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Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
Cassatt Mary Stevenson

 
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saintluc
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MessagePosté le: Ven 19 Aoû - 16:56 (2016)    Sujet du message: Cassatt Mary Stevenson Répondre en citant

Mary Stevenson Cassatt, dite Mary Cassatt (en anglais [kəˈsæt]), née le 22 mai 1844 à Allegheny City en Pennsylvanie et morte le 14 juin 1926 (à 82 ans) au Mesnil-Théribus en France, où elle est enterrée, est une peintre et graveuse américaine.
Amie de Edgar Degas, elle est souvent rattachée à l'impressionnisme, qui a une grande influence sur son œuvre précoce. Ses peintures, ses gravures et ses dessins de maturité doivent cependant plutôt être comparés à ceux produits par la génération de peintres post-impressionnistes : Toulouse-Lautrec ou encore les Nabis, avec qui elle partage un net intérêt pour les peintres et graveurs de l'ukiyo-e, période du japonisme.
Elle exerça également l'activité d'agent et de conseillère de grands amateurs de peinture.


Mary Cassatt naît le 22 mai 1844 à Allegheny City, qui fait actuellement partie de Pittsburgh en Pennsylvanie. C'est le quatrième enfant de Robert Simpson Cassat (puis Cassatt) et de Katherine Kelso Johnston4. La famille Cassatt est une vieille famille américaine issue d'émigrés français arrivés aux États-Unis en 1662 : les Cossart. Tout en revendiquant cette filiation et reconnaissant que sa mère Katherine a reçu une éducation française, langue qu'elle parlait couramment, Mary Cassatt se sent profondément américaine.
Elle est âgée de sept ans environ lorsqu'elle quitte les États-Unis pour l'Europe avec ses parents. Il s'agit de consulter des médecins au sujet de la maladie de son frère Robbie qui mourra d'un cancer des os en 1855. La famille s'installe à Paris. Mary apprend le français et l'allemand, visite les musées et les galeries d'art. En 1855, la famille retourne en Pennsylvanie où Mary prend des cours de dessin.

En 1860, elle entre à l'Académie des beaux-arts de Pennsylvanie où elle apprend les rudiments de son art. Mary est déçue de la formation qu'elle y reçoit. Elle quitte donc l'Académie au bout de deux ans. Elle retourne en 1865 à Paris avec sa mère et une compagne d'étude, Eliza Haldeman. Les deux jeunes filles restent à Paris tandis que Katherine rentre aux États-Unis. Elles étudient la peinture avec le peintre Paul-Constant Soyer puis s'inscrivent dans la classe de Charles Chaplin où elles apprennent l'art du portrait et obtiennent leurs cartes de copiste du Louvre. Mary est élève du peintre Jean-Léon Gérôme. Elles visitent Barbizon. C'est un des premiers contacts de Mary avec la peinture impressionniste. En 1868, sa Joueuse de mandoline est acceptée au Salon de Paris. Elle découvre les œuvres de Manet et Courbet.

En 1870, la guerre éclate en France. Mary rentre en Pennsylvanie. En 1871, elle retourne en Europe, visitant Londres, Paris, Turin, puis s'installe à Parme où elle étudie Le Corrège et où elle développe son art de la couleur. C'est également là, auprès de Carlo Raimondi, qu'elle s'initie à l'art de la gravure. Elle part ensuite pour l'Espagne, découvre les Rubens du musée du Prado qui la poussent à visiter Anvers. C'est de cette étude de Rubens qu'elle acquiert le sens de la lumière et le goût des couleurs claires.
Le Salon de Paris accepte ses peintures : Sur le balcon durant le carnaval (1872), Le Torero et la jeune fille (1873) et Ida (1874). C'est cette dernière peinture qui attire pour la première fois l'attention de Degas pour cette artiste. Mary s'installe à Paris. Elle continue ses études auprès de Couture. En 1875, son Portrait de Lydia est d'abord refusé par le Salon de Paris puis est accepté après qu'elle en eut assombri le fond. Cette année-là, elle fait la connaissance de Degas. Celui-ci lui conseille de se joindre aux impressionnistes, le peintre devient son maître, il révèle sa personnalité d'artiste

