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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(79) DEUX - SEVRES

 
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saintluc
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MessagePosté le: Dim 27 Nov - 11:26 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES Répondre en citant

Les Deux-Sèvres sont un département français de l'Ouest de la France, appartenant à la région Nouvelle-Aquitaine.
Il doit son nom à la Sèvre nantaise, dernier grand affluent de la Loire, et à la Sèvre niortaise, fleuve côtier qui se jette dans l'océan Atlantique au niveau de l'anse de l'Aiguillon.
Les habitants des Deux-Sèvres sont appelés les Deux-Sévriens.
L'Insee et la Poste lui attribuent le code 79.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Poitou, de quelques communes de l'Angoumois (Pioussay, Hanc et Bouin, issues du marquisat de Ruffec), de quelques communes de l'Anjou : Bouillé-Loretz (dépendante de la sénéchaussée de Saumur), Loublande, Saint-Maurice-la-Fougereuse et Saint-Pierre-des-Échaubrognes (anciennes paroisses des Mauges angevines) et de communes des marches d'Anjou : Saint-Pierre-à-Champ, Cersay et Bouillé-Saint-Paul.
Sous l'ancien régime, quelques paroisses relevaient à la fois des marches d'Anjou et du Poitou : Argenton-l'Église, Bagneux, Brion-près-Thouet, Genneton, Louzy, Massais, Saint-Léger-de-Montbrun, Saint-Martin-de-Mâcon, Saint-Martin-de-Sanzay, Saint-Cyr-la-Lande, Tourtenay.
En 1973, les habitants du Puy-Saint-Bonnet décident de quitter les Deux-Sèvres et de rejoindre le département de Maine-et-Loire afin d'associer leur commune à la communauté urbaine de Cholet.

L'industrie trouve au xixe siècle et xxe siècle à se développer dans le département (traitement des peaux et laines, chamoiserie et ganterie niortaises, production de chaux, de matériel agricole, produits laitiers, farines de minoteries industrielles et alcool de betterave, allumettes, lubrifiants, colles ou pâtes alimentaires, et au xxe siècle contreplaqué / filière bois / bois exotiques (Groupe Rougier, premier employeur industriel du département) et secteur automobile (avec encore active la société Heuliez à Cerizay, et de la chimie industrielle, avec 3 grandes usines chimiques, dont le site Rhodia de Melle et de Saint-Léger-de-la-Martinière (rachetée en 1972 par le groupe Rhône-Poulenc, avec ses 750 employés, devenue la seconde entreprise du département) Rien que pour les sites de fabrication construits avant 1950, « dont subsistent des vestiges et dont la production a été diffusée au-delà des limites du canton où ils sont implantés »; ce sont 288 usines encore actives ou non, qui figurent dans le patrimoine industriel régional, abritant quelques architectures et machines remarquables, mais aussi parfois de lourdes séquelles de pollution. En moyenne, 31 entreprises ont été créées tous les 10 ans dans le département, « avec une pointe à 53 entre 1890 et 1899, et une chute à 7 pour la période de 1940 à 1950, mais pour quatre décennies, le nombre de création correspond exactement à cette moyenne »

 

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saintluc
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MessagePosté le: Lun 28 Nov - 07:24 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES Répondre en citant

Niort est une commune du centre-ouest de la France, chef-lieu du département des Deux-Sèvres (région Nouvelle-Aquitaine).
Son économie repose essentiellement sur le secteur tertiaire (assurances, banques, assistance, consulting informatique et financier, vente par correspondance…). La ville est célèbre pour accueillir notamment le siège des principales mutuelles d'assurance françaises, et est considérée comme la capitale régionale de l'économie sociale.
Selon la Banque de France, ces différentes activités font de Niort la troisième place financière française, en termes d'échanges de flux financiers, derrière Paris, Lyon et Lille. Niort se situe au septième rang sur 50 (aires urbaines équivalentes) en ce qui concerne les emplois supérieurs. Niort est également un centre commercial et logistique important à la croisée des autoroutes A10 et A83.

La ville est située au sud-ouest du département des Deux-Sèvres, sur les rives de la Sèvre niortaise, aujourd'hui aménagées en coulée verte. En bordure des marais mouillés (la « Venise verte »), Niort est la principale porte d'entrée du marais poitevin. La ville est l'une des cités majeures du Poitou Historique.
La ville est située dans une plaine riche et fertile, au sud de la Gâtine du Bas-Poitou. Localisée sur un point de passage important entre le Sud-Ouest, la Bretagne et le Nord de la France, elle est au contact de plusieurs pays du Poitou, de l'Aunis et de la Saintonge.
Le toponyme Niort est attesté sous la forme Noiordo sur une monnaie mérovingienne, en 940, Nyorto en 1204.
Il s'agit d'un type toponymique gaulois, composé des éléments nouiios « neuf, nouveau » (fréquemment attesté dans la toponymie française cf. Noyon, Nogent) et ritu- « gué » (cf. vieux gallois rit > gallois rhyd « gué », vieux breton rit, ret « gué »), latinisé en ritum dans les textes anciens. Dans la toponymie française, cet appellatif a souvent abouti par coalescence à une terminaison (-o)rt (autrement graphiée -(o)rd ou -(o)rs) quand l'élément précédent du composé se terminait par -o : *Camboritum> Chambord; *Divoritum> Jort, etc.
Le sens global de Niort est donc celui de « nouveau gué » (sur la Sèvre niortaise).

