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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(74) HAUTE - SAVOIE

 
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saintluc
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MessagePosté le: Dim 4 Sep - 08:21 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant


Le département de la Haute-Savoie est un département français faisant partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 74. Les habitants de la Haute-Savoie sont les Haut-Savoyards. Le département est parfois familièrement appelé la Yaute ou Hiôte par certains de ses habitants.
 

Elle est limitrophe des départements de l'Ain et de la Savoie, ainsi que des cantons de Genève, de Vaud et du Valais en Suisse et du Val d'Aoste en Italie. Une partie de la frontière avec la Suisse est matérialisée par le lac Léman, dont le canton de Vaud dans son intégralité.
Sur son territoire est situé une partie du massif du Mont Blanc, sur la frontière italienne, sommet culminant de l'Europe de l'Ouest avec ses 4 809 m. L'altitude moyenne du département est de 1 160 m, et sa superficie de 4 388 km2.
Le massif du Mont-Blanc (ou le Mont-Blanc), qui est un massif cristallin dont le point culminant est le mont Blanc qui culmine à 4 809 mètres ;
Les Préalpes calcaires, dont les Aravis qui constituent la zone centrale montagneuse du département ; le massif du Chablais, les Bornes et les Bauges ;
L'avant-pays savoyard avec le Genevois haut-savoyard et l'Albanais, délimités à l'ouest par les derniers plissements jurassiens.
Entre ces divers éléments, les vallées s'articulent, parmi lesquelles il faut signaler :
La vallée de l'Arve qui constitue un important axe européen de circulation de Genève au tunnel du Mont-Blanc ;
La cluse d'Annecy dans laquelle se loge le lac d'Annecy et qui rejoint par Ugine et Albertville, la vallée de la Tarentaise et la vallée de la Maurienne, vallées situées sur le département de la Savoie.


Ses ressources naturelles comprennent :
Lacs : lac Léman 52 200 ha dont 21 400 ha en Haute-Savoie, lac d'Annecy 2 700 ha.
Cours d'eau : 3 500 km.
Forêts : 170 000 ha.
Réserves naturelles : 20 000 ha (second département français).
La Haute-Savoie accueille neuf réserves naturelles : Aiguilles rouges, Carlaveyron, Vallon de Bérard, Contamines-Montjoie, Passy, Sixt-Passy, Roc de Chère, Bout du lac d'Annecy, Delta de la Dranse.
 La végétation naturelle s'étage en fonction de l'altitude et de l'exposition : la prairie, la forêt puis les alpages, avant d'atteindre l'étage nival.
La faune est celle des pays tempérés de montagne et un effort de repeuplement a été fait (chamois, bouquetins, grands rapaces) dans le cadre des réserves naturelles, lesquelles représentent une superficie de 180 km2 (parc naturel régional des Bauges) partagé conjointement avec la Savoie.
La Haute-Savoie est marquée par une activité sismique particulière et le département est classé en « zone de sismicité non négligeable » pouvant aller jusqu'à la destruction de bâtiments avec des séismes de magnitude 6 (voire 6,5 ou même 7).
La raison de cette sismicité est à chercher dans les contraintes qui s'exercent encore aujourd'hui sur les roches de la lithosphère, et qui sont liées à la poussée des alpes. Le mont Blanc s'élève en effet de 1 mm par an.
Plusieurs séismes ont été recensés dans la période moderne :
dans la région d'Annecy, du fait de la faille du Vuache : en août 1839 (intensité VII), en août 1936 (intensité VII), le 29 mai 1975 (magnitude 4,2), le 15 juillet 1996 (magnitude 5,3) ;
le 9 septembre 2005, un séisme de faible amplitude eut lieu dans la vallée de Chamonix-Mont-Blanc, son épicentre se situait au col de Balme dans la partie nord du massif du Mont-Blanc. Il n'a pourtant fait aucun dégât matériel.


Le toponyme Haute-Savoie est l'appellation accordée par l'empereur Napoléon III au département, à la suite de la réunion à la France en 1860 du duché de Savoie, berceau de la Maison de Savoie, appartenant au royaume de Sardaigne. Contrairement aux habitudes révolutionnaires de modifier les provinces de l'Ancien Régime en utilisant dans la nouvelle appellation la géographie des lieux, l'empereur concède le maintien du nom historique dans la création des deux départements, distinguant désormais celui de la Savoie avec Chambéry, au Sud, et de la Haute-Savoie avec Annecy, au Nord. Il semblerait que le choix du nom ait été inspiré par la délégation des quarante et un savoyards, menée par le comte Greyfié de Bellecombe, le 21 mars 1860. L'historien et spécialiste de la période, Paul Guichonnet, à propos du choix des noms du département, précise qu'une seule source existe:
« Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que dans toute autre partie de l'Empire, l’assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ; Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver. »
— La Gazette de Savoie, édition du 22 juin 1860
« Haute » dans Haute-Savoie n'est donc pas une indication d'altitude, mais la position septentrionale, au nord, de cet ensemble. Dans la littérature régionale ainsi que l'usage chez certains régionalistes dans les années 1970, on trouve également l'expression « Savoie du Nord » pour désigner la Haute-Savoie.
Le nom Savoie provient de l'ancien territoire Sapaudie (en latin sapaudia), qui signifierait le « (pays des) sapins » ou le « (pays couvert de) sapins » (du gaulois sapo : sapin). Le nom aurait ensuite dérivé en Sabaudia, Sabogla, Saboia, Savogia et enfin Savoie. Au xiie siècle, Sabaudia ou Sabauda désigne le domaine de la famille princière de Savoie.
L'utilisation de Haute-Savoie est toutefois remise en question par les représentants des populations locales dès le lendemain de l'annexion. Parmi les arguments avancés, celui du nom même qui désignait une province, la Haute-Savoie, de 1816 à 1860, avec Conflans, puis Albertville pour capitale. Le Conseil général de la Haute-Savoie émet un vœu afin de modifier le nom, proposant en échange celui de Mont-Blanc, le plus haut sommet du pays et se trouvant sur son territoire. Le Conseil municipal d'Annecy agit de même. En 1862, les services préfectoraux consultent les représentants des communes sur un éventuel changement. Les avis sont partagés entre les deux options. En 1922, le sujet est à nouveau débattu. La préfecture refait le choix de consulter les représentants des communes. Cette fois-ci les avis sont un peu plus divergents. 281 délibérations communales parviennent aux services centraux et se répartissent ainsi : 148 font le choix du maintien de l'appellation, 101 optent pour « Mont-Blanc », 30 pour « Savoie-Mont-Blanc » et 2 pour « Léman »


Le département de la Haute-Savoie a fait partie jusqu'en 1860 d'un État indépendant constitué et gouverné depuis le xie siècle par la Maison de Savoie. Cette famille de grands féodaux avait fondé sa puissance sur le contrôle des routes et des cols à travers les Alpes, son association particulièrement avec la maison de Bourgogne, avec la papauté, avec les empereurs germaniques et même avec le royaume de France à qui elle a donné plusieurs de ses fils et de ses filles. Trois territoires historiques se distinguent avec le Genevois, issu de l'ancien comté de Genève et des rivalités de pouvoir entre les seigneurs de Genève et les évêques ; le Faucigny le long de la vallée de l'Arve et ses puissants seigneurs et du Chablais.
Bloqué à l'ouest par la puissance des rois de France, les princes de Savoie ont fortifié leurs possessions dans la région autour du comté puis du duché de Savoie, puis ont déplacé leur centre d'intérêt vers le Piémont et toute l'Italie du Nord, pour obtenir un titre royal avec le royaume de Piémont-Sardaigne, élément prépondérant de l'unité italienne.
Lors de révolution française, le territoire savoyard est rattaché à la France en 1792. Le duché de Savoie devient le département du Mont-Blanc et divisé en sept districts (Annecy, Carouge, Chambéry, Cluses, Moûtiers, Saint-Jean-de-Maurienne et Thonon). Avec l'annexion de Genève, la partie Nord (Nord du Genevois, Faucigny, Chablais) et la cité de Calvin forment le département du Léman (1798).
La Maison de Savoie retrouve ses possessions d'avant la période révolutionnaire en 1815. Une réorganisation du duché est mise en place en 1835-37, sous le règne de Charles-Albert de Sardaigne, notamment avec la création de deux divisions administratives, celle de Chambéry (regroupant les provinces de Savoie propre, de Maurienne et de Tarentaise) et celle d'Annecy (Genevois, Nord du Faucigny, Chablais), prémices du futur découpage départemental.
À la suite du traité de Turin et après un plébiscite, le Duché de Savoie est annexé à la France. Le département de la Haute Savoie est constitué à partir des trois provinces du nord (Chablais, Faucigny et Genevois). C'est l'un des derniers grands territoires métropolitains ayant rejoint la France. Elle a gardé de son histoire et de sa position frontalière à la jonction de trois pays, un particularisme local, une langue vernaculaire riche et une fraternité marquée avec le Val d'Aoste, le Val de Suse et la Suisse romande. Entre mai et juin 1860, le traité de Turin est ratifié par les deux parties et le 14 juin une cérémonie officielle et symbolique a lieu à Chambéry pour la remise des deux futurs départements savoyards à la France.
Au début du xxe siècle, l'industrie sidérurgique est très forte grâce à la croissance rapide des usines d'acier d'Ugine, qui produit la moitié des aciers spéciaux français, puis devenue en 1922 la Société d’électrochimie, d'électrométallurgie et des aciéries électriques d'Ugine, produit de l'acier inoxydable, en utilisant les torrents du Fier, du Giffre et du Bon-Nant, ainsi que le Barrage de la Girotte situés en Savoie.
Le département de la Haute-Savoie est occupé par l’Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943



 

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saintluc
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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 06:33 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Chamonix-Mont-Blanc ou plus communément Chamonix, est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune de Chamonix-Mont-Blanc recouvre du nord au sud seize villages ou hameaux : le Tour, Montroc, le Planet, Argentière, les Chosalets, le Lavancher, les Tines, les Bois, les Praz de Chamonix, Chamonix-Mont-Blanc, les Pècles, les Mouilles, les Barrats, les Pélerins, les Gaillands, les Bossons.
Chamonix entre dans l'histoire en 1091, lorsque le comte Aymon Ier de Genève fait dotation de la vallée à l'abbaye bénédictine de Saint-Michel de la Cluse, en Piémont. Des moines s'installent sur la rive droite de l'Arve. C'est la naissance du prieuré de Chamonix. La commune est un territoire du duché de Savoie qui fait partie des États de Savoie, eux-mêmes intégrés par la suite au royaume de Sardaigne. Puis sous la Révolution française et le Premier Empire, elle devient un territoire français. Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, le duché de Savoie est cédé à la France. Le 4 avril 1860, la commune de Chamonix devient alors définitivement française. Elle prend le nom de Chamonix-Mont-Blanc le 21 novembre 1921 : l'extension Mont-Blanc résulte d'un accord avec la commune de Saint-Gervais-les-Bains.


Enserrée entre les massifs montagneux des aiguilles Rouges et du mont Blanc, Chamonix partage avec Saint-Gervais-les-Bains le record de la commune ayant l'altitude la plus haute de France et d'Europe occidentale (ce point fait l'objet d'une discussion transfrontalière avec l'Italie. Il n'est pas réglé à ce jour du point de vue du droit international). Elle le doit à la présence sur son territoire du sommet le plus haut des Alpes : le mont Blanc qui culmine à 4 809 mètres. La commune est très prisée des amateurs d'alpinisme et des sportifs de montagne en général. Le site du mont Blanc étant le troisième site naturel le plus visité au monde, cet atout touristique confère un visage très cosmopolite à la ville. Avec une superficie de 116,53 km2, Chamonix est une des communes les plus étendues de France métropolitaine.
Le territoire de la commune est bordé par le massif des aiguilles Rouges qui culmine à 2 965 mètres d'altitude et, sur le versant opposé, par le massif du Mont-Blanc dont le sommet, le plus élevé d'Europe occidentale (4 809 mètres) est situé sur la limite de la commune, qui suit la ligne de crête sommitale, de l'arête des Bosses au mont Blanc de Courmayeur. De fait, le versant nord du sommet du mont Blanc, et donc le sommet lui-même pour moitié, se situent sur le territoire de la commune de Chamonix. Pour le versant sud, la situation est différente selon le pays. L'Italie considère que la frontière passe par le sommet. La France quant à elle considère que la frontière longe les rochers de la Tournette, sous la calotte sommitale, plaçant celle-ci intégralement en territoire français. Le versant sud de la calotte a été, en France, attribué à la commune de Saint-Gervais-les-Bains qui partage donc le sommet avec sa voisine chamoniarde. C'est d'ailleurs cette situation « vue de France » qui se retrouve sur les cartes de l'IGN, où l'on peut voir une enclave saint-gervolaine au sud du sommet. Plusieurs sommets de plus de 4 000 mètres se trouvent à Chamonix : l'aiguille Verte, les Grandes Jorasses, la dent du Géant, le mont Maudit et le mont Blanc du Tacul.
Le centre de la ville de Chamonix, situé à 1 035 mètres d'altitude, est traversé par l'Arve, l'un des principaux cours d'eau du département de la Haute-Savoie. D'une longueur de 102 km, l'Arve prend sa source au col de Balme et se déverse dans le Rhône en Suisse à Genève. La commune se situe ainsi dans ce que l'on appelle également la haute vallée de l’Arve


La commune de Chamonix-Mont-Blanc recouvre du nord au sud seize villages ou hameaux : le Tour à 1 462 mètres d'altitude, Montroc, le Planet, Argentière à 1 252 mètres, les Chosalets, le Lavancher, les Tines, les Bois, les-Praz-de-Chamonix à 1 060 mètres, Chamonix-Mont-Blanc, les Pècles, les Mouilles, les Barrats, les Pélerins, les Gaillands, et enfin les Bossons à 1 012 mètres d'altitude.
Compte tenu de la situation très encaissée du fond de la vallée, les villages se sont installés de façon à rentabiliser les terres cultivables et les pâturages, tout en cherchant à rester à l'abri des avalanches et des inondations. C'est pourquoi les maisons sont groupées, voire contiguës, le long des rues et ruelles, de manière à faciliter la survie en autarcie qui caractérisa cette vallée pendant des siècles. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de ces villages ou hameaux qui donne son importance à la commune, chacun de ces villages y contribuant : le Tour avec son domaine skiable, le domaine de Balme; Montroc avec son village constitué de maisons anciennes en pierre ; Argentière et les Chosalets au pied du domaine skiable des Grands Montets; les Pélerins, village natal de Jacques Balmat, abrite aujourd'hui le tiers de la population chamoniarde, regroupée en HLM ; les Gaillands, village célèbre pour son rocher d'escalade ouvert aux varappeurs et pour son lac dans lequel se reflète la chaîne du Mont-Blanc ; les Bossons et son tremplin de saut à ski installé en bas du glacier.
Compte tenu de l'urbanisation croissante vers le sud de la vallée, le quartier de l'aiguille du Midi (couvrant notamment le « village piéton de Chamonix-Sud ») qui délimitait dans les années 1980 les dernières constructions, fait — trente ans plus tard — partie intégrante de la ville ; quant au « hameau des Pélerins », c'est maintenant le « quartier des Pélerins »

Le nom de la commune est mentionné comme Campum munitum vers 1091, forme latine fantaisiste du Moyen Âge, puis Chamonis en 1283, Chamouny en 1581, Chamony en 1652, Chamouni en 1786, Chamonix est attesté dès 1793, Chamouny au XIXe siècle et enfin Chamonix-Mont-Blanc en 1921.
La commune de Chamonix devient officiellement par décret du 14 novembre 1921 « Chamonix-Mont-Blanc ». L'origine du toponyme Chamonix n'est pas certifié à ce jour et diverses hypothèses sont avancées46. Ainsi, l'origine latine du nom pourrait provenir de Campum munitum qui indique la présence d'un camp (latin campus) fortifié (latin munitus), toutefois qualifiée de forme fantaisiste par certains auteurs comme Albert Dauzat et Charles Rostaing, surtout que la place forte n'est pas avérée. Une étymologie populaire locale explique le nom de la localité par l'arpitan cha « lande » et mon-is « montagne ». À partir de 1741, lorsque les explorateurs anglais vont découvrir « la lande de la montagne », ils seront affublés du sobriquet de « Monchus ». Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, le radical de Chamonix serait d'un type camon-, terme d'origine prélatine qui a désigné un genre de pré (cf. Du Cange sous chamo, chamonagium), peut-être sur une hauteur. Le suffixe est cependant difficilement identifiable. Autre hypothèse, le toponyme pourrait être dérivé de « chamois », « champ du moulin », ou Chan moûni, « champ du meunier », « champ d´Aymon », etc..
Le « -x » final ne se prononce pas. En arpitan, le nom de la commune est Chamoni (qui s'écrit Chamônix en ORB et Shamouni en graphie de Conflans), et se prononce [θa.mu.ˈni]. Pour les noms multisyllabiques, « x » indique l’accentuation sur la dernière syllabe le différenciant avec le z final qui sert à marquer le paroxytonisme et ne devrait pas être prononcé dans sa langue d'origine.
La commune de Chamonix-Mont-Blanc est appelée « capitale mondiale de l'alpinisme » et se nomme familièrement Cham.