Lorsqu'en 1877, son dernier tableau est refusé par le Salon, Degas l'encourage à exposer au quatrième salon des impressionnistes. Elle y expose en 1879 son tableau Lydia dans une loge portant un collier de perles' et La tasse de thé. Mary Cassatt se sent à l'aise dans le milieu impressionniste. Mary Cassatt est une figure un peu atypique dans le groupe des impressionnistes, portraitiste plus que paysagiste, elle les rejoint cependant dans son goût pour le travail à l'extérieur, son sens des couleurs et sa recherche du réalisme qui n'est pas incompatible avec une forme de lyrisme et de sentimentalisme qui lui est propre. Sans être à proprement parler un disciple de l'un d'entre eux, elle s'entretient fréquemment avec Degas et admire Pissaro aux côtés duquel le hasard la fait travailler. Elle se lie d'amitié avec Berthe Morisot.
Cette période est aussi celle de l'installation à Paris de ses parents et de sa sœur Lydia qui tombe malade, ce qui est l'occasion de nombreux portraits intimistes de femmes (1880). Après la mort de sa sœur en 1882, Mary se lance dans une série de portraits de mères et d'enfants qui devient son sujet d'étude privilégié.

À cause du conflit qui oppose Degas à Renoir, Monet, Cézanne et Sisley, elle prend progressivement ses distances avec le mouvement, refusant de participer au salon de 1882 mais participant cependant au salon de 1886.
Elle exerce également l'activité d'agent et de conseillère de grands amateurs de peinture, notamment auprès du couple Louisine et Henry Osborne Havemeyer (étudiante à Paris, elle avait été la condisciple de Louisine) et collabore avec Paul Durand-Ruel lorsqu'en 1886 celui-ci et son fils Charles partent aux États-Unis avec quelque 300 tableaux de l'école impressionniste

En 1890, la visite d'une exposition sur la gravure japonaise est l'occasion pour elle d'un infléchissement dans son art. Mary tombe en admiration devant les œuvres d'Utamaro et d'Toyokuni. Si l'esthétique de l'estampe japonaise l'influence fortement, elle n'adopte pas la technique de la xylographie, caractéristique des productions extra-orientales. Elle leur préfère les techniques de taille-douce et pratique la pointe sèche, l'eau-forte et l'aquatinte. Son talent pour cette dernière technique, extrêmement difficile, lui vaut une grande admiration de ses confrères. Lors de sa première exposition particulière chez Durand-Ruel en 1891, elle expose 10 de ses eaux-fortes. Celle-ci sera suivie de quatre autres chez Durand-Ruel, et chez Ambroise Vollard. Ses œuvres s'exposent aussi à l'étranger : New York (1895-1903) - Manchester (1907).
Elle continue sa série de portraits de femmes et d'enfants. Selon Segard, c'est durant la période de 1890-1910 qu'elle atteint le sommet de son art, synthèse heureuse entre l'ascétisme de la gravure japonaise et l'abondance de coloris de sa période impressionniste, évoluant au gré de son humeur entre ces différentes tendances

En 1892, elle reçoit commande d'une fresque, aujourd'hui perdue, pour le bâtiment des femmes de l'exposition universelle de Chicago. Elle achète, en 1894 le château de Beaufresne au Mesnil-Théribus qui devient sa résidence d'été. De 1912 à 1924, elle partagera son temps entre Beaufresne et la villa Angellito à Grasse.
Son tableau Caresse lui vaut, en 1904, le prix Walter Lippincott qu'elle refuse par esprit d'indépendance. La même année, elle est décorée de la Légion d'honneur.
Son père meurt en 1891, sa mère en 1895 et son frère Gardner en 1911. Ces décès l'affectent profondément et Mary souffre d'une dépression. Le diabète et la cataracte lui abîment la vue, elle cesse de peindre en 1914, et devient définitivement aveugle en 1921. Morte le 14 juin 1926, elle est enterrée dans la tombe familiale de Mesnil-Théribus.
Ses tableaux continuent pourtant d'être régulièrement montrés dans des expositions collectives ou personnelles.


 

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saintluc
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