Niort a été peuplé dès le néolithique comme l'attestent divers silex travaillés dont une hache polie découverte place de la Brèche (collection des musées de Niort)
Avant le ier siècle, Niort n'est sans doute qu'un village implanté dans la boucle de la Sèvre là ou se trouve le quartier de Bessac. Des fouilles archéologiques réalisées au cours des années 1970-1980 démontrent une activité commerçante importante pour l'époque. Ces mêmes travaux datent un abandon progressif de l'habitat vers la fin du ier siècle. Les raisons de cette baisse d'activité ne sont pas connues : incendies, épidémies (marais proche), les hypothèses peuvent être nombreuses et les causes parfois complémentaires.
Le plan orthonormé des rues de la boucle de la Sèvre niortaise suggère une pérennisation de la cadastration antique. De part et d'autre la voie gallo-romaine quittant Niort vers l'ouest, des zones sépulcrales se sont développées. L'une d'elle, le cimetière Saint-Martin, a été utilisée largement à l'époque mérovingienne. Il fut fouillé en 1972

À l'époque carolingienne, il semble que pour des raisons de sécurité, l'occupation humaine se resserre autour d'un lieu de culte et s'implante sur les collines de Notre-Dame et Saint-André. Ces collines offrent en effet la possibilité d'une surveillance accrue sur la Sèvre niortaise, et son port. Le fleuve constitue une voie naturelle de transport et de commerce non négligeable à cette époque. C'est aussi un lieu de rupture de charge pour continuer par voie terrestre avec l'arrière pays. Mais c'est aussi une porte ouverte aux invasions, comme l'atteste l’arrivée conquérante des Normands en 940.
La ville dépend du comte de Poitiers.
Elle passe avec la dot d’Aliénor d'Aquitaine d’abord sous autorité du roi de France, puis avec son remariage, dans les domaines du duc d'anjou, qui est aussi roi d’Angleterre.(Empire Plantagenêt) Cette situation ne fut pas sans quelques avantages. En 1203, Aliénor accorde aux Niortais une charte de franchise. Son royal époux, Henri II puis son fils Richard Cœur de Lion, fortifient la citadelle avec un château et une enceinte qui avait une longueur de 2 800 mètres, soit presque le double de celle de Carcassonne. Seul subsiste aujourd'hui l'imposant donjon double et quelques traces de fondations place Saint-Jean.
Revenue dans le giron français, en 1244, Niort résiste à un assaut du comte de Derby en septembre 1346 (guerre de Cent Ans). Elle repasse néanmoins sous bannière anglaise à la signature du traité de Brétigny, en 1360. La ville est devenue « port franc » en 1285, permettant la poursuite de son développement économique et commercial.
Bertrand du Guesclin reprit Niort aux mains des Anglais le 23 mars 1372. Pour cela il usa d'un stratagème, celui de revêtir d'uniformes anglais deux-cents de ses plus braves soldats. À leur vue, les sentinelles ennemies abaissèrent le pont-levis. Les Français entrèrent dans la ville et désarmèrent les Anglais. Ainsi Niort réintégra le royaume de France.
Pendant la Praguerie (1440), soulèvement contre les réformes de Charles VII, le dauphin futur Louis XI, fit de Niort son quartier général et lui accorda de nombreux privilèges.
Au xive siècle les drapiers, les tanneurs faisaient la réputation de Niort. La fin du Moyen Âge voit le creusement du port qui assurera l'essor commercial de la ville en la reliant à l'océan Atlantique. Creusé par ordre de Jean de Berry, comte du Poitou, le port expédiait en Flandre et en Espagne du sel, du poisson, du blé, de la laine et bien sûr des draps et des peaux… Dans le même temps, les Niortais tiraient orgueil et profit de leurs foires et marchés, pourvus de halles qui compteront parmi les plus belles du royaume.
En novembre 1461, le roi Louis XI (1423-1461-1483) confirma les privilèges de la ville de Niort, afin qu'elle accroisse

Gagnée par la réforme en 1557, la ville devient protestante, mais est reprise par les catholiques en 1569. Du 20 juin au 3 juillet, les troupes royales du comte de Lude font le siège de la ville, sans succès. En octobre, après la défaite protestante à Moncontour, La Brosse abandonne la ville aux catholiques.
Un des épisodes sanglants de Niort pendant les guerres de Religion, se déroule dans la nuit du 27 au 28 décembre 1588, durant laquelle se produisirent des affrontements entre catholiques et protestants avec des meurtres, des pillages et des incendies. Saint-Gelais et Agrippa d’Aubigné s’emparent de la ville. En 1627, Niort redevient catholique mais demeure un foyer actif du protestantisme.
Les dragonnades touchent la ville dès 1668. Elles durent jusqu'en 1685 et contraignent de nombreux protestants à fuir notamment vers le Canada. Le port de Niort continue cependant à accueillir le commerce des peaux et des fourrures en provenance du Canada où de nombreux poitevins se sont installés. Toutefois, la révocation de l'édit de Nantes (1685) puis la perte du Canada entraînent la chute de cette industrie globalement aux mains des protestants.
Avant la Révolution, il y avait cependant encore une trentaine de moulins à fouler et plus de 30 régiments de cavalerie se fournissaient ici en culottes de peau.



En 1807, Napoléon Ier prend un décret d'aménagement de la Sèvre niortaise afin de conforter son rôle de voie navigable. Ce décret est le premier acte ayant abouti à l'assèchement total du marais poitevin.
Napoléon Ier passe par Niort sur le chemin de l'exil vers l'île de Sainte-Hélène et y passe l'une de ses dernières nuits en terre française (nuit du 2 au 3 juillet 1815) à l'auberge de la Boule d'Or. Il aura assuré la prospérité de la ville pendant son règne en faisant travailler ses industries de chamoiserie, notamment en y faisant fabriquer les culottes de peau utilisées par la cavalerie.
Cette industrie de la chamoiserie et de la ganterie perdure en déclinant régulièrement jusqu'à s'éteindre à la fin du xxe siècle.
La ville développe alors l'économie sociale et solidaire à partir de la seconde moitié du xxe siècle au travers de mutuelles d'assurances.
Le 7 juin 1944, l'aviation US bombarde le quartier de la gare faisant une quarantaine de victimes. Les cibles étant la gare de triage et une usine de fabrication de détonateurs pour l'armée allemande.
De 1964 à 1972, quatre communes fusionnent avec Niort:
Souché le 21 juin 1964,
Sainte-Pezenne le 16 avril 1965,
Saint-Florent le 1er janvier 1969,
Saint-Liguaire le 1er janvier 1972.

Détails de la ville de Niort
https://fr.wikipedia.org/wiki/Niort
 

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MessagePosté le: Mar 29 Nov - 06:27 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES Répondre en citant

Saint-Maixent-l'École est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants sont appelés les Saint-Maixentais et les Saint-Maixentaises.
La ville est traversée par la Sèvre niortaise.
La ville se développe autour du monastère fondé en 459 par le moine oratorien Agapit, rejoint en 480 par Adjutor qui prit alors le nom de Maixent. La ville porta d'abord le nom de Saint-Saturnin et prospéra aux vie et viie siècles.
En septembre 1346, le comte de Derby échoue dans son assaut pour prendre la ville (guerre de Cent Ans).
En février 1469, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa une création des foires et des marchés à Saint-Maixent, selon une demande du comte du Maine.


Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
De 1880 à 1940, l'École Militaire d'Infanterie (EMI, puis EMICC, avec les chars de combat) forme des milliers d'officiers issus du corps des sous-officiers.
En juin 1940, ces élèves officiers de Saint-Maixent rejoignent les élèves de l’école de cavalerie de Saumur dans leur sacrifice pour défendre le passage de la Loire.
Après la guerre, l'École militaire d'infanterie et des chars de combat rejoindra l'École militaire interarmes au camp de Saint-Cyr Coëtquidan.
En 1948, s'installe l'École nationale des sous-officiers d'active.
 

Lieux et monuments
 Demeures médiévales.
Saint-Maixent est depuis 1963 le siège de l’École nationale des sous-officiers d'active, qui forme tous les sous-officiers de l'armée de terre française.
Musée du sous-officier, au quartier Marchand, aménagé sur l'emplacement du château de Saint-Maixent. L'origine de cet établissement remonte à l'année 1926. Le général Pierre Michelin fonde alors le musée du souvenir pour retracer le passé militaire de Saint-Maixent et celui d'autres écoles de formation.
L'abbatiale construite en 940 abrita les reliques de saint Maixent et saint Léger et fut détruite par un tremblement de terre. Reconstruite aux XIe et xiie siècles (église romane), elle fut à nouveau détruite par les calvinistes en septembre 1568, et reconstruite (abbatiale) sur ses bases romanes dans un très beau style gothique.
Les vestiges de l'église Saint-Léger, à côté de l'abbatiale, sous laquelle se trouve la crypte Saint-Léger.

 

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MessagePosté le: Mer 30 Nov - 08:31 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES Répondre en citant

Cerizay est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.
Les habitants de Cerizay s'appellent Cerizéens.
La ville de Cerizay située dans le nord-ouest des Deux-Sèvres, à 14 km de Bressuire comme de Pouzauges en Vendée et à 35 km de Cholet, s’étend sur les rives vertes d’un petit ruisseau qui, coulant est-ouest, se jette à quelques kilomètres dans la Sèvre nantaise.

L’origine du nom serait gallo-romaine. Le centre de la ville était, au Moyen Âge, situé au pied du château féodal. Les deux dernières tours de ce château ainsi que son ancienne chapelle romane du xiie siècle sont démolies lors de la construction, en 1890, de l’église actuelle.
La litre ou ceinture d'armoiries du chœur de la chapelle présentait les blasons des seigneurs du xviie siècle, dont celui du maréchal de Maillé-Brezé. On s’aperçut lors de la construction de la nouvelle église de l’existence d’un cimetière mérovingien près de la chapelle, des sarcophages en pierre coquillière ayant été mis au jour.
Jehanne Maingot de Surgères, fille de "très noble sire Jacques de Surgères, seigneur de Cerizay", épousa Gaston 1er de Montferrand, seigneur de Langoiran, était la fille de Jacques de Surgères, seigneur de la Houlière, Cérizay, et Saint-Paul, et de dame Renée de Maillé.
Cerizay a eu aussi pour seigneur Pierre Fuzeau de Cerizay, vicomte de Cerizay (1750-1810). Malheureusement pour lui, en août 1792, la ville de Cerizay est pillée par les paysans des villages environnants en insurrection contre le nouveau régime et ses biens lui sont volés. Cette révolte paysanne qui s'achèvera avec l'affaire du Moulin de Cornet à Bressuire, préfigure ce que sera quelques mois plus tard la première guerre de Vendée.
Lorsque Napoléon devient empereur, le vicomte de Cerizay demande la restitution de ses biens et à faire partie de la noblesse d'Empire ; mais Napoléon Ier refuse sa requête et considérant qu'il n'est plus assez riche pour rester dans la noblesse, lui retire sa particule; ensuite l'ex-vicomte portera le nom de Fuzeau, ainsi que ses descendants ; la famille logera au début du xxe siècle dans le château de la vicomtesse d'Oiron.
Le 25 août 1944, une colonne allemande revenant de la côte, bombarde en représailles et met le feu, maison par maison, à la ville faisant cinq victimes parmi la population et détruisant 172 maisons.

Lieux et monuments
L'abbaye Notre-Dame de Beauchêne dans laquelle le président de la République française peut prétendre à une stalle au titre de « premier et unique chanoine d'honneur » de l'archibasilique Saint-Jean de Latran.
L'église Saint-Pierre, érigée de 1892 à 1896 (gros œuvre) et consacrée en 1930. De style néogothique, ce grand vaisseau de pierre se base sur un plan en croix latine. Les trois tympans de la façade sont ornés de céramiques réalisées en 1966.
La poste un bâtiment dû à l'architecte Jean-François Milou.

 

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MessagePosté le: Jeu 1 Déc - 07:04 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES Répondre en citant

