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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
7 Les conflits concernant le JAPON 672 -
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saintluc
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MessagePosté le: Jeu 3 Nov - 07:04 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La guerre de Jinshin (壬申の乱, Jinshin no Ran) était une guerre de succession qui a eu lieu au Japon en 672 à la suite de la mort de l'empereur Tenji. À l'origine, Tenji avait désigné son frère le prince Ō-ama comme successeur, mais avait ensuite changé d'avis à la naissance de son fils le prince Ōtomo en faveur de ce dernier.
À la mort de son père, Ōtomo monte sur le trône et devient l'empereur Kōbun. Ō-ama, qui s'était retiré dans les montagnes à Yoshino dans la province de Yamato, revient à la tête d'une armée. Les nobles prennent alors parti pour l'un ou l'autre des prétendants et l'événement dégénère en guerre civile. L'armée du prince Ō-ama, qui marche vers l'est et la capitale de l'époque, Omikyō (province d'Ōmi), au travers des provinces de Yamato, d'Iga et Mino, rencontre celle de Kōbun dans le nord-est de la province de Mino (aujourd'hui Sekigahara). Ō-ama gagne la bataille et Kōbun se suicide après seulement huit mois de règne et Ō-ama devient alors l'empereur Temmu.

La rébellion de Hōgen (保元の乱, Hōgen-no-ran) est une courte guerre civile survenue dans le Japon de l'ère Heian, en l'an 1156 de notre ère. Elle doit son nom au fait qu'elle ait eu lieu durant l'ère Hōgen (1156-1159), et impliqua les trois plus puissants clans de l'époque, les Minamoto, les Taira et les Fujiwara, dans une lutte pour la domination de la cour impériale de Kyōto.
À la fin de l'époque Heian, l'empereur n'a pas de réel pouvoir, l'administration étant noyautée par les régents Fujiwara, et certains empereurs avaient tenté d'échapper à cette mainmise en se retirant officiellement du trône, mais en continuant à exercer le pouvoir depuis leur retraite en lieu et place de l'empereur en titre, selon le système de l'insei. De tels « empereurs retirés » portaient le titre de In, ou Jōkō. S'il y avait plus d'un empereur retiré à la fois, c'était le plus ancien (appelé Hon'in) qui régnait.
En 1156, après la mort de l’hon'in Toba, une lutte de pouvoir commence entre le jōkō Sutoku et l'empereur Go-Shirakawa, qui, soutenu par Fujiwara no Tadamichi, le fils aîné du régent Fujiwara no Tadazane, tente de mettre à bas le système de l’insei.
Sachant que Sutoku préparait un coup d'État pour reprendre le pouvoir, Go-Shirakawa décide de frapper le premier et lance l'assaut sur le palais de Sutoku.
Dans le camp du jōkō Sutoku, on retrouve le frère de Tadamichi, Fujiwara no Yorinaga, ainsi que Minamoto no Tameyoshi et son fils Minamoto no Tametomo, archer renommé, de même que Taira no Tadamasa.
L'autre fils de Tameyoshi, son héritier Yoshitomo, se trouve quant à lui dans le camp de l'empereur en titre, de même que Taira no Kiyomori, chef du clan Taira et neveu de Tadamasa.


Le 28 juillet 1156 (10e jour du septième mois), les deux camps se font face à Kyōto. Du côté de Sutoku, Minamoto no Tametomo suggère une attaque nocturne du palais ennemi, mais Fujiwara no Yorinaga rejette cette stratégie. Dans l'autre camp, Minamoto no Yoshitomo conseille lui aussi une attaque nocturne, qui est quant à elle approuvée.
Le siège du palais de Shirakawa, un palais appartenant à Sutoku, constitue le principal affrontement de la rébellion de Hōgen. Durant la nuit du 29 juillet, Kiyomori et Yoshitomo conduisent leurs troupes à l'attaque du palais et le réduisent en cendres.
Fujiwara no Yorinaga meurt durant la bataille, et à l'issue de celle-ci, le palais est entièrement brûlé et le jōkō envoyé en exil dans la province de Sanuki sur l'île de Shikoku. Taira no Tadamasa est exécuté, de même que Minamoto no Tameyoshi, Minamoto no Yoshitomo devenant le nouveau chef du clan après la mort de son père.
La domination des Fujiwara sur la cour est terminée, mais Yoshitomo et Taira no Kiyomori établissent leurs clans respectifs en tant que nouveaux pouvoirs politiques à Kyōto amenant pour la première fois les samouraïs dans les hautes sphères du pouvoir. Si l'entente est cordiale au début, les Taira, inquiets de voir la puissance des Minamoto augmenter, se rapprochent en 1158 de Go-Shirakawa, maintenant retiré et remplacé par son fils l'empereur Nijō, ce qui débouche sur la rébellion de Heiji en 1159.
Les événements de la rébellion de Hōgen sont décrits dans le Hōgen monogatari, roman guerrier composé au début du xiiie siècle. (Ouvrage traduit en français par René Sieffert, Le Dit des Heiké, Presses orientalistes de France, 1976, rééd. Verdier/poche, 2012.)





 

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MessagePosté le: Jeu 3 Nov - 07:04 (2016)    Sujet du message: Publicité

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saintluc
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MessagePosté le: Ven 4 Nov - 07:05 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La rébellion de Heiji (平治の乱 Heiji-no-ran, littéralement « rébellion de Heiji ») désigne une courte révolte ayant eu lieu au Japon à la fin de l'ère Heian. Elle fait suite aux événements de la rébellion de Hōgen de 1156.
Après la rébellion de Hōgen,les deux principales familles de bushis, les clans Taira et Minamoto, s'affrontent et voient leurs relations se dégrader rapidement. Les Taira, inquiets de la montée en puissance des Minamoto, se rapprochent en 1158 de l'empereur retiré Go-Shirakawa alors remplacé par son fils l'empereur Nijō.
En décembre 1159, Taira no Kiyomori quitte la capitale, Kyōto, avec sa famille, pour se rendre en pèlerinage dans un temple de Kumano.
Le mois suivant, Minamoto no Yoshitomo et Fujiwara no Nobuyori profitent de l'occasion pour prendre d'assaut le pouvoir. Au début de janvier 1160, ils attaquent le palais de Sanjō et, forts d'une armée d'environ 500 hommes, ils font prisonniers l'empereur retiré Go-Shirakawa et son fils.
Ils assaillent ensuite le château de Fujiwara no Michinori, vassal de Go-Shirakawa. Michinori, un des rares survivants est peu après capturé puis exécuté. Nobuyori force le jeune empereur à le nommer Chancelier, marquant ainsi une étape décisive dans sa prise du pouvoir.
Taira no Kiyomori, accompagné de son fils Shigemori et de quelques hommes, revient en hâte à Kyōto. Grâce à Minamoto no Yoshihira, le fils aîné de Yoshitomo, les renforts affluent de Kamakura. Ses partisans ont l'avantage du nombre, mais n'étant pas préparé à l'assaut, ils ne réussissent pas à prendre l'avantage. Taira no Kiyomori triomphe et propose à Fujiwara no Nobuyuri de se rendre. Il est alors autorisé à retourner dans la forteresse familiale de Rokuhara, où il peut rassembler ses troupes et préparer une contre-attaque.


Fin janvier, Taira no Kiyomori réussit à faire s'échapper l'empereur adolescent, qui déguisé en femme se dissimule dans un char à bœufs, son père l'empereur l'ayant suivi, il se lance à l'attaque des Minamoto.
Au matin du 5 février, Minamoto no Yoshitomo et ses hommes, sont retranchés dans le palais impérial, ils se préparent et redoutent l'assaut inévitable des Taira. Taira no Shigemori, le fils aîné de Kiyomori, à la tête d'une troupe d'environ 3000 cavaliers attaque le palais. La défense tient pendant un moment, jusqu'à ce qu'une partie des troupes Taira feigne la retraite, attirant les guerriers Minamoto à leur poursuite hors du palais. Une petite troupe Taira s'empresse alors à l'intérieur, coupant ainsi la retraite aux Minamoto. Les hommes de Yoshitomo sont alors forcés d'attaquer la forteresse de Kiyomori à Rokuhara. Leur assaut échoue et ils se voient contraints de fuir Kyōto, rencontrant tout au long du chemin la résistance exercée par les moines-guerriers du mont Hiei, qu'ils avaient attaqués durant les décennies précédentes.
Les Taira finissent par rattraper et tuer les rebelles, décimant ainsi le clan Minamoto. Les enfants en bas âge de Yoshitomo sont toutefois épargnés et exilés. Taira no Kiyomori prend le contrôle des richesses et des terres des Minamoto, puis il est nommé Daijō-daijin (premier ministre) par Go-Shirakawa en 1167. Il forme alors le premier gouvernement samouraï de l'histoire du Japon. Arrivé au sommet de sa puissance, il donne sa fille en mariage à l'empereur Takakura et gouverne en collaboration avec l'empereur retiré Go-Shirakawa. Cependant, leur relation finit par se dégrader, et la guerre de Gempei éclate en 1180.


La guerre de Genpei (源平合戦, Genpei kassen?) nommée également Guerre Jishō–Juei (治承・寿永の乱, Jishō–Juei no ran?) est une guerre civile de l'ancien Japon (1180-1185), qui doit son appellation à la contraction des noms des deux clans qu'elle confronta : les Minamoto (源?) ou Gen suivant la lecture on'yomi (chinoise) des caractères d'où le nom du clan Genji (源氏?) et les Taira (平?) ou Hei d'où le nom de la famille Heike (平家?).
La guerre de Genpei débute en 1180 lorsque Minamoto no Yorimasa (源頼政) soutient un candidat différent de celui des Taira pour le trône impérial. La guerre s'achève cinq ans plus tard avec la victoire décisive du clan Minamoto à la bataille navale de Dan-no-ura, qui marque la fin de l'ère Heian et le début de la période Kamakura.
La guerre de Genpei est le point culminant de longues décennies de conflits entre les deux clans pour la domination de la cour impériale (et, par extension, du Japon). Durant les rébellions de Hōgen et de Heiji des décennies précédentes, les Minamoto avaient tenté sans succès de reprendre le contrôle aux Taira. Ceux-ci ont alors commencé une longue série d'exécutions, dans le but d'éliminer une fois pour toutes leurs rivaux.
En 1177, les relations entre l'empereur retiré Go-Shirakawa (後白河) et le clan Taira deviennent très tendues, et l'ancien empereur tente un coup d'État pour renverser le Daijō-daijin (太政大臣) (premier ministre) Taira no Kiyomori (平清盛), qui le fait arrêter en 1179 et abolit l'insei (院政), ou gouvernement retiré, ce qui provoque une forte opposition anti-Taira.
Le 21 mars 1180, Taira no Kiyomori met sur le trône impérial son petit-fils Antoku (安徳), alors âgé de seulement trois ans, après l'abdication de l'empereur Takakura (高倉). Le prince Mochihito (以仁王), fils de Go-Shirakawa, s'estime lésé de sa place sur le trône et, avec Minamoto no Yorimasa, lance le 5 mai un appel aux armes aux diverses familles de samouraïs et aux monastères bouddhistes.
En juin, Kiyomori déplace le siège du pouvoir impérial à Fukuhara (福原) (aujourd'hui Kōbe), dans le but de promouvoir le commerce avec la Chine des Song (宋), qui fait la richesse de son clan, et le 15 de ce même mois, le prince Mochihito fuit Kyoto et va se réfugier au Mii-dera (三井寺).


