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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(82) Tarn-et-Garonne

 
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saintluc
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MessagePosté le: Mar 20 Déc - 08:23 (2016)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

Le Tarn-et-Garonne est un département français appartenant à la région Occitanie. Il tire son nom du fleuve Garonne et de son affluent le Tarn.
Sa préfecture est Montauban, et son unique sous-préfecture est Castelsarrasin. Chef-lieu d'un canton, Moissac est la troisième ville du département par le nombre d'habitants.
L'Insee et la Poste lui attribuent le code 82.

Ce département a été créé pendant le Premier Empire, sur décret impérial de Napoléon Ier, le 21 novembre 1808, avec des territoires pris aux départements voisins. En effet, sous l'Ancien Régime, la sénéchaussée de Cahors (12 députés) comprenait quatre bailliages secondaires (dont celui de Montauban), mais la généralité de Montauban englobait à la fois le Quercy et le Rouergue. Après la création des départements en 1790, Montauban n'était plus qu'une sous-préfecture du Lot. Cette situation déplaisait fort aux notables montalbanais ; l'Empereur fut donc sollicité par les gouverneurs de cette ville. Il fut alors décidé de créer, autour de celle-ci, le Tarn-et-Garonne, en annexant des territoires aux départements voisins.
 Près de la moitié de sa superficie appartenait auparavant au Lot :
        Arrondissement de Montauban
    Près d'un tiers appartenait à la Haute-Garonne :
        Arrondissement de Castelsarrasin (7 cantons, 84 communes)
    et le reste fut pris aux départements de Lot-et-Garonne qui avaient cependant toujours fait partie de l’Agenais historique et de la Guyenne :
        Canton de Montaigu-de-Quercy,
        Canton de Bourg-de-Visa,
        Canton de Valence d'Agen
        Canton d'Auvillar,
    du Gers
        Canton de Lavit
    et de l'Aveyron
        Canton de Saint-Antonin-Noble-Val


Le département de Tarn-et-Garonne fait partie de la région Occitanie. Il est limitrophe des départements du Lot, de l'Aveyron, du Tarn, de la Haute-Garonne, du Gers et de Lot-et-Garonne.
Malgré sa faible superficie (c'est l'un des plus petits départements de France), le Tarn-et-Garonne possède une grande diversité de paysages et de reliefs. La plaine, située entre le Tarn et la Garonne, ainsi que dans la vallée de l'Aveyron (de son embouchure jusqu'à Montricoux) contraste avec les collines de la Lomagne et du Nord du département. L'Est du Tarn-et-Garonne est un plateau calcaire, un causse où l'on pratique surtout l'élevage. Les gorges de l'Aveyron dans la région de Saint-Antonin-Noble-Val attirent de nombreux touristes par ses paysages et les activités proposées (canoë, randonnée, etc.).
Le sommet culminant du département est le Pech Maurel, qui s'élève à 504 m8 et se situe sur la commune de Castanet.



 
  

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MessagePosté le: Mar 20 Déc - 08:23 (2016)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 25 Déc - 14:17 (2016)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

Moissac est une commune située dans le département du Tarn-et-Garonne, elle fait partie de l'arrondissement de Castelsarrasin de l'unité urbaine et de l'aire urbaine du même nom en région Occitanie.
Ses habitants sont les Moissagais et Moissagaises.
La commune est située près de la confluence de la Garonne et du Tarn sur le canal de Garonne et la route nationale 113, entre Castelsarrasin et Valence-d'Agen.
Elle ne doit pas être confondue avec celle portant un nom similaire dans la même région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (dans le département de la Lozère).
L'altitude de la commune varie entre 59 et 199 mètres


En décembre 1464, par ses lettres patentes, le roi Louis XI (1423-1483) confirme les privilèges octroyées par ses prédécesseurs.
En 1622, au cours d’une nouvelle guerre de religion, la ville est prise par Louis XIII
La réforme administrative de la Révolution (1789-1790) place la commune de Moissac dans le département du Lot. Moissac est le chef-lieu d'un arrondissement à partir de 1800 (et jusqu'en 1926. Le 21 novembre 1808, un décret de Napoléon Ier la rattache au nouveau département de Tarn-et-Garonne.
En 1863, les communes de Moissac et Lafrançaise cèdent chacune une partie de leur territoire pour former la nouvelle commune de Lizac
La commune est connue sous l'appellation de « ville du chasselas », du nom du raisin de table originaire du village de Chasselas (Saône-et-Loire) ; la production en AOC « chasselas de Moissac », est pratiquée par les exploitants agricoles du canton.
Cité uvale, Moissac a été une des villes les plus touchées par l'inondation de mars 1930 qui dévasta tout le Sud-Ouest. L'historien Max Lagarrigue n'hésite pas à la qualifier d'« inondation du siècle », indiquant que « l'on dénombre, à Moissac, 120 morts, 1 400 maisons détruites et 5 896 sans abris »

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Moissac est un refuge pour l'importante communauté des éclaireurs israélites de France (EIF). Ces derniers, hébergés au Moulin de Moissac, ou pour les plus jeunes à la Maison des enfants de Moissac, y demeurent durant la guerre grâce, entre autres, à la bienveillance des autorités municipales et de la population . Des jeunes Juifs d'Europe centrale forment le « groupe rural de Charry » qui défriche une dizaine d'hectares à Viarose, en 1941 et 1942 : bien vu du voisinage, ce groupe est l'objet d'un rapport élogieux de la gendarmerie. Cependant, l'occupation de la zone Sud en novembre 1942 rend la situation beaucoup plus difficile, bien que le préfet François Martin ait répugné à appliquer rigoureusement la répression antisémite. Les enfants juifs sont dispersés dans des familles d'accueil jusqu'à la Libération (19 août 1944). Une des responsables de ces refuges est Herta Cohn-Bendit, la mère de Daniel (lequel naît en 1945 à Montauban).
Dix habitants de Moissac sont honorés comme Justes parmi les Nations : Manuel Darrac, Henriette Ducom, Jean Gainard, Alice Pelous, Alida Bourel, Henri Bourel, Pierre Bourel, Renée Bourel, Albini Ginisty et Ernestine Ginisty.
Au printemps 1944, une partie du 4e régiment SS « Der Führer » y est cantonnée, avant d’être appelée en Normandie et de commettre de nombreuses exactions sur sa route, notamment le massacre d’Oradour-sur-Glane
En mai 1968, les ouvriers de la Targa se mettent en grève (22 mai) précédés d'un jour par ceux, tout proche, de l'usine Péchiney à Castelsarrasin (21 mai). Des manifestations paysannes s'organisent aussi, sous la tutelle de Paul Ardouin, ancien compagnon de route du « tribun des paysans », l'ex-député communiste Renaud Jean

Abbaye Saint-Pierre
Église Saint-Pierre, ancienne église abbatiale avec le portail (1130), un des chefs-d'œuvre de la sculpture romane. De l'édifice du xie siècle ne subsiste plus que le massif chocher-porche, sorte de donjon avec chemin de ronde, construit dans un but défensif mais dont le dernier étage ne date que de la fin de l'époque gothique.
Cloître (fin du xie siècle), un des mieux conservés de l'Occident chrétien. L'abbaye Saint-Pierre et son cloître furent parmi les premiers édifices classés et restaurés au titre des monuments historiques par la commission présidée par Mérimée, dans les années 1840. Ils ont été inscrits en 1998 au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco sous le titre des Chemins de Compostelle en France.
Long de 356 m, à l’est de Moissac, le pont-canal du Cacor permet au canal latéral de la Garonne de franchir le Tarn.
Le canal latéral à la Garonne, traversant les départements du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne, construit en 1847, long de 183 km. Il trouve son origine à Toulouse et s’achève à Castets-en-Dorthe. Il prolongeait le canal du Midi qui existait entre Sète et Toulouse. Il sert aujourd'hui davantage au tourisme qu'à la batellerie.
Le Musée moissagais est installé dans l'ancien logis des abbés, imposante construction flanquée d'une tour crénelée de briques du xiiie siècle. Deux cartes permettent d'apprécier le rayonnement de l'abbaye au Moyen Âge. Dans la vaste cage d'escaliers, objets liés à l'histoire de l'abbaye.
Les amateurs d'art régional pousseront leur ascension jusqu'à l'étage afin de découvrir céramiques, surtout d'Auvillar, des meubles régionaux des xviie et xviiie siècles, coiffes moissagaises ou encore la reconstitution d'une cuisine du bas Quercy au xixe siècle. La chapelle haute est consacrée à l'art religieux.
Les Halles, place des Récollets : Construites en 1891 par l'architecte municipal Jean Rouma, l'édifice, à l'intérieur et autour duquel se tient le marché hebdomadaire, associe avec élégance pierre, brique et fonte, et son décor de céramique vante déjà les produits du terroir.
Le pont Napoléon : décidé par Napoléon Ier et terminé par Napoléon III, on a une vue sur les quais et le pont Saint-Jacques : héritier d'un ouvrage médiéval, si ce n'est romain.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 25 Déc - 14:44 (2016)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