Jean Cavaillès, né le 15 mai 1903 à Saint-Maixent (Deux-Sèvres) et fusillé le 17 février 1944 à Arras (Pas-de-Calais), est un philosophe et logicien français, héros de la Résistance. Cofondateur du réseau Libération-Sud pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le réseau Libération-Nord.
 Né le 15 mai 1903, issu d’une longue lignée huguenote du Sud-Ouest, fils d’officier, Jean Cavaillès est élevé dans les valeurs du patriotisme et de la rigueur protestante. Brillant élève, il fait des études primaires et secondaires à Mont-de-Marsan et à Bordeaux, puis en classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand. En 1923 il est reçu premier au concours d'entrée de l'École normale supérieure après l'avoir préparé seul. Il est également titulaire d'une licence de mathématiques. En 1927, il est reçu quatrième à l'agrégation de philosophie. Il accomplit l'année suivante son service militaire comme sous-lieutenant dans une unité de tirailleurs sénégalais.
Il participe en 1929 en tant qu'auditeur au deuxième cours universitaire de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands. Dans le rapport qu'il publie il donne un compte rendu assez détaillé du débat historique qui y eût lieu entre Ernst Cassirer et Martin Heidegger. Il séjourne à plusieurs reprises en Allemagne (Berlin, Hambourg, Göttingen, Munich et Fribourg) et il peut observer les progrès du national-socialisme. Il est boursier d'étude de la Fondation Rockefeller en 1929-1930 pour une étude sociologique sur les mouvements de jeunesse et les mouvements religieux en Allemagne, notamment sur l'évolution contemporaine du protestantisme allemand. Il lit et rencontre les nouveaux théologiens dialectiques critiques protestants et catholiques tels Erich Przywara, Romano Guardini, Karl Barth, Friedrich Gogarten. Guardini finit par faire une grande impression sur lui, et il joue avec l'idée de se convertir au catholicisme ("je redeviens tala", écrira-t-il non sans ironie dans sa correspondance familiale). C'est peut-être plus qu'une coincidence qu'il publie, peu après, un article dans le deuxième volume annuel de la revue Esprit qui vient d'être fondée par Emmanuel Mounier et à laquelle collabore son agrégatif et ami Étienne Borne. En 1931, il rend visite au philosophe Edmund Husserl. Il va aussi écouter Martin Heidegger. En 1934, il lira Mein Kampf après avoir entendu Adolf Hitler en 1931. Il a rencontré en 1936 à Altona les opposants au régime hitlérien.


Entretemps, il travaille sur la théorie des ensembles en vue de sa thèse de doctorat sur la philosophie des mathématiques et rencontre nombre de logiciens et de mathématiciens allemands. Il étudie ainsi à Tübingen les archives du mathématicien Paul du Bois-Reymond. A. Fraenkel l’oriente vers la correspondance entre Richard Dedekind et Georg Cantor, qu'il publie avec Emmy Noether. De 1929 à 1935, il travaille en tant qu'agrégé-répétiteur à l'École normale. Parmi ses agrégatifs on trouve entre autres Maurice Merleau-Ponty, Étienne Borne, Jean Gosset, Georges Gusdorf et Albert Lautman, probablement aussi Jean Hyppolite. Il enseigne au lycée d’Amiens la philosophie et la littérature (1936-38). À Amiens, il fait la connaissance de Lucie Aubrac.
En 1937, il soutient à la Sorbonne deux thèses, Méthode axiomatique et formalisme (thèse principale) et Remarques sur la formation de la théorie abstraite des ensembles (thèse complémentaire) sous la direction de Léon Brunschvicg. Il s'inscrit ainsi à la suite d'autres logiciens français, tels Jacques Herbrand. Mais surtout ces thèses mettent la France sur la carte mondiale de la philosophie mathématique en discutant en détail et en profondeur la genèse de la théorie des ensembles et la crise des paradoxes qui en était issue, ainsi que l'évolution des trois grandes écoles érigées dans le but de résoudre cette crise fondationnelle (intuitionisme, logicisme et formalisme). En particulier, il réussit à introduire les grandes contributions des mathématiciens et logiciens de l'école allemande de Göttingen et Hamburg - formalisme hilbertien, théorie de la démonstration - dans les milieux épistémologiques en France, comme les fondateurs du groupe Bourbaki (Claude Chevalley, Charles Ehresmann, Henri Cartan, Jean Dieudonné...) feront de même de façon éminemment influente dans leur projet de reconstruction des mathématiques proprement dites. Cavaillès est nommé maître de conférences de logique et de philosophie générale à l'université de Strasbourg. Il fréquente les milieux bourbakistes et noue ou renoue des amitiés avec Charles Ehresmann, André Weil et Henri Cartan. Avec la collaboration de ses amis Albert Lautman et Raymond Aron, il fonde une série philosophique chez Hermann. Dans ces "Essais philosophiques dirigées par Jean Cavaillès" paraîtront quatre volumes: Albert Lautman, Nouvelles recherches sur la structure dialectique des mathématiques (1939), Jean-Paul Sartre, Esquisse d'une théorie des émotions (1939), Albert Lautman, Symétrie et dissymétrie en mathématiques et en physique. Le problème du temps (1946, posthume), et de Cavaillès lui-même, également à titre posthume, Transfini et continu (1947).

Mobilisé en septembre 1939, comme officier de corps franc puis officier du chiffre au ministère de la guerre, il est cité pour son courage à deux reprises. Fait prisonnier le 11 juin 1940 en Belgique, il s'évade et rejoint à Clermont-Ferrand l'université de Strasbourg qui y est repliée. Un haut dignitaire de l’université lui reproche d'avoir déserté parce qu'il s'est évadé
Il est cofondateur à Clermont-Ferrand, en 1940, avec Lucie Aubrac et Emmanuel d'Astier de La Vigerie du mouvement Libération-Sud. Il contribue également à la fondation du journal Libération destiné à gagner un plus vaste public. Le premier numéro paraît en juillet 1941.
En 1941, il est nommé professeur de logique et de philosophie des sciences à la Sorbonne. Il participe alors en zone nord à la résistance au sein du mouvement Libération-Nord. Il s'en détache pour fonder en 1942, à la demande de Christian Pineau, le réseau de renseignement Cohors-Asturies. Il est favorable à une action militaire.
Il est arrêté par la police française en août 1942 et interné à Montpellier puis à Saint-Paul-d'Eyjeaux, d'où il s'évade en décembre 1942. Il y rédige - à l'aide de seulement quelques livres que des amis ont pu lui apporter - son "testament philosophique", publié ultérieurement et posthumément, par les soins de Georges Canguilhem et de Charles Ehresmann, sous le titre délibérément neutre Sur la logique et la théorie de la science (1947). Dans le camp, il donne une conférence sur "Descartes et sa méthode" où, selon certaines sources, il utilise la philosophie mathématique comme un langage codé. En tout cas, la fin de la conférence ne laisse rien dans l'obscurité: "C'est un tonnerre d'applaudissements quand Jean Cavaillès, après avoir rappelé la traversée de l'embouchure de l'Elbe à la Hollande, où Descartes, menacé par des mariniers, dégaina avec courage et avec succès - ajouta: « Il faut toujours savoir tirer l'épée »".
Il rencontre Charles de Gaulle à Londres en février 1943. Revenu en France en avril de la même année, il se livre essentiellement au renseignement et au sabotage visant entre autres la Kriegsmarine et l'inspection des installations allemandes de 'radiophare' sur les côtes (mission Ramier, qu'il confie à son ami de Normale Yves Rocard, physicien très réputé). Il confie à son adjoint et ancien élève Jean Gosset la direction de l'Action immédiate. Il se plonge de plus en plus profondément dans les actions directes de sabotage, seul et au sein de groupuscules convaincus, comme lui, de la priorité de l'action militaire et paramilitaire offensive sur la propagande. L'insertion dans tous ces contextes devient écrasante. Voici quelques-uns de ses hétéronymes à usages divers : Marty, Hervé, Chennevières, Bucéphale, Pégase, Carrière, 95078, Benoît, Crillon. « Là où est le danger, là aussi doit être le chef. » Il fuit les discussions et activités politiques anticipant sur les questions de pouvoir et de Realpolitik de l'après-guerre, qui prennent une place de plus en plus importante dans les questions de direction et d'organisation des divers mouvements de Résistance. Sans doute y a-t-il aussi eu des discussions quant au commandement de divers groupes et quant à la stratégie à suivre, notamment au sein de Libération-Nord. Cavaillès rompt avec le comité directeur de ce dernier mouvement; la séparation entre Libération-Nord et Cohors s'en suit. Entretemps Cohors est infiltré suite aux actions de contre-espionnage de l'Abwehr IIIF, moyennant le "retournement" d'agents de liaison capturés, introduits dans le Funkspiel (« jeu de radio », technique destinée à capter le trafic radio notamment avec l'Angleterre). Cavaillès est trahi par un de ses agents de liaison sans doute "retourné" d'une telle façon.