À la suite du soulèvement de Mochihito et Yorimasa, le prince est pourchassé par les Taira et la bataille qui s'ensuit prend place juste à l'extérieur de Kyoto. Elle est appelée première bataille d'Uji, le 23 juin. Au cours de ce qui est considéré comme la première bataille de la guerre de Genpei, Yorimasa se fait seppuku. Mochihito parvient à s'enfuir en direction de Nara, mais est rapidement rattrapé et tué.
Minamoto no Yoritomo (源頼朝), aidé de son beau-père Hōjō Tokimasa (時政, 北条), prend la relève, mais est rapidement vaincu le 14 septembre à la bataille d'Ishibashiyama. Yoritomo fuit alors à Chiba, y lève une armée et va se retrancher à Kamakura (鎌倉) en octobre.
Yoritomo n'est pas le seul à répondre à l'appel à la révolte du prince Mochihito. En septembre, son cousin Minamoto no Yoshinaka (源義仲) lève lui aussi une armée dans les montagnes du Kiso (木曽) où il est né, de même que Minamoto no Yukiie (源行家), battu à deux reprises à Sunomata puis à Yahagigawa par Taira no Tomomori (平知盛).
En novembre, la capitale est retransférée à Kyoto.
Pendant ce temps, Tomomori et son frère Shigehira (平重衡) se vengent de l'implication des sōhei (僧兵) (moines guerriers) aux côtés des Minamoto en attaquant et détruisant Nara (voir Siège de Nara.) Le Kōfuku-ji (興福寺), notamment, sera brûlé le 19 décembre.
Depuis 1177, le Japon subissait une série de mauvaises récoltes qui finit par causer en 1181 une famine qui force une suspension des hostilités qui durera jusqu'en 1183. Même après la reprise du conflit, les faibles récoltes continueront, et, plus fortes dans les terres appartenant aux Taira, contribuant à l'affaiblissement du clan, tout comme le décès de Kiyomori au début de l'année 1181, remplacé par son fils Taira no Munemori (平宗盛), beaucoup moins compétent.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Sam 5 Nov - 06:16 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La première bataille d'Uji est une bataille qui a eu lieu près de Kyōto au Japon le 23 juin 1180 et marque le début de la guerre de Genpei.
En 1180, le prince Mochihito, le favori du clan Minamoto pour la succession au trône, fut chassé par les forces Taira jusqu'au Mii-dera, un temple situé juste en dehors de Kyōto. En raison de l'intervention d'un moine du Mii-dera sympathisant des Taira, l'armée des Minamoto arriva trop tard pour défendre le temple. Minamoto no Yorimasa conduisit alors le prince Mochihito au sud en direction de Nara, accompagné de l'armée Minamoto et de moines guerriers du Mii-dera. Trois moines-guerriers en particulier sont cités dans le Heike Monogatari pour leur rôle dans cette bataille:
Ichirai Hoshi, qui sauta par dessus le sōhei Jomyo pour conduire les moines du Mii-dera à la bataille.
Gochin no Tajima, dit Tajima le coupeur de flèches, qui coupa avec sa naginata les flèches tirées par les Taira.
Tsutsui Jomyo Meishu, qui, après avoir tiré 24 flèches, posa son arc et se battit en plein milieu des troupes Taira, d'abord avec sa naginata, puis avec son tachi et pour finir avec son tantō, avant de mourir transpercé de 63 flèches.
Tous trois, accompagnés d'autres moines du Mii-dera, ont combattu avec des arcs et flèches, diverses épées et dagues, et des naginata.
Ils traversèrent la rivière Uji juste au sud du Byōdō-in, et détruisirent le pont derrière eux pour empêcher les Taira de les suivre. Cependant, les forces du clan Taira traversèrent la rivière à gué et engagèrent les Minamoto, qui furent forcés de se retrancher dans le Byōdō-in.
Yorimasa essaya d'aider le prince à fuir, mais fut blessé par une flèche. Il se fit alors seppuku dans la salle du Phénix. C'est l'un des premiers seppuku connus, et celui qui a fixé la norme pour les suivants. Le prince Mochihito parvint à s'enfuir en direction de Nara, mais fut tué quelques jours après par les guerriers Taira.

Après la bataille d'Uji du 23 juin 1180, durant laquelle Minamoto no Yorimasa avait affronté une petite armée Taira avec l'aide des moines du Mii-dera et d'autres temples, les Taira, victorieux mais furieux d'avoir été affrontés, décidèrent de donner l'assaut et brûler le Mii-dera, avant de se rendre à l'ancienne capitale Nara. Les Taira furent alors affrontés par des moines guerriers de presque tous les principaux monastères et temples de Nara. Taira no Shigehira et Tomomori, deux fils du chef du clan Taira, Kiyomori, commandèrent le siège.
Les moines creusèrent des fossés dans les routes et construisirent de nombreuses formes de défenses improvisées. Ils se battaient principalement avec des arcs et flèches et des naginata, alors que les Taira étaient à cheval, ce qui leur donnait un grand avantage. En dépit de la supériorité numérique des moines, et de leurs défenses stratégiques, leurs ennemis parvinrent à détruire presque tous les temples de la ville : pour mettre fin aux combats incessants, Taira no Shigehira finit par ordonner de mettre le feu au Kōfuku-ji et au Tōdai-ji. Seul l'Enryaku-ji parvint à repousser les attaquants et à survivre.
Le Heike Monogatari décrit la destruction du Daibutsu du Tōdai-ji:
«La statue colossale du Bouddha de Vairocana de cuivre et d'or, dont la tête voûtée perçait les nuages, où brillait le joyau sacré de son front élevé, a fondu avec la chaleur, de sorte que ses symboles de pleine lune tombèrent sur le sol en dessous, alors que son corps fondait dans une masse informe.»
En tout, 3500 personnes sont mortes dans l'incendie de Nara.

La bataille d'Ishibashiyama (石橋山の戦い, Ishibashiyama no tatakai), le 14 septembre 1180, est la première bataille de la guerre de Gempei à laquelle prit part Minamoto no Yoritomo.
Malgré la mort en juin de Minamoto no Yorimasa et du prince Mochihito à la première bataille d'Uji, l'appel à la révolte de ce dernier ne reste pas oublié du clan Minamoto, et Yoritomo, qui est l’héritier légitime du clan Minamoto malgré les intrigues de son oncle Yukiie, et de son cousin Yoshinaka, décide de prendre les armes, aidé par son beau-père Hōjō Tokimasa.
À la suite de la Rébellion de Heiji, Yoritomo avait été exilé à Izu par les Taira. Quand Kiyomori apprend que Yoritomo a rassemblé une armée et se dirige vers la passe de Hakone, il envoie Ōba Kagechika pour l'arrêter.
À la faveur d'une attaque surprise durant la nuit, celui-ci remporte la victoire sur les Minamoto, et Yoritomo prend alors la fuite pour Chiba, où il rassemble une nouvelle armée, avant d'aller se retrancher dans Kamakura en octobre.


La bataille de Fujigawa (富士川の戦い, Fujigawa no Tatakai), aussi connue sous le nom de bataille qui n'eut jamais lieu, est un épisode célèbre de la guerre de Gempei.
Afin de reconstituer rapidement des troupes après son retour d'exil et sa défaite à Ishibashiyama, Minamoto no Yoritomo envoya des messagers pour recruter d'autres clans à son côté. Alors qu'il traversait la région au pied du mont Fuji dans la province de Suruga, il arrangea un rendez-vous avec le clan Takeda et d'autres familles des provinces de Kai et de Kōzuke, au nord. Ces alliés arrivèrent juste à temps pour combattre les poursuivants Taira.
Selon le Azuma Kagami, des soldats de Minamoto dérangèrent une bande d'oies sauvages dans la nuit. Le bruit de leur envol fit croire à l'armée Taira qu'elle était la cible d'une attaque soudaine, ce qui la fit prendre peur et s'enfuir en désordre, laissant la victoire à Yoritomo, qui eut ainsi le champ libre pour s'emparer des provinces de l'Est.
Au Japon, le nom de cette bataille est entré dans l'histoire pour désigner une victoire acquise sans lutter.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Dim 6 Nov - 06:58 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La bataille de la Sumonata-gawa (墨俣川の戦い) est un épisode de la guerre de Gempei.
Le 25 avril 1181, Minamoto no Yukiie décide de tenter une attaque surprise dans la nuit en trouvant Taira no Tomomori et son armée directement en face de la sienne, de l'autre côté de la rivière de Sunomata. Les guerriers Minamoto traversent l'eau sans encombre et infiltrent les rangs ennemis mais leur embuscade échoue lorsque les Taira parviennent à distinguer leurs partisans secs de leurs adversaires trempés même dans la nuit. Yukiie et les autres survivants Minamoto sont repoussés de l'autre côté de la rivière.


La bataille de Yahagigawa est un épisode de la guerre de Gempei.
Après sa défaite à la bataille de Sunomata, Minamoto no Yukiie tente de gagner du temps en détruisant le pont sur le fleuve Yahagigawa et en mettant en place un mur défensif. Il est forcé de se retirer, mais les Taira abandonnent leurs poursuites lorsque Taira no Tomomori tombe malade.

Hiuchiyama (火打ち山) était l'une des forteresses de Minamoto no Yoshinaka dans la province d'Echizen. En avril et mai 1183, Taira no Koremori attaque la forteresse, qui, bien qu'étant construite avec de simples palissades, elle est construite sur des rochers escarpés et bien défendue. De plus, les Minamoto avaient même construit un barrage pour créer un fossé. Cependant, un traître a envoyé, en l'enroulant autour d'une flèche tirée dans le camp des Taira, un message révélant un moyen de briser le barrage et d'en drainer l'eau. Le château tombe bientôt aux mains des Taira, mais Yoshinaka parvient à s'échapper avec la majeure partie des troupes.

La bataille de Kurikara, aussi connue sous le nom de bataille de Tonamiyama (砺波山), est la bataille qui marque le tournant de la guerre de Gempei en faveur du clan Minamoto.
Minamoto no Yoshinaka, commandant d'un contingent de guerriers de la province de Shinano, avait quelques années plus tôt pillé les terres des Taira, avant que ses raids, ainsi que la guerre elle-même, soient mis en pause à cause de deux ans de famine. Les conditions s'améliorant en 1183, les Taira cherchent à se venger de Yoshinaka. Taira no Koremori, fils de Taira no Kiyomori, prend en charge l'opération, secondé par Michimori, Tadanori, Tomonori, Tsunemasa et Kiyofusa. Leurs forces sévèrement diminuées par les combats et la famine, les Taira cherchent à recruter des guerriers dans les terres environnantes, au risque de prolonger la famine, la plupart de ces guerriers étant des paysans quittant leurs fermes. Bien que certaines chroniques listent leur nombre à plus de 100 000, c'est un nombre hautement improbable, et d'autres sources plus crédibles estiment ce nombre à environ 40 000.
Minamoto no Yoritomo, le cousin de Yoshinaka, marche sur ce dernier pour l'affronter pour la domination du clan en mars 1183, mais Yoshinaka le convainc de renoncer, arguant du fait qu'ils doivent être unis contre les Taira. Pour prouver ses bonnes intentions, Yoshinaka envoie son fils Yoshitaka à Kamakura en tant qu'otage. Peu après cela, Yoshinaka reçoit des nouvelles de l'armée de Koremori, et part l'affronter, accompagné de son oncle Minamoto no Yukiie, et de ses quatre vassaux les plus loyaux, Kanehira Imai, Kanemitsu Higuchi, Chikatada Tate et Yukichika Nenoi (surnommés shi-tennō, « quatre gardiens célestes »)
À l'approche des passes montagnardes qui connectent l'ouest et l'est de Honshū, Taira no Koremori scinde ses forces en deux, une partie tenant le col de Kurikara dans les monts Tonamiyama entre les provinces d'Etchū et de Kaga, et l'autre pénétrant dans la province d'Etchū via la province de Noto au nord, où il remporte une victoire mineure totalement éclipsée par la défaite à Kurikara. Minamoto no Yoshinaka, voyant les forces Taira avancer dans la passe, dispose un grand nombre de drapeaux blancs (le blanc était la couleur des Minamoto) sur une colline à quelques kilomètres de là, dans le but de faire croire que ses forces étaient beaucoup plus importantes qu'elles ne l'étaient en réalité. Cette tactique avait pour but de forcer les Taira à rester en haut du col jusqu'à la tombée de la nuit, afin d'avoir le temps de mettre en place la seconde partie de sa stratégie.

