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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Laurencin Marie Mélanie

 
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saintluc
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MessagePosté le: Jeu 1 Déc - 18:03 (2016)    Sujet du message: Laurencin Marie Mélanie Répondre en citant

Marie Mélanie Laurencin, née le 31 octobre 1883 dans le 10e arrondissement de Parisn et morte le 8 juin 1956 dans le 7e arrondissement de la même ville, est une artiste-peintre figurative française, mais aussi un graveur et une illustratrice, étroitement associée à la naissance de l'art moderne. Décoratrice de ballets néoclassiques ambitionnant, à l'instar de son admirateur Max Jacob, une transgression des genres artistiques, elle a été également une épistolière à la fantaisie déconcertante et a composé des poèmes en vers libres, indissociables, dans le cours de son processus de création, de l'expression picturale des scènes fantasmatiques qu'elle représente.


Condisciple de Georges Braque, créature d'Henri-Pierre Roché, muse de Guillaume Apollinaire, disciple d'Henri Matisse soutenue par André Derain, amie de Pablo Picasso jusqu'à leur rupture, et amante de Nicole Groult, Marie Laurencin a fait de son style, qualifié de « nymphisme », un dépassement indémodable tant du fauvisme que du cubisme et de sa vie une œuvre emblématique autant d'une révolution artistique que de la libération de la femme. Si sa gloire internationale de l'entre-deux-guerres a été ternie durant l'Occupation par des mondanités qui lui ont valu d'échapper de peu au sort des femmes tondues, et si la critique, obnubilée par son expression féminine d'un désir qui renvoie à l'enfance, ne l'exonère pas d'une sensibilité d'apparence facile sans nette évolution, sa vie comme sa peinture ont suscité de nouveau l'intérêt depuis que le chanteur Joe Dassin l'a évoquée en 1975 dans son plus grand succès populaire, L'Été indien. Toutefois, très peu exposée en France, il faut attendre 2011 pour qu'une biographie explore sa part d'ombre et le printemps 2013 pour qu'une exposition parisienne la fasse redécouvrir au grand public.

Antithèses des cauchemars de Goya, qui fut son seul idéal, ses aquarelles vives et ses glacis pastel répètent indéfiniment le mystère ambigu et hallucinant de princesses et de bêtes féeriques, de fleurs et d'adolescentes androgynes à la pâleur irréelle. En une réminiscence des fêtes galantes de Watteau, son trait fluide saisit l'instant extatique d'une pose dansante par leurs regards muets comme ceux d'un masque.
Fille « naturelle non reconnue » du député de l'Union républicaine Alfred Toulet (1839-1905), dont l'épouse est stérile, Marie Laurencin est élevée au pied de Montmartre par une mère dévote et lettrée de vingt-deux ans plus jeune que son père, Pauline Mélanie Laurencin, brodeuse « montée » de son Cotentin natal en 1879. Au no 63 rue de Chabrol, puis, à partir de sa neuvième année, no 51 boulevard de la Chapelle, un passionné de Racine qu'elle ignore être son père vient régulièrement lui faire la lecture et rendre visite à sa mère, qu'il entretient. La petite fille est fascinée par l'histoire des reines et favorites et collectionne leurs images.

Après avoir fréquenté de façon intermittente les sœurs, elle suit paresseusement au lycée Lamartine la scolarité pour jeunes filles au cours de laquelle elle découvre le musée du Louvre. Chose déterminante quant à la libération du corps, partant l'émancipation de la femme, elle y découvre aussi la culture physique. À l'automne 1901, rare bachelière parmi seulement quelques milliers de lauréats, destinée à devenir institutrice, elle trahit les vues de sa mère et s'inscrit pour trois ans auprès de Pauline Lambert à l'école de Sèvres pour devenir peintre sur porcelaine. Dans cette optique, elle prend simultanément auprès d'Eugène Quignolot (1858-1918) des cours de dessin organisés le soir par la mairie des Batignolles où Louis Jouas-Poutrel lui fait découvrir la gravure. Elle prend aussi des leçons auprès de Madeleine Lemaire qui lui apprend la technique de la brosse appliquée à la peinture florale. Elle dessine des motifs et des figures que sa mère reproduit sur des soieries avant de les broder.

