au cours de sa carrière longue de huit décennies, il remporte deux fois le Prix Pulitzer de musique.

En 1954 et en 1963, il est lauréat du prix de Rome américain (Rome Prize) en composition musicale.
Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1971. Dans les années 1980, Carter enseigne la composition, notamment à l'université Columbia et à la Juilliard School of Music.
À 90 ans, il aborde l'opéra avec What next, créé à l'Opéra de Berlin en 1999 par Daniel Barenboim.
Il meurt le 5 novembre 2012 dans sa ville natale, quelques mois seulement après la création et l'inauguration de sa dernière œuvre, Dialogues II. Il était âgé de 103 ans. Son épouse est décédée en 2003.

  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:23 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Mario Castelnuovo-Tedesco (né à Florence le 3 avril 1895 - mort à Los Angeles le 16 mars 1968) était un compositeur italien, émigré aux États-Unis.
Mario Castelnuovo-Tedesco est un compositeur italien de tendance impressionniste et néo-romantique très prolifique ; descendant d'une illustre famille de banquiers qui vécurent dans la péninsule ibérique jusqu'à l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492, sa musique combine de fait des inspirations italiennes, juives et espagnoles, comme en témoigne son important catalogue (210 opus).

Il a écrit pour tous les genres et son style fluide s'adapte aux diverses situations évoquées dans sa musique, souvent descriptive ; ses très nombreuses pièces pour piano ou guitare sont souvent conçues comme des poèmes symphoniques en miniature ; sa musique, d'une grande puissance poétique et d'évocation, puise souvent sa source d'inspiration dans la littérature ou se marie souvent avec la poésie ou la scène : mélodies, mais aussi musique à programme (ballet, théâtre, opéra, cinéma, marionnettes, …) pour, ou bien d'après des textes poétiques ou narratifs : William Shakespeare, Federico Garcia Lorca, John Keats, Walt Whitman, Juan Ramón Jiménez, …
C'est logiquement en Italie qu'il commence sa formation musicale : il étudie le piano à Florence, puis la composition à Bologne avec le compositeur Ildebrando Pizzeti (1880-1968) et surtout Alfredo Casella (1883-1947) qui fut son grand mentor. Il déploie une activité de pianiste, de compositeur mais aussi de critique musical, et ses œuvres furent très vite jouées dans toute l'Europe.

Sa première œuvre d'importance est un opéra, La Mandragola (d'apres Machiavelli), crée à la Fenice de Venise en 1926.
Ses origines juives seront pour lui une source d'inspiration constante : (Naomi and Ruth op. 22, Sacred service pour the Sabbath Eve) et notamment son deuxième concerto pour violon I Profeti, op. 66, écrit en 1931, en hommage à Jascha Heifetz. Mais ce furent ces mêmes origines juives qui l'obligèrent à quitter en 1939 l'Italie pour les États-Unis afin de fuir la politique antisémite du régime de Mussolini. Il s'installa à Hollywood où il écrivit la musique de plus de deux cents films.
Outre ses origines, les liens du compositeur avec l'Espagne sont aussi en partie dus à sa rencontre avec Andrés Segovia à Venise en 1932. Cette première rencontre lui inspira d'ailleurs son premier concerto pour guitare, qui devint l'un de ses instruments de prédilection : près d'une centaine de compositions, dont des concertos (2 pour Guitare, 1 pour 2 Guitares, 2 pour Violon, 2 pour Piano, 1 pour Harpe…) et aussi, certainement l'une des plus originales, son fameux Platero y yo, élégie andalouse pour narrateur et guitare, son opus 190 écrit en 1960 sur 28 des 138 courts chapitres du récit poétique éponyme du poète andalou Juan Ramón Jiménez.

  

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 15:26 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Dario Castello (né v. 1590 - † après 1630) était un compositeur et violoniste italien du début du xviie siècle qui vécut et travailla à Venise.
Dario Castello fut maitre de chapelle de l'église Saint-Marc à Venise vers 1625. Il a publié deux recueils de Sonate concertate in stil moderno per sonar nel organo, overo spineta con diversi instrumenti, à 2 et 3 voix et basse continue. Ces sonates, encore librement construites, dénotent un goût nouveau pour la virtuosité.


  

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MessagePosté le: Dim 8 Jan - 11:55 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Jacques Castérède est un compositeur et pédagogue français, né à Paris le 10 avril 1926, et mort à Dijon le 6 avril 2014
Il fait ses études au lycée Buffon, puis entre en 1944 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris où il suit les enseignements de Tony Aubin et d'Olivier Messiaen. De 1948 à 1953, il obtient les premiers prix de piano, de musique de chambre, d'harmonie, de composition et d'analyse musicale.

En 1953, il reçoit le Premier Grand Prix de Rome de composition musicale pour sa cantate La Boîte de Pandore. Il séjourne à la villa Médicis à Rome de 1954 à 1958.
En 1960, il est nommé professeur de formation musicale pour les chanteurs au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il occupera successivement les postes de professeur conseiller aux études, puis de professeur d'analyse musicale supérieure en 1971. En 1988, il est nommé professeur de composition, discipline qu'il enseigna également de 1983 à 1988 à l'École normale de musique de Paris-Alfred Cortot.

En 1988, il participe à une mission d'enseignement en Chine, au Conservatoire central de Pékin où il donne des cours de composition, ainsi qu'une série de conférences sur la musique française actuelle, mission qui sera renouvelée en 1998.
Parmi les nombreux prix qu'il a reçus, citons le Prix du Portique (1963), le Grand Prix national du disque (Académie du disque français) pour sa symphonie pour cordes n°1 (1968), le Prix Dumesnil (1983), le Prix Florence Gould (1986), le Grand Prix musical de la Ville de Paris (1991), le prix de la Nouvelle Académie du disque puis, en 1995, le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros.