Il divise alors ses propres forces en trois. Un groupe est envoyé attaquer les Taira par l'arrière, un second est placé en embuscade en dessous du col, et le troisième, incluant Yoshinaka, est placé au centre. Pour détourner l'attention des Taira des autres détachements Minamoto, Yoshinaka cherche à faire se dérouler la bataille de façon très formelle. Ainsi, quand les Taira descendent de la montagne et que la bataille proprement dite commence, le groupe central de Yoshinaka engage l'ennemi dans des échanges d'archerie. S'ensuivent des combats individuels auxquels les Taira se prêtent volontiers, dans l'espoir de gagner leurs places personnelles dans les chroniques et poèmes épiques qui auraient pour but de raconter cette guerre. Dans la plupart des chroniques, en particulier le Heike Monogatari, les Taira sont montrés comme n'étant pas aussi coutumiers des voies de la guerre que les Minamoto, étant plus décadents, et plus habitués à la vie d'hommes de cour. Il est très possible que cela ait également été le cas dans la réalité. Ainsi, la possibilité d'engager le combat dans une bataille formelle et civilisée est attrayante pour de nombreux guerriers Taira qui ne demandent pas mieux que d'utiliser leurs talents martiaux de la manière dont ils les avaient appris, la plus formelle qui soit.
Pendant ce temps, les autres troupes de Yoshinaka se mettent en position, et à midi, les Taira découvrent derrière eux un détachement Minamoto, portant beaucoup plus de drapeaux qu'un simple détachement devrait transporter, à nouveau pour donner l'illusion de troupes nombreuses. Pendant ce temps, le groupe central de Yoshinaka rassemble des bœufs aux cornes desquelles il fait attacher des torches allumées, et les lâche dans le col directement dans l'armée Taira, causant la panique parmi celle-ci, malgré sa supériorité numérique. Beaucoup de guerriers Taira chargent dans la horde, pendant que de nombreux autres sont simplement éjectés de la trajectoire des bœufs, mourant dans des ravines rocheuses loin en contrebas. Beaucoup plus d'entre eux tentent de faire retraite, mais se perdent par divers chemins, où ils rencontrent la mort des mains des guerriers Minamoto placés là pour les attendre, ou en tombant dans diverses gorges.
Les survivants Taira, souffrant de nombreuses pertes, paniqués et démoralisés, s'enfuient. Kurikara est une victoire majeure pour les Minamoto, conduisant à l'abandon de Kyōto par les Taira en août et leur retraite à Shikoku avec l'empereur Antoku.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Lun 7 Nov - 07:52 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La bataille de Shinohara (篠原の戦い) (on trouve aussi Shinowara) est un épisode de la guerre de Gempei.
À la suite de la bataille de Kurikara, Minamoto no Yoshinaka engagea le combat avec les troupes en fuite de Taira no Munemori. Un duel d'archerie entre les champions de chaque camp précéda la bataille proprement dite, durant laquelle se passèrent plusieurs combats singuliers restés célèbres. Yoshinaka remporta la victoire, mais parmi les morts se trouvait son vieux vassal Sanemori Saitō, qui avait teint ses cheveux en noir pour paraître plus jeune.

La bataille navale de Mizushima (水島の戦い) a eu lieu le 17 novembre 1183. L'une des plus importantes bases des Taira se trouvait sur la petite île au large de la côte de Shikoku. En novembre 1183, Minomoto no Yoshinaka envoie une armée traverser la Mer intérieure pour aller à Yashima, mais elle est arrêtée par les Taira juste au large de Mizushima (水島), une petite île de la province de Bitchu, juste au large de Honshū.
Les Taira, ayant attaché leurs bateaux ensemble, avaient placé des planchers entre eux pour créer une surface de combat plane. La bataille s'ouvre avec le tir d'une pluie de flèches sur les bateaux Minamoto, puis lorsque les bateaux furent suffisamment proches les uns des autres, les combattants passent à l'arme blanche. Après avoir vaincu les Minamoto présents sur la plate-forme, les Taira, ayant amené des chevaux tout équipés sur leurs bateaux, nagent vers la côte avec leurs coursiers, et mettent en déroute les derniers combattants Minamoto.

Siège de Fukuryūji

Fukuryūji (福隆寺) était une forteresse appartenant à Kaneyasu Seno, un partisan des Taira. Kanehira Imai, compagnon de Minamoto no Yoshinaka, conduisit ses hommes au travers de rizières boueuses, sous de lourds tirs d'archerie, à l'assaut de la forteresse. Les attaquants furent victorieux, et Kaneyasu mourut lors du combat.

La bataille de Muroyama est un épisode de la guerre de Gempei.
Minamoto no Yukiie tenta de récupérer de la défaite de la Bataille de Mizushima en attaquant les Taira à Muroyama. Les forces Taira se scindèrent en cinq divisions, les quatre plus petites attaquant l'une après l'autre, et écrasant les hommes de Yukiie. Largement dépassés par le nombre de leurs adversaires, prirent la fuite lorsqu'ils se retrouvèrent encerclés.

Le siège du Hōjūjidono (ou Hōjū-ji dono) est un épisode de la guerre de Gempei.
Depuis un certain temps, Minamoto no Yoshinaka voulait prendre le contrôle du clan Minamoto à son cousin Yoritomo, qui l'avait humilié quelque temps plus tôt. Revenant à Kyōto en triomphe après ses victoires à Kurikara et Shinohara, malgré la défaite de son allié Minamoto no Yukiie à Muroyama, il complota avec celui-ci pour kidnapper l'empereur retiré Go-Shirakawa et établir leur propre gouvernement dans les provinces au nord de Kyōto, s'appuyant sur la « possession » de l'ex-empereur pour justifier leur règne. Mais Yukiie, en fin de compte, se retira du plan et avertit l'empereur, qui à son tour prévint Yoritomo.
Yoshinaka décida d'attaquer quand même le Hōjū-ji dono où vivait Go-Shirakawa. Il y mit le feu avec des flèches enflammées, tua les défenseurs, et se saisit de Go-Shirakawa. Il rencontra l'opposition d'un certain nombre de nobles de la cour et de sōhei (moines-guerriers) du mont Hiei et du Mii-dera, mais finit, après de nombreux combats dans les rues de Kyōto, par sortir victorieux de la ville avec l'ancien empereur. Cependant, à ce moment, les armées Minamoto, sous le commandement de Yukiie, Yoritomo, Yoshitsune et Noriyori entouraient la capitale. Yoshinaka prenant la fuite en passant le pont d'Uji, y rencontra les troupes de Yoshitsune à la seconde bataille d'Uji.

 

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MessagePosté le: Mar 8 Nov - 06:57 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La seconde bataille d'Uji, le 19 février 1184, est un épisode de la guerre de Gempei, et apparaît comme une version ironiquement renversée de la première bataille d'Uji qui avait ouvert la guerre.
Minamoto no Yoshinaka, voulant prendre le contrôle du clan Minamoto, avait saccagé Kyōto, brûlé le palais du Hōjūji, enlevé l'empereur retiré Go-Shirakawa et s'était proclamé Shogun. Quittant la ville par le pont sur la rivière Uji, il détruisit celui-ci pour empêcher ses cousins de le poursuivre, comme l'avait fait Minamoto no Yorimasa quatre ans plus tôt, mais comme les forces des Taira en 1180, les cavaliers de Yoshitsune traversèrent la rivière, infligèrent une défaite à Yoshinaka, et le poursuivirent loin de la capitale. Il trouva la mort deux jours plus tard lors de la bataille d'Awazu.


La bataille d'Awazu fait directement suite à la seconde bataille d'Uji, deux jours plus tôt.
Minamoto no Yoshinaka, poursuivi depuis Kyōto par les armées de ses cousins, est rejoint à Seta par son compagnon d'armes Kanehira Imai. En chemin, il est rejoint par sa femme Tomoe Gozen et affrontent l'ennemi à Awazu. Ils se battirent vaillamment contre les forces largement supérieures de Noriyori et Yoshitsune, mais finirent par être vaincus: Yoshinaka fut touché par une flèche lorsque son cheval se retrouva englué dans une rizière, et Kanehira se suicida en se jetant de son cheval en tenant son sabre dans sa bouche. Quant à Tomoe, son sort relève de la légende, et si certaines sources affirment qu'elle choisit de rester mourir au combat au côté de son compagnon, d'autres affirment qu'elle s'enfuit du champ de bataille avec la tête de Yoshinaka, puis (selon les sources), soit se jeta dans l'océan avec la tête, soit survécut, déposa les armes, et se fit religieuse bouddhiste.


La bataille d'Ichi-no-Tani (一ノ谷の戦い) est une bataille de la guerre de Gempei.
Ichi-no-Tani (一の谷, Ichi-no-Tani) était une forteresse des Taira située à l'ouest de l'actuelle ville de Kobe, située sur une très étroite bande de rivage, entre les montagnes au nord et la mer au sud. Cette position la rendait assez bien défendable, mais rendait dans le même temps difficiles les manœuvres de troupes à l'intérieur de l'enceinte. Minamoto no Yoshitsune avait scindé ses forces en trois. Les hommes de Minamoto no Noriyori avaient attaqué les Taira à l'Ikuta-jinja, un sanctuaire shintō situé dans les bois à quelque distance à l'est. Pendant ce temps, la plus grande partie de l'armée attaqua par l'ouest le long de la côte. Un dernier détachement conduit par Yoshitsune lui-même, comprenant pas moins d'une centaine de cavaliers, escalada la montagne, et attaqua la forteresse par l'arrière, relativement peu défendu. À l'heure dite, les trois groupes lancèrent l'assaut, mettant le feu à la forteresse. Beaucoup des guerriers Taira rejoignirent leurs bateaux et firent voile pour Yashima (aujourd'hui Takamatsu), mais Taira no Tadanori fut tué et Shigehira capturé.
La bataille d'Ichi-no-Tani est l'une des batailles les plus célèbres de la guerre de Gempei, ceci étant en large partie dû aux combats individuels qui eurent lieu là. Benkei, probablement le plus célèbre de tous les sōhei (moines-guerriers), se battit aux côtés des Minamoto, et beaucoup des guerriers Taira les plus importants et les plus puissants étaient présents également. La mort du jeune Taira no Atsumori âgé de seize ans, des mains de Naozane Kumagai qui avait perdu un fils de cet âge, est un passage très célèbre du Heike Monogatari. Cet événement a été adapté dans le théâtre nō et le kabuki. La mort d'Atsumori est probablement l'un des combats singuliers les plus célèbres de toute l'histoire du Japon.
Cette bataille est également le dernier cas enregistré de siège japonais où furent utilisées des arbalètes.


La tombe de Taira no Atsumori

La bataille de Kojima est un épisode de la guerre de Gempei qui fait suite à la bataille d'Ichi-no-Tani. Après cette bataille, la guerre connaît une pause d'environ six mois, durant lesquels Minamoto no Noriyori retourne à Kyōto.
Noriyori est à nouveau envoyé en expédition, en octobre 1184, pour sécuriser par la terre les provinces de la région de Chūgoku, territoire Taira par excellence, avant de se rendre à Kyūshū. Le 8 octobre, il part avec des troupes fraîchement arrivées de l'est et parvenu à Harima, il est informé de d'activités des Taira dans le port de Kojima, il décide de partir attaquer cette position. Kojima est une petite île, séparée de Honshū par un fin bras de mer, suffisamment large toutefois pour bloquer Noriyori, du moins jusqu'à ce qu'un samouraï du nom de Moritsuna Sasaki déniche un pêcheur qui leur indique un endroit suffisamment peu profond pour traverser avec leurs chevaux. Ne laissant à personne le soin de le précéder au combat, Sasaki engage le premier son cheval sans prévenir ses alliés. Noriyori lance alors une charge de cavalerie qui force les Taira à embarquer, et Taira no Sukimori, Arimori et Tadafusa engagent des échanges d'archerie avec les Minamoto jusqu'à la tombée de la nuit, avant de mettre leurs navires en mouvement en direction de Shikoku. Ne disposant pas de navires pour les poursuivre, la cavalerie de Noriyori ne peut que les regarder partir.
Après cela, il reste bloqué sur Honshū jusqu'à la fin de l'année, bloqué par les difficultés logistiques et ne peut poursuivre sa mission. Il finit toutefois par se procurer des navires et part alors sécuriser Kyūshū en février 1185.


La bataille navale de Yashima (屋島の戦い) a eu lieu le 22 mars 1185. À la suite d'une longue série de défaites, le clan Taira s'était retiré à Yashima (actuellement Takamatsu), un îlot volcanique situé juste au large de Shikoku, dont il avait été séparé en 1184 par un fin détroit. Ils avaient là une forteresse, et un palais improvisé pour l'empereur Antoku et les regalia, qu'ils avaient emmenés avec eux dans leur fuite depuis Kyōto.
Minamoto no Yoshitsune, qui avait dû s'arrêter de poursuivre les Taira l'année passée, le temps de construire des navires, arriva à Shikoku avec une petite troupe d'à peine une centaine d'hommes. La plupart de ses bateaux avaient été détruits ou perdus dans une tempêtes quelques jours avant, mais un allié, Kagetoki Kajiwara, l'avait réapprovisionné.
Les Taira s'attendant à une attaque navale, Yoshitsune alluma des feux sur Shikoku, essentiellement sur leur arrière, leur faisant croire qu'une large force approchait depuis la terre. Ils abandonnèrent leur forteresse/palais, et embarquèrent sur leurs navires en compagnie de l'empereur Antoku et des regalia. Les Taira placèrent même un éventail en haut du mât de l'un de leurs navires, défiant les Minamoto de le mettre à bas. Dans l'un des faits d'archerie les plus célèbres du Japon, Nasu no Yoichi s'avança dans la mer sur son cheval et abattit le drapeau d'une flèche bien placée. Les Minamoto furent victorieux, mais la majorité de la flotte Taira parvint une nouvelle fois à s'échapper à Dan-no-ura où ils furent définitivement vaincus un mois plus tard.


