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roberto


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MessagePosté le: Mer 14 Sep - 16:31 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

Jeu de marelle ou du moulin :


jeu de société pratiqué au Moyen Age


(D’après « Médiévales », paru en 1985)





Parmi les innombrables jeux de société pratiqués dans l’Occident médiéval, le plus répandu, celui auquel on joue partout, à tout moment, dans toutes les classes de la société, 


n’est pas le jeu de dés, contrairement à ce qui est souvent affirmé, mais bien le jeu de marelle — à ne pas confondre avec le jeu qu’on associe de nos jours à ce nom —


ou jeu du moulin


La marelle du Moyen Age est le jeu de société par excellence, celui qui pendant plusieurs siècles constitue l’emblème de l’activité ludique de la civilisation européenne.


Contrairement aux dames, aux échecs et aux tables (un des ancêtres du backgammon actuel), il ne doit en effet rien à l’Orient. 


Il est en outre plus ancien que tous les jeux de cartes et moins réprouvé que les jeux de dés.





Deux nobles espagnols disputant une partie de jeu du moulin à la cour de Séville (XIIIe siècle)


(Miniature extraite du Livre des jeux d’Alphonse X le Sage, vers 1280)


A l’époque moderne, il prend le nom de jeu du moulin ; et ses épigones contemporains sont le morpion (avec toutes ses variantes) et le jeu dit « du drapeau anglais ».


Ainsi la marelle, inconnue de la plupart des historiens et des anthropologues, et très souvent absente des répertoires, manuels ou encyclopédies consacrés aux jeux de société,


est-elle bien, dans la longue durée, le jeu de l’homme européen. L’étymologie du mot marelle demeure controversée. 


L’hypothèse qui, comme pour méreau, le ferait venir d’un dérivé du latin matricula semble abandonnée. On tend plutôt aujourd’hui à rattacher ces deux mots à un préroman marr (pierre).


A la différence des dés, la marelle n’est pas un jeu de hasard mais un jeu de réflexion. Elle oppose deux joueurs possédant chacun trois ou cinq (parfois neuf) pions 


qu’ils doivent essayer d’aligner (verticalement, horizontalement ou diagonalement) sur une figure géométrique de forme variable et


dont les versions les plus employées au Moyen Age sont reproduites ci-dessous. Les joueurs jouent à tour de rôle en ne plaçant ou déplaçant qu’un pion à la fois sur la figure.


Le vainqueur est celui qui le premier a réussi à aligner ses trois ou cinq pions sur une des lignes de cette figure.


Du moins tels sont les principes généraux du jeu car il y a évidemment de nombreuses variantes, et une évolution des règles allant vers la diversification.





Jeu de marelle ou du moulin


L’avantage de la marelle sur les autres jeux de société réside dans la possibilité de jouer sans aucun accessoire ou instrument préparé à l’avance.


On peut y jouer absolument partout : un doigt dans le sable ou dans la poussière, un bâton dans la terre, une craie sur de la pierre suffisent pour tracer la figure sur laquelle on va jouer. 


Des cailloux, des fragments de bois, de feuilles, de tissu ou de n’importe quoi suffisent pour matérialiser les pions. Pour distinguer les deux camps, 


on les choisit grands et petits, clairs et foncés, circulaires ou carrés, ou bien, plus simplement encore, on oppose des cailloux à des morceaux de bois, 


ou des fragments de feuilles à des fragments d’écorce.


La simplicité







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MessagePosté le: Mer 14 Sep - 16:31 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Omphale


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MessagePosté le: Mer 14 Sep - 16:55 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

je ne connaissais de la marelle que le classique jeu des cours de récréation où il fallait monter jusqu'au ciel. Le sujet est intéressant et instructif
_________________
"attends d'avoir traversé la rivière avant de dire que le crocodile a une sale gueule" (Joseph Andjou)


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Marie-Hélène


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MessagePosté le: Mer 14 Sep - 17:17 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

Principe de ce que nous appelions le "morpion " il me semble ??????...3 pions alignées !

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Omphale


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MessagePosté le: Mer 14 Sep - 17:19 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

je n'ai jamais été douée à ce genre de jeu, je ne suis sans doute pas assez stratège
_________________
"attends d'avoir traversé la rivière avant de dire que le crocodile a une sale gueule" (Joseph Andjou)


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roberto


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MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 09:10 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

Château de la Reine des Fées
près de Blaye (Gironde)
(D’après « L’Éducation. Gazette des femmes », paru en 1842)





Au XIXe siècle, on pouvait encore voir près de Blaye (Gironde) un dolmen que la légende populaire affirmait être l’entrée du château des Fées dont nul être humain


y pénétrant ne sortait vivant car dévoré par ses occupantes, à l’exception d’un pasteur, voyageur acceptant de relever un défi en partant


à la conquête d’un œuf magique détenu par le plus puissant des mauvais génies


Il est incontestable que les traditions populaires ont une certaine importance historique ; car elles sont presque toujours un mélange de roman et d’histoire. 