  

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MessagePosté le: Dim 8 Jan - 11:58 (2017)    Sujet du message: C Répondre en citant

Alfredo Catalani (né le 19 juin 1854 à Lucques, 7 août 1893 à Milan) est un compositeur italien de la seconde moitié du xixe siècle.
Eugenio Catalani, le père, était un bon pianiste et un compositeur, élève de Giovanni Pacini. Il s'était consacré à l'enseignement public et privé, au Collège de S. Ponziano, où il a rencontré et épousé plus tard Giuseppina Picconi, appartenant à une famille distinguée de Cesena. Giuseppina a abandonné après son mariage son emploi d'éducatrice dans la maison du noble Ghivizzano. Pour aider son mari, dont les revenus étaient modestes, elle a fondé un institut de formation des femmes qui est devenu l'un des plus réputés de la ville. L'oncle d'Alfredo, Felice Catalani, était aussi un musicien. Alfredo Catalani a fait de très bonnes études, obtenant son baccalauréat en 1871 (l'année où est morte à quatorze ans sa sœur Elisa). Les parents le poussaient ensuite à poursuivre des études supérieures, mais il avait la passion de la musique. Il avait appris le piano. Il a approfondi dès sa jeunesse les bases de l'harmonie et du contrepoint à l'Institut de Musique de Lucques, dirigé par Fortunato Magi, oncle de Giacomo Puccini et condisciple de son père, qui a soumis l'enfant surdoué à une discipline constante et rigoureuse. Une messe en mi mineur pour quatre voix mixtes et orchestre, composée entre l'automne 1871 et le printemps de l'année suivante a été jouée (selon une vieille tradition de Lucques) sous la direction d'Alfredo, le 9 juin, dans la cathédrale: c'était ses débuts en public, avant même d'être admis à l'Institut de Musique. Ce morceau a également été la seule composition sacrée du musicien. Une symphonie en fa majeur en un seul mouvement (qui révèle les limites dans ce genre du compositeur) a été jouée avec une Romance pour baryton et orchestre sous la direction de l'auteur en juillet 1872, au moment où il achève ses études à l'Institut et obtient le premier prix de contrepoint et de composition. Le concert avait été organisé à l'occasion de la distribution des prix et a obtenu un grand succès, peut-être le seul, qui a été décerné par son lieu de naissance.

En 1872, Alfredo est allé étudier à Paris où il a fréquenté le conservatoire comme simple auditeur. Admis sans examen, il a étudié la composition avec François Bazin et le piano avec Antoine-François Marmontel. Entre l'automne 1872 et l'été 1873, il a assisté aux concerts de Société nationale de musique lors desquels il a pu entendre les intermèdes de l'Arlésienne de Bizet, l'oratorio Rédemption de Franck, certains poèmes pour orchestre de Camille Saint-Saëns, et un grand nombre de pièces de musique de chambre, musique vocale et instrumentale, toutes œuvres qui lui ont certainement ouvert de nouveaux horizons.
De retour à Lucques pour le conseil de révision, il a été réformé pour sa faible constitution. Il entre alors au conservatoire de Milan où il a comme professeur de composition Antonio Bazzini. Dans ses premières années de séjour à Milan, Catalani a composé beaucoup de musiques de genres divers. Il est retourné à Milan à la fin de l'automne 1874, frappé par la mort de son frère Robert. Catalani trouvé du réconfort dans l'étude et grâce à l'amitié d'un élève du conservatoire, Antonio Smareglia. Arrigo Boito lui a offert son livret, une « églogue orientale » en un acte La Falce, pour être mis en musique comme dernier essai à la fin des cours au conservatoire de Milan. Après diverses péripéties, l'opéra a été présenté à l'Académie de théâtre en août 1875 sous la direction du compositeur lui-même. La partition a été publiée en 1876 par Giovannina Lucca, adversaire courageuse de Riccordi et a rapporté un peu d'argent au compositeur.
À cette époque, Catalani a trouvé dans le livret de Elda de Carlo d'Ormeville (tiré de la ballade Lorelei de Clemens Brentano) un sujet particulièrement romantique et riche. Le travail l'a absorbé pendant environ deux ans. Le 31 janvier 1880, le drame fantastique en quatre actes a été créé, sous la direction de Carlo Pedrotti au Teatro Regio de Turin, et a été représenté neuf fois.

Catalani est retourné à Milan au printemps de 1881. Il a fait appel à Boito qui, travaillant pour Verdi, lui a seulement suggéré le livret de Dejanice. Boito lui a conseillé de demander l'autorisation au vénitien Angelo Zanardini, librettiste de Ponchielli. Ce dernier a accepté avec enthousiasme et Catalani a composé la musique de Dejanice, un sujet qui a marqué l'abandon momentané du climat romantique. Achevé en 1882, l'opéra a été inclus, grâce à l'intercession de l'indomptable Giovannina Lucca, dans la saison de la Scala et a été représenté le 17 mars 1883.
Son œuvre, influencée par l'opéra italien, doit également à l'opéra lyrique français (il étudia aussi à Paris) et l'opéra romantique allemand. Puccini l'éclipsa, en s'affirmant complètement dans le vérisme que Catalani avait ébauché (La Wally se passe dans les Alpes tyroliennes).
 Deux de ses opéras connurent le succès: Lorelei (1890) et La Wally, créé à Milan en 1892, dont une aria est le thème central du film Diva de Jean-Jacques Beineix.
Également auteur d'une messe à quatre voix.
En 1893, il meurt de la tuberculose (hémoptysie).

  

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