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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(83) Var
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saintluc
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MessagePosté le: Mar 3 Jan - 16:06 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Le Var est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui doit son nom au fleuve côtier qui constituait jadis la limite orientale du département mais ne l'arrose plus aujourd'hui. C'est le seul département français à avoir eu dans l'histoire quatre chefs-lieux différents : Brignoles, Grasse, Draguignan et enfin Toulon. Actuellement, le seul chef-lieu est Toulon, tandis que Draguignan et Brignoles ne sont plus que des sous-préfectures, tout comme Grasse, aujourd'hui sous-préfecture des Alpes-Maritimes. Les habitants du Var sont appelés les Varois. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 83.

Le département du Var tire son nom du fleuve Var qui constituait autrefois sa limite orientale, avant le rattachement du comté de Nice à la France et l'incorporation de l'arrondissement de Grasse au sein du nouveau département des Alpes-Maritimes. Depuis, le département porte le nom d'un cours d'eau qui ne coule pas sur son territoire, cas unique en France.
Plusieurs projets de changement de nom du département furent proposés, sans résultats. Parmi ceux-ci figurait celui de rebaptiser le Var département de l'Argens, du nom du principal fleuve traversant le département, d'ouest en est. Mais, pour l'heure, le département conserve le nom sous lequel il est connu, notamment à l'extérieur du territoire.

Le Var fait partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il est limitrophe des départements des Bouches-du-Rhône à l'ouest, du Vaucluse (sur quelques centaines de mètres à peine), des Alpes-de-Haute-Provence au nord, des Alpes-Maritimes à l'est, et est baigné par la mer Méditerranée au sud.
Le département du Var est formé à partir du Comté de Provence et constitue une superficie de 6 032 km2 avec 420 km de littoral (îles incluses). Il est découpé en neuf districts. Il s'étendait jusqu’à la rivière éponyme, laquelle était une frontière séparant la France du Comté de Nice. Mais l'adjonction en 1860 de l'arrondissement de Grasse aux Alpes-Maritimes a modifié la géographie administrative, ce qui fait qu'aujourd'hui le fleuve Var ne coule plus dans le département qui porte son nom, mais uniquement dans ceux des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes ! Le département du Var est ainsi l'unique département français qui tient son nom d'un élément géographique qui n'est pas présent sur son territoire.
Le Var est un département dont 58,3 % de la superficie est boisée soit 351 706 ha, pour un taux moyen de 39,4 % pour la région Provence – Alpes - Côte d’Azur. C'est donc un taux de boisement du département très supérieur à la moyenne nationale 25,4 %, presque au même niveau que les Landes (61,7 %). Le Var possède un relief varié avec deux parties géologiquement différentes: la partie calcaire sur tout l'ouest d'un axe Toulon-Draguignan, et une partie cristalline à l'est. 14 % de la superficie est utilisée par l'agriculture soit 83 000 ha.
Les principaux massifs côtiers sont :
les Maures (point culminant à 780 mètres) et l’Estérel (point culminant à 618 mètres) qui sont de sol cristallin.
À l’ouest du département se trouve le massif de la Sainte-Baume (point culminant 1 147 m).
Au nord-est du département, la montagne de Lachens (1 715 m) est le point culminant du département.
Les plans au nord du département dont le Plan de Canjuers s’élèvent graduellement de 500 à 1 000 mètres. Au sud et à l’ouest d'autres plateaux comme celui du Siou Blanc au nord de Toulon, sont à une moyenne de 400 à 700 mètres d'altitude.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 (décret du 26 février 1790) en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Provence.
Son chef-lieu, d'abord fixé à Toulon, fut déplacé pour punir les Toulonnais d'avoir livré leur ville aux Britanniques en 1793. Grasse devint alors chef-lieu, remplacée à son tour par Brignoles en 1795 puis Draguignan en 1797.
Le département suivit les progrès de la Révolution française avec intérêt, comme en témoigne le nombre de sociétés populaires, 115 en 1794. De la même façon, 96 % des prêtres acceptent de prêter serment à la constitution civile du clergé.
À partir de 1795, une administration centrale est instaurée dans chaque département, de même qu'une administration locale dans chaque canton.
En 1800, Napoléon Bonaparte réforme en profondeur l'organisation de l'État. L'administration du département est confiée au préfet.
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818
Le département est très à gauche sous la Deuxième République. Lorsque le président Louis-Napoléon Bonaparte fait son coup d’État, le 2 décembre 1851, le département se soulève, avant que les troupes insurgées soient dispersées par l’armée. Le chemin de fer parvient à Toulon en 1859. Lors de la création des Alpes-Maritimes en 1860, après l'annexion à la France du comté de Nice, le Var est amputé de sa partie la plus orientale, qui constitua l'arrondissement de Grasse dans le nouveau département. À la suite de cette modification, le Var ne coule plus aujourd'hui dans le département auquel il a donné son nom.

En 1884, le choléra endeuille Toulon. À cette occasion, Georges Clemenceau, médecin, se fait connaître comme « l'homme qui affronte l'épidémie ». Alors député de la Seine, il plaide la cause du Var à la Chambre. Apparemment adopté par les Varois, il sera leur député de 1888 à 1893 puis sénateur de 1902 à 1920.
Au xxe siècle, la guerre de 1914-1918 stimule la production industrielle intéressant la défense nationale, mais elle frappe notamment les industries alimentaires.
Le département est occupé par l’Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943. En 1942, l'armée allemande envahit la zone sud, et occupe le département du Var en 1944. Le 15 août de cette année, dans la nuit, des commandos français débarquent au Cap Nègre, au Trayas, à Saint-Tropez, à Sainte-Maxime ou encore à Saint-Raphaël (voir débarquement de Provence). La flotte revient à Toulon le 13 septembre.
Finalement, Toulon redevient préfecture du département par décret du 4 décembre 1974. Le conseil général suit plus tard
Le Var a été une terre d'accueil pour les rapatriés d'Algérie (environ 100 000). Les séquelles de la lutte pour l’Algérie française et l'abandon dramatique des Harkis, voire leur renvoi en Algérie où leurs conditions lamentables d'accueil, où pire les insultes à leur égard du président de la région Languedoc-Roussillon ont cependant laissé des traces sur la vie politique locale.
Le Var est aujourd'hui un territoire en plein développement, tant sur le plan économique que démographique, en partie grâce à son cadre de vie et sa vocation touristique.

Le Var (comme la plupart des départements de la côte méditerranéenne) est une importante destination touristique. On peut en particulier y visiter les caves et les vignobles de Bandol, voir les villages perchés du pays de Fayence (Montauroux, Fayence, Callian, Seillans, Tourrettes, Saint-Paul-en-Forêt, Mons, Tanneron), faire une randonnée dans le massif de l'Esterel, de la planche à voile sur la presqu'île de Giens, ou prendre un bateau pour l'île de Porquerolles ou le parc naturel sous-marin de l'île de Port-Cros. La plage de Cavalaire-sur-Mer est également la plus longue plage de sable de la côte. La ville de Saint-Tropez est aussi située dans le Var. Ne pas oublier non plus le nord du département : le Haut-Var et ses villages perchés dans les collines, avec les sites majestueux des gorges du Verdon et du lac de Sainte-Croix, ou bien le sud-est avec le lac de Saint-Cassien. On peut aussi visiter 3 musées sur Draguignan (le musée de l'artillerie, le musée des arts et tradition populaires et un troisième musée présentant des tableaux et statue), ainsi que la tour de l'horloge et la pierre de la fée. La ville de Draguignan se situe au centre Est du département (accès par autoroute A8 sortie 36 le Muy), Draguignan ville d'art et de culture.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 08:18 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

  Fréjus est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Capitale du Fréjurès, elle est située sur la rive de la mer Méditerranée, à l’embouchure de l’Argens et du Reyran, c’est le chef-lieu du canton de Fréjus, le siège associé du diocèse, une station balnéaire et touristique de la Côte d’Azur, une ville d’Art et d’Histoire et la cofondatrice de l’association des « Villes et Métiers d’Art ».
À l’origine nommée Forum Julii, le Marché de Jules (sous-entendu César), ville romaine fondée en 49 av. J.-C. pour s’opposer à la toute-puissance de Massilia, puis colonie voulue par Auguste en 27 av. J.-C. sous le nom de Colonia Octavanorum pour accueillir les vétérans de la Legio VIII Augusta. Équipée sous Tibère, elle déclina jusqu’au IVe siècle, date de la constitution de l’évêché, deuxième de France après Lyon. Cité d’accueil du triomphe de Charles Quint en 1536, pôle agricole varois depuis le Moyen Âge, ville de garnison depuis le XVIe siècle, base aéronavale de départ de Roland Garros en 1913, frappée en 1959 par le cataclysme du barrage de Malpasset, Fréjus est aujourd’hui le pôle économique, culturel et touristique de l’est Var et le site de la plus grande concentration française de vestiges antiques après Arles.
Ses habitants sont appelés les Fréjusiens ou Forojuliens en français, les Frejulencs en provençal selon la norme classique et les Frejulen selon la norme mistralienne.
   Le fleuve Argens traverse la commune du nord-ouest au sud, où il se jette dans la mer. La plaine au sud de la ville est formée par le lit majeur de l'Argens : il s'agit d'une vaste plaine inondable dans laquelle le fleuve, au fil des siècles, s'est déplacé à diverses reprises. Les étangs de Villepey et celui des Esclamandes sont pour partie les vestiges d'anciens tracés du lit. L'ancienne base aérienne, devenue "base-nature" a été construite sur certains de ces anciens méandres, et le port moderne de Fréjus se trouve au débouché d'un ancien parcours du fleuve. Cette plaine inondable est aujourd’hui occupée par de nombreuses installations, notamment des terrains de camping.


A l'amont immédiat de la commune, le débit de l'Argens est mesuré à la station de Roquebrune-sur-Argens. Le plus grand débit instantané connu y a été de 1150 m3/s lors de la crue du 6 novembre 2011.
La commune est parcourue par plusieurs autres cours d'eau :
le Reyran du nord au sud,
    le Pédégal qui la sépare à l’est de Saint-Raphaël
    le Gonfaron dans le quartier Lecoq,
    le Valescure dans le quartier du même nom,
    le Gargalon au nord.
    la Vernède, le Compassis, la Grande et la Petite Garonne, à l'ouest de la ville.
Le Reyran est le plus puissant des cours d'eau de la commune, après l'Argens. Il a longtemps été un affluent de celui-ci, et il en est le principal dans la commune. Depuis l'artificialisation totale de son lit, il partage avec le fleuve un petit estuaire commun. Après la catastrophe de Malpasset, le cours aval du Reyran a en effet subi de lourds travaux d'aménagement : création d'un lit mineur artificiel (gabarit uniforme, fond et berges en béton), construction de deux digues latérales au plus près de lit mineur, protégées par un glacis bétonné côté cours d'eau. Ces aménagements ont eu pour effet de supprimer totalement la mobilité naturelle du cours d'eau, ainsi que le cortège végétal des berges, et d'empêcher les débordements lors des crues. Cette situation a favorisé le développement de l'urbanisation le long de la rivière, dans des zones désormais soumises à un risque de rupture éventuelle des digues.