L’on voit que ce n’est pas d’hier que la vérité se cache sous le manteau de la fable.


Il existait au XIXe siècle à 800 m au nord de Saint-Ciers-de-Canesse, près de Blaye (Gironde), un remarquable dolmen, le dolmen de Clusseau, 


sur lequel l’imagination populaire nous a légué une légende curieuse qui rappelle les Mille et une nuits : c’est le même mélange de merveilleux et de terrible.


Ne parlez pas aux habitants de ces contrées des druides et de leurs terribles mystères célébrés sur ces blocs géants, ils vous riraient au nez sans merci. 


« Ces pierres levées (peyres lebades), vous diront-ils, ne voyez-vous pas que ce sont les ruines de l’entrée du Castel de las Hagues (Château des Fées). 







Dolmen de Lussac (Gironde)


Image d’illustration, le dolmen de Clusseau, au nord de Saint-Ciers-de-Canesse,


ayant quant à lui été démantelé par les habitants des environs au milieu du XIXe siècle


Ils vous feront observer que tout prouve que ces pierres ont été habitées ; et, en effet, la science vous dira, avec M. Jouannet :


« Que trois blocs énormes servaient de murs à ce château des Fées ; qu’il avait pour toit une pierre gigantesque, et que cette masse reposait, à sept pieds du sol,


sur trois blocs et sur une pierre plus petite placée à l’entrée ; que le support du nord avait été entamé par la main de l’homme ; 


qu’on y avait ouvert une porte qui depuis a été bouchée. Cette particularité fait présumer qu’à une époque inconnue cet étrange réduit a été habité.


Un puits, creusé auprès, semble venir à l’appui de cette conjecture. » Pour les habitants, c’est plus qu’une conjecture, c’est une incontestable réalité ; 


écoutez plutôt ce qu’ils racontent :


Un jeune et beau pasteur, coupable d’indépendance envers son tyrannique patron, avait franchi le support d’entrée et s’était réfugié dans cet antre maudit, 


dont nul être humain n’osait approcher ; car on n’avait jamais revu ceux qui y étaient une fois entrés. Ces blocs énormes étaient, en effet,


la porte gigantesque du puits de l’abîme qui communiquait jusque dans les entrailles du monde, et sous laquelle passaient les mauvais génies pour se rendre 


dans leur empire souterrain. A peine le pasteur avait-il mis le pied sur la pierre d’entrée, que le plus affreux spectacle frappa ses regards :


des ossements humains jonchaient le sol de cette horrible caverne, et, à sa voûte, des gouttes de sang figé pendaient en stalactites.


Saisi d’horreur, il détourne ses regards et se rejette en arrière ; le sol semble céder sous lui, et il se sentit aussitôt descendre. 


L’éclat extraordinaire du lieu où il arrive si mystérieusement le force de fermer ses yeux éblouis. Tout à coup, des bras invisibles le saisissent, l’enchaînent, 


l’enlèvent, et le transportent dans une salle non moins magnifique. Des colonnes d’albâtre en soutenaient la voûte de cristal.


Au milieu s’élevait un trône resplendissant, ombragé par deux arbres aux rameaux d’or et couverts de rubis.


Le pasteur se croyait le jouet d’une illusion, et son admiration redoubla lorsqu’il vit entrer une gracieuse phalange de femmes, qui vinrent, une à une, 


prendre rang autour de lui. Elles étaient toutes d’une merveilleuse beauté. Il se crut transporté dans la demeure céleste des déesses.


Mais son enthousiasme n’eut plus de bornes quand il aperçut une femme mille fois plus belle que ses compagnes.


C’était Fréa, la Reine des fées, qui suivait ses gracieuses soeurs ; Fréa, à la robe blanche et flottante, aux souliers d’or, 


qui portait ses noirs cheveux flottants sur ses belles épaules, et qui ornait son front pur d’une chaîne d’or et de diamants. 


Elle s’avançait, dans sa démarche pleine de grâce et de majesté ; quand ses beaux yeux s’arrêtèrent sur le jeune homme, 


un nuage de tristesse vint les voiler. Le pasteur, nourri dans la vénération religieuse de ses pères, qui adoraient la femme comme une divinité, 


se jeta aux pieds de ce trône, où elle vint s’asseoir. Fréa pensa qu’il implorait sa clémence : « Non, non, dit-elle, il faut mourir. »


Mais le pasteur ne l’entend pas ; saisi d’admiration, il contemple avec amour cette beauté merveilleuse et toujours jeune, dont les hommes n’ont pas idée. 


La reine était fée, et les fées sont femmes ; elle eut pitié de ce beau et naïf jeune homme, qui oubliait son sort pour la regarder.


— II faut mourir », répéta-t-elle enfin d’une voix triste et émue.