La bataille navale de Dan-no-ura (壇の浦の戦い, Dan-no-ura no tatakai), est la bataille décisive qui marque la victoire des Minamoto sur les Taira et la fin de la guerre de Gempei. Le 25 avril 1185, au terme d'une demi-journée de combat, les Minamoto viennent à bout de la flotte du clan Taira au large d'une plage appelée Dan-no-Ura, dans le détroit de Shimonoseki au large de la pointe sud de Honshū.
Bien que dépassés en nombre, les Taira avaient l'avantage de connaître les conditions de marées du détroit grâce à l'expérience de Taira no Tomomori, de même que les tactiques de combat naval en général. Les Taira divisèrent leurs forces en trois escadres, pendant que leurs ennemis arrivaient en masse, navires côte à côte et archers prêts. Le début de la bataille consista principalement en tirs d'archerie à longue distance, avant que les Taira prennent l'initiative, profitant de la marée favorable pour essayer d'encercler les bateaux des Minamoto. À 11 heures du matin, alors que les deux armées étaient sérieusement engagées en combat à l'arme blanche, le changement de marée fit graduellement pencher l'avantage en faveur des Minamoto.
Voyant cela, l'un des généraux Taira du nom de Shigeyoshi Taguchi décida de changer de camp et attaqua les Taira par derrière. Il révéla également aux Minamoto sur quel bateau était embarqué le jeune empereur Antoku. Les archers connaissant maintenant la bonne cible, concentrèrent leurs tirs sur les rameurs et hommes de barre du navire impérial, mais également du reste de la flotte, rendant les vaisseaux Taira incontrôlables. Réalisant que la bataille était perdue, nombre de Taira choisirent de se suicider en se jetant par-dessus bord, y compris l'empereur Antoku, âgé de six ans, dans les bras de sa grand-mère Tokiko, la veuve de Taira no Kiyomori, l'ancien chef du clan. Selon Mitsuo Kure, « Certains voient dans la mort de ces nobles cultivés et bien élevés le symbole de la fin d'une époque et le commencement d'une autre : celle des seigneurs samouraïs. » (Mitsuo Kure, Samouraïs, p. 25). Aujourd'hui, les Heikegani (« Crabes Taira ») trouvés dans le détroit sont considérés par les Japonais comme étant investis de l'esprit des guerriers Taira.
Taira no Munemori n'aura pas cette chance: il sera capturé, et plus tard exécuté.
Cette bataille décisive mit fin à l'ère Heian ainsi qu'aux espoirs des Taira de contrôler le Japon. Minamoto no Yoritomo, le demi-frère aîné de Minamoto no Yoshitsune, mit en place le bakufu de Kamakura, et fut nommé Seii Taishogun en 1192.


 

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MessagePosté le: Mer 9 Nov - 07:12 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

Les invasions mongoles du Japon (元寇, Genkō?) de 1274 et 1281 sont des opérations militaires majeures entreprises par Kubilai Khan pour conquérir l'archipel japonais après sa conquête de la Corée.
Malgré leur échec, ces tentatives d'invasions ont eu une grande importance historique ; elles marquent le terme de l'expansion mongole et restent des événements de dimension nationale dans l'histoire du Japon : elles sont ce que le Japon a connu de plus proche d'une invasion dans les 1 500 dernières années en dehors de l'épisode des navires noirs en 1853, liée à la politique de la canonnière des États-Unis qui marque la fin de l'ère Edo et à la signature de traités inégaux, et l'occupation américaine du Japon après la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses œuvres de fiction y font référence ; on peut aussi remarquer que ce sont les premières circonstances où le terme de kamikaze (« vent divin ») a été utilisé.
En 1231, les Mongols envahissent la Corée, et après trente ans de guerre (en), la Corée signe un traité en faveur de la dynastie Yuan. Le Mongol Kubilai Khan devient empereur de Chine en 1260 et installe sa capitale à Beijing en 1264.


Les prémices (1266-1273)
Ambassades mongoles de 1266 et 1268
Deux ans après, les Mongols envoient des émissaires au Japon, demandant aux Japonais de se soumettre à la loi mongole ou de faire face à une invasion. D'autres émissaires sont envoyés en 1268, revenant les mains vides comme leurs prédécesseurs. Tous ces émissaires rencontrent le chinzei-bugyō, ou « Commissaire à la défense de l'Ouest », qui transmet le message au shogun à Kamakura, et à l'empereur à Kyōto. À la suite de cela, un certain nombre de messages est envoyé, par des émissaires coréens et mongols.
Réaction du gouvernement japonais
C'est le fait que les samouraïs du shogunat de Kamakura ont récemment pris le contrôle du Japon et n'ont aucune connaissance en politique étrangère qui détermine leur réaction. En effet, alors que la Cour impériale de Kyōto envisage de céder à la menace, le jeune shikken Hōjō Tokimune refuse fermement, appuyé par des moines bouddhistes qui ont séjourné en Chine et notamment de Nichiren qui enseigne que l'invasion de la Chine par les Mongols est un signe néfaste pour la population du Japon.
Le régent ordonne à tous ceux qui possèdent des fiefs à Kyūshū, la région la plus proche de la Corée et donc la plus susceptible d'être attaquée, de retourner dans leurs terres, et fait déplacer les troupes de Kyūshū vers l'ouest, pour protéger les zones de débarquement les plus probables. De grands services de prières sont aussi organisés et la plupart des affaires du gouvernement cessent pour faire place à la gestion de la crise.
Préparatifs mongols
En 1268, l'empire mongol ne dispose pas encore des ressources nécessaires à la constitution d'une flotte et d'une armée d'invasion. La préparation de l'invasion prend donc quelques années.
En 1273, Kubilai Khan envoie en Corée une force qui doit servir d'avant-garde, mais cette armée se trouve incapable de subvenir à ses besoins dans la campagne coréenne et doit retourner se ravitailller en Chine.
L'invasion de 1274
En 1274, la flotte mongole prend la mer, avec environ 15 000 soldats mongols et chinois et 8 000 guerriers coréens, dans 300 grands vaisseaux et 400 à 500 plus petits. Les Japonais ne disposant pas de forces navales, les Mongols prennent facilement les îles de Tsushima et d'Iki (en), et débarquent le 19 novembre dans la baie de Hakata, non loin de Dazaifu, l'ancienne capitale administrative de Kyūshū.
Le lendemain a lieu la bataille de Bun'ei (文永の役?), aussi connue sous le nom de « bataille de la baie de Hakata ». Les Mongols, avec leur armement, incluant des explosifs chinois qui impressionnent les Japonais, leur tactique supérieure et leurs troupes plus nombreuses débordent la petite garnison de samouraïs qui doit se réfugier dans la forteresse de Dazaifu.
Cependant, de lourdes pertes, un manque de ressources, un début de rébellion parmi les auxiliaires coréens et chinois qui constituent la majorité de l'armée et une tempête qui endommage gravement la flotte forcent les Mongols à renoncer à l'invasion. La rapidité de cette retraite pousse certains historiens, notamment Stephen Turnbull, à affirmer que l'attaque n'était guère plus qu'une reconnaissance des forces ennemies.


Les années 1275-1281
À partir de 1275, le bakufu augmente ses efforts pour préparer la défense contre l'inévitable invasion à venir. Tout en améliorant l'organisation des samouraïs de Kyūshū, il ordonne la construction de forts et d'autres structures défensives en de nombreux points du littoral,y compris Hakata. La construction d'une muraille défensive, le Genkōbori, le long des côtes nord de Kyūshū est entreprise, aux frais des samouraïs, qui ne sont pour la plupart pas des gokenin mais des guerriers indépendants du gouvernement, anciens membres ou vassaux des Taira.
Pendant ce temps, le roi de Corée tente à plusieurs reprises de négocier avec les Mongols, espérant les décourager de faire d'autres tentatives pour envahir le Japon.
En 1279, les Mongols prennent le sud de la Chine et s'emparent de l'armée et de la flotte de la dynastie Song. Kubilai peut maintenant envisager une nouvelle invasion du Japon, avec ses deux flottes, celle de l'Est (15 000 marins et 25 000 soldats à bord de 900 vaisseaux) et celle du Sud, presque quatre fois plus nombreuse.
L'invasion de 1281
Au printemps 1281, bien que l'armée du Sud (la flotte chinoise) soit retardée par des difficultés pour approvisionner son grand nombre de navires, l'armée de l'Est (la flotte coréenne), prend la mer, débarque à Tsushima et Iki, puis tente de débarquer sur l'île de Shikanoshima. Elle subit de lourdes pertes face aux shugo Ōtomo no Yasuyori et Adachi Morimune et se replie pour attendre les renforts du Sud, d'abord au large de Hakata, puis au large de l'île de Takashima, à cause du harcèlement des japonais qui abordent et incendient les navires à l'aide de petites embarcations.
La flotte chinoise arrive au cours de l'été. Les deux forces combinées prennent l'île d'Iki (en), et se rendent à Kyūshū, où elles débarquent en plusieurs endroits. Au cours d'une série d'escarmouches séparées, connues collectivement sous le nom de bataille de Kōan (弘安の役?), ou de seconde bataille de la baie de Hakata, les forces mongoles sont repoussées jusqu'à leurs navires.
L'armée japonaise est toujours largement dépassée en nombre, mais elle a fortifié la ligne de côte et se trouve facilement capable de repousser les forces auxiliaires lancées contre elle, tandis que des bateaux japonais harcèlent la flotte, obligeant l'armée à rester à bord des navires. Durant deux jours à compter du 15 août, le célèbre typhon Kamikaze dévaste les côtes de Kyūshū, et détruit la majeure partie de la flotte mongole, mettant ainsi fin à la deuxième tentative d'invasion.
De nombreux historiens considèrent que la destruction de la flotte mongole a été grandement facilitée par l'utilisation de bateaux fluviaux chinois à fond plat qui constituent la plus grande partie de ses unités, et que si Kubilai avait utilisé des navires de haute mer, dotés d'une quille pour éviter le chavirement, sa flotte aurait en grande partie survécu à la tempête. Certains d'entre eux pensent également que des défauts de fabrication (plus ou moins volontaires) des navires spécialement construits pour l'expédition, et imputés notamment aux charpentiers de marine chinois, sont à l'origine du naufrage.


Conséquences
Kubilai Khan, après avoir envisagé une nouvelle tentative en 1284, doit renoncer à cause des troubles en Asie du Sud-Est.
Le Japon échappe donc à l'invasion mongole, mais la victoire lui coûte cher. Louis Frédéric note à ce sujet qu'en l'absence de sentiment national, les guerriers ne combattent que pour le profit et que le bakufu, « épuisé par l'effort de défense, se révèle incapable de récompenser ses vassaux », et que certains de ceux-ci se voient obligés de céder des terres à des hommes ne faisant pas partie de la classe des bushi.
Paradoxalement, les invasions mongoles marquent l'apogée mais aussi le début du déclin du shogunat de Kamakura.
Le bakufu tentant d'empêcher ce phénomène contraire aux lois du Jōei Shikimoku s'aliène encore plus les samouraïs, pendant qu'une classe de marchands et d'artisans enrichis grâce à la guerre émerge. L'effondrement de l'économie au profit d'une classe de prêteurs sur gage, les taxes supplémentaires pour améliorer les défenses du pays causent des troubles et entraîne l'instabilité du bakufu et permettent à l'empereur Go-Daigo de faire chuter le shogunat de Kamakura et d'initier la restauration de Kenmu.
La bataille de Bun'ei (文永の役, Bun'ei no eki?) est la première tentative de l'invasion du Japon par la dynastie Yuan (fondée par les Mongols) et aidée par le royaume de Goryeo. Après les conquêtes des îles Tsushima et Iki, en novembre 1274, la flotte de Kubilai Khan dirigea son attaque vers la baie de Hakata (vers l'actuel Fukuoka). Le débarquement fut un échec face aux nombre important de Samouraï mené par Hōjō Tokimune (Shogunat de Kamakura). La flotte est après une journée de combat détruite par une tempête forçant le retrait des Mongols.
Les Japonais ont appelé le typhon qui a chassé l'envahisseur kamikaze (« vent divin »), un nom qui sera repris lors de la Seconde Guerre mondiale pour désigner les pilotes d'avions suicides. Cette bataille fait partie des invasions mongoles du Japon (元寇, Genkō?), avec la seconde tentative : la bataille de Kouan.


