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saintluc
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:31 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Page 1:  Danielle Baas - Milton Byron Babbitt - Carl Philipp Emanuel Bach - Johann Christian Bach - Johann Christoph Bach - Johann Christoph Friedrich Bach - Jean-Sébastien Bach - P. D. Q. Bach - Wilhelm Friedemann Bach - Nicolas Bacri - Sven-Erik Bäck - Carles Baguer - Pierre Marie François de Sales Baillot - Mili Alekseïevitch Balakirev -
      
Page 2: Claude Balbastre - Joan Albert Ban (pas de vidéo) - Samuel Osborne Barber - Jeanne Barbey Lajos Bárdos - Vytautas Barkauskas René-Louis Baron - Jean-Henri-Alphonse BarraquéBéla Bartók - Giovanni Battista Bassani - Gabriel Bataille - Arnold Edward Trevor Bax - Beatritz (Béatrice), comtesse de Die - Dietrich BeckerRoland Becker -        
             
Page 3: Armen Bedrossian - Franck Bedrossian - Ludwig van Beethoven - Louis-Noël Belaubre - Vincenzo Bellini - František Benda - Georg Anton Benda - Alban Maria Johannes Berg - Luciano Berio - Charles-Auguste de Bériot - Irving Berlin - Hector Berlioz - Bernard de Ventadour - Christoph Bernhard - Nicolas Bernier - 
      
Page 4: Leonard Bernstein - Antonio Bertali - Adolphe Biarent - Carl Heinrich BiberHeinrich Ignaz Franz Biber - Gilles Binchois - Hildegarde de Bingen - Harrison Birtwistle - Georges Bizet - Michel Blavet - Stéphane BletErnest Bloch - John Blow - Luigi BoccheriniRobert-Nicolas-Charles Bochsa -        
            Page 5: Sylvie Bodorová -  Antoine Boësset - Georg Böhm - François-Adrien Boieldieu - Joseph Bodin de Boismortier - Arrigo Boito - Giovanni Battista Bononcini - Francesco Antonio Bonporti - Alexandre Porfirievitch Borodine - Daniel Börtz - André Boucourechliev - Lili BoulangerNadia Boulanger - Pierre Boulez - Laurent Boutonnat - Roger Boutry
              
Page 6: David Bowie - William Boyce - Jacques Boyvin - Johannes Brahms - Jan Brandts Buys - Walter Braunfels - Michel-Georges Brégent - Gaston Édouard Brenta - Giuseppe Antonio Brescianello - Havergal Brian - Frank Bridge - Pierre-Gabriel Buffardin - August Joseph Norbert Burgmüller - Charles Burney
      
Page 7:  Antoine Busnois - Ferruccio Busoni - Javier Busto - Jacques Buus - Dieterich Buxtehude - William Byrd      
     

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Dernière édition par saintluc le Ven 26 Mai - 16:33 (2017); édité 96 fois
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 12:31 (2017)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 26 Mar - 11:43 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

 Danielle Baas est une compositrice belge d’origine hollandaise, née à Bruxelles le 20 février 1958.

Elle passe son enfance en Afrique, et revient s’installer en Belgique après les études primaires. Elle s’inscrit à l’Académie de Jette, tandis qu’elle poursuit ses humanités en Latin-Sciences. Très attirée par la composition, elle suivra des cours de danse classique, piano, guitare, orgue, chant et diction, et se perfectionnera au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles en harmonie écrite et pratique, histoire de la musique, analyse musicale instrumentiste et chanteur, contrepoint, solfège et solfège perfectionnement. Les professeurs qui ont marqué par leur personnalité son parcours musical sont Cécile Frisque-Vanneste (pianiste), Madame Léon  Jongen (pianiste, organiste), Madame Noël (organiste), Robert Meeus (histoire), André Finck (analyse) et Jean-Marie Simonis (compositeur, pianiste).
 Activités hors composition :
Professeur de solfège
Direction chorale
Directrice artistique depuis 2005 du Festival Emergence exclusivement consacré aux œuvres des compositeurs belges vivants, et d’expositions d’arts plastiques
 Composition : Prix internationaux

Solo piano US (Don’t Panic, Guy Livingston), Carillon US, piano solo, Chine, concertino pour guitare et orchestre à cordes, Chine, Prix Fuga, Belgique, Quatuor de saxophones, Italie,
Solo piano ‘Merit Award as member of Honor Committee’, Serbie, 2005/2007 et diverses sélections suite à des demandes de partitions.
 A l’âge de 36 ans, elle rompt avec les règles strictes de l’enseignement et du travail et se lance en autodidacte dans l’étude de la composition. Elle refuse d’exclure la musique populaire, et collabore avec un nombre important d’auteurs de textes, mais reste attachée avant tout à la composition de musique tonale sérieuse. La notion de rythme, et subséquemment d’espace, occupe une grande place dans ses compositions. L’art de moduler a fait l’objet d’une étude poussée, se basant sur les chorals de Bach, les mélodies de Schubert,  et les œuvres de Berg et de Bartók. La réflexion lors de l’écriture s’oriente toujours vers des modulations dans des tonalités éloignées en une ou deux mesures, qui peuvent surprendre l’auditeur sans choquer l’oreille. La notion de pureté fait  partie intégrante de sa recherche musicale, la restitution du son pour la beauté du son, également.
D’un point de vue formel, la compositrice s’octroie une grande liberté, considérant que l’analyste détectera toujours une forme, et que le rôle du compositeur doit contribuer à la diversifier - à l’exception cependant des œuvres destinées à être jouées en public, qui reprennent très souvent la forme ABA : la musique contemporaine étant trop peu interprétée, Danielle Baas fait appel aux formes simples et anciennes d’exposition –développement – réexposition, qui ont l’avantage de rester dans la mémoire du public, dans un siècle qui dispose paradoxalement des plus grands moyens techniques de médiatisation.
 Son catalogue comprend actuellement 127 œuvres, auxquelles viennent s’ajouter une cinquantaine de chansons et une dizaine d’instrumentaux de musique légère.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 26 Mar - 11:49 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Milton Byron Babbitt est un compositeur américain, né le 10 mai 1916 à Philadelphie (Pennsylvanie) et mort le 29 janvier 2011 à Princeton. Il fut à l'origine du mouvement sériel généralisé. Il est aussi l'un des pionniers de la musique électronique. Son passage au CPEMC – Columbia Princeton Electronic Music Center (université de Princeton) – a grandement contribué à la diffusion du premier synthétiseur RCA d'Olson et Belar.


Babbitt est né à Philadelphie en Pennsylvanie et a grandi dans le Mississippi. Il a étudié le violon et plus tard la clarinette et le saxophone quand il était enfant. Il a très tôt montré une aptitude pour le jazz et la musique populaire.
C'est là qu'il s'intéressa à la musique des compositeurs de la seconde école de Vienne, et en vint à écrire plusieurs articles sur le dodécaphonisme comprenant la première description de la combinatorialité et de la technique sérielle de "time-point" Après avoir reçu son diplôme universitaire bachelor of arts degree from New York University College of Arts and Science en 1935 avec les honneurs du Phi Beta Kappa, il s'en alla étudier avec Roger Sessions, d'abord en cours privé, ensuite à l'université de Princeton.
En 1947, Babbitt écrivit ses Three Compositions for Piano, qui sont les plus précoces exemples de sérialisme intégral en musique, précédant de deux ans le mode de valeurs et d'intensités de Messiaen et de cinq ans la polyphonie X de Boulez. La Composition for Four Instruments l'année suivante fut le premier usage du sérialisme intégral pour un ensemble instrumental.

En 1958, Babbitt acquit une notoriété involontaire à cause d'un article dans le magazine populaire High Fidelity. Son titre "The Composer as Specialist" ("le compositeur en tant que spécialiste") fut remplacé sans avoir été consulté ni consenti, par " Who Cares if You Listen?" . ("On s'en fiche que vous écoutiez"). Plus de trente ans après, à cause de ce "titre vulgaire et offensant", comme il le fit remarquer, il sera "selon toute vraisemblance toujours connu avant tout comme l'auteur de "On s'en fiche que vous écoutiez" plutôt que comme le compositeur d'une musique que vous pourriez ou non prendre la peine d'écouter"(Babbitt 1991)
Babbitt plus tard s'intéressera à la musique électronique. Il fut engagé par RCA en tant que compositeur consultant pour travailler sur leur synthétiseur RCA MARK II et en 1961 il produisit "Music for Synthesizer". Bon nombre de compositeurs considéraient les instruments électroniques comme un moyen de créer de nouveaux timbres. Babbit était plus intéressé par la précision rythmique qu'il pouvait obtenir en utilisant le Mark II synthesizer, une sorte de précision considérée, du moins en 1961, comme impossible à obtenir par des interprètes humains
Babbit continua à écrire à la fois de la musique électronique et à la fois pour des instruments conventionnels, parfois combinant les deux. Philomel (1964), par exemple, fut écrit pour soprano et accompagnement synthétiseur (incluant aussi une bande enregistré de la voix de Bethany Beardslee retravaillé, chanteuse pour laquelle la pièce avait été composée). Cette pièce fut écrite en collaboration avec le poète John Hollander et fut subventionnée par la fondation Ford.