— Ah ! les dieux sont donc aussi cruels que les hommes », s’écria le pasteur avec amertume et comme sortant d’un rêve ; 


j’ai fui la mort pour aller au devant de la mort ; mais, du moins, je serai moins malheureux de la recevoir de votre main.


— Ah ! ce n’est pas une même mort ! celle qui t’est préparée est horrible, épouvantable : tu seras dévoré vivant.


La Reine des fées s’arrêta et détourna la tête pour cacher une larme, et cette larme était d’or pur. Elle reprit bientôt :


— C’est là le tribut fatal que nous payons à Rimer, le plus puissant des mauvais génies.


Ces blocs debout, sous lesquels tu t’es réfugié, malheureux enfant, sont la table où ses victimes lui sont offertes. Nul homme ne lui est échappé et


ne lui échappera, s’il n’a conquis l’œuf des serpents.


— Si c’est là une conquête qu’un homme puisse entreprendre, je l’entreprendrai, dit en se relevant le pasteur, d’un air résolu. 


J’ai souvent dompté les taureaux sauvages, lutté avec les ours et les loups-cerviers de nos forêts ; tombe sur moi le ciel, je ne crains rien !


Le courage plaît aux fées ; dans leur cœur, il est souvent le voisin de l’amour, et l’amour est bien fort. La Reine des fées, séduite, voulut sauver le pasteur.


Quand fée le veut, Dieu le veut. Fréa lui donna un anneau mystérieux qui rendait invisible, pour qu’il pût échapper à la vue perçante des serpents et à leur active poursuite.





Eglise Saint-Jean à Saint-Ciers-de-Canesse


Grâce à ce puissant secours, il pénétra sans danger dans l’horrible caverne où mille serpents entrelacés avaient, de leur bave, composé l’œuf magique.


Le pasteur s’en empara aussitôt, et, montant sur la table du sacrifice, il attendit sans terreur Rimer le dévorant.


Au moment où la nuit devient de plus en plus sombre et où la clarté des étoiles va pâlissant peu à peu, il entendit dans les airs un bruit sourd 


comme un battement d’ailes, et il vit approcher, monté sur un monstrueux loup ailé, se servant de serpents en place de brides, 


le terrible génie de l’abîme, qui descendait sur lui avec la rapidité de la foudre pour le dévorer, comme sa victime inévitable.


Mais le pasteur, le touchant soudain avec l’œuf magique, le terrassa, le vainquit, et l’enchaîna pour l’éternité. 


Alors cessèrent les sacrifices humains, et le vaillant pasteur fut béni par les fées et par tous les pères qu’il arrachait à ce tribut fatal.


Il ne retourna cependant pas avec les hommes, demeurant toujours avec Fréa, la Reine des fées, son sauveur.


Il eut une longue et heureuse vie, car son épouse lui donna des pommes d’or qui avaient la vertu de conserver une éternelle jeunesse.


Mais comme il ne pouvait se nourrir des célestes aliments des fées, il se creusa un puits près de la porte des Géants ;


avec une hache de pierre précieuse, don magnifique de sa compagne, il tailla dans le bloc du nord un réduit où il déposait le produit de sa chasse.


Telle est la tradition très peu connue du Castel de las Hagues, de ce château des Fées, où nous ne voyons, nous, qu’un dolmen.


A travers les festons et les gracieuses découpures du manteau de la fable apparaît la vérité toute nue. L’œuf des serpents, 


les sacrifices humains ; d’un autre côté, la victoire par l’amour d’un allié du ciel sur les antiques divinités ;


tout cela frappe d’étonnement et nous autorise peut-être à conclure que les traditions populaires ont leur importance historique.


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Marie-Hélène


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MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 11:41 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

Okay

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roberto


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MessagePosté le: Ven 16 Sep - 08:01 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant



COUCOU C’EST LUI…





Son chant bien connu donne le top départ du printemps.


Mais le coucou gris est de plus en plus aux abonnés absents. 


La faute aux hivers trop doux qui perturbent sa curieuse technique de reproduction.





Avant d’atteindre le stade adulte (ci dessus) , le messager du printemps a une drôle  de manière de laisser aux autres  


ci dessous une rousserolle le soin d’élever sa progéniture . 


Un véritable pensum pour les parents d’adoption , forcés d’alimenter un géant toujours affamé. 


Photos de Claude Nardin 







Par Patrice Costa


Ce sont deux notes qui résonnent toujours en avril quand le printemps s’installe. Un chant facile à retenir, synonyme de retour des beaux jours.


Après les longs mois d’hiver qu’il a passé dans la chaleur de l’Afrique équatoriale, le coucou gris est revenu sur les terres qui l’ont vu naître. 


Ce passereau de la taille d’une tourterelle voue une prédilection aux bois de feuillus voisins d’espaces lacustres et de zones bocagères de plaine. 