Arrêté le 28 août 1943 à Paris avec sa sœur Gabrielle, son beau-frère Marcel Ferrières et quatre autres membres de son réseau (dont Pierre Thiébaut), il est torturé par la Gestapo de la rue des Saussaies. Il ne parle pas, Cohors survit. Tous les sept sont incarcérés à Fresnes. L'Abwehr a fait des tentatives intensifiées afin de le "retourner" et ainsi de réaliser un coup de maître de contre-espionnage offensif. Ils croient réussir, mais c'est tout en vain. Les « pianistes » de Cohors pour le jeu de radio sont mis « en sommeil » pour quelques mois. « Le prof de la Sorbonne » impressionne ses interrogateurs par les citations de philosophie et de culture allemandes qu'il produit devant eux. Après cinq mois, Gabrielle Ferrières est remise en liberté, les autres sont transférés à Compiègne en attente d'être déportés. Mais ensuite l' "affaire Marty" connaît un revirement : on découvre que l'énigmatique et introuvable "Daniel" des sabotages dans le Nord n'est autre, encore, que "Marty". Une fois l'ampleur de ses activités réalisée, en particulier de celle militaire ressortant sous le pseudo Daniel au sein de la section d'Action immédiate (la GRAC, fondée avec Jean Gosset), le sort de Cavaillès semble scellé. Des recherches assez récentes en histoire de la Résistance ont révélé qu'il y a eu quelques interventions de personnes influentes, même vichystes, dont Jérôme Carcopino, directeur de l'ENS, Marcel Déat et le général Bérard, en faveur de Cavaillès. Elles n'auraient pu aboutir. Cavaillès avait déjà comparu devant un tribunal militaire allemand et été fusillé sur-le-champ le 17 février 1944 dans la citadelle d'Arras.
Il est enterré dans une fosse commune sous une croix de bois portant l'inscription « Inconnu no 5 ».
À la Libération, son corps est exhumé. Compagnon de la Libération à titre posthume, il repose dans la chapelle de la Sorbonne.
Famille
Son arrière-grand-oncle de côté paternel, Eugène Casalis (1812-1891), fondateur des Missions protestantes, ethnographe-linguiste des Lesotho, et directeur des Missions évangéliques de Paris.
Son père, Ernest Cavaillès (1872-1940), lieutenant-colonel, de religion protestante. Auteur d'un Atlas pour servir à l'étude des campagnes modernes, 1908. Traducteur de C.R.L. Fletcher and Rudyard Kipling, A School History of England (1911): Histoire d'Angleterre pour la jeunesse, Delagrave, 1932.
Son oncle et parrain, Henri Cavaillès (1870-1951) était professeur de géographie humaine à l'université de Bordeaux. Auteur de La Transhumance Pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de Gascogne, A. Colin, 1931 (réédition Cairn, 2004); La Houille blanche, A. Colin; La Route française, A. Colin, 1946.
Sa sœur, Gabrielle Ferrières (1900-2001), également résistante au sein de Libération-Nord et de Cohors, arrêtée en même temps que lui, pionnière de SOS Amitié, est l'auteur de sa biographie. Elle a aussi publié Sauras-tu me reconnaître... : Essai sur la solitude, éd. Lanore Fernand, 1973; ainsi que Voix sans visages, éd. Calligrammes, 1996. Pianiste, elle était formée à la Schola Cantorum dirigée par Vincent d'Indy.
Son beau-frère, Marcel Ferrières (1897-1977), également membre de Libération-Nord et de Cohors, arrêté en même temps que lui, déporté à Buchenwald. Polytechnicien, rédacteur au sein de Libération (1941-43).
Sa belle-sœur, Alice Ferrières (1909-1988), première Française à recevoir (en 1964) la Médaille des Justes parmi les nations par le Mémorial de Yad Vashem pour aide aux réfugiés et enfants juifs pendant l'occupation.

