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PEINTRE DES PASSAGES

 
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roberto


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Inscrit le: 21 Déc 2012
Messages: 7 494
Localisation: Montbéliard-Sochaux

MessagePosté le: Mar 11 Oct - 13:45 (2016)    Sujet du message: PEINTRE DES PASSAGES Répondre en citant






Installé dans le Territoire de Belfort depuis quinze ans, Pierre Le Preux chemine, à longueur de toile, vers des rives plus clémentes. 


Une quête qui guide son œuvre, forcément étonnante.


Par Karine Frelin


De l’extérieur, les grandes baies de l’ancienne fonderie laissent encore croire à la chaleur, violente, du métal en fusion. Elles cachent bien le jeu :


ici, le silence règne, à moins, parfois, d’« une mélodie facile. Si j’écoute Mozart, je ne peux plus peindre, je m’arrête. » 


Près d’une fenêtre, un bureau de travail : il ne fait pas décoration à voir les piles de « Sciences et vie » ayant vécu. 


Trônant sous les toiles, un long sofa à la taille du maître des lieux, propice à la position horizontale et, donc, à la réflexion. 


Derrière de larges demi-cloisons, en contre-jour, l’atelier de Pierre Le Preux. Une collection de pots de pigments et de liants entoure la grande table de travail. 


Il peint à plat. Même quand l’occupant est absent, l’endroit vit. Les toiles, bien que de style abstrait, donnent le ton : 


la tempête sourd sous le crâne de cet homme dont on perçoit le besoin, vital, de cet espace pour s’exprimer.


L’homme, justement : son discours à lui n’a rien d’abstrait, même si son œuvre touche d’abord le cœur. Il ne s’en cache pas, son travail n’est pas facile.


Mais depuis quarante ans, s’y dégagent de sérieuses lignes directrices. Pierre Le Preux les appelle ses « passages », positionnés au fil de sa « longue marche », la vie, quoi.


Passionné de sciences, il se lance dans l’explication du trou de ver, prend une feuille, pose un point, puis un autre, et explique comment, reliant les deux grâce à 


la courbure du papier, le temps est relativisé. Depuis quelque temps, les trous apparaissent d’ailleurs en filigrane sur ses toiles. 


Comme les traces qu’il pose en avant-plan des chemins, en surplus de matière et de pigments. Les traces, « c’est une façon de ne pas négliger le socle, ce qu’on a vécu, 


alors qu’on va toujours vers l’avant. Elles me servent à me dire que je n’avance pas les mains vides, même si je suis à poil. »


« parfois, certaines toiles ne sont pas faciles à vivre »







Mais où va Pierre Le Preux ? Chacune de ses expositions fait le point, revient sur ses pas, imagine ses lendemains, avec des noms explicites, 


« Émergences », « Checkpoint », « La croisée », « L’arche des possibles ». Ancien responsable de structure socioculturelle, féru d’aïkido - 


en témoignent les samouraïs en mouvement qui alternent aujourd’hui, sur les cimaises de l’atelier, avec les chemins multiples -, 


l’artiste met son regard en retrait d’une cascade de cheveux prolongée d’une barbe épaisse. Peindre lui sert aussi de thérapie,


il l’avoue, pour atténuer la tristesse que lui inspire le monde. « Je me sature d’informations dès le matin. 


Je suis un vieil anar, un grand pessimiste, à penser que l’humanité court à sa perte. Alors, par réaction, je propose du positif. »


N’allez pas croire cependant que le peintre, aujourd’hui coté, est un ermite. Avec son épouse Jocelyne, ancienne galeriste, qui l’accompagne depuis trente-sept ans, 


Pierre Le Preux intervient régulièrement auprès de peintres amateurs lors de stages « à la maison », dans les entreprises sur le concept du « teambuilding » 


au cours de séminaires, à l’école, à l’université. En avril prochain, il donnera un workshop aux beaux-arts à Constantine, avec une exposition. 


Une rencontre avec de jeunes artistes algériens a déclenché ce voyage, « la force, la puissance de leur travail, engagé qui plus est, m’ont impressionné.


Ce type d’exercice va m’obliger à me dépasser. »


Depuis qu’il peint, Pierre Le Preux s’interroge toujours sur la communication du message. « Sa peinture reste très personnelle », remarque sa femme. 


« Et parfois, certaines toiles ne sont pas faciles à vivre. » À l’instar des artistes qu’il chérit, Modigliani, Egon Schiele, Francis Bacon… Ou Zao Wou-Ki, « un maître ».


Peintre abstrait de l’intime, qui donnait aussi de la force aux passages.






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MessagePosté le: Mar 11 Oct - 13:45 (2016)    Sujet du message: Publicité

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