On l’entend plus qu’on ne le voit, si ce n’est parfois le vol rapide d’un oiseau gris ardoisé aux ailes pointues qui file d’une branche à l’autre, avant de


se mettre rapidement à couvert. Bref, un client pas évident à observer dans la nature. Dans le Grand Est, cette espèce est encore assez commune.


Son régime est constitué en majorité de chenilles, notamment les processionnaires dont il se régale malgré l’obstacle de leur toison urticante. 


Sur ce point précis, cet insectivore est donc un allié précieux des forestiers. En dehors de son goût très précieux pour ces bestioles défoliatrices, 


le volatile est connu pour sa technique de reproduction qui lui a valu le titre peu envié de « parasite ». 


Car une fois fécondée, la femelle a cette habitude de confier le soin de la couvaison et de l’élevage de ses rejetons à d’autres membres de la vaste famille des passereaux. 


La technique est parfaitement rodée : la mère « porteuse » repère discrètement les va-et-vient d’un couple de troglodytes, de rousserolles, d’accenteurs ou


de fauvettes occupé à construire leur logis, attend que sa cible se mette à couver puis profite d’une absence momentanée de l’occupant du nid pour y prélever 


un œuf et y déposer le sien à la place. L’acte ne dure que quelques secondes et la mystification est si parfaite que le bénéficiaire du cadeau n’y verra que du feu. 


Une fois né, l’usurpateur va expulser consciencieusement tous les œufs ou oisillons voisins hors du berceau afin d’éliminer toute concurrence et devenir


un véritable goinfre, que ses parents adoptifs vont s’échiner à ravitailler en insectes jusqu’à ce qu’il atteigne le stade adulte et s’envole au cœur de l’été, 


sans la moindre compassion pour ses esclaves nourriciers…


En dépit de ce comportement qui a longtemps intrigué les ornithologues, le coucou n’est pas un danger pour le peuple du ciel. 


C’est au contraire un excellent bio-indicateur de la qualité d’un milieu naturel riche en insectes.


La désynchronisation climatique


Mais depuis plusieurs années déjà, sa population montre des signes inquiétants de déclin. L’agriculture intensive et son lot de pesticides contribuent


largement à cette baisse démographique. Selon le programme national de Suivi temporaire des oiseaux communs (Stoc), la chute atteint près de 40 % entre 1990 et 2014…


Et ce phénomène risque de s’aggraver dans un avenir proche avec les effets du réchauffement climatique qui chamboule la reproduction des petits passereaux 


que ce migrateur transsaharien parasite. Marqué par une température moyenne de 7,9° C, l’hiver dernier a dépassé de 2,3°C la normale saisonnière. 


Conséquence : quand le coucou revient d’Afrique, la plupart des oiseaux sédentaires sont déjà occupés à nourrir leurs petits.


Il ne peut plus confier son œuf à ses hôtes habituels et se reporte sur d’autres espèces, à la nidification plus tardive mais qui vont le repérer plus facilement.


Autrement dit, le coucou pointe désormais parmi les victimes ailées des hivers doux, « car l’horloge interne qui commande sa migration ne se règle pas en fonction 


de l’évolution des conditions climatiques en Europe », souligne le spécialiste Philippe Dubois.


Au Royaume-Uni, il figure depuis peu sur la liste rouge des espèces d’oiseaux menacées de disparition !


Ce n’est pas encore le cas dans notre pays et dans le Grand Est, mais à plus ou moins moyen terme, 


les deux célèbres notes qui claironnent en avril risquent bientôt de ne plus annoncer le printemps.



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Marie-Hélène


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MessagePosté le: Ven 16 Sep - 08:57 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

C'est vrai,cette année je n'ai pas entendu le coucou chanter !!!!

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roberto


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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 12:02 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

PAUSE À MALTE


L’archipel méditerranéen est la destination idéale pour avoir lumière,


culture, histoire et bonne chère à portée de main et en un minimum d’heures d’avion.



















Par Valérie Susset


Il y a même des vignes… Cultivés dans le climat chaud et humide de Malte,


les raisins de l’île fournissent un robuste vin rouge comme un blanc rafraîchissant, 


accompagnant à merveille la généreuse cuisine locale. 


La visite des caves viticoles est donc à mettre au programme des réjouissances 


au même titre que celle d’un patrimoine architectural éblouissant, 


lorsqu’on a la chance de venir séjourner dans ce pays tout petit par la taille


mais immense par l’histoire !


Une météo clémente toute l’année, aucun climat d’insécurité et 


une richesse culturelle passionnante complètent le tableau d’une destination vacances


où tout devient facile puisque tout est à proximité.


À condition toutefois de maîtriser quelques rudiments d’anglais :


bien qu’essentiellement méditerranéenne, Malte est également profondément enracinée 


dans la tradition britannique. Forcément : le pays n’est devenu qu’en 1974 


une république complètement indépendante de la reine d’Angleterre !


