50's pour toujours Index du Forum

50's pour toujours
Échange d'idées, humour, philatélie, photo, informatique et beaucoup plus.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue 



 


Date de fondation du forum: 15 avril 2012.
(73) SAVOIE
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 18 Aoû - 08:10 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Le département de la Savoie est un département français de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont le chef-lieu est la ville de Chambéry. Ses habitants sont connus sous le nom de Savoyards. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 73.
Le département de la Savoie est le plus montagneux de France avec près de 90 % de son territoire situé en zone de montagne. Il s'agit principalement du massif des Alpes, mais aussi dans une moindre mesure du massif du Jura à l'ouest. Les vestiges des premières civilisations humaines en Savoie remontent à la période du Néolithique, soit entre 9000 av. J.-C. et 3300 av. J.-C.. Elle est ensuite tour à tour peuplée par des tribus celtes, les Romains, les Burgondes, avant de faire partie intégrante du comté de Savoie durant le Moyen Âge, du duché de Savoie à partir de 1416 et du royaume de Sardaigne à partir de 1718. Après diverses périodes d'entente et de rivalité avec le royaume de France voisin, la Savoie est une première fois rattachée à la France post-révolutionnaire de 1792 à la fin du Ier Empire en 1815. Elle revient alors à la maison de Savoie et le reste jusqu'au 24 mars 1860, jour de la signature du traité de Turin entérinant l'annexion définitive de la Savoie à la France. À la suite d'un référendum d'avril apportant une large majorité en faveur du rattachement, elle est officiellement intégrée à la France le 14 juin ; les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie sont créés le lendemain, le 15 juin 1860.
 

En dehors du tourisme, le secteur des services est également celui contribuant le plus au PIB savoyard. L'agriculture et l'industrie ont donc une importance moindre, mais possèdent malgré tout certaines activités contribuant à la notoriété de la Savoie et de sa production : notamment par la viticulture, les fromages et la charcuterie pour l'agriculture (prenant part à l'ensemble de la gastronomie savoyarde), et la métallurgie, l'hydroélectricité ou la fabrication de denrées alimentaires, tels les crozets, pour l'industrie.
Enfin le département de la Savoie possède un patrimoine architectural et culturel important, de par la diversité des civilisations qui l'ont occupé. Au 31 décembre 2011, la Savoie comptait 208 protections au titre des monuments historiques, parmi lesquels 88 classements et 120 inscriptions. Ces monuments couvrent toutes les époques : le cercle de pierres de Séez datant du Néolithique, l'arc de Campanus d'Aix-les-Bains de conception romaine, la colonne féodale d'Aigueblanche (Moyen Âge), ou encore l'ancienne entrée du tunnel ferroviaire du Fréjus (xixe siècle). Avec ses 25 protections, la ville de Chambéry, capitale historique de la Savoie, en accueille à elle seule 12 %.

La grande majorité des massifs de la Savoie sont des massifs alpins, parmi lesquels les massifs des Bauges, de la Chartreuse, du Beaufortain, du Mont-Blanc (sud-ouest), de la Lauzière, de la Vanoise, des Cerces, du Mont-Cenis, des Arves, et une partie de la chaîne de Belledonne. À ces massifs s'ajoute également la partie la plus méridionale du Jura, situé à l'ouest du département dans l'Avant-pays savoyard et formé principalement par le mont du Chat, la chaîne de l'Épine et le massif de la Chambotte.
Son découpage géographique suit par ailleurs le plus souvent les massifs montagneux. C'est le cas à l'est avec l'Italie, séparée de la France par les aiguilles et les grands cols tels le Mont-Cenis et le Petit Saint-Bernard, mais également avec les Hautes-Alpes au sud, joignable par le col du Galibier, et la partie nord-est de la Haute-Savoie où la limite longe la chaine des Aravis (limite au col des Aravis) et certains sommets des Bauges. C'est enfin aussi le cas avec l'Isère, séparée par la chaîne de Belledonne. Du côté de l'Ain, le Rhône marque la limite sur près de 50 kilomètres, de la confluence avec le Fier près de Seyssel aux environs de Saint-Genix-sur-Guiers. Pour les limites en plaine, celles-ci peuvent s'inspirer des limites historiques de la Savoie (par exemple celle avec la province du Dauphiné, au niveau du mont Granier) ou le plus souvent d'autres cours d'eau (comme le Guiers de l'Avant-Pays savoyard à la Chartreuse).

 

Provinces géologiques européennes en Savoie (United States Geological Survey).

En ce qui concerne l'hydrographie, le département est traversé d'est en ouest par l'Isère (286,1 km jusqu'au Rhône) et l'Arc (127,5 km), qui prennent leur source près du col de l'Iseran. L'Isère descend la vallée de la Tarentaise et l'Arc celle de la Maurienne après laquelle il rejoint l'Isère au niveau de la combe de Savoie. Ce sont les deux seuls cours d'eau de plus de 100 kilomètres en Savoie mais la longueur totale des cours d'eau dans le département s'établit à 2 200 km. Ses deux principales étendues d'eau sont le lac du Bourget (de 44,5 km2, le plus grand et le plus profond lac naturel d'origine glaciaire français situé exclusivement en France) et le lac d'Aiguebelette (5,45 km2), l'un des moins pollués de France en raison d'un arrêté préfectoral de 1976 interdisant l'usage de bateaux à moteur thermique (à l'exception des services de secours) sur le lac. L'eau représente un total de 12 569 hectares, dont 8 000 de lacs.
La forêt et les surfaces agricoles représentent respectivement 193 500 et 190 000 hectares, soit un tiers du département pour chaque, suivies par les glaciers et les roches avec 22,75 %.
Le chef-lieu de commune le plus bas est celui de Saint-Genix-sur-Guiers (210 m) et le plus haut celui de Tignes (2 600 m).
La Savoie est comprise dans le domaine géologique alpin, à l'est du rift ouest-européen. Ses grandes unités géologiques sont globalement accolées et parallèles les unes aux autres selon un axe nord-sud ou nord-est — sud-ouest. D'ouest en est, ces unités sont celles de la couverture plissée du massif du Jura, des zones déprimées, de la couverture des massifs cristallins externes, au sein desquels se trouvent ces derniers, des massifs cristallins de la Vanoise et des nappes de schistes lustrés. Dans ces deux dernières unités se trouvent également quelques zones de massifs cristallins internes.
 


La couverture plissée du Jura s'étend en Chautagne et sur l'Avant-Pays savoyard à l'exception de la zone de confluence du Guiers et du Rhône qui constitue une courte zone déprimée. Une plus grosse zone déprimée est celle longeant le Jura et le massif des Bauges dans la cluse de Chambéry en remontant par Aix-les-Bains jusqu'à l'Albanais. Cette zone est issue d'un remblaiement datant du Miocène, souvent recouverts par des dépôts morainiques datant de la glaciation de Würm. La couverture des massifs cristallins externes couvre pour sa part les massifs des Bauges, de la Chartreuse, la combe de Savoie, le val d'Arly et une partie de la Maurienne et de la Tarentaise (jusqu'à Saint-Jean-de-Maurienne et Moûtiers). Au sein de cette couverture s'étendent les massifs cristallins que sont les massifs de Belledonne, de la Lauzière et d'une grande partie du Beaufortain. Puis un premier front de chevauchement sépare ces unités de l'ouest du département avec celle des massifs cristallins de la Vanoise. Après un second chevauchement, l'extrême est du département est constitué pour sa part du socle cristallin d'Ambin dans la zone ouest du massif du mont Cenis et de nappes de schistes lustrés (Haute-Maurienne et Haute-Tarentaise). Sur ces deux dernières unités existent de courtes unités de massifs cristallins internes.
Le département de la Savoie a en outre la particularité d'être situé sur cinq provinces géologiques européennes (découpage établi par l'USGS), dont quatre possédant un point commun à l'ouest du département. Ces provinces géologiques sont, en termes anglo-saxons, celles de Bresse Depression (4054) présente au sud de l'Avant-pays, de Jura (4052) au nord et en Chautagne, de Molasse Basin (4049) au niveau de l'Albanais, de Lion-Camargue (4056) sur la partie alpine occidentale du département, et enfin celle de Alps (4051) sur les massifs alpins de l'est du département.
Pour ce qui concerne les risques sismiques, selon le zonage sismique entré en vigueur le 1er mai 2011, le département de la Savoie possède une grande moitié ouest de son territoire (incluant Chambéry, Aix-les-Bains et Albertville notamment) en risque « moyen » (accélération > 1,6 m/s2), et l'autre grande partie est (incluant notamment Moûtiers) en risque « modéré » (accélération > 1,1 m/s2). La limite entre ces deux zones se situe sur un axe s'étendant du Beaufortain à Saint-Jean-de-Maurienne. De manière générale, le massif alpin français est situé en zonage modéré ou moyen (cf. zonage sismique 2011


Le nom Savoie provient de l'ancien territoire Sapaudie (en latin sapaudia, vers 354 : Unde per Sapaudiam fertur (Rhodanus) et Sequanos chez Ammien Marcellin, lib. XI, cap. XI), qui signifierait le « (pays des) sapins » ou le « (pays couvert de) sapins » (du gaulois sapo : sapin). Le nom aurait ensuite dérivé en Sabaudia, Sabogla, Saboia, Savogia et enfin Savoie. Il est fait mention à la fin du ive siècle de la Sapaudia dans les Res Gestae d'Ammien Marcellin en 369, puis au ve siècle dans la Notitia Dignitatum (deux mentions) et la Chronica Gallica de 511. Il faut néanmoins attendre le xiie siècle pour que Sabaudia ou Sabauda désigne le domaine de la famille princière de Savoie.
Contrairement à la majorité des autres départements français, le département de la Savoie a conservé sa dénomination historique et n'a pas été nommé selon la géographie des lieux. Cela s'explique par la création tardive du département, en 1860. À cette époque, la volonté post-révolutionnaire d'oublier l'ancien découpage par province de l'Ancien Régime n'était plus aussi forte que peu après la Révolution française en 1789.
La Savoie commence à prendre sa géographie définitive lors de la fonte des glaces issues de la dernière glaciation du Quaternaire, la glaciation de Würm il y a 10 000 ans. Elle laisse derrière elle un large bassin tertiaire partant de la combe de Savoie au tout récent lac du Bourget en passant par la cluse de Chambéry et un Avant-pays savoyard dans lequel s'est établi le lac d'Aiguebelette. Ce nouveau visage va conduire durant le Néolithique entre 5000 av. J.-C. et 2000 av. J.-C. des communautés sédentaires d'agriculteurs à se déplacer dans ces vallées et zones de plaine ou mi-plaine et à s'installer dans de nouveaux villages lacustres, ou sur des plateaux, comme au mont Peney dans les Bauges au-dessus de Chambéry. En outre, de l'autre côté du département, la libération des Alpes des glaciers va également permettre à la civilisation de Cortaillod de franchir le col du Grand Saint-Bernard et de s'installer progressivement en vallée d'Aoste et dans le val de Suse en Italie, puis dans les vallées de Tarentaise et Maurienne. En attestent de nombreux vestiges comme la nécropole d'Aime, datée du Néolithique moyen.
La découverte d'une hache plate à Saint-Pierre-d'Albigny atteste de l'âge du cuivre en Savoie à partir de 2500 av. J.-C.. L'âge du bronze prend place 500 ans plus tard avec l'apparition de haches et épingles utilisées dans les gisements de cuivre de Haute-Tarentaise. À partir de 1400 av. J.-C. une production locale de métal se met en place. Dans le même temps apparaissent ensuite les bronzes italiques (bijoux et armes) dans le cadre de commerces entre la plaine du Pô en Italie et la Savoie. Puis à partir du xe siècle av. J.-C., la baisse progressive du niveau des lacs due à un réchauffement du climat amène les peuplades locales à installer leurs ateliers de métallurgie et de poterie sur les nouvelles rives. Ces métallurgistes exploitent alors par la suite les mines de cuivre de Maurienne. Leurs vestiges seront retrouvés plusieurs siècles plus tard dans des sites palafittiques immergés, par exemple le littoral de Tresserve.
À l'âge du fer, au viie siècle av. J.-C., de nouveaux peuples indépendants s'installent en Savoie : les Ceutrons (peuple celte) en Tarentaise et les Médulles en Maurienne dont ils prennent le contrôle du commerce du Pô au Rhône. En Maurienne, ces derniers cohabitent par la suite avec d'autres peuples gaulois tels les Adanates et les Graiocèles. Enfin les Allobroges arrivent en Savoie, et contrôlent à partir du iiie siècle av. J.-C. les plaines, notamment la cluse de Chambéry et la combe de Savoie. Entretemps dans les vallées, certains peuples indépendants finissent également par être celtisés.
Enfin, en pleine deuxième guerre punique, le général carthaginois Hannibal Barca, désireux de se rendre en Italie, traverse les Alpes en 218 av. J.-C. et deux itinéraires savoyards sont envisagés : par la Tarentaise ou la Maurienne.


Au premier siècle avant notre ère, alors que les tribus celtes contrôlent toujours les plaines et les vallées alpines, Jules César décide d'en prendre possession. Les Allobroges sont mis en déroute par une première bataille près d'Avignon en - 121, mais les peuples celtes des vallées ne l'entendent pas de cette manière et menacent l'armée romaine : c'est notamment le cas des Teutons, alliés aux Cimbres et aux Helvètes lors de la guerre des Cimbres vers 120 av. J.-C. Mais en 62 av. J.-C., les Allobroges sont de nouveau vaincus et sont finalement présentés par César comme « nouvellement soumis » en 58 av. J.-C. Pour autant, les peuples des vallées continuent eux encore de résister et Jules César écrit à leur propos :
« Là, les Centrons, les Graiocèles, les Caturiges, qui avaient occupé les positions dominantes, essayent d'interdire le passage à son armée. »
— Jules César, La Guerre des Gaules, Livre I, 10
Finalement la soumission s'opère et les vallées sont intégrées dans les provinces romaines des Alpes cottiennes et des Alpes grées. La Savoie voit se créer dès lors des vicus et les villes portent des noms latins : Lemencum pour Chambéry, Aquæ pour Aix-les-Bains, Axima pour Aime ou Etanna pour Yenne.
Les Romains trouvent hautement stratégique le territoire de la Savoie. Ils mettent alors progressivement en place un vaste réseau de voies romaines (voies prétoriennes, consulaires et militaires) passant par de nombreux cols pour rallier au plus vite les plaines du Pô à celles du Rhône. Les travaux de l'abbé Ducis lui font notamment distinguer pour la Savoie la voie de Mediolanum (Milan) à Vienna (Vienne), par le col du Petit-Saint-Bernard, la vallée de l'Isère (passant par Bergiatrum, (Bourg-Saint-Maurice), Axima (Aime), Darentasia (Moûtiers) et Ad publicanos (Conflans) où les Romains dressent un oppidum). Parmi les traces, on peut observer au niveau du col, un cromlech, les fondations d'une mansio'' permettant une halte dans ce milieu hostile.
Après plusieurs décennies, les dénominations Allobrogie et celles des provinces romaines commencent à disparaitre au profit de Sapaudia, employé pour la première fois par Ammien Marcellin en l'an 354, bien que ce territoire soit alors situé plus au nord et à l'ouest que la Savoie actuelle. Ce territoire est donné par le consul romain Aetius de la province de Maxima Sequanorum à un nouveau peuple, les Burgondes, alors alliés des Romains lors de la bataille contre les Huns de 436 et 437. Ce don est noté par l'auteur anonyme de la chronique historique dite Chronica Gallica de 452 pour l'année 443 : Sapaudia Burgundionum reliquiis datur cum indigenis dividenda ce qui est traduit par : « La Sapaudia est donnée à ce qui reste des Burgondes pour être partagée avec les indigènes ».
À partir de ce moment, Sabaudia remplace définitivement le terme d'Allobrogie. Quant au royaume burgonde, il s'étend par la suite de l'actuelle Bourgogne et du Haut-Jura à Avignon.
Enfin, la pré-christianisation, débutée à Lyon et Vienne à 100 km de la Savoie à partir du iie siècle, s'avance jusqu'à Grenoble et Genève où des évêchés sont créés au ive siècle. Mais celle-ci peine à parvenir jusqu'à la Savoie, où le premier évêché construit, l'évêché de Moûtiers, ne le sera qu'au début du Moyen Âge (aux environs des années 500). Ce n'est par ailleurs qu'à partir du vie siècle qu'apparaissent dans les écrits des croix parsemant les textes ainsi que des expressions, notamment dans les formulaires funéraires, montrant les premiers signes de christianisation

En Savoie, le Moyen Âge marque tout d'abord la francisation de Sapaudia en Sapaudie. En 534, les Francs, par l'intermédiaire des fils de Clovis, Childebert et Clotaire, annexent le territoire burgonde. Les nouveaux rois mérovingiens prennent donc possession des territoires de Savoie. Ils laissent néanmoins dans un premier temps la gestion du territoire aux comtes burgondes ou gallo-romains. Le royaume conserve même une certaine autonomie lors du règne du roi Gontran (fils de Clotaire), de 561 à 593. Toutefois, sa mort est marquée et suivie par une période d'anarchie et un morcellement territorial du royaume.
 C'est pourquoi, avec l'arrivée du règne des Carolingiens, les contours d'une nouvelle Sabaudia prennent forme par acte de l'an 806 sous Charlemagne, qui comprend bien l'intérêt stratégique de ce territoire pour traverser les Alpes, passage des pèlerins (route de pèlerinage Via Francigena entre Canterbury et Rome), de commerçants et de militaires. Déjà, son père, le roi Pépin le Bref, avait franchi le col du Mont-Cenis pour soumettre les Lombards.
Le puissant évêché de Moûtiers devient archevêché, et Charlemagne prend la décision de diviser la Savoie en comtés, dont les noms correspondent aujourd'hui encore aux provinces que sont, dans le département de la Savoie actuel, la Savoie Propre, la Maurienne, la Tarentaise, l'Albanais et une partie du Bugey (dit « Bugey savoyard, ou encore Avant-pays savoyard).
La Sabaudia est ensuite transmise à Louis II de Germanie (petit-fils de Charlemagne) en 811. Mais ce dernier la cède de nouveau à Lothaire Ier, son frère, à la suite du traité de Verdun de 843 en tant que part de la Francie médiane. Un siècle plus tard, à partir de 993, Rodolphe III de Bourgogne rapproche son royaume du Saint-Empire romain germanique, et prévoit sa succession par Conrad II le Salique, qui est couronné empereur en 1027 à Rome. La Savoie devient alors terre d'empire.
Mais, à la mort du dernier roi de Bourgogne, la Savoie voit s'installer la féodalité, et les grandes familles vont profiter de la rivalité latente entre l'Empire et les comtes de Champagne.

