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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Coronelli Vincenzo

 
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saintluc
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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 18:38 (2016)    Sujet du message: Coronelli Vincenzo Répondre en citant

Les Globes de Coronelli ou Globes de Marly sont une paire de globes (terrestre et céleste) de grande dimension (4 mètres de diamètre environ) réalisée par Vincenzo Coronelli et offerte à Louis XIV à la fin du XVIIe siècle. Le globe terrestre présente l'état des connaissances géographiques et les savoirs sur les civilisations indigènes des trois continents Asie, Afrique, Amérique des Européens pour la décennie 1670-1680, tandis que le globe céleste figure l'état du ciel à la naissance de Louis XIV.
 S'ils ont toujours appartenu aux collections de la Bibliothèque nationale de France, c'est depuis peu que les deux globes dépendent du département des cartes et plans et qu'à l'occasion de leur présentation permanente au public en 2006, ils sont référencés sous les numéros Ge A 499 pour le globe céleste et Ge A 500 pour le globe terrestre.
Ces globes ont été financés par le cardinal d'Estrées pour les offrir au roi de France Louis XIV, dont il était l'ambassadeur auprès du Saint-Siège. Le Cardinal avait en effet été très impressionné par les globes d'un mètre cinquante de diamètre fabriqués en 1678 pour le Duc de Parme par le cartographe italien Vincenzo Coronelli, « le plus grand fabricant de globes de tous les temps », dont il obtient de réaliser deux globes de grande dimension pour Louis XIV. Ils sont fabriqués à Paris de 1681 à 1683, probablement à l'Hôtel de Lionne (aujourd'hui détruit). Le mobilier de présentation est réalisé par Jules Hardouin-Mansart et l'Anglais Michael Butterfield.


Bien que destinés à orner le château de Versailles, ils restent à Paris dans l'attente d'une solution architecturale pour les présenter. Un projet d'exposition dans la petite Orangerie est évoqué en 1690, mais abandonné. Ils sont finalement installés à Marly en 1703 ; c'est à ce séjour qu'ils doivent leur nom de « Globes de Marly ». Au château de Marly, où des pavillons ont été spécialement aménagés par Mansart afin de présenter ces œuvres de grande dimension, les globes impressionnent les visiteurs, tel la reine d'Angleterre Anne qui les découvre le 12 août 1704 à l'occasion d'une visite à la cour de Louis XIV.
 Les globes quittent Marly en 1715 pour être stockés à Paris, au palais du Louvre. Les architectes du bâtiment de la Bibliothèque royale prennent leur dimension en compte dans le but de les y exposer ; la pièce est prête à les recevoir dès 1731, mais ils ne sont exposés qu'à partir de 1782. Dans son commentaire du plan de la Bibliothèque royale qu'il publie en 1754 dans l'Architecture françoise, Jacques-François Blondel s'étonne de cette situation : « La pièce marquée M fut construite en 1731, pour y placer deux globes mais depuis qu'on les a apportés de Marly, ils sont restés encaissés et ne sont point encore exposés à la vûe des connoisseurs. Sans doute on ne privera pas encore longtemps le public d'une curiosité si peu commune et qui, ayant coûté tant de dépense, mérite bien qu'on en rendre l'accès facile ».
 Les globes quittent la Bibliothèque en 1901, suite aux modifications opérées dans la grande salle de lecture. Puis, enfermés à Versailles, ils tombent dans l'oubli et on perd même les clés ouvrant les caisses de stockage.