Il pourrait sembler que son usage du Mark II Synthesizer ait donné l'habitude à Babbitt d'écrire une musique d'une complexité rythmique énorme, et que ses pièces pour instruments standards étaient trop complexes pour pouvoir être jouées par de simples mortels mais il est plus juste de dire que son intérêt pour ce type de complexité était simplement en avance sur son temps avec le Mark II et il a continué bien après la désuétude du Mark II jusqu'à nos jours.
En 1973, Babbitt devient membre de la faculté de Juilliard School.
En 1982, le prix Pullizer décerna une "citation spéciale à Milton Babbitt pour son œuvre de compositeur américain distingué et d'influence.
Depuis 1985, il présidait à la remise des distinctions du BMI Student Composer Awards, la compétition internationale des jeunes compositeurs classiques.
En 1988, il reçut la distinction de l'institut des arts et des lettres du Mississippi pour la composition musicale.
Il a été aussi membre de l'Académie américaine des arts et des lettres.
Il meurt le 29 janvier 2011 à 94 ans.

 

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MessagePosté le: Lun 27 Mar - 08:01 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Carl Philipp Emanuel Bach, né à Weimar, alors dans le duché de Saxe-Weimar, le 8 mars 1714 et mort à Hambourg le 14 décembre 1788, est un musicien, compositeur et musicologue allemand. Il est le deuxième fils survivant de Jean-Sébastien Bach et sa première femme Maria Barbara Bach. Pendant près de 30 ans, il est claveciniste à la cour de Frédéric II de Prusse. Puis il occupe le poste de Director Musices à Hambourg. Il est célèbre parmi ses contemporains pour sa musique, et aussi reconnu, par Haydn, Mozart ou par Ludwig van Beethoven, notamment pour son traité théorique « Essai sur la véritable manière de jouer les instruments à clavier ». Il est surnommé le Bach de Berlin ou Bach de Hambourg.
Carl Philipp Emanuel naît le 8 mars 1714. Parmi les parrains, à son baptême, il y a Georg Philipp Telemann. Élève de la célèbre Thomasschule zu Leipzig. Initié très tôt à la musique par son père, il joue en virtuose du clavecin dès son enfance. Comme d'autres de ses frères, il suit des études de droit à Leipzig (1731 à 1734) et ensuite à Francfort-sur-l'Oder (1734 à 1738). Il semble que leur père ait voulu donner à ses fils une éducation libérale pour qu'ils échappent aux indignités subies par les musiciens ordinaires. Mais Carl Philipp Emanuel n'envisage pas une carrière juridique et recherche, dès 1733, une place d'organiste à Naumburg. Il conserve de ses études une solide culture humaniste qui l'incite à fréquenter les écrivains allemands les plus célèbres. Dès 1730, Carl Philipp Emanuel se montre en musicien accompli. Outre le clavecin, il joue du violon et de la violetta (une petite viole de gambe). Au cours des années d'études à Francfort, il dirige des concerts publics et fait connaître ses compositions, dont certaines cantates aujourd'hui disparues


En 1738, le prince Frédéric de Prusse, futur roi Frédéric II, dit le Grand et qui n'est encore que prince héritier de la Prusse régentée par Frédéric-Guillaume Ier de Prusse — dit le « Roi-Sergent » — propose à Carl Philipp Emanuel de rejoindre sa cour, au château de Rheinsberg qui se trouve dans la commune d'Allemagne de Rheinsberg à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Berlin, en tant que claveciniste. Frédéric II montre un intérêt passionné pour la musique. Excellent flûtiste, formé à la composition, il attire à sa cour les meilleurs virtuoses de son temps. Il se lie d'amitié avec les frères Carl Heinrich et Johann Gottlieb Graun et Johann Joachim Quantz. À la mort de son père en 1740, Frédéric II s'installe à Potsdam et donne une existence officielle à sa chapelle : Carl Philipp Emanuel Bach est nommé premier clavecin de la chambre du roi.
Il restera 26 ans à cette place. Il compose dans ce cadre de nombreuses sonates pour clavier dans lesquelles il évolue vers des nuances de plus en plus affirmées qui le conduisent à préférer l'emploi du clavicorde et du pianoforte à celui du clavecin. Il écrit également de nombreuses œuvres de musique de chambre et pour orchestre ainsi que des lieder (religieux et profanes). Il compose un Magnificat en 1749, qui est joué au début de l'année 1750 à Leipzig. Il est proche, dans son style, des œuvres de son père (qui mourra quelques mois plus tard).
En 1744, après une période de traitement médical en Bohême à Teplitz pour des problèmes de goutte, Bach épouse Johanna Maria Dannemann avec qui il a trois enfants, Johann August (1745-89) qui devient avocat, Johann Sebastian (1748-78), un peintre d’une certaine notoriété, et Anna Carolina Philippiba (1747-1804) demeurée célibataire. Aucun de ses fils n’a eu d’enfant.
Après la mort de son père en 1750, Carl Philipp Emanuel, hérite d'une partie des biens familiaux, et notamment des partitions. Il recueille son demi-frère Johann Christian, âgé de quinze ans, et le prend à sa charge pendant quelques années.
Vers 1750, Carl Philipp Emanuel s'attache définitivement aux clavicordes fabriqués par Johann Gottfried Silbermann, qui surpassent les instruments plus anciens par leur sonorité et leur sensibilité. La cour de Berlin encourage les inventions des luthiers. Frédéric II acquiert sept pianoforte de Silbermann et plusieurs de ses clavicordes. C'est dans cet environnement que Carl Philipp Emanuel compose les sonates « prussiennes », dédiées au roi de Prusse, et les sonates « wurtembergeoises », dédiées au duc de Wurtemberg et qui ouvrent de nouveaux horizons à la musique de clavier. La vie musicale à la cour tourne autour de l'intérêt du roi pour la flûte traversière. C'est Johann Joachim Quantz qui est le musicien central. Le Kapellmeister Carl Heinrich Graun qui dirige l'opéra et Johann Joachim Quantz, en tant que maître personnel du roi, jouissent de salaires exceptionnels (Quantz reçoit deux mille thalers par an). Bach est plutôt mal payé et ne reçoit que trois cents thalers par an. C'est seulement après ses candidatures à Zittau en 1753 et à Leipzig en 1755 que Frédéric II ajuste son salaire qui atteint cinq cents thalers par an.
Progressivement, Bach se lasse de la vie de cour, où « la vie musicale à Potsdam périclitait et ses difficultés avec les compositeurs et les théoriciens berlinois allaient grandissant ». Les guerres menées par Frédéric II, et notamment la guerre de Sept Ans (1756-1783), ont une influence sur la vie de Bach également. Durant cette guerre, les activités musicales sont réduites à Berlin et, à la suite d'une attaque russe sur la ville, Bach doit même fuir la ville avec sa famille. Il trouve refuge à Zerbst, maintenant dans le Land de Saxe-Anhalt, pendant les mois les plus agités de la guerre, chez son élève et ami Carl Friedrich Christian Fasch (1736 - 1800), lui-même né à Zerbst, et qui lui succèdera à la cour de Frédéric II après son départ pour Hambourg
 

N'ayant pas obtenu le poste qu'occupait son père à Leipzig à la mort de celui-ci, Carl Philipp Emanuel fait d'autres tentatives pour quitter Berlin, en 1753 pour Zittau et en 1755, de nouveau pour Leipzig. Le roi sait les contrecarrer par des augmentations de salaire conséquentes.
Ce n'est qu'en 1768, un an après la mort de Georg Philipp Telemann, qui avait été son parrain, que la candidature de Bach est retenue et qu'il est nommé Director Musices de Hambourg. Pendant 20 ans, il est Cantor au Johanneum (de) de Hambourg, collège latin comme celui de la Thomasschule zu Leipzig, et dirige également la musique des cinq principales églises de la ville. La tâche s'avère très prenante. Il crée plusieurs oratorios mais continue à s'intéresser principalement à la musique instrumentale en composant des symphonies et des concertos pour clavier. Pendant sa période hambourgeoise, il n'écrit pas moins de 21 passions, également réparties entre les quatre évangélistes (The Passions of C.P.E. Bach (en)). Il publie six recueils de musique pour clavier (pianoforte) de 1779 à 1786 (Für Kenner und Liebhaber : « Pour connaisseurs et amateurs »). Ces recueils contiennent des œuvres très inspirées et originales (sonates, rondos et fantaisies).
Bach donne une puissante impulsion à la vie musicale de Hambourg, non seulement par son abondante production personnelle, mais en révélant le Messie de Georg Friedrich Haendel, le Stabat Mater de Joseph Haydn, la Messe en si de son père et le Requiem de Niccolò Jommelli. Comme à Berlin, la maison de Bach à Hambourg est le lieu de rencontres amicales pour beaucoup d'artistes. On y rencontre des poètes, comme Lessing, Klopstock, Gerstenberg ou Matthias Claudius, et on y parle de la poésie lyrique et du redende Prinzip (les « notes qui parlent ») dans la musique. Il prend note des nouvelles manières de faire de la musique et de la tendance des concerts publics, comme Telemann les avait organisés à Francfort et à Hambourg. Dans une des premières salles de concerts en Allemagne, la salle Auf dem Kamp, Bach se produit lui-même et dirige les compositions des musiciens contemporains.
Par son frère aîné, il entre en relation avec l'historien Johann Nikolaus Forkel. En 1770, il reçoit la visite du musicologue Charles Burney qui a rapporté de nombreuses informations sur Bach. Emmanuel meurt d’un malaise aigu à la poitrine le 14 décembre 1788. Son corps, ainsi que ceux de sa famille, sauf celui du fils mort à Rome, sont ensevelis dans la voûte de l’église Saint-Michel de Hambourg. Sa tombe a été découverte en 1925 par Heinrich Miesner, biographe de Bach.