 

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MessagePosté le: Jeu 10 Nov - 06:59 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La guerre d'Ōnin (応仁の乱 Ōnin no ran) est une guerre civile qui a eu lieu au Japon de 1467 à 1477, pendant l'époque de Muromachi. Une dispute entre Hosokawa Katsumoto et Yamana Sōzen dégénéra en une guerre d'envergure nationale impliquant le shogunat Ashikaga et divers daimyos.
Cette guerre a initié l'époque Sengoku, la période des guerres entre États. Cette période est une longue lutte pour la domination individuelle des daimyos, résultant en un énorme conflit entre toutes les maisons pour dominer l'ensemble du Japon. C'est pendant cette période qu'émergent les trois plus grands seigneurs de la période Sengoku, qui finiront par unir le Japon sous une seule poigne. Ces hommes sont Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu.
La guerre d'Ōnin débute lorsque le shogun Ashikaga Yoshimasa, désespérant d'avoir un enfant, adopte son frère Yoshimi pour en faire l'héritier du shogunat. Yoshimasa va même jusqu'à le tirer hors d'un monastère pour accomplir sa proclamation. Un an après cependant, la femme de Yoshimasa accouche d'un garçon, Yoshihisa. Yoshimasa change alors d'avis et décide que son fils nouvellement né sera celui qui lui succèdera. À la même époque, les clans Yamana et Hosokawa passent des années à rivaliser entre eux, interférant dans les affaires d'autres familles et clans avec plus ou moins de succès. La présence de deux héritiers potentiels au trône shogunal renforce l'opposition entre les deux clans, qui soutiennent chacun l'un des deux candidats au titre. Sōzen Yamana, surnommé le « moine rouge » à cause de son tempérament orageux et de son appartenance à la prêtrise, décide de soutenir le fils du shogun, Yoshihisa. De l'autre côté, Katsumoto Hosokawa choisit de mettre son clan derrière Yoshimi, le frère du shogun. Pour aggraver les choses, Sōzen Yamana et Katsumoto Hosokawa sont liés par des liens familiaux: Sōzen est le beau-frère de Katsumoto.
Après avoir rassemblé leurs armées, Yamana, avec 80 000 samouraïs et mercenaires et Hosokawa, avec 85 000 hommes, se rencontrent à Kyōto. Pour cette époque de l'Histoire, ces nombres sont incroyablement élevés, alors que la plupart des armées européennes ne comptent que quelques petites dizaines de milliers d'hommes. Cependant, aucun des deux côtés ne veut risquer de commencer la bataille, craignant de passer pour un rebelle aux yeux du shogun, ce qui lui aurait valu de perdre tout soutien au Japon. La guerre débute cependant, alors que les Yamana amènent 20 000 hommes supplémentaires, et que la maison des Hosokawa disparaît « mystérieusement » dans un incendie. Cet acte place sur le clan Yamana le titre non désiré de rebelles.
En juillet 1467, le combat est devenu sérieux, et c'est alors que la guerre d'Ōnin démarre officiellement. En septembre, le nord de Kyōto est en ruine, et tous ceux qui le peuvent fuient la ville.
Yamana Sōzen et Hosokawa Katsumoto meurent tous les deux en 1473, mais la guerre continue sans qu'un des côtés puisse voir comment la terminer. Cependant, la perte d'honneur du clan Yamana due au titre de rebelle commence à faire son effet. Ōuchi Masahiro, un des généraux Yamana, finit par incendier sa section de Kyōto et quitte la région. Cela se passe en 1477, quelque dix ans après le début du conflit, et Kyōto n'est plus alors qu'un endroit où les foules pillent et prennent ce qui a été laissé. Ni le clan Yamana, ni le clan Hosokawa n'a atteint son but, en dehors de tuer quelques membres du clan opposé.

Pendant tous ces événements, le shogun ne fait absolument rien. Yoshimasa Ashikaga ne prête que peu d'attention à la réalité, et il est évident qu'il ne se préoccupe pas de ce qui se passe dans son pays. Pendant que Kyōto brûle, il passe son temps à lire de la poésie, à pratiquer d'autres activités culturelles et à établir les plans du ginkaku-ji, un « Pavillon d'argent » qui doit rivaliser avec le kinkaku-ji, le « Pavillon d'or » construit par son grand-père, Yoshimitsu Ashikaga.
La violence dans Kyōto entre les Yamana et les Hosokawa laisse le Japon en désarroi. La guerre d'Ōnin, et l'attitude complaisante du shogun envers la guerre, « autorisent » les guerres privées et les escarmouches entre les autres daimyos. Il n'y a plus un seul endroit au Japon qui ne soit pas touché par la violence. À cette époque, l'épée apparaît comme le meilleur moyen de régler une dispute.
Bien que les affrontements à Kyōto aient cessé, la guerre s'est répandue à tout le Japon. Dans la province de Yamashiro, le clan Hatakeyama s'est scindé en deux parties qui s'affrontent sans que l'une puisse prendre avantage sur l'autre. Cette impasse, cependant, aura de sérieuses conséquences. En 1485, les paysans et les ji-samurai (samouraïs de basse caste), lassés, se révoltent. Rassemblant leur propre armée (les "ikki"), ils forcent les armées du clan à quitter la province. Les ikki deviennent une force puissante, dépassant le statut de paysans armés. En 1486, ils établissent même un gouvernement temporaire dans la province de Yamashiro.
Les ikki se forment et apparaissent dans d'autres endroits du Japon, comme la province de Kaga, où une secte du jōdo shinshū, les ikko, commencent leur propre révolte pendant la guerre d'Ōnin après avoir été enrôlés par l'un des principaux seigneurs de Kaga, Togashi Masachika. Les ikko sont une secte qui s'efforce de convertir les simples paysans, et la formation des ikkō-ikki devenait dès lors inévitable. En 1488, les ikkō-ikki de la province de Kaga expulsent Masachika et les autres seigneurs, et prennent le contrôle de la province, après quoi ils commencent à construire un château-cathédrale fortifié le long de la Yodo-gawa et l'utilisent comme quartier général. Les ikko-ikki et les Yamashiro-ikki étaient des révolutionnaires, d'un genre appelé gekokujo (« les petits oppressent les grands »).
Après la guerre d'Ōnin, le bakufu Ashikaga tombe en morceaux : pour toutes les questions pratiques, c'est le clan Hosokawa qui exerce le réel pouvoir et les shoguns Ashikaga deviennent leurs pantins. Quand Yoshitane, le fils de Yoshimi devient shogun en 1490, le kanrei Hosokawa se débarrasse rapidement de lui et le remplace par un autre Ashikaga, Yoshizumi en 1493. En 1499, Yoshitane se rend à Yamaguchi, la capitale des Ōuchi, et cette puissante famille donne son soutien militaire à Yoshitane.
En 1507, le kanrei Matsumoto Hosokawa est assassiné et en 1508 Yoshizumi quitte Kyōto et les Ōchi remettent le titre de shogun entre les mains de Yoshitane. Alors commence une série de conflits étranges pour le contrôle du gouvernement pantin du shogunat. Après la mort de Hosokawa Matsumoto, ses fils adoptifs Takakuni et Sumimoto commencent à se battre pour la succession au titre de kanrei, mais Sumimoto lui-même est un pantin aux mains d'un de ses vassaux. Ceci est caractéristique des guerres qui ont découlé de la guerre d'Ōnin : des conflits pour le contrôle d'un pantin gouvernant plutôt qu'une lutte pour des idéaux ou des territoires. Le clan Hosokawa contrôle le shogunat jusqu'en 1558, où il est alors trahi par une famille vassale. Les puissants Ōuchi sont eux aussi détruits par un vassal en 1551 et, à la fin de la période Sengoku, seuls une douzaine de clans de daimyos sont toujours en place. Mais la plus importante conséquence de la guerre d'Ōnin est la guerre civile permanente qui se répand hors de la capitale. Les Hosokawa ont par exemple essayé de fomenter des troubles civils dans les domaines Ōuchi, et ces troubles ont ensuite forcé les Ōuchi à se soumettre et à partir.
À partir de la fin de la guerre d'Ōnin, ce type de conflit civil, qu'il soit déclenché par des vassaux voulant conquérir leur daimyos ou dans le but de créer des successions de disputes chez des daimyos voisins deviennent endémiques dans tout le Japon. Le coût de ce siècle de conflits enchaînés est énorme pour les daimyos, et les affaiblit tellement que les trois grandes figures de l'unification du Japon, à commencer par Oda Nobunaga, peuvent facilement imposer un gouvernement militaire unifié.

 

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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 06:53 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

Les invasions japonaises de la Corée se sont produites entre 1592 et 1598. Ce conflit a opposé la Corée de la dynastie Chosŏn et l'empire chinois au Japon. Il a été causé par le désir du régent Toyotomi Hideyoshi de conquérir la Chine. Cette guerre provoqua une crise financière au sein de la dynastie Ming. La Corée connut des pertes humaines sans précédent et vit s'illustrer l'amiral Yi Sun-sin lors des batailles navales. Du côté du Japon, Ieyasu Tokugawa préserva sa force lors de la guerre, et réussit à battre ses rivaux Konishi Yukinaga et Mitsunari Ishida. Ce conflit est connu sous le nom de guerre d'Imjin en Corée (임진왜란, imjin correspond à la désignation coréenne de l'année du dragon d'eau, le nom porté par l'année 1592 dans le cycle sexagésimal chinois), des batailles de Bunroku et de Keicho ( 文禄, 慶長の役) au Japon et de la guerre de l'Empereur Wanli (万历朝鲜之役) en Chine.
Hideyoshi Toyotomi, ministre des Affaires suprême d'un Japon fraîchement unifié, désire envahir la Chine depuis 1586. Il ne peut mettre ce projet à exécution qu'après avoir maté les clans Hojo et Shimazu. Il tente d'abord de s'assurer une route aisée en passant par la Corée. Le refus du roi Seonjo de lui laisser un passage provoque une invasion en 1592. Hideyoshi Toyotomi débarque à Pusan avec 200 000 hommes et fait une conquête facile :
    - l'invasion se fait par surprise ;
    - les Japonais sont équipés d'armes à feu ;
    - la préparation logistique de l'invasion, et l'entraînement des troupes étaient exceptionnels ; un plan de pillage des ressources aurait été mis au point par Nobunaga Oda, à Nagoya, plusieurs années auparavant ;
    - la Corée était divisée en factions, et son armée était peu nombreuse et mal préparée.
La progression se fait très rapidement :
    le débarquement se fait à Pusan les 25 et 26 mai ;
    Séoul est atteinte en moins de trois semaines, le 12 juin ;
    les ressources du pays sont immédiatement dirigées vers l'archipel, hommes compris qui sont vendus aux marchands d'esclaves portugais ;
    pendant ce temps, les troupes japonaises remontent vers le nord et atteignent le Yalou et le Tumen.
Les destructions accompagnant toute invasion ne manquent pas, comme celle du monastère de Bulguksa, datant de 528. Il ne fut reconstruit qu'en 1604.


Mais la flotte de guerre coréenne, créée sous le Koryŏ, a été toujours modernisée, et constitue l'une des plus modernes voire la plus moderne de l'époque. Elle met en œuvre de nombreuses techniques nouvelles : armes à feu lourdes et légères, flèches à feux, fusées, mousquets à flèches multiples, grenades utilisant une poudre de grande qualité. Ces armes permettent la mise au point :
    - d'une nouvelle tactique : les navires ennemis sont bombardés et coulés, au lieu d'être éperonnés ou pris d'abordage ;
    - d'un nouveau type de navire de guerre : le pan'ok-sòn, très fortement armé en artillerie moderne et puissante. Cependant sa lourdeur nécessite l'appui d'une flottille de navires plus légers.
L'escadre du sud-ouest, basée à Yeosu et commandée par Yi Sun-sin, possède vingt-quatre pan'ok-sòn et quatre-vingt navires légers, tous en bon état, rapides et aptes à la patrouille. Yi Sun-sin est d'origine modeste, et il est un pur produit de la tradition confucianiste. D'autres escadres restent libres, sur la côte ouest de la Corée, mais la flotte coréenne reste en infériorité numérique face à la flotte japonaise, qui compte cinq cents navires de guerre plus sept cents navires de charge. Parmi les navires de combat, les Japonais avait développé le type atake, muni de nombreux mousquets d'origine portugaise (teppo), mais qui n'étaient dangereux qu'en combat rapproché. De plus, ces navires étaient moins d'usage maritime que leurs équivalents coréens. Les Japonais possédaient aussi quelques très grosses unités du type du pan'ok-sòn, comme le Nihon-Maru, pourvu d'une importante escorte.