Avant la création de la ville de Chamonix, le territoire qu'elle occupe actuellement était une contrée inoccupée et hostile en raison de son climat montagnard et de sa situation géographique. Cependant, ces terres, bien qu'inhabitées, furent la possession successive de différents peuples : Les Celtes furent les premiers à occuper la région au ve siècle av. J.-C., puis les Ligures, les Ceutrons et les Allobroges. Vers 121 av. J.-C., ce territoire fut intégré à l'Empire romain. Avec les Grandes invasions barbares et l'affaiblissement de l'influence romaine, la région appartint durant un temps aux Burgondes avant de devenir la propriété du Comté de Genève. Chamonix entra dans l'histoire en 1091 quand le comte Aymon Ier de Genève fit dotation de la vallée à l'abbaye bénédictine de Saint-Michel de la Cluse, en Piémont. Des moines s'installèrent sur la rive droite de l'Arve. Ils construisirent un moulin aux Praz et une ferme au Mollard. Au xiie siècle, une communauté de moines s'installa sur la commune et y fonda le prieuré de Chamonix. Les moines tentèrent, durant plusieurs siècles, d'imposer leur autorité sur la vallée, mais ils se heurtèrent continuellement aux revendications de la population chamoniarde qui se rebella à plusieurs reprises. Le prieuré subsista jusqu'en 1786.
Chamonix est un territoire du duché de Savoie qui fait partie des États de Savoie, eux-mêmes intégrés depuis le traité d'Utrecht de 1713 au royaume de Sardaigne. Au xviiie siècle, Chamouny (ancien nom de Chamonix) n'est qu'une petite bourgade rurale. Ses habitants vivent alors, tant bien que mal, de l'élevage et de cultures de seigle et d'avoine. En 1741, deux Anglais, William Windham et Richard Pococke, racontent dans des gazettes littéraires leur visite de la vallée et leur « expédition » vers un gigantesque glacier qu'ils baptisent la Mer de Glace. La curiosité suscitée par leur récit amène assez vite les premiers touristes qui se lancent alors dans ce qui deviendra l'alpinisme. Durant l'année 1760, le riche aristocrate genevois Horace-Bénédict de Saussure, promet une forte récompense au premier qui atteindra le sommet du mont Blanc. Et le 8 août 1786, deux Chamoniards, Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard y parviennent. En 1770, les touristes étant de plus en plus nombreux, Mme Coutterand ouvre la première auberge de la vallée : l'hôtel d'Angleterre. En 1783, on estime à 1 500 le nombre de visiteurs pour la saison d'été. L'hôtel de l'Union, premier hôtel de luxe, est construit dès 1816. Beaucoup d'autres suivront.

Le 24 septembre 1792, l'armée révolutionnaire française pénètre dans le duché de Savoie. Celui-ci est annexé le 27 novembre de la même année. Vaincu par les troupes de Napoléon à plusieurs reprises, le roi de Sardaigne, Victor-Amédée III, reconnaît de jure les annexions et cède la Savoie (et Nice) à la France par le Traité de Paris du 15 mai 1796. Pour la première fois, une frontière internationale traverse donc le massif. Cet acte donne lieu à un procès-verbal d'abornement, dont l'une des interprétations voudrait que la frontière demeure visible des communes de Chamonix et de Courmayeur. Le sommet du mont Blanc n'est pas visible du bourg de Courmayeur (au contraire de Chamonix), ce village étant trop encaissé, mais il est par contre visible du Val Ferret, territoire de la même commune. Le département du Mont-Blanc est créé le 29 octobre 1792 avec des limites identiques à celles de la Savoie annexée à la France. Ce premier épisode prend fin avec le premier exil de Napoléon, à l'île d'Elbe : le Traité de Paris du 30 mai 1814 restitue au royaume de Sardaigne la partie orientale de la Savoie, le reste suivra en 1815. Le massif n'est plus frontalier. Le 14 juillet 1808, Marie Paradis est la première femme à atteindre le sommet du mont Blanc. Elle sera suivie en 1838 par Henriette d'Angeville.
La vallée de Chamonix revient sous souveraineté sarde de 1814 à 1860. Durant cette période, les premiers hôtels de luxe voient le jour. En 1816, est construit l'Hôtel de l'Union. Il est suivi de l'Hôtel la Couronne, du Royal et de bien d'autres établissements. La première ascension de l'Aiguille du Midi a lieu le 1er août 1818. Elle est effectuée par les alpinistes A. Malczewski et Jean-Michel Balmat en compagnie de cinq guides. En 1820, cinq guides disparaissent dans un accident alors qu'ils tentent de gravir le mont Blanc. Avant que ceux-ci n'atteignent le Grand Plateau, ils sont emportés par une violente avalanche qui les précipite au fond d'une crevasse. Sur l'ensemble du groupe, seulement deux d'entre eux en réchappent. Les trois corps de leurs compagnons ont été retrouvés quarante et un ans plus tard au fond du glacier des Bossons. En 1821, à la suite de cet accident mortel, est créée la prestigieuse Compagnie des guides de Chamonix. En 1825, parmi les nombreux touristes visitant la vallée figure Victor Hugo.

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures, dont 452 pour la commune. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? ». Le 24 mars 1860, par le traité de Turin (1860), les comtés de Nice et de Savoie sont cédés à la France par Victor-Emmanuel II de Savoie. Le 4 avril 1860, la ville de Chamonix devient française. Pour permettre la visite de Napoléon III début septembre 1860, une route carrossable est construite entre Chamonix, Sallanches et Genève
Le 29 août 1879, Jean Charlet-Straton en compagnie des guides Frédéric Folliguet et Prosper Payot, parvient à atteindre le premier le sommet du Petit Dru à une altitude de 3 733 mètres. En 1890, le professeur Joseph Vallot installe son observatoire à 300 mètres du sommet du mont Blanc. En juillet 1901, la station inaugure l'arrivée du chemin de fer qui désenclave la vallée. Les années qui suivront voient naître un nouveau Chamonix, vivant désormais au rythme de deux saisons touristiques : l'été et l'hiver. Chamonix devient l'une des premières stations de sports d'hiver en France, avec une capacité hôtelière estimée à 15 000 voyageurs en 1907. C'est durant la saison hivernale de 1906-1907 que la commune connaît sa véritable première grande saison à la suite de l'initiative du Club alpin français.
Le Club alpin et le Touring club de France qui constatent l'existence d'un équipement correct organisent de concert de nombreux concours locaux de sports d'hiver pendant toute la saison. En particulier, le second concours international de ski, organisé du 3 au 5 janvier 1908, attire la foule élégante et sportive du Tout-Paris, après qu'une publicité intense a invité à découvrir les skieurs modernes, figures à la mode. Les délégations sportives des armées norvégienne, suisse, italienne, française font sensation en défilant. Les épreuves, c'est-à-dire la course de fond, la course de descente (en montée, plat et descente) et le saut, confirment la suprématie d'adresse physique nordique. Techniquement aussi, pourvus seulement du long bâton unique, les concurrents français sont dépassés par les Suisses et les Norvégiens qui possèdent deux bâtons de poussées. Il reste que le grand écho médiatique et iconographique de cette manifestation ouvre l'apogée du ski dont la mode insouciante est lancée jusqu'en 1913, avant de reprendre au cours de l'entre-deux-guerres.
En 1908, est inaugurée une première section du chemin de fer du Montenvers. À cette époque, il fallait près d'une heure pour faire les sept kilomètres permettant d'accéder à la Mer de Glace. Il sera ouvert en totalité en 1909, en même temps que la première section du tramway du Mont-Blanc. Le 7 septembre 1910, le président de la République Armand Fallières vient inaugurer l'hôtel de ville.


Le 16 janvier 1920, le conseil municipal demande officiellement « aux pouvoirs compétents à ce que la commune de Chamonix porte à l'avenir le nom de Chamonix-Mont-Blanc pour éviter à l'avenir que nos voisins suisses exploitent la renommée du Mont-Blanc au bénéfice de leurs stations ». Le 21 novembre 1921, le décret est signé par le président de la république, Alexandre Millerand. En 1924, Chamonix accueille les premiers Jeux olympiques d'hiver. Près de 15 000 personnes assistent aux épreuves et dès lors, Chamonix devient une station touristique très prisée. Durant cette même année, une première section du téléphérique des Glaciers est mise en service. En 1927, le téléphérique de Planpraz voit le jour. En 1930, le téléphérique du Brévent est inauguré.
1932 voit à Chamonix la création de l'École de haute montagne (EHM), école militaire de formation des cadres des troupes de montagne.
Les Jeux olympiques d'hiver de 1924 ont eu lieu à Chamonix. L'idée d'organiser ces Jeux revient au comte Clary et au marquis de Polignac, tous deux représentants français au Comité international olympique auquel ils soumettent l'idée en 1921. En juin 1922, le Comité national olympique et sportif français désigne Chamonix comme ville hôte des épreuves de sports d'hiver. Le CIO avait certes voté en faveur des Jeux olympiques d'hiver, mais l'opposition des pays nordiques à leur tenue restait farouche. Ces nations craignaient que les Jeux olympiques ne dévalorisent leur compétition locale, les « Jeux Nordiques », existant depuis 1883. Le CIO composa avec cette opposition et adopta une formule de compromis. Les Jeux olympiques d'hiver devenaient Semaine internationale du sport d'hiver à l'occasion des Jeux olympiques de 1924. Le contrat liant Paris et Chamonix est paraphé le 20 février 1923. Le comité d'organisation demandait la création d'une piste de bobsleigh, d'une patinoire et d'un tremplin de saut à ski. Les travaux débutent le 31 mai 1923, soit seulement huit mois avant le début des épreuves. Bien que de nombreux problèmes climatiques ralentissent l'achèvement des équipements olympiques, les travaux finissent à temps. Les jeux se déroulent sans difficulté majeure, et voient de nombreux athlètes des nations du Nord s'y distinguer. Les comités nationaux des pays nordiques votent ainsi avec enthousiasme la proposition du CIO discutée au congrès de Prague le 24 mai 1925, instituant des Jeux olympiques d'hiver. À l'occasion de ce vote, les épreuves de Chamonix sont requalifiées en « Jeux olympiques d'hiver »


Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un conflit territorial voit le jour entre les communes de Saint-Gervais-les-Bains, Les Houches et Chamonix-Mont-Blanc qui se disputent les glaciers du massif du Mont-Blanc. Ce différend n'est pas tout à fait nouveau puisque déjà en 1881, il avait fallu ajourner la délimitation précise des communes au sein du massif. Après consultation des conseils municipaux intéressés et du conseil général de la Haute-Savoie, le préfet, par un arrêté du 21 septembre 1946 tranche définitivement et partage le secteur du dôme du Goûter et du mont Blanc entre les trois communes. Cet arrêté est particulièrement intéressant car, en détaillant les limites communales, il adopte l'interprétation du tracé frontalier qui apparaît sur les cartes d'État-major françaises, divisant d'ailleurs le triangle litigieux au sud du mont Blanc entre les deux communes de Chamonix et de Saint-Gervais. Le 3 novembre 1950 : un avion de la compagnie Air India, le Malabar Princess, s'écrase sur les flancs du mont Blanc ; le bilan est de 48 morts. Le téléphérique des Glaciers, qui devait à terme atteindre l'aiguille du Midi, ferme définitivement en 1951. Un nouveau projet de téléphérique de l'aiguille du Midi59 est mené à bien, et ouvre en 1955. Le téléphérique de La Flégère est achevé en 1956. Le 22 décembre 1956 a lieu l'affaire Vincendon et Henry75. Deux étudiants alpinistes partent pour gravir le mont Blanc. Leur expédition tourne au drame. Ils se perdent dans de mauvaises conditions météorologiques à près de 4 000 mètres d'altitude et succombent après dix jours au froid et d'épuisement. Les tentatives de sauvetage avaient échoué alors que leur triste épopée était suivie à la jumelle depuis la vallée. L'année 1957 voit la création du Triangle de l'amitié entre Chamonix, Martigny et Aoste, symbole des relations fraternelles qui perdurent par-delà les frontières étatiques entre ces trois communes. À la construction du téléphérique de Lognan-les Grands Montets en 1963, succèdent d'importants travaux qui amènent la Route Blanche jusqu'aux portes de Chamonix. Le tunnel sous le mont Blanc est ouvert à la circulation le 19 juillet 1965. Le 24 janvier 1966 : un avion de la compagnie Air India, en route pour New York, s'écrase sur les flancs du mont Blanc ; le bilan est de 117 morts.


Une frénésie de constructions s'empare de Chamonix, sous le mandat de Maurice Herzog : tours et centre sportif à l'architecture résolument moderne, cité scolaire confiée à l'architecte Roger Taillibert, développement immobilier du « village piéton de Chamonix-Sud » au sein du quartier de l'aiguille du Midi avec la construction de nombreux petits immeubles, bibliothèque, MJC, halte-garderie. Ce développement immobilier touche également Argentière avec le quartier du Grand Roc. En 1973, l'ancien presbytère est rénové. Le Bureau des guides et l'Office de la haute-mmontagne qui vient d'être créé s'y installent. Le 2 février 1978, une avalanche tue cinq habitants dans le hameau du Tour. Durant la période de la fin des années soixante-dix et début quatre-vingt, le développement immobilier est freiné. La priorité est donnée à la réhabilitation des bâtiments anciens : relais de Poste, hôtel Majestic, salle Michel Croz. La première zone piétonne en centre-ville de Chamonix est tentée. Un golf de 18 trous est créé aux Praz. L'année 1994 voit la démolition de l'ancien hôpital en centre-ville et la construction du nouvel hôpital.
Les crues de l'Arve des 24 et 25 juillet 1996 causent de très importants dégâts dans le centre-ville. Le 9 février 1999 une avalanche à Montroc engloutit vingt chalets et provoque la mort de douze personnes. Une semaine plus tard, le 16 février 1999, malgré l'intervention de 120 pompiers, un violent incendie détruit une partie du centre-ville dont la salle des fêtes Michel Croz. Quelques semaines plus tard encore, le 24 mars 1999 a lieu l'incendie du tunnel du Mont-Blanc dont l'origine est due à un camion semi-remorque qui prend feu à environ sept kilomètres de l'entrée française du tunnel. Le violent incendie qui a suivi a causé la mort de 39 personnes et entraîné la fermeture du tunnel pendant près de trois ans. Le xxie siècle s'annonce difficile. Les Chamoniards devront relever de nouveaux défis afin de préserver leur cadre de vie. Le réchauffement climatique semble être à l'origine de la fonte de ses glaciers. Le trafic routier ne cesse de croître dans la vallée. Son bassin urbain est en constante augmentation. Chamonix doit prendre en compte également les réalités économiques : depuis deux siècles, les Anglais y investissent, aujourd'hui les acheteurs de biens immobiliers sont à 40 % des Anglais; de nombreux commerces ont disparu au profit de pubs. Le nombre de lits ne cesse d'augmenter mais la recherche d'un logement devient de plus en plus difficile, compte tenu de l'augmentation importante du prix du mètre carré

Articles détaillés :
L'aiguille du Midi et son téléphérique, et la Télécabine Panoramic Mont-Blanc.
Mer de Glace et Chemin de fer du Montenvers.
Lac Blanc (aiguilles Rouges).
Vallée Blanche.