L'intégration du territoire de la Savoie à l'Empire a un effet bénéfique pour les seigneurs qui peuvent plus aisément réclamer une certaine autonomie politique. À cette époque, la Savoie compte environ 250 familles nobles48 mais finalement seules deux vont contrôler le territoire : les comtes de Genève au nord (concerne le Genevois et l'actuelle Haute-Savoie à l'exception du Chablais) et les Humbertiens, comtes de Maurienne et futurs comtes de Savoie au sud. Diverses hypothèses existent pour savoir d'où et comment les Humbertiens sont parvenus à devenir comtes de Maurienne.
Parmi les autres personnages importants, plus spécifiques du département, on peut désigner les évêques de Tarentaise, devenus archevêques-comte au xe siècle, et dans une moindre mesure les évêques de Maurienne. Pour les laïcs, viennent tout d'abord les différents vicomtes du comté de Maurienne, avec les seigneurs de La Chambre (dès le xie siècle) ; ceux du comté de Savoie, avec les de Chambéry ; et ceux de Tarentaise, où l'on a successivement les Briançon (au xie siècle), les Aigueblanche-Briançon (xiiie siècle), puis les Beaufort (xive siècle). Quelques autres grandes familles nobles marquent leur temps, comme les seigneurs de Miolans, les seigneurs de Villette ou les seigneurs de Seyssel. Toutefois, tous ces feudataires ou ecclésiastiques vont s'effacer et se soumettre à la puissance montante, la Maison de Savoie.
Le premier de la lignée est Humbert Ier de Savoie, dit « Humbert aux blanches mains », comte de Savoie d'environ 1027 à 1047.
En 1103, Amédée III fonde en 1125 l'Abbaye de Hautecombe (future nécropole des comtes de Savoie du xiie siècle au xve siècle) sur les rives du lac du Bourget et décide de modifier le blason dynastique, abandonnant l'aigle des rois de Bourgogne pour celui actuel blasonné de gueules à la croix d'argent.
 Le 15 mars 1232, Thomas Ier achète la ville de Chambéry au vicomte Berlion. Après l'acquisition du château en 1295 par Amédée V le Grand, Chambéry devient alors la nouvelle capitale des comtes de Savoie. Elle le restera jusqu'en 1536 où elle sera transférée à Turin. Entretemps, en 1248, la Savoie est touchée par l'éboulement du mont Granier qui tue plusieurs milliers d'habitants.
L'unification de la Sabaudia s'achève avec l'achat par Amédée VIII du Genevois. Ce dernier obtient en 1416 le titre de duc de l'empereur Sigismond. Certains auteurs, comme Robert Avezou, considèrent que cette époque de la moitié du xve siècle sous Amédée VIII marque l'apogée de l'État savoyard. La cour du duc au château de Chambéry comprend 300 dignitaires et sa position stratégique conduit à des alliances avec les monarchies française, germanique, espagnole et autrichienne.

Le domaine approximatif des comtes de Savoie aux xiie etxiiie siècles.
 

_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 18 Aoû - 08:10 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 18 Aoû - 08:33 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

En raison du soutien de la Savoie envers l'Autriche, François Ier fait entrer les troupes françaises en Savoie, l'occupe et la rattache en 1538 à la province française du Dauphiné. Malgré quelques tensions tenant par exemple à la langue dans laquelle doivent être rédigés les actes juridiques (français en lieu et place du latin), l'occupation ne rencontre guère de résistance. Mais la Savoie n'est pas annexée puisqu'en 1559, Emmanuel-Philibert de Savoie obtient par le traité de Cateau-Cambrésis de recouvrer les territoires perdus. Débute alors la restauration des États de Savoie. De retour dans ses terres, le duc de Savoie décide en 1562 de transférer sa capitale Chambéry à Turin et instaure le Sénat de Savoie à Chambéry dans la continuité du Parlement mis en place par François Ier lors de l'occupation. Le juriste Antoine Favre en est l'un des premiers sénateurs en 1587, puis président en 1608.
Plus tard, en raison du parti pris pour les Espagnols, la Savoie se retrouve de nouveau envahie sur plusieurs fronts, dont le Grésivaudan en 1600 lors du siège de Montmélian. En 1629, une nouvelle défaite conduit la Savoie à subir une nouvelle occupation de la France, une 3e occupation de laquelle la Savoie ressort très affaiblie. Les récentes épidémies de peste atteignent par ailleurs leur point culminant et François de Sales note l'état de délabrement des lieux de culte. François de Sales qui joue par ailleurs un rôle actif en Savoie durant l'opposition entre réforme protestante et contre-réforme catholique. Finalement seule Genève sera acquise à la Réforme, tandis que le restant du Duché se verra plus que jamais attaché au catholicisme.


Durant les soixante années suivantes, la Savoie vit plus apaisée, même si la France de Louis XIV la mène comme un État vassal. Malgré tout, la pauvreté demeure et l'émigration ne faiblit pas, y compris dans les vallées. Pour permettre l'avancée du désenclavement de la Savoie à l'ouest, Charles-Emmanuel II fait percer la route des Échelles (devenue par la suite « voie Sarde ») pour faciliter le passage des marchandises. À la fin du siècle, le niveau culturel des habitants finit par s'améliorer (la plupart des Tarins savent lire et écrire) et les premières écoles sont fondées.
 Mais la fin du siècle marque aussi le renouveau des guerres européennes. En 1686, Victor-Amédée II rallie la ligue d'Augsbourg contre Louis XIV, qui occupe la Savoie de 1690 à 1696 à l'issue du traité de Turin. La guerre de Succession d'Espagne vaut une énième occupation française de 1703 à 1713. Mais une fois encore, aucune annexion n'est proclamée et les traités d'Utrecht restituent la Savoie à la maison de Savoie. Victor-Amédée II reçoit alors la couronne de Sicile, qu'il échange avec la Sardaigne en 1718. La Savoie est dès lors qualifiée de « sarde ».
Le milieu du xviiie siècle marque pour la Savoie sa dernière occupation, l'occupation espagnole de 1742 à 1749. Bien que n'ayant rien pu faire pour empêcher l'occupation, Charles-Emmanuel III transforme jusqu'à sa mort en 1773 son État de manière à laisser place à plus d'administratif en se détachant de la noblesse (il se crée une armée de 30 000 hommes) et du clergé (professeurs devenant fonctionnaires d'État). Jean-Jacques Rousseau, qui vit à Chambéry plusieurs années à partir de 1729, travaille lui-même au service du projet de cadastre, dit « Mappe sarde », mis en place par le souverain.
À cette époque, la population savoyarde est formée à 90 % de paysans pour qui la vie reste rude et peut devenir dramatique, comme au cœur de l'occupation française de 1703-1713 lors du terrible « grand hiver » de 1709. Une certaine démocratie villageoise existe malgré tout : le dimanche après la messe, les hommes se réunissent pour une assemblée générale annoncée en chaire par le curé. Un notaire est présent ainsi que le châtelain qui représente le seigneur ou le duc, mais l'assemblée est présidée par des syndics élus. Les sujets débattus portent sur l'entretien des biens communaux, moulins, fontaines, fours, pressoirs, de l'embauche de gardes-champêtres ou du montant des impôts communaux. Dans des régions montagneuses comme les Bauges, les biens communaux représentent 43 % de la superficie, et plus encore en Tarentaise ou en Maurienne. Les villages y sont souvent plus riches qu'autour de Chambéry où le fermage au profit de la noblesse et de la bourgeoisie domine.
Enfin, un évènement précurseur en Savoie a lieu en 1770 : la vente des droits seigneuriaux par Charles-Emmanuel III (terminée en 1778 par Victor-Amédée III), droits rachetés par les paysans et les bourgeois.

En 1789, la Savoie, par l'intermédiaire d'émigrants établis à Paris, s'intéresse aux évènements prenant part à la Révolution française. À Chambéry, les Savoyards assistent, curieux, à l'arrivée ou au transit des émigrés fuyant la Révolution. Mais l'émigration importante finit par causer de l'énervement et de la défiance envers la France, d'autant que la Savoie se sent de plus en plus mise à part des dirigeants du royaume de Sardaigne, auxquels elle reproche de privilégier le Piémont où ils sont installés. Les bourgeois dénoncent ainsi l'indifférence croissante de la dynastie envers ses « sujets les plus anciens et les plus fidèles ».
Trois ans plus tard, dans la nuit du 21 au 22 septembre 1792, l'Armée du Midi française, conduite par le général Montesquiou, pénètre par surprise en Savoie au niveau des Marches et Apremont au sud de Chambéry. L'armée sarde ne riposte pas et se contente de se replier sur les hauteurs. Les révolutionnaires français demeurant en guerre contre l'empereur d'Autriche dont Victor-Amédée III est l'allié, il s'agissait pour les troupes françaises de se prémunir de l'arrivée de combattants autrichiens par le territoire de la Savoie.
Sous l'impulsion de la Convention nationale, l'Assemblée nationale des Allobroges est élue et se réunit en la cathédrale de Chambéry afin d'abroger les droits souverains de la maison de Savoie, la noblesse, la féodalité et la dîme les 26 et 27 octobre 1792. Elle formule le vœu d'une annexion à la France avant de se dissoudre, et la demande est envoyée à la Convention de Paris qui, selon le rapport de l'abbé Grégoire, proclame l'annexion de la Savoie le 27 novembre. Le département du Mont-Blanc est créé par le décret de la Convention nationale du 27 novembre 1792.
Ce nouveau département regroupe le département actuel ainsi qu'une partie de la Haute-Savoie et de la Suisse. Il est composé de 7 districts, dont 3 dans le département actuel : Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne et Moûtiers. Victor-Amédée III tente dès 1793 de reconquérir les terres perdues, sans succès, et l'état de guerre latent ne cesse qu'après la signature du traité de 1796.
La période de la Terreur est menée en Savoie par Antoine Louis Albitte, qui fait monter une guillotine à Chambéry mais qui ne sera finalement jamais utilisée60. Mais la dictature d'Albitte conduit de nombreux prêtres à être fusillés, déportés ou à s'exiler, et toutes les cloches doivent être récupérées pour refondre le bronze après raccourcissement des clochers (ce qui lui vaut le surnom d'« infâme niveleur »). Il envoie beaucoup d'opposants en prison, mais prend la décision, en constatant l'état agricole de la Maurienne, de libérer les laboureurs suspects afin que ces derniers y travaillent la terre. Il est finalement remplacé en octobre 1794.

 La période du Directoire de 1795 à 1799 marque un renouveau de l'anticléricalisme, s'intensifiant à partir de 1797 et conduisant à la déportation de 174 prêtres. Outre cette « traque » religieuse généralisée par les patrouilles de gardes nationaux, c'est l'ensemble de la population qui proteste et le département passe non loin de l'insubordination généralisée à la fin du Directoire.
Sous le Premier Empire de Napoléon Ier, la Savoie conserve son apaisement et le système de préfets mis en place satisfont à la situation. Malgré tout, la population ne se résout pas à adhérer à la conscription imposée par les guerres napoléoniennes. C'est par ailleurs à cet effet qu'est construite la caserne du Carré Curial à Chambéry en 1802.
Le 30 mai 1814, le traité de Paris prévoit une partition de la Savoie : la France en conserve la majeure partie, dont Chambéry et Annecy, tandis que les vallées de Tarentaise et Maurienne sont rendues aux États sardes. Une partition qui reçoit l'hostilité à la fois des partisans savoyards et des élites républicaines comme Berthollet ou des royalistes comme Joseph de Maistre.
En 1815, l'« Armée des Alpes » commandée par Louis-Gabriel Suchet fait face à l'invasion autrichienne dans les Alpes. L'armée de Bubna passe par le col du Mont-Cenis et celle de Frimont par le col du Petit-Saint-Bernard66. En Savoie, la 22e division d'infanterie de Chambéry marche jusqu'à la nouvelle limite entre France et Piémont c'est-à-dire peu avant l'Hôpital (actuelle Albertville) et Conflans, qu'ils reprennent à l'armée piémontaise65. À la suite de leur refus d'armistice proposé par Suchet, les Autrichiens se heurtent donc aux Français à Albertville le 28 juin, qui avec 1 800 hommes arrivent à mettre en déroute une armée austro-piémontaise de 5 000 hommes en leur causant de lourdes pertes. Mais cette manœuvre est vaine puisque Suchet signe une suspension d'armes et ses troupes sont donc tenues de se rapatrier sur Chambéry. Il se retire ensuite de Savoie, la laissant sous occupation autrichienne.
Pour parvenir rapidement à la paix, le traité de Paris de 1815 signé entre la France, l'Autriche et le royaume de Sardaigne, restitue la totalité de l'ancien duché de Savoie aux rois sardes.

En 1815 débute la « restauration sarde » pour ce qui est redevenu le duché de Savoie, récupéré par le roi Victor-Emmanuel Ier. Ce dernier exerce un régime autoritaire où le pouvoir policier est accaparé par les militaires qui n'hésitent pas à rendre une justice expéditive, si bien que Joseph de Maistre dénonce au roi la « tyrannie des majors de place piémontais ».
Durant cette période, la religion catholique est la religion officielle mais les autres cultes sont tolérés. Le Sénat de Savoie, de nouveau opérationnel, voit siéger des dignitaires sénateurs qui instruisent les procès des hauts dignitaires et font exécuter les volontés princières. À côté, chaque chef-lieu de province du Duché possède un tribunal de « judicature mage ».
Cette période en Savoie est aussi marquée par le retour des élites et intellectuels. Ces élites locales y développent alors les sociétés savantes comme l'Académie de Savoie en 1819 ou la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (SSHA) un peu plus tard en 1855 à Chambéry, ou encore en Maurienne la Société d'histoire et d'archéologie de Maurienne en 1856.
En 1821, le comte Benoît de Boigne commence à offrir ses libéralités à sa ville natale Chambéry (quatre millions de francs en dix ans). En 1824, Charles-Félix vient en Savoie pour inaugurer l'aménagement de la plaine de l'Isère et le théâtre de Chambéry, ainsi que pour racheter l'abbaye d'Hautecombe. Il revient par trois fois en Savoie, deux en 1826 et une en 1830.
Sous Charles-Albert, les idées libérales progressent en Savoie, notamment dans le milieu bourgeois. En outre, les idées d'une délégation apostolique envoyée par Grégoire XVI visant à limiter la faveur des idées libérales au sein du clergé savoyard sont refusées le 31 janvier 1833 par le Sénat de Savoie. Des soulèvements contre le roi sont menés en Savoie par Giuseppe Mazzini mais échouent car les Savoyards n'y consentent pas encore. La décision du roi Charles-Albert de rattacher Conflans à l'Hôpital lui vaudra de voir son nom donné à la nouvelle commune : Albertville.
À partir de 1847, deux grandes tendances politiques se dégagent : l'une républicaine et favorable à un coup de force révolutionnaire ; l'autre monarchique, favorable à des libertés politiques et à des progrès économiques, appelée « Risorgimento » (Résurrection) et présidée notamment par Camillo Cavour.

L'avènement de Louis-Napoléon Bonaparte le 10 décembre 1848 renforce l'idée d'une union de la Savoie à la France, plus respectueuse de la religion catholique et plus stable économiquement que le royaume sarde. Cette idée se répand notamment auprès d'une partie de la bourgeoisie locale, mais la majorité des Savoyards vit cette situation dans l'indifférence. L'année suivante, en 1849, arrive au pouvoir le dernier souverain du duché de Savoie, le prince Victor-Emmanuel II. Il est notamment à l'origine du projet du percement du tunnel ferroviaire du Mont-Cenis qui débute en 1857.
Mais progressivement la Savoie et ses habitants s'orientent vers un rapprochement avec la France. Celle-ci est le fruit d'une radicalisation religieuse (les Savoyards reprochent les lois Siccardi de 1850 et la loi « Rattazzi » visant à réduire les pouvoirs du clergé), d'une désapprobation de la participation à la guerre de Crimée, ainsi qu'une augmentation des impôts très mal perçue. Cette idée d'une annexion complète et définitive de la Savoie à la France se radicalise d'autant plus qu'en 1857, 20 députés élus sur 22 en Savoie se trouvent être des conservateurs catholiques. Par ailleurs, la campagne d'Italie de 1859 conduit les troupes françaises, alliées au royaume, à traverser Chambéry, la Maurienne et le Mont-Cenis sous les acclamations. À leurs côtés, les cravates rouges de la brigade de Savoie et les hommes de la 3e division du général savoisien Philibert Mollard remportent baïonnette à la main la bataille de San Martino, le 24 juin 1859. Face à ces sacrifices militaires et financiers, les Savoyards, en particulier les populations du sud, sont favorables à cette union.
Victor-Emmanuel II, par la signature du traité de Turin du 24 mars 1860, cède la Savoie et le comté de Nice à la France conformément aux engagements pris. Ce traité est malgré tout conforté par un vote organisé les 21 et 22 avril où les Savoyards ont le choix entre les bulletins « Oui » et « Non ». Les résultats sont officialisés par la Cour d'appel de Chambéry le 29 avril. Le « Oui » l'emporte avec 130 533 votants en faveur du rattachement sur 130 839 votants et 135 449 inscrits, soit une participation très forte et une approbation encore plus forte de l'annexion du Duché à la France. Le 29 mai c'est au tour de la chambre haute de ratifier le traité du 24 mars, suivie du Sénat de Savoie, ainsi que le Sénat français le 12 juin.


Le duché de Savoie tel que réorganisé par le traité de Paris du 30 mai 1814.

La date officielle d'intégration du duché de Savoie dans le Second Empire français est le 14 juin 1860, date de l'échange de signatures entre le sénateur Armand Laity, commissaire de Napoléon III, et le chevalier Carlo Bianchi de Castagné, commissaire du roi de Sardaigne. Sont également présents l'archevêque de Chambéry Alexis Billiet, les deux anciens gouverneurs et les deux préfets des futurs départements de Savoie et de Haute-Savoie (Hippolyte Dieu et Gustave Levainville) créés dès le lendemain 15 juin par décret impérial leur laissant conserver leur nom historique.
Quasiment calqué sur l'ancienne province de Chambéry découpée un an plus tôt en 1859, le nouveau département de la Savoie intègre donc Chambéry, qui devient le siège de sa préfecture et de son conseil départemental (remplaçant lui aussi l'ancien conseil provincial). Ses limites sont majoritairement les mêmes qu'aujourd'hui. Les frontières de l'est sont toutefois quelque peu remaniées en 1861 après la création du nouveau royaume d'Italie. Le tracé définitif, daté du 7 mars, est alors conçu « en tenant compte de la configuration des montagnes et de la nécessité de la défense ».
L'Empereur et l'Impératrice effectuent leur premier voyage en Savoie à partir du 27 août où ils débutent par Chambéry. Ils sont le 29 à Aix-les-Bains puis continuent vers Annecy et le lac Léman.
En très peu de temps, durant l'été 1860, les nouveaux départements se mettent en conformité avec le cadre administratif et judiciaire français. Un lycée impérial, l'actuel lycée Vaugelas, est inauguré à Chambéry afin de limiter l'influence du Clergé, de même que l'académie de Chambéry ou encore une chambre de commerce et d'industrie, toutes sises à Chambéry. La loi du 23 juin dispose que « les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie forment le ressort d'une cour impériale dont le siège est à Chambéry ». Pour autant la cour d'appel de Chambéry, qui remplace le Sénat de Savoie en 1848, est maintenue par l'État français qui en comporte alors deux : celle de Chambéry et la conseil d'État.


Puis, les dix années précédant la fin de l'Empire laissent place à l'incompréhension et au mécontentement. Les Savoyards ressentent l'annexion comme une mise sous tutelle de l'administration parisienne alors que la volonté était de conserver la gestion de leur territoire. Ce phénomène provient notamment de la vision qu'ont les Français de la Savoie, illustrée par les hebdomadaires la présentant comme une région à civiliser et à désenclaver. L'annexion diminue aussi le nombre d'écoles dans les villages de montagne mais permet le passage d'écoles permanentes en lieu et place d'écoles temporaires (ne fonctionnant sous la période sarde que l'hiver). La scolarisation progresse néanmoins, même si selon Victor Advielle, membre de l'Académie impériale de Savoie, le territoire montrait un illettrisme modéré, le département de la Savoie ayant même été classé après l'annexion au 31e rang selon le degré d'instruction.
Finalement, la guerre franco-allemande de 1870 constitue le marqueur de l'ancrage symbolique de la Savoie à la République, les Savoyards combattant alors pour la première fois pour leur nouvelle patrie. La proclamation de la Troisième République constitue un changement pour la Savoie où l'on ne s'estime plus considéré comme un territoire nouvellement acquis mais comme un département à part entière (où était dénoncée la sous-représentation politique sous l'Empire). Les tendances politiques jusqu'au xxe siècle demeurent majoritairement républicaines ou modérées en Savoie : sur les neuf circonscriptions, seul l'arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne envoie un député conservateur, Charles-Albert Costa de Beauregard en 1871.
Enfin, par suite de dégradations des relations entre la France et l'Italie et la montée d'une italophobie, une armée des Alpes est constituée en 1882 (notamment les chasseurs alpins) et de nouvelles fortifications sont construites pour défendre les vallées, comme le fort du Replaton à Modane (1885-86), fort d'interdiction chargé de surveiller l'entrée du tunnel ferroviaire du Fréjus, inauguré en 1871 et marquant le raccordement ferroviaire avec l'Italie. Entretemps, l'ancienne Compagnie du chemin de fer Victor-Emmanuel est intégrée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) en 1867. Ailleurs en Savoie sont mises en service : la ligne vers Grenoble en 1864, la ligne d'Aix-les-Bains à Annecy en 1866 (l'empereur chargeant M. le Ministre des travaux publics de venir l'inaugurer en personne) et enfin la ligne de la Tarentaise, d'abord jusqu'à Albertville en 1879, puis Moûtiers en 1893.
La fin du xixe siècle marque enfin pour la Savoie le début de l'industrialisation et l'utilisation de la « houille blanche », turbine utilisant la force de l'eau découverte par Aristide Bergès. Les vallées de Maurienne et Tarentaise voient s'implanter les premières usines : production d'aluminium par électrolyse à la Praz, de ferro-silicium à la Léchère ou encore d'aciers spéciaux à Ugine.