Le débit moyen du Reyran est mesuré par une station hydrométrique gérée par l’État. Cette station a été créée en 1970 et est couplée à un pluviomètre. Le module du cours d'eau est de 0,595 m3/s. Son débit moyen minimal annuel sur trois jours (VCN3) est de 0,003 m3/s. Son plus fort débit instantané pour la crue biennale est de 52 m3/s et de 140 m3/s pour la crue cinquantennale. Le plus fort débit instantané de crue est de 237 m3/s pour la crue du 3 octobre 2015.
Des rigoles ont été aménagées entre l’Argens et le Reyran pour irriguer les cultures. De nombreux torrents éphémères dévalent les pentes de l’Esterel pour alimenter le Reyran.
Un ruisseau parcourt approximativement le tracé de l’ancien canal du port antique et se jette dans la mer à Fréjus-Plage. Un autre encadre la base nature et se jette dans le Reyran.
Plusieurs plans d’eau sont répartis sur le territoire :
   les étangs de Villepey à l’ouest de l’Argens qui occupent deux cent cinquante hectares protégés, au nord,
    l'étang des Esclamandes au sud de l'estuaire actuel de l'Argens, et dont il était l'estuaire au XIXe siècle,
    le lac de l’Avelan de sept hectares et demi, réservoir pour la lutte contre les feux de forêt,
    le lac du barrage de Saint-Esprit dans le quartier de la Tour de Mare,
    le lac Aurélien dans le parc de la villa,
deux petits étangs dans la zone humide qui s'étend entre la base-nature et la plage.


À l’inverse des communes voisines de Saint-Raphaël et Roquebrune-sur-Argens, le littoral de Fréjus est plat et constitué d’une plage de sable blond presque continue sur une longueur de six kilomètres entre Saint-Aygulf et Saint-Raphaël. S’ajoutent les plages des Petit et Grand Boucharel et la plage du Pébrier sur la côte découpée des Maures à Saint-Aygulf. Le mont Vinaigre à 618 mètres est le point culminant de la commune, suivi par le sommet du Marsaou à 548 mètres. Le site historique de la ville est construit sur un petit promontoire nommé la butte Saint-Antoine dans la plaine du Reyran.
Il existe trois zones de sismicité dans le Var : la zone 0 à risque négligeable (c’est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d’une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l’abri d’un effet tsunami, lié à un séisme en mer) ; la zone 1a à risque très faible (concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire, au massif de l'Esterel) ; la zone 1b à risque faible (ce risque le plus élevé du département, qui n’est pas le plus haut de l’évaluation nationale, concerne vingt-et-une communes du nord du département). La commune de Fréjus, est en zone sismique de très faible risque « 1a »
Le nom de la commune tire ses origines du nom de la colonie romaine Forum Julii, pouvant se traduire par marché de Jules, devenue Forum Julium au IIe siècle, transformé en Foro Julii depuis la Table de Peutinger et apparaissant sous le nom Frejurio en 1024, la commune trouve son nom actuel à partir de 1416. Avant 1801, le nom s’écrivait Frejus sans accent aigu. La commune est parfois donnée pour être la capitale du Fréjurès. Le nom de la commune s’écrit Frejús en provençal selon la norme classique et Freju(s) selon la norme mistralienne .
Le lieu-dit Malpasset tirerait son nom de l’époque où il était risqué de traverser ce passage à travers l’Esterel en diligence à cause des nombreux brigands présents dans les collines.
L’origine de l’occupation de Fréjus remonte sans doute au peuple celto-ligure qui possédait le port naturel d’Ægytna. Des vestiges d’un mur de défense sont encore visibles sur le mont Auriasque et au Bonnet de Capelan. À cette époque, le paysage était différent, la Mer Méditerranée s’avançait deux cents mètres plus dans les terres, la butte de Fréjus en était séparée par des marais, qui se prolongeaient jusqu’au confluent du Reyran et de l’Argens.


Le site de Fréjus présentait de nombreux avantages. La vaste butte protégeait naturellement des inondations du Reyran et des attaques, l’eau était facilement accessible, la mer Méditerranée à proximité et le nœud de voies de communication formé par la Via Julia Augusta de l’Italie au Rhône, la Via Domitia qui descendait de Segustero et la route des Maures en faisaient un carrefour important. De plus, si les Phocéens étaient présents à Agathon et Athénopolis, ils n’occupaient pas la vallée de l’Argens. S’il ne reste que peu de traces d’une cité à cette époque, on sait toutefois que le poète Cornelius Gallus y naquit en 67 av. J.-C.
Voulue par Jules César pour supplanter Massalia, la date exacte de la fondation de Forum Julii, le marché de Jules, est incertaine. La ville existait au moins en 43 av. J.-C. puisqu’elle apparaît dans la correspondance entre Plancus et Cicéron et la date de 49 av. J.-C. reste la plus probable. Simple ville romaine, c’est tout de même à Forum Julii qu’Octave rapatria les galères prises à Marc Antoine lors de la bataille d'Actium en 31 av. J.-C.. Entre 29 et 27 av. J.-C., Forum Julii devint colonie sous le nom de Colonia Octavanorum et reçut dès lors les vétérans de la VIIIe légion. Elle se transforma alors en un marché important d’écoulement d’une production artisanale et agricole. Elle fut dotée d’une enceinte de prestige, longue de trois kilomètres sept cents mètres qui protégeait une petite superficie de trente-cinq hectares
 Sous le règne d’Auguste, la ville devint alors Forum Iulii Octavanorum colonia, quae Pacensis appellatur et Classica, chef-lieu de la nouvelle province proconsulaire de Gaule narbonnaise en 22 av. J.-C.. À partir de cette époque, la ville commença son développement, son port était la seule base navale de la flotte militaire romaine de Gaule et le second après celui d’Ostie. Plus tard, sous le règne de Tibère, furent construits tous les grands équipements dont subsistent aujourd’hui les vestiges, l’amphithéâtre, l’aqueduc, le phare, les thermes, le théâtre.


Le territoire de la cité, la civitas forojuliensis, s’étendait alors de Cabasse à l’ouest, à Fayence et Mons au nord d’où partait l’aqueduc, jusqu’à la Siagne à l’est qui la séparait d’Antipolis. Elle disposait d’une curie et accueillait six mille habitants. L’agriculture était développée avec des villa rustica à Villepey ou Saint-Raphaël, des exploitations minières de grès vert et porphyre bleu et la pêche en viviers assuraient une économie florissante à la colonie.
En l’an 40, Gnaeus Julius Agricola naquit à Forum Julii. Il acheva la conquête de l’île de Bretagne. Beau-père de l’historien Tacite, le récit de sa vie, un des chefs-d’œuvre de la littérature latine permit d’y évoquer brièvement au début Forum Julii comme une « ancienne et illustre colonie ». La ville a aussi été citée plusieurs fois dans les écrits de Strabon et Pline l'Ancien.
Le IVe siècle vit la constitution de l’évêché de Fréjus, le deuxième de France après celui de Lyon, l’édification de la première église est attestée en 374 avec l’élection de l’évêque Acceptus. En 400, ce fut saint Léonce le nouvel évêque, en tant que vicaire apostolique, qui régnait sur une grande partie de la Provence.
Malgré la constitution de l’évêché, l’ensablement du port entraîna le déclin de Frejus. En 572, les lombards ravagèrent la cité, suivis en 574 par les saxons. En 896, les sarrasins firent des incursions jusqu’à Apt. Le roi Raoul confirma en 924 les possessions de l’Abbaye de Saint-Martin d'Autun à Fréjus, Vaison-la-Romaine et en pays du Viennois. À la fin du IXe siècle, la ville était totalement détruite, les habitants avaient fui dans l’arrière-pays et les sarrasins s’installèrent à Fraxinetum. Cette situation dura jusqu’en 973 où ils furent vaincus par Guillaume Ier de Provence sur terre et les byzantins sur mer. En 990, pour récupérer ses biens, l’évêque Riculphe obtint du comte de Provence la possession de la cité et du port de Frejus. Il fit bâtir la cathédrale Saint-Léonce et fortifier la ville.
En 1138, le port de Frejus offrit l’abri aux marins génois qui avaient l’habitude d’y venir pour une foire. En 1235, le bailliage de Frejus fut institué, il s’étendait de Gonfaron à Cotignac et d’Artignosc-sur-Verdon à la frontière italienne d’alors. Mais sous le règne de Charles Ier de Sicile il fut réduit et le siège transféré à Draguignan. Quatre foires se tenaient à Frejus, le quatrième dimanche après Pâques, le 10 août, le 21 septembre et le 29 septembre. En 1299, Jacques Duèze, issu de la famille Duèze de Cahors est nommé évêque de Frejus, puis élu pape en 1316 sous le nom de Jean XXII. En 1347, la Peste noire ravagea la Provence et donc Frejus.
En 1471, la ville comptait deux cent soixante-six maisons habitées. Une nouvelle invasion de pirates barbaresques, en 1475, vint à nouveau ruiner les efforts de reconstruction. Puis en 1482, alors que la ville était de nouveau menacée par la peste, François de Paule intervint et protégea par un miracle la cité. Dès lors, il devint le saint patron de la commune. C’est aussi à partir de cette date que la mainmise du roi de France sur la Provence et l’installation du parlement à Aix fit perdre à Frejus une grande partie de son indépendance et des droits seigneuriaux des évêques