 

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MessagePosté le: Ven 2 Déc - 06:32 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES Répondre en citant

René Caillié, né le 19 novembre 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) et mort le 17 mai 1838 à La Gripperie-Saint-Symphorien (Charente-Maritime), est un explorateur français, connu comme le premier Occidental à revenir de la ville de Tombouctou, au Mali
René Caillié naît dans les Deux-Sèvres le 19 novembre 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon. C'est un homme du peuple, fils d'un ouvrier-boulanger, son père, François, est condamné à 12 ans de bagne pour un petit vol quatre mois avant sa naissance. Certains biographes, défenseurs de l'explorateur, clamèrent l'innocence de ce père, ce qui n'a pas été avéré. En revanche, la plupart des biographes posent la volonté de redorer le blason familial comme l'un des motifs du voyage de Caillié. Il ne connaît pourtant pas son père qui meurt à 46 ans au bagne de Rochefort en 1808. À onze ans, il devient orphelin car sa mère, Élizabeth née Lépine, meurt en 1811, âgée de 38 ans. René et sa sœur Céleste, alors âgée de 18 ans, furent recueillis par leur grand-mère maternelle. Fasciné par la lecture de Robinson Crusoé de Daniel Defoe, il quitte Mauzé à l'âge de seize ans, à pied, pour la ville de Rochefort, distante de 40 km, avec 60 francs en poche reçus de sa grand-mère


Désirant parcourir des terres inconnues, il embarque comme membre d’équipage de La Loire, un des quatre navires de l'escadre de la frégate de La Méduse partie pour reprendre possession, selon les termes des Traités de Paris de 1814 et 1815, de la colonie française de Saint-Louis du Sénégal alors aux mains des Britanniques. En fait, c'est son appartenance à la famille d'un bagnard qui lui vaut comme à d'autres indésirables en métropole tels que d'anciens jacobins, des Noirs, ce voyage dans l'escadre de La Méduse. L’escadre quitte son mouillage près de l’Île d’Aix au nord de l’embouchure de la Charente le 17 juin 1816. La Méduse part en tête et échoue sur le Banc d’Arguin au large de la côte de la Mauritanie actuelle. Quelques survivants sont recueillis par les autres navires. Ce naufrage marqua les esprits et inspira la célèbre œuvre de Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse. Quand les trois bateaux restants arrivent à Saint-Louis, il s’avère que le gouverneur britannique n’est pas prêt à leur remettre la colonie. Ils poursuivent donc leur route vers le sud et mouillent au large de l’île de Gorée, près de Dakar.

Caillié passe quelques mois à Dakar, qui n’est alors qu’un village, avant de retourner par la mer à Saint-Louis. Là, il apprend qu’une expédition anglaise, menée par le Major William Gray, s’apprête à quitter la Gambie pour explorer l’intérieur du continent. Caillié s’élance le long de la côte avec deux compagnons pour offrir ses services, pensant faire les 300 km à pied, mais la chaleur et le manque d’eau sont trop épuisants. Il abandonne son idée et s’embarque plutôt sur un navire de commerce pour une traversée gratuite de l’Atlantique jusqu’en Guadeloupe. Sur l’île, il trouve du travail pour six mois, et lit le récit de l’exploration du Moyen Niger par Mungo Park dans ce qui est aujourd’hui le Mali. Celui-ci avait été le premier Européen à atteindre le fleuve Niger et à visiter les villes de Ségou, Sansanding et Bamako.

 Un récit de son premier voyage (1795-97) avait été publié en français en 1799. Park se lança dans une seconde expédition en 1805, mais il mourut noyé lors de la descente de rapides sur le Niger près de Bussa, dans le Nigéria actuel. Un récit du second voyage avait été publié en anglais en 1815. Caillié rentre en France, puis repart pour le Sénégal en 1817 où il suit une mission à la recherche d'un prisonnier anglais, ce qui lui permet d'apprendre la culture africaine et la vie du désert. Atteint par la fièvre, en 1820, il rentre à nouveau en France dans un état de santé déplorable et part au Antilles jusqu'en 1824 puis rentre à Lorient quelque temps et part à Bordeaux comme employé de maison.

En 1824 il retourne à Podor au Sénégal qui est alors un comptoir défendu par un fort construit en 1744 par Pierre Barthélémy et restera dans la mémoire des podoriens jusqu'au xxe siècle. Cette fois René Caillié envisage d’atteindre Tombouctou. La Société de géographie de Paris offrait alors une récompense de 10 000 francs au premier Européen à revenir de Tombouctou, que l’on imaginait être une ville aussi fastueuse et merveilleuse qu'à l'époque de Kanga Moussa.
Caillié s’installe chez les Maures braknas, au nord du fleuve Sénégal, dans l'actuelle Mauritanie, d'août 1824 à mai 1825, pour apprendre la langue arabe et la religion musulmane. Comme l'a fait Jean Louis Burckhardt (1784-1817) juste avant lui au Levant, il s'invente une nouvelle identité de musulman, qu'il endossera durant son voyage pour éviter de se faire tuer. Il présente son projet de périple à Tombouctou au gouverneur du Sénégal, mais ne reçoit aucun encouragement.


Après avoir appris l'existence du prix offert par la Société de géographie au premier Européen qui pénètrerait dans la ville de Tombouctou rendue mythique par les récits des voyageurs arabes du Moyen Âge tels Ibn Batuta et interdite aux chrétiens, il décide de partir seul, par ses propres moyens, sans aide financière, sans escorte militaire, se faisant passer pour un humble lettré musulman. Il va en Sierra Leone où les Britanniques le nomment administrateur d’une plantation d’indigo, ce qui lui permet de gagner 80 livres sterling.

Parti de Boké sur le Rio Nunez en Guinée, le 19 avril 1827, il se dirige vers l’est le long du massif de Fouta-Djalon, passe les sources du Sénégal et franchit le cours supérieur du Niger à Kurussa. Toujours vers l’est, il atteint Tiémé dans l'actuelle Côte d'Ivoire, où il est ensuite retenu cinq mois — gravement atteint du scorbut — (3 août 1827 - 9 janvier 1828). Il reprend alors son voyage vers le nord-est et atteint la ville de Djenné où il reste du 11 au 23 mars. Il prend ensuite un bateau pour Tombouctou qu’il atteint le 20 avril 1828 et est déçu de trouver une cité tombant quelque peu en ruines. Le 4 mai, il se joint à une caravane traversant le Sahara pour aller au Maroc et atteint Fès le 12 août. C'est finalement cette ville qu'il qualifie de « la ville la plus belle qu'[il ait] vue en Afrique ». De Tanger il s’embarque finalement pour la France.