Le début du xxe siècle voit pour la Savoie les débuts de l'avènement du tourisme, et plus particulièrement le « tourisme blanc » c'est-à-dire lié aux sports d'hiver. Ceci est notamment rendu possible par les nouvelles lignes de chemin de fer (desserte jusqu'à Bourg-Saint-Maurice à partir de 1913, mise en service du chemin de fer du Mont-Revard en 1892), et part les investissements en infrastructures et services facilités par la renaissance de la banque de Savoie en 1913. Ainsi à la veille de la Première Guerre mondiale en août 1914, la ville thermale d'Aix-les-Bains accueille les touristes les plus fortunés d'Europe avec pas moins de 18 hôtels de luxe et pensions. En montagne, le véritable tourisme d'hiver prend son essor avec le ski et l'ouverture des stations dites de « première génération », comme le Revard, Val d'Isère ou Pralognan-la-Vanoise. Ce commerce deviendra florissant au point de se voir qualifié d'« or blanc ».
La Première Guerre mondiale marque un nouvel engagement des Savoyards sous le drapeau français, même s'il n'existe aucun bataillon exclusivement composé de Savoyards. Le territoire participe également à l'effort de guerre, moins sur le plan agricole où les récoltes sont mauvaises que sur le plan industriel où les aciéries d'Ugine fabriquent des obus et des blindages pour les tanks. La production d'alliages spéciaux atteint même 55 % de la production française, si bien que le ministre de l'armement de l'époque, M. Loucheur, déclare : « Je ne sais pas ce que je ferais sans Ugine ». Une légère complication survient cependant lorsqu'arrive la décision de rapatrier des soldats français et allemands blessés à Aix-les-Bains, ville alors située dans la zone neutralisée de Savoie mise en place lors du congrès de Vienne de 1815. Finalement les autorités françaises décident, après réexamen du traité, qu'Aix-les-Bains n'est pas concernée et se verra disposer de 1 135 lits dès le mois de septembre 1914. Cette zone est ensuite supprimée en 1919.
L'Entre-deux-guerres est une période mitigée pour la Savoie. D'un côté le secteur du tourisme est ralenti du fait de la Grande guerre et de ses impacts sur l'aristocratie européenne, de l'autre les accords de 1936 du Front populaire instaurant les congés payés ont tendance à relancer l'activité. Du côté de l'industrie, la houille blanche crée un tissu industriel en Tarentaise et en Maurienne, alimenté par les premières conduites forcées (parfois longues de 12 km). L'industrie électrochimique et électro-métallurgique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français. Ce développement industriel accélère l'exode rural.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Savoie joue un rôle important lors de la bataille des Alpes de juin 1940. Les armées françaises tiennent tête à l'invasion italienne commanditée par Benito Mussolini, notamment grâce aux fortifications du département. L'ennemi est stoppé à la fois en Tarentaise dans sa descente du col du Petit-Saint-Bernard et en Maurienne lors des combats dans le vallon du Seuil où la puissance de feu de la barrière de l'Esseillon ne permet même pas aux Italiens de parvenir à Modane. Mais le succès de cette bataille est relativisé par la signature de l'armistice du 22 juin 1940. Les hautes vallées de la Savoie sont alors occupées par l'armée italienne, puis la totalité du département en novembre 1942. Pour autant, Mussolini rappelle au comte Galeazzo Ciano qu'il ne revendique pas l'ancien duché de Savoie. Puis l'occupation italienne cède la place à l'occupation allemande à partir du 8 septembre 1943.
Une résistance intérieure forte est également menée. Celle-ci est facilitée par un relief délicat favorisant les Savoyards, connaisseurs leurs vallées. Elle s'accentue avec la loi instaurant le service de travail obligatoire (STO) incitant beaucoup de jeunes à rejoindre les maquis de résistance du département, estimés de 500 à 600 maquis en 1943. Les actions sont nombreuses et particulièrement pénalisantes pour les occupants : des sabotages de lignes électriques ont lieu presque tous les jours et les usines sont également prises pour cibles, comme en 1943 où la résistance d'Aime s'affaire à détruire le barrage de Centron alimentant l'usine de Pomblières. Les résistants volent également énormément de matériel et d'armes. Un évènement majeur de la résistance en Savoie est le parachutage des Saisies du 1er août 1944, où sont parachutés 899 containers d'armes et de munitions par 76 appareils de l'aviation américaine.


La Savoie est un territoire stratégique pour les parties en conflit. Ses usines et sa position près de la frontière font que les Alliés veulent empêcher l'ennemi de se replier en Italie. Pour cela, l'armée américaine bombarde Modane et sa gare en septembre 1943 : la ville est rasée et 6 000 personnes sont sans-abri. Puis le 26 mai 1944, le bombardement allié vise la gare de Chambéry : 700 bombes larguées en dix secondes détruisent la gare de triage, 45 locomotives, ainsi qu'une partie du centre-ville, et font 200 victimes, autant de blessés et 3 000 sinistrés.
 Après la guerre, la Savoie, comme beaucoup d'autres départements français, est à reconstruire. Après rétablissement des lignes de chemin de fer, de l'électricité, des bâtiments et de la reprise des usines, la Savoie connait de nouveau une économie et une démographie en croissance, à laquelle la reprise du tourisme blanc, par la construction de stations de ski « deuxième génération » (plus hautes, comme Courchevel), y est pour beaucoup. Les infrastructures, sous l'impulsion de l'État mais aussi du conseil départemental de la Savoie, s'améliorent également (en 1945, six communes de Savoie restaient inaccessibles par la route, et encore 91 villages de plus de vingt habitants en 1954).
Juste après la fin de la guerre, en 1946, la Savoie voit s'installer sur son territoire, à Avrieux en Haute-Maurienne, l'un des sites de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales.
La seconde moitié du siècle marque aussi la création de grands barrages et l'exploitation de centrales hydroélectriques par EDF. La Savoie dispose en effet d'un relief et de ressources considérables dans cette énergie. Deux grands lacs artificiels sont mis en eau, le lac du Chevril en 1947 et le lac de Roselend en 1952. Puis petit à petit les industries traditionnelles déclinent au profil des nouvelles technologies, notamment liée au tertiaire et au solaire (création de l'Institut national de l'énergie solaire (INES) en 2005).
En 1981, la première ligne à grande vitesse est mise en service entre Paris et Lyon et le TGV inaugural arrive en Savoie la même année109. La relation avec Paris débute en septembre 1982.
Enfin la Savoie a bénéficié d'un éclairage sportif et médiatique mondial lors de des Jeux olympiques d'hiver de 1992 accueillis à Albertville aux portes de la Tarentaise et du Beaufortain.



Articles détaillés : Liste des monuments historiques de la SavoieListe des monuments historiques de Chambéry et Liste des sites classés de Savoie.
 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Ven 19 Aoû - 06:42 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Chambéry est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Installée dans les Préalpes du Nord entre les massifs des Bauges et de la Chartreuse, aux confluents de la Leysse et de l'Albanne puis de l'Hyères, la ville est l'actuelle préfecture de la Savoie, ainsi que le siège d'une cour d'appel et d'un archevêché. 
La ville est surnommée la « Cité des ducs » car acquise par la maison de Savoie en 1232, elle devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1295 lors de l'achat du château et de l'établissement officiel du Conseil résident, puis du duché de Savoie de 1416 jusqu'à son transfert à Turin en 1562. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Grâce à la maîtrise des grands cols alpins et de la route d'Italie, qui leur a valu le surnom de Portiers des Alpes, les comtes, puis ducs de Savoie, devenus rois de Sardaigne en 1718, ont exercé une influence certaine en Europe, notamment en instaurant un véritable laboratoire de l'« absolutisme éclairé ». De 1792 à 1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.
Marquée par une industrialisation tardive, l'économie de la ville a longtemps reposé sur la présence des administrations et de l'armée. Son centre historique a été partiellement détruit lors des bombardements de mai 1944. Depuis sa fusion avec deux communes rurales et la création de nouveaux quartiers et zones industrielles dans les années 1950 et 1960, Chambéry connaît un fort accroissement démographique. La présence de l'université Savoie Mont Blanc, implantée en 1979, a également apporté à Chambéry une importante population universitaire. La présence d'un grand nombre de résidents étrangers, notamment italiens, confère par ailleurs à la ville un caractère cosmopolite.
En 2015, un classement national « de la qualité de vie dans les zones d'emploi » établi par Les Échos place Chambéry et son bassin d'emploi au 6e rang sur 304 zones étudiées


Son centre est enserré au niveau de la partie la plus étroite de la cluse éponyme de Chambéry, large vallée délimitée à l'est par le massif des Bauges (dominé par le Nivolet et la croix du Nivolet), au sud par le mont Granier (Chartreuse) et la chaîne de Belledonne, à l'ouest par la chaîne de l'Épine (montagne la plus méridionale du Jura) et au nord par le lac du Bourget.
Avant la fondation de la ville à l'époque romaine, de vastes marais résultant des dernières glaciations s'étendaient à cet emplacement. Une partie de la commune se situe en terrain plat mais Chambéry est marquée par plusieurs côtes et collines : Les Monts, Montjay, la Boisse, Bellevue ou Chamoux, auxquelles s'ajoute le plateau de la Croix-Rouge sur les Hauts-de-Chambéry (anciennement Chambéry-le-Haut) et Chambéry-le-Vieux. Le reste du paysage se compose de moyennes montagnes des massifs alentours. Chacune des côtes, qu'il s'agisse des Monts du côté des Bauges, ou de Bellevue du côté de la Chartreuse, débute à quelques centaines de mètres du centre-ville de la commune, à proximité de la gare pour la première et du château pour la seconde. Chambéry compte également le vallon des Charmettes au pied de la Chartreuse, et un petit vallon moins marqué entre les Monts et le plateau de la Croix-Rouge au nord de la commune.

En matière d'hydrographie, la commune est baignée par la Leysse, l'Albanne et l'Hyères, rivières alimentant le lac du Bourget. Les zones péri-urbaines de la commune sont également arrosées par quelques menus cours d'eau tels le ruisseau des Charmettes, la fontaine Saint-Martin ou le Merderet sous la colline de Chamoux. En outre, le ruisseau de l’Eau Blanche, considéré comme la source du Tillet, prend sa source près du col de Saint-Saturnin, au niveau des limites communales de Chambéry et de Sonnaz. Enfin s'ajoute également à Chambéry la présence d'une fontaine souterraine d'eau ferrugineuse au pied de la colline de la Boisse.
Enfin, d'un point de vue géologique, la ville actuelle de Chambéry se trouve dans une cuvette naturelle occupée autrefois par des zones humides (marais), laissées par le retrait du lac du Bourget. La raison de cet établissement en ce lieu étant la présence de rivières (l'Albanne et la Leysse) constituant un rempart naturel contre les invasions, et l'emplacement, stratégique car situé sur des axes économiques de l'époque. La cité s'est développée et a pris forme autour des établissements administratifs pendant l'époque féodale. Les rues et les boulevards se sont développés à partir du château et du sénat (le cœur administratif et judiciaire du duché de Savoie).


Cette colline est la première occupation humaine, l'établissement implanté dans l'actuel quartier du Lémenc à Chambéry serait attesté sous la forme Lemencum à l'époque antique. Ce nom de Lémenc est ensuite mentionné au ive siècle sous la forme Leminco, puis encore Lemenco en 1138. Il s'analyse sur la base d'un radical Lemo- qui semble être le nom gaulois de l'orme, dérivé avec un suffixe -incu(m) d'origine ligure que l'on retrouve de la Provence et du Massif central aux Alpes (cf Agen, Agedincum; Arlanc ; Nonenque ; Moirans, Morencum au xe siècle, et Gap, anciennement Vappincum). Le sens global en serait alors environ celui de « domaine des ormes ».
Au Moyen Âge, le toponyme Lémenc est progressivement évincé au profit de Cambariacum / Camberiacum, lieu antique où s'édifie le château des ducs de Savoie. Le nom de Chambéry est alors attesté sous les formes latinisées Camefriacum en 1016 (Cart. Saint-André, Append, no 44), Camberiaco en 1029, Cambariacum en 1036, Cambariaco en 1044, Chambariaco vers 1100, Chamberium en 1233, puis la forme romane Chamberi en 1603.
Les formes anciennes montrent qu'il s'agit d'une type toponymique gaulois ou gallo-roman en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise servant à localiser ou à indiquer la propriété. Le suffixe -(i)acum a régulièrement donné la terminaison -y dans une partie du domaine franco-provençal, tout comme en langue d’oïl.
Des hypothèses, déjà anciennes et non validées par les principaux spécialistes de la toponymie, voient dans le premier élément Chamber- un appellatif : soit le latin cammarus ou cambarus « écrevisse » via le patois chambero, soit un nom de métier cambarius « brasseur de bière », dérivé du gaulois camba « poêle à brasser », ou encore un dérivé de cambium « change », voire camerinum « marché » ou bien encore camera « chambre de justice », où ont pu être resserrées les taxes d'un péage ou les recettes d'un budget local. Ces deux dernières hypothèses ne tiennent pas compte du fait que le radical des formes anciennes est Cambar- / Camber- et non pas Camer-, ce qui les rend peu crédibles. La forme la plus ancienne porte un f au lieu du b attendu, car cette mention est l'œuvre d'un scribe germanophone dans un acte rédigé à Strasbourg.
Le premier élément Chamber- représente plutôt un anthroponyme et procède de l'évolution régulière du Cambar- dans le domaine franco-provençal. Albert Dauzat écrit que Cambarius est un nom de personne gallo-romain, issu d'un gaulois *Cambo. Ernest Nègre considère Cambarius comme roman, alors que, pour Xavier Delamarre, Cambarius est gaulois et dérive de cambo « courbe, méandre », c'est-à-dire qu'il s'agit d'un surnom gaulois signifiant « celui qui est courbé » et non pas « brasseur de bière ».
Quoi qu'il en soit le sens global est celui de « domaine de Cambarius ».
En francoprovençal, la graphie de la commune s'écrit Shanbèri selon la graphie de Conflans ou encore Chambèri selon l'ORB


L'histoire de Chambéry est directement liée à sa situation géographique car la ville se situe à un carrefour naturel sur les grands axes économiques européens. Elle doit également beaucoup à la maison de Savoie qui en fit la capitale de ses États. L'analyse historique de la ville doit être inscrite dans celle de l'histoire de la Savoie, si l'on veut mieux comprendre son évolution et son environnement culturel. Voici les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune de Chambéry.
Les hauteurs du Saint-Saturnin, à Saint-Alban-Leysse, sont occupées comme place forte depuis le Néolithique moyen (vers 4000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gauloise. Cet oppidum est l'ancêtre de l'agglomération de Chambéry. À l'époque romaine, les habitants s'installent sur la colline de Lémenc, alors appelée Lemencum. L'ancienne devise de la ville fut, en latin, Custodibus istis ce qui traduit en français donne « Par ces gardiens ».
L’établissement gallo-romain fut installé dans un site peu propice au développement urbain car au milieu de marécages entre les bras de la Leysse et de l'Albanne, et se limita à un poste-relais romain. L'attaque du site devait venir quelques siècles plus tard avec l'importance croissante de la route du Mont-Cenis. Cet axe fut vital pour des villes en plein essor économique telles que Lyon et les cités du nord de l'Italie (Turin). La ville devra son véritable essor à son emplacement stratégique sur les grands axes économiques de son temps et surtout par l'installation des comtes puis ducs de Savoie en quête, au xiiie siècle, d'un lieu leur permettant d'exercer un rayonnement politique puissant à travers l'Europe

Chambéry n'apparaît vraiment comme une petite cité, Camberiaco, qu'au xie siècle. Un acte de donation daté de 1057 atteste l'existence d'un burgus et d'un castellum. Le xiiie siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas Ier de Savoie l'achète, le 15 mars 1232, moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion, et la dote de franchises et lorsque le comte Amédée V en fait la capitale du comté de Savoie, en 1295. À la même époque, une catastrophe donne de l'importance à Chambéry dans la hiérarchie ecclésiastique. L'effondrement du mont Granier sur la capitale du décanat de Saint-André d'Apremont entraîne le déplacement du siège du décanat à Chambéry.
Le développement de la ville est ensuite très lié à l'ascension de la maison de Savoie. Une nouvelle enceinte est construite à partir de 1352, sous l'impulsion du comte Amédée VI de Savoie, plus communément surnommé le comte Vert.
L'avènement d'Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale81 d'un État souverain, libéré de la domination du Saint-Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hôtels particuliers, érigés autour d'une cour centrale dominée par une haute tourelle d'escaliers.
En 1422, le faubourg du Reclus est entièrement détruit par un incendie. Des mesures sont prises pour mieux lutter contre ces fléaux : la ville achète 80 tinées et 200 seaux, et une centaine d'échelles dont 50 « pouvant supporter le poids de quatre hommes ». Des veilleurs sont chargés de surveiller, la nuit, les éventuels départs de feu du haut du clocher de l'église Saint-Léger de Chambéry (détruite en 1760), et de donner l'alerte le cas échéant.


De très nombreuses congrégations religieuses sont installées en ville, et 1452 à 1578, le Saint-Suaire, propriété des ducs, est exposé dans la Sainte-Chapelle. La ville devient un lieu de pèlerinage.
Après l'occupation française de François Ier, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563.
La ville est prise par Henri IV, lors de la guerre franco-savoyarde de 1600-1601, qui se termine par le Traité de Lyon en 1601. Avec le Sénat de Savoie et sa Chambre des comptes, la ville conserve néanmoins une vocation administrative maintenant une population importante de familles nobles. La période baroque voit s'édifier d'importants hôtels particuliers marqués par l'architecture turinoise. Jean-Jacques Rousseau habite la ville de 1731 à 1742.
La Savoie est envahie en 1792 par les troupes révolutionnaires françaises dirigées par le marquis Anne-Pierre de Montesquiou-Fézensac. C'est la cinquième invasion française, après celles des troupes de François Ier (et de son successeur, Henri II), d'Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV.
De 1792 à 1815, pendant le rattachement de la Savoie à la France, Chambéry est le chef-lieu du département du Mont-Blanc. En 1848, les Chambériens expulsent manu militari les Voraces venus de Lyon dans l'intention de provoquer la sécession de Chambéry et de la Savoie.
Au xixe siècle, deux grandes périodes de développement urbain se détachent : la première, entre 1820 et 1830, est liée aux actions bienfaitrices du général de Boigne et se caractérise par une politique d'embellissement de la ville (rue monumentale, théâtre, alignement des façades…) ; la seconde, entre 1860 et 1890, s'ouvre avec le rattachement définitif de la Savoie à la France décidé lors du traité de Turin, le 24 mars 1860 et confirmé par plébiscite le 22 avril. Chambéry devient alors chef-lieu du département de la Savoie. La cité s'équipe de bâtiments utilitaires tels que l'actuel hôtel de ville ou le marché couvert, mais aussi de nombreuses écoles et lycées, ainsi que des musées

Durant la première moitié du xxe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (Gare, Verney, quartier d'Angleterre). Après la Première Guerre mondiale, la crise économique sévit, mais la ville se développe et gagne dix mille habitants entre 1920 et 1939 ; aussi un plan d'extension de la ville baptisé « plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement » de la ville débute en 1929, entre-autres à l'origine du quartier de Mérande. Sont également créés durant l’entre-deux guerres les cités-jardins de Bellevue et du Biollay, présentant les premiers immeubles de logements sociaux, construits par le propriétaire des cimenteries et futur maire, Lucien Chiron.
L'état-major de la 28e division d'infanterie alpine réside à Chambéry en 1939.
La ville est durement touchée par le bombardement du 26 mai 1944 qui visait la gare90. On dénombre 120 morts (parmi lesquels le docteur Jean Desfrançois), plus de 300 blessés et 300 immeubles sont détruits91. Plus de mille familles se retrouvent sans logement. Pendant vingt ans, le centre de la ville est en chantier. De grands blocs d'habitations remplacent les vieilles maisons bombardées ou incendiées. Les rues Favre et Saint-Antoine sont désormais bordées d'immeubles massifs et austères, quelquefois ornés de bas-reliefs sculptés par Alfred Janniot.
Les années 1950, malgré les efforts de reconstruction, demeurent cependant bien ternes. La venue de la grande entreprise de verre textile Saint-Gobain et la création d'une grande zone industrielle sous la municipalité de Pierre Dumas dynamisent la ville, même si l'industrialisation reste modeste au regard de sa situation. En 1961, elle fusionne avec deux communes limitrophes, Bissy et Chambéry-le-Vieux. De nouveaux quartiers s'élèvent rapidement dans les années 1965-1975, et notamment une Zone à urbaniser en priorité à Chambéry-le-Haut sous la houlette de l'architecte Jean Dubuisson.
Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain. C'est l'heure des équipements culturels qui ont fait défaut à Chambéry : une maison de la culture, un centre de vie à Chambéry-le-Haut, un centre des congrès, une médiathèque et une cité des arts (nouveau conservatoire régional de musique).