Certainement, Carl Philipp Emanuel avait la plus grande estime pour son père qui lui a tout appris. Dans la courte autobiographie, il écrit : in der Composition und im Clavierspielen habe ich nie einen anderen Lehrmeister gehabt als meinen Vater (« pour la composition et le clavecin, je n'ai jamais eu d'autre maître que mon père »). Concernant les œuvres de son père, il écrit plus loin: Die Größe dieses meines Vaters in der Composition, im Orgel- und im Clavierspielen, welche ihm eigen war, war viel zu bekannt, als daß ein Musiker vom Ansehen, die Gelegenheit, wenn es nur möglich war, hätte vorbei lassen sollen, diesen großen Mann näher kennen zu lernen. (« La grandeur de mon père comme compositeur, organiste et claveciniste était trop connue pour qu'un musicien pût laisser passer l'occasion, si jamais elle s'était présentée, de connaître ce grand homme de plus près. »)
Carl Philipp Emanuel n'aurait jamais été estimé au niveau musical par son père selon ce que rapporte le compositeur Cramer : « Même lorsque son fils, accompagnant Frédéric le Grand au clavecin, se trouva en situation de le féliciter, Sebastian secouait la tête et, lorsque quelqu'un lui demanda ce qu'il pensait d'Emanuel, il répondit : « C'est du bleu de Prusse, ça se décolore ! » ».
L'anecdote de Cramer est à ranger au rayon des bons mots tant appréciés à l'époque. Au contraire, on a tout lieu de croire que Johann Sebastian était légitimement fier de son fils. Certaines des dernières œuvres du père sont influencées par le nouveau style dont le fils est adepte, promoteur ou inventeur. Ces nouveaux styles musicaux qui commencent à se répandre sont le style galant ou l’Empfindsamkeit. On les retrouve par exemple la sonate en trio de l'Offrande musicale en 1747. Le père rend visite à son fils à Berlin et Potsdam lors de la célèbre rencontre entre Jean-Sébastien et le roi Frédéric II.
Carl Philipp Emanuel hérite d'une partie importante des partitions de son père et des membres plus anciens de la famille. Il professe toujours le plus grand respect pour Johann Sebastian. Il dirige notamment l'exécution du Credo de la Messe en si mineur (BWV 232) à Hambourg en 1786. Il écrit, avec Johann Friedrich Agricola, le Nekrolog qui est la première biographie de son père et de son œuvre, parue en 1754

Considéré comme exemple par beaucoup de musiciens de la seconde moitié du xviiie siècle, Carl Philipp Emanuel Bach est admiré par Joseph Haydn (qui étudie en particulier son œuvre pour clavier), Mozart (qui dirige en 1788 à Vienne son oratorio Die Auferstehung und Himmelfahrt Jesu : « La Résurrection et l'Ascension de Jésus ») et par Beethoven qui demande plusieurs fois à l'éditeur Breitkopf de lui envoyer des œuvres de Carl Philipp Emanuel.
Son traité théorique « Essai sur la véritable manière de jouer les instruments à clavier », en deux volumes, publié le premier en 1753, le deuxième en 1762, est probablement le plus important traité pratique sur la musique écrit au XVIIIe siècle. Il est un guide standard concernant le doigté, l’ornementation, interprétation, l’accompagnement et l’improvisation. Déjà en 1780, il avait atteint sa troisième édition. Il a servi de base pour les méthodes de Muzio Clementi et de Cramer.
Carl Philipp Emanuel Bach est le seul fils de Johann Sebastian qui ait parfaitement réussi sa carrière : sa musique est largement diffusée de son vivant ; il est un maître riche et considéré. Sa production est extraordinairement abondante : des centaines d'oratorios et de cantates, dans lesquelles il ne dédaignait pas de reprendre des pages de son père ; un nombre plus grand encore d'odes et de cantiques spirituels. Il y a parmi eux des lieder qui sont de véritables lieder romantiques avant la lettre. Pour l'orchestre, il écrit une vingtaine de symphonies et plus de 50 concertos pour un ou deux instruments à clavier, dont notamment un Concerto en ré mineur qui fait parfois penser à Beethoven. Dans sa musique de chambre, C. Ph. E. Bach évolue vers les formes et le langage classique du trio et du quatuor.
La part la plus originale de sa production musicale se situe probablement dans les œuvres pour le clavier. De cette énorme production émergent les collections des Preussische Sonaten, Württembergische Sonaten et surtout les six recueil de sonates, fantaisies et rondos destinées aux « amateurs », publiés de 1779 à 1787. Son Versuch über die wahre Art..., résume, avec les traités parallèles de Johann Joachim Quantz et de Leopold Mozart, l'esthétique musicale du XVIIIe siècle.
Carl de Nys, dans son appréciation de l'œuvre musicale de C. Ph. E. Bach, écrit :
«  Il est clair que C. Ph. E. Bach cède le pas à ses frères à des degrés divers : à Friedemann le génie prophétique, à Johann Christophe l'équilibre classique, à Johann Christian la lumière viennoise. Mais les six recueils pour les amateurs et les symphonies de 1780 justifient à nos yeux l'admiration que lui portait Haydn: « Emmanuel Bach est le père, nous sommes ses enfants ». Il a mis au point l « forme sonate », « inventée » par son frère aîné, et poursuivi une beauté mélodique inspirée du bel canto de Johann Adolph Hasse.... Une des pièces les plus célèbres de son vivant est intitulée C.P.E. Bachs Empfindungen ; elle est en fa dièse mineur et l'autographe de cette page porte l'indication « très triste et aussi lent que possible »  »
— Carl de Nys, « Bach (C.P.E) », dans Dictionnaire de la musique, 1986

   

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MessagePosté le: Lun 27 Mar - 08:08 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Johann Christian Bach est un compositeur et organiste allemand, né à Leipzig le 5 septembre 1735 ; mort à Londres le 1er janvier 1782. Il fut surnommé le « Bach de Milan » et le « Bach de Londres ».


Johann Christian Bach est le onzième et dernier fils de Johann Sebastian et d'Anna Magdalena Bach. Ses premiers enseignements musicaux sont assurés par son père, mais aussi vraisemblablement par le cousin de celui-ci, Johann Elias Bach, qui habite chez les Bach de 1738 à 1743 et aide Johann Sebastian en lui servant de secrétaire.
Après la mort de son père en 1750, il se rend à Berlin auprès de son demi-frère Carl Philipp Emanuel Bach, alors claveciniste à la cour du roi Frédéric II. Johann Christian y reçoit alors un nouvel enseignement musical de la part de son demi-frère, mais y subit aussi l’influence du maître de chapelle de la cour, Carl Heinrich Graun.
En 1754, Johann Christian se rend à Milan, en Italie, où il entre au service du comte Agostino Litta. Les circonstances de cette rencontre demeurent assez obscures, bien que l’on puisse raisonnablement supposer que les contacts pris à Berlin parmi les musiciens de la chapelle du roi aient été déterminants. Grâce au soutien de Litta, Johann Christian étudie le contrepoint auprès du père Giovanni Battista Martini à Bologne en 1757. Durant cette période, Bach compose principalement des œuvres de musique sacrée (parmi lesquelles une messe et un Dies irae datés de 1757/58, un Magnificat à deux voix daté de 1758 et un Te Deum daté de 1759), mais aussi de la musique instrumentale pour l’orchestre de son protecteur.
En 1760, Bach est nommé second organiste de la cathédrale de Milan, après sa conversion au catholicisme. Cette conversion représente une véritable rupture avec la tradition profondément luthérienne de sa famille.
À côté de son activité d’organiste et de compositeur de musique sacrée, Johann Christian commence à s’intéresser à l’opéra. Il compose en 1758 une aria („Misero pargoletto“) pour le castrat Filippo Elisi, à l’occasion de l’opéra Demofoonte de Giovanni Battista Ferrandini. Bach fait enfin représenter son premier opéra Artaserse en 1761 à Turin. Il reçoit alors la commande de deux nouveaux opéras pour le San Carlo de Naples. Ce seront Catone in Utica (4 novembre 1761) et Alessandro nelle Indie (20 janvier 1762).