 

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MessagePosté le: Mer 7 Sep - 06:31 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Le téléphérique de l'aiguille du Midi est situé sur le territoire de Chamonix-Mont-Blanc en Haute-Savoie et relie en deux tronçons la station à 1 038 mètres d'altitude à l'aiguille du Midi à 3 776 mètres. La ligne actuelle a été ouverte en 1955, mais un premier téléphérique, dit également de l'Aiguille du Midi, a fonctionné de 1924 aux années 1950, sans toutefois atteindre le sommet.


Le téléphérique de l'Aiguille du Midi est techniquement constitué de deux tronçons de téléphériques à va-et-vient indépendants.
Le premier tronçon, ouvert en 1954, mesure 2 553 mètres et possède trois pylônes de ligne de respectivement 70, 40 et 25 mètres de hauteur. Il relie le centre-ville de Chamonix-Mont-Blanc à 1 038 mètres au plan de l'Aiguille à 2 317 mètres d'altitude, soit une dénivelée totale de 1 279 mètres. Le trajet s'effectue en 6 à 8 minutes à la vitesse de 7 à 10 m/s dans une cabine pouvant accueillir 75 passagers (charge maximale de 5 040 kg).
Le passage sur deux des trois pylônes, surtout le premier en descente notamment, marque un brusque changement de pente, parmi les plus forts pour un téléphérique, d'où un léger airtime en position debout, semblable à celui d'une attraction ou d'un ascenseur rapide.
Le sommet de la station intermédiaire constitue déjà un point de vue intéressant sur la vallée de l'Arve et offre plusieurs parcours de randonnées vers les aiguilles de Chamonix, le Montenvers, le lac Bleu ou les alpages de Blaitière pour regagner la station. On y pratique également l'escalade et le parapente.
La gare du Plan-de-l'Aiguille constitue le cœur technique des téléphériques. C'est ici que sont implantés les moteurs des câbles tracteurs et les contrepoids de tension des câbles porteurs


Le second tronçon, ouvert en 1955, s'étend sur 2 867 mètres. Il relie le plan de l'Aiguille, au niveau de l'arrivée du premier tronçon, au piton nord de l'aiguille du Midi à 3 777 mètres, soit un dénivelé total de 1 470 mètres.
Le trajet est cette fois réalisé via une unique portée, sans aucun pylône intermédiaire, ce qui est le cas depuis sa construction et un exploit pour l'époque, et offre des hauteurs de survol de plusieurs centaines de mètres.
La distance verticale observée par les passagers entre le câble porteur et le câble tracteur est particulièrement impressionnante lorsque la cabine circulant en sens inverse, dont l'ensemble poulie-maintien rapproche les deux câbles, est éloignée.
Le trajet s'effectue en 6 à 8 minutes à une vitesse importante de 9 à 12 m/s, avec une pente au sommet de 110 % soit 47°, atteignant donc une vitesse verticale allant jusqu'à 30 km/h, dans une cabine pouvant accueillir 66 passagers (charge maximale de 4 620 kg). La gare d'arrivée du téléphérique héberge un restaurant « Le 3842 », deuxième plus haut restaurant d'Europe, ainsi qu'une cafétéria.
À l'arrivée, une passerelle permet de gagner le piton central que l'on peut explorer via des galeries percées dans la roche. De là, un ascenseur de 66 mètres conduit à une vitesse de 3,7 m/s vers le sommet de l'aiguille, à l'altitude de 3 842 mètres sur la terrasse panoramique surmontée de l'émetteur hertzien. La vue s'y développe à 360 °, offrant un panorama sur le massif du Mont-Blanc, la vallée de l'Arve tout en contrebas, ainsi que les principaux sommets environnants des Alpes, français, suisses et italiens.
Selon les conditions météorologiques, il arrive de franchir à partir d'un certain seuil d'altitude, la "barrière moutonneuse de nuages", d'une manière très nette visible en montant depuis le téléphérique, à l'analogue de l'avion, tous les sommets et glaciers émergeant au-dessus sous un ciel bleu azur.

Il arrive à certains passagers de se sentir très rapidement euphoriques, dynamisés et essoufflés à la fois, notamment pour monter les quelques escaliers menant aux plates-formes ou bars, ceci s'expliquant par l'altitude, la pesanteur étant légèrement réduite, mais la densité d'oxygène de l'air (certes très pur) dû à la dépression réduite également. La température est également en moyenne de plus faible que dans la vallée de Chamonix.
En cas de trop fortes rafales de vent en altitude (souvent jusqu'à 100 km/h, même par beau temps), le deuxième tronçon du téléphérique est arrêté par précaution du risque de balancement de la cabine (risquant d'aller jusqu'au décrochement d'une des poulies en cas extrême de tempête, nécessitant un rétablissement périlleux de la poulie sur le câble), voire de glisser sur le câble porteur gelé, ce qui arrivait autrefois fréquemment lorsque celui-ci continuait de fonctionner tout de même.
Le premier tronçon, bien que souvent moins "venté", est souvent annulé aussi dans ces conditions météorologiques, les balancements de la cabine risquant cette fois de heurter l'un des trois pylônes. Un ralentissement peut être aussi effectué au passage des pylônes. Le départ du premier tronçon peut débuter selon la météo entre 8 h 30 et 10 h 30, tous les quarts d'heure environ aux heures de pointe, ou toutes les demi-heures, et se termine à 15 h 30, le dernier départ depuis le sommet pour redescendre étant vers 16 h 30.
Une nouvelle attraction à sensations dénommée « Le pas dans le vide », cage transparente dans laquelle le visiteur rentre, située à 1 000 m au-dessus du sol, vertigineuse depuis le haut de la falaise, a été ouverte en décembre 2013, mais face à l'affluence de son succès touristique, vient de nécessiter de nouveaux travaux de sécurité depuis septembre 2014, doublant les ascenseurs d'accès au sommet, et a été rouverte au printemps 2015.
Depuis l'Aiguille du Midi, il est possible de poursuivre durant l'été l'excursion via la télécabine Panoramic Mont-Blanc. Ce téléphérique pulsé survole la vallée Blanche et le glacier du Géant jusqu'à la pointe Helbronner, marquant la frontière entre la France et l'Italie à 3 466 mètres d'altitude.
L'aiguille du Midi est très fréquentée par les alpinistes comme point de départ pour de nombreux sommets entourant la vallée Blanche, et pour ses nombreuses voies glaciaires, mixtes ou purement rocheuses.
C'est également le point de départ de la descente en ski de la vallée Blanche, soit depuis la plate-forme intermédiaire, soit même par certains skieurs devant être très expérimentés depuis le haut. Entièrement hors-piste, elle nécessite une très bonne reconnaissance des pistes effectuées en partie à pied, par un guide éventuel, des éventuelles crevasses, rochers abrupts, et est vivement déconseillée les jours de fort risque d'avalanche.


Dès 1904, les ingénieurs Wilhelm Feldmann et Emil Strub ont imaginé relier Chamonix à l'aiguille du Midi par le biais de deux funiculaires et de trois sections d'« ascenseurs de montagne » similaires à celui qui fut réalisé sur le Wetterhorn, en Suisse. La technique évoluant, c'est finalement deux sections de « funiculaires aériens » (le mot téléphérique n'existe pas encore) qui seront construites selon les brevets de la société italienne Ceretti et Tanfani à la place des funiculaires terrestres.
La concession du « chemin de fer aérien de l'aiguille du Midi » a été délivrée en 1909. La construction a débuté dans la foulée, mais, alors que les travaux du premier tronçon étaient quasiment achevés, le chantier a été suspendu au commencement de la Première Guerre mondiale pour ne reprendre qu'en 1923 sur l'initiative de Joseph Vallot. Le premier tronçon fut ouvert en juillet 1924 et reliait le quartier des Pélerins à La Para à 1 690 mètres d'altitude. Avant son inauguration et son achèvement complet, il aurait dû être utilisé sur sa partie basse pour les Jeux olympiques d'hiver de 1924, pour la desserte de la piste de bobsleigh, mais finalement, seule la ligne de service s’avéra véritablement opérationnelle. L'appareil constitua le premier téléphérique pour voyageurs de France. Il possédait le nombre important de treize pylônes, d'une hauteur allant de 8,5 à 33 mètres. Le second tronçon fut ouvert en 1927. Il aboutissait à 2 404 mètres d'altitude, en contrebas de l'aiguille. Ces appareils étaient équipés de cabines étagées, rappelant les véhicules d'un funiculaire classique.
Ces téléphériques furent également exploités l'hiver dès les premières saisons pour la desserte de la piste de bobsleigh, mais aussi des champs de neige des glaciers à destinations des skieurs. En 1935, avec le développement des sports d'hiver, fut créée la piste Jacques Balmat à destination des skieurs débutants sur le bas du premier tronçon et la piste des Glaciers fut balisée. Cette dernière accueillit en février 1936 les épreuves de slalom des Championnats de France de ski. Durant l'été 1936, une piste fut créée dans la forêt entre La Para et la piste Jacques Balmat. Le domaine skiable du téléphérique de l'aiguille du Midi aurait dû accueillir les épreuves de descente des Championnats du monde de ski, mais au dernier moment, il fut décidé de se rabattre sur le domaine des Houches. La piste de descente des Glaciers accueillit cependant en 1948 l'épreuve mythique du Arlberg-Kandahar.


Ces premiers téléphériques de l'aiguille du Midi ont été ouverts au public jusqu'en 1951 puis furent ensuite exploités comme ligne de service, en particulier pour l'entretien des lignes électriques qui alimentent l'aiguille. Un tronçon sommital, entamé en 1938, prévoyait de gagner le col du Midi mais il n'a jamais été terminé. Sa ligne de service, opérationnelle, fut abandonnée en 1948 au profit du tracé actuel plus direct esquissé par Marcel Auvert et concrétisé par la volonté du promoteur italien Dino Lora Totino. Les premiers appareils ont alors grandement facilité la construction des appareils contemporains en acheminant hommes et matériaux au sommet. Cela a permis d'ouvrir dès 1954 le premier tronçon Chamonix - Plan de l'Aiguille, suivi par le deuxième tronçon jusqu'à l'aiguille même en 1955.
L'acheminement du câble porteur (60 tonnes), ainsi que du câble tracteur (5 tonnes), vers la station du haut, se fit non pas par hélicoptère, comme c'est le cas actuellement, mais à dos d'hommes.
Cette dernière section constituait alors le plus haut téléphérique pour voyageurs du monde. Elle est cependant détrônée depuis 1960 par le téléphérique du Pico Espejo, dans les Andes à Mérida (Venezuela), qui culmine à 4 765 mètres.
Le téléphérique de l'aiguille du Midi a bénéficié d'une très importante rénovation par Denis Creissels en 1990 et 1991. Il est aujourd'hui géré par la Compagnie du Mont-Blanc.
Les vestiges des premiers appareils commencés en 1909, en particulier les pylônes et les gares en pierres de taille, sont pour leur part toujours présents du quartier des Pélerins jusqu'au col du Midi. La gare aval, aujourd'hui patrimoine historique de la vallée, a été réhabilitée en 2008 pour accueillir, entre autres, l'annexe de la Maison des jeunes et de la culture de Chamonix. La cabine étagée no 1 de 1924 ainsi que les cabines en aluminium récupérées sur le téléphérique de Rochebrune en 1949 ont été classées à l'inventaire des monuments historiques le 28 juillet 1992

 

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MessagePosté le: Jeu 8 Sep - 06:44 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Évian-les-Bains est une commune française de Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes, chef-lieu du canton d'Évian-les-Bains et ville centre de la communauté de communes du pays d’Évian, située sur les bords du lac Léman. Évian est surtout connue comme ville thermale et son eau minérale Évian, exploitée par la Société anonyme des eaux minérales d’Évian, filiale du groupe Danone.
Le nom d'Évian-les-Bains est composé du toponyme « Évian » et du déterminant complémentaire « -les-Bains », qui fait référence à une ville station thermale. Le nom de la commune devient officiellement Évian-les-Bains par décret du 28 janvier 1865.
Le nom d'Évian n'a pas une origine authentifiée. Le site d'Henry Suter soutient la version que le toponyme Évian serait un équivalent en ancien français de l'accusatif latin aquaria. Celui-ci aurait donné le mot local évire désignant une « terre où il y a de l'eau » selon le spécialiste André Pégorier, le faisant dériver du mot gaulois eve, signifiant « eau »6. L'hypothèse lombarde est également formulée.
Une autre version, citée par Alfred de Bougy, en 1860, propose que le nom d'Évian proviendrait de l'expression latine quasi dicens extra viam, qui signifie « hors de la voie romaine ». En effet, la voie romaine passe au-dessus de la cité, proche de Neuvecelle, laissant à l'époque en contrebas le bourg et l'activité des pêcheurs.
La première mention de la paroisse remonte à 1150 avec Aquianum. Vingt ans plus tard, un document donne Eviano. Vers 1344, on trouve la forme Aquiano dans Cura de Aquiano. Ensuite, la forme Evian reste en usage jusqu'en 1865.
En francoprovençal, la commune s'écrit Évyan selon la graphie de Conflans ou encore Èvian / L’Èvian selon l'ORB


Située sur le trajet de pèlerinages en direction de l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune, Évian aurait été tout d'abord une halte, notamment grâce à son port. Elle fut une des cités de l'ancien duché de Savoie et de la province du Chablais. Elle fut notamment une des résidences des ducs de Savoie.
Un historien, M. de Valois, mentionne des sources selon lesquelles la cité d'Epaone, rendu célèbre en 517, aurait été la même qu'Evian. Il indique dans son ouvrage que lorsque Sigismond accède au trône après s’être converti au catholicisme, les évêques se réunissent en concile d'Épaone, sur les bords du lac Léman, en Chablais, là où se trouve aujourd’hui Evian"
En 1265 par le comte Pierre II de Savoie concède à la cité une charte de franchises : concedimus hominibus de Aquiano, qui modo, sunt in dicta villa et pro tempore erunt, libertates et franchesias infrascriptas. L'acte de 1265 mentionne un marché qui était déjà établi dans la ville et créé à l'occasion une foire. En 1279, son successeur et frère, Philippe Ier complète la charte en accordant le « droit d'élire quatre prud'hommes ». En 1285, leur neveu, le comte Amédée V donne des bois auxquels ils associent des droits d'exploitation, puis trois ans plus tard des droits relatifs au commerce de la pêche.
De 1536 à 1569, la ville, chef-lieu du bailliage d'Evian est sous domination valaisanne. Elle est rendue à la Savoie par le traité de Thonon.
La ville va se développer entre le xie et le xive siècle avant de rentrer en sommeil et de connaître un nouvel âge d'or aux xixe et xxe siècles, grâce au développement du thermalisme.