 Liste des monuments historiques de Chambéry. 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Sam 20 Aoû - 06:46 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Le col de l'Iseran culmine à environ 2 764 m d'altitude, en Savoie. Premier col routier des Alpes françaises par son altitude, c'est même le plus haut col de montagne routier de toutes les Alpes. La route qui le traverse, reliant les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, est fermée l'hiver et imbriquée durant cette saison au milieu des pistes de ski de Val d'Isère. Construite durant l'Entre-deux-guerres, elle est devenue un haut lieu du Tour de France cycliste. Le col de l'Iseran fait partie du parc national de la Vanoise.


Le col est signalé par la voirie à 2 770 mètres d'altitude mais est indiqué, suivant les cartes, à 2 762 ou 2 764 m. Il s'agit du plus haut col de montagne routier des Alpes et de France. Ce n'est pas la plus haute route des Alpes car celle de la cime de la Bonette atteint les 2 802 mètres d'altitude, mais il ne s'agit cependant pas d'une route de col. La route du glacier de l'Ötztal (en) en Autriche atteint 2 829 m d'altitude.
Il est situé en Savoie dans le parc national de la Vanoise, entre le massif de la Vanoise et les Alpes Grées. Il relie les vallées de l'Arc (Maurienne) et de l'Isère (Tarentaise, pour la partie amont). Le col est dominé par la pointe des Leissières (3 041 mètres).
Il s'agissait au xviie siècle d'un sentier muletier servant notamment à apporter les fromages du Beaufortain sur les marchés du Piémont en empruntant ensuite le col du Mont-Cenis. C'est en 1912 que la décision fut prise d'inclure cet itinéraire dans la Route des Grandes Alpes. En 1929, les travaux de ce tracé routier d'une longueur de 29 kilomètres nécessitèrent l'emploi de 600 ouvriers. Le président de la République Albert Lebrun inaugura cette route le 10 juillet 1937. Pour inaugurer cette nouvelle route, la Poste française émet un timbre en 1937.
Une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Toute-Prudence est édifiée en 1939, selon les plans de l'architecte savoyard Maurice Novarina. Celle-ci est labélisée « Patrimoine du xxe siècle »).

Le col de l'Iseran a été inclus dans le parc national de la Vanoise dès sa création en 1963. La réserve naturelle de l'Iseran, d'une surface de 1 505 hectares, créée par la même occasion, fut déclassée en 2000 après des discussions entre l'État et les acteurs locaux en échange de la création de la réserve naturelle de la Bailletaz (495 hectares) et de la signature d'un arrêté préfectoral de protection de biotope concernant 250 hectares autour du col.
La route d'accès est fermée pendant la saison hivernale. Le site est alors utilisé comme partie intégrante du domaine skiable de Val-d'Isère. Du col, on accède notamment aux remontées mécaniques du glacier du Pisaillas, au plus haut du domaine de la station avalline, à plus de 3 000 m d'altitude. En redescendant vers la vallée, la piste rouge Germain Mattis emprunte sur une partie de son tracé la route enneigée en direction du village du Laisinant à Val d'Isère.


Le col de l'Iseran a été franchi au total à 7 reprises par le Tour de France, dont 5 depuis 1947. Il est classé hors catégorie depuis 1992. Parmi les moments marquants de l'histoire de ce col sur la Grande Boucle figurent l'abandon de Louison Bobet pour son dernier Tour de France en 1959 après avoir franchi le sommet puis l'annulation de ce col et l'étape raccourcie en raison de la neige sur le Tour de France 1996. Voici les coureurs qui ont franchi les premiers le col :
1938 : Félicien Vervaecke
Belgique
1939 : Sylvère Maes 
Belgique (contre-la-montre)
1949 : Pierre Tacca
France
1959 : Adolf Christian
Autriche
1963 : Fernando Manzaneque
Espagne
1992 : Claudio Chiappucci 
Italie
2007 : Yaroslav Popovych
Ukraine
Profil de l'ascension
Le col est entouré par des sommets encore enneigés en été et les températures, dues à l'altitude, sont souvent fraîches même en saison estivale. Un restaurant se trouve à son sommet.
Avec 47 kilomètres depuis Bourg-Saint-Maurice, le versant nord est l'ascension la plus longue de France. De nombreux tunnels sont situés entre le barrage de Tignes et Val-d'Isère. Les quelques kilomètres qui précèdent la station s’effectuent sur une route plane et assez fréquentée par la circulation automobile, c’est pourquoi beaucoup de cyclistes préfèrent démarrer ici. Il reste 17 kilomètres après la station avec quelques points de vue sur la vallée de la Tarentaise, Val d’Isère et le lac de Tignes. Les ultimes kilomètres ont une pente proche de 6 % sauf le dernier affiché à 8 %.


Le versant sud, entamé depuis Bonneval-sur-Arc, classé parmi les plus beaux villages de France, est nettement plus court avec 13,4 kilomètres même si la plupart des coureurs qui le grimpent démarrent de Termignon ou Lanslevillard avec quelques bons pourcentages auparavant notamment dans le col de la Madeleine (1 746 m), homonyme d’un autre géant routier des Alpes souvent emprunté par le Tour de France. Mais comme les sept kilomètres qui précédent Bonneval-sur-Arc sont plats, on considère que c'est ici le vrai départ de l’ascension. Ce versant est toutefois un peu plus pentu malgré un dénivelé plus faible en raison de l’altitude de Bonneval-sur-Arc (1 785 m).


L’intégralité de l’ascension s’effectue au milieu des alpages. La route de la montée apparaît d’entrée sur la montagne à gauche. Les quatre premiers kilomètres s’effectuent sur des pentes rectilignes entrecoupées d’un lacet permettant rapidement de dominer Bonneval-sur-Arc, dans des pourcentages compris entre 7 et 9 %. Après cette entame, un replat à 3 % pendant un kilomètre environ permet de rejoindre le pont de l’Ouille. Cette courte portion plus facile est rapidement suivie par l’un des passages les plus raides de la montée : une ligne droite à plus de 9 % après avoir dépassé un lacet et une ancienne maison communale. Elle est suivie par un autre kilomètre à 8 % avant que la route devienne à nouveau plus roulante, avec une portion à 4 % passant notamment par un court tunnel et permettant d’accéder au pont de la Neige, à moins de trois kilomètres du col. Mais à partir de là, la difficulté se corse à nouveau et les deux derniers kilomètres affichent respectivement 10 puis 8 %.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 21 Aoû - 14:42 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Aix-les-Bains, nommée localement Aix, est une commune et station balnéaire française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
S'élevant sur les rives du plus grand lac naturel d'origine glaciaire de France, le lac du Bourget, cette station touristique fait également partie des importantes villes thermales françaises. 


Considérée cinquième ville la plus romantique d'Europe en 2016 par un classement du site european best destinations. Aix-les-Bains, ville-phare de la Belle Époque de renommée internationale, fut un haut-lieu de villégiature pour les familles princières et les gens fortunés. Si aujourd'hui elle confirme plus que jamais son statut de ville d'eau, il n'en demeure pas moins que le thermalisme n'est plus la principale activité du bassin aixois. La cité compense en partie la perte de ses curistes en développant le tourisme. Elle accueille par ailleurs jusqu'à 200 000 visiteurs, curistes ou touristes, par an dont 112 000 entre juillet et août. Pour bénéficier d'avantages touristiques et d'un rayonnement international, en 2016, une nouvelle marque de territoire concernant Aix-les-Bains et ses alentours est créée : « Aix les Bains Riviera des Alpes ».
Aix-les-Bains possède plusieurs atouts comme ses thermes nationaux ou encore son festival pop-rock, Musilac. La ville possède par ailleurs de nombreux labels, comme celui des villes et villages fleuris où elle affiche quatre fleurs depuis plus de quarante ans.
Aix est aussi une ville industrielle, avec quelques grosses entreprises comme Alstom et le siège des entreprises Léon Grosse, ABB Cellier, Aixam ainsi qu'une manufacture de haute maroquinerie entre autres.
 

Le bassin aixois est situé sur une large dépression qui s'étend entre les communes d'Aix-les-bains et de Chambéry, soit sur une partie du sillon molassique périalpin15. La dépression du bassin est dominée par le chaînon du Mont Revard, où une importante faille est présente : le chevauchement frontal des Bauges. Les calcaires crétacés (Hauterivien, Barrémien et Urgonien), n'affleurent plus qu'au nord (vers Grésy-sur-Aix) et au sud-est où ils séparent Aix de Mouxy. Ailleurs, ce sont les terrains miocènes (Aquitanien) qui dominent dans le ville haute à l'est alors que la ville basse, à l'ouest, en bordure du lac du Bourget et dans la vallée terminale du Tillet, est établie sur des alluvions quaternaires.
La superficie de la commune est de 1 262 hectares ; son altitude varie de 224 à 524 mètres.
La commune est traditionnellement divisée en deux, la ville basse qui occupe les berges du lac à l'ouest et la ville haute, où se trouve le centre-ville, surplombant le lac du Bourget5. La cité s'est d'abord construite sur les hauteurs afin d'éviter les nombreuses crues du lac avant que celui-ci ne soit régulé notamment par le barrage de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) entre le Rhône et le déversoir naturel du lac, le canal de Savières. L'altitude moyenne de la ville est d'environ trois-cent-vingt mètres alors que la partie basse de celle-ci ne se trouve qu'à deux-cent-vingt-quatre mètres, soit au niveau du lac


Le bassin versant de 588 km2 du lac du Bourget est occupé par la station thermale d’Aix-les-Bains, qui le borde sur sa rive est sur environ 3,45 km. Le lac est principalement alimenté au sud par les eaux de la Leysse, et, à l'est, par celles du Tillet et du Sierroz, tous deux passant sur le territoire aixois. De nombreuses espèces de poissons sont visibles dans l'aquarium d'Aix-les-Bains, en provenance du lac. L'esplanade du Lac est délimitée au nord et au sud par respectivement le « Grand port » et le « Petit port » constituant ainsi le port de plaisance aixois qui est le plus vaste d’eau douce du pays avec plus de 1 500 emplacements pour les plaisanciers du lac, les bateaux trouvant un emplacement estival ou annuel.
D'autres petits cours d'eau traversent également le territoire aixois, visibles en dehors de sa partie très urbanisée. On peut citer La Chaudanne ou bien le Nant de l'Abbaye
Aix est un toponyme de forme romane désignant un lieu de sources thermales ou une ville d'eaux . Le mot est dérivé de l'ablatif pluriel aquis « aux eaux » de aqua, « eau ».
Aix-les-Bains, ville fondée au ier siècle de notre ère, n’est que rarement citée dans les textes épigraphiques, et jamais par les auteurs romains connus. Toutefois, deux inscriptions conservées par le musée archéologique font mention d’Aquæ (« les Eaux ») et d’Aquensis (« les habitants du lieu des Eaux »), et nous renseignent donc sur l’appellation de ce vicus dépendant de la cité de Vienne. Le chanoine Adolphe Gros rappelle que des historiens de la région comme Jean-Louis Grillet ou Jules-Joseph Vernier ont tenté de faire le lien entre la ville d'Aix et avec des épithètes fantaisistes, voire apocryphes, Aquæ Allobrogum, Aquæ Domitianæ, Aquæ Gratiane que l'archiviste paléographe Félix Bourquelot précise sans mentions historiques. Elles connurent toutefois un certain succès puisque que Aquæ Gratiane se retrouve inscrite sur le fronton des Thermes nationaux de 1934 à 1968.
La cité est mentionnée par contre durant la période médiévale. Une charte de donation de la terre royale d’Aix en 1011, par le roi de Bourgogne Rodolphe III à sa femme Ermengarde, indique Aquis villam. Un autre document du Décanat de Saint-André de Savoie daté de 1014, d'après le chanoine François Trépier, mentionne la ville dans l'expression in pago Gratianopolitano seu Savoiense, hoc est Aquis ou encore dans le Cartulaire de Grenoble Locus qui dicitur ad Aquis. Le in pago Gratianopolitano indiquant simplement qu’Aix tout comme le décanat de Savoie faisaient partie du diocèse de Grenoble. On trouve par la suite in oppido Aquis (1184), Aiç (1202), Aquae (1488), Ais in Sabaudia (d'après André Baccius, dans son livre Des Thermes, publié en 1571). En vieux français, Aix s'écrit et se prononce Ais.
Lors de l'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, la ville est Aix ou Aix-les-Bains (1793 et 1801), puis pendant la période Aix Mont-Blanc, avant de redevenir Aix en Savoie au cours du xixe siècle.
En francoprovençal, la commune s'écrit Ésse selon la graphie de Conflans ou encore Éx selon l'ORB


Les historiens s’accordent à dire qu’Aix est née de ses sources d’eau à l’époque romaine, sur les restes d’un habitat celtique. Les premières occupations du site ont été datées par Alain Canal du premier siècle avant notre ère, cependant rien ne permet d’attribuer ces vestiges à un habitat fixe121. Il ne nous reste que les ruines d’établissements publics et l’on serait bien en peine d’établir une esquisse de « l’Aquae » antique. La situation administrative du lieu est connue par l’épigraphie, qui nous apprend qu’Aix était au ier siècle de notre ère un « vicus », doté d’un conseil de « decemlecti » (conseil municipal de dix membres)129, faisant administrativement parti de la cité de Vienne. Quelques citoyens vivaient là avec, semble-t-il, des moyens assez importants pour offrir aux dieux un bois sacré, une vigne ou se faire construire un arc funéraire pour le cas de la famille des Campanii.
Les archéologues nous ont fait découvrir au cours de leurs fouilles, un important complexe thermal, à proximité immédiate des sources. Sur une terrasse inférieure, à l’ouest, se trouvait l’arc de Campanus, probablement construit au ier siècle et, plus en aval, une seconde terrasse portait le temple dit de « Diane », qui avait remplacé au iie siècle un édifice circulaire plus ancien, probablement contemporain de l’arc. Des vestiges de nécropoles ont été dégagés au nord du temple. Le parc des Thermes ainsi que différents autres lieux éparpillés en ville, renferment de nombreux vestiges très divers : restes de nécropoles, poteries, etc.. Cependant, aucune pièce maîtresse qui aurait conduit à des fouilles archéologiques approfondies n'est présente. À défaut, rien ne nous permet de connaître le vicus gallo romain d’Aquae, ni dans son étendue, ni dans la disposition de son habitat. Où les « Romains » habitaient-t-ils ? Où se situaient leurs exploitations agricoles, les villages de leur personnel ; quelles étaient les activités du vicus ? Les seuls indices sont issus de la carte archéologique des vestiges dressée par les services archéologiques de la Drac, et l'archéologue Alain Canal. Celui-ci permet alors de conclure que « Paradoxalement, si Aix à livré de nombreux documents illustrant l’ancienneté du site et la qualité de l’urbanisme monumental dès le début de l’Empire, nous n’avons aucune connaissance précise sur l’ordonnance de cette bourgade ».
En guise de synthèse, l'histoire de la période peut se résumer à l’occupation du site du centre ville depuis le ier siècle avant notre ère, puis par un aménagement progressif de la zone entre les Ier et iie siècles. L’occupation semble s’être faite à partir de l’édification progressive du complexe thermal, autour duquel rayonnaient des édifices monumentaux présentés sur un système de terrasses, qui ont évolué plusieurs fois au cours de la période romaine. Si les sources chaudes furent à l’origine de l’emplacement choisi d’autres facteurs, comme la qualité du site, ont peut-être été déterminant


La connaissance de l’histoire d’Aix déjà bien pauvre à l'époque romaine, s’obscurcie encore par suite du manque de sources concernant la fin de l’Empire romain et le haut Moyen Âge. Nous en sommes réduits à des conjectures en étudiant les destructions dues aux invasions barbares qui ont laissé des traces d’incendies sur les villas gallo-romaines des environs. Toujours est-il que les thermes romains d’Aix tombent en ruine à partir du ve siècle et que la trace des aménagements urbains se perd.
Aix n'est de nouveau mentionné dans les sources qu’au ixe siècle, en 867, puis en 1011 au travers de chartes et de donnations. Dans ces dernières, le roi Rodolphe III de Bourgogne fait don de la villa d’Aix, qualifiée de siège royal, avec ses colons et ses esclaves à sa femme Ermengarde qui, à son tour, les transmets à l’évêché de Grenoble. Cette charte nous apprend qu’Aix est une bourgade, possédant une église et des domaines agricoles. L'évêque Hugues de Grenoble en fit ensuite don au monastère Saint-Martin de Miséréré, au début du xiie siècle. Celui-ci érigea l’église en prieuré cure, sous le vocable de Sainte Marie.
Le cartulaire de saint Hugues révèle, à la fin du xiie siècle, l’existence de deux autres paroisses, celle de Saint-Simond avec son église et celle de Saint-Hippolyte avec aussi un petit prieuré. La géographie urbaine commence à s’éclaircir : il faut imaginer la petite bourgade, enserrée dans ses remparts, dont personne ne sait quand ils ont été construits. Le point central de la cité est le prieuré, à proximité de l’ancien temple romain. Ce centre pourrait être aussi le centre administratif puisqu’au moins depuis le xiiie siècle, Aix est une seigneurie inféodée à la famille de Seyssel, qui y possède un château qui, même si nous ne savons pas le situer avec certitude était probablement à l’emplacement du château actuel. Deux hameaux sont attestés, Saint-Hyppolite, à proximité immédiate de la ville mais hors les remparts, avec comme centre un petit prieuré et à son côté, actuellement sous la villa Chevalley, une maison forte, « maison forte de Saint-Pol », dépendant de la famille de Savoie que les dernières études datent du xiiie siècle. Un second village d’importance apparaît, Saint Sigismond, doté lui aussi d’une église et d’un cimetière, érigée en paroisse, membre dépendant de Saint Hyppolite.
Les textes laissent supposer l’existence des autres villages dont la trace certifiée qu’à partir de 1561, lors du dénombrement général de la population pour la gabelle du sel. À cette époque, sur les 1095 habitants d’Aix, 46 % logent dans le bourg ; Saint Simond compte 125 habitants, Puer 91, Choudy 87, Lafin 86, et le reste des hameaux, soit une dizaine, se partagent le reste. (Marlioz ayant échappé à nos sources). Cette géographie de l’habitat semble figée jusqu’à la fin du xixe siècle. L'abbaye voisine d'Hautecombe possédait à Aix un assez grand domaine sur le haut de Saint Simond.
Au début du xvie siècle, l'antique église Sainte-Marie fut victime d'un incendie dévastateur. Pour la reconstruire les Aixois firent appellent à Claude de Seyssel, un membre de la famille seigneurial de la ville, qui s'était élevé à la dignité épiscopale. Il était en effet évêque d'Albi, et surtout conseiller particulier du roi de France Louis XII. Il est aussi l'auteur d'un certain nombre de traités de droit. Grâce à son appui les De Seyssel purent faire édifier une église collégiale, dotée d'un chapitre de douze chanoines, commandé par un doyen, dont la nomination revenait au comte. Une église fut édifiée sur la place, voisine du cimetière, qui comportait un chœur de style gothique flamboyant. Si le chœur appartenait à la collégiale, la nef elle, appartenait aux paroissiens et présentait un aspect plus sommaire. D'ailleurs la voûte mal construite s'écroula en 1644. Parmi les chapelles latérales, l'une était réservée aux De Seyssel d'Aix qui y enterraient leurs morts. La collégiale, devenu entièrement paroissiale après la Révolution, fut démolie en 1909, après la construction de la nouvelle église. Cette église était connue pour abriter une relique de la vraie croix, que l'on venait vénérer d'assez loin. C'est aussi à la fin du Moyen Âge que le château seigneurial d'Aix fut reconstruit. Le plafond de la grande salle du rez-de-chaussée est daté de 1400 quant à l'escalier d'honneur, il fut construit vers 1590.