Le cartographe Michel Morel retrouve leurs traces au début des années 1970 avec l'aide de Edmond Pognon, conservateur en chef honoraire du département des cartes et plans à la Bibliothèque nationale, puis de Monique Pelletier après 1976. Morel se retourne ensuite vers l'association internationale des Amis de Coronelli, qui font pression pour faire exposer les globes. Ils sont restaurés et créent l'événement à l'occasion de l'exposition de cartographie Cartes et Figures de la Terre au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou du 24 mai au 17 novembre 1980. À cette occasion, les globes sont transportés par l'armée (quatre véhicules porte-chars sont mobilisés pour assurer cette opération) de leurs réserves de l'Orangerie de Versailles à Beaubourg. Les travaux de restauration durent 60 jours et débutent à Versailles et se poursuivent à Beaubourg, sous la direction de Michel Morel, en abattant la façade des caisses et en travaillant à l'intérieur des celles-ci. À l'ouverture des caisses, Michel Morel constate que les globes étaient d'un aspect grisâtre, une couche de poussière s'étant accumulée durant leur exposition à la Bibliothèque entre 1782 à 1901, poussière dont ils furent protégés par la suite par l'épais molleton dans lequel ils étaient stockés ; cette protection était toutefois détruite en partie.
 Après l'exposition, les globes sont de nouveau stockés à Versailles puis transférés à la Cité des sciences et de l'industrie à La Villette. Ils sont ensuite exposés, sur des tréteaux, lors de l'exposition universelle de Hanovre en 2000, mais sans jamais quitter Paris : ils sont en effet présentés dans leurs réserves parisiennes à la demande des organisateurs de l'exposition, qui n'ont pas obtenu le droit d'exposer ces globes en Allemagne.
 Ils sont présentés, sans leur mobilier, au Grand Palais en septembre 2005 (voir photos). Après une petite restauration des pôles en juin-juillet 2006, les globes sont exposés dans l'aile Ouest de la Bibliothèque François-Mitterrand, sans leur mobilier, depuis le 4 octobre 2006. L'absence du mobilier s'explique par la hauteur et le poids de l'ensemble.
 Ils sont référencés dans les collections du département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France sous les cotes Ge A 499 et Ge A 500.

Ces deux sphères, l'une terrestre et l'autre céleste, mesurent 387 centimètres de diamètre et pèsent environ 2 tonnes chacune. Le diamètre atteint 487 centimètres si l'on inclut les méridiens et les cercles d'horizon (mobiles). Leur ossature est en bois (probablement du poirier), recouvert d'une toile. Chaque globe est muni de deux trappes : une de visite et une d'aération.
 Le mobilier de présentation des globes est lui aussi de grande dimension, portant l'ensemble à plus de 8 mètres de hauteur. Chaque mobilier de bronze et de marbre pèse plus de quinze tonnes.
 À titre de comparaison, la surface des deux globes est égale à une fois et demie les Noces de Cana de Paul Véronèse soit plus de 100 m2.
 Parmi les peintres ayant illustré ces globes, citons Jean-Baptiste Corneille.
 Le globe terrestre présente l'état des connaissances géographiques alors connues et la Californie est encore représentée sous les contours d'une île. Il comporte plus de 600 cartouches explicatifs, parfois assez longs, comme celui intitulé « Mœurs des peuples du Chili ». Ces textes et les tracés géographiques sont confiés à des spécialistes. Le tracé du Mississippi est ainsi confié à Jean-Baptiste Franquelin, cartographe établi à Québec, et à Cavelier de La Salle, explorateur de ces territoires.
 Le globe céleste figure l'état du ciel à la naissance de Louis XIV. Peint et enluminé par Jean-Baptiste Corneille, y sont représentées les constellations sous forme d'animaux fantastiques, les étoiles et les planètes, le tout dans un camaïeu de bleu. Les noms des constellations sont indiqués en quatre langues : français, latin, grec ancien et arabe. Sept étoiles sont nommés exclusivement en arabe. Le globe indique également la course de certains corps célestes au cours du XVIIe siècle dont quelques comètes.
 Nous possédons aujourd'hui encore l'intégralité des textes des nombreux cartouches descriptifs grâce à la patience de François Le Large, un des gardiens de ce trésor qui, au début du XVIIIe siècle, recopia soigneusement toutes les inscriptions figurant sur les globes. Ces documents furent précieux lors de la restauration opérée avant l'exposition à Beaubourg en 1980.