Les quelques sources qui font surface à Évian sont encore très peu connues à l'époque de la Révolution française. Analysée en 1807 et en 1808, l'eau d'Évian démontre des qualités pour le traitement des voies urinaires. L'accès à Évian est facilité par la création de son port, puis le passage de la route nationale 5 qui relie Paris à Milan (1809).
Un Genevois, M. Fauconnet, fonde la Société des eaux minérales d'Évian en 1823. Il acquiert les deux sources dont la plus connue, la source dénommée Cachat, du nom de la famille qui les cède, le 16 mars 1827. La société de M. Fauconnet, après avoir fait faillite, est reprise en 1859 et l'on construit l'Hôtel des Bains. Viennent s'ajouter plusieurs autres établissements, l'hôtel des Quatre Saisons, l'hôtel de France, l'hôtel des Alpes, etc. Le cadre offert par la proximité du lac permet diverses attractions (promenades en canots, balades, etc.).
La Société anonyme des Eaux minérales de Cachat, créée le 9 décembre 1859 par des investisseurs parisiens, assure la vente de l'eau d'Évian. Dès l'année suivante la société Cachat inaugure l'Hôtel des Bains, le premier établissement de luxe d'Évian, renommé le Grand Hôtel des Bains.
Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures, dont 280 dans le village. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? ».
Le 28 janvier 1865, la petite ville des bords du lac Léman (2 200 habitants) affiche sa nouvelle vocation en devenant Évian-les-Bains. Plusieurs sources suivent la principale, la source Cachat, et offrent leurs services : Guillot, Bonnevie, Corporau. Les expériences et l'utilisation de l'eau permettent de confirmer ses propriétés et de préciser les modes d'administration. En même temps que la Troisième République s'installe, les voies de communication, route et voie ferrée, permettent le développement du tourisme et l'accès à la station thermale.
Agrandi entre 1897 et 1898 d'un étage, d'une aile et de trois coupoles, par l'architecte Ernest Brunnarius, le Grand Hôtel des Bains est renommé le Splendide Hôtel, et propose désormais 200 chambres accessibles par ascenseur. Un tramway le dessert depuis la gare ferroviaire pendant 10 ans jusqu'à l'ouverture du funiculaire. Le Splendide est l'un des 20 hôtels construits pour permettre d'accroître la capacité d'accueil de la ville.
L'architecte Hébrard dessine pour la société des Eaux minérales un des plus remarquables hôtels de l'époque, l'hôtel Royal ouvert en (1907). De nombreuses villas sont également construites et bordent le lac. Un théâtre et le casino (dessiné également par Hébrard) occupent les curistes et les écrivains de l'époque (Anna de Noailles, Frédéric Mistral, Marcel Proust). La ville gagne du terrain en aménageant un quai sur le lac. L'établissement thermal, enfin, est construit à proximité de la résidence des frères Lumière (1902), laquelle fut transformée en Hôtel de ville.

Une population touristique internationale fréquente Évian entre les deux guerres. De nombreuses têtes couronnées, des écrivains et personnes mondaines sont aperçues dans la ville (l’Aga Khan III, le maharadjah de Kapurthala, le président français Albert Lebrun…). Le Tour de France cycliste y fait également halte à plusieurs reprises, le premier départ en province de la Grande Boucle est donné à Évian (1926).
En juillet 1938, se tient une conférence initiée par le président américain Franklin Roosevelt pour traiter de la question de l'afflux de réfugiés, principalement juifs, fuyant le régime nazi en Allemagne et en Autriche récemment annexée. La conférence d'Évian réunit une trentaine de délégations internationales à l'hôtel Royal.
Le Splendide Hôtel est transformé en hôpital militaire par les Allemands.
Après la guerre, l'activité hôtelière redevient florissante jusqu'en 1950, mais la Seconde Guerre mondiale a démodé le thermalisme et détourné de nombreux touristes vers d'autres destinations. Les hôtels sont transformés en résidences, la fréquentation baisse et la renommée s'estompe.
Le 18 mars 1962, les accords d'Évian, après des négociations dans ce lieu, ont été signés entre les représentants du Front de libération nationale algérien et ceux du gouvernement français, préparant l'indépendance de l'Algérie. Cet événement permet à la station d'exister à nouveau, sous l'impulsion de Camille Blanc, maire de l'époque ; il est assassiné dans la nuit du 30 au 31 mars 1961, attentat attribué à l'OAS qui faisait pression pour que les négociations entre les deux parties ne se déroulent pas à Évian.
Fin 1975, le Splendide Hôtel ferme définitivement ses portes après dix années de déficits. Squatté, le bâtiment dépérit et la Société des Eaux finit par le faire démolir en 1983. A sa place est aménagé un parc.
Évian-les-Bains a accueilli le sommet du G8, du 1er au 3 juin 2003.
Le 8 février 2007, le ministre du Tourisme, Léon Bertrand, inaugure la partie congrès du palais Lumière.

 

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MessagePosté le: Ven 9 Sep - 06:57 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Annecy est une commune de la région Auvergne-Rhône-Alpes au sud-est de la France, chef-lieu et préfecture du département de la Haute-Savoie. 
Surnommée « la perle des Alpes françaises » en 1916 dans la monographie de Raoul Blanchard consacrée à la ville du fait de son emplacement entre son lac et les différents massifs des Préalpes du Nord, la ville commande l'entrée septentrionale de la cluse du lac d'Annecy, formé entre les massifs des Bornes et des Bauges. 
Résidence des comtes de Genève au xiiie siècle, puis des comtes de Savoie en 1401, la bourgade gagne le statut de capitale de la province de Savoie en 1434 lors de l'apanage de Genevois-Nemours avec les possessions savoyardes du Genevois, du Faucigny et du Beaufortain jusqu'en 1659. Son rôle s'intensifie en 1536, lors de la Réforme calviniste à Genève où l'évêque se réfugie à Annecy. François de Sales en fera une citadelle avancée de la Contre-Réforme catholique, position religieuse lui valant également le surnom de « Rome des Alpes ». L'Annexion voit l'entrée de la ville dans la France en 1860.
Dénommée parfois « Venise des Alpes », cette représentation idyllique et touristique se fonde sur les deux canaux et la rivière du Thiou dont le rôle initial était destiné à protéger la cité, puis à utiliser l'énergie hydraulique pour le fonctionnement de son artisanat. La ville a ensuite connu un développement industriel au xixe siècle avec les manufactures de soies. Ce secteur industriel subsiste encore de nos jours, représenté par les sièges sociaux d'SNR roulements, Salomon, Entremont ou encore Dassault Aviation.
À partir de la fin du xixe siècle s'est développée une activité touristique jouant sur la proximité avec le lac et les stations de sports d'hiver, soutenue une politique de conservation des espaces verts (90 hectares) et de forêt totalisant 40.3% de la superficie municipale et du patrimoine avec, notamment, la rénovation de son château. Annecy joue un rôle culturel et événementiel avec en figure de proue l'organisation depuis 1960 du festival international du film d'animation d'Annecy hébergé par le Centre culturel de Bonlieu et un pôle d'enseignement, avec l'implantation en 1973 à Annecy-le-Vieux d'un campus de l'Université Savoie Mont Blanc.


Annecy se situe au bord du lac qui porte son nom, dans le nord des Alpes françaises, à 50 km au nord de Chambéry et à 40 km au sud de Genève qui forment avec Valence et Grenoble, l'axe du sillon alpin alignant la plupart des agglomérations de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Annecy s'encastre dans la cluse formée par un ancien cours de l'Isère au Pléistocène entre le nord de la montagne du Semnoz et l'ouest du mont Veyrier, et à la jonction des grands ensembles géographiques et géologiques suivants:
le lac d'Annecy suivi des préalpes du massif calcaires des Bauges au sud ;
le massif des Aravis et le massif des Bornes (mont Veyrier, Parmelan, Tournette, Dents de Lanfon) à l'est ;
les collines et plaines de l'Albanais à l'ouest ;
les collines du Genevois au nord.
Annecy est divisé en deux parties qui se distinguent par le relief, l'urbanisme et la végétation. Le nord et le sud-ouest sont plats, encadrés à l'est par la colline d'Annecy-le-Vieux, qui est en fait une langue morainique, à l'ouest par la dépression occupée par le Fier, et la colline de Seynod et de Gevrier. Fortement urbanisée, la ville s'y étale avec la majorité de ses équipements. Le sud-est est, quant à lui, occupé par la montagne du Semnoz. Très peu construit ou aménagé, sauf à son extrémité nord, il est occupé en majeure partie par une forêt de conifères plantée au xixe siècle sur le crêt du Maure. La commune se situe sur une partie des rives nord et ouest du lac d'Annecy. Cette situation lacustre a fortement influencé l'émergence de la ville d'Annecy. Elle lui doit notamment les canaux (Thiou, Vassé, Saint-Dominique), le port de plaisance des Marquisats et les trois plages d'Albigny (limitrophe avec Annecy-le-Vieux), des Marquisats et de l'Impérial.

Annecy est en zone de sismicité moyenne (4 sur 5) selon la carte de zonage du risque sismique en France (2011).
La dernière importante secousse sismique du 15 juillet 1996, d'une magnitude comprise entre 5,2 et 5,3 sur l'échelle de Richter (épicentre à Épagny), a occasionné des dégâts sur les bâtiments, principalement chutes de cheminées et fissures de murs, estimés à 60 millions d'euros.
En décembre 1994, un séisme de 5,1 du Grand-Bornand a occasionné quelques dégâts matériels.
Le précédent séisme marquant (5,3 sur l'échelle de Richter) date d'avril 1962 et provenait d'un épicentre situé à Corrençon.

La première mention du toponyme d'Annecy est située vers 1107, sous la forme Annecy-le Neuf, à la suite de la fondation d'une paroisse autonome de la paroisse d'Annecy-le-Vieux. Une bulle du pape Pascal II confirme à l’abbaye de Savigny la possession de paroisses autour du lac d'Annecy, dont « ecclesias de Anasseu » (« celles d’Annecy »). Il faut attendre cependant une bulle papale de 1145 de Eugène III qui confirme à nouveau la donation faite au prieuré de Talloires, dépendante de Savigny, « les églises d’Annecy-le-Vieux et d’(Annecy)-le-Neuf ».
Le nom d'Annecy serait issu de celui d'une importante villa gallo-romaine, située sur le coteau d'Annecy-le-Vieux et centre d'une exploitation agricole, d'un fundus, à la suite de l'abandon du site des Fins vers les viie siècle-viiie siècle. En tout cas, un grand domaine sur la colline d'Annecy-le-Vieux (devenu un fiscus royal au siècle suivant) est bien mentionné sous la forme Anericiacum au ixe siècle ou encore Anicius, Aniciacus ou villa Aniciaca au Moyen Âge38, composé tardif en -acum, suffixe d'origine gauloise marquant la propriété, précédé d'un nom de personne germanique Anerīk ou Annarigus.
Les mentions sont nombreuses dans les chartes et documents de la période médiévale, de même que les formes prises pour désigner le bourg. Ainsi, dans le cartulaire de l'abbaye de Talloires de la fin du xiie siècle-début du xiiie siècle, on retrouve les formes diverses suivantes Ananssiaco [Annecicao] novo ; Annasseu [Anassetu, Anasseu] ; Anassiaci novi (parfois Anassiaci burgi, Anassiaci) ; Anasiacensis ou encore Annessiacum.
Toutefois, l'installation humaine d'Annecy-le-Neuf remonte à l'Antiquité, où un village allobroge aurait occupé la plaine des Fins. Après la conquête romaine, après 50 av. J.-C., un vicus gallo-romain se développe, appelé Boutae. La petite agglomération est mentionnée sous la forme Ad Bautas (de Bautae) dans l'Itinéraire d'Antonin. Le nom de Boutae — « uicani Bo[utarum] » — est retrouvé sur un fragment de texte sur la commune de Meythet. Selon les auteurs du début du xxe siècle, Charles Marteaux (1861-1956), professeur au lycée Berthollet étudiant les langues celtiques, et Marc Le Roux (1854-1933), archéologue, le toponyme pouvait provenir d'un anthroponyme d'origine celtique Boutus.
Le nom Boutae disparaît progressivement avec le déplacement urbain du site des Fins vers le site actuel, sur l’extrémité du Semnoz. Toutefois, le toponyme s'est maintenu en dérivant sous la forme Bouz. Un faubourg porte ce nom jusqu'au xive siècle avant d'être transformé en bœuf au siècle suivant, par confusion avec le patois boa. Cette forme dérivée erronée amène les « antiquaires de la Renaissance » à tirer l'étymologie Civitas Bovis puis les héraldistes à placer deux taureaux de part et d'autre de l'écu d'Annecy.
En francoprovençal, Annecy s'écrit Èneci / Ènneci selon la forme francoprovençale ORB ou In-nsi en graphie de Conflans

Les traces d'un village lacustre datant du IIIe millénaire av. J.-C. ont été trouvées du côté d'Annecy-le-Vieux et il semble également que la station du Port, située à l'est de l'île des Cygnes, ait accueilli un village sur pilotis d'après des découvertes réalisées en 1884.
Plus tardivement, au début du ive siècle av. J.-C., des tribus gauloises allobroges s'installent dans l'avant-pays plat, entre le Rhône et les Alpes. Les historiens pensent qu'un village allobroge se développe dans la plaine des Fins au cours du ier siècle av. J.-C.. Selon une hypothèse non confirmée par l'archéologie, ce village aurait succédé à un oppidum juché sur le roc du Semnoz. Les Romains interviennent dans les environs à partir du iie siècle av. J.-C. et vainquent les Allobroges une première fois en 121 av. J.-C., puis définitivement en -62. Une fois le territoire pacifié, les Romains construisent des routes et des mansions (du latin mansio, "auberge", "gîte d'étape") afin de commercer, notamment la route secondaire reliant Turin (Italie) à Genève. Un vicus gallo-romain se développe durant la seconde moitié du ier siècle av. J.-C., à l'emplacement de l'ancien village allobroge, sur la voie romaine majeure via Casuaria (Faverges), et d'où part également une voie secondaire vers Aquae (Aix-les-Bains). La bourgade, d'une superficie de 26 ha, est mentionnée sous la forme Ad Bautas (de Bautae) sur l'Itinéraire d'Antonin. Le vicus connaît une certaine prospérité au cours du ier siècle jusqu'à la première moitié du IIIe où la petite agglomération dispose d'une place publique — « assimilable à un forum » — mais aussi d'édifices typiques de la romanisation comme une basilique, des temples, des thermes ou encore un théâtre. C'est un véritable petit centre économique où l'on trouve les traces de produits en provenance de tout l'empire : céramiques ou amphores de Bétique, d'Espagne ou encore de Mauritanie.
Boutae connaît les ravages des incursions barbares (Alamans en 259 et 278) ou des Bagaudes, et la ville est incendiée à plusieurs reprises au iiie siècle. Le site semble encore occupé jusqu'au ve siècle comme le démontrent les dernières découvertes


Vers 443, le général romain Aetius concède la Sapaudia à un peuple germain, les Burgondes, d'après une courte notice du ve siècle : « La Sapaudia est donnée aux débris du peuple burgonde pour être partagée avec les indigènes ». L'insécurité grandissante contraint les habitants à abandonner la plaine pour les collines voisines, comme l'atteste le domaine agricole de la villa gallo-romaine et centre d'une exploitation agricole, d'un fundus, sur le coteau d'Annecy-le-Vieux, vers les viie siècle-viiie siècle. Ce domaine entre dans le domaine royal au siècle suivant et est mentionné sous le nom Anesciacum au ixe siècle ou Aniciacus ou villa Aniciaca, peut-être du gentilice d'un propriétaire issu de la grande famille des Anicii, connue dans le Bas-Empire.
Il faut attendre le xie siècle pour voir la ville renaître au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz. Un texte de 1107 confirme la naissance d'Annecy-le-Neuf sur les rives du Thiou et fait une première mention d'une église Saint-Maurice sous le château. Ce dernier et la bourgade d'Annecy-le-Neuf se développent sous le comte Amédée Ier (de Genève). Elle a alors l'apparence d'un gros village avec de nombreuses étables. En 1132, une maison forte est édifiée sur l'île au milieu du Thiou. En lutte permanente avec les évêques de Genève, les comtes de Genève finissent, à la fin du xiie siècle, par se réfugier à Annecy où ils occupent le manoir de Novel au fond de la plaine des Fins, puis le château qu'ils agrandissent au xiiie siècle. La ville devient donc capitale du comté. Le xive siècle est marqué par le long règne du comte Amédée III de Genève de 1320 à 1367, date à laquelle les franchises d'Annecy sont confirmées. La comtesse Mahaut de Boulogne, épouse du comte, donne naissance au dernier des comtes de Genève, Robert, au château d'Annecy. Celui-ci provoque le Grand Schisme d'Occident en devenant le pape Clément VII, en résidence à Avignon. En 1394, Robert de Genève fait ériger l'église Notre-Dame-de-Liesse, nécropole des comtes de Genève, en une collégiale qui, devenant le centre d'un pèlerinage très populaire, confère à Annecy un certain prestige.