Et les Britanniques n’en sont vraiment partis qu’en 1979… 


L’anglais y est donc la seconde langue officielle après le maltais,


et son enseignement, dont la renommée n’est plus à faire au vu du nombre


de voyages linguistiques qui y sont organisés, remonte à 1592, 


année de la fondation de l’université de Malte.


Si les premiers colons arrivés à Malte en 5000 avant J.-C. venaient de Sicile 


(l’île italienne restant la destination la plus immédiate des Maltais y compris 


pour faire leurs courses), si les périodes byzantine, arabe, normande, souabe,


angevine et aragonaise se sont succédé de 395 à 1530 avant la cession des


îles aux chevaliers de Saint-Jean, lesquels vaincront les Ottomans en 1565, 


la nouvelle capitale du pays prenant en 1566 le nom du Grand maître français 


Jean Parisot de La Valette, Malte se révoltera en 1800 contre cette domination française… 


particulièrement exigeante financièrement. Entamant ainsi sa période britannique.


Aujourd’hui, le Maltais au charme étonnant d’un Sicilien « so british »


roule donc à gauche dans un incroyable décor de forts militaires, de « gallarija » 


(ces jolies fenêtres en forme de petites galeries extérieures), 


de cabines téléphoniques rouges et de riches monuments chargés d’histoire à l’effigie 


de l’Ordre de Malte. Même si le drapeau rouge et blanc du pays arbore encore


la croix anglaise de Saint-Georges, honorant le courage et


le sacrifice des Maltais tombés sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale, 


c’est bien la fameuse croix de Malte à huit pointes qui flotte sur le fort Saint-Ange


de la presqu’île de Vittoriosa et que l’on retrouve à tous les coins de rue,


devenue le symbole de l’île.


Rythmés par les rituels tirs de canon chaque jour à midi et 16 h en souvenir 


du temps où la ville était citadelle, de grands travaux sont entrepris à La Valette.


C’est que la capitale de cet État insulaire inscrite au patrimoine mondial 


de l’Unesco se prépare à devenir la capitale européenne de la culture en 2018.


L’utilisation de la pierre calcaire locale offre une parfaite homogénéité 


des rénovations : l’île aux 365 églises, dont la plus époustouflante reste 


la majestueuse co-cathédrale Saint-Jean de La Valette, n’a donc pas fini 


de se parer de ses plus beaux atours !


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roberto


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MessagePosté le: Lun 19 Sep - 15:20 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant








LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE D’UN CAVALIER HORS-NORME





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« Vous avez récemment évoqué les officiers lorrains de Napoléon, dont le général de Lasalle. J’ai vu sa statue dans la cour du château de Lunéville.







Une personne présente a dit qu’il avait créé un club des Assoiffés. Est-ce vrai ? Pouvez-vous m’en dire plus sur cet homme ? »




Antoine-Charles-Louis de Lasalle naît à Metz le 10 mai 1775 dans l’hôtel de Gournay, 9 rue du Grand-Cerf. 


Il est le fils de Pierre-Nicolas, commissaire ordonnateur des guerres au département des Trois-Evêchés et de Suzanne Dupuy de la Garde.


Il entre à l’âge de 11 ans au régiment d’Alsace-Infanterie. Sous-lieutenant au 24e régiment de cavalerie le 25 mai 1791, il démissionne un an plus tard pour


des raisons politiques et abandonne sa particule. Le 20 février 1794, il s’engage comme simple cavalier au 23e régiment de chasseurs à cheval. Sa bravoure 


et sa forte personnalité l’amènent à gravir rapidement les échelons : lieutenant en 1795 puis aide de camp du général Kellermann, 


il est nommé capitaine en 1796 et devient chef d’escadron au 7e hussards l’année suivante. Il accompagne Napoléon dans toutes ses campagnes 


et se distingue particulièrement en Italie et en Égypte. La brigade qu’il commande au 10e régiment de hussards en 1800 repart combattre en Italie.


Elle sera surnommée la « brigade infernale ». Lorsque Napoléon Bonaparte le récompense avec une paire de pistolets et un sabre d’honneur, Lasalle aurait dit :


« Tout hussard qui n’est pas mort à 30 ans est un jean-foutre ».


Nommé général de brigade en 1805 pour sa conduite exemplaire sur les champs de bataille, il reste bon vivant et apprécie la fête. 


Il compose la chanson intitulée « La Fanchon » : « Elle aime à rire, elle aime à boire, elle aime à chanter comme nous ».


Le dictionnaire Napoléon de Jean Tulard signale qu’il est d’ailleurs connu pour ses pièces en vers et ses chansons « à boire ». 


Appréciant comme certains de ses amis les alcools forts, il fonde la société des Assoiffés (appelée aussi celle des Altérés).