Le 9 avril 1739, un gigantesque incendie se déclare au centre-ville et détruisit 80 maisons, soit près de la moitié de la ville. Pour la reconstruction on fait appel aux subsides du roi, qui imposa un plan d’alignement dont la réalisation fut confiée à l’ingénieur Garella. Ce plan allait plus loin qu’un simple plan de reconstruction puisqu’il prévoyait un véritable alignement des rues, et imposait certaines règles d’urbanisme comme, par exemple la construction de maisons de deux étages et d’un rez-de-chaussée ; il interdisait également les toits en chaume. Toutefois il était très limité dans son périmètre puisqu’il ne concernait que le quartier incendié, soit la rue principale (rue Albert-Ier), la place centrale (place Carnot) et la rue des Bains.
Au début du xviie siècle, les Aixois et le monde médical avaient commencé à être sensibilisés à la valeur des sources d’eau chaude d’Aix, grâce aux célèbres écrits du médecin dauphinois Jean Baptiste Cabias, qui fut suivi en ce domaine par d’autres médecins de renommée. En effet, depuis l’antiquité l’exploitation des sources d’eau chaude n’avait jamais totalement oubliée. On se baignait à Aix au Moyen Âge et jusqu’à la fin du xviiie siècle, soit dans la seule piscine romaine existant encore, à l’air libre, soit chez l’habitant où l’on se faisait apporter l’eau thermale par porteur. Le roi de France Henri IV passe pour avoir fortement apprécié son bain aixois, selon Jean Baptiste Cabias. En 1737, afin de protéger les eaux thermales des infiltrations d’eau du ruisseau qui traversaient la ville, un important chantier fut programmé par l’Intendance générale. Cela modifia la distribution urbaine du centre ville, puisqu’il fallut creuser un nouveau lit au ruisseau des moulins, à l’extérieur des remparts. Il fallut aussi reconstruire les quatre moulins du marquis d’Aix, jusque là en centre ville, le long du nouveau canal (actuellement montée des moulins). C’est au duc de Chablais, fils du roi Victor Amédée III, qu’Aix doit sa renaissance, car c’est lui qui après avoir goûté au bienfait des sources et s’y être trouvé mal logé, suggéra au roi, la construction d’un établissement thermal. Par billet royal du 11 juin 1776 le roi Victor Amédée III chargea le comte de Robiland de dresser les plans d’un établissement de bains. Celui-ci fut construit de 1779 à 1783 sous la direction de l’ingénieur Capellini. Cette date marque aussi le début de la démolition de l’ancien centre ville, car à la suite de cette construction imposante, on commença à dégager les alentours des maisons pour créer une place. Ce premier établissement thermal devint un facteur important de développement.
Pendant toute cette période et jusqu’à la Révolution, la ville accueillie un nombre à peu près stable d’environ 600 curistes l’an, dont une majorité de Français. Consécutivement la population augmenta, comme de nombreuses villes à cette époque, avec environ 1700 habitants en 1793. En 1783, pour agrémenter la vie des curistes, le conseil de la commune fait édifier une promenade publique paysagée : le Gigot, actuellement square A.-Boucher. Elle était alors bordée de marronniers et avait été dessinée par l’architecte Louis Lampro. Mise à part les jardins privés, c’est là la naissance du premier acte d’urbanisme concernant les espaces verts, qui donna un coup de pouce au développement de la ville de ce côté des remparts, le long de la route de Genève. En 1792 les troupes révolutionnaires françaises, sous le commandement de Montesquiou, entrent en Savoie. Le thermalisme marque alors le pas. Les thermes sont réquisitionnés par les armées de la République, qui y envoie les soldats blessés en convalescence. Mais c’est par ailleurs une occasion de faire connaître Aix au plus grand nombre. La Révolution aboutie, abolit les privilèges de la noblesse locale, et permet surtout à la ville de ne pas payer au seigneur marquis d’Aix l’importante somme d’argent qu’elle lui devait à la suite du rachat des droits seigneuriaux (la ville n’avait pas de charte de franchise). En outre la liberté du commerce instauré donne un nouveau souffle à la création d’une économie basée sur l’exploitation des sources thermales, dès la paix retrouvée. On assiste alors au développement de pensions, d’hôtels, de cabarets et de restaurants entre autres. En revanche, la Révolution laisse ses marques sur les biens d’église : abandon de la collégiale, destruction du clocher et du mobilier d’église.
C’est au bord du lac qu’il faut se déplacer pour trouver la nouveauté160. Le petit môle portuaire de Puer, construit sous l’Ancien Régime (1720) devient un véritable port. D’abord fréquenté par les bateaux ravitaillant les troupes de l’Armée des Alpes, doté d’un magasin militaire, il est progressivement aménagé pour l’exportation de marchandises et notamment de la verroterie issue des ateliers installés au bord du lac. Désormais l’on l’appelle le Port de Puer. Le développement de ce quartier impliqua la mise en état de « l’avenue du Lac » et toute cette activité attira les premières constructions en alignement le long de cette voie fréquentée, hors du centre et des villages existants


Avec l'Empire, le thermalisme redevient important sur la cité thermale. C'est à cette période que des personnalités mondiales viennent à Aix-les-Bains comme la famille Bonaparte. Ainsi, les curistes arrivent en masse avec plus de 1 200 personnes recensées en 1808.
Au niveau de l'urbanisme, un plan d'embellissement des rues est adopté le 27 juillet de la même année. Il a pour objectif de « redresser les rues en fonction de l'établissement thermal ». Un itinéraire de délestage est même prévu et de nouveaux axes périphériques sont créés permettant à la ville de s'agrandir à ses extrémités.
En octobre 1816, le premier séjour d'Alphonse de Lamartine dans la cité thermale constitue l'un des éléments fondateurs du mouvement artistique le Romantisme. De retour à Aix-les-Bains l'année suivante, il noiera sa solitude en écrivant les premiers vers du poème Le Lac.
En 1860, grâce à l'annexion de la Savoie par la France, les difficultés douanières qui perturbent l'économie aixoise sont supprimées. En 1866, le château des marquis d'Aix est racheté ce qui permet d'y établir un hôtel de ville ; ainsi, le bâtiment prend une fonction administrative. La voie ferrée et la construction de la gare, actuellement gare d'Aix-les-Bains-Le Revard, en 1866, transforment d'une manière assez importante le paysage urbain aixois, en le séparant en deux zones bien délimitées. Une nouvelle voie est créée, l'actuelle avenue Charles-de-Gaulle.
Grâce aux nombreux aménagements établis par la municipalité, l'économie thermale progresse d'une manière fulgurante. Près de 8 000 curistes sont dénombrés en 1870, environ 14 000 en 1875 et 24 000 dix ans plus tard, en 1885. Le grand Port et les abords du lac deviennent des lieux hautement touristiques à la fin du xixe siècle. Cet essor économique favorise la création de palace et d'hôtels prestigieux. Vers les années 1880, l'urbanisation avance sur les coteaux d'Aix-les-Bains au détriment des activités agricoles et viticoles.
En 1892 est inaugurée par Jules Roche, alors ministre du Commerce et de l'Industrie, la ligne nouvelle du petit train à crémaillère reliant Aix au plateau du Revard. Elle disposait de sept machines permettant de transporter jusqu'à 550 passagers. La ligne a été fermée au transport des voyageurs le 25 octobre 1935 mais a continué en 1936 pour les transport des marchandises et des matériaux utilisés pour la construction du nouveau téléphérique (présentant à l'époque la plus longue portée du Monde) capable de transporter avec deux cabines 40 personnes en 10 minutes d'Aix à la station de montagne du Revard. Victime d'un grave incident mécanique en mai 1968 (qui fort heureusement n'aura causé aucune mort) et faute de moyens financiers, il cesse toute activité en 1969 ; supplanté par la route. Le Revard demeure néanmoins le deuxième site naturel le plus visité en Savoie


Durant la Première Guerre mondiale, l'activité économique et thermale de la cité s'éteint malgré une diversification des activités vers les années 1920. Une grande usine de constructions électriques est implantée sur Aix pendant la Grande Guerre. Après la première guerre, la ville reprend vie et de nouveaux aménagements du territoire sont planifiés. Des logements et des quartiers se développent alors.
Puis vient la Seconde Guerre mondiale avec les combats qui débutent dans les Alpes. L'armée italienne, commandée par Umberto de Savoie et le général Alfredo Guzzoni, formée par 22 divisions et 321 000 hommes se lancent sur les secteurs du Petit-Saint-Bernard et du Mont-Cenis. Face à eux, 185 000 hommes du général René Olry réussissent à résister. Dans la vallée, les Allemands passent le Rhône à Culoz et entrent dans Aix-les-Bains, Chambéry n'est pas encore tombée. La signature de l'armistice le 22 juin 1940 met fin aux combats. Mais un second armistice est signé avec l'Italie le 24 juin qui exige l'occupation de la Haute-Tarentaise et la démilitarisation de la frontière. Cette situation va devenir explosive sur tout le département.
Enfin, après les deux guerres, Aix s'oriente de nouveau vers le thermalisme. Elle devient même la première station thermale de France dans les années 1980 avec près de 60 000 curistes. L'aristocratie étant moins présente, la ville attire petit à petit une clientèle de masse et, en conséquence, la plupart des palaces et grands hôtels ferment leurs portes dans les années 1950 et 1960. La population augmente alors fortement et de nouveaux lotissements sont construits durant les Trente Glorieuses notamment


Pour en savoir plus: Aix-les-Bains — Wikipédia 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Lun 22 Aoû - 06:31 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Bourg-Saint-Maurice (en arpitan Le Bôrg) est une commune située dans la vallée de la Tarentaise, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La ville se situe à 840 m d'altitude, au bord de l'Isère. Le point culminant de la commune se situe à l'Aiguille des Glaciers à 3 816 m.
Sa station de sports d'hiver, les Arcs, offre un domaine skiable culminant à 3 226 mètres (Aiguille Rouge). La station et les nombreux sommets accessibles en ski offrent des panoramas sur la vallée de la Tarentaise et le mont Blanc.


La ville de Bourg-Saint-Maurice se tient sur le site de l'antique Bergintrum (ou Bergentrum), datée de l'époque gallo-romaine. À la fin de l'époque romaine, la ville prend le nom de Saint Maurice, dont le culte s'est massivement répandu dans les Alpes à la suite de son martyre, pour devenir Ecclesia Sancti Mauricii ; le terme Bourg n'apparaissant qu'au xve siècle. Après une courte période révolutionnaire, la ville prend son nom définitif au xixe siècle. Pendant la Révolution française, les révolutionnaires français passèrent la frontière entre la Savoie et la France. Ils renommèrent la ville Nargue-Sarde en 1794, qui garda ce nom jusqu'à la fin de la première annexion en 1815 (voir Histoire de la Savoie).
La ville se situait sur la voie romaine menant de Turin à Lyon, passant par le col du Petit-Saint-Bernard, au bord d'un petit ruisseau, le Bergintra (aujourd'hui : le Charbonnet), d'où son nom antique de Bergintrum.
Les voyageurs qui voulaient se rendre à Genève, prenaient la direction du village du Châtelard, passaient par le village des Échines, le chemin de la pierre à Cupules, les thermes de Bonneval, la vallée des Chapieux, le Cormet de Roselend, puis Arêches-Beaufort.
La zone de Trèves, « trivium » en latin (trois chemins), sur la commune de Séez accolée à l'Ilaz « isle » (rocher en celtique), nous donne l'indication des trois chemins possibles depuis Bourg-Saint-Maurice / Séez : Lyon, Genève, Turin.
Le village du Châtelard, fortifié à l'époque médiévale, surplombe le rocher au pied duquel passe la voie romaine, verrou naturel emprunté par tous depuis des temps immémoriaux.
La vie économique est fortement marquée par le tourisme (avec la proximité des grandes stations de ski de la Tarentaise) et la caserne militaire du 7e BCA créée en 1962. Celle-ci disparaissant de la commune fin 2012, Bourg-Saint-Maurice va perdre environ 2200 habitants, et retrouver son niveau de population du début des années quatre-vingt


Bourg-Saint-Maurice a déjà accueilli trois fois (1969, 1987, 2002) les championnats du monde de slalom de Canoë-Kayak et accueille régulièrement les championnats de France de slalom Canoë/Kayak comme en juillet 2007.
Culture locale et patrimoine
La chapelle Saint-Grat sur le village de Vulmix, construite au début du xve siècle. L'intérieur est décorée de fresques murales narrant comment saint Grat est allé chercher en Palestine la tête de saint Jean-Baptiste.
Le bassin de slalom de canoë-kayak sur l'Isère est l'un des plus prestigieux et des plus difficiles du monde. Il accueille très régulièrement les championnats de France (en 2004, 2005, 2006, 2007 notamment) et a plusieurs fois servit de repère pour les Championnats du Monde (1969, 1987, 2002).
Les espaces verts sont principalement situés le long de l'Isère coté village, où un grand parc arboré a été aménagé avec un parcours de jogging équipé d'obstacles et de nombreuses pistes cyclables…
En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 23 Aoû - 07:44 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Albertville est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Située au cœur des Alpes, la commune se trouve à la confluence de l'Isère et de son affluent l'Arly, marquant également la jonction des vallées de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, et en amont de la Combe de Savoie. Cette situation géographique lui vaut actuellement le surnom de Carrefour des Quatre Vallées. Sa situation géographique et ses atouts montagnards permirent à la ville d’accueillir les XVIe Jeux olympiques d'hiver de 1992 même si la plupart des épreuves se déroulaient dans les nombreuses stations alentours .


La commune d'Albertville se trouve aux portes de plusieurs vallées alpines du département de la Savoie. Elle est en effet située à la limite de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, en amont de la Combe de Savoie.
Albertville s'est développé sur le cours de la rivière Arly, avant sa jonction avec l’Isère, situé en partie au sud-ouest de la commune. Les massifs alentours sont pour leur part les Bauges (à l'ouest), le Beaufortain (au nord), la Lauzière (au sud) et le grand Arc .
Les sommets observables depuis Albertville sont la Belle Étoile, la Dent de Cons, la Négresse, la Roche Pourrie, le Mirantin, la Pointe de la Grande Journée et la chaîne du Grand Arc.
Albertville tient son nom du roi de Sardaigne Charles-Albert, fondateur de cette ville en 1835.
En franco-provençal, la commune s'écrit Arbevela selon la graphie de Conflans ou encore Arbèrtvile selon l'ORB

À l’époque romaine, le bourg sur le roc constituait un point important de la voie Milan-Vienne. Situé à la confluence de l’Arly et de l’Isère, les Romains baptisèrent la cité : « ad confluentes », d’où son nom. La plaine était quant à elle occupée par les douaniers et constituait le poste frontière de « ad publicanos » (du latin publicanus : le fermier d’impôt, ici, le douanier).
À la fin du xiie siècle, les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem fondèrent une maison hospitalière pour accueillir les voyageurs et les pèlerins. Tout autour, un village se développe : l’Hôpital. En 1216, il est fait pour la première fois mention de l’Hôpital-sous-Conflans, puis, en 1287, la ville prend le nom de Villefranche de l’Hôpital.


Au cours des siècles, la ville, suivant les faits historiques de la Savoie, a appartenu aux comtes et ducs de Savoie, qui deviennent rois de Sardaigne, et a été quelquefois occupée par les armées françaises, jusqu’à la réunion à la France en 1860. En 1801, après la conquête de la Savoie par Bonaparte, elle prit temporairement le nom de Conflent.

Ce ne fut qu’en 1835, avec l'ordonnance du 19 décembre, que le roi de Sardaigne Charles-Albert réunit les deux bourgs de Conflans et de l’Hôpital pour former Albertville1. « Dans l'intérêt réciproque des deux villes de Conflans et de l'Hôpital, il a été reconnu que leur réunion en un seul corps de communauté sera pour leurs habitants respectifs une somme d'avantages d'autant plus précieux qu'ils leur seront offerts par la nature même des lieux ». En 1965 la commune limitrophe de Saint Sigismond fusionne avec Albertville et devient ainsi un quartier.
Au xxe siècle, l'industrie électrochimique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français.

  

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 06:49 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Courchevel est une station de sports d'hiver de la vallée de la Tarentaise, située sur le territoire communal de Saint-Bon-Tarentaise, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes. Première station française aménagée en site vierge en 1946, elle fait partie du domaine skiable des Trois-Vallées.
La station est organisée autour de cinq villages : Saint-Bon-Tarentaise (chef-lieu communal), Courchevel Le Praz (appelé avant 2011 Courchevel 1300), Courchevel Village (anciennement Courchevel 1500), Courchevel Moriond (anciennement Courchevel 1650) et enfin Courchevel (anciennement Courchevel 1850). Ce dernier, qui donne son nom à la station, est le premier noyau de développement où s'applique le travail de l'architecte urbaniste Laurent Chappis et de l'ingénieur Maurice Michaud. Cette nouvelle urbanisation de la montagne a fait l'objet d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998, et une trentaine de sites sont protégés au titre des monuments historiques.
La station ne se limite pas à la seule saison hivernale et ses pratiques du ski, elle s'est équipée notamment d'infrastructures collectives de loisirs et sportives, comme un centre aqualudique ouvert en décembre 2015, et propose d'autres pratiques en lien avec la montagne durant l'été, avec la randonnée ou le VTT, mais aussi son festival international d'art pyrotechnique ou encore l'organisation d'exposition d'art contemporain.
Courchevel bénéficie généralement d'une image « haut de gamme » tant dans les médias nationaux et internationaux que dans la littérature plus spécialisée, au même titre que d'autres stations savoyardes.


La station de sports d'hiver de Courchevel est située dans le massif de la Vanoise, sur les versants de la vallée de la Tarentaise, dans la partie orientale du département de la Savoie.
Son domaine skiable débute à 1 100 mètres d'altitude et est orienté au nord, en contrebas des sommets de la Croix du Verdon (2 738 m), de la Saulire (2 668 m, le point culminant de la station) et de l'Aiguille du Fruit (3 051 m).
Les villages de la station et le domaine se sont ainsi établis sur un ensemble de vallons dont les ruisseaux aboutissent au torrent de la Rosière, qui se jette plus bas dans le doron de Bozel. Ils couvrent par ailleurs 528 hectares de montagne et se développent sur « les pentes des Tovés, Plantré, Chenus et Verdons, les Creux, Ariondaz, les Avals, Moriond ».
La vallée de Courchevel est la plus orientale des vallées formant le domaine skiable des Trois-Vallées. Elle jouxte la vallée des Allues où se situe principalement la station de Méribel avec laquelle deux accès existent au niveau du col de la Loze (2 274 m) et le sommet de la Saulire (2 738 m). La partie en aval de cette vallée comprend également la station de La Tania sur la commune de La Perrière, laquelle est par ailleurs directement reliée par la route au village du Praz (Courchevel 1300).