Après le décès de Clément VII en 1394, le comté de Genève est acquis en 1401 par le comte de Savoie Amédée VIII. Le comté de Genève se trouve démembré en un comté de Genève proprement dit (avec la ville et ses environs qui conservent une grande autonomie) et un comté de Genevois avec Annecy pour capitale. Pour rallier les habitants, qui ne voient pas d'un bon œil leur rattachement à la maison de Savoie, le duc crée en 1434 l'apanage de Genevois et Faucigny qu'il confie à son fils cadet, Philippe de Savoie. Cet apanage disparaît à la mort sans postérité de ce dernier en 1444, mais il est reconstitué de 1460 à 1491 au profit de Janus de Savoie, fils de Louis Ier de Savoie, qui fait d'Annecy sa résidence officielle alors qu'il est comte de Genevois, baron de Faucigny, seigneur de Beaufort-Ugines-Faverges-Gourdans60. De nouveau capitale d'apanage, Annecy bénéficie de la sage administration de Janus de Savoie et des fastes de sa cour. C'est à ce moment-là que sont établis les principaux organes du gouvernement du comté : conseil comtal, chambre des comptes, procureur fiscal, juge mage.
À la mort de Janus, Annecy est de nouveau rattaché à la Savoie de 1491 à 1514. En 1514, Charles III de Savoie inféode le Genevois et les baronnies de Faucigny et de Beaufort à son frère Philippe. Annecy est alors de nouveau le centre d'un apanage allant du Genevois à Ugine. Philippe (duc de Nemours en France en 1528) est le premier prince de la dynastie des Genevois-Nemours qui se prolonge jusqu'en 1659 (à la mort d'Henri II, dernier duc de Genevois-Nemours, le 14 janvier). En fait, c'est Jacques de Savoie-Nemours qui devient le premier duc de Genevois, le comté ayant été érigé en duché en 1564 par Emmanuel-Philibert qui entend s'attacher et surveiller ce prince trop français à son gré qu'est Jacques de Nemours, fleur de toute la chevalerie selon Brantôme. L'administration du bourg d'Annecy est alors de la responsabilité d'un conseil général, assemblée des bourgeois de la ville, qui élisent des syndics pour trois ans. À partir de 1491, un conseil étroit dit des Douze, comprenant les quatre (puis, deux) syndics et des conseillers, prend en charge les affaires de la ville


À partir de 1536, lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève, les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre s'installent à Annecy ainsi que des ordres religieux catholiques comme les clarisses. L'évêque y séjourne habituellement à partir de 1568. À cette époque, de beaux monuments sont construits comme le logis de Nemours au château, la cathédrale Saint-Pierre, la maison Lambert et le clocher de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse…
À partir de 1560, la Savoie du Nord et Annecy, placés en un point stratégique sur la ligne de partage des confessions, deviennent une citadelle avancée de la Contre-Réforme. Si le premier évêque de Genève à résider de façon permanente à Annecy est Ange Giustiniani (1568-1578), les débuts de la Réforme catholique datent effectivement de son successeur, Claude de Granier (1578-1602). Cependant, c'est François de Sales - enfant du pays (son père l'envoie à l’âge de six ans au collège de La Roche, puis au collège d'Annecy, fondé par Eustache Chappuis en 1549, où il est un bon élève) - évêque de Genève en résidence à Annecy de 1602 à 1622, qui, après avoir lui-même prêché, jette les bases d'une solide réforme du clergé et d'une transformation des mœurs et des mentalités dans son diocèse. Il marque de façon durable la ville et toute la région grâce à son prestige intellectuel et spirituel. Bien plus, son rayonnement s'étend à toute l'Europe catholique avec l'immense succès de l'un de ses deux plus célèbres ouvrages, L'introduction à la vie dévote. Ainsi Annecy devient la « Rome des Alpes ».
Le 5 octobre 1600, à la fin de la guerre franco-savoyarde, Henri IV, après avoir envahi et conquis la Savoie, entre à Annecy, accompagné d'Henri Ier de Savoie-Nemours, qui s'est rallié à lui en 1594. Il reste trois jours dans la ville.
Dès 1606, 28 ans avant la fondation de l'Académie française, François de Sales (canonisé en 1666) et le président du Sénat de Savoie, Antoine Favre, créent, à la mode italienne, l'Académie florimontane (« fleurs et montagnes »). En 1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent l'ordre de la Visitation. Dans le cadre d'un vaste mouvement des ordres nouveaux, nés de la Réforme catholique, Annecy accueille les capucins en 1592, les visitandines en 1610, les barnabites en 1614, les annonciades de Saint-Claude en 1638, les bernardines réformées en 1639, les lazaristes en 1641, les cisterciennes de Bonlieu en 1648. La présence religieuse est donc très importante à Annecy qui compte treize maisons religieuses pour 5 000 habitants. La moitié de la ville appartient à différents ordres religieux qui possèdent non seulement les églises et les couvents, mais aussi des ateliers, des moulins et de vastes terres et forêts. Ces ordres religieux, qui ont la charge de l'éducation et des hôpitaux pour les malades et les pauvres, font travailler les artisans et les commerçants locaux.


Les idées germes de la Révolution sont connues et répandues parmi les bourgeois d'Annecy grâce aux nombreux Savoyards qui vivent à Paris, sans oublier l'Encyclopédie, les écrits de Voltaire et du genevois Jean-Jacques Rousseau que l'on trouve dans les bibliothèques privées des notables annéciens. Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1792, les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise le duché de Savoie, obligeant l'armée sarde du vieux général Lazary ainsi que de nombreux fonctionnaires et membres du clergé à se réfugier au Piémont à Turin, capitale des États de Savoie depuis 1562. Fin octobre, l'Assemblée des Allobroges, réunie dans la cathédrale de Chambéry, déclare la fin du despotisme, la suppression des droits souverains de la maison de Savoie, de la noblesse, des redevances et droits seigneuriaux, de la milice et la création du département du Mont-Blanc où Annecy n'est que chef-lieu de district. Une municipalité républicaine, avec à sa tête l'avocat Jean-François Favre, est élue, mais le véritable pouvoir demeure entre les mains de la société jacobine des Amis de la liberté et de l'égalité qui compte 110 membres, toute la bourgeoisie de la ville. L'accueil fait aux troupes françaises a été de prime abord plutôt enthousiaste, car les hauts fonctionnaires ont pris la fuite et les habitants ont le réel sentiment d'être libérés. Cependant, la mobilisation en masse des hommes, les réquisitions militaires payées en assignats dévalorisés, l'augmentation des impôts, la crise économique consécutive à l'exil des nobles et des religieux (90 % des prêtres sont réfractaires), la politique anti-religieuse des représentants de la Révolution (expropriation et obligation du serment à l'Église constitutionnelle), la répression du représentant en mission Albitte (emprisonnement des suspects, déchristianisation : interdiction du culte catholique, fermeture et saccage des églises, destruction des insignes et des objets du culte, clochers, cloches, croix…) finissent par exaspérer la population et la poussent à se révolter (près d'Annecy, émeutes de Faverges, de Thorens, révolte de Thônes : 86 morts…). En 1797, sous le Directoire, les colonnes mobiles du général Pouget pourchassent les déserteurs et les prêtres insermentés (70 sont déportés en Guyane). En revanche, durant cette période, les importants marchés de France sont accessibles, les capitaux genevois disponibles et ainsi de nombreuses fabriques s'installent au bord du Thiou (notamment à Cran, au bas de la colline de Gevrier) pour profiter de la force hydraulique et du savoir-faire industriel des Annéciens. En effet, dès la fin du xve siècle, à l'intérieur d'un enclos fortifié d'une douzaine d'hectares, la ville (qui avait déjà près de deux mille habitants) avait affirmé son importance administrative, commerciale et artisanale (surtout dans le textile et la métallurgie grâce aux "artifices" hydrauliques sur le Thiou). À partir de 1795, l'industrie textile se développe fortement grâce à des Genevois comme Jean-Samuel Farzy qui charge son compatriote Poncet d'établir une fabrique d'indiennes à Annecy. En 1811, la manufacture de coton emploie un millier d'ouvriers…
En 1815, une grande fête célèbre la réintégration d'Annecy au sein du royaume de Piémont-Sardaigne (les ducs de Savoie étant devenus rois de Sardaigne vers 1720). En 1822, la ville, capitale de la province du Genevois, recouvre son siège épiscopal avec un diocèse en son nom propre : Annecy et non plus Genève-Annecy. En 1842, Annecy accueille l'une des deux intendances générales du duché de Savoie. En 1860, juste avant l'Annexion, la ville compte environ 10 000 habitants. La période sarde de 1815 à 1860 est marquée par de grands travaux d'urbanisme (assainissement, percement et pavage de rues, de places, construction de ponts, de quais et d'immeubles, notamment l'hôtel de ville en 1848, aménagement de la rive du lac : création du Jardin public, de l'île des Cygnes, du pont des Amours, de l'avenue d'Albigny et du champ de mars…), par une modernisation certaine (eau potable, éclairage au gaz…) et par un important essor économique (en 1850, institution de la Banque de Savoie ; en 1858, la manufacture de coton emploie deux mille personnes…) : Annecy devient un des plus grands centres manufacturiers du royaume.


En 1866, le train à vapeur arrive pour la première fois à Annecy. Ce progrès dans les transports permet, entre autres, au tourisme de se développer et de prendre un nouvel essor. Un syndicat d'initiative est créé en 1895 afin d'organiser de nombreux événements. Durant la première moitié du xxe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (les quartiers des Balmettes, de la Prairie et de Vovray…). Grâce à la centrale hydroélectrique des Forces du Fier66, Annecy est éclairé à l'électricité dès 1906. L'essor touristique de la commune s'accompagne en même temps d'un essor industriel. Parmi les figures emblématiques de l'industrie locale émergente on peut citer les noms de Crolard, Dunant, Aussedat, Léon Laydernier68 et Jules Barut. En 1917, à cause de la guerre, une usine de roulements à billes est établie à Annecy.
Après 1936, l'apparition des congés payés permet aux classes populaires de venir découvrir Annecy, son lac et ses montagnes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, Annecy, bombardé à trois reprises par les Alliés qui visent l'usine de roulements, est le siège d'une centaine de la Milice française et de nombreuses prisons, mais aussi un centre actif de la Résistance (voir le Maquis des Glières) qui la libère le 19 août 1944. La croix de guerre avec étoile est épinglée sur le blason municipal.
En 1949, Annecy accueille le second round de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), un cycle de négociation commerciale sur la libéralisation des échanges : 23 délégations viennent à Annecy. Les 4 premiers rounds du GATT (Genève en 1947, Annecy en 1949, Torquay en 1951 et Genève en 1956) ont permis de réduire de 40 % à 20 % les droits de douane des pays occidentaux sur les produits importés.
En 1953, commence la restauration du château et des quartiers historiques. Moins de dix ans plus tard est installé le collecteur du tour du lac qui retrouve sa pureté. Un peu plus de dix ans après, est créée la zone piétonne et, encore dix ans plus tard, Annecy est relié à Paris par le T.G.V. Le 7 octobre 1986, le pape Jean-Paul II vient faire un pèlerinage sur les tombeaux de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal situé dans la basilique de la Visitation. De nombreuses religieuses et religieux salésiens étaient présents.
Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain fort rapide d'Annecy. Aujourd'hui, Annecy, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 150 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les douze autres communes de son agglomération.
Le 20 juin 2016, les conseils municipaux d'Annecy et de cinq autres communes (Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod) votent favorablement à la création d'une commune nouvelle au 1er janvier 2017 qui aura 122 000 habitants pour une superficie de 70 km².

 

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MessagePosté le: Sam 10 Sep - 06:32 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Le château de Ripaille est un ancien manoir de la fin du xiiie siècle ou du début du xive siècle qui se dresse sur la commune de Thonon-les-Bains une commune, dans le département de Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1942. Le pavillon d'entrée, la tour Bonne de Bourbon, le pavillon et la cellule des Chartreux, les bâtiments dits le Prieuré et Saint-Michel, le sol de la cour d'honneur, les bâtiments ruraux de l'ancienne chartreuse (moulin, fenière, buanderie, porcherie, ferme, grange, forge, chenil), la tour du Noyer et le bastion du mur d'enceinte font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 19 novembre 1991


On le confond souvent avec le château de Thonon, détruit au xviie siècle, et qui fut de 1411 à la fin du xve siècle une des principales résidences de la maison de Savoie. Ce château occupait approximativement l’espace situé entre le château de Sonnaz (de 1666) et la chapelle Saint-Bon (du xie siècle).
Le château de Ripaille, construit à partir du milieu du xive siècle, est à l’origine un manoir, pavillon en bois sur un soubassement de pierre, au milieu d’une réserve de chasse.
Amédée V de Savoie y aurait séjourné en 1293 après la conclusion du traité de Saint-Jean-de-Moirans.
Bonne de Bourbon le fait agrandir entre 1371 et 1388 et le transforme en maison de plaisance. Son fils Amédée VII y meurt en 1391. Constamment remanié et agrandi, notamment par l’adjonction en 1410 par Amédée VIII du prieuré des augustins de Ripaille, ordre à qui il cède sa maison et son manoir avec toutes ses dépendances. En 1417 le pape Martin V consacre le couvent placé sous le vocable de Notre-Dame et de Saint-Maurice, il est doté d’un revenu de mille florins d’or pour l’entretien d’un prieur et de quatorze religieux. En 1434 Amédée VIII s'y retire avec six de ses compagnons, dont Louis de Chevelu, qui y fonderont l’Ordre de Saint-Maurice.

L'invasion du Chablais par les Bernois en 1536 marque la fin du monastère des augustins. Emmanuel Philibert, relève le château en 1579 et en fait une place forte, travaux que compléteront Charles Emmanuel. En 1589 l'invasion genevoise oblige la garnison de Ripaille à la capitulation. Les vainqueurs rasent l'enceinte et détruisent bon nombre de bâtiments. Ils en seront chassés en 1590 par les troupes savoyardes.
Charles Emmanuel en 1624 y constitue la chartreuse de Ripaille en l'unissant avec le couvent de Vallon. À la Révolution les chartreux doivent abandonner le monastère en 1793, ils se retirent alors en Suisse. Les bâtiments sont vendus en 1795 comme bien nationaux à monsieur Amand qui les cédera à monsieur Tillot qui lui-même les vend en 18093 au général comte Pierre Louis Dupas.
Acquis à la fin du xixe siècle par Frédéric Engel-Gros, de Mulhouse, patron des usines textiles DMC, il fut remanié, l’extérieur en style Renaissance, l’intérieur en style Art nouveau5. Son fils André Engel créa sur le domaine l’arboretum, planté en 1930, il fut endommagé par la tempête de 1999.
Les descendants, les Necker-Engel, de la famille du ministre des Finances de Louis XVI, sont toujours propriétaires d’une grande partie de Ripaille. En 1976 Madame Harold Necker, aidée des pouvoirs publics, créa la Fondation Ripaille pour conserver et mettre en valeur ce patrimoine.