Conscient de cette infériorité, Yi Sun-sin avait, dans les mois précédant l'invasion japonaise, tout mis en œuvre pour la compenser :
    - entraînement renforcé des équipages afin d'en tirer le meilleur parti ;
    - remise en état des fortifications de front de mer, et notamment celles des arsenaux ;
    - essais de l'artillerie embarquée ;
    - amélioration tout azimuts des performances ;
    - et mise au point du premier navire cuirassé du monde (deux-cent soixante-sept ans avant le premier cuirassé occidental, La Gloire, sortie en 1859), le Kobuk-Son (Bateau-tortue), dont le pont supérieur était blindé et étanche, et qui restait en outre rapide et maniable. De plus, il était de taille importante. Ses deux mâts portaient une grande surface de toile, et ils étaient rabattables et escamotables sous la carapace. Un rang de rameurs de chaque côté permettait de manœuvrer le navire lors des combats. Il possédait, outre une puissante artillerie, toutes sortes de dispositifs d'attaque et de défense.


L'amiral Yi Sun-sin remporte victoire sur victoire. Il commence par s'attaquer à de petites flottilles japonaises, et coule plus de soixante-dix navires japonais dans le seul mois de juin. Il écrase une partie de la flotte japonaise lors d'une embuscade tendue par ses navires-tortues dans les îles de Sach'on. À la bataille de Dangpo, il attaque avec son Kobuck-Son l'atake, pourvu d'un château de dix mètres, de l'amiral Kurushima Michiyuki. Le bateau est coulé, l'amiral repêché et décapité. Le navire amiral japonais, le Nihon-Maru, est envoyé par le fond au cours d'un combat homérique le 10 juillet 1592, au large d'An Golp'o (près de Pusan), avec vingt-et-un autres grands navires. Lors de la bataille d'Han-san, Yi Sun-sin coule cent-trente navires japonais dans la baie de Pusan, tout en étant sous le feu des batteries côtières (équipées de pièces coréennes) prises par les troupes japonaises débarquées.
En juillet, l'empereur chinois, apporte son aide au roi coréen avec une petite troupe de cinq mille hommes. Bien qu'insuffisante pour repousser l'invasion, son général profite des succès de Yi Sun-sin qui coupe les approvisionnements japonais, pour négocier le partage de la Corée, entre un nord sous suzeraineté chinoise, et un sud aux mains des Japonais. L'offre fut rejetée.
Devant le refus japonais, la Chine ferme les ports et fait garder tous les lieux possibles de débarquement, par crainte que les invasions des wōkòu des années 1550 se répètent. Elle envoie en janvier 1593 une force plus importante, dirigée par Li Rusong et de Song Yingchang. Ils avaient sous leurs ordres plus de cent mille hommes :
    - quarante-deux mille provenant des cinq districts militaires du nord ;
    - trois mille soldats équipés d'armes à feu, venant du sud de la Chine ;
    et d'autres contingents du Siam et des îles Ryū-Kyū.
En février, cette armée, jointe aux troupes coréennes, attaque Pyongyang et repousse les Japonais à hauteur de Séoul. Les négociations reprennent, et le Japon ne conserve que quelques fortifications dans le sud de la péninsule, autour de Pusan.


La trêve dure près de quatre ans, permettant à des soldats japonais de s'installer en Corée et d'y épouser des Coréennes. La Chine maintient près de seize mille hommes en Corée. Les échanges d'ambassades entre la Chine et le Japon permettent à Hideyoshi d'être reconnu Roi du Japon et d'intégrer le système du sinocentrisme, un objectif secondaire dans le cas de l'impossibilité de la conquête de l'Empire Chinois fragilisé (qui allait tomber plus tard sous le joug des Mandchous et des Mongols). Ainsi, à l'automne 1596, seule une faible garnison japonaise reste à Pusan.
Mais un malentendu relance la guerre : Hideyoshi estime avoir gagné la guerre, et se retrouve aux termes de la paix avec un statut de vassal tributaire de la Chine. Il exige alors des compensations : le mariage avec une fille de l'empereur Wanli, quatre provinces du sud de la Corée, un prince coréen en otage. Les négociations cessent alors. Yi Sun-sin, après avoir géré l'île de Han-san, en y maintenant une importante population, tombe en disgrâce et est rétrogradé au rang de simple soldat.
En juin 1597, les Japonais redébarquent. Une flotte de deux cents navires débarque plus de cent quarante mille hommes. La Chine nomme Yan Hao général en chef, qui rassemble trente-huit mille hommes de plusieurs provinces de l'empire, appuyés par une flotte de vingt-et-un mille hommes. Cette armée atteint soixante-quinze mille hommes au plus au cours de la campagne.
Bien que les Japonais rencontrent immédiatement une forte résistance, ils arrivent à Séoul en août 1597. Ils font la conquête d'Han-san et détruisent presque en totalité la flotte coréenne. Cependant, une manœuvre sino-coréenne terrestre tourne l'armée japonaise pendant l'hiver, forçant les Japonais à la retraite. Yi Sun-sin, emprisonné et démis de ses fonctions après son refus d'attaquer la flotte japonaise à Chilchonryang, est rappelé et a de nouveau une influence décisive sur l'issue de la guerre. Il remporte la bataille de Myong-Yang le 16 septembre 1597 face à une flotte japonaise composée de trois-cent trente-trois navires dont cent trente-trois navires de guerre.
Malgré de durs combats, les Japonais se maintiennent dans le sud de la péninsule, et repoussent même les Chinois à Sunchon et Sachon. L'invasion n'est abandonnée que lorsque Hideyoshi meurt, le 18 septembre 1598.

Le 19 novembre, Yi Sun-sin remporte une dernière victoire à No Ryang, où il trouve la mort, sur la flotte japonaise qui évacuait les troupes terrestres. Le Japon se retira, l'amiral Shimazu Yoshihiro battu par un mort ne ramena que cinquante navires sur les deux-cent cinquante qu'il avait conduit à la bataille.
Séquelles
La guerre d'Imjin laissa de larges et profondes cicatrices en Corée. Les campagnes étaient dévastées, les canaux d'irrigation détruits, de nombreux villes et villages incendiés. De plus, des dizaines de milliers des meilleurs artisans (céramistes de céladon, papetiers, etc.) ont été soit tués, soit emmenés en esclavage au Japon. Rien qu'en 1598, les Japonais ramenèrent trente-huit mille oreilles en trophée. La capacité de production des campagnes passa de un million sept cent huit mille kyols avant-guerre, à cinq cent quarante-et-un mille après. Les troupes chinoises pillèrent également, et furent entretenues par les Coréens.

 

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MessagePosté le: Sam 12 Nov - 19:54 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La bataille de Sangju est l'une des premières batailles de la première phase des invasions japonaises de la Corée (guerre Imjin). Les Coréens tentent d'arrêter l'invasion japonaise et d'empêcher le siège du fort Ch'ungju. Cependant, le niveau technique supérieur des forces japonaises, en particulier les arquebuses, s'avère décisif. Comme la plupart des généraux coréens au début de la guerre, Yi Il commande mal. Les Japonais sont victorieux et poussent vers Chungju.
Yi Il réunit mille hommes parmi la paysannerie locale de Sangju. Ne voulant pas être anéanti à l'intérieur de Sangju, il dispose ses hommes sur une petite colline à proximité. Quand un messager arrive, avertissant de l'approche japonaise, Yi II le fait décapiter, de sorte que son annonce ne mine pas le moral de ses hommes.
Yi Il envoie alors un éclaireur pour localiser la position de l'armée japonaise. Malheureusement, l'éclaireur est tué par un tireur d'élite japonais. L'éclaireur ne revenant pas, Yi Il assume que les Japonais sont à proximité. Bientôt, les soldats japonais du général Konishi Yukinaga sont en vue.
Konishi et ses généraux ordonnent alors que les ashigaru (fantassins) tirent sur les Coréens avec leurs arquebuses. Après une volée de tirs, son infanterie charge. Comme les Japonais commencent à avancer jusqu'à la colline, Yi ordonne à ses hommes de riposter, mais la portée de leurs flèches est trop courte. Konishi Yukinaga divise sa force et commencé à encercler la position des Coréens. Yi Il fait faire demi tour à son cheval et se retire avec le reste de son armée. Victorieuse, l'armée de Konishi tue environ 300 des défenseurs coréens. Konishi Yukinaga continue à mener ses hommes sur Chungju vers une autre victoire.


La bataille de Chungju ou bataille de Tangeumdae est la dernière bataille de la campagne de Chungju livrée entre les Coréens et les japonais au cours de l'invasion de la Corée par la Japonais en 1592. La ville de Chungju se trouve juste au sud de la fleuve Han et de Séoul, la capitale coréenne. L'échec à la défendre conduit à la prise de la capitale quelques semaines plus tard.
L'histoire est extraite des Annales de la dynastie Joseon.
Après avoir perdu Busan, la cour de Hanseong (aujourd'hui Séoul) place ses espoirs dans un général de premier plan, Shin Rip (en) qui s'est attiré beaucoup de reconnaissance pour ses succès contre les Jurchens dans le Nord. le roi coréen lui donne une épée et le pouvoir de commandement de telle sorte qu'il est en mesure de recruter des gardes royaux et de nombreux archers d'élite.
Bien que Shin Rip est un général remarquable, il échoue à protéger le col Mungyeong Saejae dans une bavure militaire et se retire au château de Chungju où il croit qu'il pourra arrêter les Japonais. Lorsqu'il est informé de leur approche, il décide de les rencontrer sur la plaine près de Chungju. Comme une grande partie de ses hommes est composée de cavaliers, Shin Rip veut une bataille sur un terrain où il pourra profiter des forces sous son commandement.
Shin Rip aligne sa division de cavalerie le long de la rivière selon la stratégie chinoise classique connue sous le nom bae-soo-jin (배수진, 背水陣 en coréen). Bien que le combat en plaine semble une stratégie raisonnable, la végétation diverse qui y pousse à l'époque entrave les mouvements des troupes montées. En outre, l'armement limité restreint les capacités de la cavalerie coréenne; étant donné que son arme principale est l'arc-coréen composite et que les Japonais emploient un nombre considérable de piquiers, la cavalerie coréenne a beaucoup de mal à charger les Japonais.
Le 27 avril, un éclaireur coréen repère les Japonais mais est tué par le général Shin Rip qui ne croit pas que l'ennemi est proche. Dans le même temps, le général japonais Konishi Yukinaga, qui séjourne dans Sang ju, découvre la stratégie coréenne et élabore des plans pour attaquer en secret.
Le 28 avril, Yukinaga attaque Chungju de façon inattendue, y prend le château d'assaut alors que les troupes japonaises situées le long de la rivière et dans les montagnes tendent une embuscade aux forces coréennes. Un incendie est allumé dans la ville de Chungju, tuant de nombreuses personnes, et le château est perdu lorsque la cavalerie coréenne prend position. Les Coréens sont défaits et tandis que Shin Rip s'échappe, il se suicide plus tard. Les Japonais tuent 3 0002 Coréens et s'emparent de Chungju avec un minimum de pertes.
Luís Fróis, qui n'est pas présent à la bataille, la décrit dans ses documents à partir de sources contemporaines. Selon ses écrits, Konishi Yukinaga défait 80 000 cavaliers coréens et un chevalier armé d'une hache, mais la véracité de cette affirmation est incertaine.
Un messager apporte rapidement la nouvelle au roi Seonjo. La perte de la bataille de Chungju ne lui laisse aucun espoir et toute sa famille ainsi que la cour s'enfuient vers Pyongyang où il espèrent que la garnison restante pourra retarder la prise de la capitale Hanseong (Séoul).

