50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Miss.Tic

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> GRANDES OEUVRES (ETUDE) -> GRANDES OEUVRES lettre M
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 58 948
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mer 14 Déc - 08:54 (2016)    Sujet du message: Miss.Tic Répondre en citant

Miss.Tic est une artiste plasticienne et poète d'art urbain née le 20 février 1956 à Paris. Ses œuvres apparaissent dans le paysage pictural et urbain à partir de 1985.
Née à Montmartre d’un immigré tunisien, tantôt ouvrier, tantôt fort des Halles, et d’une mère « paysanne éclairée », Miss.Tic grandit sur la Butte, le quartier des poètes, des peintres et des prostituées ; plus tard, devenue une figure de l'art de la rue, elle utilisera souvent la référence à ce quartier dans ses œuvres et ses performances.
En 1964, changement de décor, sa famille s’installe à la Cité des aviateurs à Orly. En 1966, sa mère, son frère et sa grand-mère meurent dans un accident de voiture ; les séquelles de ce drame feront d’elle une « gauchère obligée ». En réalité c'est plus que "gauchère contrariée". À voir avec Rhadia. En 1972, son père décède d’une crise cardiaque ; elle a seize ans. À la fin de ses études secondaires, elle se forme pendant plusieurs années au gré de travaux d’arts appliqués – décor de théâtre, maquette, photogravure –, puis part s'installer (dans une autre bio elle dit avoir fait ses études à Berkeley et un gros doute règne sur 1/ ses années en Californie et 2/ ses études à Berkeley) en Californie au début des années 1980. Plutôt des années à Paris.


De retour en France , à la suite d’un dépit amoureux, Miss.Tic décide d’utiliser ce dissentiment comme une pratique artistique, avec le pochoir à la bombe comme technique, et les murs comme support. Bien que n’ayant suivi aucune formation en école d’art, cette aventurière en poésie ne manque pas de prétentions plastiques. Ses autoportraits, encore sommaires, sont rehaussés d’épigrammes à base de jeu de mots, de calembours, qui composent une chronique de son existence.
Le pseudonyme qu'elle se choisit, emprunté au personnage de sorcière railleuse Miss Tick du Journal de Mickey, est dans l’esprit de ces années-là. Beaucoup de jeunes peintres s’affublent en effet de surnoms puisés dans les bandes dessinées, tels Placid et Muzo, les frères Ripoulin, les Musulmans fumants, Blek le rat, Speedy Graphito ou encore Paëlla Chimicos. Cette tendance « gros bêta » et irrévérencieuse est en rupture avec l’intellectualisme abstrait ou métaphysique des décennies précédentes.
En 1985, Miss.Tic a donc trouvé son style mais aussi ses lieux d’intervention : les quartiers de Ménilmontant, Montmartre, le Marais, Montorgueil, la Butte-aux-Cailles. Elle est surtout la première à utiliser les murs pour raconter sa vie, ses désirs, ses ruptures sentimentales, ses travers, ses fantasmes, comme lieu d’expression directe et synthétique.
Cette année-là, elle participe au premier rassemblement du mouvement graffiti et d'art urbain à Bondy (Île-de-France), à l'initiative des VLP, avec Speedy Graphito, SP 38, Epsylon Point, Blek le rat, Futura 2000, Nuklé-Art, Jef Aérosol, Banlieue-Banlieue…
Bien que vite repérée pour sa singularité, Miss.Tic reste pourtant en marge du milieu de l’art. Le pochoir est alors perçu comme un mode mineur ; au mieux une œuvre éphémère, au pire une dégradation de bâtiments. Mais Miss.Tic n’est pas la seule à subir cet ostracisme. Les jeunes graffitistes sortis des années 1980, comme leurs prédécesseurs que sont Ernest Pignon-Ernest, Ben, ou encore des artistes classés dans le Nouveau Réalisme tels Jacques Villeglé ou Raymond Hains, sont mal considérés. Il faudra longtemps avant que ce préjugé du milieu de l’art ne s’inverse
La fin de la décennie 1990 et le début des années 2000 sont marqués par la suprématie de l’art conceptuel, de l’installation, du land art, de la vidéo et du multimédia. Miss.Tic subit toujours, comme les autres figures de l’art mural, le scepticisme des marchands et des musées. En 1999, elle se retrouve sur presque tous les murs de France en signant l'affiche de la Fête de l'Humanité ce qui gonfle conséquemment sa notoriété. Cependant, en 2002, son exposition à la fondation Paul Ricard, « Muses et Hommes », amorce un nouvel élan. Avec un brin d’arrogance et comme pour signifier une continuité avec les maîtres de la peinture, elle y réinterprète un certain nombre d’œuvres de maîtres anciens (Le Caravage, Rubens, Raphaël, Delacroix, David, Gauguin, Manet, Toulouse-Lautrec, Gustave Moreau…), rehaussées de charges critiques, de jeux de mots scabreux, « Femme au bord d’elle même » qui rappellent Marcel Duchamp.
Miss.Tic l’artiste éphémère démontre qu’elle est devenue une authentique artiste plastique, maîtresse de son trait et de son style. Le graphisme de la signature a aussi évolué : « l’ensemble combine obliques dynamiques, ondulations variables et équilibre global » En 2003, un nouveau livre aux éditions Alternatives, avec une préface de Régine Deforges, vient confirmer la persévérance, sinon la maturité, de « femme mur »