Montauban est une commune française, chef-lieu du département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie.
Elle est classée « ville d'art et d'histoire » et depuis 2015 parmi les « Grands Sites de Midi-Pyrénées ».
La commune est connue pour être le lieu de naissance de plusieurs hommes et femmes célèbres : Jean-Auguste-Dominique Ingres, l'un des plus grands peintres du xixe siècle, la ville étant d'ailleurs surnommée « la Cité d'Ingres », Antoine Bourdelle, le sculpteur, Olympe de Gouges (1748-1793) femme de lettres et femme politique, et enfin Jeanbon Saint-André (1749-1813) qui participa entre autres à l'adoption du drapeau tricolore français moderne. L'épisode historique connu sous le nom « les 400 coups » s'y est déroulé lors du siège de la ville, huguenote, par Louis XIII en 1621.


La ville est principalement arrosée par le Tarn. Cette rivière est reliée au canal de Garonne par un embranchement long de 12 km, le canal de Montech ou « canal de l’embranchement de Montauban ». Au cœur de l'agglomération, le Tarn reçoit aussi les eaux du Tescou et de la Garrigue. Enfin, le ruisseau du Grand Mortarieu traverse la commune du sud-est vers le nord-ouest.
Du 1 au 4 mars 1930, Montauban a connu une importante inondation. En effet le Tarn est monté jusqu'à 11,49 m et a fait d'importants dégâts avec plus de 3 000 habitations détruites et plusieurs grands ponts emportés. En tout, sur la ville de Montauban, on a compté 200 morts et 10 000 sinistrés. C'est avec ce bilan très lourd que cet événement fut appelé très vite « L'inondation du siècle ». Aujourd'hui, la ville a pris d'importantes mesures face aux inondations en s'équipant de murs de 6 à 8 mètres de haut, avec des portes anti-crues pour éviter d'inonder le centre ville exposé aux inondations. Elles ont servi pour la première fois le 29 novembre 2014 lors d'une crue du Tarn où l'eau est montée jusqu'à 7,09 m

Attestée sous la forme Monte albano en 1267
L'étude étymologique de Montauban est divisée en deux interprétations distinctes
En occitan (languedocien), le nom de la commune s'orthographie Montalban (prononcé Mountalba). L'étymologie populaire interprète ce nom comme « mont blanc » et en donne une explication très hypothétique en disant que le cœur de la ville est situé sur une légère colline où l'on trouvait de nombreux saules, dont le dos des feuilles est blanc, et qui donnaient une impression de mont blanc par temps de vent. Or le mot occitan signifiant "blanc" est blanc (parfois cande) mais jamais alban. Toujours est-il que, comme très souvent, l'étymologie populaire se retrouve sur le blason de la ville qui porte un saule.
L'origine latine du nom de la commune est Mons Albanus, or Albanus a pour seule définition : aubains, et il faut rechercher tout son sens dans la charte du 9 octobre 1144 que donne le comte de Toulouse à la fondation de Montauban, charte extrêmement libérale pour l'époque avec les articles 21 et 25 qui stipulent d'une part la protection contre toutes poursuites du seigneur quitté et d'autre part l'abrogation du droit d'aubaine (recueil des biens d'un étranger lors de son décès dans la ville).
Cette ville aurait donc été construite pour favoriser l’exode de la population inféodée à l'abbé de Montauriol et lui donner asile, et aurait donc pour signification le "Mont des étrangers?
Durant la Révolution, la commune porte le nom de Rive-Civique


Le site de fondation initiale de la ville est délimité sur trois côtés par des cours d'eau : le Tarn à l'ouest, le Tescou au sud-ouest (jusqu'au confluent avec le Tarn) et le ruisseau de la Garrigue (la Mandoune) au nord-est (jusqu'au confluent avec cette même rivière).
Au sud, sur une hauteur surplombant le Tescou, se dressait depuis le ixe siècle l'abbaye de Montauriol (peut-être fondée autour de 820 ou de 830), affiliée à l'ordre bénédictin sous le nom initial de Saint Martin, puis de Saint Théodard (Sanctus Audardus) depuis la fin du xe siècle. De cette époque, date le premier noyau de peuplement autour de l'abbaye (village de Montauriol : Mons Aureolus).
Au nord, à une quinzaine de kilomètres, les ruines de l'antique ville gallo-romaine de Cossa semblent être ignorées.
En octobre 1144, le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain, fonde Montauban24, souvent considérée comme une des premières bastides mais à tort. Il lui donna le nom de Montalba, le "Mont des Saules" ou "Mont Blanc", par opposition au nom de l'abbaye voisine de Montauriol, le "Mont Doré"
La cité, fut construite comme toutes les autres bastides qui suivront, tracée selon un plan orthogonal avec les rues coupées à angle droit qui rejoignent le cœur de la ville avec une place centrale dont l'actuelle Place Nationale qui est affectée au commerce, avec une place annexe pour l'Église.Tentée par le catharisme, Montauban reste fidèle au Comte de Toulouse. La petite ville nouvelle croît de façon spectaculaire, et l'ancien évêque de Cahors Jacques Dueze, devenu le pape Jean XXII, fonde l'évêché de Montauban en 1317, émancipant définitivement la ville de l'espace d'influence de l'abbaye de Moissac. La seconde moitié du Modèle:XIIIème siècle est une époque de prospérité et qui confirme l'essor commercial déjà présent au Modèle:XIIème siècle. C'est alors que sont lancés de grands travaux publics : l'église Saint-Jacques achevée en 1280 et le Pont Vieux bâti de 1304 à 1335. Ce dernier est équipé de deux tours de défense à ses extrémités et d'une chapelle en son centre.
Au début du Modèle:XIVème siècle, Montauban est en pleine expansion économique. Mais lors de la guerre de Cent Ans va freiner brutalement cet essor. La ville passe pour quelques années aux mains des Anglais après plusieurs batailles. Le Prince de Galles, Édouard de Woodstock, dit aussi le Prince Noir, fait édifier un château au bord des rives du Tarn. En plus la guerre de Cent Ans, vient s'ajouter la grande épidémie de peste de 1348, et le petit âge glaciaire portent un grave coup au développement de la France dont Montauban. Dès 1368, la ville, à nouveau française et ne garde plus qu'un souvenir de l'occupation anglais avec la salle du Prince Noir aux immenses voûtes d'ogives situées dans l'actuel Musée Ingres.
En mai 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirma les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère


Dans les années 1530 et suivantes, la population de Montauban se convertit au protestantisme, et devient une des capitales du protestantisme français avec La Rochelle puis devient entièrement huguenote au début des guerres de religion. En 1559, la messe pour la mort d’Henri II n’est dite qu’au bout de huit mois. En janvier 1561, le culte protestant est public ; au mois d’août, les moines catholiques sont dans l’impossibilité de prêcher. L’évêque est chassé, et tous les consuls de la ville sont protestants.
En 1562, lors de la première guerre de religion, Montauban résiste à trois tentatives de siège de Montluc. Les églises ne sont rendues aux catholiques, en 1563, que sous la menace. Aussi, quand Charles IX fait son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume – son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre le futur Henri IV, qui lui y fera de fréquents séjours et les cardinaux de Bourbon et de Lorraine –, il est exigé que les Montalbanais rasent leurs fortifications pour accueillir le roi. Après négociations, ce démantèlement est accepté et le roi fait son entrée le 20 mars 1565. Il est accueilli dans la liesse. Si l’évêque, Jacques II des Prés-Montpezat, peut revenir, il ne reste pas.
En 1570, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny, octroie aux Protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire. Une nouvelle enceinte est construite.
En 1598, Henri IV, ayant accordé par l'édit de Nantes des droits religieux aux protestants de France, garantit à ces derniers des « places de sûreté » au nombre de 51, plus des lieux de refuge. Montauban est une des principales places de sûreté concédées par le roi, avec Nîmes et La Rochelle. Elle acquiert ainsi le droit de se protéger en bâtissant et en entretenant des fortifications.
Cette même année, une université protestante, l'Académie de Montauban et de Puylaurens, y fut installée. Daniel Chamier, célèbre pasteur drômois et rédacteur des articles secrets de l'édit de Nantes, y enseigna. Elle fut fermée en 1685, année de la révocation de l'édit de Nantes.
En 1621, le duc de Luynes, connétable de France qui mène la guerre contre les protestants, lève le siège de Montauban malgré une forte concentration d'artillerie. Pendant 96 jours, la ville sous l'égide du consul Jacques Dupuy est déterminée à résister au siège de l'armée royale. Elle aurait subi le feu nourri de 400 pièces dont le clocher de l'église Saint-Jacques garde encore quelques traces. L’historien Max Largarrigue a démontré que cet épisode, connu comme « les Quatre Cents Coups de Montauban », est en partie légendaire.


La ville affirme sa grandeur en reconstruisant à partir de 1614, les couverts la Place Nationale . mais, en 1629, après la prise de La Rochelle, Montauban doit se soumettre; Dernière citadelle et place de sûreté calviniste, Montauban engage des tractations avec Richelieu dès la prise de La Rochelle et se rend sans résistance le 20 août 1629 à l'armée royale, Richelieu entre dans la ville avec son monarque et son ministre accueillis par les habitants aux cris de « Vive le roi, vive le cardinal » et rétablit le culte catholique à l'église Saint-Jacques. Les remparts sont détruits par l'autorité royale.
La ville devient alors une capitale régionale, et chef-lieu d'intendance en 1633 ainsi que d'un tribunal des Finances, la cour des Aides en 1661.Généralité du Bas-Quercy en 1636. En 1661, elle reçoit une cour des aides. À l'instar du territoire qu'elle commande elle atteint son apogée économique au Modèle:XVIIIème siècle avec ces minoteries, ces tissages de la soie et de la laine, son dynamisme industriel est remarquable. Dans le même temps, la population subit les dragonnades (occupation des régiments de Dragons chez l'habitant, à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes, en 1685). Ces persécutions n'empêchent pas qu'en 1700, elle compte environ 30 000 habitants (Toulouse en compte environ 48 000), 15 000 ouvriers textiles et 2 000 ouvriers de minoteries en 1750. Afin de ré-implanter durablement le catholicisme dans la ville sont édifiés un nouveau palais épiscopal sur les ruines du château du Prince noir, une cathédrale de style classique en pierres de taille, un collège jésuite (l'Ancien Collège), et l'église Saint-Étienne de Sapiac. Montauban connait un vrai âge d'or et prend le visage qu'on lui connait encore aujourd'hui : les nombreux hôtels particuliers de style classique en brique rouge, la place Nationale (rebâtie dans le style actuel après un incendie en 1614), le creusement du Canal du Midi (puis le Canal de Montech), le Cours Foucault. Les consuls autorisent l'implantation d'un théâtre sur l'emplacement actuel du théâtre Olympe-de-Gouges. Les tours fortifiées du Pont Vieux sont détruites et un arc de triomphe à la gloire du roi est édifié à l'extrémité du pont. De nouveaux quartiers prennent forme autour du centre ancien : Villebourbon (à dominante industrielle et artisanale), Villenouvelle.
En 1790, Montauban fait partie du département du Lot, et est chef-lieu d'un district, puis sous-préfecture à la création de l'administration préfectorale, en 1800. Le palais épiscopal est confisqué par les révolutionnaires et la ville l'acquiert aux enchères pour en faire son hôtel de ville.


Il faudra attendre 1808, pour que Napoléon Ier crée un nouveau département, le Tarn et Garonne, dont Montauban devient le chef-lieu.
La même année, la Faculté de théologie protestante de Montauban y ouvre (à nouveau) ses portes pour former les pasteurs réformés. Ses enseignants les plus connus furent Jules Pédezert, Charles Bois, Émile Doumergue et Jean Monod. Elle est rattachée à l'université de Toulouse jusqu'en 1906, puis devient autonome à cette date, du fait de la séparation des Églises et de l’État en 1905. Puis elle est transférée à Montpellier en 1919, devenant la Faculté de théologie protestante de Montpellier. Sa bibliothèque est divisée : la partie théologique revient à la faculté de Montpellier, tandis que la partie littéraire et humaniste, riche en ouvrages des xve et xvie siècles, est confiée à la Bibliothèque universitaire de Toulouse.
En 1809, Montauban fit partie des « bonnes villes », qui remplacèrent, sur leur blason, les fleurs de lys par trois abeilles, symbole de Napoléon.
La ville stagne économiquement et connais ensuite un déclin industriel fortement concurrencée par la Flandre, l'Angleterre et le Nord-pas-de-Calais dans la production de tissus. Malgré tout, Montauban profite de la croissance économique du Second Empire puis de la Belle Époque, Montauban voit ses vieux quartiers restaurés, et la ville se modernise, sur les rives du Tarn (Villebourbon, Sapiac) les crues de 1766, 1870 et 1930 sont particulièrement destructrices alors que la vieille ville située en hauteur n'est pas touchée. Cependant des avenues, le long desquelles des immeubles viennent s’agglomérer, sont tracées : les faubourg Lacapelle et faubourg du Moustier notamment. Le musée Ingres est ouvert en 1851 et s'agrandit progressivement dans tout l'ancien palais épiscopal. De nouvelles églises de style néogothique sont édifiées dans les quartiers récents : Saint-Orens à Villebourbon et Saint-Jean-Baptiste à Villenouvelle. Le quartier de Villenouvelle est relié au centre ancien par un nouveau pont, celui des consuls de style néo- médiéval, qui enjambe le ruisseau Lagarrigue en 1898. Au sud de ce nouveau pont, la place Lefranc devant le théâtre est agrandie et aérée. Une bibliothèque de style Beaux-arts est bâtie au cœur de la vieille ville, en face du musée Ingres. Un riche particulier fait construire le château de Montauriol et son parc (aujourd'hui le conseil général). L'hôtel de Préfecture est bâti. Villebourbon confirme son statut de quartier industriel, avec l'édification de deux moulins (Sapiacou et glacière de Palisse) et des biscuiteries Poult, bâtiment de style néo-mauresque. Le jardin des plantes est aménagé en 1861. Le réseau ferré français est en pleine essor : en 1856 le premier train de la ligne Bordeaux - Toulouse - Sète s'arrête à Montauban, en 1864 la gare de Montauban-Villenouvelle est ouverte aux voyageurs et en 1884 la nouvelle gare de Montauban-Villebourbon entre en service. À la fin de la période, quelques années avant la Première Guerre mondiale, un second pont est édifié sur le Tarn, le pont Neuf. Sa population augmenter et de nouvelles implantations naître, saisissant les opportunités économiques de sa position de carrefour régional et européen.