Au début du XVIe siècle, Frejus était un site important de production et commerce du blé. La vigne, la pêche, l’élevage de moutons et la poterie représentaient les autres richesses de l’économie communale. Cette relative richesse permit à Fréjus de croître démographiquement, malgré les invasions de 1524 et 1536, la guerre de religion de 1561 à 1563, la commune comptait ainsi plus de six mille habitants vers 158028. Elle fut aussi l’objet de convoitises et querelles entre les évêques et les rois de France. En 1526 et 1565, les évêques perdirent peu à peu leurs privilèges au profit de la communauté.
C’est en 1536, au cours d’une des guerres qui ont opposé pendant vingt-cinq ans le roi de France François Ier et l’empereur romain germanique et roi d’Espagne Charles Quint, que ce dernier organisa son entrée triomphale dans Fréjus, la rebaptisant « Charleville » et l’érigeant en duché. Il y revint en 1537 lors de la signature de la paix de Nice pour ravitailler ses galères. Au cours du règne d’Henri II la ville devint une amirauté.
De 1561 à 1563, les protestants étaient pourchassés et massacrés par une population viscéralement catholique dans ce qu'on appela les « Grands Jours de Fréjus ». Le calme revint en 1564 à l’occasion de la visite de Charles IX et Catherine de Médicis en Provence. Mais en 1568, entre les deuxième et troisième guerres de religion, le baron de Cipières fut massacré avec trente-cinq cavaliers. Alors qu’ils s’étaient arrêtés dans une auberge, un attroupement se forma dans la nuit du 30 juin au 1er juillet aux cris de « À mort les huguenots ! ». Les consuls négocièrent leur désarmement contre leur sortie sains et saufs, mais à peine dans la rue ils furent massacrés alors que Gaspard de Villeneuve, baron des Arcs, et gouverneur de la ville, avait juré de les protéger.
En 1586, l’enceinte fut agrandie, et le roi de France envoya une garnison de gascons. Bien que fervents catholiques, et en contradiction avec leur réaction moins de vingt ans plus tôt, les habitants de Fréjus firent appel au marquis de Trans, huguenot, pour qu’il les débarrasse de ces soldats considérés comme étrangers. Ils introduisirent sa troupe de nuit en décembre 1588 et massacrèrent toute la garnison. En octobre 1590, le duc de Savoie qui s’était fait proclamer comte de Provence par les Ligueurs fit une incursion jusqu’à Fréjus.
De cette époque à la fin du XVIIIe siècle, la cité périclita. En 1707, le Prince Eugène l’envahit. En 1789, il n’y avait pas de fontaines publiques mais deux puits. La main-d’œuvre manquait, les récoltes ne suffisaient plus à nourrir les habitants qui n’étaient pourtant plus que deux mille cinq cents. Vingt-deux représentants furent choisis pour préparer les États généraux. Finalement, six d’entre eux allèrent à Versailles, dont l’un eut une importance nationale : Emmanuel-Joseph Sieyès. À cause des lois promulguées durant cette période, le clergé perdit sa puissance dans la commune qui était le siège d’un évêché important. Le port qui appartenait à l’évêché était presque totalement ensablé et fut vendu comme bien national. Le nouvel acquéreur choisit de le combler pour en faire des pâtures.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Le 9 octobre 1799, le général Bonaparte de retour de la Campagne d'Égypte débarqua à Saint-Raphaël et s’installa dans un hôtel de Frejus. À cette occasion, la communauté choisit un nouveau blason, moins royaliste et clérical que le premier. Plus tard, en 1808, l’empereur saisit les États pontificaux et ordonna le transfert de Pie VII. Ce dernier sur le trajet de retour vers Savone séjourna dans un hôtel de la commune. Il y revint en 1814 durant son voyage de Savone à Fontainebleau. En 1814, Napoléon séjourna de nouveau à Fréjus avant d’embarquer à Saint-Raphaël pour l’île d'Elbe


En 1860, la municipalité décida l’assèchement du marais du Grand Escat, situé entre la vieille ville et la mer. Ceci fait, en 1882 la commune loua les terrains aux pêcheurs qui y construisirent des cabanes de planches. Durant la même période, la station balnéaire de Saint-Aygulf se développa, notamment sous l’influence de Carolus-Duran qui y fit construire une villa et décora des édifices, notamment l’église et par la volonté de la Société du Littoral. Plus tard, les touristes britanniques firent construire des villas et hôtels à Valescure au début du XXe siècle.
En 1905, la nouvelle tradition taurine fit de Fréjus la ville taurine la plus à l’est du Rhône, excentrée de la Camargue. Le 26 octobre 1911 fut décidée la création de la base aéronavale. Le 23 septembre 1913, Roland Garros passa à la postérité pour avoir réussi la première traversée de la Méditerranée en avion entre Fréjus et Bizerte en Tunisie. Puis en 1915, grâce au général Gallieni, résident de la commune et nouveau ministre de la Guerre, la commune accueillit les régiments coloniaux dans des camps de « transition climatique ». Ces installations militaires continuèrent à s’accroître jusqu’en 1920. En parallèle, dès 1920, le quartier de Fréjus-Plage fut réorganisé pour accueillir les touristes avec la construction d’hôtels, d’un casino et d’établissements de bains. L’importance de la présence militaire provenant d’outre-mer fut l’occasion de construire la pagode Hông Hiên Tu en 1917 et la mosquée Missiri en 1928. En 1926 et 1932, la base aéronavale s’étendit, jusqu’à approcher de l’Argens à l’ouest et de la voie ferrée du train des pignes au nord.
En 1942, alors que l’armée allemande traversait la ligne de démarcation, les italiens traversèrent Fréjus le 12 novembre 1942. Le 27 novembre, la Luftwaffe occupa la base navale. Les 22, 23 et 24 janvier 1943 fut organisée la rafle de Marseille au cours de laquelle entre vingt et vingt-cinq mille habitants du quartier du Vieux-Port furent déportés vers le camp d’internement aménagé à Fréjus dans le camp militaire de Caïs. En 1944, une rumeur parcourut la cité : « Napoléon a débarqué ici, les alliés feront de même », rumeur confirmée par un message codé diffusé à la BBC : « Nancy a le torticolis ». Et effectivement, le 15 août 1944, dans le cadre du débarquement de Provence, les plages de Fréjus-Plage et de Villepey virent débarquer les forces de la Camel Red composées de la 36e division d’infanterie américaine. La ville fut fortement bombardée, de nombreux bâtiments furent détruits, mais dès le 18 août, la ville était libérée, l’électricité rétablie pour quelques heures le 22 août, et à partir de la fin du mois, les déblaiements commencèrent. En 1958, Fréjus perdit le siège de l’évêché au profit de Toulon mais garda la domination sur le diocèse.


Le 2 décembre 1959, après vingt-quatre heures de pluies torrentielles, à 21h13 survint la rupture du barrage de Malpasset et à 21h34, la ville fut dramatiquement touchée par une vague destructrice de quarante mètres de hauteur, qui fit quatre cent vingt-trois morts, soixante-dix-neuf orphelins et détruisit cent cinquante-cinq bâtiments pour des dégâts estimés à vingt-quatre milliards de francs. La ville fut aidée dans sa reconstruction par l’émission d’un timbre à surtaxe, la Marianne à la nef surchargée. À la suite de cette catastrophe, deux reportages consacrés à Fréjus furent diffusés dans l’émission « Cinq colonnes à la une » le 4 décembre 1959 et le 5 février 1960. Le 9 novembre 1961, le général De Gaulle vint à Fréjus en voyage officiel, reçu par le maire de l’époque André Léotard. En 1968, elle devint la ville marraine de l’Escadron de transport 3/60 Estérel lors de sa constitution sur la Base aérienne 107 Villacoublay.

Le 1er janvier 1978, le 4e régiment d’infanterie de marine s’installa jusqu’en 1980, année où la commune récupéra certains terrains militaires et où le 21e régiment d’infanterie de marine s’installait dans le quartier de Caïs. Le 6 juin 1987, la convention du dixième anniversaire du Parti républicain se tint à Fréjus alors que le maire d’alors François Léotard en était le président. Il y annonça sa décision de rester au gouvernement alors que Jacques Chirac lui avait demandé de choisir entre son poste de ministre de la Culture ou de militant politique. Le 12 juillet 1989, le bassin de plaisance de Port-Fréjus était inauguré, alors que la première évocation du projet datait de 1948. En novembre 1991, la ville devint la marraine du TCD Foudre de la Marine nationale.
En 1992, la commune participa à la création du réseau Villes et Métiers d’Art. En 1993, elle accueillit des épreuves de la Coupe Davis. Au cours de l’une d’entre elles le 16 juillet 1993, l’équipe indienne battit la France dans les arènes. En 1995, la Base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël fut définitivement démantelée au profit de celle d’Hyères, scellant la fin de l’aviation à Fréjus. Dès lors, cet espace fut transformé en Base nature François Léotard, un vaste espace naturel, sportif et d’exposition.
Le matin du 17 février 2001, neuf cent huit clandestins kurdes s’échouèrent sur les plages de Fréjus. Placés en détention à proximité de la base militaire, trois semaines plus tard, cinq cents d’entre eux avaient déjà échappé à la surveillance des autorités.
Après un long combat administratif avec le maire de Fréjus David Rachline, une deuxième mosquée, cette fois fonctionnelle ouvre dans la ville. Appelée la Mosquée de Fréjus

 
Liste des monuments historiques de Fréjus , Aqueduc de Mons à Fréjus, Amphithéâtre de Fréjus et Cathédrale Saint-Léonce de Fréjus.

  

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Dernière édition par saintluc le Dim 8 Jan - 09:05 (2017); édité 1 fois
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Flamme


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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 08:59 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Bonjour ! Ce sujet sur le Var tombe à pic pour moi qui envisage de déménager dans les mois qui viennent à la limite du Var et de la Drome provençale. J'hésite entre les deux et je suis en train de faire des recherches sur le climat, les risques de pollution et de séismes. Aussi je vais suivre la suite avec une grande attention.

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 15:44 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Wink Tu sais c'est surtout un sujet qui est en rapport avec la philatélie et je ne sais pas si tu trouvera les choses que tu recherches.
Quelques villes et personnages célèbres du département
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Flamme


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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 17:51 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

De toute façon, c'est très intéressant.

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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 18:35 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Okay merci
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Anticum


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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 19:08 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Si c'est trés complet,j'ai appris des choses notamment sur les occupations du var,merci Captain.
Flamme,dis-nous exactement ou tu compte poser tes valises?  je ne connais pas tout sur le climat mais comme ça fait 40 ans que je fréquente ce département et que je l'ai sillonné dans tous les sens pour le travail je peux peut-ètre te donner quelques indications,c'est pas un scoop de dire que le climat varie du nord au sud du département et même une variation énorme entre le bord de mer et le trés haut Var,Auzelles peut le confirmer,mon fils habite seulement a 13 Kms plus au nord que nous et il y a déjà une différence de climat!
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Je n'ai peut-être rien a dire,mais je le dis,pas comme d'autres.