 

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MessagePosté le: Dim 13 Nov - 07:19 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La bataille d'Okpo est livrée les 7 et 8 mai 1592 autour du port d'Okpo-dong de l'île de Geoje pendant la guerre Imjin. C'est à la fois la première bataille navale du conflit et la première victoire de l'amiral Yi Sun-sin contre la flotte japonaise de Tōdō Takatora. La bataille de Okpo provoque inquiétude et la nervosité chez les Japonais, car après la rencontre, Yi commence à déployer sa marine pour attaquer leurs navires de ravitaillement et de support.
Le quartier-général de Yi se trouve à Yeosu, situé à l'ouest de l'île de Namhae de la côte sud de la Corée. Les environs d'Okpo et Yeosu sont parsemés de nombreuses îles et détroits. C'est dans ce secteur qu'ont lieu de nombreuses batailles navales où Yi vainc les Japonais.
L'amiral Yi met à la voile le 5 mai 1592 à 2h du matin au départ de Yeosu avec ses 24 panokseon, navigue toute la journée et dort sur les navires. Le 6 mai 1592, l'amiral arrive à Dangpo, point de rendez-vous avec les autres commandants. Yi Eok-gi arrive avec sa flotte, mais Won Gyun est extrêmement en retard.
L'amiral Yi approche du port d'Okpo le lendemain. Il constate la présence de près de 50 navires japonais à l'ancre. Les soldats japonais pillent et tuent des civils coréens. Furieux, Yi lance son attaque.
Surpris, les Japonais montent rapidement à bord de leurs navires pour essayer de s'échapper. Les Coréens encerclent la flotte japonaise commencent à faire feu avec leurs canons. Le commandant japonais Tōdō Takatora ordonne à ses hommes de contre-attaquer avec des arquebuses mais malheureusement pour eux, cette riposte ne cause pas beaucoup de dégâts. Après des combats désespérés, les Japonais jettent leurs armes et armures par-dessus bord et sautent à l'eau pour fuir. Yi recule ses navires et le lendemain approche un port appelé Jeokjinpo.
L'amiral Yi est de nouveau contrarié par le harcèlement des Coréens par les Japonais et ordonne à ses hommes de lancer une lourde volée de flèches et des boulets de canon sur les Japonais dont 11 des 13 navires sont détruits. Les Coréens s'emparent alors des trésors des épaves japonaises et naviguent de retour vers Yeosu.
Yi est promu commandant naval des trois provinces (Hangul : 삼도수군통제사, Hanja : 三道水軍統制使) par le roi Seonjo, grade équivalent au moderne amiral, ce qui lui donne autorité sur la Jolleo de droite et les navires de gauche, les marines Gyeongsang droite et gauche et la marine Chungcheong. L'expérience personnelle par Yi des massacres et des pillages des villes locales par les Japonais le rend très déterminé à protéger le peuple coréen en empêchant les navires japonais de jamais débarquer sur la côte. Plus tard, à la bataille de Sacheon, il utilise pour la première fois son « arme secrète », le bateau tortue et défait de nouveau les Japonais.


La bataille navale de Sacheon qui se déroule le 29 mai 1592 est la première bataille de la seconde campagne de l'amiral Yi de la guerre Imjin, entre le Japon et la Corée au cours de laquelle un bateau tortue est employé pour la première fois.
L'amiral Yi Sun-sin se trouve à son quartier général de Yeosu. Yi projette d'attaquer de nouveau les Japonais lorsque Won Gyun lui envoie un rapport selon lequel les navires japonais sont à Sacheon et dans la région environnante. Cela alarme l'amiral parce qu'il craint que les soldats japonais ne se préparent à attaquer Yeosu. L'amiral Yi emmène alors sa flotte à Sacheon le 29 mai 1592.
L'amiral Yi rencontre Won Gyun au détroit de Noryang et discute des plans de bataille. L'amiral examine les alentours. Une grande falaise donne sur la ville dans laquelle les soldats japonais semblent se déplacer partout à leur aise. Douze très grands navires de guerre japonais sont ancrés dans le port ainsi que de nombreux autres navires plus petits. L'amiral Yi sait qu'il ne peut pas attaquer les Japonais dans un assaut frontal car les Japonais peuvent diriger le tir de leurs arquebuses sur les Coréens du haut des falaises.
L'amiral Yi veut combattre les Japonais en mer où il y a plus de marge de manœuvre. Espérant attirer les Japonais dans les eaux libres, il retourne ses cuirassés et se retire. Apparemment, le commandant japonais a observé les mouvements coréens et ordonne rapidement à ses capitaines de prendre une partie de la flotte ancrée à Sacheon et d'attaquer les Coréens quand il les voit les retirer. Mordant à l'appât, les Japonais se mettent à la poursuite des Coréens.


La bataille de Sacheon est la première bataille au cours de laquelle L'amiral Yi Sun-sin déploie un bateau tortue. Au moment où les Coréens et les Japonais sont sur mer, il fait presque nuit. Néanmoins, l'amiral Yi fait se retourner rapidement le bateau tortue et ses autres navires et ouvre le feu sur les Japonais. L'amiral Yi fait lancer une grêle de boulets et de flèches de feu par ses hommes. Cela a un effet immédiat sur les navires de guerre ennemis et les Japonais commencent à subir de lourds dégâts.
La soudaine attaque coréenne surprend les Japonais. Mais contrairement à leur précédente mauvaise performance lors de la bataille d'Okpo, les soldats japonais se battent courageusement et ripostent avec leurs arquebuses en temps opportun. Malheureusement pour les Japonais, ils n'ont pas l'occasion de monter à bord des navires coréens en raison de la concentration des tirs des canons coréens. Par ailleurs, il est de tout façon impossible de monter à bord du bateau tortue en raison des pointes de fer sur son toit. Les Japonais commencent alors à paniquer quand le bateau tortue percute leurs lignes, tirant dans toutes les directions.
Dans le feu de la bataille, le cours de l'histoire de la Corée change presque lorsque l'amiral Yi est atteint par un arquebusier japonais. Les capitaines coréens sont choqués. Cependant, la balle ne fait que perforer la peau de son bras gauche, laissant l'amiral Yi avec une blessure mineure.
En quelques heures, chaque navire de guerre japonais est coulé. Quelques survivants luttent à terre. La bataille de Sacheon cause une certaine inquiétude au commandement japonais à Busan, car les navires de ravitaillement qui naviguent en provenance du Japon pourraient être en danger.

 

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MessagePosté le: Lun 14 Nov - 06:59 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La bataille de Dangpo est une rencontre entre les forces navales japonaise et coréenne durant les invasions japonaises de la Corée de 1592–1598, qui se conclut par une victoire des Coréens.
Au lendemain de la bataille de Sacheon, l'amiral Yi Sun-sin met sa flotte au repos au large de Saryang où elle dispose d'un avantage tactique si les Japonais veulent entreprendre une contre-attaque. L'amiral Yi de nouveau met sa flotte en ordre de bataille le matin du 2 juin, quand il reçoit un rapport selon lequel 21 navires japonais sont amarrés au port de Dangpo.
À Dangpo, Kurushima Michiyuki, le subordonné de Kurushima Michifusa, ordonne à ses troupes de piller et brûler une ville côtière.
Comme la flotte coréenne approche du port de Dangpo, Yi Sun-shin remarque que le navire amiral de cette flotte japonaise est ancrée parmi les autres navires. Conscient de l'occasion en or, l'amiral Yi mène l'assaut avec son navire amiral (un bateau tortue) visant le navire amiral japonais. La construction robuste de son bateau tortue permet à Yi Sun-shin de traverses facilement la ligne des navires japonais et de positionner son navire juste à côté du navire amiral japonais à l'ancre. La construction légère du navire japonais n'est pas de taille à soutenir une agression de plein flanc et le bâtiment coule en quelques minutes. Du bateau tortue, une grêle de boulets pleut sur les autres navires, en détruisant plusieurs. Les Coréens encerclent les autres navires à l'ancre et commencent à les couler. Le général coréen Kwon Joon tire ensuite une flèche sur Kurushima. Le commandant japonais tombe mort et un capitaine coréen saute à bord et lui coupe la tête.
Pris de panique en voyant la décapitation de leur amiral, les Japonais sont massacrés par les Coréens au milieu de la confusion qui s'est emparée d'eux. L'amiral Yi ordonne le débarquement d'une escouade afin de détruire la base ennemie sur la plage, mais une fois de plus est contraint de rappeler son ordre quand il apprend par des rapports qu'au moins 20 navires se portent sur eux en provenance de Koje-do. Souhaitant donner à sa flotte le plus grand avantage tactique possible, il ordonne à ses navires de sortir de la baie et de faire voile au large. La bataille s'interrompt cependant, car les navires japonais font une retraite précipitée dans l'obscurité descendante en voyant l'intimidante flotte coréenne.
Après la bataille, les Coréens cherchent le navire amiral de Kurushima Michifusa et mettent la main sur un bel éventail d'or offert personnellement à Kurushima par Toyotomi Hideyoshi lui-même. Après la bataille de Dangpo, l'amiral Yi navigue et recherche les îles environnantes jusqu'à ce qu'il reçoive un rapport de pêcheurs selon lequel l'autre petite flotte de navires japonais est ancrée à Danghangpo qui sera le site d'une autre bataille.

La bataille de Danghangpo est une bataille durant la guerre Imjin (1592-1598) entre les forces navales coréennes et japonaises.
Le lendemain matin suivant la bataille de Dangpo et pendant les jours suivants, l'amiral Yi Sun-sin recherche les navires japonais qui fuient. Sa recherche étant vaine, l'amiral Yi est rejoint par l'amiral Yi Eok-gi le 4 juin 1592, ce qui augmente le nombre total de navires coréens à 51. Le même jour, Yi Sun-shin reçoit un rapport selon lequel la flotte japonaise a été aperçue près de Danghangpo. Il envoie immédiatement sa flotte vers Danghangpo pour vérifier le rapport et est heureux de voir qu'il est exact. Ancrés dans le port de la baie de Danghangpo se trouvent 26 navires japonais, dont un autre navire amiral.
Comme à Dangpo, les Japonais harcèlent la ville coréenne, pillant et brûlant les bâtiments. L'amiral Yi envoie quelques navires patrouiller dans la baie afin de tester les défenses japonaises. Quatre des grands navires japonais se mettent immédiatement en formation de ligne devant le navire amiral pour venir le protéger. Tout comme il l'a fait lors de la bataille de Dangpo, Yi Sun-sin envoie ses bateaux tortue dans la baie afin de perturber la formation japonaise tandis que les navires de guerre panokseon fournissent un constant barrage de tirs de couverture.
Les bateaux tortue percutent immédiatement plusieurs navires ce qui surprend les Japonais. Craignant que les soldats japonais ne fuient à terre et dans les montagnes et n'organisent une opération de vengeance sur un village coréen, l'amiral Yi ordonne une fausse retraite vers le large. Encouragée à la vue de la retraite des Coréens, la flotte japonaise accède rapidement de la baie à la poursuite de la flotte coréenne, son navire amiral en tête. Les Japonais commencent à tirer avec leurs arquebuses sur les Coréens mais n'en sont pas suffisamment proches.
Comme les navires japonais atteignent la mer, dans un mouvement bien rodé, l'amiral Yi ordonne aux navires de guerre panokseon d'encercler la flotte japonaise tandis que les bateaux tortue attaquent les navires japonais en les enfonçant. En quelques minutes, le navire amiral est en feu et son amiral mort. En voyant le sort de leur amiral, les navires japonais restants tentent de fuir vers le rivage mais sont de nouveau poursuivis et encerclés par les panokson. En quelques heures la flotte japonaise succombe à la puissance de feu écrasante de la flotte coréenne et finit complètement détruite.

 

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MessagePosté le: Mar 15 Nov - 06:49 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

La bataille de l'île Hansan, aussi appelée bataille de Hansando, se déroule le 15 août 1592 près de l'île coréenne de Hansando. C'est l'une des plus importantes batailles navales de la guerre Imjin et la flotte coréenne de l'amiral Yi Sun-sin y remporte une grande victoire face à la flotte japonaise, dont elle détruit au moins 47 navires et en capture 12. Le succès de Yi dans cette bataille représente un tournant dans la première campagne de Hideyoshi. Cette bataille est aussi la première de la 3e campagne navale de l'amiral Yi, et les historiens suggèrent que c'est la troisième plus grande bataille navale de l'histoire du monde, derrière la bataille de Salamine et la bataille de Gravelines.
Cette victoire coréenne mit un terme définitif aux espoirs de Hideyoshi Toyotomi de conquérir la Chine.
L'amiral Yi Sun Shin, avec la petite flotte de sept navires de l'amiral Won Gyun, a mené deux campagnes sur la côte sud de la Corée. L'amiral Yi Eokgi rejoint les amiraux Yi et won pour la troisième campagne. Au total, les Coréens coulent plus de 60 navires japonais. L'amiral Yi et la flotte coréenne combinée ne perdent aucun navire et ne comptent alors que 11 tués et 26 blessés.
Compte tenu du rôle important qu'a eu la marine japonaise en fournissant l'armée comme elle avançait le long de la péninsule coréenne et s'apprêtait à envahir la Chine, Toyotomi Hideyoshi fait un impératif absolu à ses commandants que la situation navale soit menée sous contrôle, que la flotte coréenne soit détruite et les routes d'approvisionnement par la mer jaune sécurisées. Le commandant japonais, Wakizaka Yasuharu, reçoit l'ordre d'attendre et de combiner sa flotte avec les forces de Katō Yoshiaki et Kuki Yoshitaka pour rechercher et détruire la flotte coréenne. Cependant, il faut un certain temps à Katō et Kuki pour rassembler leurs navires, aussi Wakizaka sort-il seul avec 73 bâtiments. La flotte de Wakizaka dispose probablement des meilleurs navires de guerre alignés par les Japonais jusqu'alors dans ce conflit. Sur les 73 navires, 36 sont de grands atakebune à ponts multiples, 24 des seki bune de taille moyenne et 13 de petits navires éclaireurs kobaya.
Dans le même temps, l'amiral Yi prévoit une troisième campagne et travaille avec les amiraux Won et Yi Eok Ki à des opérations combinées et s'exerce à organiser leurs flottes en formation de combat appelée « aile de grue ». Souvent utilisée sur terre, cette formation ne l'est normalement pas en mer. Les flottes combinées comptent un total de 54 panokseons et 2 ou 3 bateaux tortue.
L'amiral Yi reçoit des renseignements d'un agriculteur local selon lequel une grande flotte japonaise (les navires de Wakizaka) est en route à l'ouest vers lui et se trouve ancrée au nord du détroit de Gyeonnaeryang, étroit canal situé entre l'île de Geoje et le continent.
Le 8 juillet, le lendemain matin, l'amiral Yi envoie six navires de guerre panokseon traverser le canal pour attirer la flotte de Wakizaka. Wakizaka saisit l'appât et ses navires chassent les six panokseons de Yi dans le canal et en pleine mer en face de l'île Hansando. Wakizaka voit la flotte de l'amiral Yi devant lui et presse d'engager les Coréens. À ce moment, l'amiral Yi commence à organiser sa flotte en formation « aile de grue ».