Montauban est épargnée par les destructions de la guerre 1914-1918 qui ont lieu dans le Nord-Est de la France, mais perd de nombreux soldats dès les premiers jours du conflit : dans la forêt de Bertrix (Belgique), la 33e Division d'Infanterie, basée à Montauban, perd près de 2 400 hommes dans la seule après-midi du 22 août 1914 et en tout plus de 2 800 hommes avant la fin du mois36. Un monument aux morts spectaculaire sera édifié par le sculpteur Bourdelle sur le cours Foucault.
On remarquera quelques bâtiments de style Art déco comme le bâtiment des postes (allée de l'Empereur) les anciennes halles (place Lalaque) ou les galeries Lafayette (hyper-centre). De façon plus classique et rappelant la place Nationale, le Théâtre se voit doté d'une nouvelle façade. La ville est desservie par les Tramways de Tarn-et-Garonne, en service de 1913 à 1933.
À la fin de l'hiver 1929-1930, un épisode cévenol succède à plusieurs jours de pluie. Fin février 1930 le Tarn gonfle très sérieusement, et une crue dévastatrice de 11,5 mètres ravage Montauban et Moissac début mars. Les secteurs de Villebourbon et de Sapiac sont complètement immergés. On dénombre plus de 200 décès et 3 000 logements détruits (dont la majeure partie sur Moissac et Montauban). Cette crue centennale, voire millénaire, s'est fait intitulé " L'inondation du siècle " et sert de référence au plan de prévention des risques liés aux inondations. Montauban est touchée en 1996 par une autre crue de moindre importance. À la suite de cet événement, des digues et barrages sont bâtis en bordure du Tarn pour éviter et atténuer les effets dévastateurs d'une nouvelle crue.
« Si dès la fin 1936, quelques centaines de familles espagnoles de réfugiés débarquent à Montauban pour fuir la guerre civile, ce sont des milliers de républicains qui transitent par la gare de Villebourbon avant de gagner le camp de Septfonds. » Dans ce cortège, Manuel Azaña, président de la République espagnole « après avoir échappé à la Gestapo près du Pyla, parvient dans une ambulance à Montauban. » Finalement mis en résidence surveillée dans une chambre de l'hôtel du Midi à la demande du gouvernement de Vichy, « Azaña à qui l'on refuse un exil au Mexique », meurt d'épuisement, le 3 novembre 1940. « Le préfet Durocher lui refuse des obsèques ostentatoires, la visite du Maréchal Pétain deux jours à peine après ses obsèques n'y était, sans doute, pas étrangère ».


Au même moment où le dernier président de la République espagnole découvrait la patrie d'Ingres et de Bourdelle, plusieurs dizaines de milliers de réfugiés de toute l'Europe du Nord, et en particulier des sujets belges y terminaient également leur course. « Carrefour, Montauban devenait un terminus pour ces milliers d'exilés qui avaient tout quitté pour ne pas revivre les horreurs et exactions allemandes de la Grande Guerre ». Parmi ces réfugiés, « il y avait aussi Mona Lisa, La Joconde de Léonard de Vinci qui échappait au pillage et trouvait refuge avec toute une partie des collections du Louvre et du musée de Versailles dans les épais murs du musée Ingres ». Sous la garde du futur académicien André Chamson, une plaque commémorative le rappelle au 30, rue de la Comédie.
Au printemps 1944, une partie du 4e régiment SS « Der Führer » de la division Das Reich y est cantonnée, avant d’être appelée en Normandie et de commettre de nombreuses exactions et massacres en route, dont celui d’Oradour-sur-Glane. Le père Leonid Chrol46, prêtre orthodoxe dans la ville, convainc les soldats du Reich, Tchétchènes ou Ingouches pour la plupart, qu'ils quittent Montauban sans effusion de sang - car il parlait leur langue.
À partir du 12 mai 1944, les 800 personnes raflées lors de l'opération de police de Figeac par la 2e division SS Das Reich sont emprisonnées dans le manège de l'ancien quartier de cavalerie. Les directeurs de l'office de placement de Cahors et de la ville se plaignent de la mauvaise qualité de la marchandise qui leur est livrée. Les Juifs ont rapidement le choix entre un camp de concentration en France ou le travail en Allemagne... Au 3e jour, après 48 heures sans nourriture, commencent les interrogatoires. Quarante personnes qualifiées de terroristes sont torturées devant les autres détenus. Le 16 mai, les cadavres de quatre jeunes gens qui venaient d'être assassinés sont exposés. Les bourreaux s'acharnent particulièrement sur un jeune prêtre anglais capturé à Sousceyrac. Dans la nuit du 18 au 19, des asthmatiques, estimés en trop grand nombre, sont abattus. Le 21 mai, un convoi de femmes est dirigé vers la prison Saint-Michel de Toulouse, puis par wagon à bestiaux au camp de concentration de Ravensbrück. Deux-cents hommes, étiquetés "terroristes", passeront par le camp de Compiègne vers les camps de Dachau, Oranienburg et Buchenwald. Les autres, qualifiés de travailleurs libres, sont dirigés vers l'Allemagne par la gare de l'Est à Paris et pourront être approchés par les figeacois de la capitale.


Les pendus de Montauban : Le 17 juillet, les nazis avaient cerné Montricoux à la recherche de maquisards. Huit hommes furent interpellés et transférés avec d'autres otages en camion à Montauban.Parmi eux, figuraient notamment André Castel, André Huguet, Henry et André Jouany, Hugues et Lucien Lespinet, Michel Mélamed… Le groupe « Fantôme » du corps franc Dumas attaqua le convoi aux Brunis. Il y aura quelques évasions et plusieurs morts parmi les soldats allemands et les otages. Les représailles de cette attaque ne se feront pas attendre, plusieurs d'entre eux se font emprisonner. Dans la nuit du 23 juillet, les otages sont conduits place Pétain où les nazis envisagent leur exécution. Profitant de l'obscurité, des Résistants parviennent à s'enfuir. Castel, Jouany, Huguet et Mélamed sont repris. Ces quatre-là seront immédiatement pendus dos à dos aux deux acacias de la place. Un autre otage, Lespinet, qui s'était lui aussi évadé au cours de la nuit, sera retrouvé au petit matin. Il décédera à l'hôpital des suites de ses blessures.
Bataille du Rond : Alors que plusieurs attaques se déroule autour de Montauban, les nazis reçoivent l’ordre de quitter la ville pour retourner dans le nord de la France et fuit aussi vite de Montauban, le 17 août 1944. Em même temps une colonne allemande de 400 hommes arrive de Cahors où là ils se sont fait attaqué par des maquisard, pour aller à Toulouse. Le 19 août en milieu d’après-midi, ces soldats nazis arrivent à Montauban, alors que les habitants fêter le départ des troupes allemands depuis quelques heures, jusqu’alors stationnées dans la ville, ils se barricadent à nouveau dans l’urgence. Vers 15h, la colonne allemande venant de la RN 20 est arrêtée par des coups de feu partis de l’avenue de la gare de Villenouvelle et du Rond. Depuis leurs fenêtres les habitants leurs tirent dessus. Des maquisards arrivent ensuite en renfort, prenant position dans les fossés de l’avenue de Paris et au Rond. En fin d’après-midi, les troupes d’Occupation passent à l’attaque par de violents tirs de mortier avant d’essuyer la mitraille d’un avion allié toulousain. Les nazis sont contraints de battre en retraite à la tombée de la nuit. Le bilan est tout de même lourd avec 15 morts.
Pendant les trente glorieuses sont édifiés de nouveaux quartiers périphériques de lotissements et de résidences à l'Est, notamment les chaumes. Pendant la même période sont construits la piscine Chambord, le parc sportif de la Fobio, une nouvelle bibliothèque à l'Est de la ville puis les archives du musée Ingres. Deux zones industrielles et commerciales émergent à l’extrême nord (Aussonne, Albanord) et à l’extrême sud de la Ville (Albasud). Un troisième pont enjambant le Tarn est inauguré en 1970, le pont de Sapiac. La route nationale 20 devient progressivement l'autoroute A20. Après les années 1970, la ville s'étend, avec la constitution de hameaux (Fonneuve, Carreyrat, Saint-Martial, Falguières…) et la construction de nombreux lotissements en bordure de la ville.

Liste des monuments historiques de Montauban.