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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 07:55 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Il est vrai que j'adore l'histoire Okay
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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 08:08 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Les gorges du Verdon sont un canyon creusé par la rivière Verdon séparant les Préalpes de Castellane et les Préalpes de Digne, en France.
Le Verdon prend sa source tout près du col d'Allos, dans le massif des Trois Evêchés (2 819 m). Il se jette dans la Durance, près de Vinon-sur-Verdon après avoir parcouru près de 175 kilomètres.
Une partie de son cours entre Castellane et le Pont du Galetas se situe aujourd'hui sur le lac de Sainte-Croix qui était, il y a quelques dizaines d’années, la grande plaine des Salles-sur-Verdon, avant la mise en eaux du lac artificiel créé par l’édification du barrage de Sainte-Croix. Avant la montée des eaux en 1973, le nouveau village des Salles-sur-Verdon a été construit plus haut et plus moderne (c’est maintenant un des plus jeunes villages de France) et l'ancien village des Salles a été évacué (de force), son église a été dynamitée comme l'ancien village, au grand dam de ses habitants.
Les gorges du Verdon constituent sur une bonne distance, la frontière entre les départements du Var au sud et les Alpes-de-Haute-Provence au nord, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.


Cette région, entre Castellane et le lac de Sainte-Croix, s’appelle les gorges du Verdon. Elle se divise en trois parties distinctes :
les prégorges, qui vont de Castellane à Pont de Soleils ;
les gorges qui vont de Pont de Soleils à l’Imbut ;
le canyon qui va de l’Imbut au Pont de Galetas.
Les gorges du Verdon sont étroites et profondes : de 250 à 700 mètres de profondeur, pour 6 à 100 mètres de large au niveau de la rivière du Verdon, et 200 à 1 500 mètres d’un versant à l’autre au sommet des gorges.
Pendant la période du Trias, la Provence s’affaisse et la mer la recouvre, déposant d’épaisses couches de calcaires divers.
Pendant la période Jurassique, la Provence est recouverte d’une mer chaude et peu profonde, facilitant la multiplication des coraux.
Au Crétacé, la Basse Provence se rehausse et la mer atteint l’emplacement actuel des Alpes. L’ère Tertiaire voit l’édification des Alpes. La fracture des calcaires jurassiques façonne les reliefs et les vallées. C’est à cette époque que le Verdon trace son cours. Au Quaternaire, les glaciations transforment les cours d’eau et les lacs en redoutables fleuves de glace, qui modèlent les reliefs en taillant et striant le paysage. À la fin de ces glaciations, les eaux des rivières continuent leur érosion et notamment, le Verdon, en creusant son lit dans les sédiments calcaires coralliens accumulés au secondaire, avec un débit d’eaux tumultueuses avoisinant 2 000 à 3 000 m3/s.
Le relief particulier des gorges en fait un écosystème à part, où vivent des espèces rares :
une fougère, l’Asplenium jahandiezii, découverte dans les gorges en 1911;
une campanulacée rare, la Phyteuma villarsii.

La vallée du Verdon a été habitée par le peuple gaulois des Verguni.
Les gorges du Verdon n’attirent l’attention des voyageurs que tardivement. Les premières descriptions imprimées datent du tournant des xviiie et xixe siècles, mais restent rares (une en 1782, une autre en 1804). Malgré le développement de la sensibilité aux beautés naturelles et la vogue du romantisme, ils ne remarquent qu’une coupure et ne s’attardent pas à la description d’un site accessible uniquement par des sentiers muletiers. Les gorges ne deviennent connues qu’avec la description qu’en fait Élisée Reclus en 1879, et la diffusion des guides touristiques (guides Joanne notamment à partir de 1877, Guide touristique de la Provence, guide Baedeker) à la Belle Époque.
Les gorges sont cartographiées par les Cassini (années 1770) et les ingénieurs géographes du roi, en 1778.
C’est Martel qui dirige la première expédition à descendre de bout en bout le canyon du Verdon (voir sentier Martel) ; cette expression de canyon est d’ailleurs de lui. Le tourisme se développe lentement dans les années 1880-1900: la route est malaisée et dangereuse, les infrastructures (hôtels, restaurants, routes, sentiers) rares et peu confortables. De plus, le principal moyen de transport de l’époque, le chemin de fer, s’arrête à Saint-André-les-Alpes, ce qui oblige à louer des voitures pour venir voir les gorges
Dans les années 1890 (et jusqu’aux années 1920), des projets de retenues rendant le canyon navigables voient le jour. Le premier aménagement date de 1906 : le Touring club de France (TCF) trace un sentier qui permet de descendre dans les gorges. Le premier essor touristique des gorges date de la fin des années 1920 et des années 1930, sous l’impulsion du TCF : campagne de presse à partir de 1928, voyages de découverte, reportage diffusé au cinéma, visite de journalistes britanniques. Cette promotion est complétée par de nouveaux travaux en 1929 et 1930 : amélioration de la viabilité de la route, à l’initiative et en partie sur les fonds du TCF, aménagement de belvédères (dont le Point Sublime est le plus remarquable), incitation aux compagnies de transport local pour multiplier les dessertes, aménagement de nouveaux sentiers inaugurés en juin 1930, enfin création du refuge de Malines en 1936. Ces efforts attirent quelques milliers de touristes chaque année.
Le site est devenu un site naturel protégé depuis le 7 mai 1990.


Entre 1929 et 1975, cinq barrages ont été édifiés sur le cours du Verdon, entre Saint-André-les-Alpes et Gréoux-les-Bains. Ces barrages correspondent à autant de retenues d’eau :
lac de Castillon avec engloutissement du village du même nom ;
retenue de Chaudanne ;
lac de Sainte-Croix avec engloutissement du village des Salles-sur-Verdon, du pont romain dit pont d’Aiguines, du pont de Garuby et de la résurgence Fontaine l’Evêque à Bauduen. D’une couleur merveilleuse et changeante presque tous les jours, il est devenu un haut lieu du tourisme estival. C’est l'un des plus grands lacs artificiels de France ;
retenue de Quinson, parfois improprement nommée « lac de Montpezat », du nom du village qui la domine ;
lac d'Esparron, il est de couleur verte, comme le Verdon contrairement au lac de Sainte-Croix dans la couleur duquel le bleu domine.
Chronologie :
1929 : début des travaux du barrage de Castillon
1932 : interruption des travaux
1936 : incendie qui endommage les structures
1948 : fin des travaux du barrage de Castillon
1951 : fin des travaux du barrage de Chaudanne
1967 : fin des travaux du barrage de Gréoux
1973 : mise en eau du barrage de Sainte-Croix
1973 : reconstruction du village des Salles-sur-Verdon
1974 : mise en production de l’usine électrique de Sainte-Croix
1975 : mise en eau du barrage de Quinson


Le Styx du Verdon, nommé ainsi par référence au Styx de la mythologie grecque, est une sorte de mini canyon dans le canyon.
L’Imbut est un passage resserré par où le Verdon disparaît sous terre, sous un énorme chaos rocheux
Les gorges du Verdon sont réputées pour former le plus beau canyon d’Europe, et attirent de nombreux touristes, surtout pendant la période estivale. C'est surtout Isidore Blanc qui fut l'initiateur du tourisme local en aménageant les sentiers existants pour les rendre praticables aux randonneurs.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Ven 6 Jan - 08:44 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Le parc national de Port-Cros - Porquerolles est un parc national français situé en mer Méditerranée, dans l'archipel côtier des îles d'Hyères (département du Var). Il comprend une partie de l'île de Porquerolles, les îles de Port-Cros et de Bagaud, l'îlot de la Gabinière et le rocher du Rascas ainsi que les eaux environnantes soit 1 700 ha terrestres et 2 900 ha marins. L'île de Bagaud et l'îlot de la Gabinière sont des réserves intégrales, interdites d'accès.
Autour de cette zone centrale ou cœur de parc est définie une zone périphérique ou aire potentielle d'adhésion (APA) de 23 000 ha avec le littoral et les eaux de 11 communes, de La Garde à Ramatuelle et une aire maritime adjacente de 123 000 ha.
La population permanente compte 350 habitants dans les cœurs du parc national (Port-Cros et Porquerolles) et 136 000 dans l'aire potentielle d'adhésion.
Le parc a été créé le 14 décembre 1963. Il a été étendu à une grande partie de Porquerolles le 4 mai 2012


En tant qu'établissement public du Parc national de Port-Cros a pour premier but de protéger le patrimoine naturel terrestre et marin situé sur son territoire. En effet, le parc national stricto sensu est constitué de l'île de Port-Cros, d'une superficie de 635 ha, montagneuse et fortement végétalisée, de celle de Bagaud (63 ha) et des rochers de la Gabinière et du Rascas et depuis 2012, d'une partie de Porquerolles. Il comprend également un périmètre marin de 600 m de large.
Il administre le Conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles, chargé de la sauvegarde de la flore sauvage et des variétés fruitières menacées de Méditerranée et depuis 2012, les terrains gérés à Porquerolles.
Par ailleurs, le parc national de Port-Cros et Porquerolles gère, en collaboration avec les communes de Hyères et de la Croix-Valmer, les espaces naturels acquis par le Conservatoire du littoral de la presqu'île de Giens et du cap Lardier.
Il participe en outre, en tant que conseiller technique et scientifique, à la gestion des anciens salines d'Hyères.
Enfin, depuis 1999, le Parc national de Port-Cros est chargé d'une mission d'animation de la partie française de l'accord PELAGOS qui créé un sanctuaire pour les mammifères marins de Méditerranée. Cet accord tripartite entre la France, l'Italie et la Principauté de Monaco vise à protéger les mammifères marins d'un vaste territoire situé dans le bassin corso-tyrrhénéo-liguro-provençal.
En 1997, le Parc s'est vu décerner, pour l'ensemble de son action, le diplôme Européen remis par le Conseil de l'Europe.
Récemment inscrit dans le réseau européen Natura 2000, qui vise à gérer et protéger les habitats et espèces d'intérêt communautaire, le Parc a été désigné comme opérateur pour la mise en place de mesures patrimoniales de gestion du grand site « La côte d'Hyères et son archipel », à terre et en mer.

Le Parc national de Port-Cros est un établissement public à caractère administratif (EPCA), placé sous l'autorité du Ministère chargé de l'écologie.
    Le directeur du Parc est nommé par le Ministre. Il est responsable du fonctionnement de l'établissement public suivant les orientations définies par le Ministère. Il veille à l'exécution des décisions du conseil d'administration et dispose de pouvoirs réglementaires propres. Il exerce son autorité sur l'ensemble du personnel.
    Le personnel du Parc compte 80 agents, fonctionnaires ou contractuels. Les agents de terrain sont des gardes-moniteurs réunis sous l'autorité d'un chef de secteur. Ils sont recrutés sur concours de la fonction publique.
    Le Conseil d'administration rassemble les représentants de différentes administrations et de collectivités territoriales, ainsi que des habitants, des associations et organismes, du personnel ainsi que des personnalités nommées par le Ministère. Il se réunit deux fois par an pour définir les principes généraux de la gestion du Parc (aménagement, règlementation, etc.). Il vote le budget et contrôle l'action du directeur et de son équipe.
    Le Conseil scientifique apporte son expertise dans la mise en place du programme de recherche annuel du Parc et dans sa gestion patrimoniale. Il se réunit au moins 1 fois par an pour traiter des sujets de biologie terrestre, biologie marine et sciences humaines.
    Le Conseil économique, social et culturel (CESC) aide l'établissement public à prendre ses décisions notamment en matière de politique contractuelle, de suivi de la mise en œuvre de la charte et d'animation de la vie locale.