Les débuts touristiques du site de Courchevel se font avec l'ouverture du tout premier hôtel, le Lac Bleu, installé dans le chef-lieu de Saint-Bon dès 1908 pour accueillir des touristes, venant alors principalement de la station thermale de Brides-les-Bains10, durant la période estivale. Ce tourisme se développe, certains touristes font construire des villas et des locaux aménagent des locations. Le tourisme hivernal prend son essor en parallèle avant l'année 1914 avec des aménagements sur les sommets environnants par les alpinistes. L'hydrologue lyonnais Aimé Coutagne, directeur de l'usine de Pomblière à Saint-Marcel (plus bas dans la vallée), décrit sur les pages de La Revue Alpine du Club alpin français, entre 1902 et 1912, les « grands itinéraires à ski des pentes de Saint-Bon ».
En 1920, les premières leçons de ski sont données sur les pentes autour du village par de nouveaux moniteurs diplômés, dont le premier est Jean Pachod. En 1925, le maire de la commune ouvre son propre hôtel et le ski-club de Lyon organise une compétition chaque année sur le territoire de la commune avec la descente depuis le Roc Merlet. C'est par ailleurs à cette période, durant les années 1920, que le site de Saint-Bon fait l'objet de visites ayant pour objectif de choisir un site pour une station de sports d'hiver. Plus précisément, la première idée de ski alpin à cet emplacement apparait en 1925 avec le skieur anglais Arnold Lunn qui découvre alors les trois vallées, incluant celle de Saint-Bon, et fait part de cette idée à des investisseurs anglais. C'est finalement au cours de la décennie suivante qu'est envisagée la possibilité de mettre en place des installations permettant de relier Saint-Bon aux Allues et aux Bellevilles.
Alors que l'année 1925 marque également l'ouverture de l'hôtel du Lac Bleu durant l'hiver16, le développement des premiers chalets-hôtels se fait aux débuts des années 1930 dans les hameaux du Praz, de Courchevel et de Montrion, après ceux du chef-lieu, avec la naissance de la première école de ski. Le prêtre alsacien Schilz construit lui-même 22 chalets-refuges au niveau de Moriond ou dans les autres hameaux. L'accès à ce village n'est d'ailleurs pas carrossable, mais il possède déjà une remontée mécanique, puis un hôtel en 1939. Au niveau du hameau non-permanent de Courchevel (la future Courchevel 1550), deux téléskis sont aménagés avant guerre. En 1937, s'y installe, à l'initiative du colonel Fay, l'hôtel Roc Merlet. L'hôtel de La Viselle est réalisé pour l'hiver 1946.
Le développement des sports d'hiver permet les premiers aménagements urbains dans les années 1930. C'est ainsi que la construction d'un téléphérique entre Saint-Bon et l'Ardionaz est imaginée en 1934, alors que la commune de Saint-Bon possède d'ores et déjà une capacité d'accueil de 600 personnes. L'année suivante, le site est également repéré par le commissariat au Tourisme qui y voit l'emplacement d'une future « superstation » de sports d'hiver. Le projet d'une station de sports d'hiver à Montriond remonte pour sa part à 1939


En 1942, les membres du Commissariat général à l'éducation générale et sportive (CGEGS) de Vichy réalisent un rapport indiquant le choix des Trois-Vallées pour l'implantation d'un domaine skiable de niveau international, pouvant concurrencer les stations italiennes, suisses ou autrichiennes. Le site des Trois-Vallées fait partie des trois missions, avec le groupe de Chamonix-Megève et celui, privilégié, de Vars dans le département des Hautes-Alpes, que le CGEGS lance. D'ailleurs, ce lieu d'implantation fait partie d'une option parmi d'autres stations de la Vanoise comme Tignes ou encore Val-d'Isère. Cette « mission d'études de la région de Belleville, des Allues et de Saint-Bon » est aussi dite « Mission 42».
En 1945, bien que Courchevel 1550 soit déjà équipée pour la pratique des sports d'hiver, le conseil général de la Savoie ambitionne un développement plus important. En particulier, Pierre Cot (progressiste, apparenté PCF) et Pierre de La Gontrie (radical-socialiste) soutiendront la construction de cette station, dotée de nombreux logements, pour à la fois lancer le développement économique de la Savoie (en reprenant un projet touristique du régime de Vichy) et offrir des loisirs à prix modestes pour rendre la montagne accessible à tous.
La réalisation concrète de ce projet démarre le 3 mai 1946 lorsque la commune de Saint-Bon signe une convention par laquelle elle cède les territoires nécessaires au conseil général, afin de permettre la mise en valeur de cet espace et par-delà celui du département. Cet acte marque la naissance de la future grande station de Courchevel.
Le conseil général fait alors appel à l'architecte urbaniste Laurent Chappis et à l'ingénieur Maurice Michaud dans le but d'aménager les sites, la station devant sortir de terre dans les cinq ans. La construction de cette station de deuxième génération répond à une « approche par l'offre », où les nouvelles infrastructures génèrent un développement de l’appétence pour les sports d'hiver. La construction de Courchevel, en particulier, illustre l'émergence d'une « véritable doctrine d'aménagement touristique de la montagne », avec un fort interventionnisme public, notamment de la part des services de l'équipement, et la mise en place d'une rationalisation économique de type fordiste de la construction de la station.
Les premiers travaux sont réalisés difficilement, les matériaux étant montés à dos d'hommes et de mulets, comme les poteaux de bois des remonte-pentes des Tovets et de la Loze, inaugurés en 1946 par le skieur Jean Blanc et l’équipe de France de ski. L'hôtel départemental des 3 Vallées est lui aussi bâti sans matériels mécaniques entre 1946 et 1948, y compris avec l'aide de prisonniers de guerre allemands.
Le premier accès à la station en voiture a lieu en 1948. Cette année marque également le tournant de la station vers une clientèle plus aisée pour la rentabilité des remontées mécaniques. L'essor se poursuit grâce à la nouvelle possibilité d'achat de dommages de guerre à 50 % voire 35 % de leur valeur à réinvestir dans l'industrie, Courchevel ayant pu en bénéficier au titre de l'« industrie touristique »


La vocation initiale de Courchevel, station pour le tourisme social et ouverte au plus grand nombre, est abandonnée au milieu des années 1950 en raison d'un manque de soutien financier de la part des institutions publiques. Le journaliste Gilles de La Rocque, fondateur du Ski-club international des journalistes en 1955, devient, sur la proposition d'Émile Allais, champion olympique, le directeur de l'office de tourisme de Courchevel de 1960 à 1982. Il lance avec le concours des hôteliers et commerçants une bourse des neiges, destinée à des étudiants de milieux défavorisés. Il contribue par ailleurs à la réputation de Courchevel dans le monde entier, à la suite de missions effectuées tant aux États-Unis, Canada, Afrique qu'en Europe de l'Est. Cet axe international est conforté par une politique culturelle, étayée par la création d'une Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne (FACIM), dotée d'un auditorium à 2 000 mètres d'altitude au « Jardin Alpin », qui a attiré les plus grands musiciens internationaux. Cette orientation a été largement remise en cause au début du xxie siècle, la station ayant depuis privilégié le séjour de personnalités du show-biz et de l'élite fortunée, Courchevel 1850 devenant un haut lieu de la Jet set, alors que les trois autres villages sont relativement moins prisés, étant plutôt considérés comme « familiaux ».
Les années 1950 marquent également la poursuite de l’accroissement du nombre d'établissements hôteliers de la station, atteignant en particulier un certain niveau de confort inédit. Du côté des remontées mécaniques, le téléphérique de la Saulire, comprenant alors deux cabines de 30 places, est mis en service en décembre 1952. Au total, en 1958, la station de Courchevel compte dix remontées mécaniques, huit kilomètres de voirie, 51 commerces et 210 bâtiments pour un total de 2 843 lits.
Le 19 février 1959, le village de Moriond obtient sa séparation de la commune de Bozel pour un rattachement à Saint-Bon-Tarentaise. La même année, la station acquiert son premier engin de damage chenillé et l'année 1961 marque la création de l'altiport de Courchevel.
En 1967, le développement de la station a été tel que la Commission interministérielle de l’aménagement de la montagne (CIAM) a, dans son tout premier rapport, indiqué s'être « penchée sur Courchevel, spécialement sur le danger de surpopulation dans les stations satellites de Moriond, Courchevel 1550 et le Praz ». Finalement, en 1969, le département de la Savoie cède une grande partie de ses terrains en périmètre lotis à la commune de Saint-Bon.
Durant les années 1970, la station se dote des cabines de type SP4 des sociétés Poma et Sigma, surnommées « les œufs » du fait de leur forme ovoïde. Ils prendront avec le temps de la valeur auprès des passionnés et des nostalgiques de cette époque

Lors de l'aventure des Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville, la station est choisie pour accueillir les épreuves de combiné nordique et de saut à ski. Ce choix vient confirmer le développement dans les années 1950 d'un site dédié à cette pratique. De plus, une politique d'embellissement et de rénovation, et la mise en place d'une infrastructure de loisirs permanent, montrent que Courchevel utilise les Jeux olympiques pour conserver son rang parmi les grandes stations mondiales. En 1992, la station est consacrée comme la plus belle du monde par le quotidien allemand Die Welt.
En outre, la réputation de la station et la qualité de ses hôtels conduiront les membres du CIO a y séjourner plutôt que dans les villages officiels de Brides-les-Bains, de La Tania et de Valmorel, notamment pour l'ouverture de la 98e session du CIO.
Malgré le ralentissement économique, trois hôtels 4 étoiles existent à Courchevel en 1990 (de 1 000 à 3 200 francs la journée en demi-pension) quand une partie des familles les plus aisées commence à préférer des destinations ensoleillées (Maroc, Antilles) pour les vacances d'hiver. En 1990, les Français représentent encore 50% de la clientèle des hôtels 4 étoiles, suivis des Britanniques et des Espagnols. Ces grands hôtels cherchent à se diversifier, avec le développement du tourisme d'affaire (séminaire, congrès…), tandis que l'équipement de la station en canons à neige permet de faire démarrer plus tôt la saison (32 % des pistes étaient équipées d'enneigeurs en 2008).
Avec la dislocation de l'URSS et le développement du libéralisme économique en Russie au cours des années 1990, une partie de l'élite du pays s'est enrichie. Les premiers oligarques russes arrivent dans la station vers la fin de la décennie à l'issue d'une importante promotion de la part des acteurs du tourisme dans les Alpes françaises. La station est rapidement devenue un lieu de rendez-vous de ces milliardaires, suivis par la jet-set, dont les membres sont parfois surnommés blingcheviks. L'économiste russe, Vladimir Baranovsky, souligne que « le nom de Courchevel est devenu en Russie le symbole de ceux qui dépensent sans compter et font étalage de leur richesse ». Les touristes russes fréquentent la station de la fin décembre à la mi-janvier, correspondant aux fêtes de Noël jusqu'au Nouvel An orthodoxe. Au cours de cette période, ils représentent en moyenne 70 % de la clientèle de la station. Cette forte présence de la communauté russe a eu pour effet la montée des prix, notamment de l'immobilier, mais aussi produit de nombreuses anecdotes sur les comportements, les dépenses voire les caprices de ce type de clients. Elle s'accompagne également de scandales liés à des réseaux de proxénètes ou encore de blanchiment d'argent. La commune savoyarde estime ainsi qu'environ 300 millions d'euros sont investis en immobilier sur son territoire. Toutefois, avec la chute du rouble en 2014 et la crise ukrainienne, la clientèle et les investissements russes se sont faits plus rares
SUITE:
Courchevel — Wikipédia  

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 06:44 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Les Menuires est une station de sports d'hiver de la vallée de la Tarentaise, située sur la commune de Les Belleville, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est inaugurée pour la saison hivernale de 1964-1965 et fête ainsi ses 50 ans le 12 février 2015. La station appartient au grand domaine skiable des 3 Vallées.
La station bénéficie généralement d'une image « animation, sport et forme » tant dans les médias nationaux et internationaux que dans la littérature plus spécialisée, au même titre que d'autres stations de la vallée
La station se situe sur la commune de Les Belleville en Savoie, dans l'arrondissement d'Albertville. Accessible depuis Moutiers, elle se situe en amont de Saint-Martin, mais en aval de la seconde station alpine de la commune, Val Thorens.
L'orthographe et la prononciation du nom de la station sont souvent déformées, même dans les campagnes publicitaires de la station, au profit de « Ménuires », probablement parce que cette forme est plus naturelle pour la plupart des touristes. La prononciation locale est bien « Menuires ». Ce nom vient des mines de charbon exploitées autrefois par les habitants du village voisin du Bettex pour le reste de la vallée.


Le Conseil général de la Savoie, qui veut mettre en place une station de sport d'hiver, en Tarentaise, choisit dans un premier temps la vallée des Belleville, mais se trouve confronté aux gens de la vallée. Le choix se portera sur Courchevel. À la suite du succès de la nouvelle station voisine, le maire Nicolas Jay reprend l'idée du développement d'une station de ski, reprise par son successeur, le député Joseph Fontanet. On fait appel à un promoteur unique la Société d'équipement de la vallée des Belleville (SODEVAB). Toutefois, l'expérience de ce promoteur unique est un échec
Les bâtiments datant de la création de la station (1964) étaient résolument modernes. Depuis quelques années, le style savoyard prend le relais de l'architecture citadine d'origine.
Lors des Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville et de la Savoie, la vallée des Belleville est choisie, malgré des réticences pour organiser une épreuve olympique. Les Menuires accueillent les épreuves du slalom spécial messieurs. Le slalom fut remporté par le norvégien Jagge, talonné par le champion italien Alberto Tomba.
En hiver, les touristes ont accès aux pistes de la station, ainsi qu'aux réseaux de pistes des « Trois vallées »: vallée des Belleville, des Allues (station de Méribel) et de Courchevel.
En été, la station, entourée par des alpages verdoyants, permet la randonnée pédestre.
Le 12 février 2015, la station des Menuires célèbre ses 50 ans

La station est considérée et se positionne comme un lieu sportif, tout comme sa voisine Val Thorens ou encore Tignes.
L'ancienne commune de Saint-Martin-de-Belleville a reçu le label officiel de « station classée tourisme ».
La station a obtenu plusieurs labels, en 2016, « Famille Plus Montagne » ; « Station grand domaine » ; « Clubs » ; « Alti-forme » et « Station club ». Elle fait partie également des stations françaises ayant le label Top of the French Alps (TOTFA). En 2015, elle a reçu le prix Family Resort of the Year, à l'occasion de la cérémonie des Worlds Snow Awards.
La station dispose d'un bureau de poste avec cachet Les Menuires. Il s'agit donc d'un rare cas de bureau de poste n'indiquant pas la commune où il est situé, en l'occurrence à Les Belleville.
Une "statue" en bois se situe à l'arrivée de la télécabine Masse. Elle représente un bouquetin, animal emblématique de la station.


Le domaine des Menuires et de Saint-Martin de Belleville est relié au domaine Les Trois Vallées (Meribel, Les Menuires, Val Thorens, Courchevel). Les Menuires possède une installation de neige de culture qui couvre environ 50 % du domaine skiable. Il se compose de trois secteurs :
Secteur du Mont de la Chambre
Le secteur du Mont de la Chambre, situé directement au-dessus des Menuires, offre de nombreuses remontées mécaniques (3 télécabines, un télésiège à bulles et 2 autres télésièges à 6 places) et de longues pistes au-dessus de la station. Ce secteur rejoint les grands espaces de St-Martin et donne aussi accès aux pistes de Val Thorens et des 3 Vallées. Sa rénovation a commencé en 2000 et s'est terminée en 2010. C'est le secteur du domaine le plus fréquenté. C'est sur cette zone que se situe le snowpark du "BK Park", à plus de 2500 mètres d’altitude. Accessible par le télésiège de la Becca, Le BK PARK regorge de bosses et rails. Composé de 3 zones distinctes et accessible, il permet à tous de découvrir le freestyle, avec plusieurs entrées différentes et selon son niveau de ski. Les familles apprécient particulièrement l’acticross (zone 3), véritable terrain de jeux avec plein de modules ludiques (tunnel Actimel, whoops, virages relevés, zig-zag…) pour s’initier dès le plus jeune âge.
Secteur de la Masse
Le secteur de la Masse, bien exposé, offre une bonne qualité de neige et un panorama depuis le sommet. De ce secteur, on peut rejoindre tous les itinéraires hors pistes : le vallon du Lou, les Yvoses, les Encombres. Il a été rénové pour les Jeux olympiques d'Albertville en 1992, au cours desquels les Menuires ont accueilli les épreuves de slalom hommes. Ce secteur est peu fréquenté par les débutants mais plutôt par les plus expérimentés. De ce fait, en 2012, le domaine accueille le Walibi Gliss'. Cet espace ludique estampillé sur la marque Walibi est composé d'un slalom chronométré, d'un boardercross, de challenges musicaux et d'une photolocation, ce qui a l'avantage de rendre le domaine de la Masse plus accessible et plus ludique.
Le secteur des Grangeraies et de Saint-Martin (Roc des 3 Marches et Tougnète)
Le secteur des Grangeraies et de Saint-Martin propose de grands espaces sur le flanc ouest de la Vallée des Belleville, avec une descente jusqu’au village de Saint-Martin. Il donne également accès aux 3 Vallées et à la station de Méribel. Ce secteur permet de donner accès aux Menuires depuis Saint-Martin. Ce secteur est le plus moderne toutes les installations datent de moins de 15 ans dont la plupart d'à peine 8 ans. Il est équipé d'une télécabine, 2 télésièges 6 à bulles et un télésiège débrayable 4 places. Méribel est reliée à ce secteur grâce à un TSD6B et une TC6.
Activités du domaine skiable
Le domaine skiable des Menuires14 propose un ensemble d'activités dédiées à la fois au sport mais aussi à la détente. Pour les amateurs de sports, voici quelques-unes des activités disponibles dans cette station : raquettes, luge, ski de fond, balades en chiens de traîneaux (4km)... Pour ceux qui au contraire cherchent à se détendre la station des Menuires offre un espace aquasportif de plus de 4 500 m2.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Ven 26 Aoû - 06:35 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Les Arcs est une station de sports d'hiver et un nom de domaine skiable de la vallée de la Tarentaise, situés sur le territoire communal des communes de Bourg-Saint-Maurice, Landry, Peisey-Nancroix, et de Villaroger, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Les station-villages des Arcs — Arc 1600, Arc 1800, Arc 2000 — sont des stations intégrées, dites de « troisième génération », voire de « quatrième génération » pour Arc 1950, installées sur la commune de Bourg-Saint-Maurice et édifiée à partir de la fin de années 1960. La dernière a été construite en 2003. Le domaine skiable associe également les stations de Peisey-Vallandry, situées sur les communes de Landry et Peisey-Nancroix, et de Villaroger.
Les domaines des Arcs et de Peisey-Vallandry sont reliés, depuis 2003, par le téléphérique du « Vanoise Express » à celui de Grande Plagne, formant ainsi l'un des plus grands domaines de ski français, Paradiski, avec plus de 425 km de pistes revendiqués.