Le succès de ses opéras donne à Bach une réputation internationale. L’épouse du roi anglais Georges III, Sophie Charlotte de Mecklenburg-Strelitz l’engage alors comme maître de musique. Celui-ci arrive à Londres à l’été 1762.
À Londres, Johann Christian donnera douze opéras, lesquels connaîtront des succès divers. En 1763 sont représentés Orione (19 février) und Zanaida (7 mai) au King’s Théâtre. Après une pause en 1764, vraisemblablement due à des intrigues, Adriano in Siria’' (dont la première a lieu le 26 janvier 1765) est un échec. Deux ans plus tard, ‘'Carattaco (représenté pour la première fois le 24 février 1767) rencontre de nouveau le succès.
En avril 1764, il rencontre pour la première fois le jeune Mozart, alors âgé de seulement 8 ans. Cette rencontre est importante, puisque Mozart arrangera plus tard les sonates opus 5 (no 2, 3 et 4) de Johann Christian Bach en concertos pour piano (K 107) et rendra finalement hommage au maître allemand en citant l’un de ses ouvrages lyriques (l’ouverture de La Calamita dei cuori) dans l’Andante de son concerto en la majeur (K 414), composé peu après la disparition de Johann Christian.

Il se rend à Mannheim en 1772, où il compose un nouvel opéra pour le théâtre de la ville, ‘'Temistocle (5 novembre 1772). À son retour à Londres, il participe au concert inaugural du Masonic Hall. Le 23 mai 1772, en compagnie de Karl Friedrich Abel, il est en effet reçu franc-maçon au sein de la loge des Neuf Muses avec dispense de tout droit à acquitter. Il épouse début 1773 une chanteuse italienne, Cecilia Grassi.
Après avoir composé, sur un livret de Giovanni de Gamerra également utilisé par Mozart, un second opéra pour le théâtre de Mannheim en 1776 (‘'Lucio Silla’’), il connaît un de ses derniers grand succès londoniens le 4 avril 1778 avec la première représentation de La clemenza di Scipione’'.
En 1778, Johann Christian Bach reçoit une commande de Paris pour un opéra (Amadis de Gaule) qui ne remporte pas le succès escompté. Cette même année, il est reçu compagnon et fait maître dans la foulée, dans sa loge maçonnique de Londres, le 15 juin 1778.
Ses dernières années sont assez difficiles : il meurt sans descendance connue à Londres le 1er décembre 1782, accablé de dettes que la reine s’efforce de régler.



 

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MessagePosté le: Mar 28 Mar - 16:13 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Johann Christoph Bach (né à Arnstadt, le 6 décembre 1642 - mort à Eisenach, le 31 mars 1703) est un compositeur et organiste allemand de la période baroque. Fils de Heinrich Bach, le grand-oncle de Johann Sebastian Bach, il était donc l'oncle de Johann Sebastian. Il était également l'oncle de Maria Barbara Bach, la première épouse de Johann Sebastian Bach.


Organiste à Eisenach, il fut, au cours de sa vie, un compositeur très estimé et, dans la famille Bach, seul Jean-Sébastien parvint à égaler sa réputation. Son frère, Johann Michael Bach I (le beau-père de Jean-Sébastien Bach et le père de Maria Barbara) et son premier fils, Johann Nicolaus Bach, étaient également compositeurs.
Le 26 novembre 1667, à Eisenach, il épousa Maria Elisabetha Wedemann, sœur de la femme de son frère Johann Michael. Ils eurent 8 enfants.
Malgré une carrière brillante, il fut, jusqu'à la fin de sa vie, en proie à de sérieuses difficultés financières, ce qui expliquerait qu'il ne fut pas désigné comme tuteur du jeune Johann Sebastian à la mort de ses parents.

Jusqu'à récemment, quelques-unes de ses œuvres furent incorrectement attribuées à Johann Sebastian Bach, notamment la cantate Meine Freundin, du bist schön, inspirée du Chant de Salomon.
En 1949, le musicologue Martin Fischer a publié (chez Bärenreiter) un recueil de «44 Choräle zum Präambulieren» (44 Préludes de chorals) pour orgue d’après deux copies manuscrites conservées à la bibliothèque de la Hochschule für Musik de Berlin. Titre original : «Choräle welche bey währendem Gottesdienst zum Präambulieren gebraucht werden können, gesetzet und herausgegeben von Johann Christoph Bachen, Organ in Eisenach».

 

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MessagePosté le: Mar 28 Mar - 17:33 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Johann Christoph Friedrich Bach  est un compositeur et claveciniste allemand, né à Leipzig le 21 juin 1732 et mort à Bückeburg le 26 janvier 1795, surnommé le Bach de Bückebourg.


Seizième enfant de Jean-Sébastien Bach et troisième de ses quatre fils musiciens réputés (voir Famille Bach), Johann Christoph Friedrich fut tout naturellement éduqué par son père, ainsi que par Johann Elias Bach (un cousin issu de germain né en 1705). En 1749, il fréquenta l’Université de Leipzig où il commença à étudier le droit. Mais un an plus tard, il fut engagé à la cour du comte Guillaume de Schaumbourg-Lippe à Bückeburg, où il demeurera jusqu’à son décès. Le 8 janvier 1755 il épousa à Bükeburg Lucia Elisabeth Münchhausen qui lui donna 9 enfants, y compris Wilhelm Friedrich Ernst Bach. Débutant comme musicien d’orchestre sous la direction d'Angelo Colonna (le compositeur de la cour étant un autre italien, Giovanni Battista Serini), Johann Christoph Friedrich remplaça les deux Italiens à partir de 1756, n’obtenant toutefois le titre officiel de Konzertmeister qu'en 1759 car le comte guerroyait à l’étranger.
 

À partir de cette époque, Bach parvint à donner à la cour de Bückeburg une réputation musicale enviable. Le répertoire musical, italien, fit bientôt place aux œuvres du jeune Bach ainsi qu’à d’autres compositeurs germaniques : Haydn, Ignaz Holzbauer, Gluck, Mozart, les Stamitz, etc.
En avril 1778, Johann Christoph Friedrich se rendit en Angleterre — avec son fils Wilhelm Friedrich Ernst — pour rendre visite à son frère Johann Christian, en passant par Hambourg pour y saluer un autre frère, Carl Philipp Emanuel. À Londres, les Bach profitèrent évidemment de la vie musicale : ils assistèrent à une représentation de La Clemenza di Scipione, un nouvel opéra de Johann Christian, et à des concerts Bach-Abel. Johann Christoph Friedrich acquit également un pianoforte et de nombreuses partitions avant de rentrer à Bückeburg qu’il ne quitta plus. Il mourut d'une forte fluxion de poitrine.

C'est avec son fils, Wilhelm Friedrich Ernst Bach, que la descendance musicale de Jean-Sébastien Bach s’est éteinte. Il a été maître de chapelle et claveciniste à la cour de la reine Frédérique à Berlin, puis à la cour de la reine Louise, et principal professeur de musique des princes de Prusse jusqu'en 1811.
Même si Johann Christoph Friedrich a eu une carrière plus modeste que ses trois autres frères musiciens, il a écrit de nombreuses œuvres. Sa dernière symphonie, composée en 1794, est un chef-d’œuvre de l’époque classique.
Virtuose accompli au clavier (clavecin, puis pianoforte), c’est finalement dans ses cantates profanes qu’il a montré le plus d’originalité et d’imagination.

 

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MessagePosté le: Mer 29 Mar - 09:09 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Jean-Sébastien Bach ou Johann Sebastian Bach, né à Eisenach le 31 mars (21 mars) 1685, mort à Leipzig le 28 juillet 1750, est un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand.
Membre le plus éminent de la famille Bach — la famille de musiciens la plus prolifique de l'histoire —, sa carrière s'est entièrement déroulée en Allemagne centrale, dans le cadre de sa région natale, au service de petites municipalités, de cours princières sans importance politique, puis du conseil municipal de Leipzig qui lui manifestait peu de considération : il n'a ainsi jamais pu obtenir un poste à la mesure de son génie et de son importance dans l'histoire de la musique occidentale, malgré la considération de certains souverains allemands, tel Frédéric le Grand, pour le « Cantor de Leipzig ».