La loi du 14 avril 2006 réforme le statut des parcs nationaux qui datait de la loi du 22 juillet 1960. Elle élargit ainsi la notion de parc national en constituant 2 zones : une « zone centrale » (cœur de parc) et une « zone périphérique » (zone d'adhésion) :
    Dans le cœur de parc, la protection sera maximale et l’État détient l’essentiel du pouvoir de décision (même si les collectivités locales pourront être consultées).
    La zone d’adhésion ne sera composée que des communes qui souhaitent y être intégrées : elles devront signer une charte du parc, un plan de préservation et d’aménagement. Ainsi, le développement de cette zone devra rester compatible avec la préservation de l’environnement.
La nouvelle loi prévoit une plus grande place pour les collectivités locales et les usagers dans le conseil d’administration. Pourtant, si de nombreux bénéfices tant économiques qu'écologiques son attendues pour les collectivités, les résistances locales à l'extension du parc national de Port-Cros sont fortes.
Le texte, publié au Journal officiel du 6 mai 2012, porte sur la création de l’aire potentielle d’adhésion et de l'aire maritime adjacente, de nouveaux cœurs du parc et sur la nouvelle composition du conseil d’administration du parc national de Port-Cros.
Ainsi, l'aire potentielle d’adhésion comprend tout ou partie des territoires des communes de La Garde jusqu’à Ramatuelle. L’espace du parc comprend également une aire maritime adjacente, transposition en mer de l’aire potentielle d’adhésion. Le décret prévoit également la création d’un cœur de parc sur les espaces naturels, propriété de l’État, de l’île de Porquerolles dont la réglementation applicable reprend les réglementations actuellement en vigueur. Enfin, le décret modifie la composition du Conseil d’administration de l'établissement en accordant notamment un siège à chacune des communes de l’aire potentielle d’adhésion et un siège à un représentant du monde agricole à l’instar du siège accordé au représentant du monde de la pêche maritime professionnelle.


La grande faune, qui exige de larges superficies, est absente de Porquerolles, mais l’île héberge plusieurs espèces de grande valeur patrimoniale. La forêt constitue le milieu de prédilection de nombreuses espèces d’oiseaux nicheurs : fauvette pitchou, engoulevent et bon nombre de migrateurs y trouvent refuge et nourriture. Le hibou petit-duc, petit rapace nocturne au chant flûté très caractéristique, niche dans les arbres creux. On y trouve également deux espèces de serpents, la couleuvre de Montpellier et la couleuvre à échelons et de nombreux insectes. Quant au rat noir, dont l’activité est essentiellement nocturne, il trahit sa présence par ses déjections et par les cônes de pin rongés jonchant le sol.
Les falaises abritent des goélands et des cormoran et offrent un milieu propice à la nidification du puffin cendré, espèce migratrice rare dont la colonie de Porquerolles est la plus importante des côtes françaises. Le faucon pèlerin y trouve aussi sa place tandis que le faucon d'Éléonore y est parfois aperçu.
La présence de cultures attire bon nombre d’oiseaux en migration mais aussi du gibier sédentaire tel que faisan et perdrix rouge. Les invertébrés, notamment les papillons, affectionnent ces milieux ouverts et riches en nourriture. La lagune, petite zone humide artificielle, abrite les libellules et de nombreux oiseaux d’eau : poules d’eau, râles, grèbes, hérons, martin-pêcheurs, vespertilion à oreilles échancrées, oreillard méridional ou pipistrelle commune. Six espèces protégées sont ainsi recensées dans l’île. Le faucon crécerelle y trouve aussi des creux pour abriter sa nichée. Quant aux reptiles (lézards, geckos) ils aiment la chaleur des pierres et les fissures des vieux murs qui leur offrent un abri sûr.
Le milieu marin
La présence d’une côte rocheuse au sud et d’une côte basse et sablonneuse au nord favorise l’implantation d’une faune marine variée, représentative des principaux milieux marins de Méditerranée que sont :
    l’herbier de posidonie avec sa cohorte de saupes, oblades et oursins,
    le coralligène avec ses grands prédateurs - mérous, murènes congres, dentis - et ses invertébrés très colorés,
    les fonds sableux, inlassablement fouillés par des bancs de rougets en quête de nourriture.
On y rencontre de nombreuses espèces marines méditerranéennes, notamment le grand dauphin. Mais le parc national, particulièrement l'îlot de la Gabinière, est surtout connu des plongeurs sous-marins pour ses nombreux mérous, une espèce un temps menacée par la chasse sous-marine. Cette espèce fut popularisée par Jojo le mérou, acteur involontaire du Monde du silence, film du commandant Cousteau tourné à Port-Cros pour cette séquence. L'île sert ainsi plusieurs fois de terrain d'observation aux scientifiques du Groupe d'Étude du Mérou  pour mettre en évidence le phénomène de migration saltatoire de cet animal.
On dénombre 144 espèces d'oiseaux (dont 40 espèces nicheuses), 180 espèces de poissons et quelques espèces terrestres endémiques comme le discoglosse sarde, un petit batracien, et le phyllodactyle d'Europe, un petit reptile en voie de régression.


L’insularité et la diversité des milieux est à l’origine de la variété et de la richesse de la flore qui compte quelque 700 espèces, dont certaines espèces rares comme le genêt à feuille de lin ou endémiques comme la dauphinelle de Requien, seules stations répertoriées en France avec celle de Port-Cros.
La forêt de chênes verts, recouvrant jadis la totalité de l’île, à l’exception des croupes et des zones rocheuses trop arides, subsiste aujourd’hui dans les vallons humides. À la suite de défrichements volontaires ou accidentels - en 1870, l’île a presque entièrement brûlé - le pin d’Alep et le maquis à arbousier et à bruyère arborescente occupent une surface très importante. Ils cachent, sous leur couvert épais, les espèces qui aiment l’ombre, comme le petit arum, les fougères, ainsi qu’une très grande variété de champignons. Dans les zones plus ouvertes, le maquis bas forme des fourrés denses dominés par le lentisque, le myrte et le genévrier de Phénicie. La végétation littorale, adaptée au sel, est riche, bien que très menacée par le piétinement. fenouil de mer, cinéraire maritime ou statice naine, immortelle se développent dans les anfractuosités rocheuses. La barbe de Jupiter, particulièrement résistante aux embruns, dresse ses grands rameaux argentés protégeant ainsi des espèces plus fragiles. Les cistes, le romarin et la lavande des îles se rencontrent sur d’anciennes friches ou en bordure de sentiers bien exposés au soleil, tout comme l’hélianthème, l’asphodèle et la lavatère. C’est aussi là que se développe harmonieusement le genêt à feuille de lin formant parfois de remarquables haies entre deux cultures.
On trouve ainsi 602 espèces terrestres et 500 espèces d'algues


L’action du Parc
Protéger
La préservation des espèces et des habitats naturels appelle une connaissance scientifique approfondie (études, inventaires, suivis de population) qui fonde une gestion pertinente des milieux et des paysages. La prévention contre l’incendie est un des soucis majeurs du gestionnaire : un plan de défense de la forêt a été élaboré, en concertation avec tous les acteurs concernés, pour réduire ce risque particulièrement élevé en été, lorsque le vent et la sécheresse se conjuguent avec une forte fréquentation.
Aménager, restaurer
Depuis plusieurs années, le Parc national procède à l’aménagement des espaces les plus fréquentés comme les plages et les arrières-plages, dans un souci de sauvegarder leur caractère sauvage et leur richesse biologique. Pas ou peu d’équipements « urbains » mais des dispositifs de protection et de restauration des habitats naturels et de la couverture végétale, qui autorisent l’accès du public sans altérer le paysage et les milieux. Il s’attache également, en partenariat avec des personnes publiques ou privées, à la sauvegarde et à la restauration du patrimoine bâti comme les forts, ou comme le Moulin du Bonheur, témoin de l’activité agricole du XVIIIe siècle.
Développer
Dans le fil d’une longue tradition, le Parc national a fait le choix de réanimer l’agriculture, notamment la viticulture et le maraîchage, en affermant une partie de son territoire, par baux emphytéotiques, à des exploitants privés (110 ha) et en les aidant à développer des techniques culturales et des traitements phytosanitaires écologiques. Pare-feux efficaces, sources d’emplois permanents, les vignobles et vergers rythment le paysage et diversifient les écosystèmes.
Accueillir et éduquer
Confronté à une fréquentation annuelle d’environ un million de visiteurs, le Parc participe à l’accueil et à l’information du public : balisage et entretien des pistes et sentiers, édition de publications, expositions, centres d’information, panneaux d’information. Il veille à orienter le public vers des pratiques de découverte respectueuse de l’environnement en agissant en partenariat avec les acteurs locaux. Ainsi, une charte a-t-elle été établie avec les loueurs de vélos, orientée vers l’adoption d’un code de bonne conduite visant à atténuer l’impact de cette activité sur les milieux naturels.
Le Parc mène des actions pédagogiques en collaboration avec l’IGESA (Institut de Gestion Sociale des Armées) qui reçoit de nombreuses classes de découverte et avec l’école primaire du village de Porquerolles. Il est à l’écoute des associations locales avec lesquelles il collabore pour des projets de sensibilisation à l’environnement

Site du parc national de Port-Cros & Porquerolles


 

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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 19:10 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Toulon est une commune du Sud-Est de la France, chef-lieu du département du Var et siège de sa préfecture. La commune est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la rade de Toulon. Ses habitants sont appelés les Toulonnais.
     L'Eygoutier est un petit fleuve côtier de 15 kilomètres qui se jette en Méditerranée, dans la grande rade de Toulon. Dans sa traversée de Toulon, il est surnommé du joli nom de « rivière des Amoureux » ; en fait l'étymologie n'a rien à voir avec les amoureux, il s'agit d'une déformation de « riviero deis amourié (amourié = mûriers, la rivière étant jadis, sur une partie de son cours, bordée de mûriers). Elle sert d'égouttoir au niveau de sa source au lieu-dit l'Estagnol à La Moutonne (hameau de La Crau).
    Le Las, petit fleuve côtier de 12 kilomètres qui prend sa source dans la retenue de Dardennes et qui se jette dans le port militaire de l’arsenal de Toulon.