 

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MessagePosté le: Sam 31 Déc - 15:05 (2016)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

Saint-Nicolas-de-la-Grave est une commune située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.
Durant la Révolution, la commune, alors nommée Saint-Nicolas, porte les noms de La Grave-Bec-du-Tarn, La Grave-du-Bec et La République.
En 1892, la terminaison de-la-Grave est ajoutée au nom de la commune.
En occitan, la ville est nommée Sent Micolau de la Grava.
Ses habitants sont appelés les Nicolaïtes
Les environs de Saint-Nicolas-de-la-Grave sont occupés dès l'époque gallo-romaine ; les ruines d'une villa ont été retrouvées près du lieu-dit Marcassus, sur la rive gauche de la Sère et un chapiteau corinthien en marbre blanc a été découvert au lieu-dit les Arênes. Des fragments de tuile, de poteries et d'amphores ont également été trouvés à l'ouest du village et au lieu-dit les Patots, un très vieux chemin serait une ancienne voie romaine.


Mais c'est au xiie siècle que les moines de Moissac édifient un château sur la rive gauche de la Garonne, face au confluent du Tarn, sur le bord du plateau qui domine la plaine d'alluvions. Car le lieu est un carrefour stratégique et il leur est disputé par les vicomtes de Lomagne. Des souterrains permettent de sortir du château et de rejoindre l'abbaye de Moissac. Autour du château, une agglomération se développe peu à peu, avec un port au pied du château. En 1135, Guillaume, Abbé de Moissac s'associe au vicomte Saxetus de Lomagne et à la vicomtesse Sybille d'Auvillar pour accorder une charte à ce bourg qui devient la « sauveté » de Saint Nicolas (une sauveté est une agglomération fondée par les monastères antérieurement au mouvement de création des bastides) : les habitants sont libres dans l'enceinte de la ville. Dans un acte additionnel à la charte, le vicomte de Lomagne jure aux moines et aux habitants de Saint-Nicolas de ne jamais leur enlever leur ville ni leur château et de les protéger contre les envahisseurs.
Vers 1185, lors de sa campagne victorieuse en Quercy au cours de laquelle il conquiert seize châteaux, le roi d'Angleterre Richard Cœur-de-Lion aurait séjourné au château et y aurait fait construire la tour de devant dite tour des Anglais. L'abbé Bernard de Montaigu, qui occupe la chaire abbatiale de Moissac de 1260 à 1295, fait construire l'aile ouest du château et ses deux tours de quatre mètres de côtés et hautes de 25 et de 28 mètres.
À la fin du xiiie siècle, le château est donc achevé avec ses quatre tours ; il mesure 125 mètres dans son axe est-ouest et 100 mètres dans son axe nord-sud. Le plan du bourg est simple ; il s'agit d'un rectangle orienté est-ouest, de 440 mètres de long sur 200 de large, traversé par un axe principal et ceinturé de remparts (aujourd'hui disparus et remplacés par les boulevards) avec en son centre une vaste place.
En 1345, Saint-Nicolas-de-la-Grave était une forteresse.
Avant 1806, la commune absorbe celle voisine de Moutet

Lieux et monuments
Le château de Richard-Cœur-de-Lion, château des abbés de Moissac, (xiie siècle-xiiie siècle), actuelle mairie, inscrite au titre des monuments historiques en 1978.
L'église paroissiale Saint-Nicolas : construite vers 1685, l'église ferme à moitié la place centrale du bourg. Elle possède un porche et un clocher octogonal de style toulousain. Son portail comporte des éléments Renaissance. Elle contient la chasse de saint Ansbert, un abbé légendaire de Moissac.
L'église Notre-Dame, au Moutet, inscrite au titre des monuments historiques en 1978.
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié ou des-Sept-Douleurs actuelle, construite sur une initiative privée, date de 1836. Elle était destinée à remplacer la chapelle Notre-Dame-de-Pitié détruite en 1793, qui fut jadis un lieu de pèlerinage pour les marins. En effet, la ville antique était dotée d'un port fluvial et c'est donc naturellement sous la protection de saint Nicolas que cette population de pêcheurs s'est placée. Lorsque cette population s'est déplacée, une nouvelle église lui a été affectée et la paroisse primitive s'est muée en chapelle, mais elle n'a pas été abandonnée pour autant. La dévotion des mariniers se conserva d'autant plus jalousement qu'à Auvillar, la même corporation dépendait d'une chapelle particulière : il y avait échange de pèlerinages. Cependant, avec le retrait des eaux de la Garonne, la libération de la plaine basse et l'éloignement de plus en plus grand du port, les mariniers ont disparu et, avec eux, les pèlerinages en vue des « choses de la mer ».
À la suite probable d'une importante réparation ou d'une réfection, l'autorité ecclésiastique a alors orienté les dévotions dans un sens différent, ce qui expliquerait les pèlerinages des femmes venant prier pour une heureuse délivrance, et l'appellation suivante de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
Maison natale du chevalier de Lamothe-Cadillac, inscrite au titre des monuments historiques en 1973.
La Halle : construite en 1898 à l'emplacement d'un édifice plus ancien, la halle est située face à l'église, sur la place centrale du bourg, la place Nationale, où se tient le marché. C'est un simple parapluie métallique qui repose sur des colonnes de fonte. Elle possède deux rangées de couverts en équerre, « les cornières ».
Le kiosque à musique a été construit en 1932 sur les allées Joseph-Lasserre. C'est le dernier témoin de l'époque où la musique était un élément dynamique de la vie sociale. Les harmonies s'y installaient le dimanche pour un concert gratuit, suivi par un public assis sur les chaises installées à l'ombre des platanes de la Promenade.
Il ne reste plus beaucoup de kiosques dans la région Midi-Pyrénées, celui de Saint-Nicolas est le point fort des festivités locales : carnaval, bal du 14-Juillet et concerts de la Lyre de Castelsarrasin.

 

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MessagePosté le: Dim 1 Jan - 06:52 (2017)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

Jean-Auguste-Dominique Ingres, né le 29 août 1780 à Montauban et mort le 14 janvier 1867 à Paris, est un peintre néo-classique français.
Son père, le peintre et sculpteur Jean-Marie-Joseph Ingres, a favorisé ses penchants artistiques. Il entre en 1791 à l’Académie de Toulouse où il est formé par Jean Suau, puis se rend à Paris, en 1796, pour étudier sous la direction de Jacques-Louis David. Il s’éloigne de son classicisme par son dévouement à un idéal de beauté fondé sur de difficiles harmonies de lignes et de couleurs. Il peint le portrait d'amis ainsi que de Pierre-François Bernier, qu'il connaît de Montauban. Il remporte le prix de Rome en 1801 au cours de sa deuxième tentative, avec Les Ambassadeurs d'Agamemnon. En juin 1806, il se fiance avec Marie-Anne-Julie Forestier.


En 1806, Ingres découvre à Rome, Raphaël et le Quattrocento, qui marquent définitivement son style. Ces années de travail sont les plus fécondes avec les nus, parmi lesquels La Baigneuse, les paysages, les dessins, les portraits et les compositions historiques. Il est en pleine possession de son art et son séjour à Rome est aussi l'occasion de tisser des liens amicaux avec les grands commis de l'administration impériale : le comte de Tournon et sa mère, Edme Bochet et sa sœur Cécile Bochet madame Henry Panckoucke, Hippolyte-François Devillers, le baron de Montbreton de Norvins. En France, cependant, ses toiles peintes en Italie ne plaisent pas. L’artiste décide alors de rester à Rome. Il se marie en 1813 avec Madeleine Chapelle (1782-1849), une jeune modiste habitant Guéret. Ingres réalisa dix portraits de sa femme. Mais le plus célèbre tableau sur lequel elle apparait est Le Bain turc. Madeleine pose pour l'odalisque aux bras levés qui s'étire au premier plan. Le tableau a été réalisé en 1862, après la mort de Madeleine. Elle fut peinte d'après un croquis qu'Ingres avait réalisé en 1818.