Orphelin de bonne heure, sa première formation a été assurée par son père Johann Ambrosius Bach, puis par son frère aîné Johann Christoph Bach, mais il a aussi été un autodidacte passionné de son art, copiant et étudiant sans relâche les œuvres de ses prédécesseurs et de ses contemporains, développant sa science de la composition et particulièrement du contrepoint jusqu'à un niveau inconnu avant lui et, depuis lors, jamais surpassé. Johann Sebastian Bach a été un virtuose de plusieurs instruments, le violon et l'alto, mais surtout le clavecin et l'orgue. Sur ces deux derniers instruments, ses dons exceptionnels faisaient l'admiration et l'étonnement de tous ses auditeurs ; il prétendait jouer tout à première vue, et pouvait improviser sur le champ une fugue à trois voix. Il avait aussi une compétence reconnue et très sollicitée en expertise de facture instrumentale.
À la croisée des principales traditions musicales européennes (pays germaniques, France et Italie), il en a opéré une synthèse très novatrice pour son temps. Bien qu'il n’ait pas créé de formes musicales nouvelles, il pratiqua tous les genres existant à son époque à l’exception de l’opéra : dans tous ces domaines, ses compositions, dont seules une dizaine ont été imprimées de son vivant, montrent une qualité exceptionnelle en invention mélodique, en développement contrapuntique, en science harmonique, en lyrisme inspiré d’une profonde foi luthérienne. La musique de Bach réalise l'équilibre parfait entre le contrepoint et l'harmonie avant que cette dernière prenne le pas à partir du milieu du xviiie siècle. Il est en particulier le grand maître de la fugue, du prélude de choral, de la cantate religieuse et de la suite qu’il a portés au plus haut degré d’achèvement. La principale destination de ses œuvres a beaucoup dépendu des fonctions exercées : pièces pour orgue à Mühlhausen ou Weimar, instrumentales et orchestrales à Cöthen, religieuses à Leipzig notamment.
Ses contemporains l’ont souvent considéré comme un musicien austère, trop savant et moins tourné vers l’avenir que certains de ses collègues. Il a formé de nombreux élèves et transmis son savoir à plusieurs fils musiciens pour lesquels il a composé quantité de pièces à vocation didactique, ne laissant cependant aucun écrit ou traité. Mais la fin de sa vie a été consacrée à la composition, au rassemblement et à la mise au propre d’œuvres magistrales ou de cycles synthétisant et concrétisant son apport théorique, constituant une sorte de « testament musical ».
Peu connue de son vivant au-dehors de l'Allemagne, passée de mode et plus ou moins oubliée après sa disparition, pleinement redécouverte au xixe siècle, son œuvre, comprenant plus de mille compositions, est généralement considérée comme l'aboutissement et le couronnement de la tradition musicale du baroque : elle a fait l’admiration des plus grands musiciens, conscients de son extraordinaire valeur artistique. Objet d'un culte chez les musicologues et musiciens qui a cependant pu susciter l'ironie de Berlioz, Jean-Sébastien Bach est, de nos jours, considéré comme un des plus grands compositeurs de tous les temps, si ce n'est comme le plus grand

Comme nombre de musiciens des xviie et xviiie siècles, Jean-Sébastien Bach est issu d'une famille de musiciens : mais la famille Bach – peut-être venue de Hongrie au xvie siècle et implantée en Thuringe pour pouvoir y pratiquer librement sa confession luthérienne – est la plus nombreuse de toutes.
Un document, probablement établi par Jean-Sébastien Bach lui-même, donne des informations sur la généalogie et la biographie de cinquante-trois musiciens membres de cette famille ; il est intitulé Ursprung der musicalisch-Bachschen Familie (Origine de la famille des Bach musiciens) et trois copies existent, à défaut du manuscrit autographe.
De fait, cette famille exerçait une sorte de monopole sur toute la musique pratiquée dans la région : ses membres étaient musiciens de ville, de cour, d'église, cantors, facteurs d'instruments, dominant la vie musicale de toutes les villes de la région, notamment Erfurt, Arnstadt etc. Chaque enfant avait donc son destin déterminé : il suivrait l'enseignement de son père, de ses oncles ou d'un frère aîné, puis suivrait leur trace, celle de ses ancêtres et de ses nombreux cousins.
L'ancêtre Veit Bach, que quatre générations séparent de Johann Sebastian, aurait été meunier, boulanger et joueur de cithare. Son fils Hans Bach avait été le premier musicien professionnel de la famille, et avait eu trois fils également musiciens : Johann (1604-1673), Christoph (1613-1661) et Heinrich (1615-1692) ; parmi les enfants de Christoph, on trouve des frères jumeaux : Johann Christoph (1645-1693) et Johann Ambrosius (1645-1695), le père de Johann Sebastian, nés à Erfurt qui était une des villes de résidence de la famille.
ean-Sébastien Bach naît à Eisenach le 21 mars 1685, selon le calendrier julien alors en usage à Eisenach. La famille Bach est réputée pour ses musiciens, car les Bach qui pratiquent cette profession à l'époque sont déjà au nombre de plusieurs dizaines, exerçant comme musiciens de cour, de ville ou d'église dans la région de Thuringe. Jean-Sébastien Bach se situe à la cinquième génération de cette famille depuis le premier ancêtre connu, Veit Bach, meunier et musicien amateur, qui serait venu de Hongrie ou de Slovaquie au xvie siècle pour fuir des persécutions religieuses, car il était protestant, et se serait installé dans la région à Wechmar.
Jean-Sébastien Bach est le dernier des huit enfants (quatrième survivant)12 de Johann Ambrosius Bach (1645–1695), trompettiste à la cour du duc et haussmann, c'est-à-dire musicien de ville, et de son épouse Elisabeth, née Lämmerhirt, originaire d'Erfurt. Il est baptisé dans la confession luthérienne dès le 23 mars à l'église Saint-Georges (Georgenkirche).
Son enfance se passe à Eisenach, et il reçoit sa première éducation musicale de son père, violoniste de talent. Il est aussi initié à la musique religieuse et à l'orgue par un cousin de son père, Johann Christoph Bach qui est l'organiste de l'église Saint-Georges et claveciniste du duc. Il fréquente, à partir de ses huit ans, l'école de latin des dominicains d'Eisenach
Sa mère, Maria Elisabetha Lämmerhirt, meurt le 1er mai 1694, alors qu'il vient d'avoir 9 ans. Le 27 novembre suivant, son père se remarie avec une veuve, Barbara Margaretha Bartholomäi née Keul, mais il meurt quelques semaines plus tard, le 20 février 1695. Orphelin dès dix ans, il est recueilli par son frère aîné, Johann Christoph, âgé de vingt-quatre ans, élève de Johann Pachelbel et organiste à Ohrdruf – une cinquantaine de kilomètres de là – et sa tante Johanna Dorothea, l’Ersatzmutter (mère de substitution), dont cinq des neuf enfants seront des musiciens accomplis

Dans cette ville, Jean-Sébastien Bach fréquente le lycée, acquérant une culture plus approfondie que ses aïeux. Il a pour camarades de classe l'un de ses cousins, Johann Ernst Bach et un ami fidèle, Georg Erdmann. Johann Christoph poursuit son éducation musicale et le forme aux instruments à clavier. Johann Sebastian se montre très doué pour la musique et participe aux revenus de la famille en tant que choriste au sein du Chorus Musicus, composé d'une vingtaine de chanteurs. Son frère le laisse suivre la construction d'un nouvel orgue pour l'église, puis toucher l'instrument. Il aime à recopier et étudier les œuvres des compositeurs auxquelles il peut accéder, parfois même contre la volonté de son aîné. La passion d'apprendre restera un de ses traits de caractère et en fera un connaisseur érudit de toutes les cultures musicales européennes: « Le trait le plus saillant de Jean-Sébastien enfant est sa puissante autonomie. Il se garde libre. Il dévore ce qui lui paraît bon. Il travaille. Il imite. Il corrige. Il refait. Il s'impose. C'est un prodigieux empirique. Le génie fait le reste. »
Le 19 janvier 1700, doté d'une bourse, Georg Erdmann quitte Ohrdruf pour le pensionnat Saint Michel de Lunebourg. Dès le 15 mars suivant, Jean-Sébastien Bach le rejoint, parcourant à pied une distance de plus de 300 km : le désir de retrouver son ami et d'alléger la charge de son entretien par l'aîné, qui est marié et père de famille, le décide probablement à ce changement décisif. Il est admis, avec son ami, dans la manécanterie de la Michaelisschule qui accueille les jeunes garçons pauvres ayant une belle voix.
Outre la musique, il y apprend la rhétorique, le latin, le grec et le français26. Il fait la connaissance de Georg Böhm, un compatriote de Thuringe, musicien de la Johanniskirche et élève du grand organiste de Hambourg Johann Adam Reinken; Böhm l'initie au style musical de l'Allemagne du nord et l'on retrouve quelques menuets dans le Klavierbüchlein. Il côtoie aussi à Lunebourg ou à la cour ducale de Celle des musiciens français émigrés, notamment Thomas de La Selle, élève de Lully et professeur de danse: c'est l'approche d'une autre tradition musicale (François Couperin notamment, Lully, Destouches et Collasse). Après la mue de sa voix, il se tourne vers la pratique instrumentale : orgue, clavecin et violon. Il peut fréquenter la bibliothèque municipale de Lunebourg et les archives de la Johanniskirche qui recèlent de nombreuses partitions des plus grands musiciens de l'époque. En 1701, il se rend à Hambourg et y rencontre Johann Adam Reinken et Vincent Lübeck, deux grands virtuoses titulaires des plus belles orgues de l'Allemagne du nord.