Autour du château, se trouve un important domaine viticole de 22 hectares, produisant un vin blanc très apprécié, Le Ripaille, ainsi qu’une forêt de 53 hectares entretenue conjointement avec la ville de Thonon-les-Bains qui en possède une partie.
Le monument des Justes parmi les nations de France a été inauguré dans la clairière de Ripaille par le président de la République, Jacques Chirac, le 2 novembre 1997. Situé entre la forêt et l’arboretum, le Mémorial des Justes commémore le courage de 2 740 Français ayant sauvé des Juifs d’une mort certaine durant la Seconde Guerre mondiale et invite au devoir de mémoire.
Selon la légende, l’expression faire ripaille, trouverait ici son origine : les ducs de Savoie, un temps propriétaires de ce qui fut un grand domaine de chasse, auraient eu l'habitude d’y festoyer. L'anecdote est trop belle : l’expression « faire ripaille » est attestée dans les textes plusieurs décennies avant la construction du premier pavillon. Le nom de Ripaille dérive par ailleurs du terme « rispe », broussailles ou encore « landes ». Le lien avec le château vient du lieu lui-même qui, avant la construction, était une lande recouverte de broussailles.
Le château a accueilli à plusieurs reprises la troupe de théâtre semi-professionnelle basée à Thonon-les-Bains "la Compagnie du Graal". Elle y joue des adaptations son et lumière de Roméo et Juliette en 2006, les Trois Mousquetaires en 2007 et 2015, la création originale Hypérion en 2012 et le spectacle en tournée la Flûte Enchantée en 2014.

 

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MessagePosté le: Dim 11 Sep - 08:01 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Yvoire (Ivouère en arpitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans le canton de Sciez en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune appartient à la communauté de communes du Bas-Chablais ainsi qu'à l'agglomération du Grand Genève. Elle a obtenu plusieurs distinctions : plus beaux villages de France, label « ville fleurie » avec « 4 fleurs » dans le cadre du concours des villes et villages fleuris, « Grand prix national du fleurissement » et médaille d'argent du concours européen du fleurissement.
La première mention de la paroisse apparaît sous la forme Evyre (Ecclesia de Evyre), dans une bulle papale d'Innocent IV, du 9 septembre 1250, attachant l'église à l'abbaye de Filly. Certains auteurs ont toutefois voulu faire le lien avec le port militaire Ebrudunum Sapaudiæ, mentionné dans un texte romain de la fin de l'Empire, sans toutefois n'avoir de preuve à ce jour. En 1303, on la retrouve mentionnée sous la graphie médiévale Aquaria, que l'on peut traduire par « lieu où il y a de l'eau ». On trouve finalement durant le Moyen Âge, la forme « becca d'Evère » en référence à l'édification du village sur un promontoire.
Selon le site d'Henry Suter, cette forme ancienne d'Yvoire serait à rapprocher d'Evaire, qui désigne « Terrain humide, ou présence de sources », dérivant de l'ancien français éveux, « humide ».
En arpitan savoyard, la commune s'écrit Évère selon la graphie de Conflans ou encore Ivouère selon l'ORB


La rive gauche du lac Léman se trouve en territoire allobroge. Ceux-ci contrôlent l'avant-pays plat, entre le Rhône et les Alpes.
Les Romains interviennent dans la région à partir du iie siècle av. J.-C.. Des traces — tegulæ — d'une présence romaine ont été trouvées à Yvoire et ses alentours sans toutefois indiquer une implantation importante contrairement à d'anciens sites voisins (Nernier ou Messery). Des auteurs ont tenté de voir dans la mention du port militaire Ebrudunum Sapaudiæ dans un texte romain de la fin de l'Empire le site d'Yvoire. Les différentes recherchent tendent de lui préférer la ville suisse d'Yverdon.
À 60 m du château, présence de la « Pierre de l'Equarroz » (de 1,1 m de haut et de 2,5 sur 2,5 m), « située sur le promontoire dominant le confluent du Foron et du ruisseau de Chavannex ». Il s'agit du versant est du Mont de Boisy, proche du hameau de Chavannex. Selon la tradition, le lieu attirait les riverains pour y faire des sacrifices à Neptune, Neith ou Niton (voir également Pierres du Niton).
La Chronica Gallica (452) décrit l'installation des Burgondes dans la province de Sapaudia. La présence burgonde est avérée sur le territoire de la commune par la découverte de tombes, sur le site nommé la nécropole des Combes

L'emplacement stratégique du promontoire avancé dans les eaux, entre le petit et le grand lac, favorise l'édification d'un château dès le xiie siècle, centre d'une seigneurie. Aux nobles d'Yvoire, succède la grande famille seigneuriale de Compey, vassale des comtes de Genève. En 1289, un Anthelme de Compey, présent au traité de Sciez, est seigneur d'Yvoire et se déclare vassal de la baronne Béatrice de Faucigny.
L'Ecclesia de Evyre dépend de l'abbaye de Filly, comme l'indique une bulle papale d'Innocent IV, du 9 septembre 1250.
En 1306, le comte Amédée V de Savoie acquiert auprès des héritiers d'Anthelme de Compey le château et le fait « réaménager, reconstruire et fortifier ». L'édifice devient une véritable forteresse suite aux remaniements de 1307-1308, puis de 1325-1326. Les fortifications de la ville, débutées peu auparavant, se poursuivent. La place devient un point stratégique pour le comte contre ses voisins le comte de Genève et son allié le baron du Faucigny. L'année suivante il prend d'ailleurs le château voisin de Rovorée et le fait raser.
Le bourg fortifié est accessible par deux portes créées en 1318. Il s'agit de « tours quadrangulaires de 5 m sur 6 », appelées « tour de Nernier » orientée vers l'ouest et « tour de Rovorée », à l'est15. Le port du ville est également défendu par des aménagements.
Le comte Édouard de Savoie octroie une charte de franchises à la ville en 1324, reprenant le contenu de la charte de la ville d'Aigle, dans le canton de Vaud. En 1339, la seigneurie est rattachée au bailliage de Chablais et Genevois. La seigneurie est inféodée dans la seconde moitié du xive siècle à Antoine de Miolans d'Urtières. Suivront une dizaine d'autres familles à la tête de la seigneurie au cours des trois siècles suivants.
Malgré l'annexion du Faucigny par la maison de Savoie, le château et le bourg fortifié gardent une importance stratégique dans le conflit qui continue d'opposer les Savoie aux Genève.
En 1536, la partie nord du duché de Savoie est annexée par les troupes bernoises protestantes. Yvoire est intégré au nouveau bailliage de Thonon. Le culte protestant se développe dans le bourg en raison de la conversion du seigneur, François de Saint-Jeoire-d'Antioche. Le vieux château est brûlé
En 1615, la seigneurie passe à la famille Bouvier, originaire du Bugey, toujours propriétaire du château de nos jours. En 1772, la seigneurie est érigée en baronnie
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture et la pêche laissent place progressivement au tourisme.
Le village d'Yvoire a fêté ses 700 ans en 2006.


Lieux et monuments remarquables
La porte de Genève également nommée « porte de Nernier », est datée xive et xvie siècles. Elle est « classée » depuis le 24 août 1943.
La porte de Thonon également nommée « porte de Rovorée », est datée du xive siècle. Elle est « classée » depuis le 19 juin 1981.
Le labyrinthe Jardin des Cinq Sens est situé au cœur du village. Créé en 1988 à la place de l'ancien potager du château, il a été restauré selon l'art des jardins clos du château du Moyen Âge. Le jardin est classé Jardin remarquable de France. Il s'étend sur 2 500 m2 et est organisé autour d'un cloître végétal avec plantes médicinales et aromatiques, fontaines, volières, roses anciennes et arbres fruitiers palissés.
Autres lieux et monuments
Au début du xive siècle, le château-fort d'Yvoire est construit, sur une pointe dominant le lac Léman, par le Comte Amédée V de Savoie, sur l'emplacement d'une ancienne place forte. Il est entouré d'un bourg fortifié destiné à commander le passage entre Genève et l'Italie par la haute vallée du Rhône. Sa position stratégique permet de surveiller la navigation entre le petit lac et le grand lac du Léman. Au xvie siècle, le château est incendié et les remparts dévastés au cours du conflit opposant les Bernois, les Genevois et les Français au duc de Savoie. Le château n' est que partiellement relevé de ses ruines. Au début du xxe siècle, le château d'Yvoire est restauré par la famille savoisienne Bouvier d'Yvoire qui l'occupe depuis le milieu du xviie siècle (le château ne se visite pas). Un jardin botanique dénommé Jardin des cinq sens est aménagé à l'intention des touristes, à proximité du château.
La Châtaignière-Rovorée, domaine départemental d'art et de culture, est une maison de maître édifiée au début du xxe siècle par des soyeux lyonnais. Elle est située en plein cœur du domaine de Rovorée, espace naturel sensible cogéré par le Conservatoire du littoral et le conseil départemental de la Haute-Savoie. Chaque année, de juin à octobre, une exposition temporaire sur le patrimoine alpin y est présentée. En 2015, « Pourpoint, mantel et chaperon... Se vêtir à la cour de Savoie (1300-1450) ».
Le château de Rovorée est un château savoyard.
L'église paroissiale est dédiée à saint Pancrace et porteuse d'un passé chargé d'histoire. Elle a été transformée à plusieurs reprises. Le clocher actuel est un clocher à bulbe, typique de l'architecture religieuse savoyarde et piémontaise. Il a été construit entre 1856. Au départ, il était recouvert d'écailles en fer étamé. Au fil du temps, le clocher a rouillé ; il est maintenant recouvert d'acier inoxydable ; la flèche et le coq à son faîte sont recouverts d'or.


 

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MessagePosté le: Lun 12 Sep - 06:37 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

 

Claude-Louis Berthollet est un chimiste français né à Talloires (duché de Savoie) le 9 décembre 1748 et mort à Arcueil le 6 novembre 1822.
Claude-Louis Berthollet naît à Talloires près d'Annecy dans le duché de Savoie qui fait à l'époque partie du royaume de Sardaigne. Il est issu d'une famille bourgeoise de Savoie, son père est notaire, profession qu'exerçaient déjà ses propres père et grand-père. Claude-Louis est le sixième de neuf enfants dont seul lui et sa sœur cadette atteindront l'âge adulte. Il fait des études secondaires au Collège Chappuisien d'Annecy, puis des études de médecine durant quatre années à l'université de Turin, avec une bourse royale, où il est reçu docteur en 1768.
Après quatre années de résidence dans le Piémont, il part à Paris. Il se présente au premier médecin du duc d'Orléans qui le fait nommer médecin de la maîtresse du duc Madame de Montesson et le prend en affection. Il suit des cours de chimie auprès de Pierre Joseph Macquer au Jardin des plantes, et de Jean-Baptiste-Michel Bucquet à la faculté de médecine de l'université de Paris. Berthollet obtient un petit laboratoire au sein du palais où il répète les expériences récentes de Joseph Priestley, Carl Wilhelm Scheele et Antoine Lavoisier. Il se fait connaître à partir de 1776 par la publication de nombreux mémoires et il est élu membre de l'Académie des sciences, à la place laissée vacante par la mort de Bucquet, en 1780. Il devient en 1779 docteur-régent de la faculté de médecine de l'université de Paris. Il est ensuite nommé directeur des teintures à la manufacture royale des Gobelins en 1784, en remplacement de Macquer, membre de la Royal Society le 30 avril 1789, membre de la commission des monnaies en 1792, membre de la commission d'agriculture en 1794, professeur de chimie à l'École normale de l'an III de janvier à mai 1795, et à l'École polytechnique à partir de décembre 1794. Il est nommé membre de l'Institut de France à sa création en 1795. Il concourt également avec Chaptal, Laplace et Monge à la création de l'École d'arts et métiers.


Berthollet est influencé par Antoine Lavoisier et travaille avec Gaspard Monge. Louis Joseph Gay-Lussac est un de ses protégés. Il accompagne Napoléon Bonaparte lors de la campagne d’Italie. Il est avec Monge l'un des « commissaires du gouvernement à la recherche des objets de science et d'art dans les pays conquis par les armées de la République ».
Puis il part en Égypte au sein de la commission des sciences et des arts, où il entre à l'Institut d'Égypte dans la section de physique et est élu vice-président. Il en sera élu président l'année suivante. Il fait d'importantes recherches sur le natron qui lui permettront d'élaborer sa théorie sur les affinités.
Il quitte l'Égypte avec Bonaparte le 23 août 1799.
Membre de la société philomathique de Paris, il est en 1801 l’un des fondateurs et des administrateurs de la société d’encouragement pour l’industrie nationale.
Il est nommé en 1802 président de la commission chargée de préparer la Description de l'Égypte.
Il est nommé membre du Sénat conservateur le (3 nivôse an VIII : 24 décembre 1799) et reçoit sous l'Empire le titre de comte. Il devient pair de France sous la Restauration. Fidèle à son pays natal, il est membre fondateur de l'Académie de Savoie à Chambéry en 1820. Il passe ses dernières années dans sa maison d'Arcueil, où il avait formé avec Laplace une société savante, la Société d'Arcueil, réunissant des scientifiques tels que Gay-Lussac, Louis Étienne Malus, Jean-Baptiste Biot ou Hippolyte-Victor Collet-Descotils. Frédéric Cuvier et Étienne Pariset ont prononcé son Éloge.

Outre de nombreux mémoires, il publie, en 1791 et 1804, Éléments de l'art de la teinture, à la suite de ses recherches dans le cadre de la Manufacture des Gobelins. Il publie Recherche sur les lois des affinités chimiques en 1801 et Essai de statique chimique en 1803. Dans cet ouvrage majeur, il définit pour la première fois la notion d’équilibre chimique et pose les lois des doubles décompositions connues depuis sous le nom de lois de Berthollet.
On lui doit la découverte des propriétés décolorantes du chlore d'où il tire un procédé de blanchiment des toiles utilisant une solution d'hypochlorite de sodium : il vient d'inventer l'eau de Javel. On lui doit aussi l'emploi du charbon pour purifier l'eau et la fabrication de plusieurs poudres fulminantes. Il fut, avec Antoine Lavoisier et Louis-Bernard Guyton-Morveau, un de ceux qui contribuèrent le plus à opérer une révolution en chimie. Il fut aussi avec Gaspard Monge l'un de ceux qui furent chargés pendant les guerres de la Révolution française de diriger la fabrication de la poudre et de multiplier les moyens de défense.