À la chute de Napoléon Ier, des difficultés économiques et familiales l’entraînent dans une période financièrement difficile pendant laquelle il peint, avec acharnement, tout ce qu’on lui commande. Il sollicite ses amitiés romaines et ses bonnes relations avec les Panckoucke et les Bochet lui présentent Charles Marcotte d'Argenteuil, ami d'Edouard Gatteaux, ami proche d'Ingres. Très vite, Charles Marcotte d'Argenteuil devient un proche du peintre, jusqu'à devenir un de ses principaux mécènes jusqu'à son décès en 1864. Après la mort de Madeleine, ce dernier ira même jusqu'à lui présenter sa nièce, Delphine Ramel, qu'Ingres épousera le 15 avril 1852. De ce mariage, viendra la décision d'acheter la maison de Meung-sur-Loire avec son nouveau beau-frère, Jean-François Guille, notaire et conseiller général du Loiret, où il se retirera tous les étés pour bénéficier de la douceur et de la lumière de la Loire.


Nombre de membres de la famille Marcotte seront de fidèles acheteurs, comme Philippe Marcotte de Quivières et ses frères Marcotte de Sainte-Marie et Marcotte de Genlis, le baron Charles Athanase Walckenaer, Alexandre Legentil et le baron Hubert Rohault de Fleury (tous deux initiateurs du projet de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre), Cécile Bochet, devenue madame Henry Panckoucke et baronne Morande-Forgeot, et le clan Ramel.
Il trouve finalement le succès en France avec son Vœu de Louis XIII exposé au Salon de 1824, destiné à la cathédrale de Montauban. Il devient directeur de l’Académie de France à Rome de 1835 à 1840. Appelé, le 25 mai 1862, à faire partie du Sénat impérial, il y vota jusqu'à sa mort conformément aux vœux du pouvoir. Il avait été élevé au grade de grand officier de la Légion d'honneur le 14 novembre 1855.

Ingres attache au dessin une grande importance et déclarait à ce sujet : « Une chose bien dessinée est toujours assez bien peinte. » La galerie de portraits réalistes qu’il laisse, constitue un miroir de la société bourgeoise de son temps, de l’esprit et des mœurs d’une classe à laquelle il appartient et dont il trace les vertus et les limites. Ingres s’intéresse beaucoup à la texture des vêtements et des étoffes (velours, soie, satin, cachemire…) qu’il intègre dans ses œuvres de façon que la classe sociale du personnage représenté soit mise en valeur. Il s’inspire, à ses débuts, de l'esthétique de l’art grec, avant de se tourner vers une approche plus souple des courbes et des drapés. Ingres n'hésitait pas à accentuer l'anatomie de ses modèles pour atteindre son idéal de beauté ; ainsi, il rajouta quelques vertèbres à sa Grande Odalisque.

Dominique Ingres est aussi violoniste et devient, durant un temps, deuxième violon à l’Orchestre du Capitole de Toulouse. De ce loisir est née l’expression « violon d’Ingres ». Ingres est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris (23e division). Conformément à la volonté de l'artiste de léguer à sa ville natale une grande partie de ses dessins (4 500) ainsi que certains objets personnels, le musée Ingres ouvre ses portes au milieu du xixe siècle dans l'enceinte de l'ancien palais épiscopal de Montauban ; Armand Cambon, Montalbanais élève d'Ingres, fut son exécuteur testamentaire et le premier conservateur du musée.





 

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MessagePosté le: Dim 1 Jan - 06:53 (2017)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant












 

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MessagePosté le: Lun 2 Jan - 10:03 (2017)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

Pierre de Fermat, né dans la première décennie du xviie siècle, à Beaumont-de-Lomagne (département actuel de Tarn-et-Garonne), près de Montauban, et mort le 12 janvier 1665 à Castres (département actuel du Tarn), est un magistrat, polymathe et surtout mathématicien français, surnommé « le prince des amateurs ». Il est aussi poète, habile latiniste et helléniste, et s'est intéressé aux sciences et en particulier à la physique ; on lui doit notamment le principe de Fermat en optique.
Son père, Dominique Fermat, était un marchand aisé de Beaumont-de-Lomagne, doué en calcul. Ce bourgeois et second consul de la ville est connu comme marchand de cuir (et autres denrées) ; il s'est marié successivement à Françoise Cazeneuve, fille d'un marchand aisé (et ce jusqu'en 1603 au moins), puis à Claire de Long, fille de Clément de Long seigneur de Barès (et ce avant 1607). On ne sait cependant laquelle de ces deux femmes fut la mère du mathématicien. Plusieurs actes témoignent de la naissance d'un enfant Fermat du nom de Pierre, l'un baptisé le 31 octobre 1605, l'autre durant l'année 1608.
La maison où est né le mathématicien (et qui abrite de nos jours l'office de tourisme) est bien identifiée : elle fut occupée, de 1577 à 1707, par quatre générations de Fermat. En revanche, on ignore où Pierre de Fermat a effectué ses études primaires. Par la suite, il suit des études de droit à Toulouse et à l'université d'Orléans, dont il sort bachelier de droit civil en 1631


Dès 1627, Fermat, avocat à Bordeaux, fréquente vraisemblablement les milieux scientifiques et juridiques autour du président Jean d'Espagnet et de son fils, Étienne. Il y rencontre le secrétaire royal Jean de Beaugrand et s'initie aux notations algébriques de Viète au travers d'un exemplaire prêté par son ami d'Espagnet. Selon les affirmations contenues dans ses lettres à Mersenne, il entretient Étienne d'Espagnet de sa méthode de maximis et minimis dès cette époque. Il affirme également avoir produit une méthode pour les carrés magiques. Hormis cela, sa formation en tant que mathématicien n'est que peu connue ; il semble qu'il se soit même éloigné de ces recherches pendant un temps.
En 1631, il achète une première charge de commissaire aux requêtes dans laquelle il est installé le 14 mai. Les commissaires aux requêtes du palais ne faisaient pas partie de la cour proprement dite. À l’époque cette chambre, autrefois composée des plus vieux conseillers, servait au contraire, et depuis longtemps déjà, aux jeunes conseillers débutants, qui de là passaient ensuite à la cour. Il habite Toulouse ; nommé aussi le 14 mai Conseiller du roi auprès du parlement de Toulouse, il épouse à Toulouse (Paroisse Saint-Étienne), le 1er juin (bans le 20 avril à Beaumont) de la même année, Louise de Long, fille de Clément de Long, un des principaux conseillers du Parlement, cousine éloignée, avec laquelle il aura sept enfants : Clément-Samuel, Claire, Jean, Catherine, Bertrand, Louise et Jeanne.
Clément-Samuel deviendra juriste et achètera en 1662 à son beau-frère la charge de Conseiller en la Cour et Commissaire aux requêtes du palais au parlement de Toulouse ; Jean sera archidiacre de Firmacon, en Lomagne gersoise ; Claire fondera une famille de six enfants avec Guillaume de Melet ; Catherine et Louise deviendront religieuses franciscaines à Toulouse et Bertrand et Jeanne mourront en bas âge.
C'est au début des années 1630, par la publication de très courts traités, maintenant dépassés (une trentaine, dont presque la moitié sont perdus) et de quelques pages seulement, la plupart consacrés à la géométrie, que Pierre de Fermat commence à se faire connaître des mathématiciens.
Le 30 décembre 1637, Jean de Beaugrand signe les lettres patentes de Pierre de Fermat, comme conseiller aux enquêtes du Parlement de Toulouse (Fermat sera installé le samedi 16 janvier suivant).