En janvier 1703, fraîchement diplômé, Bach prend un poste de musicien de cour dans la chapelle du duc Jean-Ernest III de Saxe-Weimar à Weimar, grande ville de Thuringe. « Il est employé comme laquais et violoniste dans l'orchestre de chambre du frère du duc de Weimar. » Durant sa tenure de sept mois à Weimar, il se forge une solide réputation d'organiste. Il est invité à inspecter et inaugurer le nouvel orgue de l'église de Saint-Boniface d'Arnstadt, au sud-ouest de Weimar. Il a dix-huit ans
En août 1703, il accepte le poste d'organiste de cette église, qui lui assure des fonctions légères, un salaire relativement généreux, et l'accès à un orgue neuf et moderne. La famille de Bach avait toujours entretenu des relations étroites dans cette ville, la plus ancienne de Thuringe. Mais cette période n'est pas sans tensions : il n'est apparemment pas satisfait du chœur. Des conflits éclatent, et il en vient par exemple aux mains avec un bassoniste, Johann Heinrich Geyersbach. Il semble désirer s'éloigner de l'influence familiale, et son absence non autorisée d'Arnstadt pendant quatre mois en 1705–1706, lui est reprochée par le consistoire de la ville : il avait rendu visite à Buxtehude pour assister aux fameuses Abendmusiken (Concerts du soir) à l'église Sainte-Marie, dans la ville de Lübeck, faisant quatre cents kilomètres à pied pour s'y rendre. C'est à cette époque que Bach achève d'élaborer son art du contrepoint et sa maîtrise des constructions monumentales.
Au retour à Arnstadt en janvier 1706 – après avoir rendu visite à Reincken à Hambourg et Böhm à Lüneburg – le consistoire lui reproche vivement sa nouvelle manière d'accompagner l'office, entrecoupant des strophes et usant d'un contrepoint si riche que le choral n'en est plus reconnaissable. Le consistoire lui fait, par exemple, le reproche suivant: « comment se fait-il, monsieur, que depuis votre retour de Lübeck, vous introduisiez dans vos improvisations beaucoup trop longues d'ailleurs, des modulations telles que l'assemblée en est fort troublée ? » Le consistoire l'accuse aussi de profiter des sermons pour s'éclipser et rejoindre la cave à vin, et de jouer de la musique dans l'église avec une « demoiselle étrangère », sa cousine Maria Barbara
Le décès de l'organiste de l'église Saint Blaise de Mülhausen, situé à soixante kilomètres d'Arnstadt, lui offre l'opportunité qu'il attendait : de 1707 à 1708, il est organiste à Mühlhausen. Il y écrit sa première cantate, prélude à une œuvre liturgique monumentale à laquelle viendra se rajouter l'œuvre pour orgue. Il compose durant sa vie des cantates pour cinq années complètes de cycle liturgique, soit plus de trois cents. Plusieurs dizaines de ses compositions sont perdues, dont une grande partie date de cette période.
Mühlhausen est alors une petite ville de Thuringe, récemment dévastée par le feu et Bach peine à trouver à se loger à un prix convenable. Le 17 octobre 1707, il épouse, à Dornheim près d'Arnstadt, sa cousine Maria Barbara dont il admire le timbre de soprano. Il doit se battre pour constituer une dot convenable, aidé par l'héritage modeste de son oncle Tobias Lämmerhirt48, et pour donner à sa femme une place dans les représentations, car les femmes ne sont généralement pas admises à la tribune d'honneur jusqu'au xixe siècle. Ils ont sept enfants dont quatre atteignent l'âge adulte, parmi lesquels Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emanuel.
Bach rassemble une bibliothèque de musique allemande, et fait travailler le chœur et le nouvel orchestre. Il récolte les fruits de son labeur lorsque la cantate BWV 71, inspirée de Buxtehude, écrite pour l'inauguration du nouveau conseil est donnée dans la Marienkirche, où il a son siège, le 4 février 1708.
Le gouvernement de Mühlhausen est satisfait du musicien : il ne fait aucune difficulté pour rénover à grands frais l'orgue de la Davii Blasiis (Blasiuskirche ou saint Blaise), et lui confie la supervision des travaux. Il édite à ses frais la cantate BWV 71, l'une des rares œuvres de Bach publiée de son vivant (et unique cantate), et il réinvite par deux fois le compositeur pour la diriger.
Cependant, une controverse naît au sein de la ville: les luthériens orthodoxes, amoureux de musique, s'opposent aux piétistes, plus puritains et qui refusent les arts. Bach, dont le supérieur direct J.A. Frohne est un piétiste, sent que la situation ira en se dégradant, et accepte une meilleure situation à Weimar

Suite: Bach, Johann Sebastian (1685-1750) 

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MessagePosté le: Mer 29 Mar - 09:15 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

P. D. Q. Bach est un des pseudonymes sous lequel Peter Schickele écrivit de la musique satirique. Il prétend qu'il s'agit de l'un des nombreux fils de Johann Sebastian Bach, et lui inventa même une date ainsi qu'un lieu de naissance et de mort (5 mai 1807 à Baden-Baden-Baden - † 31 mars 1742 à Leipzig). Notez que le personnage serait né après sa mort (ce sont du moins ces dates (et dans cet ordre) qui figurent sur les pochettes des enregistrements édités par Mr. Schickele). Son lieu de naissance est une cité purement imaginaire, dont la triple répétition peut évoquer la structure même des œuvres de P.D.Q. Bach.

Œuvres principales
Pervertimento pour Cornemuses, Bicyclette et Ballons
The Stoned Guest, opéra d'un demi acte
Concerto pour Piano contre Orchestre en Si♭ Majeur
Cantate : Iphigénie à Brooklyn
Oratorios : The Seasonings, Oedipus Tex
Messe : Missa Hilarious
Symphonie : Unbegun Symphony
Eine kleine Nichtmusik

 

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MessagePosté le: Jeu 30 Mar - 10:51 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Wilhelm Friedemann Bach, né à Weimar le 22 novembre 1710, et mort le 1er juillet 1784 à Berlin est un musicien allemand de la famille Bach. Il était surnommé le « Bach de Halle. »


Wilhelm Friedemann Bach est le premier fils de Johann Sebastian Bach et de sa première épouse Maria Barbara. Il passe, d'après tous les témoignages contemporains, pour le plus doué des fils du grand compositeur. Cependant, malgré ses remarquables dispositions musicales — contrapuntiste, organiste et improvisateur accompli —, c'est aussi, parmi les quatre frères musiciens, celui qui a eu le moins de réussite dans sa carrière.
La famille ayant déménagé de Weimar à Köthen en 1717, Wilhelm Friedemann suit les cours de l'école de latin de cette ville. À partir de 1722, il fréquente l'école Saint-Thomas de Leipzig où son père est Kantor. Il reçoit des leçons de violon de Johann Gottlieb Graun ; fréquente l'université de Leipzig comme étudiant en droit. Il obtient en 1733 un poste d'organiste à l'église Sainte-Sophie (Sophienkirche) de Dresde. Puis, en 1746, il devient directeur de la Musique et organiste de l'église Notre-Dame (Marktkirche Unser Lieben Frauen) de Halle. C'est pourquoi il est parfois désigné comme le « Bach de Halle ». Il y fait notamment le connaissance de Georg Friedrich Haendel — natif de Halle. Il transmet d'ailleurs à ce dernier, lors d'un de ses passages en Allemagne, l'invitation à rencontrer son père, ce qui ne se réalise pourtant pas.
Après la mort de son père, il mène une existence terne à Halle d'où il s'absente souvent pour trouver un autre poste. En 1762, on lui propose le poste de maître de chapelle de la cour à Darmstadt, mais il le refuse pour une raison inconnue. Il abandonne finalement son poste à Halle en 1764. À partir de ce moment, il n'a plus de position stable et essaye d'assurer ses ressources en donnant des concerts, des cours et en composant. À cette époque, les musiciens sont presque toujours attachés au service d'un prince, d'une église, d'une ville, d'un opéra ou de quelque organisation puissante et riche. Il est donc l'un des premiers musiciens à tenter de mener une carrière indépendante ; ce qui ne lui réussit guère car il sombre progressivement dans la pauvreté et, d'après des rumeurs non avérées, dans l'alcoolisme.
En 1770, il quitte Halle pour Brunswick puis s'établit finalement à Berlin en 1774. Pendant la décennie 1764-1774, il effectue de nombreux voyages, se rendant notamment à Göttingen auprès de Johann Nikolaus Forkel. Mais il ne peut y trouver de poste stable, pas plus qu'à Brunswick ou Wolfenbüttel où il sollicite une place d'organiste. À Berlin, il organise plusieurs concerts d'orgue qui remportent du succès et le font remarquer de la princesse Anne Amélie de Prusse, sœur de Frédéric II. Celle-ci lui apporte son soutien, mais elle le lui retire par la suite en 1778 ou 1779 lorsqu'il est soupçonné (dans des conditions inconnues) d'avoir intrigué contre son professeur de musique, Johann Philipp Kirnberger. Wilhelm Friedemann Bach meurt le 1er juillet 1784 à Berlin, dans le dénuement.