On accède aux différentes stations-villages par la route, via une voie express, extension de l'A 430, en provenance de la combe de Savoie-Albertville, jusqu'au niveau de la ville de Moûtiers. Ensuite, il faut suivre la RN90 jusqu'à Bourg-Saint-Maurice. L'accès aux sites à partir du bourg est estimé à un peu plus d'une vingtaine de minutes.
Par ailleurs, le TGV arrive jusqu'en gare de Bourg-Saint-Maurice (Distance depuis Paris 600 km, soit 4h40). Ce trajet s'effectue par des bus de la compagnie Autocars Martin ou taxis. Il existe par ailleurs un funiculaire — Les Arcs express (anciennement Arc-en-Ciel) — reliant Bourg-Saint-Maurice à Arc 1600, en 7 minutes, réalisé en février 1989 après 3 années de travaux. Des navettes inter-stations gratuites et régulières permettent ensuite de rejoindre les autres sites (Arc 1800, Arc 1950 et Arc 2000).
On peut aussi atterrir dans les aéroports internationaux de Lyon-Saint-Exupéry (env. 3h00) et Genève (env. 3h00), ainsi que celui de Chambéry - Savoie (env. 2h00). La station d'Arc 2000 dispose d'un héliport.
La circulation dans les stations d'altitude est réservée aux piétons.
Le nom de la station « Les Arcs » provient du nom du vallon de l'Arc. Le toponyme Arc désigne une montagne en forme d'arc, provenant soit du latin arcus, provenant d'une racine indo-européenne arqu- voulant dire « courbé », soit du latin arx, arcis, qui signifierait « hauteur, sommet, cime, faîte, montagne ». Au-dessus du village de Peysey-Nancroix on trouve ainsi la montagne de l'Arc.
Dans un premier temps, le nom des stations-villages associait le nom « Arc » avec le nom des lieux-dits où elles étaient installées, avant d'être remplacés avec l'usage par l'altitude. On trouvait donc « Arc-Pierre Blanche » pour Arc 1600 et « Arc-Chantel » devenu Arc 1800. De fait, les villages suivants ont gardé l'usage de l'altitude dans le nom (Arc 2000 et Arc 1950).

La station des Arcs est le fruit de la rencontre dans les années 1960 de Robert Blanc, guide de haute montagne, moniteur de ski et natif du pays, et Roger Godino, aménageur du développement touristique en montagne
Le premier site historiquement est Arc Pierre Blanche, rebaptisé ensuite Arc 1600. Puis viendront successivement Arc 1800, Arc 2000, doté de cette architecture avant-gardiste caractéristique des Arcs. Puis dans les années 2000 est construite Arc 1950, cette fois-ci selon une architecture traditionnelle des Alpes.
1968 : Arc 1600
1974 : Arc 1800
1979 : Arc 2000
1982 : Liaison avec Villaroger
2003 : Arc 1950
2003 : Liaison avec La Plagne : ouverture de Paradiski
Trois règles ont été suivies pour créer une station fonctionnelle et esthétique en phase avec le développement touristique de cette époque :
Respect du site et de l'environnement naturel
Conservation des vieux chalets d’alpage existants que l’architecture moderne ne doit pas chercher à imiter pour plus d’authenticité
Utilisation de matériaux locaux


Le domaine skiable est d'environ 200 km sur 107 pistes, principalement bleues et rouges. Il est composé de deux versants : d'un côté Arc 1600 et Arc 1800, et de l'autre Arc 1950 et Arc 2000.
Le domaine des Arcs s'est rapidement prolongé pour joindre celui de Peisey-Vallandry, Plan-Peisey dans un premier temps, dès la fin des années 1960, puis avec Vallandry, à partir des années 1980. À cette période, s'effectue également la liaison des 20 km de pistes de la station Villaroger, un village situé à 1 200 mètres d'altitude, le site le plus bas du domaine skiable.
Les trois domaines des Arcs, de Peisey-Vallandry et de La Plagne sont reliés par le téléphérique du Vanoise Express depuis 2003. L'ensemble des trois domaines forment le grand domaine de Paradiski avec ses 425 km de pistes.
L'Aiguille Rouge à 3 226 mètres en est le point culminant. Elle est située sur le domaine d'Arc 2000 et est accessible par le téléphérique de l'Aiguille Rouge.
Le domaine compte aussi :
4 stades de slalom
8 espaces ludiques et de « nouvelles glisses » dont :
Arc 1600 : 1 snowpark / 1 Big air bag / 1 waterslide (ouvert à partir de mars)
Arc 1800 : 1 « espace Mille8 » dédié aux plaisirs de la glisse (en journée et en soirée) avec 1 piste de luge scénarisée, 1 espace freestyle, 1 piste de découverte scénarisée, 1 espace débutants et 1 espace enfants
Arc 2000 : 2 boarders gliss et 1 piste de luge d'altitude "Rodéo Park" de 3,5 km
Peisey-Vallandry : 1 Chrono speed pour connaître et tester sa vitesse et 1 piste Mauve (piste ludique de découverte pour enfants de la faune & de la flore de montagne).
Le domaine comporte, depuis 2010, 10 pistes « NATUR » — anciennement les « itinéraires de ski sauvages » — des pistes naturelles non damées, balisées et sécurisées par les pisteurs. Elles sont considérées comme les pistes les plus difficiles des Arcs.
Le domaine skiable des Arcs propose également 68 km de pistes de ski de fond réparties sur quatre stations :
5 km pour Arc 2000 ;
5 km pour Arc 1800 ;
15 km pour Bourg-Saint-Maurice ;
43 km pour Peisey-Vallandry.
Depuis 2008, La Plagne, Les Arcs et Peisey-Vallandry font des offres « coup de poing » sur les forfaits de ski pour le samedi. Cette offre est à replacer dans le constat d'une fréquence moindre de la part des populations voisines


 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Sam 27 Aoû - 06:22 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Les Saisies est une station française de ski sports d'hiver située sur le col des Saisies et sur les communes d'Hauteluce, Villard-sur-Doron, Crest-Voland et Cohennoz dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Aujourd'hui, elle regroupe trois villages : Les Saisies, Bisanne 1500 et Hauteluce village. Elle fait partie du domaine skiable Espace Diamant.
Surnommé par le créateur de la station « le Tyrol français » pour la qualité de ses paysages, notamment son panorama sur le massif du Mont-Blanc, et appelé par certains« le grenier à neige de la Savoie » du fait de son enneigement soutenu et régulier à moyenne altitude (à partir de 1500 mètres), elle jouit d'une image à la fois familiale mais aussi de qualité.


La station des Saisies se trouve dans le Massif du Beaufortain, à la limite nord du département de la Savoie. Elle s'est établie principalement sur le col des Saisies qui surplombe la vallée du Beaufort.
Le point culminant du domaine skiable est le Crêt du Vorès (2067 mètres) ; le point culminant du territoire de la commune de Villard-sur-Doron est le Mont Bisanne (1 941 mètres).
On accède à la station par plusieurs routes. La station se trouve à 25 kilomètres de Megève, 30 kilomètres d'Albertville (où se trouve la gare TGV la plus proche, ligne Bourg-Saint-Maurice, 3h45 depuis Paris), 81 kilomètres de Chambéry, 103 kilomètres de Genève, 110 kilomètres de Grenoble et 180 kilomètres de Lyon.
Les aéroports internationaux les plus proches sont ceux de Lyon-Saint-Exupéry et Genève, ainsi que celui de Chambéry - Savoie.

Le nom Saisies provient des Saisies de contrebande effectuées en ce lieu, frontière de la zone franche.
Durant la période de l'annexion de la Savoie en 1860, les deux départements concernés (la Haute-Savoie et la Savoie dont fait partie les Saisies) avaient votés pour l'annexion de la zone par la France mais la Haute-Savoie conserva des avantages fiscaux avec son voisin la Suisse et notamment Genève.
En novembre 1935, Erwin Eckl, un moniteur de ski d'origine Autrichienne, arrive au col des Saisies pour y enseigner le ski. Il apprécie particulièrement les lieux qu'il qualifie de « Tyrol français ».
Entre 1937 et 1961, Erwin Eckl développa peu à peu son projet. Il y fit construire la première remontée mécanique des Saisies, construite par Raymond Clément-Guy, au lieu-dit Les Pémonts. Longue de 800 mètres, pour une dénivelée de 300 mètres, cette remontée fut construite avec des matériaux des années 1920. Puis vint la construction du deuxième hôtel des Saisies, Le Signal de Bisanne, par Casimir Poglio. Son projet commença à attirer peu à peu d'autres contributeurs comme l'abbé Laurent qui créa une colonie de vacances aux Saisies.
À la fin des années 1960, soit dix années après le lancement du projet par les quatre municipalités, la construction de résidences et de chalets débute réellement. En 1967, la société Sodeba créa le VVF ayant une capacité initiale de 600 lits.
En 1992 les épreuves de ski de fond et de biathlon des Jeux olympiques d'hiver de 1992 s'y déroulèrent.

La station est en 2014 composée de trois villages. Le noyau historique de cette station est le village des Saisies. Puis vint historiquement le développement de Bisanne 1500, puis le raccordement de la ville de Hauteluce au village des Saisies grâce à un téléski.

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 06:38 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Méribel, ou Méribel-les-Allues, est une station de sports d'hiver, datant d'avant la Seconde Guerre mondiale, de la vallée de la Tarentaise, située sur le territoire communal des Allues, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune des Allues compte environ 2 000 habitants permanents et peut atteindre les 20 000 à 30 000 habitants lors de la saison hivernale. En effet, la commune compte par ailleurs la station-village de Méribel-Mottaret. La station se situe au cœur du domaine skiable des 3 Vallées.
La station bénéficie généralement d'une image « haut de gamme » tant dans les médias nationaux et internationaux que dans la littérature plus spécialisée


Perchée à 1 450 mètres d'altitude dans la vallée du doron des Allues, la station fait partie du domaine skiable des Trois Vallées dont le point culminant est l'aiguille de Péclet (3 561 m).
Le domaine s'étale tout du long de la vallée des Allues d'orientation sur-nord, entre une série de crêtes dont les sommets du versant est sont la Dent de Burgin (Croix du Verdon), la Saulire, et la Pointe du Fruit, qui séparent la vallée de celle où se situe la commune et des stations de Saint-Bon-Courchevel, et pour la partie ouest celles de la Cherferie, de la Tougnette, du Mont de la Chambre, du Mont du Borgne, et de l'Aiguille de Péclet. La partie Sud est dominée par le Dôme de Polset (3 530 m.
Le village des Allues se situe dans le sud du département de la Savoie en région Rhône-Alpes, dans la vallée de la Tarentaise, sur les contreforts du massif de la Vanoise. À vol d'oiseau, le village est à 6,1 km au sud-sud-est de Moûtiers, à 30,1 km au sud-sud-est d'Albertville, à 52 km à l'est de Chambéry, chef-lieu du département, et à 138,7 km à l'est de Lyon

Le choix des noms pour les deux villages de Méribel et du Mottaret provient du choix de garder le nom des deux lieux-dits. L'origine du nom de Méribel vient de son positionnement. Le terme désigne un lieu depuis lequel on a une belle vue ou que l'on peut surveiller les environs, il est l'équivalent du terme italien, belvédère
Méribel fut fondée par un Écossais, Peter Lindsay, qui recherchait un nouveau site de loisirs d'hiver afin de délaisser les stations de ski allemandes et autrichiennes, du fait du nazisme grandissant dans ces régions.
En 1936, il visite Les Allues pour la première fois. Il imagine alors comment le site pourrait devenir une station de ski. Il décide d’abord de créer une société foncière dans le but de développer une fortune suffisamment importante pour sa création. En 1938, la première remontée mécanique est mise en place au-dessus du village des Allues. Un an plus tard, il commence la construction des premiers hôtels et chalets au lieu-dit Méribel. Trois années plus tard, les Anglais possèdent déjà 40 ha. La guerre va stopper le développement de la station. Cette dernière finie, le chantier redémarre. Lindsay fait appel à des architectes spécialisés, Paul Grillo, grand prix de Rome (1937), avec son associé Christian Durupt et André Detour pour que toutes les constructions soient en harmonie avec le style savoyard. Pour cela, un cahier des charges impose le bois et la pierre de pays pour l'armature principale et l'ardoise de montagne pour les toits en pente.
Lors de l'aventure des Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville, la station a été choisie pour accueillir les épreuves de hockey sur glace dans la nouvelle patinoire et la totalité des épreuves de ski alpin féminin sur la piste du Roc de Fer
En janvier 2014, la responsabilité de la société exploitante des remontées mécaniques Méribel Alpina est publiquement mise en cause concernant le grave accident, survenu en décembre 2013, du champion automobile Michael Schumacher. Cette société avait fait l'objet d'une condamnation par la Cour d'appel de Chambéry dans le cadre d'un accident en 2009.
Mais finalement, le Procureur de la République d'Albertville met hors de cause Méribel Alpina et la station dans l'accident de M. Schumacher, dans les termes suivants, cités par l'AFP le 17 février 2014 : « Aucune infraction n’a été relevée à l’égard de quiconque. L’accident s’est produit en zone hors piste (...) la signalisation, le balisage, le jalonnement et l’information donnée sur les limites de cette piste étaient conformes aux normes françaises en vigueur. »


Méribel fait partie du domaine des 3 Vallées (avec Courchevel, Val Thorens, Les Menuires et La Tania), considéré comme un des plus grands domaines skiables du monde avec ses 600 km de pistes entièrement reliées par des remontées mécaniques, revendiqué par les acteurs du domaine.
Le domaine skiable de la station s'étend sur 1 400 mètres, de Méribel Village, départ du télésiège du Golf à 2 952 mètres au sommet du mont Vallon, accessible par une télécabine.
Le domaine skiable de Méribel, ainsi que les pistes et remontées sont gérées par Méribel Alpina (structure fondée en 1955). Depuis 1994, elle était possédée à 36 % par la Compagnie des Alpes (100 % depuis le 11 décembre 2000). Elle était cotée en bourse, sur le second marché, depuis 1995 mais en 2000 elle sort après que la Compagnie des Alpes la rachète entièrement. Le domaine de Méribel-Mottaret est quant à lui géré par une société anonyme d'économie mixte, la Société des Trois Vallées (S3V), créée en 1946, par le Conseil général de Savoie devenue société commerciale à capitaux publics majoritaires depuis l'an 2000. Les deux sociétés cumulent 400 employés dont les trois quart sont des employés saisonniers

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Lun 29 Aoû - 06:27 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

La Plagne est une station de sports d'hiver de la vallée de la Tarentaise, située sur les territoires communaux de Aime-la-Plagne, Champagny-en-Vanoise et La Plagne-Tarentaise, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.


Les différents aménagements de la nouvelle station intégrée débutent en 1961. Aujourd'hui, la station compte onze stations-villages. On distingue les stations de La Plagne proprement dite, qui se trouvent sur les communes de Aime-la-Plagne (anciennement Aime) et La Plagne-Tarentaise (anciennement Mâcot-la-Plagne), ce sont Aime-La Plagne (ou Plagne Aime 2000), Plagne Centre, Plagne-Villages, Plagne 1800, Plagne Bellecôte, Belle Plagne, Plagne Soleil, distingués de Plagne Montalbert sur le hameau de Longefoy (Aime-la-Plagne, anciennement Aime), et de Montchavin et Les Coches stations de la commune de La Plagne-Tarentaise (anciennement Bellentre) et Champagny sur Champagny-en-Vanoise. L'ensemble des pistes forment le domaine skiable de « Grande Plagne », géré par le Syndicat Intercommunal de La Grande Plagne (SIGP).
Le domaine est relié, depuis 2003, par le téléphérique Vanoise Express à celui des Arcs, formant ainsi le grand domaine de Paradiski.

Le toponyme Plagne est un mot régional désignant un lieu plat, un plateau. Selon André Pégorier, il dérive de l'ancien français « plagne, plaigne » (une plaine). Il s'agit du nom du lieu-dit où a été édifiée la première station, un replat lieu, enserré dans un cirque montagneux, avec vue sur le Mont Blanc.
Les promoteurs de la station de La Plagne ont tenté d'imposer ce toponyme local tant pour les villages-stations que pour le domaine skiable. Le nom se trouve ainsi dans les différentes stations des communes de Macôt, devenue Macôt-La Plagne par décret le 25 novembre 1970, « Plagne-Village, Plagne 1800, Plagne-Bellecôte et Plagne centre », de même que la station de « Plagne Aime 2000 » se trouvant sur la commune de Aime appelée auparavant « Aime-La Plagne » ou « Aime 2000 ». Toutefois, les communes voisines et intégrées au domaine ont fait un choix différent. Champagny-en-Vanoise a opté pour le maintien du nom de la commune pour sa station, Bellentre pour le nom du village où s'est installé la station avec Montchavin-les-Coches et enfin la commune de Longefoy, qui a depuis février 1973 fusionné avec Aime, opte pour Montalbert, devenue depuis Plagne-Montalbert


La Plagne voit le jour en 1961. Deux ans auparavant, la commune de Aime et son maire, Docteur Pierre Borrione, a pris sa décision de l'aménagement d'une station touristique, ce qui pourrait permettre de sauver les communes de la vallée de la désertification. L'activité agricole traditionnelle ne permet plus aux jeunes de vivre, l'activité minière, qui a longtemps fait la richesse de Macôt est en crise. En 1960, à son initiative, quatre communes (Aime, Bellentre, Macôt et Longefoy) s'associent au sein d'un syndicat intercommunal, le Syndicat Intercommunal de La Grande Plagne (SIGP). Les travaux de la station et de sa route d'accès débutent au printemps 1961. Cependant en octobre 1961, le premier promoteur fait faillite. Le projet n'est pas abandonné pour autant. À l'initiative de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Maurice Michaud, qui suit le projet de près, un nouveau promoteur est choisi, Robert Legoux, qui créé deux sociétés privées : la Société d'aménagement de La Plagne (SAP) et la Société immobilière de La Plagne (SIP). On fait appel à l'architecte Michel Bezançon qui met en place une station front de neige, au-dessus de la forêt, au niveau des alpages. Elle deviendra l'exemple des stations de sports d'hiver dite « 3e génération » ou station intégrée, c'est-à-dire créée ex nihilo.
La première station de La Plagne — future Plagne-Centre — ouvre le vendredi 22 décembre 1961, avec ses 2 téléskis et 4 pistes, occupe la partie basse des pâturages de La Pagne sur la commune de Macôt.
En 1966, on décide d'édifier une chapelle œcuménique dans la galerie marchande.
La station bénéficie dès ses premières années de l'expérience du champion de ski Émile Allais comme conseiller technique. Le succès est immédiat et en 1966 Guy Lux anime depuis La Plagne son émission Interneiges. Le développement de la station est rapide.


La station de Plagne-centre se développe et est complétée par les stations satellites d'Aime-la Plagne et Plagne-village, respectivement en décembre 1968 et octobre 1971. Entre 1970 et 1974, les sites de Champagny-en-Vanoise (Champagny), Bellentre (Montchavin) et Longefoy (Plagne Montalbert)
Lors de l'aventure des Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville, la station est choisie pour accueillir les épreuves de bobsleigh et luge. Les promoteurs de la station espéraient cependant une épreuve de ski alpin. Afin d'accueillir les épreuves, les organisateurs prévoient l'installation d'une piste de bobsleigh, luge et skeleton au lieu-dit La Roche, en contrebas de la station15. L'édification de la structure est au cœur de nombreuses polémiques tant du point de vue du cout engagé (233 millions de francs) ou encore sur son impact environnemental malgré un dossier complet et répondant aux exigences de l'époque. Le lieu d'installation de la piste est par ailleurs critiqué puisque se situant dans une zone instable. Les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions durant les 9 jours d'épreuves, avec plus de 159 athlètes originaires de 25 pays en bobsleigh. et 89 athlètes représentants 22 nations en luge. L'équipe allemande remporte dans les deux épreuves cinq médailles olympiques.

  

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mar 30 Aoû - 07:41 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Pralognan-la-Vanoise est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Village de montagne du massif de la Vanoise, en Tarentaise.
Le village est une station touristique d'été et sports d'hiver installée au cœur du parc national de la Vanoise, proposant de nombreuses activités sportives de montagne, telles que la randonnée (les sentiers de grande randonnée GR 5 et GR 55 y passent) ou des via ferrata.


