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Chassériau Théodore

 
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saintluc
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MessagePosté le: Mar 20 Déc - 13:22 (2016)    Sujet du message: Chassériau Théodore Répondre en citant

Théodore Chassériau (20 septembre 1819 - 8 octobre 1856) est un peintre français né à Santa Bárbara de Samaná, aujourd'hui en République dominicaine, et mort à Paris.
Il vit ses premières années sur l'île de Saint-Domingue à El Limón de Samaná, élevé par sa mère Marie-Madeleine Couret de la Blaquière, elle-même issue d'une famille de colons. L'enfance du peintre est marquée par l'absence de son père Benoît Chassériau, un temps ministre de l'Intérieur de Simón Bolívar, probablement agent secret dans l'Amérique espagnole et consul de France à Porto Rico. Son père laisse la charge de la famille à son fils aîné Frédéric-Victor-Charles Chassériau, lequel fait venir ses frères et sœurs à Paris en 1822.
Jean-Auguste-Dominique Ingres, son professeur de 1830 à 1834, décèle très tôt le talent du jeune Théodore et lui prédit qu'il sera « le Napoléon de la peinture ». Nommé directeur à la villa Médicis, Ingres lui propose de le suivre à Rome, offre que Chassériau décline, faute d'argent.


Théophile Gautier, qu’il rencontre la première fois quand il a 14 ans, sera un ami et un ardent défenseur de son œuvre et publiera plusieurs critiques de ses toiles dans le quotidien La Presse. Gautier lui prête alors des « vies imaginaires » ou parle de « grâce étrange » pour tenter de rendre compte de l'univers particulier du peintre. Chassériau ne cesse de se jouer d'atmosphères troubles, étranges, équivoques et mystérieuses. En 1839, alors âgé de 20 ans, Chassériau commence à exposer au Salon avec Suzanne au bain .
En 1840, il part pour Rome avec le peintre Henri Lehmann et peint le portrait du père Henri Lacordaire, renoue un temps avec son maître, Ingres, qui lui reprochera son manque de savoir livresque et avec lequel il rompra définitivement. Parmi les principales œuvres de sa maturité précoce il faut citer, en 1843, la fresque de l'église Saint-Merri (Paris) aux figures sinueuses et élégantes inspirés par'Ingres.

Admirateur d'Eugène Delacroix, Théodore Chassériau se sent attiré par l’Orient. Sur l’invitation du calife de Constantine Ali Ben Ahmed, il se rend en Algérie en 1846. Ses scènes de combats de cavaliers arabes et ses scènes de vie des femmes à Alger montrent sa maîtrise du mouvement et de la couleur.
Ami d'Alexis de Tocqueville, le frère aîné de l’artiste, conseiller d’État, l'appuie pour l'obtention de la commande de fresques de l’escalier d’honneur à la Cour des comptes, situé dans l’ancien palais d’Orsay. Incendié pendant la Commune le palais sera (remplacé par la gare d'Orsay, aujourd’hui musée d’Orsay). Ces fresques, peintes par Chassériau de 1845 à 1848, constituaient certainement son œuvre majeure ; seuls quelques restes ont pu être sauvés grâce à l’initiative du baron Arthur Chassériau et d’Ary Renan et sont aujourd’hui conservés au musée du Louvre.

Chassériau combine les leçons de ses deux maîtres. La pureté classique des lignes inspirées par Ingres s'anime de la fougue romantique de Delacroix, son second maître.
Avec la comédienne Alice Ozy, il a une relation passionnée4 qui dure deux ans et lui vaut la jalousie de Victor Hugo, admirateur éconduit de la comédienne.
Chassériau meurt à 37 ans, en 1856, à son domicile du 2, rue Fléchier à Paris. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur (3 mai 1849).
Gustave Moreau réalisera en hommage à son ami et sans doute maître le tableau le Jeune Homme et la Mort conservé au Fogg Art Museum de l'université d'Harvard et le dessin au musée d'Orsay. Ce tableau est décrit par Paul de Saint-Victor dans le journal La Presse du 7 mai 1865.

Le frère aîné du peintre Frédéric-Victor-Charles Chassériau a fait don des esquisses faites de la Chapelle des fonts de l'église Saint-Roch et de l’hémicycle de l'église Saint-Philippe-du-Roule au musée de la ville de Paris (Petit Palais).,
L’œuvre de Chassériau a fait l’objet d’une des plus grandes donations faites aux musées nationaux. En 1936, le cousin issu de germain du peintre, le baron Arthur Chassériau (fils de l'architecte en chef d'Alger, Charles Frédéric Chassériau), donna aux Musées nationaux l'ensemble des œuvres de Chassériau qu'il avait mis une vie à réunir, soit 74 peintures et quelque 2 200 dessins. Ces œuvres sont aujourd’hui visibles au musée du Louvre où une salle lui est consacrée, au musée d'Orsay, au musée Sainte-Croix de Poitiers et bien d'autres musées en province.

D'autres œuvres figurent dans les grandes collections à l'étranger, principalement aux États-Unis : Metropolitan Museum of Art de New York, Fogg Art Museum de l'université Harvard, National Gallery of Art de Washington, Detroit Institute of Arts, Museum of the Art Rhode Island School of Design, J. Paul Getty Museum et à l'Institut d'art de Chicago.
La dernière grande rétrospective des œuvres de Chassériau s'est tenue, en 2002, au Grand Palais à Paris. Elle s'est déplacée par la suite au Metropolitan Museum of Art de New York et au musée des beaux-arts de Strasbourg.
Il a été inhumé au cimetière Montmartre, 32e division, avenue Saint-Charles, avec sa mère, Marie-Madeleine Couret de la Blaquière, (1791-1866), sa sœur Adèle (1810-1869), son frère Frédéric, conseiller d'État, (1807-1881), sa sœur Aline (1822-1871), son cousin Arthur Chassériau (1851-1934) et son épouse (1840-1961). Sur la tombe on lit : « À la mémoire d’Ernest Chassériau, (1823-1870), frère de Théodore, mort au combat de Bazeilles-sous-Sedan ».

    

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