Johann Sebastian, tout exigeant qu'il était en matière musicale, reconnaissait en son fils un élève fort doué et prévoyait pour lui l'avenir le plus brillant. Dès son enfance, il acquiert une maîtrise complète du contrepoint, montre des dispositions exceptionnelles pour l'orgue et le clavecin ainsi que pour le violon. Cependant son caractère difficile et sa personnalité tourmentée feront de lui, en quelque sorte, un « raté ».
Sa tentative d'exercer le métier de musicien indépendant sans dépendre d'un maître se solde, financièrement, par un échec. Mais cet échec est probablement dû aussi à son instabilité ou au fait qu'il ne soit pas parvenu à se différencier suffisamment de son père ; ce qui n'est pas le cas de ses frères, Carl Philipp Emanuel ou Johann Christian, qui ont anticipé et accompagné l'évolution de la musique durant une période marquée par le passage du baroque au classicisme.
Wilhelm Friedemann et son frère Carl Philipp Emanuel héritèrent tous deux de l'œuvre de leur père. Mais, contrairement à son frère cadet qui fut un conservateur soigneux des documents dont il avait hérité, Wilhelm Friedemann dispersa les siens, d'où de regrettables pertes. Il s'est par ailleurs prétendu auteur de certaines compositions de son père et a écrit son nom sur certains de ses manuscrits, ce qui a induit des éditeurs en erreur (par exemple, au xixe siècle, le concerto pour orgue BWV 596 lui a ainsi été faussement attribué lors de sa première édition).
Les œuvres de Wilhelm Friedemann Bach sont généralement identifiées selon le numéro qui leur a été attribué par Martin Falck dans son catalogue publié en 1913. Ainsi, Falck 12 (ou F. 12 ou encore FK 12) désigne l'ensemble de Polonaises achevé en 1765. Pour les œuvres redécouvertes ou qui lui ont été attribuées de façon postérieure, le n° est précédé des lettres nv qui signifient « Nachlassverzeichnis » (catalogue complémentaire). Ainsi Falck nv 2 désigne une fantaisie en do mineur pour clavecin.

 

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MessagePosté le: Jeu 30 Mar - 10:57 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Nicolas Bacri, né le 23 novembre 1961 à Paris, est un compositeur français auteur de plus de cent-quarante oeuvres dont deux opéras en un acte, 7 Symphonies, 9 Quatuors à cordes, 7 Cantates, 4 Concertos pour violon, 4 Trios avec piano, Sonates, Suites...

Né le 23 novembre 1961 à Paris, Nicolas Bacri, après avoir été formé par Françoise Gangloff-Levéchin, Christian Manen et Louis Saguer reçoit l'enseignement au CNSMD de Paris de Claude Ballif (analyse musicale), Michel Philippot (composition), Serge Nigg (composition) et Marius Constant (orchestration).
En 1983, il obtient au sein de cette institution un premier prix de composition musicale avec les félicitations du jury. De 1983 à 1985, il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome Villa Médicis. Avant de revenir progressivement au sentiment tonal (plus qu'à la tonalité proprement dite) il a, comme beaucoup, pratiqué la musique atonale dans les années 80(opp. 1 à 20). Le lyrisme de ses œuvres récentes n'exclut pas une attention portée à la logique formelle qui a toujours caractérisé sa musique depuis ses débuts.
Entre 1987 et 1991, Nicolas Bacri occupe le poste de délégué artistique du service de la musique de chambre à Radio France et programme soixante-dix concerts par an (de la musique ancienne jusqu'aux créations) dont la toute première intégrale en France des Quatuors de Chostakovitch (saison 1989-90) avec le Manhattan String Quartet. Il est également le premier en France à programmer la musique des principaux compositeurs de Terezin (Pavel Haas, Gideon Klein, Hans Krasa et Viktor Ullmann).
Dans son livre Notes étrangères, Nicolas Bacri déclare :
« Ma musique n'est pas néo-classique, elle est classique, car elle retient du classicisme ce qu'il a d'intemporel : la rigueur de l'expression. Ma musique n'est pas néo-romantique, elle est romantique, car elle retient du romantisme ce qu'il a d'intemporel : la densité de l'expression. Ma musique est moderne car elle retient du modernisme ce qu'il a d'intemporel : l'élargissement du champ de l'expression. Ma musique est post-moderne car elle retient du post-modernisme ce qu'il a d'intemporel : le mélange des techniques d'expression. »

La musique de Nicolas Bacri a fait l'objet de commandes importantes dans tous les domaines musicaux, opéra (deux opéras en un acte), symphonique (sept symphonies), concertant (quatre concertos pour violon, œuvres concertantes pour alto, violoncelle, deux pianos, flûte, hautbois, clarinette, cor, trompette...), vocal (sept cantates...), choral (onze motets...) ou encore dans celui de la musique de chambre (neuf quatuors à cordes, quatre trios avec piano, Sonates et Suites, etc.).
Depuis janvier 1985 avec la création de son Concerto pour violon op. 7 à Radio-France, la musique de N. Bacri a figuré au répertoire d'orchestres tels que l'Orchestre d'Auvergne, Orchestre de Cannes PACA, China National Symphony Orchestra, English Chamber Orchestra, European Camerata, Orchestre National d'Espagne, Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio-France,Orchestre National d'Ile de France, Philharmonie George Enesco (Bucarest), Orchestre Philharmonique de Liège, Orchestre National de Lille, London Symphony Orchestra, Mahler Chamber Orchestra, Munich Chamber Orchestra, Munich Philharmonic Orchestra, Orchestre de chambre de Paris, Orchestre de Pau, Philharmonia Orchestra, Orchestre de Picardie, Riverside Symphony (New Tork), Shanghai Symphony, Tapiola Sinfonietta, Tokyo Philharmonic, Orchestre du Capitole de Toulouse, Orchestre Victor Hugo-Franche-Comté, WDR Sinfonie Orchester-Köln,... Avec des chefs tels que Jonas Alber, Kees Backels, Philippe Bender, Michel Béroff, Martin Brabbins, Semyon Bychkov, Constantinos Carydis, Roberto Fores Veses, Daniel Harding, Richard Hickox, Jean-Jacques Kantorow, Fayçal Karoui, Christoph Koncz, Nicolas Krauze, Louis Langrée, Josep Pons, Yves Prin, Leonard Slatkin, Jean-Christophe Spinosi, David Stern, Arturo Tamayo, Yann-Pascal Tortelier, Arie Van Beek, Jean-François Verdier, Pascal Verrot... Et des solistes tels que Eric Aubier, Elizabeth Balmas, Lisa Batiashvili, Philippe Bernold, Lise Berthaud, Emmanuelle Bertrand, Sharon Bezaly, Radu Blidar, Peter Bruns, Renaud Capuçon, Gérard Caussé, André Cazalet, Bertrand Chamayou, Olivier Charlier, Dana Cioccarlié, Nora Cismondi, Marc Coppey, Philippe Cuper, Malena Ernman, Lorenzo Gatto, Philippe Graffin, Natalia Gutman, Romain Guyot, Marie Hallynck, Florent Héau, Marie-Josèphe Jude, Kim Kashkashian, Laurent Korcia, Adrien et Christian-Pierre La Marca, Geneviève Laurenceau, François Leleux,, Alexander Madzar, Susan Manoff, Brigitte Meyer, Paul Meyer, Emile Naoumoff, Jean-Frédéric Neuburger, Régis Pasquier, Patricia Petibon, Sandrine Piau, Alina Pogoskina, Eliane Reyes, Bruno Rigutto, Svetlin Roussev, Baiba Skride, Valery Sokolov, Cédric Tiberghien, Oliver Triendl, Myriam Tschopp, Sebastien Van Kuijk, Ronald Van Spaendonck, Laurent Verney,Jean-Pierre Wallez, Dominique de Williencourt,  Pieter Wispelwey... Les Quatuors tels Arpeggione, Danel, Lindsay, Psophos, Sine Nomine, Voce... Les choeurs Accentus (Laurence Equilbey), Britten (Nicole Corti), Mikrokosmos (Loïc Pierre), Maitrise de Radio-France, Temperamens variations (Thibault Lam Quang)...
Ses principaux éditeurs sont Durand, Le chant du monde, Alphonse Leduc, Peer Music (Hamburg/New York) et Gérard Billaudot éditeur
La SACEM lui décerne le prix Stéphane Chapelier en 1987, le prix Hervé Dugardin en 1992, le prix Claude Arrieu en 1995 et le Grand Prix de la Musique symphonique en 2006.
En 1989 lui est décerné le Prix André Caplet par l'Académie des beaux-arts. Cette même académie lui décerne en 1993 le prix Georges Wildenstein, et le prix Pierre Cardin l'année suivante.
La ville de Nantes lui décerne le Prix Pineau-Chaillou en 1991.
Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque 1993 pour un premier disque monographique.
Obtention du Grand Prix lycéens des compositeurs 2005 grâce à sa cantate n°4.

