50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
La Terre dans le souffle radioactif des supernovae

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> Discussion libre
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
roberto


Hors ligne

Inscrit le: 21 Déc 2012
Messages: 7 520
Localisation: Montbéliard-Sochaux

MessagePosté le: Mar 6 Sep - 08:22 (2016)    Sujet du message: La Terre dans le souffle radioactif des supernovae Répondre en citant



D'importantes pluies de noyaux radioactifs de fer tombées sur Terre il y a quelques millions d'années sont imputées à des explosions de supernovae à 


quelques centaines d'années-lumière du Soleil. L'influence de ces explosions est toujours palpable aujourd'hui et ces noyaux tombent toujours sur Terre


comme l'a révélé une sonde de la Nasa dédiée à l'étude des flux de rayons cosmiques.


 Laurent Sacco, Futura-Sciences





Les étoiles de huit à une centaine de masses solaires sont classées dans les types spectraux O et B. Dans des amas ouverts d'étoiles, 


elles forment des groupes nommés associations OB et sont destinées à devenir des supernovae. Leurs explosions donneront une superbulle dans 


le milieu interstellaire, une cavité très chaude et très étendue, sur plusieurs centaines d'années-lumière, comme


cette superbulle N44, dans le Grand Nuage de Magellan. © Travis Rector, Université d'Anchorage.


Deux publications récentes dans le journal Nature faisaient le bilan d’une enquête menée depuis 1999 par plusieurs chercheurs et concernant 


des quantités anormales d’un isotope radioactif du fer dans les sédiments marins. Prélevées sur plusieurs régions de la Planète, des carottes de


ces roches contenaient deux pics marqués d’apports de 60Fe, un isotope qui fait partie des noyaux synthétisés par des explosions de supernovae et


dont la demi-vie est de seulement 2,6 millions d’années. Le premier est survenu il y a de 1,5 à 3,2 millions d’années et le second de 6,5 à 8,7 millions d’années.


Notre connaissance des rayons cosmiques et de leur propagation dans la Voie lactée avait permis aux chercheurs d’estimer les distances auxquelles 


ces supernovae avaient pu se produire, à savoir environ 300 années-lumière. 


Plus loin, et étant donné la vitesse de propagation des noyaux, ceux de 60Fe auraient subi tellement de désintégrations qu’il en resterait trop peu pour expliquer


les quantités retrouvées sur Terre. De plus, il existe des amas ouverts de jeunes étoiles dans la banlieue du Soleil, qui contiennent


des dizaines voire des centaines de jeunes étoiles massives de type OB, précisément le genre d’astre qui donne des supernovae SN II expulsant 


dans le milieu interstellaire des noyaux de 60Fe nouvellement formés.




[youtube]C43GcvaB148[/youtube]


Extrait du documentaire Du Big bang au Vivant (ECP Productions, 2010), Jean-Pierre Luminet parle de la mort des étoiles massives, 


leur explosion en supernova et la formation de pulsars. © Jean-Pierre Luminet


Un autre article avait été publié dans Physical Review Letters montrant que des traces incontestables des mêmes pluies radioactives issues des 


deux supernovae avaient été trouvées sur la Lune dans des échantillons de régolithe ramenés par les missions Apollo 12, 15 et 16. 


Les concentrations étaient les mêmes que celles mesurées sur Terre. Là aussi, la demi-vie du 60Fe impliquait une arrivée de ces noyaux radioactifs


il y a quelques millions d’années tout au plus. L’hypothèse qu’il puisse s’agir de noyaux générés in situ par d’autres rayons cosmiques (non associés aux pics observés 


sur Terre et produits par deux supernovae) selon des réactions nucléaires connues a été éliminée car elle aurait impliqué une augmentation


de la quantité d’un isotope du manganèse, 53Mn.


Des noyaux de fer accélérés par une seconde supernova


La saga du fer 60 continue avec une autre publication, dans Science, portant sur les mesures de l'instrument Cris (Cosmic Ray Isotope Spectrometer),


équipant la sonde Advanced Composition Explorer (Ace) de la Nasa. Ce spectromètre de masse analyse depuis le point de Lagrange L1 l


a composition isotopique des rayons cosmiques composés de noyaux atomiques, de l'hélium au nickel (éléments 2 à 28). Sur environ 300.000 noyaux de fer


détectés depuis sa mise en service, Cris a compté 15 noyaux de 60Fe, les autres étant du fer ordinaire.


Le nombre peut paraître faible mais il signifie que des pluies de noyaux radioactifs issus de supernovae récentes et proches du Soleil tombent actuellement sur Terre.


Leur intensité, tout de même, est moindre que lors des deux événements ayant laissé des traces importantes dans les sédiments marins et la poussière lunaire.


Les mesures des flux des isotopes de nickel et de cobalt montrent aussi, en relation avec les modèles d’explosions des supernovae, que les noyaux produits


par une supernova sont en fait accélérés par le souffle d’une autre supernova, au moins 100.000 à quelques millions d’années plus tard.


Ce qui est bien conforme avec l’idée que les rayons cosmiques détectés sous forme de 60Fe viennent bien d’amas proches de jeunes étoiles massives à évolution rapide qui 


sont nées à des intervalles de temps assez rapprochés dans un même nuage moléculaire.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 6 Sep - 08:22 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
roberto


Hors ligne

Inscrit le: 21 Déc 2012
Messages: 7 520
Localisation: Montbéliard-Sochaux

MessagePosté le: Mar 6 Sep - 08:25 (2016)    Sujet du message: La Terre dans le souffle radioactif des supernovae Répondre en citant

Quand les trous noirs scintillent


L’observatoire HAWC (High Altitude Water Cherenkov), composé de... réservoirs d’eau, permet d’étudier notamment le scintillement des trous noirs supermassifs, 


qui se traduit par des variations des émissions de rayons gamma générées lors d’énormes éruptions.