À la rentrée 1902, elle s'inscrit en sus aux séances de l'après midi, ouvertes gratuitement aux femmes, de l'Académie Humbert, no 34 boulevard de Clichy à Paris, où les cours sont supervisés de loin par Eugène Carrière. Elle y a pour condisciples Francis Picabia, ainsi que Georges Lepape et Georges Braque. Ces deux compagnons deviennent ses premiers admirateurs et l'encouragent à renoncer à l'artisanat, à persévérer dans la voie artistique que sa mère désapprouve. Dès le premier cours, ils ont été fascinés par la sûreté du trait de cette élève qui porte un pince-nez pour peindre aussi bien que par la fantaisie de son bestiaire peuplé de vierges qui constitue son univers. Autoportraitiste, elle est déjà son propre sujet de prédilection. De son apprentissage, elle conservera la fluidité de Goujon, l'extase de Botticelli, le mystère de Vinci.
À l'Académie Humbert, elle noue avec une autre élève, Yvonne Chastel, une affection amoureuse réciproque qui durera au long de la vie commune que cette dernière mènera successivement avec Jean-Joseph Crotti et Marcel Duchamp. Sa dernière année, 1903-1904, à l'école de Sèvres se clôt par un quatrième projet d'assiette, peu convaincant en regard du travail attendu d'une simple ouvrière, mais très imaginatif. La lecture, faite alors en cachette, des Fleurs du mal, précisément du poème Lesbos, la conduit à ses premières tentatives de poésie. Après une première collaboration avec Pierre Louÿs, elle dessine ce qui sera sa première aquatinte. Deux ans plus tard, l'apologiste du saphisme la fera graver pour une réédition de son recueil de poèmes, Chansons de Bilitis.

À sa majorité, sa mère lui révèle l'identité de son père, mourant.
Sept mois après le décès de celui-ci, en mars 1906, Georges Braque lui présente Pierre Roché dans son atelier de la rue d'Orsel à Paris, lequel a réalisé l'automne précédent la première vente importante de Pablo Picasso. À vingt-deux ans, après quarante jours d'un jeu de séduction où elle mêle effronterie et crudité, elle provoque une aventure à la fois amoureuse et libératrice avec ce courtier-séducteur spécialisé dans l'« art féminin ». S'il trompe celle qu'il surnomme « Flap » dès l'automne avec la femme du peintre Henry Lamb, il devient son premier collectionneur, à la fois pygmalion et mécène. Il acquerra cent quarante de ses œuvresn et restera son intime et correspondant régulier, son « cher Pierre aimé ». Appuyé par son commanditaire Jacques Doucet, il s'attache à la promotion de l'œuvre de celle dont il a exploré et célébrera l'univers érotique et fantasmatique. Par son intermédiaire, elle entre dans le cercle de la revue symboliste Vers et prose fondée par Paul Fort que Jean Moréas, succédant à André Salmon, réunit tous les mardis à La Closerie des Lilas pour célébrer le vers libre mallarméen. Elle y fait connaissance de Pierre Mac Orlan et Roland Dorgelès.

En 1907, Clovis Sagot, qui a repéré Marie Laurencin trois ans plus tôt à l'Académie Humbert, lui offre une première exposition dans sa galerie parisienne, no 46 rue Laffitte. C'est là que Pablo Picasso la découvre. Il lui montre sa période bleue et sa période rose dont l'influence sera évidente sur ses études d'alors. Au Bateau-Lavoir et à la galerie Berthe Weill, il présente « Coco » à André Salmon, son voisin, André Derain, Robert Delaunay, Kees van Dongen, le Douanier Rousseau, qu'il fréquente depuis six ans, Max Jacob, blessé dans son affection par la légèreté de mœurs de l'ambitieuse, Maurice de Vlaminck, fervent admirateur, Charles Dullin et Harry Baur, qui se produisent dans les cafés de Montmartre. Au printemps, c'est sa première participation au Salon des indépendants. Encouragée par Paul Fort, elle y présente Fleurs dans un vase, aux côtés de ses collègues masculins, Picasso, André Derain et le Douanier Rousseau par le génie desquels elle se sent écrasée.
Elle en obtient la reconnaissance pour son traitement fauviste de la ligne noire et ses camaïeux orphiques de gris, de bleus et d'ocres. Sa première manière, dite cubiste alors que le cubisme se cherche encore, est à juste titre considérée comme la plus exigeante. Quoique, à la Belle Époque, la femme artiste ne cesse d'être regardée avec des sentiments confus de dédain et d'envie, y compris dans les milieux les plus ouvertsn, au mieux comme la parèdre du créateur masculinn, Laurencin participe pleinement à une période hautement fertile de la modernité.