Vincenzo Maria Coronelli
(né le 16 août 1650 à Venise - mort le 9 décembre 1718, dans la même ville) est un moine franciscain conventuel et docteur en théologie italien cartographe, cosmographe, fabricant de globes et encyclopédiste.
Vincenzo Coronelli naît le 16 août 1650 à Venise. Dès 1660, il est envoyé par ses parents à Ravenne, pour y étudier. De retour à Venise en 1665, il rejoint le couvent des Mineurs Conventuels de San Niccolo della Lattuca et y commence sa carrière ecclésiastique.
Il devient docteur en théologie en 1673. Il obtient dès 1674 son premier poste en tant que secrétaire de la province des Saints à Padoue, une mission qu'il termine en 1677.
Sa carrière de cartographe débute en 1680, avec la construction d'une paire de globes, l'un terrestre, l'autre céleste, pour le duc Ranunce II Farnese, duc de Parme. À l'occasion d'une mission diplomatique, César cardinal d'Estrées, visite la bibliothèque du duc de Parme, y découvre les globes, et décide d'engager Coronelli et de l'héberger à Paris pour qu'il réalise deux globes en l'honneur de Louis XIV.
De retour à Venise en 1684, il fonde l'Accademia Cosmografica degli Argonauti, destinée à diffuser ses publications dans toute l'Europe. Il reçoit l'année suivante le titre de Cosmographe de la République de Venise.
Après un nouveau voyage à Paris, de 1686 à 1687, il demeure à Venise jusqu'à 1696, période qu'il met à profit pour publier plusieurs cartes, et la première partie de son Isolario en 1696.
Avec deux ambassadeurs vénitiens, il quitte la République de Venise en 1696 pour un voyage de deux ans, qui l'emmène en Germanie, en Hollande puis en Angleterre où il est reçu à l'université d'Oxford.
C'est à son retour qu'il annonce sa grande œuvre : la Biblioteca universale sacro-profana, antico-moderna, encyclopédie prévue en 45 volumes. Le premier paraît en 1701, chez Antonio Tivani, à Venise. Seuls 7 volumes purent être publiés avant la mort de Coronelli. Dès lors, il accède au rang de Général de l'Ordre des Franciscains.
Cette période de gloire connaît toutefois sa fin. En 1702, il est dénoncé pour trafic de reliques. En 1704, il est démis de sa charge de Général. S'ensuivent quatorze années qu'il consacre à diverses activités littéraires, dont la parution des tomes suivants de la Biblioteca, avant sa mort, le 9 décembre 1718.
Dans les années qui suivent son séjour à Paris, Coronelli travaille dans divers pays européens, ne retournant d'une façon permanente à Venise qu'en 1705. Il y fonde alors la première société géographique, l'Accademia Cosmografica degli Argonauti. Il a tenu également la position de cosmographe de la République de Venise.
Coronelli meurt à l'âge de 68 ans à Venise, avec des centaines de cartes à son actif. Certains de ses globes originaux sont aujourd'hui exposés dans la bibliothèque nationale d'Autriche et dans la bibliothèque de l'abbaye bénédictine Stift Melk en Autriche. Deux exemplaires bien conservées de globes de ciel et de terre, datant de 1688 et 1693, se trouvent à la bibliothèque de la ville de Trèves en Allemagne. Deux globes, l'un terrestre, l'autre céleste, récemment restaurés sont visibles dans le hall d'entrée de la Bibliothèque royale de Belgique à Bruxelles.
La Société internationale de Coronelli pour l'Étude des Globes, fondée en 1952 à Vienne, est nommée en son honneur.


Coronelli a aussi consacré 30 ans de sa vie à la rédaction d'une innovatrice Biblioteca universale sacro-profano. Première grande encyclopédie organisée en ordre alphabétique, cet ouvrage devait compter 300 000 articles répartis en 45 volumes. Seuls les 7 premiers ont été réalisés, couvrant les entrées A-Caque.
Cet ouvrage a cependant son importance dans le mouvement encyclopédique en raison de son plan. L'auteur avait réservé les volumes 41 et 42 pour les ajouts et corrections, tandis que les volumes 43-45 étaient réservés aux index. En outre, chaque volume possède un index dont l'occurrence renvoie à la numérotation de l'article. Afin de faciliter les références et le repérage dans la page, un chiffre romain dans la colonne centrale indique le numéro de la ligne par incréments de 10. À dessein, l'auteur a adopté une pagination par colonne plutôt que par page, comme cela se pratiquait couramment à l'époque.
Coronelli innove aussi dans cet ouvrage en mettant en italique les titres de livres, une pratique qui deviendra universelle par la suite

 

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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 18:38 (2016)    Sujet du message: Publicité

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