Toulon s'écrit Touloun en provençal selon la norme mistralienne et Tolon selon la norme classique. La première mention du lieu, Telo Martius, figure dans l'Itinéraire d'Antonin (daté de la fin du IIIe siècle). La racine tol-on, reprise en occitan (teron/toron après rhotacisme), est très ancienne, probablement préceltique, et signifie "source, fontaine".
Avant la colonisation romaine, "Telo" (de Telo : la déesse ligure des sources — ou moins probablement du latin tolus : pied de colline) était un abri des navires grecs croisant entre Massalia et Olbia, et une pêcherie de murex, gros escargot de mer servant à teindre les toges. Exportation de la carme produite à partir d'une cochenille du chêne Kermès. Les Ligures (les plus anciennement installés), puis les Celtes, les Grecs et les Phéniciens de Carthage y commercèrent puis s'y affrontèrent, jusqu'à ce que les Massaliotes fassent appel à Rome, d'abord contre l'emprise de Carthage, (victorieuse contre les Massaliotes à la batailles d'Aléria en -545) puis contre les Celto-Ligures de l'arrière-pays.
À partir de -181, Marseille commence à faire appel aux armées de Rome, devenue la grande puissance méditerranéenne, pour l'aider à mettre fin aux pillages des Celto-Ligures et à défendre ses colonies. Rome, après plusieurs campagnes contre les Celto-Ligures qui attaquaient les liaisons de la route côtière et maritime , annexe finalement la région en l'an -120 avant notre ère (sauf le territoire de Massilia qui restera un allié indépendant et fidèle jusqu'à la guerre civile entre Cesar et Pompée).
Sous la domination Romaine, « Telo » devient alors Telo Martius (de Martius : dieu latin de la guerre). Cette dénomination est équivalente à celle de Narbo (actuelle Narbonne) devenue "Narbo Martius" en -118. Ces deux ports de fondation concomitante seront donc deux escales militaires de Rome sur la cote gauloise, complétés plus tard par Fossae Marianae vers -104, à l'embouchure du Rhône (actuelle Fos-sur-Mer). La colonie romaine d'Aix-en-Provence est fondée concomitamment en -118.
Cette région devient ainsi la province de Gaule transalpine, appelée ensuite Gaule romaine, pour la distinguer de la Gaule non conquise, (Gaule chevelue, Gaule Belgique, Aquitaine) puis la province romaine de Narbonnaise. La zone occupée s'étend jusqu'à Tolosa (Toulouse) et jusqu'au Léman, créant une liaison terrestre entre les territoires romains en Espagne et en Gaule cisalpine (Italie du Nord, Plaine du Po). La colonie grecque de Massalia (Marseille) et son arrière-pays forment une enclave libre au sein de la Narbonnaise.
Telo Martius devient alors l'une des deux teintureries impériales de Gaule pour la pourpre, colorant naturel de couleur rouge, et de grande valeur financière, grâce à l'exploitation des Murex et des cochenilles du chênes kermès, alors dominants sur son territoire.

Point de relâche des bateaux de commerce, Telo, puis Tholon, Tolon, Touloun s'attache à protéger ce site exceptionnel fréquemment pillé par les pirates et les Sarrasins (mais aussi, en période de disette, base d'expéditions maritimes de rapine vers l'est ou le sud de la Méditerranée occidentale…).
La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Toulon fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 13 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou, avant de conclure une trêve avec L’Isle-Saint-Geniès et le seigneur de Gémenos (décembre), puis de prêter hommage le 17 mars 1388.
Après le rattachement de la Provence à la France, Toulon devient un lieu de construction navale (sous Charles VIII) et sa rade est utilisée pour abriter des flottes militaires.
Vauban fortifie la ville de Toulon qui reçoit l'escadre méditerranéenne de Louis XIV. Toulon est avec Brest, le seul port capable d'accueillir des grands vaisseaux de guerre aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces derniers, qui sont de plus en plus lourds à cause du poids de plus en plus élevé de leur artillerie, nécessitent des tirants d'eau de plus en plus importants, soit 7 m après 1680. Le site est même meilleur que celui de Brest sous dominante de vents d'ouest, ce qui rend difficile la sortie des escadres. Toulon n'a pas ce problème, mais la Méditerranée est une mer presque fermée, et en cas de guerre, l'escadre de Toulon doit contourner l'Espagne pour rejoindre celle de Brest, ce qui demande beaucoup de temps. Après 1704, s'ajoute le risque d'être repéré et attaqué par les forces anglaises de Gibraltar au moment du passage dans l'Atlantique, comme ce fut le cas en 1758 et 1759 lors de la guerre de Sept Ans.

Un bagne s'y installa, les condamnés dormant sur de vieux bateaux démâtés, et travaillant à terre dans la journée (tous n'étaient pas enchaînés); d'autres (soumis aux peines les plus sévères) étaient affectés aux chiourmes des galères royales, à la mortalité très élevée. En fin de peine, beaucoup restèrent dans la région.
En 1707, Victor Amédée II de Savoie attaque la ville, bloquée par les navires de C.Showell, au mois de juillet et la flotte se saborde. La nuit entre le 22 et le 23 août les Savoyards se replient vers Nice.
Toulon était le lieu de départ et d'arrivée de la plupart des grandes expéditions militaires et coloniales françaises vers l'Afrique au cours de l'Ancien Régime et au XIXe siècle: par exemple, l'expédition d'Égypte, organisée par Najac et Vence, dirigée par Napoléon Bonaparte, partit de Toulon le 19 mai 1798. Bonaparte avait d'ailleurs gagné ses galons de général de brigade, le 22 décembre 1793, après le Siège de Toulon et sa reconquête par les armées révolutionnaires. La ville avait été ouverte aux Anglais par la fraction royaliste de ses habitants. Elle allait être débaptisée par la Convention nationale qui, par décret du 4 nivôse an II (24 décembre 1793), stipulait : « Le nom infâme de Toulon est supprimé. Cette commune portera désormais le nom de Port-la-Montagne ».
La question s'est posée de savoir si Toulon avait été « punie de sa trahison » par le fait que le siège de la préfecture ne lui soit pas attribué en 1800, lors de la création du corps préfectoral. L'argument d'une rancune personnelle de Bonaparte envers les Toulonnais justifiant ce transfert n'est pas recevable : non seulement Toulon devait d'abord redevenir un grand port de guerre, mais encore il convient de noter que les deux autres grands ports militaires français n'avaient pas reçu non plus, à cette même époque, le statut de préfecture. Ainsi Cherbourg n'était que sous-préfecture (la préfecture de la Manche étant attribuée à Saint Lô), de même que Brest (la préfecture du Finistère revenant à Quimper). Que Toulon ne soit qu'une sous-préfecture n'était donc pas, en tant que tel, une aberration historique et administrative.

Durant le XIXe siècle, Toulon accueille une importante immigration italienne liée au développement industriel et naval, ainsi que de nombreux Corses.
Les permutations de la Marine nationale avec l'arsenal de Brest créent aussi une communauté bretonne.
Le port de Toulon vit des moments historiques lorsque l'escadre russe, commandée par l'amiral Avellan, rend visite à la flotte française pour sceller l'alliance franco-russe, alors que la France est auparavant isolée diplomatiquement. Cela donne lieu à de grandes festivités menées par le vice-amiral de Boissoudy, le vice-amiral Vignes et M. Ferrero, maire de Toulon
La ville est bombardée le 13 juin 1940 par la Regia Aeronautica italienne. En raison des conditions météorologiques défavorables, peu de dégâts seront toutefois infligés au port aux infrastructures.
Sévèrement éprouvée lors de la Seconde Guerre mondiale (sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 veille de l'occupation allemande, bombardements américains du 24 novembre 1943), Toulon est libérée le 27 août 1944 par des unités de la 1re division de marche d’infanterie (1re DMI), de la 9e division d'infanterie coloniale (9e DIC), de la 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA) et de la 1re division blindée (1re DB) de l'armée B28. Les forces était composées d'Européens d'Afrique du nord et de métropole, de Maghrébins (principalement 3e RTA) et de tirailleurs sénégalais. L'ensemble des forces militaires françaises est commandé par le général de Lattre de Tassigny.
La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze
Bombardement de Toulon et Bataille de Toulon (1944).

La ville est bombardée le 13 juin 1940 par la Regia Aeronautica italienne. En raison des conditions météorologiques défavorables, peu de dégâts seront toutefois infligés au port aux infrastructures.
Sévèrement éprouvée lors de la Seconde Guerre mondiale (sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 veille de l'occupation allemande, bombardements américains du 24 novembre 1943), Toulon est libérée le 27 août 1944 par des unités de la 1re division de marche d’infanterie (1re DMI), de la 9e division d'infanterie coloniale (9e DIC), de la 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA) et de la 1re division blindée (1re DB) de l'armée B28. Les forces était composées d'Européens d'Afrique du nord et de métropole, de Maghrébins (principalement 3e RTA) et de tirailleurs sénégalais. L'ensemble des forces militaires françaises est commandé par le général de Lattre de Tassigny.
La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze
Après la guerre, le port ravagé est à reconstruire, ainsi que beaucoup de logements détruits ; de plus, à la fin de la guerre d'Algérie, l'afflux des Pieds-Noirs revenus d'Algérie nécessite la construction rapide de nouveaux logements : autour de la vieille ville, qui se dégrade, s'élèvent alors de nouveaux quartiers de logements collectifs. « Petit Chicago » fut après la Seconde Guerre mondiale le surnom d'un quartier mal famé situé au bas de la vieille ville, juste à la sortie de la porte principale de l’arsenal. Ce surnom fut donné par les pêcheurs, ce qui contribua largement à asseoir la mauvaise réputation de la ville dans les années 1950.
La ville retrouve son statut de préfecture en novembre 1974.