Son retour en France en 1830, à travers le désert du Sahara puis le Maroc, est un véritable calvaire. René Caillié ne fut pas le premier Européen à entrer dans Tombouctou. Avant lui, Paul Imbert, poitevin comme lui, y pénétra en tant qu'esclave du pacha Ammar el Feta, à l'époque du sultanat de Zaidan el-Nasir, dans la première moitié du xviie siècle. Mais juste avant Caillié, un officier britannique, le major Alexander Gordon Laing, atteint Tombouctou en septembre 1826, mais fut tué au moment de quitter la ville.
Caillié est donc celui qui remplit la condition de revenir de Tombouctou et il reçoit de la Société de géographie le prix de 10 000 francs, ainsi que le Grand Prix des explorations et voyages de découvertes, partagé symboliquement avec le major Alexander Gordon Laing. Son exploit vaut aussi à René Caillié la Légion d'honneur et une pension.
Il publie en 1830 son Journal d'un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique centrale, précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et autres peuples ; pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828 (Paris, Imprimerie Royale, 1830), avec le concours d'Edme François Jomard, qui lui assurera une grande renommée.

Les Anglais ont contesté la véracité de ses écrits et de son voyage. Les attaques de ses détracteurs lui sont très pénibles, il clôt ainsi son journal : « Quoi qu'il en soit, j'avouerai que ces injustes attaques me furent plus sensibles que les maux, les fatigues et les privations que j'avais éprouvés dans l'intérieur de l'Afrique » Mais ses écrits sur Tombouctou seront confirmés par le voyageur allemand Heinrich Barth en 1858, encore que ce dernier soit très critique vis-à-vis de la qualité des observations de Caillié.
Il écrit à son arrivée en France « Ceux qui ont été longtemps absents de leur pays, et qui ont pu craindre de ne jamais y rentrer, ceux-là peuvent se faire une idée de ce que j'éprouvai en revoyant cette chère patrie ! ». Le public l'oublie vite et il semble s'ennuyer sur son domaine de La Baderre (devenu l'Abadaire) sur la commune de La Gripperie-Saint-Symphorien alors qu'il est devenu maire16 de Champagne.

Il rêve de partir une nouvelle fois en Afrique. Il meurt sur ses terres le 17 mai 1838, usé par son périple, des suites d'une maladie contractée en Afrique (sans doute d'une maladie du sang apportée par le Paludisme) et est enterré dans la commune voisine de Pont-l'Abbé-d'Arnoult.
Le voyage de René Caillié a été interprété de différentes façons. Jules Verne le qualifie du « plus intrépide voyageur des temps modernes » Il est admiré comme ouvreur de l'empire colonial français africain à la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle ; ainsi, en 1885, ses biographes E. Goepp et E. Cordier écrivent ceci :

« [René Caillié] a été le précurseur des grandes choses qui, plus de cinquante ans après lui, s'accomplissent sous nos yeux. Il n'a pas créé de mer, ni percé d'isthme ; mais il a tracé une route, et cette route que durant de longs mois il a cheminée douloureusement aux prix de fatigues inouïes, voilà que déjà nous pouvons prévoir le jour, où sillonnée par des machines à vapeur, elle nous livrera toutes les richesses de l'Afrique centrale. »
Il a été plus récemment considéré comme le premier « africaniste » : respectueux des hommes et civilisations qu'il a rencontrés, il dénonce l'esclavage et la condition des femmes.
Son récit de voyage (voir bibliographie), constitue une peinture minutieuse « des paysages naturel et culturel rencontrés »: de la géographie des pays traversés, de leur faune et de leur flore, des mœurs de leurs populations, etc.

Sa ville natale, Mauzé-sur-le-Mignon, organise chaque année la Fête à Caillié et le Festival de l'Aventure individuelle où est décerné le prix René Caillié des écrits de voyages ainsi qu'une bourse de l'aventure. Quoiqu'il ne soit plus très connu en France ailleurs que dans sa région natale, l'explorateur reste connu et étudié dans trois des pays qu'il a traversés : la Guinée, la Côte d'Ivoire et le Mali.
En 1982, une expédition de la Société de Géographie (Paris), à l’initiative d’Alain Kerjean, reconstitua le voyage de Caillié des côtes de la Guinée jusqu’à Tombouctou


 

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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 06:19 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES Répondre en citant

Le Poitevin mulassier, également appelé trait mulassier ou Poitevin, est une race chevaline française rattachée au groupe des traits. Grand, calme, élégant et doté de crins ondulés en raison de son origine liée au cheval flamand, il peut porter des robes variées et originales, comme le souris, le noir et l'isabelle. Il tire son nom « mulassier » de sa principale fonction d'origine, son aptitude à engendrer des juments. Celle-ci croisées avec des baudets du Poitou donneront naissance aux mules poitevines aux qualités de force et de rusticité très appréciées. L'industrie mulassière fait les beaux jours du Poitevin mulassier du milieu du xixe siècle jusqu'au milieu du xxe siècle.
La race connaît une très importante régression avec la motorisation et la fin de la demande en mules après la Seconde Guerre mondiale, d'autant plus rapide que les juments donnent naissance à une mule à la place d'un poulain une année sur deux. Il s'agit actuellement d'une des races de trait françaises les plus menacées de disparition, en raison d'une importante consanguinité et de la faible rentabilité des animaux pour la production de viande. Plusieurs plans de sauvegarde visant à retrouver une diversité génétique ont été mis en place afin de la préserver. Le Poitevin mulassier est désormais destiné à l’attelage, au débardage, aux travaux urbains et à l'équithérapie, la nouvelle demande en mules poitevines devrait à terme lui permettre de retrouver sa fonction historique, lorsque les effectifs de la race seront stabilisés.