Le Doron de Pralognan — formé en amont de différents cours d'eau (torrent de la Glière, du Dard et nant de la Crépéna, puis du ruisseau d'Isertan) — et le Doron de Chavière se rejoignent dans la commune. En aval, il conflue avec le Doron de Champagny pour former le Doron de Bozel.
Le toponyme de Pralognan-la-Vanoise est un nom composé du mot Pralognan et du déterminant complémentaire de la-Vanoise, faisant référence à la situation dans le massif de la Vanoise. Ce nom officiel est appliqué depuis un décret de 1912.
Pralognan signifie « pré éloigné » en patois local. Toutefois, il existe d'autres hypothèses. Surtout sur le terme lognan de Pralognan. Certes, Gros (et Hudry, entre autres) donne comme étymologie à lognan, le terme éloigné. Or, Dauzat & Rostaing proposent le terme allongé. Quand on voit le Grand Plateau, c'est aussi envisageable. Une dernière, tirée de Laslaz et alii, propose, en plus de l'étymologie traditionnelle, celle de... la bardane (alias la logne). Pour une mise au point « récente », voir les liens ci-contre


Concernant le terme La Vanoise, ce fut le nom de Pralognan durant la période d'occupation par la France de 1792 à 1815. Ce terme Vanoise reste encore une énigme à cause de plusieurs hypothèses pour expliquer sa signification. Ce qui est sûr, c'est qu'il est la fusion de deux termes : Va(n) et (n)oise. Le N se trouvant, soit avec le préfixe, soit avec le suffixe, en fonction de la solution choisie. La première solution voit un terme pré-gaulois « Van » signifiant « Rocher ». Reste que « Oise » n'est pas expliqué dans ce cas. L'autre analyse voit en Va noise, une vallis ou un vaul (il existe une orthographe vaulnoise) signifiant vallée ou vallon (cf. par monts et par vau(l)x). Et noise, une notion de danger, de problèmes (chercher des noises). Cette dernière explication expliquerait aussi l'existence de la chapelle du Barioz, dont le vocable de la Vierge est dédié à la compassion par rapport au danger qui attend le voyageur en amont. Dont un vent connu pour y être désagréable (Vanoise serait son nom. Même si plusieurs étymologistes nous mettent en garde sur la confusion possible entre Van et Vent). "Vallée dangereuse" contre les "Rochers...", voici deux pages qui essayent d'éclaircir le problème : Toponymie Pralognanaise (1re partie), Toponymie Pralognanaise (2e partie) Récemment (2010), une étude de l'historien Fabrice Mouthon nous rapporte l'existence d'un document, l'extente de Salins (les Thermes, commune voisine de Moutiers). Ce document, que l'on suppose daté de 1290, nous parle, entre autres, d'un Summum de Vau Noysi. En clair, un Sommet de la vallée dangereuse, nocive. Or, un document du xive siècle, reste d'une charte concernant Termignon, parle aussi de cette Vallis noxia.
En francoprovençal, la graphie de la commune s'écrit Pralonyan


Les premières traces humaines à Pralognan datent de l'Âge de Fer (700-550 av. J.-C.), avec notamment un rasoir du Villanovien et des tombes au Chambéranger).
Pour ce qui est de la période gauloise et romaine, pas de preuves archéologiques découvertes, toutefois, comme le suggère Hudry, les hautes vallées tarines ne sont pas des terres sans populations.
La première mention connue du toponyme remonte à 1184, avec la forme Domus de Pratologinco. Toutefois, lors de la réforme du Chapitre de la cathédrale, l'archevêque de Tarentaise, Pierre de Tarentaise, impose la règle de saint Augustin aux chanoines. Il souhaite ainsi que ceux-ci forme un collège de réguliers, respectant la règle, contrairement au chapitre jusqu'ici constitué de séculiers, issus de la noblesse locale. La plupart des nouveaux membres du Chapitre semblent provenir du prieuré de Pralognan, d'après une bulle pontificale d'Innocent II de 1145, reconnaissant cette restructuration.
Le prieuré, fondé en 1144, placé sous la règle de saint Augustin, était situé « en pleine montagne, sur la route du col de la Vanoise ». Il dépendait de l'abbaye d'Abondance, en Chablais, qui avait été fondée par l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune. Une bulle de confirmation de Lucius III de 1183 mentionne à nouveau le prieuré. Il semble disparaître au cours du xive siècle, avec comme dernière mention, la signature d'un albergement par le dernier recteur du prieuré, Aimon Monthonis, avec la communauté, le 4 janvier 1365.
Le 25 août 1525, le destin spirituel de Pralognan prend un autre tour. En effet, elle se sépare de la paroisse de Bozel et devient indépendante. Planay fera de même le siècle suivant. Même si, au niveau communal, la séparation sera bien plus tard. Toutefois, au xviie siècle, Pralognan-Planay se retrouve avec trois paroisses sur son sol : Villard-Goitroux est rattaché à Bozel, la paroisse de Planay et l'église Saint-Grat (et St-Guérin). Et la paroisse de Pralognan et l'église Saint-Jean-Baptiste.
À la suite de celles des Granges (citée en 1528, détruite en 1930, reconstruite depuis) et celle de la Croix (1633. Supposée reprise à la suite d'un vœu collectif de remerciement et de protection concernant l'épidémie de peste de 1630), les chapelles du Barioz (1745) et des Bieux (1753) sont construites. Leurs commoditaires eurent d'étroits intérêts concernant le trafic commercial du col de la Vanoise.
La route du sel et du beaufort était empruntée par des colporteurs et des contrebandiers. Elle cheminait par le col de la Vanoise qui était un point de passage assez facile entre la France et l’Italie. Le sel des salines de Salins-les-Thermes ainsi que le fromage de Beaufort prenaient la direction du Piémont pour être échangés contre des étoffes et des épices. Le Barioz, qui signifie barrière en patois, faisait office de barrière d'octroi. Octroi prévu pour l'entretien de ce chemin de la Vanoyse.


1794-1815, Pralognan s'appelle La Vanoise.
8 août 1860, un Anglais du nom de William Matthews, accompagné de Michel Croz, guide de Chamonix, arrivés le 6 août à Pralognan; parviennent avec Étienne Favre, des Darbelays de Pralognan, au sommet de la Grande Casse. Du moins, presque, à trois mètres près. Il faudra attendre 1876 et Henry Cordier pour que le sommet soit réellement foulé, grâce à des conditions de neige moins dangereuses… Pour autant, ce dernier ne peut se glorifier d'être le premier… À partir de cette époque, les courses de haute montagne se sont développées.
En 1881, création de la Compagnie des Guides de Pralognan16.
En 1893, Pralognan cède Planay.
En 1895, ouverture du Grand Hôtel, qui changera plusieurs fois d'appellation (Hôtel de la Grande Casse, de la Grande Cordée…). L'ère des hôtels-palaces commence.
En 1897, Félix Faure, président de la République, passe en revue ses troupes alpines et passe le col de la Vanoise. Le refuge de la Vanoise prendra son nom quelques années plus tard pour lui rendre hommage.
En 1903, le facteur Rey a la drôle d’idée de se déplacer sur deux planches en bois qui glissent sur la neige. Il a ramené cela de ses nombreux voyages et va très vite faire des émules. La 1re course de ski aura lieu sur la piste du Barioz en 1904.
En 1906, Pralognan est classée station climatique
En 1911, Joseph Rey, le frère cadet du facteur de Pralognan demande la permission au conseil municipal d'installer la première centrale hydroélectrique de Pralognan. 3 km de fil alimenteront les premières lampes au prix de 15 francs germinal/an.
En 1911, Pralognan vend la forêt du Petit Mont-Blanc aux Eaux et Forêts. Le fruit de la vente permet le financement du premier bureau des postes de Pralognan (qui se trouvait à l'emplacement actuel de l'Office du Tourisme).
Le 2 novembre 1912, Pralognan devient officiellement Pralognan-la-Vanoise.
En 1923, une nouvelle centrale est construite au pont de Gavin.


Un tremplin de saut est inauguré en 1920 (voisin du couloir de Soffray) et une patinoire naturelle avec un anneau de vitesse en 1930 (en rive gauche, juste après l'annexe de l'ex-Grande Cordée).
6 septembre 1930, le hameau des Granges est ravagé par un incendie. Son école et sa chapelle n'y échappent pas.
En 1937, les premiers téléskis sont installés au Barioz et au Plan.
En 1953, on innove avec le téléphérique alors le plus rapide du monde.
En 1963, Pralognan-la-Vanoise classe environ 70 % de son territoire en zone centrale du premier parc national, le parc national de la Vanoise
27 juillet 1964 : le lac proglaciaire de la Patinoire se vidange peu avant 15 heures. Les eaux dévastent le centre de Pralognan. On ne compte pas de morts (les campings furent évacués juste à temps), mais des dégâts matériels très importants. La patinoire est réaménagée à l'emplacement du futur Pré' lude Olympique.
1982, Michel Vion devient champion du monde de combiné en ski alpin.
En 1992, la station accueille les épreuves de curling lors des Jeux olympiques d'Albertville. La commune fait construire une patinoire olympique. Le coût de l'infrastructure oblige la commune à emprunter 44 millions de francs, l'amenant à des difficultés financières au lendemain des Jeux. Celle-ci est inaugurée le 8 juillet 1990. Lors du début des épreuves, le 17 février 1992, l'unité de réfrigération ne fonctionne pas correctement et seules deux pistes sont praticables. Les finales se déroulent le 22 février, la veille du dernier jour des Jeux.
1996-1997-2002 Sébastien Amiez dit Bastoune remporte la coupe du monde de slalom, puis devient vice-champion du monde de cette discipline aux Championnats du Monde disputés à Sestrières en Italie. Enfin, vice-champion olympique à Salt Lake City. Titre remporté par son compatriote, originaire de Maurienne, Jean-Pierre Vidal.
1997 Pralognan fête ses 100 ans de tourisme. Cette célébration marque en réalité le centenaire de la visite du président Félix Faure, avec entre autres, une reconstitution de l'ascension de la Grande Casse.
2010 Pralognan fête les 150 ans de l'ascension de la Grande Casse par l'enfant du pays, Étienne Favre, porteur pour le compte de William Matthews et Michel Croz.


La commune de Pralognan-la-Vanoise s'est orientée vers l'activité touristique depuis le xixe siècle.
La station a obtenu plusieurs labels « Station village » et « Site nordique ». En octobre 2010, la commune devient partenaire du label Perles des Alpes, mais met fin au partenariat quatre ans plus tard
En 2014, la commune de Pralognan-la-Vanoise bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.
Les activités touristiques de la station sont gérées par le groupe Labellemontagne depuis octobre 2005.
En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie-Mont-Blanc, est de 9 622 lits touristiques répartis dans 1 171 établissements. Les hébergements se répartissent comme suit : 376 meublés ; 5 résidences de tourisme ; 8 hôtels ; 2 structures d'hôtellerie de plein air ; 6 centres ou villages de vacances/maisons familiales ; 6 refuges ou gîtes d'étape et une chambre d'hôtes

 

_________________


Revenir en haut
saintluc
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2012
Messages: 53 276
Localisation: Longitude : 1°35',29 E Latitude : 50°29',43 N

MessagePosté le: Mer 31 Aoû - 08:04 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE Répondre en citant

Val-d'Isère, est une commune française du département de la Savoie et de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Petit village de haute montagne du massif de la Vanoise en Haute-Tarentaise, isolé notamment pendant les périodes de neige durant son passé, Val-d'Isère devient, grâce au développement du ski à partir des années 1930, une station de sports d'hiver dont la renommée fait d'elle l'une des capitales mondiales du ski. Sur les sites de la Daille (piste Oreiller-Killy, dite « OK ») et de la Face de Bellevarde, elle accueille chaque année des épreuves de la coupe du monde de ski alpin (le critérium de la première neige depuis 1955). La station a été le théâtre des compétitions masculines de ski alpin des Jeux olympiques d'Albertville en 1992, et a organisé les championnats du monde de ski alpin 2009. Son domaine skiable est couplé avec celui de Tignes sous l'appellation Espace Killy.


Val-d'Isère est à l'origine désignée par l'appellation de La Val de Tignes (en latin vallis Tignarum4 ou Vallis Tinearum) voire Laval-de-Tignes (avec la soudure de l'article L' avec Val), ou encore Val-de-Tignes ou plus simplement Laval. Le nom de Laval-de-Tignes est encore utilisé en 1878.
La commune prend son toponyme actuel et définitif en 1886.
En francoprovençal, la commune s'écrit Laval selon la graphie de Conflans ou encore Lavâl selon l'ORB

Au Moyen Âge, la paroisse de Tignes, dont la communauté de La Val de Tignes dépend, appartient à la seigneurie de la Val d'Isère avec les paroisses de Montvalezan, Sainte-Foy, Villaroger, ainsi que Séez où se trouve le château, correspondant à la haute vallée de l'Isère. Cette seigneurie dépendait initialement à la famille de Briançon, apparue vers le xe siècle, qui portent d'ailleurs le titre de vicomte de Tarentaise, donné soit par les comtes de Savoie ou soit par l'Empereur Henri IV du Saint-Empire. À la fin du xiiie siècle, sous le règne du comte Philippe Ier de Savoie, les terres des Briançon passent sous le contrôle direct des Savoie, qui prennent le titre de vicomte de Tarentaise.
Jusqu'au milieu du xiiie siècle, la paroisse de Sainte-Foy réunit les villages de Tignes et Val-d'Isère. Lorsque Tignes devient indépendante, elle obtient en annexe Val-de-Tignes.

Le 29 mai 1310, Jacquemet de Beaufort, obtient en échange de sa seigneurie de Beaufort, la seigneurie de la Val d'Isère et achète le titre de vicomte de Tarentaise en 1346 au comte Amédée V de Savoie, pour 2 000 florins.
Au xve siècle, le titre passe à la famille de Duin (ou Duyn). Puis en 1540, celui-ci passe à Jean de Duyn-Mareschal. Les membres de cette famille portent selon les textes le nom de Mareschal (de) Duyn (de) La Val d'Isère. Les possessions et titres passent ensuite en 1795, à la famille d'Allinges-Coudrée, dont le dernier descendant, Prosper-Gaëtan d'Allinges, marquis de Coudrée, meurt le 26 février 1843.
La paroisse est détachée de celle de Tignes en 1645

1932 marque les débuts de la station de sports d'hiver avec la création d'une école de ski. En effet, c'est au cours de la saison 1932-33, que l'industriel alsacien Charles Diebold s'installe au village afin d'initier les habitants aux « cours vosgiens »19. Venu deux ans plus tôt dans les lieux, il pressent le potentiel du Val et présente un projet au maire du village, Nicolas Bazile.
L'accueil des premiers touristes se fait dans les quatre premiers hôtels du village. Le développement touristique permet par ailleurs au village d'obtenir de nouveaux services dont l'obtention d'un bureau de poste ainsi que de l’installation d’une cabine téléphonique. Par ailleurs, le village est alimenté en eau et en électricité.
Le village bénéfice d'une nouvelle route en direction du col de l'Iseran, à partir de 1932-1937. La route est désormais déneigée permettant le désenclavement du village durant la période hivernale.
La station est équipée d'un téléphérique, Solaise, à partir de 1942. À partir de cette période, le développement de la station est due à Jacques Mouflier, un industriel spécialisé dans le contreplaqué

Hiver 1931-1932 : Début de l'ère commerciale, hôtel Maurice ouvert pour permettre l'hébergement des vacanciers. L'École du ski français (E.S.F.) voit le jour.
Hiver 1933-1934 : Le premier remonte-pente, le Rogoney, est créé : deux places non débrayable (remplacé en l'an 2000).
Hiver 1934-1935 : Création du Syndicat d'initiative.
Hiver 1937-1938 : Création de la Société des Téléphériques de Val d'Isère (STVI).
10 février 1970 : Avalanche meurtrière à l'UCPA.Une énorme masse de neige se détache à 2 960 mètres d'altitude depuis la Pointe du Front vers 8h du matin. L'écoulement franchit l'Isère puis la route du col de l'Iseran pour finir sa course sur le foyer UCPA situé à environ 150 m à l'est de l'église du vieux bourg. 39 jeunes meurent parmi les 194 vacanciers du centre à ce moment. Plusieurs protections paravalanches ont été réalisées depuis : des ouvrages métalliques retenant le manteau neigeux et des terrasses creusées dans le sol dans la zone proche du sommet, un mur de béton armé couvert d'enrochement au contact du bâtiment.
Hiver 1991-1992 : Organisation d'épreuves de ski à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville.
Hiver 2008-2009 : Val-d'Isère organise les Championnats du monde de ski alpin 2009 FIS.

Au début des années 1920, la station n'était en fait qu'un ensemble de hameaux. La population était intégralement composée de la paysannerie savoyarde. Le village est situé au carrefour de trois vallées et les pâturages environnant ont toujours permis un élevage de bonne qualité. La neige n'étant alors pas vue comme un outil commercial, la population de Haute Tarentaise vivait dans des conditions assez dures. L'exode rural n'a pas arrangé cela et la population commençait à décroître.
Face au succès du sport alpin, certains habitants se sont mobilisés pour faire de la station un site capable d'accueillir des compétitions sportives. Le domaine skiable de Val d'Isère intéresse, car le massif de Solaise est admirablement exposé (plein ouest), la neige est toujours présente (l'altitude du village en est la principale cause). La première benne est construite au moyen d'ânes et par la force des bras des autochtones, elle sera l'une des plus rapides du pays, la STVI (société des téléphérique de Val d'Isère) est créée. La STVI "historique" deviendra plus tard SOFIVAL, une holding, qui lui permettra son expansion en dehors de la station, et de gérer ses sociétés filles, Montaval pour la maintenance et le montage de remontées mécaniques, VALBUS pour le réseau de bus en hiver, et la nouvelle STVI pour l'exploitation des remontées mécaniques de Val d'Isère. Notons que de nos jours SOFIVAL, holding propriétaire de la STVI, est devenu un groupe largement bénéficiaire détenant les remontées de nombreuses stations de ski. La STVI est rachetée en 2007 par la Compagnie des Alpes.

La route du col de l'Iseran a permis une interconnexion optimale assurant une intégration dans le département. Cette mise en relation du village a facilité son accessibilité et a permis de stimuler son expansion. L'hiver, cette route est fermée à cause de la neige (elle s'incorpore même dans le domaine skiable avec les pistes appelées Mattis et Mangard). Mais dès la saison estivale elle est rouverte à la circulation et permet la liaison avec Bonneval-sur-Arc. Le col a une grande histoire avec le cyclisme français (depuis quelques années la mairie développe davantage l'instruction cycliste du col, notamment avec des horodateurs et des panneaux d'affichage).
La station a profité de la renommée exceptionnelle de son athlète mythique Jean-Claude Killy; après des athlètes comme Mathieu Bozzetto en snowboard ou Pierre Paquin en ski alpin, aujourd'hui on retrouve en lice des compétitions internationales des athlètes Avalins comme Anémone Marmottan en ski alpin et des jeunes qui montent comme Hugo et sa sœur cadette Romane Géraci.
La station de sports d'hiver organise depuis 1955 le "Critérium de la première neige"; cette compétition fait partie du circuit de la Coupe du Monde FIS depuis 1968. En 1992, quatre épreuves de ski masculines des Jeux Olympiques d'Hiver sont organisés sur la piste "La Face" de Bellevarde. Les vainqueurs furent l'Autrichien Patrick Oertlieb (descente), l'Italien Alberto Tomba (slalom géant), le Norvégien Kjetil Andre Aamodt (Super-G) et l'Italien Josef Polig en combiné alpin.
Du 2 au 15 février 2009, la station accueillit les championnats du monde de ski alpin après de nombreuses péripéties durant leur organisation telles que les démissions du président et du directeur général du directoire du comité d'organisation Jean-Claude Killy et Jean-Paul Pierrat. Ceci vaudra alors, à Roselyne Bachelot ministre chargée de la Jeunesse, des Sports de se déplacer afin de remettre de l'ordre et faire cesser avec les meilleurs arguments les querelles au sein des clochers Avalins. Les femmes concourront sur la piste Rhône-Alpes sur la montagne de Solaise et les hommes sur Bellevarde.

 

_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:08 (2016)    Sujet du message: (73) SAVOIE

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    50's pour toujours Index du Forum -> fiftiz pour toujours -> PHILATELIE (copies interdites sans l'autorisation d'un administrateur) -> DEPARTEMENTS FRANCAIS Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com