À partir des années 1970 Toulon connait une forte déprise économique et sociale, et doit faire face à divers problèmes. Un taux de chômage élevé, un développement de la délinquance notamment dans le centre-ville en plein délabrement, une saturation du trafic routier lié à la mauvaise desserte autoroutière de l'agglomération, une gestion affairiste de la ville, notamment sous le mandat du maire Maurice Arreckx, contribuent à la victoire du Front national aux élections municipales de 1995, gouvernant la ville jusque 2001.
En ce début de XXIe siècle, Toulon cherche à améliorer son image et à s'affirmer comme une véritable métropole régionale, à travers une revalorisation de son centre ancien, une amélioration des infrastructures de communication, et un développement économique.
En 2001, le maire sortant et ex-frontiste Jean-Marie Le Chevallier est battu à l'issue du premier tour des élections municipales par celui qui sera le premier magistrat de Toulon, Hubert Falco. Ce dernier commence par la réduction des charges de la ville, endettée à l'époque à hauteur de 214 millions d'euros, et la réhabilitation de Toulon, et en particulier du centre ancien. Il met également en place avec onze communes voisines la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée le 31 décembre 2001 pour porter les grands projets de la métropole toulonnaise.
En décembre 2009, Toulon reçoit la Marianne d'Or du développement durable pour son engagement dans des actions innovantes et modernes qui participent au développement local de la commune. Au printemps 2014, la ville voit l'ouvrage du tunnel de Toulon s'achever complètement après environ 50 ans d'attente




 

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MessagePosté le: Dim 8 Jan - 09:17 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

L'abbaye du Thoronet est une abbaye cistercienne située sur la commune du Thoronet, dans le département français du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.
L’ensemble du site bénéficie d’une double protection juridique : d’une part au titre de l’environnement, de la préservation de la faune et de la flore, d’autre part au titre du périmètre des 500 mètres autour d'un monument historique en application des articles L621-30-1 et L621-31 du code du patrimoine


L’abbaye du Thoronet est une des « trois sœurs provençales », les deux autres étant Sénanque (Vaucluse) et Silvacane (Bouches-du-Rhône).
Elle doit probablement beaucoup à l’abbé Foulques, mort en 1231. D’abord troubadour, il est ensuite abbé du Thoronet avant d’être évêque de Toulouse. C'était un proche de saint Louis, protecteur de l’Ordre.
Le Corbusier visite l’abbaye en 1953. En 1964, l'architecte Fernand Pouillon imagine, dans son roman Les Pierres sauvages, un récit de la construction de l'abbaye au xiie siècle, sous la forme du journal du premier père prieur de l'abbaye. Son personnage, « le maître d'œuvre de l'abbaye », exprime de manière très vivante l'émotion que procure la vue des pierres utilisées dans la construction :
« La plupart des pierres seront traitées rudement, grossièrement : nous gagnerons du temps. Le soleil accrochera les facettes, les éclats, et fera précieuse la matière scintillante. Les anges, les joints dressés, ciselés, deviendront les pures arêtes, définiront le filet de la maille élémentaire, par la discrète diversité des fins appareillages que nul mortier apparent n'insensibilisera (…) Voilà pourquoi je ne veux pas la bâtir, l'engluer de chaux; je veux lui laisser un peu de liberté, sinon elle ne vivrait pas. »
— F. Pouillon, Les Pierres sauvages
L’harmonie et la pureté de l'abbaye sont frappantes. Elle est construite à partir de la notion même de simplicité :
« Il n’est de vertu plus indispensable à nous tous que celle de l’humble simplicité. »
— Saint Bernard
Dans le cadre de l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité gérée par l’UNESCO, la notice sur l’abbaye de Fontenay, indique que « le plus parfait » exemple de l’architecture cistercienne est l’abbaye du Thoronet.
L’abbaye du Thoronet a connu beaucoup de restaurations à partir du xixe siècle, mais qui semblent être assez fidèles à la construction originelle. Elle se cache parmi les chênes dans un site sauvage et isolé qui s'accorde bien avec la règle stricte de l'ordre de Cîteaux.

L’abbaye du Thoronet a été fondée au xiie siècle en Provence, pour une communauté de vingt moines seulement, sans compter les frères lais, à une époque où celle-ci relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric Ier Barberousse (1152-1190). L’empire s’étendait alors de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région.
Mais, avant de fonder l’abbaye du Thoronet, C'est de l'abbaye de Mazan (Ardèche) que Paulin, son premier abbé, et 12 moines installent une communauté, le 14 avril 1136, sur la commune de Tourtour, à l'Abbaye de Florièyes, à une journée de marche au nord-ouest de l’actuel site du Thoronet. Cette première implantation a lieu grâce au don d’une partie des terres de la famille de Castellane. Malgré d’autres dons importants en terrain, la nouvelle communauté installée à Notre-Dame de Florielle ne trouve pas les conditions idéales à son développement et décide alors de se déplacer sur une des terres qu’elle possédait déjà et qui lui avait été léguée par le catalan Raymond Bérenger, comte de Provence. La charte de donation est datée du 18 des calendes d'avril 1146.
Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florina qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.
Les hommes du Temple cultivaient un grand nombre de terres, soit qu'elles aient été leur propriété, soit qu'elles aient appartenu aux Moines Cisterciens du Thoronet qui se posaient ainsi en suzerains des Templiers. Lors de la suppression de l'ordre en 1312, la quasi totalité des biens du Temple à Lorgues revinrent aux Cisterciens du Thoronet.
L'abbaye ne tarde pas à connaître la prospérité, à la suite des nombreuses donations qui affluent, notamment de la part des seigneurs de Castellane. Jusqu'au milieu du xiiie siècle, les donations permettent à l'abbaye d'organiser son économie autour de l'agriculture et de l'élevage. Au xive siècle, le Thoronet, comme bien d'autres abbayes cisterciennes, connaît peu à peu le déclin. Les révoltes internes puis, plus tard, les guerres de religion entraînent la défection des moines de l'abbaye qui, en 1787, est rattachée à l'évêché de Digne-les-Bains. Pendant un siècle environ une vingtaine de moines y vécurent mais, à la Révolution, il ne restait plus que sept religieux dans un état voisin de la misère, puisque l'un deux écrit que « la maison est plus propre à servir d'écurie qu'à y loger. »
En 1791, la vente du monument comme bien national est annoncée. Vendue pour 132 700 francs, puis à nouveau délaissée, elle est rachetée par l'État en 1854. Grâce à l'intervention de Mérimée, elle échappe à la ruine. Depuis, les travaux de consolidation et de restauration se sont succédé. Ils étaient devenus d'autant plus indispensables que l'abbaye souffrait de l'exploitation de la bauxite à proximité.


L’isolement prescrit par la règle de saint Benoît est relatif au Thoronet. En effet, l’abbaye se situe à une journée de marche de l’évêché de Fréjus (45 kilomètres) et on trouve dans un rayon de dix kilomètres de nombreux villages préexistants.
De plus, les ressources matérielles de l’abbaye lui assurent une place importante dans le marché commercial de la région. Ces ressources se situent parfois loin de l’abbaye et les frères convers ont la charge de leur exploitation. L’abbaye du Thoronet possède en effet les marais littoraux de Marignane, au bord de l’étang de Berre, ou encore ceux de Hyères qui permettent la production de sel. L’activité de pêche se fait à Martigues, Hyères et Sainte-Maxime. Ce poisson représentant une part plus importante que la consommation propre de l’abbaye, une partie était vendue directement sur les marchés locaux.
La grande spécialité du Thoronet, c’est surtout l’élevage. Ces bêtes fournissent à la fois de la viande qui n’est pas consommée par les frères puisque ceux-ci ont un régime végétarien, et de la peau qui est utilisée pour la confection de parchemin, fait essentiellement en peau de mouton, et très important pour l’abbaye puisque celle-ci possédait un scriptorium.
Sur le lieu même d’implantation de l’abbaye, les moines trouvèrent tout ce dont ils avaient besoin pour assurer leur subsistance : un couvert forestier généreux, des sources d’eau abondantes et une roche féconde.
Le premier bâtiment à être construit au Thoronet est le cellier ainsi qu’un bâtiment près de la porterie qui n’existe plus dans son état originel et qui servait sûrement d’hostellerie. Ces choix de constructions sont tout à fait traditionnels d’une abbaye cistercienne et répondent aux préceptes de la règle de saint Benoît.
Puis arrive la construction du bâtiment le plus important de la vie du moine, l’abbatiale. Celle du Thoronet est parfaitement orientée à l’est, mais ne forme pas un angle droit avec le cellier, expliquant peut-être la forme trapézoïdale du cloître construit par la suite qui suit la disposition des bâtiments.
L’eau dans chacune des abbayes cisterciennes est un élément indispensable de la vie quotidienne. Elle sert à la fois pour le travail manuel et/ou l’alimentation des machines, mais aussi à la cuisine et lors de cérémonies religieuses comme le mandatum qui se déroulait une fois par semaine. Pour toutes ces tâches, une importante quantité d’eau, potable ou non, était nécessaire. L’abbaye n’en manquait pas et l’aridité actuelle du vallon n’est pas significative de la situation à l’époque, bien que l’on sache que le débit d’eau n’était pas suffisant pour l’alimentation en eau d’un moulin, d’où son absence au Thoronet.
L’aridité actuelle des lieux résulte de l’extraction, après la Seconde Guerre mondiale, de la bauxite, ce qui provoqua la disparition des ruisseaux et l’assèchement du sous-sol. Cela eut également pour effet de provoquer des glissements de terrain qui ont emporté avec eux la partie nord de l’aile des moines ainsi que le réfectoire et ont dérivé le cours de la Tombarèu. Les ruisseaux de la Tombarèu et de la Darboussière délimitaient à l’origine l’emplacement du site. Les extrémités nord de l’aile des convers et de celle des moines enjambaient la Tombarèu, permettant un système d’évacuation naturelle des latrines.
L’alimentation en eau pour les besoins alimentaires, sanitaires et liturgiques se faisait par la source située au sud-ouest de l’enclos. Un débit constant du liquide arrivait jusqu’au monastère par un réseau de canalisations fait d’une maçonnerie de moellons soigneusement appareillés. Sa redistribution se faisait en différents lieux, dont certains restent hypothétiques. C’est le cas par exemple des cuisines dont on ignore s’il y eut effectivement un débit constant d'eau potable. Toutefois, il est certain que l’alimentation arrivait au moins jusqu’au lavabo du cloître avant la déviation de son cours au xxe siècle.