Dès 1636, il entre en correspondance avec Marin Mersenne, et dans sa première lettre lui demande quelles nouveautés ont paru en mathématiques depuis les cinq dernières années. La même année, il publie sa traduction d'Apollonius de Perga, De Locis planis, Des lieux plans. En 1638, il expose au public sa méthode des minima. Le 18 janvier, Descartes l'attaque dans une lettre à Mersenne sur sa passion, qu’il partage avec Viète, Ghetaldi et Snell de s'appliquer à restaurer les Grecs.
Quoiqu'il ne semble pas être monté à Paris, ses amis mathématiciens le représentent auprès de Mersenne. Ce sont Beaugrand, Étienne Pascal et Roberval, qu'il charge de soutenir ses idées, lorsque, en 1640, il y a la première controverse avec Descartes au sujet de l'optique.
Il correspond avec Torricelli, Carcavi, John Wallis, William Brouncker, Frénicle... Comme il demande systématiquement de démontrer par la preuve les théories qu'il avance, cette exigence ravive quelquefois l'ire des autres envers lui. N'écrit-il pas à Mersenne : « J'ay si peu de commodité d'escrire mes démonstrations, que je me contente d'avoir découvert la vérité et de sçavoir le moyen de la prouver, lorsque j'auray le loisir de le faire. » Et à Roberval : « Je ne doute pas que la chose n'eût pu se polir davantage, mais je suis le plus paresseux de tous les hommes. »
L'année qui suit, Descartes provoque une nouvelle dispute à propos de la généralité de la méthode de Fermat (méthode de maximis et minimis) à déterminer correctement les tangentes d'une courbe algébrique. Celle-ci se fait encore par la médiation de Mersenne. Roberval et Étienne Pascal, convaincus par la méthode de Fermat, même s'ils la maîtrisent mal, prennent son parti, tandis que Descartes est soutenu par Claude Mydorge et Claude Hardy.


Pour mettre fin à la polémique, Fermat transmet à Descartes une lettre où il décrit plus précisément sa méthode, lettre qui commence par ces mots :
« La méthode générale pour trouver les tangentes des lignes courbes mérite d'être expliquée plus clairement qu'elle ne semble l'avoir été. »
Descartes lui répond:
« Je n'ai pas eu moins de joie de recevoir la lettre par laquelle vous me faites la faveur de me promettre votre amitié, que si elle me venait d'une maîtresse dont j'aurais passionnément désiré les bonnes grâces. »
« Et voyant la dernière façon dont vous usez pour trouver les tangentes des lignes courbes, je n'ai autre chose à y répondre, sinon qu'elle est très bonne et que si vous l'eussiez expliquée au commencement en celte façon, je n'y eusse point du tout contredit. »
Ainsi Descartes admet la pertinence de la méthode de Fermat, méthode qui deviendra par la suite le fondement du calcul différentiel.
Mais en dépit de cette activité épistolaire, et mathématique, Fermat remplit ses tâches de Conseiller avec fidélité et assurance ; il achète, en 1638, une charge plus importante, celle de Conseiller à la Cour en la première Chambre des enquêtes. Il siège à Castres cette année-là, et en 1642, il obtient d'être nommé dans cette ville, membre de la Chambre de l'Édit. Il siège en cette cour en 1644, 1645, 1648, 1649, il en apprécie le séjour et y est nommé conseiller en août 1648.
Des nombreuses lettres échangées avec l’érudit Jacques de Ranchin, membre de la Chambre de l'Édit de Castres et traducteur d'ouvrages grecs, il ne nous reste, hélas, qu'une seule lettre de la main de Fermat. Par ailleurs, c'est à Castres, qu'il rencontre le médecin polymathe Pierre Borel. Celui-ci le présente à Claude Hardy, autre polymathe parisien. Dans ces cercles d'érudits, il est courant qu'on s'adresse à Fermat pour éclaircir une traduction ou confirmer une citation. Ainsi, a-t-on prétendu, avec vraisemblance, qu'il fut membre des Lanternistes. Néanmoins, des études de 1858 tendent à montrer qu'il s'agit de son fils, Clément Samuel.


Plaque posée place Jean-Jaurès, à Castres, où Fermat a été enterré ; on y mentionne son « dernier » théorème.

Ces activités littéraires et scientifiques ne l'empêchent pas pour autant de progresser dans sa carrière. En 1652, la peste qui ravage la France s'attaquera à lui, mais il y fera face et la combattra. Il exerce à partir de cette année-là à la Tournelle, et enfin, deux ans plus tard, à la Grand’ Chambre où il lit son premier rapport. Profond jurisconsulte, Fermat semble avoir exercé ses fonctions de magistrat consciencieusement et avec jugement mais sans passion pour son emploi ; il n'est pas des amis de Fieubet, le président du Parlement, et si un de ses amis de Castres, l'avocat Pierre Saporta, affirme qu'il fut d'une grande intégrité dans les affaires du Palais, d'autres rapports sont plus sévères sur son activité en ce domaine. Colbert en particulier, dans un rapport secret sur la magistrature en juge ainsi : « Parlement de Toulouse : Fermat, personne très érudite, a commercé dans tous les domaines avec les sages, mais de manière assez intéressée. Plutôt mauvais orateur. »
Parmi ses amis et ses correspondants de Toulouse et de Castres, on compte encore le père jésuite Lalouvère et le minime Emmanuel Maignan, qui ont quelques connaissances mathématiques. Néanmoins, ses talents s'exercent généralement à côté de son travail de magistrat, au travers de ses lettres avec le Père Mersenne, et en 1654, au travers de sa correspondance avec Blaise Pascal, puis en 1659 par ses échanges avec Carcavi et la publication de sa « relation des nouvelles découvertes en la science des nombres » qui le font connaître comme un des mathématiciens les plus ingénieux de son temps.
Pierre de Fermat, profond érudit, très créatif, a pourtant très peu publié. Les grands écrits que l'on a retrouvés de lui sont des annotations dans des textes renommés tels l'Arithmetica de Diophante et une partie de sa correspondance avec les scientifiques du xviie siècle, parmi lesquels Bacon, dont il est un lecteur passionné. Tous deux partagent l’intense désir d'apporter de nouvelles idées « qui ne figuraient pas dans les livres ».
Fermat, vivant « avec enthousiasme le réveil de la science nouvelle » se plaisait, encore plus que ses correspondants, à lancer des défis mathématiques. Afin aussi de permettre au lecteur de poursuivre sa propre réflexion, il a rarement livré davantage que quelques indices de ses solutions, à moins que la situation ne l’exigeât.
Il commente, en l'étendant, Diophante, et rétablit avec une admirable sagacité plusieurs ouvrages perdus d'Apollonius et d'Euclide. Tant par sa vie, assez peu connue, que par la rareté de sa production, Fermat laisse après lui l'image d'un savant trop discret, dissimulant ses méthodes, et laisse le regret que quelques-unes se soient perdues avec lui. Ce n'est qu'en 1670 que son « dernier » théorème (mentionné dans une note marginale de son Diophante) est exposé au public.
Il publie en 1660, sans le signer de son nom, un important traité de géométrie, De linearum curvarum cum lineis rectis comparatione dissertatio geometrica. En 1662 il publie son mémoire, écrit cinq ans plus tôt : Synthèse pour les réfractions. Il s'oppose ainsi de façon définitive à Descartes, qui dans sa dioptrique, expliquait les lois de l'optique en comparant la lumière à une balle soumise à diverses forces. Fermat se base sur le principe qui anime toute sa vie : « La nature agit toujours par les voies les plus courtes et les plus simples. » Les discussions reprennent avec les épigones du philosophe de la Haye, Clerselier et Cureau de la Chambre. Élégant comme à son habitude, Fermat finit par abandonner la lutte, pourvu qu'on lui reconnaisse ses mérites de géomètre. La suite de l'histoire des sciences lui donnera raison.
Durant toute sa vie, le magistrat-mathématicien a participé aux activités de sa commune, présidant les conseils et prenant une part active dans la municipalité. On le disait très charitable. Deux de ses filles, Catherine et Louise, y furent baptisées, les 20 août 1641 et 28 juin 1655. Après 1660, sa santé devint chancelante. Le 9 janvier 1665, il fit le rapport d'une affaire à la Chambre du parlement de Castres ; le 12 du même mois, il cessait de vivre. Aucune pompe n'entoura ses funérailles. Un éloge de Charles Perrault fut publié un mois après sa mort dans le Journal des Savants (le 7 février)
 Il ne reste après son décès qu'une importante correspondance dispersée dans toute l'Europe.
Le fils de Pierre de Fermat publie, en 1670, une édition de l'Arithmetica de Diophante annotée par son père, puis en 1679 une série d'articles et une sélection de sa correspondance sous le nom de Varia opera mathematica.
En 1839, Guglielmo Libri soustrait un certain nombre de manuscrits, dont une partie seulement sera récupérée.
Charles Henry et Paul Tannery publient, au début du xxe siècle, les Œuvres de Fermat en quatre volumes ; un supplément sera ajouté par C. de Waard en 1922.
En 1840, tous ses théorèmes et conjectures, sauf le "dernier théorème", ont été traités.