Au début de ce même printemps 1907, la jeune femme se laisse échanger par Pierre Roché à Franz Hessel, qui se révèle amant timide, pour le prix d'une introduction du premier auprès de celles que le second a connues dans le milieu artistique munichois, soit une contre plusieurs. À travers « Jules », pas plus qu'avec aucun de ses amants futurs, elle ne se défait d'une frigidité qu'elle ne cachera pas. À la suite de ce délaissement aux airs de libertinage, Pablo Picasso, très absorbé par son travail sur Les Demoiselles d'Avignon, ourdit une rencontre à la galerie de la rue Laffitte où, en mai, il lui présente Guillaume Apollinaire, vraisemblablement pour écarter sa compagne, Fernande Olivier, de celui-ci. C'est avec ce dernier, autre enfant naturel, qu'en juillet 1907 elle se met en faux ménage, chacun continuant de vivre chez sa mère.
Entre les soirées de spectacles, au Lapin agile, au cirque Médrano… avec les excès d'alcool et de hachisch, les rapports entre Laurencin et Apollinaire d'une part, de Fernande Olivier et Picasso, d'autre part s'animent d'une indicible jalousie entre les deux femmes.
À la fin de l'année, Marie, dans une confusion moderniste entre sujets artistes et objets peints, entre vie et représentation de la vie, met en scène ce quadrille dans son premier grand tableau, Groupe d'artistes, où est représenté devant Fricka, la chienne de Picasso, un couple entouré par l'autre. Hommage au Douanier Rousseau et manifeste de la nouvelle l'avant-garde comme l'avait été en 1870 Un atelier aux Batignolles d'Henri Fantin-Latour, cette œuvre, en donnant la même valeur aux accessoires et aux personnages, inaugure une inquiétante étrangeté surréaliste.
Si dans le milieu de l'avant-garde, le choix de l'union libre est une revendication contre l'aliénation de la femme et un désir de liberté de l'homme (mais tout le monde finit par se marier finalement), en l'occurrence c'est à cause de l'opposition de la mère de Guillaume Apollinaire, une aventurière fréquentant les casinos, que le mariage, également désapprouvé par Pauline Laurencin, ne se fait pas. Aussi, les Laurencin ayant déménagé quelques mois plus tard pour s'installer à Passy, 32 rue La Fontaine, « Wilhelm » quitte en octobre 1909, sa garçonnière du 9 rue Léonienb pour s'installer dans leur voisinage, 15 rue Gros. En janvier 1910, à cause des inondations de la grande crue, il déménagera au no 37. Au moment de leur rencontre, directeur failli des Soirées de Paris, une revue que subventionne la baronne Oettingen, Apollinaire est un aspirant écrivain tout à fait obscur qui vit, à vingt-sept ans, plus aux crochets de sa mère que de petits emplois temporaires. C'est par Marie Laurencin qu'il entretient sa passion d'un art transgressif, maintient ses relations avec Picasso et le milieu où il trouve des financements pour L'Enchanteur pourrissant puis Le Bestiaire, bestiaire dans lequel se retrouve l'univers de sa compagne, et finalement ose publier aussi bien une littérature pornographique que L'Hérésiarque et cie., retenu pour le prix Goncourt en 1910.

Suite  Marie Laurencin — Wikipédia


 

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MessagePosté le: Jeu 1 Déc - 18:03 (2016)    Sujet du message: Publicité

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