Cette vie dissolue ne l’empêche pas de jouer un rôle important lors des campagnes d’Autriche et de Prusse. Après un nouveau succès à Stettin, 


il est promu général de division en décembre 1806 à l’âge de 31 ans ! Il poursuit une brillante carrière en Espagne puis en Autriche,


mais elle s’achève tragiquement en 1809 lors de la bataille de Wagram, où il est tué d’une balle en plein front. Enterré à Vienne, son corps est transféré en 1891 aux Invalides.


La statue équestre en bronze que vous avez pu admirer dans la cour du château à Lunéville, réalisée par le sculpteur Henry Cordier, a été inaugurée le 29 octobre 1893.






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roberto


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MessagePosté le: Ven 23 Sep - 14:13 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

DES DIEUX ET DES HOMMES






Tous les trois ans, la fin des Moissons donne lieu, dans une vallée retirée de l’himalaya indien, au Ladakh, 


à d’insolites processions et d’étranges chœurs nocturnes. C’est le Bono Na.























Par Franck Charton


Les dieux aiment les fleurs. Or, les fleurs vont bientôt se faner », avait conclu de manière sibylline Tsering Namgyal, 


le chef du village de Da. Yeux vert-de-gris, sourcils en bataille et nez proéminent, son nom bouddhique cachait une identité plus complexe.


Il était en réalité darde, ou brokpa (drogba, habitant des montagnes, en tibétain). 


Tout chef qu’il était, ce gaillard tenait aussi une boutique à Leh pendant l’été, là où il indiqua la date définitive de la grande fête des moissons dans 


sa vallée d’origine. Un événement minuscule au regard du Ladakh, de l’Himalaya ou de l’Inde, mais tellement original, quasiment unique, 


hérité de la nuit des temps, qu’il en devenait miraculeux au regard de l’Histoire.


Da : une trentaine de maisons alignées, ou plutôt empilées sous un escarpement rocheux.


Depuis la route, il faut marcher une quinzaine de minutes, sur un petit sentier zigzaguant entre abricotiers et étables rupestres, pour le rejoindre.


À ses pieds, une ribambelle de lopins cultivés, où potagers, vergers, cultures céréalières et fleurs ne forment qu’un camaïeu de couleurs et 


de fragrances, entre la géométrie variable des murets de pierres sèches et la symphonie pastorale des ruisselets savamment canalisés 


courant joyeusement de parcelle en parcelle. À la veille du début des festivités, deux moines dépêchés par la lamaserie de Skurbuchen sont venus sur place. 


Leur petit temple, vétuste mais autrefois charmant, à l’écart du village, a été rasé pour faire place à une nouvelle structure qui 


pourra accueillir davantage de fidèles… Ils expliquent sans ambages que les Dardes sont désormais bouddhistes, comme leurs frères ladakhis !


À l’unisson d’une même complainte


Dans l’après-midi, les anciens se sont réunis autour d’un feu de genévrier et appellent de leur chant le « lha »,


le mystérieux intermédiaire entre dieux et hommes choisi à tour de rôle parmi les villageois.


Les dieux accepteront-ils l’invitation ? Les femmes regardent à distance, depuis les toits terrasses. 


Un émissaire apporte des morceaux d’une chèvre sacrifiée la veille, que les hommes partagent rituellement, y compris les musiciens,


avant de commencer à tourner, finalement rejoints par le « lha », accueilli triomphalement.


Maintenant, la nuit est tout à fait tombée. Un grand feu projette des ombres fantomatiques. 


Deux rondes, masculine et féminine, se mettent en place, chacune psalmodiant des mélopées antiques.


Les hommes récitent la geste épique de leur peuple, les femmes interprètent des chansons dardes, les dix-huit morceaux du répertoire traditionnel


devant être exécutés avant la fin du cinquième jour, fin de la fête. 


Insensiblement, les deux farandoles se sont rapprochées, se frôlent, se rejoignant presque à l’unisson d’une même complainte. 


C’est ici, souffle le guide, qu’autrefois chaque danseur pouvait librement enlacer, embrasser, séduire son vis-à-vis du sexe opposé, 


voire s’éclipser ensemble discrètement à la faveur de l’obscurité, pour la nuit ou pour la vie. 


Un paroxysme païen impensable aujourd’hui, à l’heure où cette civilisation millénaire est menacée sur tous les fronts.


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roberto


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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 08:28 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

Carabin



D’où vient le nom de carabin que l’on donne familièrement et spécifiquement aux étudiants en médecine ?

Du temps de Henri IV et de Louis XIII, il y avait dans nos armées des cavaliers appelés carabins.


Choisis parmi les plus habiles tireurs, ces cavaliers formaient des compagnies séparées et quelquefois des régiments ; ils servaient à la garde des officiers généraux ; 


on les employait pour saisir les passages, pour charger les premières troupes que l’ennemi faisait avancer, et pour harceler les postes. 


Souvent ils ne faisaient que lâcher leur coup, puis se retiraient.