 

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MessagePosté le: Mar 13 Sep - 07:14 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Maquis des Glières
Situé sur le plateau des Glières dans le massif des Bornes en Haute-Savoie, créé par l'Armée secrète le 31 janvier 1944, le Maquis des Glières est commandé par l'ex-officier d'active Tom Morel et encadré par des anciens du 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy. C'est le premier grand maquis à avoir affronté les Allemands le 26 mars 1944.
Le récit où près de 500 maquisards auraient été opposés à 12 000 soldats allemands (les maquisards auraient tué 400 Allemands et en auraient blessé 300 ; les soldats allemands auraient tué 100 résistants et en auraient blessé 150) est cependant un mythe (celui de la « première bataille de la Résistance ») forgé par le gaulliste Maurice Schumann pour contrebalancer la propagande de Philippe Henriot sur Radio-Paris, le premier omettant de mentionner que le plateau avait été évacué la veille de l'attaque générale allemande, après un baroud d'honneur, et le second prétendant que la confrontation avait eu lieu uniquement entre miliciens et maquisards. Ce récit a été démythifié en 1975 par l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac qui a écrit : « Les chiffres de 400 morts et 300 blessés sont sans commune mesure avec la réalité des pertes allemandes. ils sont empruntés à un télégramme envoyé de France par [le représentant de la France libre, le capitaine Rosenthal, dit Cantinier] »


La fonction de refuge du plateau des Glières s'impose vite lors de la Seconde Guerre mondiale à cause de la proximité de la Suisse où peuvent s'abriter des militaires en débandade, des juifs ou des résistants. En fait, le plateau est occupé épisodiquement seulement depuis l’arrivée des premiers réfractaires au STO en février 1943 (janvier sur Champlaitier), et, grâce à un agent secret britannique, Peter Churchill (pas de lien de parenté avec le Premier ministre !), un premier parachutage a lieu le 21 mars 1943 (un avion et 15 conteneurs largués). Le plateau des Glières ayant, plus tard, été homologué comme zone de parachutage d'armes par une mission franco-britannique composée d'un officier anglais du SOE (le lieutenant-colonel Heslop, dit Xavier) et d'un officier français (le capitaine Rosenthal, dit Cantinier), ce dernier, représentant de la France libre, convainc, début février 1944, les chefs départementaux de l'Armée secrète (AS) (capitaines Clair et Anjot) d'y établir une base d'opérations en vue de harceler les Allemands lors du débarquement attendu des Alliés et de montrer à ceux-ci que la Résistance française, sous la direction du général de Gaulle, est capable d'actions de grande envergure

Pourchassés par les forces de l'ordre du gouvernement de Vichy qui a mis la Haute-Savoie en état de siège fin janvier 1944, de nombreux combattants de l'Armée secrète se rassemblent sur le plateau des Glières sous le commandement d'anciens cadres du 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy.
Ils sont bientôt rejoints par deux groupes de Francs-tireurs et partisans (FTP) (environ quatre-vingts, d'obédience communiste), qui veulent aussi des armes, par une cinquantaine de républicains espagnols réfugiés et par des réfractaires au STO qui constituent la majorité des troupes et qui doivent recevoir une formation militaire.
À partir de la mi-février 1944, ils sont assiégés par des gardes mobiles, des GMR (Groupe mobile de réserve de la police de Vichy) et des miliciens français qui veulent mener une opération de maintien de l'ordre strictement française. À ce moment, l'intendant de police Lelong dispose, pour toute la Haute-Savoie, de 1125 gendarmes, de 906 gardes mobiles, de 790 GMR et de 250 miliciens. Les forces vichystes effectuent une reconnaissance en force sur le plateau des Glières le 12 février, mais tombent dans une embuscade (selon le rapport de l'intendant de police Lelong en date du 13 février, deux tués sur place : les gardes Cariou et Lassalot, six blessés : le capitaine Yung, le lieutenant Maurel, le maréchal-des-logis-chef Rostaing, les gardes Couty, Gabor et Raphanand, dont deux mortellement : le capitaine Yung et le garde Couty qui décèdent plus tard, trois prisonniers ; aucune perte du côté des maquisards). Les résistants réceptionnent trois parachutages d'armes légères d'infanterie, dont le plus important le 10 mars 1944.
Mais la nuit précédente, le prestigieux chef des Glières, le lieutenant Tom Morel, remarquable entraîneur d'hommes, est tué au cours d'une attaque du maquis contre un village tenu par un GMR. En effet, le 9 mars 1944, Tom Morel décide de mener une opération contre le commandement du GMR Aquitaine basé à Entremont au pied du plateau des Glières. Dans la nuit du 9 au 10 mars, environ 150 maquisards encerclent le village où cantonnent une soixantaine de GMR. L'un des groupes, commandé directement par Tom Morel, réussit à s'emparer de l'Hôtel de France, siège de l'état-major du GMR Aquitaine. Les maquisards désarment leurs prisonniers. Une violente discussion s'engage entre Tom Morel et le commandant Lefèbvre, le chef du GMR. Sortant de sa poche un petit revolver, celui-ci tire alors à bout portant sur Tom Morel qui s'effondre, tué sur le coup d'une balle en plein cœur (selon les témoignages, entre autres, du maquisard René Dechamboux et de l'officier de paix Couret, tous deux présents). Lefèbvre est immédiatement abattu. Le lieutenant Louis Jourdan-Joubert, puis à partir du 14 mars le lieutenant Pierre Bastian, assurent le commandement par intérim du bataillon des Glières jusqu'au 18 mars, où le capitaine Maurice Anjot, adjoint du capitaine Clair, chef de l'Armée secrète en Haute-Savoie, succède à Tom Morel.

Devant l'échec des forces françaises de maintien de l'ordre, les Allemands qui leur avaient laissé les mains libres jusqu'au 12 mars décident de venir à la rescousse de leurs collaborateurs avec plus de 4000 hommes, de l'artillerie et de l'aviation.
Le 12 mars, deux jours après le grand parachutage du 10 mars 1944, l'aviation allemande commence à bombarder les chalets et la Milice lance quelques assauts, mais sans succès. La Wehrmacht déclenche alors l'opération Hoch-Savoyen (Haute-Savoie).
Pour le capitaine Anjot, la raison commanderait de se replier pendant qu'il est encore temps. Cependant, à l’initiative de Cantinier qui, au nom de la France libre, veut un combat exemplaire, un duel sur les ondes oppose Radio Londres à Radio Paris au sujet du maquis des Glières. Celui-ci acquiert une renommée internationale et devient un élément important de la guerre psychologique menée pour conquérir l'opinion. C'est pourquoi Anjot décide de se battre afin de sauvegarder l'honneur, mais en tentant d'épargner le plus possible la vie de ses hommes. Dès lors, le maquis des Glières est en passe de livrer la première bataille « rangée » de la Résistance contre l'ennemi vichyste et allemand, avant le Vercors... et bien d'autres réduits.
Le dimanche 26 mars 1944, trois bataillons de chasseurs de montagne de la Wehrmacht (le quatrième demeurant en réserve), ainsi qu'un groupement formé de miliciens, de GMR, de gardes mobiles français et de grenadiers allemands, se préparent à attaquer le plateau. Tandis que l'aviation incendie une dizaine de chalets et que la Milice échoue de nouveau dans ses tentatives (col de l'Enclave), le commandement allemand envoie deux sections à l'attaque afin de tâter le dispositif de défense adverse : la première est aisément repoussée depuis les rochers (Lavouillon), mais la seconde, dans un secteur moins facile à surveiller (Monthiévret), parvient à tourner un avant-poste et à obliger les maquisards à se replier à la faveur de la nuit. Deux maquisards sont tués et plusieurs sont blessés, dont un grièvement.
Apprenant que les Allemands ont ouvert une brèche, et ses hommes privés de tout approvisionnement, le capitaine Anjot, qui estime l'honneur sauf, ordonne l'exfiltration du bataillon des Glières le 26 mars 1944 à vingt-deux heures. Ainsi, quasiment dépourvus d’armes lourdes, bombardés par la Luftwaffe, pilonnés par l'artillerie allemande, les défenseurs, après avoir livré un baroud d'honneur contre la Milice et la Wehrmacht, évacuent le plateau dans la nuit du 26 au 27 mars 1944.

Le lendemain, les Allemands, qui ont capturé quelques hommes, s'en aperçoivent et donnent l'assaut général initialement prévu pour le 28 mars, mais n'obtiennent pas le résultat escompté, le plateau ayant été promptement évacué14. Néanmoins, traqués et souvent dénoncés par les collaborateurs français, les maquisards subissent de lourdes pertes: sur environ 450 maquisards présents le 25 mars (cinq maquisards ayant fait défection le 24 mars et treize le 25 mars), les deux tiers sont faits prisonniers ; environ cent vingt (et vingt sédentaires) mourront (tués au combat, sous la torture, fusillés ou déportés comme francs-tireurs et « terroristes »), et les blessés trouvés sur place sont abattus. Pratiquement toutes les armes et les munitions parachutées sont détruites ou tombées aux mains de l'ennemi. De leur côté, les Allemands n'ont que sept blessés (dont quatre par accident) et trois tués sur le plateau ou son pourtour.
L'événement connaît un grand retentissement dans le cadre de la guerre des ondes qui fait rage entre les Français de Vichy et ceux de Londres. Tandis que Radio Paris tait l'intervention allemande et glorifie la victoire des forces de l'ordre sur un « ramassis de lâches terroristes communistes et étrangers » qui se seraient rendus sans se battre, Maurice Schumann déclare à la BBC le 6 avril 1944 : « Héros des Glières, quelle est votre plus belle victoire ?  Pour tout dire, d’avoir déjà ramené Bir-Hakeim en France. »
« Défaite des armes, mais victoire des âmes » (Henri Romans-Petit), l'épopée des Glières prend vite naissance et persuade les Alliés que la Résistance française est capable de combattre à visage découvert. Ainsi reçoit-elle une aide accrue : en particulier, le grand parachutage anglo-américain du 1er août 1944 sur le plateau des Glières permet aux résistants, malgré une attaque allemande arrêtée au col de Bluffy et un bombardement de Thônes, d'empêcher la plus grande partie des Allemands (un millier de combattants potentiels : environ 500 policiers, environ 400 douaniers et une centaine de soldats en armes, auxquels il faut ajouter environ 2000 soldats hospitalisés, venus de tous les fronts, notamment environ 800 à Evian, 700 à Annecy et 400 à Thonon-les-Bains), contraints au repli par l'avance alliée, de quitter le département qui sera libéré par la Résistance le 19 août.
Selon l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac :
« Une défaite des armes peut être une victoire d'opinion. les combattants de Haute-Savoie ont défini et comme projeté vers l'extérieur l'image qu'ils souhaitaient donner d'eux-mêmes ; ils ont pu, à l'écoute de la BBC, suivre l'édification de leur propre légende. »
« Cette légende, qui sait s'ils l'auraient vécue de la même façon et jusqu'au bout, comme ils l'ont fait, s'ils n'avaient su - ou cru - que la France entière les regardait ? »

Cette attaque a été dénommée par les Allemands, non pas, comme le mentionnent certains historiens locaux, Aktion Korporal (opération Caporal), laquelle désignait l'intervention allemande contre les maquis de l'Ain en février 1944, ni Aktion Frühling (opération Printemps), laquelle désignait l'intervention allemande contre les maquis de l'Ain en avril 1944, mais Aktion Hoch-Savoyen (opération Haute Savoie).
Source:
1. Un groupement tactique de la 157e division de réserve de la Wehrmacht:
les quatre bataillons de chasseurs de montagne de réserve du Reserve-Gebirgsjäger-Regiment 1 : Btl. I./98 (Stöckel), Btl. II./98 (Geyer), Btl. 99 (Schneider) et, en réserve, Btl. 100 (Kunstmann), moins les forces assurant la sécurité immédiate des cols frontaliers et des casernements, soit, selon l'historien militaire anglais Peter Lieb, pas plus de 600 hommes par bataillon (dotés chacun, en principe, de 12 mitrailleuses lourdes, 6 mortiers de 80 mm et 2 canons d'infanterie de montagne de 75 mm) ;
une compagnie (deux sections et armes lourdes) du Reserve-Grenadier-Regiment 157 : sans doute la 3e compagnie du bataillon 179, présente dans l'Ain avec les autres forces en février et en avril 1944 ;
deux batteries (10 ou 12 canons de 75 mm) et une section (2 obusiers de 150 mm) du groupe d'artillerie de montagne de réserve (Res.Geb.Art.Abt. 79 du Reserve-Artillerie-Regiment 7).
Cette force terrestre, appuyée par des avions de la Luftwaffe (au moins 3 Heinkel 111 et 4 Focke Wulf 190), est complétée au sol par une cohorte de la Milice française (avec une section de mitrailleuses et une de mortiers, autorisée pour la première fois par les Allemands), soit environ quatre cents miliciens. Cette unité se trouve renforcée par une section de mitrailleuses de la Garde mobile et deux sections des GMR.
En retrait, environ trois cents francs-gardes bénévoles et des gardes mobiles qui se tiennent en réserve. Dans un rayon plus lointain, un bataillon du SS Polizei Regiment 19 et deux compagnies du Heeres-Flak-Abteilung 958 (mot.) (groupe antiaérien motorisé) sont chargés d'opérations de sécurité.
N.B. Cette 157e division de réserve (157. Reserve-Division), devenue 8e division de montagne (8. Gebirgs-Division) en mars 1945, était une unité d'instruction et d'occupation qui, issue de l'armée de remplacement en 1942, a été versée dans l'armée de campagne fin juillet 1944. Du début février à la fin septembre 1944, spécialisée dans les actions contre les maquis et partisans, la 157. Reserve-Division a principalement lutté contre les maquis de l'Ain (opération Korporal du 5 au 13 février 1944, opération Frühling du 7 au 18 avril 1944, opération Treffenfeld du 11 au 21 juillet 1944), des Glières (opération Hoch-Savoyen fin mars 1944) et du Vercors (opération Bettina fin juillet 1944), puis contre les troupes régulières américaines et françaises
Pertes de la Résistance
 

Maquisards
Sédentaires
Tués par les Allemands201
Tués par la Milice/MO*18 (9 FTP, 2 Espagnols)0
Fusillés par les Allemands504
Fusillés par la Milice/MO161
Morts en déportation1614
 
Pertes de la Wehrmacht
UnitésTuésBlessés
Res.Geb.Jäg.Btl. I./981 (27 mars, Notre-Dame-des-Neiges)2 (28 mars, La Balme-de-Thuy, accident)
Res.Geb.Jäg.Btl. II./982 (30 et 31 mars, Petit-Bornand)2 (28 et 30 mars, accidents)
Res.Geb.Jäg.Btl. 9900
Res.Geb.Jäg.Btl. 10001 (28 mars, Thônes, accidentellement)
3./Res.Gren.Btl. 17900
Res.Geb.Art.Abt. 7902 (24 mars, Petit-Bornand, 30 mars, plateau)
 Au total, les Allemands ont eu trois tués et sept blessés (dont cinq accidentellement).
  
Selon Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « les pertes allemandes [ont été] légères. Un tué [accidentellement] et quelques blessés [...], à en croire le rapport no 369 du 4 mai 1944 du préfet (AN, F1c3/1187), [...] qui concorde avec les conclusions de Henri Amouroux, fruit d'une scrupuleuse enquête ».
D'après Henri Amouroux, « des treize soldats morts le 26 mars et ensevelis aujourd'hui à Dagneux [cimetière militaire allemand pour le sud-est de la France], un seul, Kurt Piler, né le 24 août 1914, a été primitivement enterré à Annecy, tous les autres ayant été enterrés dans des lieux [...] éloignés des Glières [...]. Des onze morts du 27 mars ensevelis à Dagneux, un seul, Karl Fisher, né le 26 juin 1913, appartenant au bataillon 100, [...] a été enterré primitivement [à] Aix-les-Bains ».

Le fait qu'il n'y ait pas eu de grande bataille sur le plateau des Glières le 26 mars 1944, mais plutôt une exfiltration des maquisards après un dernier accrochage, considéré sur le moment comme un baroud d'honneur par le capitaine Anjot, n'ôte rien au courage de ces derniers.
Même si le plateau des Glières n'a pas été le lieu de la première bataille de la Résistance, il a été un lieu où des personnes ont résisté et où certaines ont été tuées (parfois après avoir été torturées) par les Allemands et les collaborationnistes français (au total 120 maquisards sur environ 450, et 20 sédentaires), et cela n'est pas un fait à négliger.
Critiquer les mythes n'est pas en démontrer la fausseté, mais plutôt retrouver leur fond de vérité. - Paul Veyne
Toutefois, selon Charles Heimberg, même Claude Barbier, qui se donne pour tâche de remettre en cause le mythe des Glières, ne cherche nullement, malgré le titre de son livre, à en retrouver le fond de vérité, lequel est évoqué par Jean-René Bachelet, président de l'Association des Glières dans la revue de l'association Messages en 2012 (« Montiévret - L’attaque allemande du 26 mars 1944 ») :
En un temps d’oppression, de servitude et de désespérance, Glières réanime la flamme de la Liberté. En un temps de discriminations et d’ostracismes, Glières réalise l’unité de tous au-delà des clivages idéologiques, politiques et religieux, dans l’Egalité restaurée. En un temps de persécutions et de haines, Glières, ses maquisards et les populations sans lesquelles ils n’auraient pas survécu, vivent, intensément, la Fraternité. Voilà en quoi Glières reste, si longtemps après les faits, plus que jamais, une lumière pour notre temps. Arguer de l’ampleur modeste des combats de Montiévret pour discréditer le lyrisme […], c’est comme si l’on disqualifiait l’idéal chevaleresque [parce que] Roncevaux n’a été qu’un combat d’arrière-garde […].
Au fond, une autre citation de Paul Veyne paraît plus pertinente : Les éclairs de lucidité rétrospective ne sont pas très importants ; […] ils ne font pas trouver de droit chemin […]. Ils ne métamorphosent même pas les individus qu’ils affectent : on ne voit pas que les historiens soient plus désintéressés que le commun des mortels […]. - Paul Veyne

  

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MessagePosté le: Mer 14 Sep - 06:04 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

François de Sales (1567–1622), est un ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières. Évêque de Genève en résidence à Annecy, il a été proclamé saint et docteur de l'Église catholique.
Issu d’une famille noble, il choisit le chemin de la foi en consacrant sa vie à Dieu et renonce à tous ses titres de noblesse. Il devint l'un des théologiens les plus considérés de son temps. Ce grand prêcheur accéda au siège d’évêque de Genève et fonda, avec la baronne Jeanne de Chantal, l’ordre religieux de la Visitation. Il exerça une influence marquante au sein de l'Église catholique et fut très écouté également des détenteurs du pouvoir temporel, notamment les ducs Charles-Emmanuel Ier et Victor-Amédée Ier de Savoie, la régente de Savoie Christine de France et les rois Henri IV et Louis XIII de France.
Homme d’écriture, il laissa une œuvre importante qui témoigne de sa vision de la vie. Depuis 1923, l’Église catholique le considère comme le saint patron des journalistes et des écrivains en raison de son recours à l'imprimerie. Ses publications comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.