L'histoire du Poitevin mulassier est étroitement liée à celle du marais poitevin, d'où son surnom de « fils du vent marin, de la terre et des eaux ». La race est historiquement élevée près des marais de Luçon et de La Rochelle, ainsi qu'autour de Melle et de Niort. Elle doit son physique à une longue sélection naturelle doublée d'une sélection humaine dans ce biotope humide particulier. Bien qu'il soit décrit comme un cheval « de trait », cette qualification est impropre puisqu'il n'a pas été sélectionné historiquement pour la traction, et était peu prisé dans ce domaine
La région poitevine héberge des chevaux dès la préhistoire, des restes datés du Mésolithique ayant été retrouvés près de Surgères et d’Échiré. La tradition dit la race originaire des Marais du bas Poitou, mais quelques passionnés lui revendiquent, en se basant sur la présence des robes souris et isabelle, propres aux chevaux primitifs, une origine commune avec le Tarpan « peint sur les parois de Lascaux », sans que cela soit confirmé par une étude scientifique rigoureusement menée. D'autres chevaux sont probablement amenés par les Celtes migrant dans la région durant l'Antiquité, on retrouve leur trace au xe siècle lorsqu'un prélat de Rome demande une jument de la région au comte de Poitiers. Il semblerait que ces animaux aient été, comme les mulets, parmi les montures favorites des magistrats et des ecclésiastiques médiévaux, et se soient vendus autour de Niort, de Saint-Maixent, de l'Auvergne, du Dauphiné, du Languedoc, et même en Espagne. Peu de sources existent concernant la population équine de la région à ces époques, aussi est-elle mal définie avant le xviie siècle
La race prend forme lorsqu'à la demande du roi Henri IV de France, en 1599, Sully charge des ingénieurs hollandais et flamands dirigés par Humphrey Bradley d'effectuer les travaux d’assèchement du marais poitevin. Ils amènent avec eux leurs chevaux Frisons, Brabançons et Flamands, vieille race chevaline de travail particulièrement réputée au xiiie siècle. Les animaux, dont la taille ne dépasse pas 1,70 m pour un poids allant jusqu'à 1 200 kg, s’accouplent avec les juments autochtones, ce croisement forme la souche de la race dite « Poitevine »3,8, un animal volumineux, lent et lymphatique6, assez proche du cheval flamand de l'époque. On suppose que ces animaux gardent leur type du fait de la proximité entre les polders hollandais et les marais poitevins.
« La race chevaline mulassière du Poitou porte le cachet dans toutes ses fibres, dans toutes ses formes [...] de l'influence d'un sol bas et humide. »
— Eugène Ayrault

protestent car les juments issues de croisements avec le Pur Sang sont sans valeur pour produire des mules. La race tend à s'alléger avec ces croisements, mais aussi avec les modifications de son biotope. La sélection porte sur un animal résistant aux conditions humides de la région. Le cheval Poitevin acquiert d'énormes sabots, très particuliers parmi les races équines, et un caractère calme. Certains documents récents laissent entendre qu'il était employé à l'attelage, sa grande force étant un atout pour le travail en terrain boueux. Il aurait réalisé divers travaux agricoles ou de débardage au besoin. Pour Lætitia Bataille ainsi que d'autres spécialistes, ces animaux n'étaient pas mis au travail, en particulier à l'attelage puisqu'ils n'étaient pas caudectomisés. L'industrie mulassière se serait donc mise en place rapidement. De plus, les documents du xixe siècle attestent d'un fort emploi de la traction bovine (et non hippomobile) dans les marais.
Au milieu du xxe siècle, l'industrie mulassière s’effondre avec le développement de la motorisation. En 1922, les poulains mulassiers sont devenus difficiles à vendre. L'élevage de la race n'ayant plus d’intérêt économique, les effectifs diminuent drastiquement. Une autre cause de déclin réside dans la naissance des mules une année sur deux, ce qui ne permet pas de perpétuer la race poitevine en faisant naître des poulains, et cause une disparition « deux fois plus rapide » que pour d'autres races de trait. En 1945, la sélection de la race est orientée vers la production de viande, seul débouché économique restant aux éleveurs, et la conformation de la race se modifie très légèrement pour devenir « plus près de terre ». Le Poitevin demeurant peu rentable pour l'hippophagie, les éleveurs d'animaux à viande préfèrent investir dans des cheptels de Comtois et Bretons, à la croissance rapide et au rendement important.
En 1950, il ne reste plus que 600 juments et 50 étalons mulassiers en activité. La diffusion du tracteur agricole et la concurrence de l'élevage bovin laitier n'arrangent pas la situation du Poitevin. L'absence de promotion pour la race et le protectionnisme aggravent la situation. Entre les années 1970 et 1990, le cheptel de Poitevins varie de 250 à 300 animaux, et vingt nouveaux chevaux en moyenne entrent dans le stud-book chaque année. Au début des années 1990, les effectifs sont tombés au plus bas


La race ne doit sa survie qu'à un petit groupe de passionnés regroupés en association, et à l'aide des Haras nationaux. Une étude génétique révèle en 1994 que la totalité de la population a pour ancêtre commun un étalon nommé Québec, né en 1960. Un important risque de consanguinité existe, c'est pourquoi un plan d'accouplement géré par l'UPRA est proposé en 1998. Des accouplements avec des chevaux Frisons et des traits belges sont suggérés afin d'augmenter la diversité génétique, tout en faisant appel à des races morphologiquement et historiquement proches du Poitevin mulassier. L’État distribue des primes d'approbation aux meilleurs étalons de plus de trois ans, la prime de conservation est plus importante pour le Poitevin mulassier que pour les autres races de trait du fait de la menace d'extinction.
La race retrouve une très légère popularité au début du xxie siècle. Une centaine d'élevages la perpétuent, l'association comptant environ 300 adhérents pour 83 étalons et 189 juments. En 2006, le Poitevin est néanmoins toujours considéré comme la race chevaline française la plus menacée, avec moins de 100 naissances par an4, et les effectifs accusent une légère baisse. L'élevage s'effectue presque essentiellement en race pure pour permettre au cheptel de se reconstituer. Une autre étude génétique menée en 2008 en partenariat avec l'INRA considère la race comme « en voie de disparition », ainsi que quatre autres races françaises. Elle suggère son placement en conservation prioritaire, afin de maintenir au maximum la diversité génétique des effectifs. En 2015, les nouvelles naissances ont baissé de moitié par rapport à 2007. Les éleveurs souffrent du désengagement de l'état et du relèvement de la TVA


C’est un cheval élégant au corps longiligne et cylindrique, plus allongé que les races de trait françaises. Il mesure entre 1,60 m et 1,75 m, les mâles étant généralement plus imposants (1,68 m en moyenne) que les femelles (1,60 m en moyenne). Le cheval Poitevin a dans ses fibres l’influence du terroir de son berceau d’origine où la terre est une argile marine lourde, riche en sels minéraux, ce qui lui a permis de développer une importante ossature. Sa croissance est tardive puisque ce cheval n'atteint sa maturité que vers 6 ou 7 ans. Il se distingue aussi des huit autres races de trait françaises par son côté typé très prononcé

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:03 (2016)    Sujet du message: (79) DEUX - SEVRES

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