En 1906, les intempéries et les brèches ouvertes dans les murs ont provoqué l’effondrement de la voûte du dortoir des moines. Jules Formigé, architecte en chef des monuments historiques, a alors fait murer les trouées pratiquées anciennement dans le mur oriental du cloître puis, après avoir remonté la voûte, a installé des tirants métalliques. Pourtant, en 1919, la poussée des voûtes a provoqué la rupture de trois tirants… Les derniers travaux ont été rendus nécessaires non seulement en raison des désordres dus à un glissement de terrain, mais également du fait des problèmes constatés dans les maçonneries : le diagnostic avait montré que le mortier de blocage était décomposé dans le mur de l’aile des moines de l’abbaye.
Le glissement de terrain qui a affecté cette abbaye du xiie siècle (fig. IV-2, 3) située sur la commune du Thoronet (Var), a été occasionné par une exploitation de bauxite à ciel ouvert et souterraine, l’extraction souterraine concernant 80 % de la surface du gisement. La morphologie et le contexte hydrologique de la colline s’en sont trouvés modifiés et les poches d’eau résiduelles de l’ancienne mine ont accentué ce phénomène, ainsi que les effondrements des galeries provoqués après exploitation.
Malgré l’arrêt de l’activité de la mine à ciel ouvert, une masse énorme de la colline (fig. IV-2), qui se manifestait par une faille qui avançait de 0,85 mètre par an, s’est mise en mouvement à huit cent mètres environ du monument. À une centaine de mètres de l’abbaye un autre mouvement, plus lent, a eu des effets alarmants sur les maçonneries (fig. IV-5, 6), nécessitant notamment l’étaiement de la grange dîmière et du mur sud du verger. Une galerie en forme de fer à cheval (fig. IV-8), de 520 mètres de long et de 8 m2 de section, a été créée pour collecter des drains verticaux (fig. IV-4, 7). Elle a permis d’évacuer les eaux vers le vallon du Tombereau en aval de l’abbaye. Le but du drainage était de consolider les terrains proches de l’abbaye pour enrayer le glissement en augmentant le coefficient de frottement des terrains.
Entre 1985 et 1990, des travaux considérables ont été réalisés : la réfection de la couverture a permis d’une part d’alléger les voûtes (en substituant au remblai lié au mortier une forme légère et étanche en béton de chaux), le renforcement des reins de voûtes par des injections de coulis de liant dans les maçonneries, et enfin la reprise des fondations. Des travaux ont lieu régulièrement en fonction des urgences (la grange dimière est encore sous étais...) et une surveillance continuelle du niveau de l'eau est fort heureusement assurée pour prévenir de nouveaux risques de glissements de terrains.
Le film Pierres en sursis, qui présente les mesures de protection de l’abbaye du Thoronet contre le glissement de terrain, illustre bien les dégradations que l’activité de l’homme, aux conséquences imprévues à moyen ou long terme, génère sur les monuments.

Voir la suite ici: Abbaye du Thoronet — Wikipédia
 

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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 08:27 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Saint-Tropez est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, chef-lieu du canton de Saint-Tropez.
De la citadelle du xvie siècle au village de pêcheurs au début du xxe siècle, la première ville libérée lors du débarquement de Provence devint dès les années 1950 une station balnéaire internationalement connue de la Côte d'Azur grâce à l'engouement des artistes de la Nouvelle Vague puis des Yéyés et enfin, un lieu de villégiature de la Jet set européenne et américaine comme des touristes en quête d'authenticité provençale ou de célébrités.
Ses habitants sont les Tropéziens et la ville est familièrement appelée « St-Trop' ».
La presqu'île de Saint-Tropez appartient géographiquement et géologiquement au massif des Maures, petite chaîne de montagnes du sud de la France qui s’étend d'Hyères à Fréjus.
Le village est adossé à une colline de faible hauteur.
Plusieurs petits ruisseaux parcourent le territoire de la commune dont la Gassine qui la sépare de Gassin, la Moutte qui court à travers la presqu'île et se jette dans la mer en traversant les marais salants, et plusieurs autres aujourd'hui oubliés et canalisés dans le réseau d'eaux pluviales.


Selon la légende, Saint-Tropez doit son nom à un grand officier de la cour de Néron, Caïus Silvius Torpetius (saint Tropez de Pise) né à Pise. Converti par saint Paul, il engendre la colère de l'empereur Néron qui le fait décapiter le 29 avril 68 sur la place de Pise. Le corps est jeté dans une vieille barque avec un coq et un chien chargés de le dépecer (selon un châtiment réservé habituellement aux parricides dont ces deux animaux sont les symboles), l'embarcation étant livrée au fleuve Arno sous le vent d'est puis aux caprices de la mer. Elle s'échoue le 17 mai 68 sur le rivage d'Heraclea (futur Saint-Tropez) au lieu-dit, plus tard, le Pilon.
Cette légende que la fantaisie populaire a plus ou moins façonnée contient probablement un fond de vérité : le nom d'Heraclea vient probablement d'un petit temple romain dédié à Hercule érigé au pied du village. Les chrétiens ont sans doute détruit ce temple païen et rebaptisé le lieu du nom de leur saint fondateur légendaire, y élevant le castrum de Sant-Tropé. Ce procédé de substitution toponymique reflète bien souvent la consolidation du christianisme dans une région. Par la suite, Sant-Tropé subit la déformation populaire en Saint-Tropes puis Saint Tropez.
Le nom de la commune s'écrit Sant Tropetz en provençal selon la norme classique ou Sant Troupés selon la norme mistralienne (prononcé dans les deux cas [ˈsãⁿ t̪ʀuˈpes]).
La commune est créée en 1793 en lui redonnant le nom d'Héraclée et est renommée Saint-Tropez en 1801

599 av. J.-C. : Les Phocéens investissent Marseille et les sites de mouillage de la côte. Saint-Tropez est probablement à cette époque un petit port hellénique connu sous le nom d’Athenopolis Massiliensium, comptoir massaliote.
31 av. J.-C. : La bataille d'Actium permet l'installation des Romains. Ils construisent des villas cossues ; celle dite « des Platanes » en est l'illustration. La dénomination du village est alors Héraclea-Caccaliera situé à l'embouchure du Sinus Sambracitanus (golfe sambracitain qui doit son nom aux Cimbres, nom qui se retrouve dans le quartier Les Issambres).
Fin ixe siècle : La chute de l'Empire romain, les pirates, les corsaires mettent le pays à feu et à sang. Ces exactions qui durèrent près de 100 ans sont dans la mémoire collective, toutes attribuées aux Sarrasins qui se retrancheront à la Garde-Freinet. Il restera de leur passage les toits de tuiles roses dites "sarrasines" du pays de Provence.
890 à 972 : La péninsule de Saint-Tropez est une colonie arabo-musulmane sous les noms de Jabal al-Qilâl « montagne des cimes » et de Farakhshinit, forme arabisée du gallo-roman FRAXINETU « frênaie », à mettre en relation avec le second élément de la Garde-Freinet. Cependant, le toponyme -Freinet est directement issu du terme roman. Évariste Lévi-Provençal fait provenir le toponyme Ramatuelle de l'arabe Rahmat-ûllah « miséricorde divine ».
940 : Nasr ibn Ahmad est nommé caïd de la péninsule de Saint-Tropez.
961-963 : Audibert fils de Bérenger, le prétendant au trône de Lombardie chassé par Otton I°, se réfugie dans la colonie arabo-musulmane de Saint-Tropez.
972 : Les musulmans de Saint-Tropez enlèvent l'abbé Maïeul de Cluny qu'ils relâchent contre rançon.
976 : Guillaume Ier comte de Provence, seigneur de Grimaud, chasse les musulmans et il fait construire en 980 une tour à l'emplacement actuel de la tour Suffren.
1079 et 1218 : les bulles pontificales confirment l'existence d'un domaine seigneurial à Saint-Tropez.


À partir de 1436, le comte René Ier (le bon roi René) tente de repeupler la Provence, il crée la baronnie de Grimaud et fait appel au Génois Raphaël de Garezzio, gentilhomme, qui aborde la presqu'île avec une flotte de caravelles accompagné d'une soixantaine de familles génoises. En contrepartie, les Tropéziens seront francs, libres, et exempts de tout impôt, cette convention perdurera jusqu'à son abrogation en 1672 par Louis XIV. Le 14 février 1470 l'accord est passé entre Jean Cossa, baron de Grimaud, grand sénéchal de Provence et Raphaël de Garezzio. Dans Saint-Tropez détruit par la guerre de la fin du xive siècle, Raphaël de Garezzio fait construire des murs d'enceintes dont deux larges tours sont encore debout : l'une à l'extrémité du grand môle et l'autre à l'entrée de la « Ponche ». La tour carrée faisait partie de l'ensemble. La cité est une petite république qui possède sa flotte et son armée, et est administrée par deux consuls et douze conseillers qu'elle élit. En 1558 la création de la charge de capitaine de ville, Honorat Coste, renforce l'autonomie de la ville. Le capitaine élu, tous les ans, dirige les capitaines de quartiers, un bombardier, une milice et des mercenaires. Les Tropéziens résistent aux Turcs, aux Espagnols, secourent Fréjus et Antibes, aident l'archevêque de Bordeaux à reprendre les îles de Lérins.
1577 : Geneviève de Castille, fille du marquis, seigneur de Castellane épouse Jean-Baptiste de Suffren, marquis de Saint-Cannet, baron de la Môle, conseiller au Parlement de Provence. La seigneurie de Saint Tropez devient l'apanage de la famille de Suffren.
1615 : Saint-Tropez accueille durant quelque temps l'expédition de Tsunenaga Hasekura, qui se rendait à Rome mais est obligée de s'arrêter à cause du mauvais temps. Cette visite imprévue constitue la première trace enregistrée de relations franco-japonaises.
15 juin 1637 : Les Tropéziens viennent à bout de 21 galères espagnoles. Cette victoire donnera lieu à une bravade le 15 juin qui glorifie la victoire des habitants sur les Espagnols.
14 août 1948 : La Croix de guerre 1939-1945, avec palme de bronze, est attribuée à la ville de Saint-Tropez.
mai 1965 : Un Super Frelon de présérie s'écrase dans le golfe, tuant son pilote.
4 mars 1970 : Le sous-marin Eurydice disparaît dans le golfe avec 57 hommes d'équipage.
 Citadelle de Saint-Tropez.


 

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 11 Jan - 08:09 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Le phare Cap d'Arme (Porquerolles, Rocher de la Croix) se trouve sur l'île de Porquerolles, sur sa pointe extrême sud. Cette île fait partie de la commune d'Hyères.

C'est un point de vue sur la presque totalité de l'île : les collines du Langoustier, le fort Sainte-Agathe, le sémaphore et les falaises du sud. Plus au loin on voit la rade d'Hyères et le massif des Maures.
Le phare fut sauvé de la destruction en 1944 grâce au courage de son gardien de l'époque Joseph Pellegrino. Cet acte lui valut la croix de la Légion d'honneur.

Construction    1830
Hauteur    20,6 m
Élévation    84 m
Portée    29 milles marins (54 km)
Feux    2 éclats blancs/10 s
Lanterne    halogène 1000W
Automatisation     oui
 ARLHS FRA-128; FR-1462; Amirauté E0751; NGA 6908.
 

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MessagePosté le: Ven 13 Jan - 12:00 (2017)    Sujet du message: (83) Var Répondre en citant

Yvonne Le Roux, née en 1882 à Toulon et morte le 28 avril 1945, est une déportée résistante française.
Résidant à Morgat, elle est à la tête d'un groupe surveillant, le réseau Johnny, les mouvements des bateaux de guerre allemands dans le port de Brest à partir de la presqu'île de Crozon. Elle est arrêtée le 8 avril 1942 à Plomodiern, transférée à la prison de la Santé à Paris, déportée le 22 avril 1942 à Neuengamme, puis à Ravensbrück, décédée de dysenterie et d'épuisement à Paris le 28 avril 1945, quelques jours après son retour d'Allemagne

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:07 (2017)    Sujet du message: (83) Var

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