Ils avaient pour arme une carabine, espèce de fusil dont le canon était rayé intérieurement en spirale, et dont la balle, enfoncée au moyen d’une baguette et d’un maillet,


portait à une grande distance, et pouvait être dirigée avec une grande précision.





Carabin du temps de Henri IV


Dans son Traité des Armes, Gaia émet l’opinion que le mot carabin vient du mot espagnol cara, visage, et du mot latin binus, qui signifie double, car ces soldats,


à cause de leur manière de combattre, tantôt en fuyant, tantôt en faisant volte-face, semblaient être des gens à deux visages.


Telle est l’origine et aussi l’étymologie de carabin. Maintenant, comment ce mot a-t-il pu être employé à désigner un jeune disciple d’Esculape ? 


En France, où chaque profession avait autrefois son patron (saint Joseph pour les charpentiers, saint Fiacre pour les jardiniers, saint Éloi pour les forgerons, etc.),


les chirurgiens adoptèrent saint Côme, qui avait pratiqué la médecine en Arabie au IIee siècle de l’ère chrétienne, et il se forma au XIIIe siècle, sous l’invocation de ce saint, 


une confrérie de chirurgiens dits de saint Côme laquelle, pendant longtemps, d’après le lexicographe Marie-Nicolas Bouillet (1798-1864),


partagea avec la Faculté l’enseignement des sciences médicales.


Or, soit que cette société existât encore réellement à l’époque où le carabin figurait dans les armées, soit qu’elle n’existât plus que dans les souvenirs du peuple, 


voici, semble-t-il, ce qui arriva :


Le carabin, comme très habile tireur, devait être un grand tueur de gens, et l’apprenti chirurgien, à une époque où les maîtres eux-mêmes passaient pour si habiles à expédier 


dans l’autre monde et où ils étaient l’objet de tant de plaisanteries (Molière les a-t-il assez joués !), fut dans l’esprit du peuple probablement assimilé à l’homme de guerre en question,


et de là l’expression de carabin de saint Côme, d’abord employée tout entière, puis réduite bientôt à carabin, pour désigner le frater, le serviteur du chirurgien, et, enfin,


l’étudiant en médecine en général.





Nous avons précisé qu’il arrivait souvent que le carabin ne faisait que décharger son arme sur l’ennemi pour se retirer immédiatement. 


C’est de cette manière de combattre qu’est venu l’usage d’appeler carabin celui qui se contente de hasarder quelque chose au jeu sans s’y arrêter longtemps,


qui ne fait que risquer un coup, et de désigner aussi par le même mot un homme qui, dans la conversation, dans une dispute, ne fait que jeter quelques mots vifs, qui se tait et s’en va.


De carabin pris dans cette dernière acception, on a fait carabinade, action, tour que fait quelqu’un dans une compagnie d’où il se retire aussitôt, 


et aussi carabiner, mot signifiant venir jouer quelque temps, et s’esquiver tout-à-coup sans vouloir continuer le jeu.



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roberto


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MessagePosté le: Dim 25 Sep - 16:25 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

Les toucans de Guyane, de drôles d'oiseaux





Les toucans sont de fascinants oiseaux forestiers des Amériques tropicale et équatoriale.


Certains d'entre eux fréquentent les mangroves. Sept espèces sont recensées en Guyane française. 


Ces animaux y sont appelés « gros becs » du fait de la taille impressionnante de leur appendice qui est, de plus, très souvent coloré et dentelé.


27/04/2016 - Par Paul Siffert


Les toucans possèdent un bec d'une grande taille mais à quoi leur sert-il ? Découvrez-le au cours de ce voyage en Guyane,


à la rencontre de ces oiseaux hors norme.


Le bec des toucans leur sert surtout à atteindre les fruits situés aux extrémités fragiles et fines des branches, qui ne supporteraient pas leur poids.







Les toucans de Guyane sont des oiseaux colorés au bec proéminent. Ici, un toucan d'Amérique tropicale. © Fintanobrien, DP


Les toucans ne sont pas que frugivores. Ils s'alimentent aussi d'œufs, d'oisillons et de lézards. La couleur vive du bec des toucans, ajoutée à la proéminence de celui-ci,


dissuade les parents des nichées convoitées d'attaquer. Il se pourrait aussi que le bec de cet oiseau ait une fonction sociale chez ces animaux qui vivent parfois en groupe.







En Guyane, les toucans sont appelés « gros becs ». © DR


Cette énorme et volumineuse structure est en fait très légère. Il arrive même qu'elle se casse. 


Si elle n'est pas lourde, elle crée en revanche des contraintes aérodynamiques importantes lorsque l'oiseau vole. 


Le vol des toucans est caractéristique, sinusoïdal, fait de phases ascendantes et descendantes.


Du toucan à bec rouge au toucan toco, étranges oiseaux .