Formation en aile de grue
Dans les deux campagnes précédentes, les Coréens ont soit répondu aux navires japonais en ligne de bataille droite ou, si l'espace était limité, avec une méthode d'attaque circulaire ou par roulement, où leurs navires attaquent en relais pour soutenir un bombardement continu. Bien que ces tactiques sont efficaces, un nombre considérable de Japonais se sont échappés et ont nagé à terre. La formation en « aile de grue », également connue sous le nom hagikjin, est conçue non seulement pour couler des navires, mais pour anéantir l'ennemi sans perdre beaucoup d'hommes.
La formation elle-même ressemble à une forme en « U » (d'où la grue), avec les cuirassés lourds au centre et les navires plus légers sur les ailes. Un navire tortue se tient à la fin de chaque côté pour ancrer les ailes. Les réserves sont placées derrière les navires du centre et servent à combler les lacunes tandis que la formation s'élargit. Les navires à l'avant de la formation se présentent de travers afin de maximiser le nombre de canons qui visent l'ennemi. En outre, la forme en « U » permet de verrouiller les champs de tir de sorte que de nombreux navires japonais sont pris en enfilade et frappés sous plusieurs angles. En ce sens, la formation en « aile de grue » partage des similitudes avec la tactique de cuirassés de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle appelée « barrage de T ».
La tactique japonaise consiste à mettre leurs navires les plus rapides en avant-garde afin de maintenir les navires coréens occupés, puis de déplacer rapidement leurs plus grands navires pour se rapprocher, agripper et monter à bord des navires coréens. Cependant, cette tactique s'intègre pleinement dans le plan de l'amiral Yi tandis que les Japonais s'enferment plus profondément dans le piège. Le volume et la portée des tirs des canons coréens empêchent les Japonais d'employer leur tactique favorite et les deux ailes de la formation en grue enveloppent, entourent et ont enfin pour effet de rassembler les navires japonais, ce qui rend difficile de manœuvrer ou de reculer les navires regroupés qui représentent une cible facile pour les canons coréens.
Wakizaka Yasuharu est un commandant particulièrement agressif et une des légendaires « sept lances de Shizugatake », qui s'est fait connaître au cours de la bataille qui a consolidé la prétention de Hideyoshi d'être le successeur d'Oda Nobunaga. Il est clair à partir de ses tactiques dans la bataille de l'île de Hansan que Wakizaka essaye de se rapprocher autant que possible des navires coréens afin que ses hommes puissent les aborder et monter a bord, tactique navale japonaise traditionnelle. Wakizaka non seulement suit les six navires leurres coréens par le détroit de Kyonnaeryang emmenant toute sa flotte de 73 navires dans l'embuscade, mais appuie aussi rapidement que possible au centre de la formation en « aile de grue », inconscient du fait qu'il expose ses navires et ses flancs à la puissance de feu concentrée et à plus longue portée de la flotte coréenne.
La bataille se poursuit du milieu de la matinée à la fin de l'après-midi. Quelques abordages de bâtiments japonais par les Coréens ont lieu mais l'amiral Yi ne l'autorise que si le navire est déjà immobilisé et endommagé. Les commandants Wakizaka Sabei et Watanabe Shichi'emon de Wakisaka Yasuharu sont tués. Le commandant Manabe Samanosuke commet seppuku à bord de son navire en feu qui coule. Wakizaka Yasuharu lui-même est atteint par plusieurs flèches, mais aucune ne pénètre son armure. Après avoir perdu 59 bâtiments, Wakizaka abandonne son navire amiral et monte à bord d'un navire plus léger et plus rapide. Au total, 14 navires japonais sont à même de se retirer de la région immédiate de la bataille. Cependant, la plupart des navires survivants sont à ce point endommagés qu'ils doivent être abandonnés dans certaines des îles environnantes qui parsèment la côte sud de la Corée. Seuls quelques navires jamais reviennent à la base japonaise du port de Busan.

La victoire de l'amiral Yi à l'île de Hansan met fin aux rêves de Hideyoshi de conquête de la Chine des Ming, son objectif initial qui l'a fait envahir la Corée. Les voies d'approvisionnement par la mer jaune doivent être ouvertes pour que ses troupes aient suffisamment de fournitures et de renforts pour envahir la Chine. Ainsi, Konishi Yukinaga, le commandant du contingent de troupes stationnées à Pyongyang ne peut avancer plus au nord en raison du manque de ravitaillement, non plus que des troupes de renforts ne peuvent lui être envoyées parce qu'il n'y a pas assez de ravitaillement pour les nourrir. Il faut cinq fois plus de ressources en aliments et en hommes pour passer des fournitures par voie terrestre sur les routes originales de la Corée. Qui plus est, le passage de fournitures par voie terrestre les laisse vulnérables aux attaques des forces chinoises et coréennes régulières ainsi que des forces irrégulières ou de guérilla coréennes (les armées vertueuses, 의병,义兵), de plus en plus active à mesure que la guerre progresse.
Après la bataille de l'île Hansan (et la bataille d'Angolpo peu après), Hideyoshi juge nécessaire de donner l'ordre direct à ses commandants de la marine de cesser toutes les opérations navales inutiles et de limiter leur activité à la zone immédiate autour du port de Busan. Il leur fait savoir qu'il viendra lui-même en Corée conduire personnellement les forces navales, mais Hideyoshi n'est jamais en mesure de mener à bien cette décision car sa santé se détériore rapidement.
La bataille de l'île de Hansan est la plus importante bataille de la guerre Imjin. Elle assure que tous les combats se dérouleront en Corée et non en Chine, et que Pyongyang sera l'avancée la plus au nord-ouest des armées japonaises (pour être exact, la brève marche du deuxième contingent de Katō Kiyomasa en Mandchourie est l'avancée extrême des Japonais au nord, cependant la Mandchourie ne fait pas partie de la Chine impériale au xvie siècle). On peut faire valoir que la bataille est l'une des plus importantes dans l'histoire de la Corée jusqu'à ce moment. Bien qu'il soit improbable que Hideyoshi aurait pu envahir la Chine et conquérir une grande partie de celle-ci, la bataille de l'île de Hansan vérifie ses voies d'approvisionnement et entrave ses mouvements en Corée. Les plans de guerre plus vastes de Hideyoshi, confirmés par la plupart de la documentation écrite, sont presque identiques aux plans de conquête de l'empire du Japon de la première moitié du xxe siècle.

 

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saintluc
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MessagePosté le: Mer 16 Nov - 07:03 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

Le siège de Jinju de 1592 est le premier siège que connaît la ville de Jinju durant la guerre Imjin, avant le second en 1593. Tandis qu'en 1592, les Coréens remportent la victoire, en 1593 ce sont les Japonais qui s'emparent de la ville
Le château de Jinju est une importante forteresse qui garde la province de Jeolla. Ukita Hideie et Hosokawa Tadaoki s'accordent pour reprendre le château de Jinju parce que si les Japonais s'en emparent, une nouvelle route sera ouverte vers Jeolla, et qu'ils seront en mesure d'attaquer les forces de guérilla de Gwak Jaeu qui se cachent dans la région. Il y a également beaucoup de butin à piller dans la ville. Ukita accepte aussi de reprendre Changwon, petite forteresse qui conduit au château de Jinju. Par conséquent, une armée de 30 000 est formée pour reprendre Changwon et Jinju.
Yu Sung-in, commandant de la province de Gyeongsang, place son armée en face de la porte de Jinju et demande la permission d'entrer dans la ville. Cependant, les arquebuses japonaises atteignent jusqu'aux renforts. Kim Si-Min rejette inévitablement la demande et les renforts sont anéantis par les arquebuses japonaises.
Les Japonais approchent la forteresse de Jinju d'un cœur léger. Ils s'attendent à une victoire facile mais le général coréen Kim Si-Min les défie et leur tient tête avec ses 3 800 hommes. Encore une fois, les Coréens sont en infériorité numérique. Kim Si-min a récemment acquis environ 170 arquebuses, l'équivalent de ce qu'utilisent les Japonais. Il y a formé ses soldats et croie qu'il peuvent défendre Jinju.

Les Japonais chargent et commencent à apporter des échelles pour escalader le mur. Ils se servent également d'une tour de siège pour essayer de gagner les hauteurs. En retour, les Coréens déclenchent des salves massives de canons, de flèches et de balles. Surpris, Hosokawa essaye un autre angle d'approche à l'aide de ses arquebuses pour couvrir les soldats escaladant le mur. Cela manœuvre reste aussi sans effet parce que les Coréens ignorent les balles et brisent les échelles avec des pierres et des haches. Quand les Coréens commencent à lancer des mortiers vers le bas, les Japonais perdent encore plus d'hommes.
Après trois jours de combats, Kim Si-min est touché par une balle sur le côté de la tête et tombe, incapable de commander ses forces. Les commandants japonais accentuent leur pression sur les Coréens afin de les décourager mais ceux-ci résistent. Les soldats japonais sont toujours dans l'incapacité d'escalader les murs, même avec le feu nourri des arquebuses. Les Coréens ne sont cependant pas en bonne position puisque Kim Si-Min est blessé et que la garnison est maintenant à court de munitions
Gwak Jae-u, un des principaux meneurs de l'armée vertueuse de Corée, arrive la nuit avec un très petit groupe, en nombre insuffisant pour soulager les Coréens de Jinju. Gwak ordonne à ses hommes d'attirer l'attention en soufflant dans des cornes et en faisant du bruit. Environ 3 000 partisans et les forces irrégulières arrivent sur les lieux. À ce moment, les commandants japonais comprennent le danger qui les contraint à abandonner le siège et ils se retirent.
L'armée vertueuse est trop petite pour soulager Jinju. Mais, la retraite des soldats japonais encouragent les Coréens et la plus grande victoire du siège est le bénéfice moral qu'en retire la Corée.
Cette première bataille de Jinju avec la bataille de l'île Hansan et le siège de Haengju sont considérés par les historiens comme les trois plus importantes batailles de la guerre Imjin.


Le second siège de Jinju est une bataille de l'invasion de la Corée menée par le daimyo Toyotomi Hideyoshi en 1593 au château de Jinju. Contrairement au premier siège de Jinju, cette bataille se termine par une victoire des Japonais. Les Coréens défendent le château désespérément avec diverses armes, dont des arcs, des armes de poing, des canons de la classe (hyeonja-chongtong (en)) « noirs », des coups de feu tirés à partir d'explosifs de mortiers, tuant de nombreux soldats japonais et détruisant des tours et des palissades de bambou. Les Coréens résistent pendant dix jours, jusqu'à ce qu'un pan de mur soit ébranlé par les sapeurs japonais cachés dans un panier blindé appelé « panier écaille de tortue », à l'origine du festival Uwajima Ushi-oni (en). La forteresse est finalement prise et le commandant de la garnison, Hwang Jin (en), tous ses défenseurs et des civils sont tués.

 

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MessagePosté le: Mer 16 Nov - 11:18 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 - Répondre en citant

pas de quartier a cette epoque
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:06 (2016)    Sujet du message: 7 Les conflits concernant le JAPON 672 -

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