 

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MessagePosté le: Ven 31 Mar - 09:22 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Sven-Erik Bäck (16 septembre 1919 Stockholm - 10 janvier 1994 Stockholm) est un compositeur de musique classique suédois.

Bäck a fait ses études de 1939 à 1943 à l'Académie Royale de Musique et de 1940 à 1945, a étudié la composition avec Hilding Rosenberg. En 1951, il est allé à Rome se perfectionner auprès de Goffredo Petrassi.
Dès 1953, il a dirigé l'orchestre de chambre de la Radio Suédoise. Il a aussi été membre de quatuors à cordes - le Kyndel Quartet de 1940 à 1944 et le Barkel Quartet de 1944 à 1953.
Bäck a composé trois opéras, cinq ballets, plusieurs concertos, un bon nombre d'œuvres pour la musique de chambre dont quatre quatuors à cordes, un oratorio, des cantates, de la musique chorale, des lieder, de la musique de scène ainsi que de la musique de film.
Il est mort à Stockholm en 1994.


 

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MessagePosté le: Ven 31 Mar - 09:27 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Carles Baguer (né en mars 1768 à Barcelone et mort dans cette même ville le 29 février 1808) est un organiste et compositeur espagnol.

Carlos Baguer consacre vingt-deux années de son existence aux orgues de la cathédrale de Barcelone, à l'époque où Francesc Queralt est maître de chapelle. Il obtient la charge d'organiste comme suppléant en 1786 à la demande de son oncle Francesc Mariner. À la mort de ce dernier, il devient l'organiste titulaire de la cathédrale en 1789, poste qu'il détient jusqu'à sa mort. Malgré ses liens avec l'évêché de Barcelone, il a surtout bénéficié de la formation musicale de son oncle.
Il est une des figures musicales les plus importantes en Catalogne d'alors. Il a une réputation spéciale pour des interprétations et des improvisations sur l'orgue.

Il a écrit de nombreuses œuvres pour le clavier — sonates, toccatas, symphonies, rondos, menuets, variations —, une importante collection de musique religieuse aussi bien liturgique — Messes, Magnificat, Psaumes, etc. — qu'en langue vernaculaire — chants de Noël, arias, cavatines, polonaises, oratorios, et « Drames Sacrés » —, un opéra présenté en 1797 à Barcelone (au Teatre de la Santa Creu) : La Princesse Philosophe, et de la musique de chambre.
Ses dix-neuf symphonies font de lui, avec Luigi Boccherini et Gaetano Brunetti, le symphoniste principal de l'Espagne dans l'ère classique. La plupart de ses symphonies sont clairement sous l'influence des maîtres italiens et allemands — notamment Pleyel et Joseph Haydn, sans en avoir ni l'importance ou le génie... Baguer reste un petit maître.

 

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MessagePosté le: Sam 1 Avr - 08:50 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Pierre Marie François de Sales Baillot (né le 1er octobre 1771 à Passy, mort le 15 septembre 1842 à Paris) est un violoniste et compositeur français.
Il est le fils de Nicolas Baillot magistrat mort à Bastia. et d’Antoinette Perreau. Orphelin à 12 ans, il intéressa Bertrand de Boucheporn, intendant du roi en Corse, qui l'envoya étudier à Rome, puis à Paris, où il reçut les leçons de Giovanni Battista Viotti, et devint son élève favori. Admis dès 1791 à l'orchestre du Théâtre de Monsieur (l'Opéra-Comique), il y obtint un tel succès, qu'il fut appelé en 1795 comme professeur au conservatoire de Paris avec Pierre Rode (également élève de Viotti) et Rodolphe Kreutzer. Tous trois ont publié conjointement, au début du xixe siècle la méthode officielle pour apprendre le violon.


Il fut attaché à la musique de l'empereur, puis à la chapelle du roi. Aussi habile compositeur que bon exécutant, il a publié de nombreuses partitions de tout genre. Baillot est aussi l'auteur de L'Art du violon (1834), et fut directeur de l'opéra de Paris.
Pierre Baillot épouse Louise Raincour (1781-1843) le 17 mai 1809, de cette union le pianiste et compositeur René-Paul Baillot (1813-1889), professeur au Conservatoire de Paris, qui épouse Marie-Léonie Beyerman-Savalete, le 28 août 1845 à Paris.
Pierre Baillot est inhumé au cimetière Montmartre, avec son fils René-Paul Baillot et Marie-Léonie Beyerman-Savalete, ainsi que Charles-Théophile Savalete et Marie-Aglaé Lucas parents adoptifs de Marie-Léonie Beyerman-Savalete.


 

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MessagePosté le: Sam 1 Avr - 08:54 (2017)    Sujet du message: B Répondre en citant

Mili Alekseïevitch Balakirev est un compositeur russe né à Nijni Novgorod le 2 janvier 1837 (21 décembre 1836) et mort à Saint-Pétersbourg le 29 mai (16 mai) 1910. Il est connu pour sa pièce virtuose pour piano Islamey et son poème symphonique Tamara.


Né de parents peu fortunés, il est attiré dès l'enfance par la musique mais ne disposant que de très peu de ressources matérielles, il ne pourra prendre en tout que dix leçons de piano auprès d'un remarquable professeur, Alexandre Dubuque (Dubuc). Il fait ses études à l'université impériale de Kazan. À seize ans, il fait la connaissance d'Alexandre Oulybychev, riche mélomane auteur de la première biographie de Wolfgang Amadeus Mozart qui dispose d'un orchestre réduit. Il confie à Balakirev des travaux de copie, d'arrangements puis finalement la direction de son orchestre. De manière purement empirique mais avec beaucoup de facilité, le jeune musicien parvient à acquérir les bases de son futur métier de compositeur. Il dissèque les partitions des grands maîtres, les étudie minutieusement. En 1855, il aura l'occasion de rencontrer Mikhaïl Glinka, grand musicien précurseur de la musique classique russe. Sa vocation est alors toute tracée.

Fort de toutes ces connaissances, il gagne Saint-Pétersbourg et s'entoure d'un groupe de musiciens autodidactes comme lui qui deviendra le Groupe des Cinq composé de César Cui, Modeste Moussorgski, Alexandre Borodine et Nikolaï Rimski-Korsakov. Balakirev est l'âme de ce groupe même s'il n'en est pas le meilleur compositeur. En général, il supervise et, le cas échéant, corrige le travail de ses amis compositeurs. Ce groupe s'impose sur la scène musicale russe dès 1860. Malgré une autorité et une « aura » certaines, il sera lâché « par sa couvée » selon sa propre expression. Le groupe est dissous en 1870.
Il se consacre alors à l'organisation de concerts qui sont autant d'échecs. Par dépit, il devient chef de gare pendant cinq ans et ne compose plus entre 1872 et 1876.
À partir de 1862, il parcourt le Caucase et la Crimée et compile nombre de pages de musique folklorique. La même année, il refuse la direction de la Société musicale russe et fonde à Saint-Pétersbourg une école de musique. De 1883 à 1894, il est directeur de la Chapelle impériale de Saint-Pétersbourg, avec Nikolaï Rimski-Korsakov comme assistant. C'est pendant ces années qu'il reconstitue un groupe musical dont le membre le plus éminent sera Sergueï Liapounov.
Bien que très exigeant vis-à-vis de ses camarades, Balakirev compose très lentement. Il mettra ainsi près de quinze ans à écrire Tamara, un poème symphonique dont l'interprétation dure environ vingt-cinq minutes. Sur le plan musical, il laisse néanmoins un catalogue important. Tamara, terminée en 1882, est sa plus grande composition avec Islamey. Toutes ces pièces sont dans le prolongement de l'œuvre de Glinka.

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:10 (2017)    Sujet du message: B

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