 

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MessagePosté le: Mar 3 Jan - 07:26 (2017)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

 Antoine Bourdelle, né à Montauban le 30 octobre 1861 et mort au Vésinet le 1er octobre 1929, est un sculpteur français.
Enregistré Émile Antoine Bourdelles à Montauban en Tarn-et-Garonne. L'artiste, dans une lettre manuscrite écrite en 1909: "...mon nom est Emile-Antoine Bordelles. Par modestie je signe Bourdelle, et mon père signait lui-même Bourdelle, bien que mon nom veuille dire plusieurs petites fermes aux borduries..." L'artiste lui-même signe Bordelles dit Bourdelle
Il quitte l'école à l'âge de 13 ans pour travailler, afin de l'aider, dans l'atelier d'ébénisterie de son père, Antoine Bourdelles.


S'orientant vers la sculpture, il décroche une bourse d'études à l'Académie des beaux-arts de Toulouse en 1876.
Il suit ensuite peu de temps les cours de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il a pour maître Falguière. Membre de la « bande à Schnegg », il était l'ami de Gaston Schnegg, Lucien Schnegg, François Pompon, Jane Poupelet, Léon-Ernest Drivier, Jules Desbois…
Il décide de quitter l'École des Beaux Arts en 1886. Pour vivre, il dessine et vend ses dessins au bureau des vendeurs d'arts parisiens Goupil & Cie ; il travaille aussi chez Théo van Gogh le frère de Vincent.

En 1893, il entre comme praticien dans l'atelier de Rodin et participe au concours pour le monument aux morts de la guerre de 1870 à Montauban sa ville natale. La première maquette de ce monument est présentée en 1896. Les membres du comité chargé du projet l'accueillent très défavorablement. Finalement, il obtient cette commande en 1897 grâce à l'intervention de Rodin.
Il épouse le 22 mars 1904 Stéphanie Vanparÿs (1877 - 1945), dont il avait eu en 1903 un fils. Pierre Bourdelle (1903-1966), qui est est un sculpteur et décorateur américain.
Auprès de Rodin, il rencontre Camille Claudel et en 1926, il écrit ces vers en souvenir de son visage:
« Cette chair de cristal moite de vivre encore
se désombrage aux yeux attesté du soleil
Et le marbre émouvant des paupières mi-closes
s’accomplit de rosée au long éclair obscur
Dans le grand regard tiède où s’animent les roses »

Bourdelle quitte Rodin en 1908. Il voyage en Pologne et reçoit la commande du Monument à Mickiéwicz auquel il va travailler jusqu'à sa mort. Il exécute le buste d'Ingres, Beethoven dans le vent, Beethoven aux deux mains et le Bélier couché.
En 1910, il s'insère dans le projet du Théâtre des Champs Elysées (aujourd'hui, au numéro 15 de l'avenue Montaigne) lancé, quelques années plus tôt, par Gabriel Astruc. Pendant deux ans il s'occupera de la décoration intérieure et extérieure de ce Temple dédié aux Arts. Il y mêlera sculptures, bas-reliefs, et pour la première fois dans toute l'Histoire, des fresques directement appliquées sur béton armé. Pour l'occasion, il se réinventera un peu architecte, achevant les plans abandonnés par Vandevelde. L'inauguration du théâtre, en avril 1913, représentera, aux yeux de l'artiste, le mariage heureux et durable, de l'architecture et la sculpture.

Il épouse Cléopâtre Sévastos (1882-1972) le 17 juin 1918 à Saint-Cloud, dont il avait eu une fille, Rhodia (1911-2002), épouse de Michel Dufet.
Il est le créateur, avec Albert Besnard, et le vice-président du Salon des Tuileries, et en 1924 est décoré Commandeur de l'Ordre de la Légion d'honneur
  Autocollant
Le 7 mai 1929, Antoine Bourdelle, malade, va se reposer dans la maison de son ami le fondeur Eugène Rudier au 18 route des Bouleaux au Vésinet, près de Paris. Pendant plusieurs semaines, Antoine Bourdelle fut si faible que l'on ne put lui montrer les lettres adressées par son ami André Suarès. Il se rétablit en juillet, put travailler et recevoir André Suarès, qui vint le visiter plusieurs fois au cours de l'été. Mais à la fin septembre, il rechute et meurt le 1er octobre 1929.
Antoine Bourdelle est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.


 

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MessagePosté le: Mar 3 Jan - 07:41 (2017)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne Répondre en citant

Caroline Aigle est une femme pilote de chasse, commandant dans l'Armée de l'air française, née le 12 septembre 1974 à Montauban et morte le 21 août 2007 à Paris. Elle est en 1999 la première femme pilote de chasse à être affectée au sein d’un escadron de combat de l'Armée de l'air
Issue d'une famille lorraine, mais née à Montauban, Caroline Aigle parcourt très jeune une bonne partie de l’Afrique où son père sert comme médecin militaire, avant de rejoindre, à quatorze ans le lycée militaire de Saint-Cyr où elle reste jusqu'en classe de terminale.
Elle effectue ensuite sa préparation aux grandes écoles scientifiques au Prytanée national militaire de La Flèche (mathématiques supérieures et mathématiques spéciales M'). En 1994, elle est admise à la fois à l'École polytechnique et à l'École normale supérieure, et choisit Polytechnique. Comme les élèves de cette école ont le statut militaire, elle effectue son service militaire obligatoire de 1994 à 1995 au 13e bataillon de chasseurs alpins. À l'issue de ses études à l'X, elle décide de servir dans l'Armée de l'air. En septembre 1997, elle intègre donc celle-ci et débute sa formation au pilotage en ralliant la « division des vols » qui correspond à la troisième et dernière année de l'École de l'air.

Le 28 mai 1999, Caroline Aigle est brevetée pilote de chasse sur Alpha Jet à la base aérienne 705 de Tours ; elle reçoit son « macaron » des mains du général d'armée aérienne Jean Rannou8, chef d'état-major de l'Armée de l'air .
En 2000, elle intègre la base aérienne 115 d'Orange dans l'escadron de chasse 2/5 Île-de-France et effectue sa formation sur Mirage 2000. Elle est affectée sur Mirage 2000-5 à l'escadron de chasse 2/2 Côte-d'Or à la BA 102 de Dijon, en 2000, puis devient commandant d'escadrille à partir de 2005.
En septembre 2006, elle est affectée à la « sécurité des vols » du commandement des forces aériennes de la BA 128 de Metz.
Son surnom dans l'Armée de l'air est « Le Moineau »
Caroline Aigle est aussi une sportive accomplie, championne de France militaire de triathlon 1997, championne du monde militaire de triathlon par équipe 1997 et vice-championne du monde militaire de triathlon par équipe 1999. Elle pratique également une autre de ses passions, la chute libre5 et le parachutisme d'une manière générale.
Caroline Aigle est sur le point d'être sélectionnée comme astronaute de l'Agence spatiale européenne, pour cela elle avait repris des études d'astronomie et apprenait le russe. Mais très malade, sa dernière grande participation à un événement est d'être, en mai 2007, la marraine du meeting aérien Airexpo à Toulouse.

Elle meurt le 21 août 2007, âgée de trente-deux ans, d'un cancer foudroyant, un mélanome, décelé quelques mois avant sa disparition.
Elle totalise alors près de 1 600 heures de vol
Caroline Aigle s'est mariée le 8 juin 2002 à Christophe Deketelaere (pilote de la patrouille Breitling de Dijon) et est devenue mère de deux enfants, Marc et Gabriel. Lors de sa seconde grossesse, elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer. Elle choisit de poursuivre cette grossesse, malgré le risque médical. Son deuxième fils naît avant terme et Caroline Aigle meurt quelques jours plus tard

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:01 (2017)    Sujet du message: (82) Tarn-et-Garonne

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