Miss.Tic affirme une déclinaison bien à elle, en jouant sur les stéréotypes de la femme séductrice : le fétichisme, où se croisent la robe fourreau, le décolleté, les porte-jarretelles, les bas, les lanières, le fouet, les gants montants, vient percuter ses épigrammes poétiques. Ce contraste fait imploser l’expression aguicheuse du dessin. Son œuvre provoque un questionnement, foulant aux pieds les archétypes de la « femme marchandise ».
Déjouant la fausse perfection de la publicité et les redondances du slogan, Miss.Tic interpelle, ce qui est l’essence même d’une œuvre : « Les images de femmes que je représente sont issues des magazines féminins, je les détourne. Je développe une certaine image de la femme non pour la promouvoir mais pour la questionner. Je fais une sorte d’inventaire des positions féminines. Quelles postures choisissons-nous dans l’existence ? ».
En 1992, un incendie ravage son atelier, détruisant les matrices des années 1980. Miss.Tic n’en poursuit pas moins son activité, avec sa charte noire et rouge, ses silhouettes et ses phrases. C’est aussi le temps des premières expositions régulières. Au cours des années 1990, on en dénombre une vingtaine, personnelles ou collectives, dans de petites galeries parisiennes ; des expositions associées parfois à des performances déclamatives, qu’il s’agisse de ses propres textes, de mémoires de prostituées, ou de poésies de Jacques Prévert… Cette décennie se conclut par l’édition d’un premier livre, Je ne fais que passer, édité en 1998.
Toutefois, en ville, la multiplication des tags et des bombages est perçue par les autorités comme l’une des expressions de l’insécurité. Cette situation génère des complications : « Dire que la poésie est un sport dangereux est tout sauf accessoire ». En 1997, Miss.Tic n’échappe pas à une arrestation et à un procès pour détérioration d’un bien par inscription, signe ou dessin, qui se conclut, en janvier 2000, devant la cour d’appel de Paris5 par une amende de 4 500 €.
Ce n’est qu’à partir du milieu des années 2000 que Miss.Tic se défait d’une marginalité jusqu'alors inconfortable : « Ce qui était dans les années 1980 de la culture underground ou de la contre-culture est devenu une référence socioculturelle. Miss.Tic et la génération d’artistes qui l’accompagnent ayant modifié peu ou prou nos repères esthétiques et moraux (p. 1575) ». Les institutions commencent donc à accréditer certains artistes de ce mouvement, essentiellement masculin, dans lequel Miss.Tic incarne la femme libre et indépendante, (ceci est contradictoire avec les contes sur la Californie et la "gaucherie contrariée) en syntonie avec l’évolution des mœurs. « Contrairement à beaucoup d'artistes qui viennent de la rue, Miss.Tic a su créer un langage et le faire évoluer », remarque le commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint Cyr.
La presse nationale se met à lui consacrer de longs articles. Un fan-club est créé et soutient sa campagne « Miss.Tic Présidente » où elle aborde la politique par anti-slogans.
Des marques s’intéressent à son travail, à son image de Parisienne et de sorcière ludique : loueur automobile, maroquinier, couturier, papetier…
Les expositions dans des galeries de renom se font plus fréquentes. Des foires d'art contemporain l’invitent, à Venise ou à Miami. En 2007, Miss.Tic entre dans la collection du Victoria and Albert Museum de Londres. Le cinéaste Claude Chabrol lui demande de réaliser l’affiche de son film La Fille coupée en deux.
Des commandes publiques surviennent : à Lyon, le ministère du Logement et de la Ville; sous la tutelle de Christine Boutin; lui commande plusieurs pochoirs en 2007, sous l'intitulé Réunions de chantier. La même année, la ville d’Orly lui commande une œuvre pour la façade de la résidence d’étudiants Léo-Ferré ; une consécration, en même temps qu’un émouvant retour aux sources.
Si son travail présenté en galerie évolue, les couleurs et les supports aussi : toiles, plaques d’acier rouillé, parpaings, papiers déchirés et collés donnent une nouvelle dimension plastique à son œuvre. Ses compositions comme son trait affichent une pleine maîtrise, d'un niveau jamais atteint.
Les éditions Grasset publient, en novembre 2008, un recueil de ses phrases et de ses dessins, sous le titre Je prête à rire mais je donne à penser. En mai 2010, une rétrospective de son œuvre est organisée à Singapour avec le soutien de l’Alliance française. Fin 2010, a lieu à Paris une grande exposition dans laquelle l'artiste présente, sur de nouveaux supports d'affiches lacérées et de palissades de bois blanc, une variation sur le thème de l'amour, entre passion et illusion. Parallèlement, est publié un livre d'images et de textes personnels, parfois intimes, écrits par Miss.tic.
Le 8 mars 2011, La Poste émet lors de la Journée des femmes des timbres reproduisant des œuvres de Miss.Tic, inspirées de ses pochoirs. Au cours de l'été 2011, l'Institut français de Berlin expose pendant dix semaines, sous le titre « Bomb it », une quarantaine de ses œuvres produites ces dix dernières années.
Le 18 octobre 2013, l'Agglomération de Montpellier choisit Miss. Tic pour la réalisation du design de la 5e ligne de tramway de son réseau, prévue en 2017. Elle succède ainsi à Garouste et Bonetti (design lignes 1 et 2), et à Christian Lacroix (design lignes 3 et 4).


 

_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 14 Déc - 08:54 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> GRANDES OEUVRES (ETUDE) -> GRANDES OEUVRES lettre M Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com