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roberto


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MessagePosté le: Lun 26 Sep - 07:33 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

AU SECOURS DU CORAIL DES MALDIVES 



Côté face de la carte postale, la beauté à couper le souffle de l’archipel des Maldives, où le blanc du sable tutoie l’eau turquoise des lagons. 


Côté pile, un désastre causé par le réchauffement de la surface de l’eau qui fait blanchir et mourir les récifs coralliens. Sans eux, plus d’îles.




Par Françoise Jeanparis


La réimplantation de corail relève d’une grande cause nationale dans cet archipel de 1.190 îles, formant une chaîne de 26 atolls dans l’océan Indien. 


Parmi eux, l’atoll de Baa, réserve de biosphère classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 2011. 


À 40 minutes en hydravion de l’île capitale de Malé, l’île de Landaa Girravaru. Un éden de sept hectares noyé dans une végétation tropicale luxuriante, 


où les palmiers courbés sur la plage semblent vénérer le lagon cristallin. Pas de villages habités. Pas de commerces. Pas de voitures, de gaz d’échappement, 


ni de feux tricolores. Il s’agit d’un resort (île hôtel). Celui du luxueux Four Seasons Landaa Giraavaru. 


Un petit coin de paradis où tout n’est que raffinement, calme et accord architectural avec la végétation tropicale. Une bulle dans un autre espace temporel, 


à des années-lumière du monde et de son bruyant tumulte. Le Four Seasons Landaa Giraavaru ne se résume pas à un complexe luxueux pour clientèle aisée. 


La biodiversité exceptionnelle de la faune et de la flore sous-marine a incité le resort à s’impliquer dans de nombreux projets environnementaux. 


Il abrite une clinique où sont soignées les tortues marines, une « maternité » pour poisson-clown, et le premier centre de découverte,


de recherches et d’enseignement du monde marin (Marine discovery centre) des Maldives, où travaille une équipe de biologistes. 


Le gouvernement maldivien s’est appuyé sur les études qui y étaient conduites pour mener à bien le projet AEC (Atoll ecosystem conservation),


qui lui a permis d’obtenir le statut de réserve de biosphère. L’atoll de Baa rejoint ainsi le cercle fermé des sites propices à la conservation des espèces, 


qui inclut l’Amazonie centrale, les îles Galapagos ou bien encore l’escarpement du Niagara au Canada.


L’homme abîme, le Marine Discovery répare


La réimplantation de corail figure parmi les actions phares conduites au Marine discovery. Le tsunami de 2004, la sécheresse de 1998, la pollution et


le réchauffement de la surface de l’eau ont détruit près de 90 % du corail (à la fois animal, végétal et minéral). Un désastre. 


« Les coraux poussent les uns sur les autres pour former un récif coralien, une barrière de protection pour les îles », résume Sébastien Stradal, biologiste 


au Marine discovery, qui emploie plusieurs Français. « Les vagues viennent se casser sur les récifs. Sachant que le point culminant naturel d’une île ne dépasse pas


les 2,4 m, sans récif, plus d’île dont plus de Maldives. » Ceci, ajouté à une élévation du niveau de l’océan (3 mm par an) liée aux changements climatiques,


n’augure pas des lendemains qui chantent sous les cocotiers de l’archipel. L’homme abîme. Le Marine discovery répare avec son opération de propagation des coraux. 


« L’un des plus efficaces au monde avec plus de 150.000 coraux transplantés depuis 2005. » Avec encore son programme « Help the maldivian reef ». 


« Nous sommes les pionniers », assure Sébastien Stradal. Les familles accueillies au Four Seasons peuvent participer à une session de réimplantation du corail 


avec un biologiste marin, parrainer le fragment déposé sur un récif, et suivre son évolution sur le web. Cet engagement pour la protection des récifs, 


on le retrouve sur l’île hôtel Angsana Velavaru, un resort 5 étoiles d’exception posé sur le lagon, à quelques dizaines de kilomètres de Malé. 


En famille, on y apprend, aussi, les bons gestes pour replanter les coraux. On y nage avec les dauphins ou les raies manta.


On y pêche de nuit sur un othoni, le bateau traditionnel maldivien, et on savoure « son » poisson pêché cuit au barbecue et servi à la lueur de flambeaux 


sur une table nappée de blanc dressée sur la plage. Le nec plus ultra.







Le récif corallien abrite un environnement marin fragile et vulnérable 





Au Marine Discovery réimplantation de coraux vivants avec le biologiste Sébastien Stradal
























Débauche d'orchidées dans les salons raffinés du Four Seasons Landaa Giraavaru



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Marie-Hélène


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MessagePosté le: Lun 26 Sep - 11:05 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître ....... Répondre en citant

Bien intéressants tes sujets Ricardo !

Sur ce dernier le corail ,je vais peut-être vous étonner.Une ferme de corail à Camaret .C'est dans le Finistère pas loin de Brest




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:36 (2016)    Sujet du message: Reportages à connaître .......

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