Laurent Sacco, Futura-Sciences





Le scintillement des trous noirs a pu être étudié. Ici, une vue d’artiste du trou noir Cygnus X-1 et de son étoile compagnon. 


© Nasa/CXC/M. Weiss, Wikimedia Commons, DP



L’univers est un formidable accélérateur de particules qui réalise pour nous des expériences mettant en jeu des énergies très supérieures à celles du LHC. 


Cependant, personne ne peut en contrôler les paramètres... Le cosmos s’arrange toutefois, en quelque sorte, pour le faire à notre place en multipliant les astres de différents types,


masses et tailles.


Les physiciens l’ont compris il y a des décennies et c’est pourquoi ils ont créé la discipline des astroparticules. 


Elle nécessite la construction de grands détecteurs sur Terre et c’est pour cette raison qu’est né l’observatoire High Altitude Water Cherenkov (HAWC) 


qui fonctionne 24 heures sur 24 depuis environ un an sur les flancs de la Sierra Negra (en français : « montagne Noire »), un stratovolcan actif situé au Mexique.


Il permet d’observer les rayons gamma au moyen de l’effet Cherenkov dans l’hémisphère nord sur environ les deux tiers de la voûte céleste. 


Il est donc complémentaire des détecteurs Auger en Argentine et Hess en Namibie qui, eux, observent également le ciel gamma mais dans l’hémisphère sud.


Les résultats des observations menées avec HAWC commencent à être diffusés. Ils concernent des photons gamma dont les énergies sont comprises 


entre 100 GeV et 100 Tev (rappelons que le LHC est conçu pour faire des collisions de protons pouvant atteindre 14 TeV).


Ces photons peuvent provenir d’explosions de supernovae, de pulsars, de trous noirs supermassifs ou bien d’objets plus exotiques comme des minitrous noirs primordiaux.





Une vue de la carte des sources gamma dressée à l'aide d'observations menées de novembre 2014 à novembre 2015 en utilisant HAWC. 


Les nombreuse sources de la Voie lactée (Milky Way) sont bien visibles à gauche et sont souvent identifiables sous forme de restes de supernovae ou de pulsars.


Une vue de la carte des sources gamma dressée à l’aide d’observations menées de novembre 2014 à novembre 2015 en utilisant HAWC. 


Les nombreuses sources de la Voie lactée (Milky Way) sont bien visibles à gauche et sont souvent identifiables sous forme de restes de 


supernovae ou de pulsars. © HAWC Collaboration


5 à 10 éruptions gamma par an pour les trous noirs supermassifs ?


À ce jour, HAWC a vu 40 sources bien distinctes de rayons gamma et 10 n’avaient encore jamais été détectées.


Les photons gamma détectés sont parmi les plus énergétiques observés à ce jour avec notamment un quanta de lumière de 60 TeV.


Il ne s’agit pas d’une détection directe cependant. Les détecteurs plongés dans 200.000 litres d’eau pure répartis dans 300 réservoirs observent 


le rayonnement Cherenkov produit par les gerbes de particules de matière arrivant au sol mais générées au sommet de l’atmosphère par les interactions entre


les photons gamma et les noyaux de l’atmosphère. Des caractéristiques de cette lumière Cherenkov peuvent être déduites celles des photons gamma issus 


des sources astrophysiques, c’est-à-dire leur provenance sur la voûte céleste et leur énergie. Il y a ainsi environ 20.000 gerbes de rayons cosmiques qui atteignent


les détecteurs de HAWC chaque seconde.





Une vue de l’observatoire High Altitude Water Cherenkov situé à plus de 4.000 mètres d’altitude sur les pentes d’un volcan mexicain.


Les 300 réservoirs contiennent de l’eau très pure et des détecteurs de rayonnement Cherenkov, une sorte de « bang » lumineux qui se produit dans l’eau 


au passage de particules chargées très rapides. © HAWC Collaboration, Samuel Marinelli


Le détecteur observe 24 heures sur 24 et il permet déjà de surveiller pour la première fois des sources connues de rayon gamma pour surprendre des 


éruptions ou mesurer des évolutions plus lentes de la luminosité de ces sources. Les chercheurs veulent en particulier étudier le cas des noyaux actifs de galaxies


et l’activité des trous noirs supermassifs qu’ils hébergent. Début avril 2016, ils ont ainsi pu observer une éruption en cours dans la galaxie Markarian 501, 


située à environ 700 millions d’années-lumière de la Voie lactée. Elle est bien connue en astronomie gamma pour ses colères et a servi pour tester


des théories de gravitation quantique.


On estime que les trous noirs supermassifs des galaxies connaissent des éruptions à une fréquence de 5 à 10 fois par an. 


Mais comme les détecteurs précédents ne pouvaient pas surveiller en permanence et sur le long terme une grande partie du ciel, cette estimation est sujette à caution. 


Au cours des cinq prochaines années, HAWC devrait nous permettre d’avoir des résultats bien plus solides à cet égard.


On devrait pouvoir notamment mesurer plus précisément l’activité de notre trou noir supermassif, Sagittarius A*.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:06 (2016)    Sujet du message: La Terre dans le souffle radioactif des supernovae

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> Discussion libre Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com