François de Sales est né le 21 août 1567 dans une famille catholique au château de Sales près de Thorens-Glières, à une vingtaine de kilomètres au nord d'Annecy dans le Duché de Savoie. Son père, François, seigneur de Sales, de Boisy et de Novel, et sa mère, Françoise (fille unique du seigneur Melchior de Sionnaz), appartenaient à de vieilles familles aristocratiques du duché de Savoie. François de Sales père servit comme officier dans l'armée du roi de France François Ier. Le futur saint était l'aîné de six frères et sœurs.
Lors de son baptême, le 28 août 1567, il reçut le prénom de « François » en hommage à François d'Assise. Jusqu'en 1569, il fut élevé par une nourrice, puis durant six ans, fut éduqué par ses parents qui nourrissaient de grandes ambitions à son égard. Très vite, il apprit le maniement des armes.
De 1573 à 1575 il est élève au collège ducal du Plain-Château, à La Roche-sur-Foron, puis, de 1575 à 1578, il étudie au Collège Chappuisien d'Annecy, où il côtoie l'aristocratie savoyarde et apprend le français en remplacement du patois local. À dix ans, comme d'autres enfants de son âge, il reçoit sa première communion, bientôt suivie de sa confirmation.
À onze ans, il demande déjà à devenir prêtre, mais vers 1578 François est envoyé à Paris par son père, qui le destine à la magistrature. Il poursuit alors ses études au collège de Clermont (collège jésuite, repris et remplacé aujourd'hui par le lycée Louis-le-Grand), sous la direction de son précepteur, Jean Déage, en compagnie de trois de ses cousins. Il étudie la rhétorique, mais aussi le latin, le grec, l’hébreu, la philosophie et la théologie, savoir qui lui permet ainsi d’« apprendre les exercices de la noblesse ».
Il tire de ce séjour un grand attachement pour la France, nation souvent en conflit avec la Savoie, mais dont il se sent proche par la géographie, la manière de vivre et la langue.


A Paris, accompagné de son précepteur, le père Déage, et de trois de ses cousins, François étudie les « cours des arts » d'octobre 1584 à 1588. Se vouant alors à la philosophie, les mathématiques, l'histoire et la musique, ainsi qu'à la rhétorique et la grammaire, François montre également un fort intérêt pour la théologie d'Augustin d'Hippone et de Thomas d'Aquin, en se penchant particulièrement sur la grâce et la prédestination.
François est très marqué par la théologie sur la prédestination et la grâce, très discutée alors en raison du développement du protestantisme. En effet, Calvin, en s'appuyant sur les écrits d'Augustin d'Hippone et de Thomas d'Aquin, cherchait à justifier une théologie de la prédestination. Cette approche déclenche une grande angoisse chez François de Sales, qui, pendant dix semaines - entre le mois de décembre 1586 et janvier 1587 -, s'imagine prédestiné à l'enfer. Affolé, il prie devant une statue de la Vierge dans l'Église dominicaine de Saint-Etienne-des-Grès et se voit alors libéré de ces peurs. Il fait alors vœu de chasteté et mène une vie de prière et de pénitence. Poursuivant ses études, il passe sa licence et sa maîtrise au printemps 1588

En 1588, François va poursuivre ses études en Italie, accompagné du révérend Déage et de son frère Gallois. Il arrive à l'automne 1588 à Padoue, qui abrite alors l'une des grandes universités d'Europe.
Cherchant conseil et aide, il se met sous la direction spirituelle du père jésuite Antoine Possevin, qui lui fait faire les Exercices spirituels. Comme il confie un jour à un ami : « J'ai étudié le droit et la théologie pour me plaire à moi-même ». Concentrant son attention sur Augustin d'Hippone, Jérôme de Stridon, Jean Chrysostome et Thomas d'Aquin, il se penche particulièrement sur la question de la liberté humaine, cherchant à donner une place « plus digne à la grâce et à la miséricorde de Dieu ». Il va jusqu'à contrer Augustin d'Hippone et Thomas d'Aquin sur la question de la prédestination. Refusant la vie mondaine, il continue à mener une existence très austère mais tombe gravement malade et, croyant mourir, demande même que l'on donne son corps à la science : « qu’au moins, je serviray de quelque chose au public puisque je n'ai servi de rien en ma vie ». Il guérit cependant et, après deux ans d’études à Padoue, reçoit son diplôme de doctorat des mains du célèbre Pancirola en 1592. Il voyage alors en Italie, à Lorette, Rome, Venise puis retourne en Savoie.
Quand il revient à La Thuile, en Savoie en 1592, son père lui offre la seigneurie de Villaroger et lui présente une fiancée. François de Sales, cependant, réaffirme sa volonté d'être prêtre. Le 14 octobre 1592, au décès de François Empereur, prévôt du chapitre de Genève, certains cherchent à faire nommer François comme chapelain à Rome, mais son père lui demande de s'inscrire comme avocat au barreau de Chambéry, vœu auquel il répond le 24 novembre 1592.
François a cependant une autre ambition: celle de devenir religieux. Claude de Granier, évêque de Genève (au nouveau siège d'Annecy à la suite de l'introduction de la Réforme à Genève), obtient pour François la position de prévôt du chapitre de Genève à Annecy. François de Sales revêt la soutane le 10 mai 1593 et le jour suivant, devient chanoine d'Annecy ; le 13 mai, il renonce à son droit d'aînesse, ainsi qu'à son titre de seigneur de Villaroget. Il se retire alors au château de Sales jusqu'au 7 juin 1593, en lutte contre ses doutes et tentations. Il reçoit le premier degré du sacrement de l'ordre, celui du diaconat, le 11 juin 1593 et commence ses visites de malades et de prisonniers. Le 18 décembre 1593, il devient prêtre et prévôt de Genève

Vie sacerdotale de François
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MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 05:58 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Louis Armand, né à Cruseilles (Haute-Savoie) le 17 janvier 1905 et mort le 30 août 1971 à Villers-sur-Mer (Calvados), est ingénieur, haut fonctionnaire et résistant français. Il est dirigeant d'entreprises publiques, dans le domaine ferroviaire et de l'énergie atomique.
Il est dispensé des classes de sixième et de cinquième, pour entrer directement en classe de quatrième au lycée Berthollet à Annecy, puis au lycée du Parc à Lyon, avant de poursuivre ses études supérieures à l’École polytechnique (promotion 1924). Il en sort deuxième et choisit le corps des Mines, et en 1926, il sort major de l’École des mines.
En 1928, il épouse Geneviève Gazel (1904-1984), fille d'un enseignant de Cruseilles.
À partir de 1929, il est ingénieur des Mines à Clermont-Ferrand où il se consacre à des travaux sur les eaux minérales, puis entre en 1934 à la Compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée (PLM), dont il devient directeur général adjoint. En 1938, il devient ingénieur en chef de la SNCF nouvellement créée.
En février 1943, il organise le groupe « Résistance-fer » avec le soutien de Jean-Guy Bernard du réseau Noyautage des Administrations Publiques. Après l’arrestation de Jean-Guy Bernard en janvier 1944, il prend la direction du réseau secondé par Jean Marthelot. Le 25 juin 1944, Louis Armand est arrêté par la Gestapo. Il sort de la prison de Fresnes grâce à la libération de Paris et reçoit la Croix de la Libération par décret du 18 novembre 1944.

En 1945, il est nommé directeur général adjoint de la SNCF, puis directeur général en juin 1949. De 1951 à 1959, il est président de l'Union internationale des chemins de fer. En 1957, il crée la Société du tunnel sous la Manche et relance les études, qui n'ont pas de suite, avec des Britanniques. En 1958 et 1959, il préside aussi la communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom).
À la tête de la SNCF, il attache une grande importance à la recherche industrielle et est responsable d'innovations capitales dans le domaine de la traction ferroviaire. Il améliore le système de traitement des eaux d'alimentation des locomotives à vapeur et est à l'origine du choix de la traction électrique alimentée en courant alternatif à fréquence industrielle de 50 Hz. La locomotive intègre un transformateur abaisseur de tension qui alimente soit des moteurs directs (système abandonné par la suite), soit un convertisseur mono-triphasé suivi de moteurs triphasés, soit un redresseur (ou un convertisseur) suivi de moteurs à courant continu. La tension efficace, à la caténaire a été fixée à 20 puis 25 kV. La ligne Aix-les-Bains - La Roche-sur-Foron servira de ligne d'expérimentation. C'est le système d'électrification le plus récent, le plus performant, et le plus économique, utilisé dans le monde entier, et sur les lignes à grande vitesse.

Les auditeurs du Centre de hautes études administratives bénéficient en 1951 de ses exposés sur le problème des transports.
En 1960, il est un des rédacteurs du plan Rueff-Armand. Ce plan, préfigurant le Marché commun, alors en formation, et rédigé en collaboration avec Jacques Rueff, à la tête d'un comité d'experts ad hoc, recommande l'ouverture à la concurrence et la suppression des obstacles à l'expansion économique.
En décembre 1960, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques, en décembre 1962, il est nommé président de l'AFNOR, avant d'être élu à l’Académie française le 13 juin 1963. A cette occasion, Jean Rostand qui l'accueillait sous la Coupole le qualifiera du titre de "l'homme le plus intelligent de France".
Louis Armand est à l'origine d'un procédé chimique destiné à éviter la formation de tartre dans les tuyauteries des locomotives à vapeur. Inventé dans les années 1940, ce procédé est appelé « traitement intégral Armand » (TIA). Il a été déployé avec succès sur le parc de locomotives à vapeur de la SNCF.


 

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MessagePosté le: Ven 16 Sep - 06:40 (2016)    Sujet du message: (74) HAUTE - SAVOIE Répondre en citant

Jacques Balmat, dit Balmat du Mont-Blanc ou Mont Blanc, né en 1762 dans la vallée de Chamonix dans le village des Pélerins et mort en septembre 1834 dans la vallée de Sixt, était un chasseur de chamois, cristallier et guide qui réussit la première ascension du mont Blanc (4 809 mètres) en compagnie du Docteur Paccard, le 8 août 1786.
Jacques Balmat est né en 1762, peut-être le 19 janvier, dans le village au pied du glacier des Pélerins. La vallée de Chamonix appartient à cette époque au duché de Savoie, qui est une composante du royaume de Sardaigne.
Un passeport du 18 nivôse de l'an VII (7 janvier 1799) indique qu'il mesurait 1 mètre 70
Jacques Balmat acquiert une grande robustesse et une parfaite connaissance de la montagne en pratiquant la chasse aux chamois et la recherche de cristaux, avant de devenir l'un des compétiteurs lancés à la conquête du mont Blanc. Cette compétition était de plus motivée par une promesse de forte récompense, faite dès 1760 par Horace-Bénédict de Saussure, au premier qui atteindrait le sommet. Balmat entreprend une infructueuse tentative solitaire début juillet 1786 et apprend à son retour que cinq guides sont partis en direction du sommet. Il repart presque aussitôt et les rattrape à hauteur des Grands Mulets. Au col du Dôme, alors que ses compagnons renoncent, il poursuit seul et après un bivouac improvisé, il redescend à son tour, persuadé que la cime du mont Blanc ainsi que la récompense sont désormais à portée. Il cherche immédiatement un compagnon d'ascension qui puisse ensuite témoigner en cas de réussite.


Pour sa troisième tentative, Balmat sollicite le docteur Paccard, médecin à Chamonix et bon alpiniste qui avait pris part lui aussi à plusieurs tentatives. Les deux hommes partent discrètement le 7 août et bivouaquent avant de se lancer à l'assaut du sommet le 8 août à l'aube, sans cordes, sans piolets ni crampons, par un itinéraire dangereux qui sera abandonné en 1820. Ils parviennent au sommet à 18 h 23. Paccard est rendu aveugle par la réverbération de la neige et fait toute la descente les yeux rouges et fermés. En arrivant dans la vallée, les deux hommes apprennent que Judith, la dernière fille de Jacques Balmat nouvellement née et soignée par le docteur Paccard, est décédée. Balmat se rend ensuite à Genève pour rendre compte à M. de Saussure de son succès.
À la suite de cette réussite, le roi de Sardaigne, souverain du Piémont et de la Savoie, autorise Balmat à s'appeler Balmat du Mont Blanc. Balmat répète l'ascension du mont Blanc le 5 juillet 1787 en compagnie de deux autres guides et le 3 août de la même année il conduit Horace-Bénédict de Saussure au sommet ; la cordée comporte alors 17 autres guides ainsi qu'un domestique. Horace-Bénédict de Saussure procède alors au premier calcul de l'altitude du mont Blanc : il trouve comme altitude 2 450 toises, soit 4 775 mètres, au lieu de 4 809 ; l'erreur est infime pour l'époque. En juillet 1811, lors de la dixième ascension, il est accompagné de Marie Paradis qui devient la première femme à atteindre le sommet enneigé. Balmat gravit une dernière fois le mont Blanc le 4 août 1817.
Le guide disparaît en 1834 à l'âge de 72 ans en tombant dans une crevasse dans le Grand Mont Ruan (massif du Giffre) alors qu'il cherche un filon d'or. Son corps n'a pas été retrouvé.

Michel Gabriel Paccard, né en 1757 à Chamonix et mort dans la même ville en 1827, était un médecin, un botaniste et un alpiniste savoyard du xviiie siècle, célèbre pour avoir réussi, avec Jacques Balmat, la première ascension du mont Blanc en 1786.
Chamoniard de souche, Michel Paccard fit ses études de médecine à Turin, qui, à cette époque, était la capitale du Royaume de Sardaigne. C'est à sa passion pour la botanique et la minéralogie qu'il doit sa rencontre avec le savant Horace-Bénédict de Saussure.
Celui-ci, désireux d'en calculer l'altitude exacte, avait lancé dès 1760 la course au mont Blanc. C'est ainsi que Paccard conçut l'idée d'atteindre le sommet le premier. En 1783, il fait une première tentative infructueuse avec Marc Théodore Bourrit. En 1784, il récidive plusieurs fois avec Pierre Balmat par le versant du Tacul. Mais c'est avec Jacques Balmat, modeste chasseur de chamois et cristallier, lui-même convaincu d'avoir trouvé la voie lors d'une précédente tentative solitaire, un mois plus tôt, par le dôme du Goûter, qu'il atteignit le sommet le 8 août 1786 à 18 h 23. L'itinéraire, extrêmement dangereux, est abandonné en 1820 .
Le docteur Paccard avait emporté, lors de cette expédition, un thermomètre, un baromètre et une boussole pour réaliser un petit nombre d'expériences scientifiques. En revanche, les deux hommes ne sont équipés ni de cordes, ni de piolets, ni de crampons. La réverbération de la neige oblige le docteur Paccard à effectuer la descente les yeux fermés et la couche protectrice de sa cornée en restera altérée.

  

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